Kankan : un présumé voleur de batteries meurt après avoir été passé à tabac à Tinti-Oulen

3 août 2019 à 22 10 22 08228
Mory Kallo Bérété, maire de la commune rurale de Tinti-Oulen

Trois présumés voleurs de batteries de lampadaires ont été mis aux arrêts le vendredi 02 août 2019, par des citoyens de la sous-préfecture de Tintin-Oulen, située à 25 kilomètres de la commune urbaine de Kankan. Sérieusement molestés, un d’entre eux a perdu la vie entre la gendarmerie et l’hôpital régional de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les trois compagnons d’infortune, présumés voleurs de batteries, sont Kallou Bérété (maçon), Moussa Kourouma et Lanceï Condé (tous deux mécaniciens). Ils ont été mis aux arrêts par les chasseurs dans la sous-préfecture de Tinti-Oulen. Ils sont accusés de vol batteries des lampadaires qui alimentent cette sous-préfecture en éclairage public.

Sékou Bérété, président des chasseurs

Selon Sékou Bérété, président des chasseurs, c’est après avoir été informé du vol de batteries qu’il a mis en place une équipe de surveillance. C’est cette équipe qui a mis main sur les présumés voleurs. « Mes chefs m’ont informé qu’ils ont commencé à voler les batteries des lampadaires que le gouvernement nous a offerts. Au moins, quatre batteries ont été volées pour la première fois. C’est ainsi que j’ai mis en place une équipe de surveillance et on a commencé le travail. Hier nuit, l’un mes éléments m’a informé qu’il y avait une opération en cours. Aujourd’hui, vers minuit je suis sorti, j’ai aperçu ces deux hommes-là. Je me suis caché dans la forêt et j’ai vu l’un d’entre eux qui a commencé à enlever la batterie, il a enlevé la première batterie, il l’a fait tomber à terre. C’est ainsi que je suis sorti et j’ai pointé mon fusil sur lui. L’autre a pris la fuite et quand on a fini de ligoter le premier, j’ai crié au voleur, au voleur. C’est ainsi que le deuxième a été aussi arrêté ».

Kallou Bérété, un des présumés voleurs, a reconnu être impliqué dans le vol. Selon lui, il n’est pas à son coup d’essai. « Mon ami est venu me demander que si on pouvait trouver du café ici, je lui ai dit qu’on ne pouvait pas en trouver à cette heure. Après le show, il est sorti enlever la batterie. On l’a prise et on est reparti à Kankan. Le lendemain, il m’a trouvé dans mon lieu de travail où il m’a remis 100.000 GNF », a-t-il avoué.

Son compagnon d’infortune, Moussa Kourouma a soutenu que pour leur première opération, ils ont volé deux batteries, six pour la deuxième. « La première opération, on a pris deux batteries, puis six. Pour hier, quand on est venu, on a passé chez Kallou. Mais, il n’y était pas. Je pensais que comme c’est son village, qu’il nous avait devancés. Quand je suis monté, j’ai enlevé la première batterie que j’ai fait tomber à terre. C’est ainsi que ce monsieur est venu, ils nous ont arrêté. J’ai dit à mon petit de ne pas fuir ».

Lanceï Condé, le troisième présumé voleur, dira à son tout avoir été pris la main dans le sac. « Quand on est venu, il a commencé à enlever la batterie. Moi, j’étais à côté de la moto, je pissais. C’est ainsi que j’ai entendu derrière moi, au voleur, au voleur ».

Mory Kallo Bérété, maire de la commune rurale de Tinti-Oulen
Mory Kallo Bérété, maire de la commune rurale de Tinti-Oulen

Cette arrestation a été saluée par les autorités locales. Selon le maire de la commune rurale de Tinti-Oulen, Mory Kallo Bérété, « ce que la jeunesse, les chasseurs et la population de Tinti-Oulen ont fait, c’est un honneur pour moi. Tout le monde cherche pour construire chez soi. Mais, le peu qu’on a, s’il y a aussi des personnes qui volent ça, c’est vraiment marrant. On a promis que nous allons garder soigneusement ses lampadaires, si on dit encore qu’on ne peut pas garder ces lampadaires, ça fait mal », a lancé l’élu local.

Les présumés voleurs ont été mis à la disposition des services de sécurité. Aux dernières nouvelles, le nommé Kallou Bérété, originaire de Tinti-Oulen, a rendu l’âme. Selon des sources concordantes, il était dans un état critique pendant son audition. C’est entre la gendarmerie et l’hôpital régional de Kankan qu’il a succombé à ses blessures.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 00224 627 24 13 24

Lire

Mise en œuvre des POT 2019 : la revue semestrielle régionale tenue à Mamou

3 août 2019 à 21 09 25 08258

Le ministère de la coopération et de l’intégration africaine, en collaboration avec le système des nations unies en Guinée, a organisée la revue semestrielle régionale des plans opérationnels de travail (POT) 2019 à Mamou. Les travaux qui ont eu lieu le jeudi, 1er août 2019 dans la ville-carrefour, ont débouché sur plusieurs recommandations, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Cette rencontre semestrielle a réuni une quarantaine de participants venus des différentes préfectures de la région, des cadres des ministères en charge de la coopération et de la jeunesse ainsi des responsables du système des nations unies en Guinée. Elle avait pour objectifs, d’évaluer l’exécution des activités programmées au cours des 6 derniers mois, examiner les obstacles et prendre toutes les mesures utiles pour les surmonter entre autres.

Mohamed Dramé, représentant l’unité centrale de coordination du ministère de la coopération

A l’ouverture des travaux, Mohamed Dramé, représentant l’unité centrale de coordination du ministère de la coopération, a rappelé que « le système des nations unies en collaboration avec le gouvernement guinéen, a élaboré le plan cadre d’assistance au développement pour la période 2018-2022. Ce plan comprend trois axes prioritaires d’intervention, à savoir : la promotion de la bonne gouvernance au service du développement durable, la transformation économique et la gestion durable du capital naturel, et enfin le développement inclusif du capital humain.

Ce plan sera exécuté conformément à la nouvelle approche des nations unies dénommée Unis dans l’action », a-t-il rappelé, avant de réaffirmer l’engagement de son département « à œuvrer pour la réussite de cet exercice et en même temps inviter les représentants des départements sectoriels impliqués dans la mise en œuvre du PNUAD à faire des propositions pertinentes pour un plein succès des travaux de cette rencontre ».

Ansoumane Bérété, représentant pays de l’ONUDI en Guinée
Ansoumane Bérété, représentant pays de l’ONUDI en Guinée

Prenant la parole, monsieur Ansoumane Bérété, représentant pays de l’ONUDI en Guinée, a indiqué que cette revue régionale, en tant qu’instrument de pilotage stratégique, répond à des enjeux majeurs. « Elle permet notamment, de faire le point sur l’atteinte de nos résultats communs, relever les contraintes et les leçons apprises dans notre travail commun autour de l’approche Unis dans l’action et recueillir les recommandations pertinentes afin d’améliorer les performances sur le terrain », a laissé entendre monsieur Ansoumane Bérété.

Amadou Oury Lémy Diallo, Gouverneur de la région administrative de Mamou
Amadou Oury Lémy Diallo, Gouverneur de la région administrative de Mamou

Présent à cette cérémonie, Amadou Oury Lémy Diallo, le gouverneur de la région administrative de Mamou, s’est adressé aux participants en leur rappelant ce qui les attend au cours des travaux. « L’atelier qui nous réunit ce matin a pour but de présenter les résultats obtenus par l’équipe de la mission, échanger avec vous, analyser les atouts et contraintes, proposer des solutions, faire des recommandations et valider le rapport de la revue régionale semestrielle de la région », a-t-il souligné, remerciant « très sincèrement tous les partenaires techniques et financiers, notamment le système des nations unies pour leur appui constant aux différents programmes de développement du gouvernement et singulièrement aux populations de notre région ».

A l’issue des travaux de groupes, les participants ont formulé plusieurs recommandations dont entre autres : « rendre les prochaines revues le plus inclusives possible à travers l’implication des collectivités ; ressortir dans le rapport le niveau d’exécution par rapport aux objectifs fixés ; rendre plus digeste la recommandation portant sur la redynamisation de la cellule régionale de suivi du PNDES ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625 69 89 19/657 34 39 39

Lire

Aboubacar Sylla aux anti nouvelle constitution : « nous allons leur monter qu’ils n’ont absolument rien compris »

3 août 2019 à 20 08 10 08108
Aboubacar Sylla, président du parti UFC et ministre des Transports

Aboubacar Sylla, le président de l’UFC et ministre des Transports, est plus que jamais engagé à défendre le projet de nouvelle constitution que le pouvoir compte soumettre à un référendum populaire. Au lendemain de la naissance de la Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC) regroupant plusieurs partis de la mouvance présidentielle, le porte-parole du gouvernement est venu au siège de son parti ce samedi, 03 août 2019, pour expliquer à ses militants de quoi il s’agit exactement. Selon lui, il s’agit d’une organisation qui vise à faire comprendre aux Guinéens la nécessite de doter notre pays d’une nouvelle constitution, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A cette occasion, les partisans de l’Union des Forces du Changement se sont massivement mobilisés au siège du parti, situé au quartier Taouyah, pour écouter le message de leur leader. Un message qui tourne principalement autour du projet de nouvelle constitution et de la coalition créée le vendredi, 02 août 2019 par le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, pour promouvoir un référendum constitutionnel. « C’est une grande coalition puisqu’elle regroupe des partis de la mouvance présidentielle, plusieurs autres partis ainsi que des organisations et plateformes de la société civile.

Tous ceux qui estiment que notre pays doit se doter d’un nouveau texte qui doit lui permettre d’améliorer le fonctionnement de ses institution, tous ceux qui pensent qu’il y a des problèmes dans notre pays qui méritent d’être pris en charge dans une nouvelle loi fondamentale, tous ceux qui estiment que la constitution actuelle est une constitution de transition et qu’elle a servi pour les Guinéens de passer un cap difficile qui était celui de rétablir l’ordre constitutionnel normal, en allant d’un régime militaire issu d’un putsch à un régime civil choisi librement par les citoyens guinéens, tout ceux qui pensent ainsi ont décidé donc de se retrouver pour coordonner leurs actions, pour sensibiliser, communiquer ensemble afin que les Guinéens soient conscients de la nécessité d’avoir une nouvelle constitution », a-t-il expliqué.

Pour Aboubacar Sylla, la constitution actuelle « est une constitution qui a été imposée aux Guinéens, que les Guinéens ont accepté le temps de passer cette période de transition. Aujourd’hui la transition est terminée, nous avons d’une nouvelle constitution qui prenne en charge toutes nos préoccupations, qui fait le constat et qui tire les leçons des échecs passés au niveau de la gestion politique, économique et social de notre pays, pour faire en sorte que nous ayons une nouvelle loi plus adaptée, qui permette à la Guinée de se doter de meilleures institutions et d’arriver donc au développement souhaité par tous les habitants de ce pays ».

Le ministre des Transports annonce que les Guinéens vont bientôt entendre de plus en plus parler de la nouvelle coalition pro nouvelle constitution. Car la CODENOC va se déployer sur le terrain pour aller parler aux citoyens. « Nous allons communiquer, nous allons sensibiliser, nous allons montrer à ceux qui sont contre cette nouvelle constitution qu’ils n’ont absolument rien compris des préoccupations des Guinéens. S’ils avaient compris les préoccupations des Guinéens et s’ils étaient de bonne foi, ils ne se seraient jamais opposés à ce que, par référendum, on consulte les Guinéens sur leur avenir, qu’on les consulte sur la façon dont ils vont être gérés, qu’on les consulte sur la qualité et le fonctionnement de leurs institutions », a dit l’ancien porte-parole de l’opposition.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Lire

LONAGUI : en plus de la régulation, la société va exploiter le Pari Mutuel Urbain (PMU)

3 août 2019 à 19 07 32 08328

La Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI), en plus de sa mission de régulatrice, passe à la phase d’exploitation du PMU (Pari Mutuel Urbain). Le lancement officiel de la campagne publicitaire relative à cette exploitation a eu lieu ce samedi, 03 juillet 2019, à la Blue zone de Kaloum. La séance a été présidée par la directrice générale de la LONAGUI, Aminata Sylla, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La LONAGUI, en plus d’être une société régulatrice de jeux, ambitionne d’exploiter désormais le PMU avec pour slogan « La fortune aux parieurs, les bénéfices à la nation ». Ainsi, à travers une campagne publicitaire organisée à la Blue zone de Kaloum, suivie d’un carnaval qui est parti de la Blue Zone de Kaloum au siège de la société, via le marché Niger et le Boulevard Diallo Telli, la Direction générale de la LONAGUI a expliqué qu’elle va commencer à exploiter le PMU à partir de ce lundi, 5 août 2019.

Ibrahima Capi Camara, directeur général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) et partenaire de la LONAGUI,
Ibrahima Capi Camara, directeur général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP)

Dans son discours, Ibrahima Capi Camara, directeur général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) et partenaire de la LONAGUI, a magnifié cette initiative. « Cette cérémonie de lancement est une réussite totale. Ça, ça dénote de la volonté de madame Aminata Sylla de faire de la LONAGUI une société au service des parieurs. Je crois que, le slogan que j’ai découvert à la Blue Zone : la fortune aux parieurs et les bénéfices à la nation, ça explique à suffisance ce que la LONAGUI dorénavant veut faire de cette structure qui est une entreprise nationale. Moi, ma présence ici comme je vous l’ai dit, c’est d’abord accompagner ma sœur, mais je suis là aussi en tant que directeur de l’OGP. Nous sommes là pour l’épauler, pour l’accompagner, pour lui donner des conseils quand c’est nécessaire, quand il s’agit de la publicité, pour qu’elle réussisse. C’est une femme qui a été tantôt patiente, c’est une femme qui aime son pays, c’est une femme qui est très persévérante. Je crois que le challenge qui est maintenant le sien, c’est le challenge de nous tous, nous qui l’entourons », a-t-il laissé entendre.

Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI
Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

Prenant la parole, la directrice générale de la LONAGUI, Aminata Sylla, a dit que cette journée est plus que jamais symbolique. « Aujourd’hui est un grand jour pour la LONAGUI, car marqué par un nouveau départ dans la stratégie d’organisation, de régulation et d’exploitation des Jeux de Loterie, Pronostics et assimilés en République de Guinée. En effet, au terme de la concession de la société WINIYA, les paris sur les courses hippiques (PMU) continueront avec la LONAGUI à partir du lundi, 05 août 2019. Ainsi, vous comprendrez qu’il s’agit d’un tournant décisif pour la LONAGUI qui détient le monopole exclusif sur le patrimoine des jeux dans notre pays. C’est une prise de responsabilité face à la complexité des jeux et de tout ce que cela comporte comme défis à relever. Nous devons ensemble relever ces défis. Et, c’est la raison pour laquelle, nous invitons les aimables parieurs à se rendre nombreux comme d’habitude dans les points de vente et kiosques qui sont désormais sous tutelle de la LONAGUI afin de tenter leur chance. Nous sommes sûrs qu’ils gagneront avec l’élévation du taux de redistribution de la part des parieurs, comme cela se passe dans les pays voisins où les jeux de PMU ne sont exploités que par les sociétés nationales de loterie comme la LONAGUI », a-t-elle expliqué.

Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI
Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

En outre, la directrice générale de la LONAGUI a rassuré tous les souscripteurs que « des dispositions techniques, administratives et logistiques sont déjà prises à Conakry, tout comme à l’intérieur du pays, pour un bon déroulement du lancement de l’exploitation du PMU par la LONAGUI. Il s’agit entre-autres : des programmes de courses, pronostics, installation des kiosques et autres lieux de vente, résultats et images des courses avec PMU-France. En outre, nous précisons que la programmation actuelle (jours, horaires et différents formats) est maintenue. Nous garantissons que nous resterons fidèles à notre formule, les arrivées et les différents rapports de gains seront publiés dans les délais requis, et donc dans la plus grande transparence », a-t-elle indiqué.

Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

Enfin, Aminata Sylla a fait savoir que la vision de sa société « tourne autour de d’une dynamique fondée sur la performance et le professionnalisme à base d’outils de numérisation répondant aux normes de technologies avancées. Mais aussi, nous vous sollicitons pour soutenir cette nouvelle option prise conformément aux orientations de la tutelle. Elle vise à relever la LONAGUI au niveau des loteries voisines afin d’en faire un véritable instrument de transformation qualitative de notre pays par : la contribution à la mobilisation des ressources publiques en faveur du développement, l’appui aux activités socio-éducatives et aux sports, le financement de projets de développement ».

A noter que cette cérémonie de lancement officiel de la campagne publicitaire relative à l’exploitation du PMU par la LONAGUI a aussi été marquée par la prestation de plusieurs artistes. Il s’agit entre autres de M’Balou Original, One Time, Keyla Ke et Oudy Premier.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Rapatriement du corps d’un Guinéen agressé à mort près de Rouen

3 août 2019 à 18 06 17 08178

Le corps de Mamoudou Barry, jeune enseignant guinéen victime il y a deux semaines d’une agression raciste à Rouen, dans le nord-ouest de la France, a été ramené samedi en Guinée, a-t-on appris auprès de l’avocat de sa famille, Me Jonas Haddad.

« J’ai accompagné la famille ce matin à (l’aéroport) Charles de Gaulle d’où l’avion a décollé en début d’après-midi pour Conakry où il devrait arriver dans la soirée », a indiqué l’avocat à l’AFP.

Le convoi funéraire prendra dimanche la route de Mamou, localité d’où était originaire Mamoudou Barry, située à environ 300 kms au nord-est de la capitale guinéenne, a précisé l’avocat.

Âgé de 31 ans, Mamoudou Barry, père d’un enfant de deux ans, est mort des suites de ses blessures après avoir été roué de coups dans la rue lors d’une agression qualifiée de « raciste » par ses proches à Canteleu, dans la banlieue de Rouen. Un homme a été interpellé, et hospitalisé en raison de problèmes psychiatriques.

Mamoudou Barry avait soutenu une thèse de droit sur les « Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone » le 27 juin à Rouen.

AFP

Lire

Faya Millimono en prison : « la justice vient de prouver qu’elle est sous ordre », dit Fodé Oussou

3 août 2019 à 18 06 09 08098

L’incarcération de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. L’UFDG a évoqué longuement le sujet au cours de son assemblée générale de ce samedi, 03 août 2019. Le principal parti d’opposition du pays s’insurge contre cette situation et dénonce « une justice aux ordres », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, est en détention depuis vendredi matin à la maison centrale de Conakry. Il a été écroué aussitôt après avoir été inculpé pour diffamation à l’encontre de l’actuel ministre de la justice par intérim, Mohamed Lamine Fofana. Cette décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum est tout à fait incompréhensible aux yeux de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, qui la dénonce vigoureusement. Le parti de Cellou Dalein Diallo, par la voix de son vice-président Dr Fodé Oussou Fofana, apporte tout son soutien à l’opposant.

« Je voudrais ici au nom du président Cellou Dalein Diallo, au nom de la direction nationale du parti, des militants et sympathisants, apporter notre soutien total à Faya Milimono. La justice vient de prouver qu’elle est sous ordre. Monsieur Faya Milimono parle de l’agression rebelle à Guéckédou. Nous avons tous écouté à la radio qu’un certain Fofana avait déclaré à la radio BBC qu’il était le chef de la rébellion. Mais, Faya Millimono s’est trompé de cible, il a pensé que c’était le ministre de la justice. Quand il s’est rendu compte que c’était une erreur de sa part, en homme responsable, mûr, il a présenté ses excuses en disant : je me suis trompé monsieur le ministre, je vous présente mes excuses.

Mais puisque la justice n’a rien à faire, on envoie Faya en prison. Alors que depuis 2010, il y a 104 jeunes militants de l’opposition qui ont été assassinés, ils sont enterrés au cimetière de Bambéto. A l’intérieur du pays, notamment à Womey et à Zogota, des Guinéens ont été assassinés. Sur toutes ces tueries, le gouvernement ne dit pas un mot, il n’ouvre pas d’enquêtes. A mon humble avis, c’était une occasion pour le ministre de la justice d’ouvrir des enquêtes pour rechercher ce Fofana pour qu’il soit retrouvé partout où il se cache. C’était ça le rôle du ministre de la justice. Ce n’était pas d’emmener Faya Millimono en justice », estime Fodé Oussou Fofana.

Il ajoute toutefois qu’en agissant ainsi, le pouvoir est en train de rendre service à Faya Millimono. « Au lieu de rechercher ceux qui ont tué Zakariaou et toutes les autres personnes tuées lors des manifestations à travers le pays, il (le pouvoir, ndlr) envoie Faya Millimono en prison. Ces gens n’ont rien à faire, ils rendent même service à Faya Millimono. Mettre en prison un homme politique, on lui rend service. Mais, ils ne se rendent pas compte parce qu’ils n’ont pas de niveau », a martelé le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana a réagi à la naissance de la Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC). Une organisation lancée officiellement le vendredi, 02 août 2019, par le RPG Arc-en-ciel et ses partis alliés pour promouvoir le controversé projet de nouvelle constitution que le pouvoir compte soumettre à un référendum. L’opposant se moque de la représentativité de la plupart des membres de cette coalition. « La majeure partie de ces partis, s’ils organisent une assemblée générale, il n’y aura pas 20 personnes. La majeure partie de ces partis n’ont pas de siège.

Ce sont ces gens-là qui se retrouvent pour dire nous allons aider le RPG, on va convaincre monsieur Alpha Condé pour qu’il accepte de faire une déclaration (…) La légitimité d’un parti politique, c’est son poids. Mais nous avons organisé récemment les élections locales, les 5 partis associés, quand ils sont allés aux élections, ils ont eu 0,080%. Vous savez, il y a 7 024 conseillers, mais les 5 partis associés ont eu 0, 080%. Donc ils ne représentent qu’eux-mêmes, même leurs familles ne sont pas d’accord avec eux. Ce sont ces gens-là qui vont aider Alpha Condé en parlant au nom du peuple de Guinée ? », s’interroge avec ironie l’opposant.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Nouvelle Constitution : Lansana Komara promet « la victoire du Oui à une écrasante majorité »

3 août 2019 à 17 05 52 08528

Le projet de nouvelle Constitution et les acquis du régime d’Alpha Condé ont polarisé les débats ce samedi, 03 août 2019, à l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel. L’occasion a été mise à profit pour rassurer les militants que le Oui va l’emporter largement au prochain vote pour le Référendum Constitutionnel. La séance a été présidée par Elhadj Ahmed Tidjane Traoré, membre du bureau politique national, en présence de plusieurs cadres du parti au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique
Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique

En ce qui concerne le projet de nouvelle Constitution, le ministre de l’Enseignement Technique, Lansana Komara, s’est réjoui du fait que le débat est de plus en plus accepté par l’opinion. « Comme vous vous le constatez, le débat sur la nouvelle Constitution, qui était dans les crues, commence à pénétrer le cœur de l’écrasante majorité des guinéens. Vous vous souviendrez que depuis la déclaration du bureau national du parti par rapport à nouvelle Constitution, plusieurs déclarations ont suivi. Le peuple de Guinée est entrain de se lever comme un seul homme pour dire Oui à la nouvelle Constitution. Le jour j, où nous allons mettre les bulletins dans les urnes. Vous savez, des individus ont voulu prendre le peuple de Guinée en otage. Mais, c’est mal connaitre le peuple de Guinée, le peuple du 28 septembre. C’est ce peuple-là qui a voté le référendum le 28 septembre 1958 », a-t-il rappelé.

En outre, monsieur Komara est revenu sur la signature d’un protocole qui donne naissance à une coalition favorable à la nouvelle Constitution, regroupant notamment d’anciens opposants politiques. « La direction nationale du parti nous a mandatés hier pour signer un protocole d’entente, une grande coalition qu’on appelle Coalition Démocratique pour la Nouvelle constitution. Cette activité s’est déroulée à l’hôtel Kaloum, où tous les grands ténors du monde politique guinéen et de la société civile étaient réunis. Cette coalition comprend plus de 100 partis politiques et plus dune centaine d’organisations de la société civile, qui ont accepté de signer ce document. C’est ce qui prouve à suffisance que l’idée de nouvelle Constitution a pénétré le cœur de l’écrasante majorité des guinéens. Donc, militants du RPG Arc-en-ciel, vous devez savoir que le président Alpha a le soutien du peuple de Guinée, car aujourd’hui c’est tout le peuple de Guinée qui s’empare de l’idée de nouvelle Constitution. Mobilisons-nous, et nous sommes convaincus que le jour du vote, le Oui va dominer avec une écrasante majorité », a martelé le ministre.

Elhadj Cheick Tidjane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République
Elhadj Cheick Tidjane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République

De son côté, Elhadj Tidjane Traoré a fait les éloges du président Alpha Condé. « Le souci d’Alpha Condé, c’est de faire le bonheur du peuple de Guinée, qu’il y ait tout. Mais, le professeur Alpha Condé n’est pas malhonnête. C’est un homme honnête. Allez sur le net, vous regardez la liste des chefs d’États riches, vous verrez que le nom d’Alpha Condé n’est pas là. Son souci, c’est le bonheur du peuple de Guinée. Son souci, c’est chasser l’ignorance. Son souci, que tout le peuple de Guinée mange à sa fin. Son souci, c’est développer les infrastructures. Tout ce dont il rêve, c’est de voir le guinéen heureux », a laissé entendre le président de séance.

Kourouma Hadja Christine Sagno, présidente du Conseil d'Administration de l'ANAFIC
Kourouma Hadja Christine Sagno, présidente du Conseil d’Administration de l’ANAFIC

Abondant dans le même sens, la présidente du Conseil d’Administration de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités), madame Kourouma Hadja Christine Sagno, est revenue sur ses impacts pour les guinéens. « L’un des projets novateurs du chef de l’État, c’est d’affecter 15% des recettes minières aux collectivités locales. C’est une première, non seulement en Guinée, mais en Afrique. Et, les 15% dont je parle, c’est des milliards de francs guinéens. Ce qui prouve l’importance ou la particularité de l’ANAFIC, c’est que tout se gère dans la transparence. Vous partez maintenant voir le dernier conseiller, vous lui demandez, il vous dira qu’il a reçu 1 milliard 300 millions de FG. En février dernier, sur instructions du président de la République, l’ANAFIC a viré 1 milliard 350 millions dans les collectivités, au niveau de tous les maires. Il y a des maires des grands centres qui ont reçu 2 milliards 500, 2 milliards 600. La plus petite somme qu’on a virée dans les comptes des maires, c’est 1 milliard 350 millions de francs guinéens », a dit madame Kourouma Hadja Christine Sagno.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. 🙁 00224) 622919225 / 666919225

Lire

Aboubacar Sylla et Cie pour le 3ème mandat : l’UFR dénonce « une bêtise humaine »

3 août 2019 à 17 05 18 08188

Alors que le pouvoir en place en Guinée continue ses manœuvres avec ses alliés dans leur souhait de se perpétuer au pouvoir au delà de 2020, les voix discordantes se multiplient pour dénoncer cette situation. La mise en place de la CODENOG, une coalition pro-nouvelle constitution, réunissant des anciens opposants et des ONG proches du parti au pouvoir, a fait réagir l’UFR, fer de lance du combat contre le 3ème mandat. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 3 août 2019, le parti a qualifié cette structure de bêtise humaine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC), regroupe des anciens opposants comme Aboubacar Sylla, Jean Marc Telliano, Papa Koly Kourouma, Mouctar Diallo, des girouettes politiques. Pour Diao Cheikh Mohamed, membre du bureau politique de l’UFR et du Conseil Politique, « cette coalition, c’est une bêtise humaine, disons les choses comme elles sont. Il faut qu’on se respecte entre-nous guinéens, qu’on respecte notre Constitution ».

Diao Cheikh Mohamed, membre du bureau politique de l’UFR et du Conseil Politique
Diao Cheikh Mohamed, membre du bureau politique de l’UFR et du Conseil Politique

Selon lui, la Guinée ne peut pas faire exception à la règle qui prévaut dans la sous-région ouest africaine. « Nous ne sommes pas une planète à part. Il ne faut pas qu’on se prenne pour des moutons, il ne faut pas qu’une catégorie pense que les autres sont des moutons de panurge qui sont prêts à suivre les autres, comme si on n’avait rien dans la tête », prévient Diao Cheikh Mohamed.

S’en prenant nommément à certains membres de la coalition, Diao Cheikh Mohamed dit ne pas trouvé de mots pour les qualifier. « Des gens comme Aboubacar Sylla, je ne sais pas comment les qualifier. Quand tu es père de famille, tu as des enfants, il y a des choses, il faut refuser de tomber dedans. Il faut que tu puisses regarder tes enfants même dans les yeux. Mais, quand tu fais ce que tu veux par rapport à ton intérêt personnel, tu changes de couleur à tout moment comme un caméléon…Je ne sais pas quoi dire par rapport à une prise de position d’Aboubacar Sylla. C’est un caméléon, il change de couleur à tout moment », a-t-il martelé.

L’arrestation et l’emprisonnement de l’opposant, Dr Faya Millimouno, a été également abordé au cours de cette rencontre politique. L’UFR dénonce une persécution. « Les opposants sont aujourd’hui persécutés en Guinée. Si non, une faute avouée est à moitié pardonnée. Si Faya Millimouno lui-même a reconnu avoir tenu des propos qui ne sont pas corrects, il a eu à faire des accusations contre l’actuel ministre de la Justice, pour ce qu’il incarne dans le pays, pour la bonne entente et la bonne marche du pays, on aurait pu prendre ses excuses en compte. Mais, quand on l’arrête pour le déférer à la maison centrale malgré le fait qu’il ait reconnu ses fautes… Faya Millimouno n’est quand même pas un n’importe qui en Guinée. C’est un opposant politique qui a fait ses preuves. C’est vrai qu’il est dans le camp de l’opposition, mais ça ne veut pas dire qu’il faut le persécuter jusqu’à le mettre en prison ».

L’augmentation du prix du carburant à la pompe, passant de 9500 à 10 000 FG, a été dénoncée par Ahmed Tidjane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR. Selon lui, le pouvoir veut se faire de l’argent sur le dos de la population pour financer le 3ème mandat. Mais, « ça ne marchera pas, Amoulanfé », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

Lire

Naufrage d’une pirogue à Baoulén (Kankan) : 6 disparus

3 août 2019 à 15 03 11 08118
image d’archive

Une pirogue a chaviré ce samedi, 03 août 2019, dans la sous-préfecture de Mana Mamouroudou, dans la préfecture de Kankan. Six personnes sont portées disparues après cet accident, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Banankoro.

Selon nos informations, 7 personnes étaient à bord de la pirogue qui s’est renversée dans la rivière Baoulén. Il s’agit de paysans originaires de Djiradoukoro, secteur du district de Farabanah, relevant de la sous-préfecture de Mana Mamouroudou, située à 160 km de la ville de Kankan. Ils tentaient de traverser la rivière pour aller dans leurs champs. Mais, la pirogue a chaviré et 6 d’entre eux se sont noyés. Un seul membre du groupe s’est sauvé à la nage. C’est lui qui est allé informer le village du naufrage.

Au moment où nous mettons cette dépêche en ligne, les habitants du village sont en train de se mobiliser pour aller rechercher les 6 personnes portées disparues.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Banankoko : Kourankos et Malinkés enterrent la hache de guerre

3 août 2019 à 13 01 44 08448

Les communautés Kourankos et Malinkés ont décidé de se réconcilier et de se donner les mains pour travailler ensemble. Un conflit opposait les deux parties, l’une considérée comme étant autochtone et l’autre comme étrangère, depuis près de deux années maintenant. Leur réconciliation a été rendue possible grâce à l’honorable Bangaly Kourouma, député originaire de cette sous-préfecture de Kérouané, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Depuis plusieurs décennies, les Kourankos, considérés comme étant les autochtones à Banankoro, ont cohabité de façon pacifique avec les Malinkés dans la localité. Les deux communautés ont vécu dans l’harmonie et la paix jusqu’en fin 2017. Mais, au moment de l’établissement des listes de candidature pour les élections locales du 04 février 2018, les problèmes ont commencé entre les deux camps, tous du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

La guerre de positionnement basée sur l’ethnie a créé des profondes divisions, entraînant même des affrontements ayant fait des blessés et des dégâts matériels. Plus de 40 personnes avaient été arrêtées suite à ces violences et elles sont toujours en prison à Kankan. Et depuis, les deux communautés se regardent en chiens de faïence.

Face à cette situation, le député Bangaly Kourouma, élu du RPG Arc-en-ciel et natif de Banankoro, a décidé de mener une médiation entre les deux communautés. Il a réuni des représentants des deux parties pour les exhorter à enterrer la hache de guerre et à s’unir. A cette occasion, le parlementaire qui est issu de la communauté Kourounko, a demandé pardon aux Malinkés et leur a tendu la main.

« Je très content de cette mobilisation de taille. Je sais que vous êtes en contradiction avec ma communauté (Kouranko), mais je vous demande pardon et je vous appelle à l’unité pour le bien de notre sous-préfecture », a lancé le député du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale, qui promet de se battre aussi en faveur de la libération des personnes interpellées suite aux violences enregistrées à Banankoro et qui sont toujours détenues à Kankan.

Prenant la parole, Abdoulaye Sanoh, le représentant de la communauté Kouranko à la rencontre, a demandé aussi pardon à ses frères Malinkés. Il s’engage au nom de son ethnie à enterrer la hache de guerre. « Vous que l’on appelle ici les étrangers, je me joins à l’honorable député pour vous demander pardon au nom de ma communauté. Pardon et pardon encore. Nous sommes tous des étrangers, les seuls autochtones sont les roches et les arbres.

Le parti là (Le RPG Arc-en-ciel, ndlr) vous appartient. Nous les Kourankos, on était pour la plupart du PUP. Lorsque vous luttiez ici pour le RPG, on avait croisé les bras et certains d’entre nous se moquaient même de vous. Mais, comme c’est devenu lucratif aujourd’hui, on se bouscule et on cherche même à vous chasser de la tête du parti. Tout cela n’est pas normal. Encore une fois, pardonnez-nous ! », a-t-il lancé.

Des messages salués vivement par Elhadj Djomba Mory Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, issu de la communauté Malinké. Il estime qu’avec cette action, tous les habitants de Banankoro pourront vivre dans la paix, la quiétude et l’harmonie. « Nous avons entendu vos différents messages, nous nous en réjouissons et nous les acceptons avec grand plaisir. Nous sommes très contents de cette initiative de notre député, et nous pensons que si tout le monde agit de la sorte, nous allons vivre dans la paix et la quiétude », a-t-il laissé entendre.

A noter que cette réconciliation entre les deux communautés majoritaires de Banankoro sera marquée par une cérémonie de sacrifice prévue le lundi, 05 août 2019 dans cette sous-préfecture de Kérouané.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Une femme pour remplacer Alpha Condé en 2020 ? Marthe Dèdè Bokony Koïvogui, candidate !

3 août 2019 à 13 01 29 08298

C’est en 2020 que prendra fin le pouvoir d’Alpha Condé, qui a prêté serment à la tête de la République de Guinée le 21 décembre 2010 pour son premier mandat. Le champion du RPG arc-en-ciel renouvellera son bail à la présidence guinéenne en 2015, avec un coup KO. Il ne lui reste donc qu’un an et quelques mois pour passer la main à un (e) autre fils (fille) du pays.

Evidemment, ces derniers temps, plusieurs caciques du régime actuel crient à Conakry et à l’intérieur du pays que le Professeur Alpha Condé devrait continue à diriger la Guinée au-delà de ces deux mandats ; mais, la Constitution de la République de Guinée l’en interdit et le peuple ne le laissera sans doute pas remettre en cause la paix et la stabilité du pays pour seulement permettre à un clan de s’enrichir sur le dos des pauvres populations. Même si, en attendant la fin de son mandat, beaucoup de Guinéens cherchent à profiter du financement de la campagne de « sensibilisation pour une nouvelle constitution », en faisant croire qu’ils soutiennent sérieusement cette volonté du chef de l’Etat de mourir au pouvoir à l’image de ses prédécesseurs : Sékou Touré et Lansana Conté.

Convaincue que ce projet est mort-né, madame Marthe Dèdè Bokony Koïvogui, qui vit actuellement en France, a annoncé ce samedi, 3 août 2019, son intention de briguer la magistrature suprême de notre pays en 2020.

Très connue, avant même sa récente candidature aux élections locales pour la commune de Macenta, cette fille de diplomates, née au Caire (Egypte)- aujourd’hui mère de famille (avec 6 enfants) et même grand-mère- veut partager sa riche carrière européenne avec ses frères et sœurs de la Guinée.

A suivre !

Lire

Infos-Sport : Hommage au Commandant Sidy Mahmoud Kéïta

3 août 2019 à 12 12 48 08488
Commandant Sidy Mahmoud Kéïta
Commandant Sidy Mahmoud Kéïta, paix à son âme !

La finale du tournoi de football doté du trophée du Commandant Sidy Mahmoud Kéïta, ancien Gouverneur des régions de Gaoual, Beyla, N’zérékoré, Kissidougou et ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique se jouera le mercredi 14 août 2019 à 16 heures au stade préfectoral de Kouroussa. Cette rencontre opposera les équipes du FC HAMANA au FC VETERAN.

Cette finale est placée sous la présidence d’honneur de monsieur Alhassane Condé, ministre conseiller à la présidence de la République, président du Haut Conseil pour le développement de Kouroussa.

Tous et toutes à Kouroussa le 14 août 2019 pour célébrer, à travers le football, la reconnaissance de la préfecture à l’un de ses meilleurs fils, le Commandant Sidy Mahmoud Keïta.

Lire

BEPC 2019 : à la rencontre des 2 premières de Yomou

3 août 2019 à 12 12 08 08088

Avec 17,41% d’admis, la préfecture de Yomou a enregistré l’un des plus faibles taux de réussite au Brevet d’Etudes du Premier Cycle de cette année. Mais, en plus de cet échec massif, un autre fait, lui au moins positif, a attiré les attentions après la publication des résultats de cet examen national. Deux filles ont occupé les deux premières places au classement dans cette préfecture. Le correspondant de Guineematin.com sur place est allé à leur rencontre.

Martine Bolamou, première au BEPC
Martine Bolamou, première de la préfecture de Yomou au BEPC 2019

La première s’appelle Martine Bolamou. Elle est venue de CSE Mano de Diécké, située à plus de 60 kilomètres de la commune urbaine de Yomou. Pour cette jeune fille, c’est un rêve qui devient une réalité. « Ce rang ne me surprend pas, parce j’avais toujours rêvé être la première et je me suis battue pour ça. Depuis le début de l’année, je me suis mise à la tâche. Je ne chômais pas aux cours normaux mais aussi aux cours de révision qu’on organisait à l’école et hors de l’école.

En plus de ces révisions en groupe, je révisais aussi mes leçons, toute seule à la maison. En fait, notre fondateur nous avait promis que celui ou celle qui sera premier ou première aura une bourse d’étude, donc tout cela a contribué à m’encourager et à me motiver davantage. Ça a créé d’ailleurs une véritable concurrence entre les élèves parce que chacun voulait bénéficier de cette bourse d’étude. Je remercie vraiment mes parents, mes enseignants et tous les responsables de mon école, qui ont contribué à ma réussite à cet examen », a-t-elle lancé.

Martine sait, en effet, qu’elle n’aurait eu ce résultat sans un bon soutien. Surtout celui de sa mère Nowai Haba, qui est la directrice de l’école primaire de Bowé. Cette dernière a joué un rôle déterminant dans le succès de sa fille. « Je remercie Dieu, le Tout-Puissant, d’avoir exaucé ma prière, je suis vraiment comblée de joie. Chaque jour, je me mettais à genoux et je priais pour son admission, et voilà Dieu a fait d’elle la première de la préfecture », se félicite-t-elle avant d’ajouter qu’elle ne s’est pas limitée aux simples quotidiens.

« Au début, Martine ne comprenait pas bien les Mathématiques. C’est pourquoi j’ai cherché des professeurs pour la faire en Maths, Physique et Chimie à la maison. Je les payais cher et je la surveillais régulièrement. Heureusement que tout cela n’a pas du simple gaspillage », ajoute la mère de la première de Yomou.

Jeanne Wonto Kpomy, deuxième de la préfecture de Yomou au BEPC 2019

Au classement préfectoral, Martine Bolamou est talonnée par Jeanne Wonto Kpomy, élève au groupe scolaire Williams, toujours dans la sous-préfecture de Diécké. « Je remercie Dieu, le Tout-Puissant. Chaque jour, je priais Dieu pour que je sois la première, mais je suis arrivée deuxième de ma préfecture, j’en suis très contente et fière. Je rends grâce à Dieu pour ça », a-t-elle déclaré devant notre micro.

Pour elle aussi, l’année scolaire n’a pas été un moment de repos. « Pour en arriver là, il m’a fallu beaucoup de courage parce qu’il fallait constamment réviser. Je remercie ma mère qui a été un soutien de taille pour moi. Parce qu’elle me réveillait chaque jour à 4 heures du matin pour que je puisse réviser. Elle m’accompagnait aussi dans mes prières, donc elle est en bonne partie responsables de ma réussite. Je remercie aussi mes professeurs et mes encadreurs pour leur soutien ».

Le directeur général du groupe scolaire Williams de Diécké est également très heureux que la 2ème et le 4ème de la préfecture soient venus de son école. Georges Kaliva Koïvogui dit avoir mis en place une stratégie d’émulation pour pousser ces candidats à travers dur. « Après le premier trimestre, j’ai sélectionné les meilleurs, je les ai mis dans une salle. J’ai mis les autres dans une autre salle et je leur ai dit que s’ils travaillent bien ils vont rejoindre la salle des admis. Donc, cette stratégie a poussé les élèves à redoubler d’efforts parce que chacun voulait être dans la salle des meilleurs », a-t-il expliqué.

A rappeler que ce sont 335 candidats dont 94 filles qui sont admis au BEPC 2019 sur les 1 924 élèves dont 730 filles ayant composé dans toute la préfecture de Yomou.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Inondations à Grands Moulins (Kagbélen) : les victimes dénoncent l’inaction des autorités locales

3 août 2019 à 12 12 05 08058

Des habitants de Kagbélen, particulièrement ceux du carrefour Grands Moulins, dans la préfecture de Dubréka, se plaignent d’inondations répétées depuis le début de la saison des pluies. Beaucoup de concessions et de magasins sont envahies par les eaux de ruissellement. Les victimes accusent les autorités locales de n’avoir pas curé les caniveaux le long de la route, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les fortes pluies de ces derniers jours continuent de causer des dommages aux habitants de Conakry et de ses environs. Ceux du carrefour Grands Moulins de Kagbélen sont réduits aujourd’hui à constater les dégâts. Dans un entretien à un de nos reporters dans la journée d’hier vendredi, 02 août 2019, certaines victimes ont exprimé leurs préoccupations.

Selon Aboubacar Guissé, le porte-parole des jeunes de la localité, « depuis que les grandes pluies ont commencé, les inondations ont aussi commencé ici. Chaque fois qu’il y a inondation ici, l’eau entre dans les magasins. Cela, à cause des ordures déposées dans le caniveau. Ensuite, ce pont que vous voyez ici, tout le quartier passe par ici. Tous les camions que vous voyez ici passent par ce pont. Maintenant, à force de passer et repasser, les gros porteurs ont fini par détruire la dalle. Il s’est affaissé et a bouché le caniveau. Maintenant, quand la pluie tombe, l’eau monte et va directement dans les magasins des gens. Ces ordures que vous voyez comme ça, c’est les gens du marché qui les ont déposées ici. Ça aussi, ça empêche les gens de respirer ici ».

Par ailleurs, Aboubacar Guissé a fait savoir que malgré les multiples démarches engagées pour résoudre le problème, les autorités locales ont toujours fait la sourde oreille. « Nous avons informé les responsables du marché, du secteur, du quartier et même les autorités de la commune de Dubréka. Mais, ce qu’on a compris, c’est qu’il y a un manque de volonté de la part des autorités locales pour le curage des caniveaux et le ramassage de ces ordures. Pourtant, tout le monde est informé de ce problème. Les autorités communales de Dubréka nous ont plusieurs fois promis qu’elles vont régler ce problème, mais jusqu’à présent, nous n’avons rien vu. Et, nous leur avons dit, si jusqu’à ce vendredi 2 août 2019, ils ne font rien, on va se donner les mains pour curer les caniveaux et ramasser ces ordures. Nous avons déjà négocié la machine pour le curage et le ramassage des ordures. Quand on aura fini, on interdira à tout le monde de déposer des ordures ici ou de jeter des ordures dans les caniveaux », prévient Aboubacar Guissé.

De son côté, Alpha Ousmane Barry, gérant d’un magasin sur les lieux, se plaint de l’invasion des mouches et autres bestioles qui leur rendent la vie dure. « Nous souffrons énormément ici. D’abord, sous l’effet du poids des camions, ce petit pont que vous voyez là a cédé et ça a bouché les caniveaux, l’eau ne passe plus par là. Quand il pleut, l’eau vient directement s’étendre sur tout cet espace puis entrer dans nos magasins. En plus de ca, il y a les ordures que vous voyez là qu’on continue à déverser ici. Nous en souffrons vraiment. Il y a des vers qui sortent de ces ordures et viennent vers nous ici, ils sont nombreux. En plus de ça, les mouches sont trop et une mauvaise odeur constante se dégage aussi de ces ordures. On a du mal à respirer. Pour les mouches, on est obligé d’allumer les insecticides pour les chasser. Donc, nous demandons aux autorités et aux bonnes volontés de nous aider à ce que ce caniveau-là soit débouché et que les ordures là soient dégagées d’ici », lance Alpha Ousmane Barry.

Kadjaliou Sow, 2ème responsable du syndicat des transporteurs de sable au carrefour Grands Moulins
Kadjaliou Sow, 2ème responsable du syndicat des transporteurs de sable au carrefour Grands Moulins

Pour sa part, Kadjaliou Sow, 2ème responsable du syndicat des transporteurs de sable au carrefour Grands Moulins, a fait savoir leur impuissance devant ce drame. « Les chauffeurs ont cotisé par deux fois pour mettre la dalle au niveau du pont que les camions ont détruit. Mais cette fois-ci, on n’a pas pu le faire. Le temps est dur. Si non, à l’heure où je vous parle, nous avons cotisé plus de 700 mille FG, mais c’est un travail qui demande beaucoup de moyens. Les jeunes sont venus nous voir pour ce pont, nous leur avons dit que nous connaissons l’état du pont, mais nous n’avons cette fois-ci pas les moyens pour le refaire. Donc, pour ce qui concerne nous les chauffeurs de camions, nous soutenons les jeunes. Mais, puisque c’est les autorités qui doivent normalement le faire, nous les attendons. On a informé le quartier et la commune nous aussi, mais il n’y a rien d’abord », regrette le syndicaliste.

Interrogé sur la question, le chef du secteur dit n’avoir rien à dire. Il a toutefois laissé entendre que les taxes payées par les transporteurs sont versées à la commune.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

Lire

Hausse du prix du carburant : « cette mesure est bénéfique pour la population (NFD-Labé)

3 août 2019 à 11 11 54 08548

Même si elle n’est pas très considérable, l’augmentation du prix du carburant décidée cette semaine par le gouvernement continue de susciter des réactions à travers le pays. Alors que beaucoup dénoncent cette mesure, le secrétaire fédéral du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) à Labé, lui, a une position contraire. Au cours d’un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com sur place, Mamadou Dian Gadjiko dont le parti est allié au pouvoir, parle d’une décision bien murie et qui était nécessaire.

Mamadou Dian Gadjiko, secrétaire fédéral du parti Nouvelles Forces Démocratiques
Mamadou Dian Gadjiko, secrétaire fédéral du parti Nouvelles Forces Démocratiques

« Le gouvernement ne peut pas se lever un beau matin pour augmenter comme ça le prix du carburant. Si vous voyez qu’il a augmenté le prix des produits pétroliers, sachez que ceux qui sont en charge de ce secteur ont étudié tous les paramètres avant de prendre la décision », soutient-il. Ajoutant que « si on se réfère aux autres pays de la sous-région, on se rendra compte que le prix du carburant coûte plus cher dans ces pays qu’en Guinée ».

Rappelant que l’Etat a investi beaucoup d’argent dans la subvention du carburant au cours des dernières années, Mamadou Dian Gadjiko estime que cette augmentation du prix du carburant est bénéfique pour les Guinéens. « Rassurez-vous que cette augmentation ne fera que renforcer l’Etat dans ses projets de développement, dans la mesure où plusieurs fonds seront réorientés dans d’autres projets de développement comme la construction des routes et autres infrastructures sociales de base.

Donc cette augmentation du prix du carburant est bénéfique pour la population. Donc, j’invite la population à la patience et à la retenue suite à cette augmentation du prix des produits pétroliers », lance le secrétaire fédéral des NFD à Labé.

A rappeler que le prix du carburant est repassé de 9 500 à 10 000 francs guinéens à partir du 1er août 2019.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Le Président indien élevé à la dignité de Grand’croix de l’Ordre National du Mérite de la République de Guinée

3 août 2019 à 11 11 22 08228

Communiqué de Sékhoutouréya, 2 août 2019 : Poursuivant son séjour en Guinée, le Président de l’Inde, Ram Nath Kovind, a eu droit à  un banquet offert par le Président Alpha Condé dans la soirée du vendredi 2 août 2019 au Palais Sékhoutouréya. Une occasion mise à profit par le Pr. Alpha Condé pour élever son hôte de marque à la Dignité de Grand’croix de l’Ordre National du Mérite de la République de Guinée.

La cérémonie a mobilisé les membres du corps diplomatique accrédité en Guinée, les représentants des institutions nationales et internationales, les forces de défense et de sécurité.

Très touché par cette décoration, le Président de la République de l’Inde, Ram Nath Kovind, a remercié son homologue guinéen pour l’accueil et l’hospitalité qui lui ont été réservés. Le dirigeant indien qui dédie cette distinction à son peuple, a précisé que cette décoration est un symbole fort dans les relations de coopération entre les deux pays.

Dans cette dynamique, le Président indien a rassuré que son pays reste à la disposition de la Guinée afin de travailler main dans la main pour la prospérité des deux peuples.

De son côté, le Président Alpha Condé a exprimé tous les honneurs pour la Guinée de recevoir le Président de l’Inde.

Le Chef de l’Etat a rappelé qu’après son accession à la magistrature suprême, le premier opérateur économique qu’il a décoré était un Indien qui n’est autre que M. Ashok, pour ses investissements dans le secteur de l’industrie en Guinée.

Se réjouissant aussi de l’ouverture de l’Ambassade de l’Inde en Guinée, le Président Alpha Condé a espéré que la coopération entre les deux pays va toujours se renforcer.

Communiqué transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

N’zérékoré : le Système des Nations Unies passe en revue la mise en œuvre des plans opérationnels de travail 2019

3 août 2019 à 11 11 06 08068

Les activités de la revue semestrielle régionale de la mise en œuvre des Plans Opérationnels de Travail (POT) 2019 du Système des Nations Unies se sont tenues le jeudi, 1er août 2019, à Nzérékoré. Une initiative du ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée (SNU).

La rencontre a connu la participation des directeurs préfectoraux du Plan et de la Santé, des chefs techniques régionaux, de la société civile, des ONG partenaires ainsi que de la coordination des cadres du système des nations Unies, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Claude NGABU, chef de l’équipe pays du Système des Nations Unies en Guinée
Claude NGABU, chef de l’équipe pays du Système des Nations Unies en Guinée

Ils sont au total de 46 participants, venus d’un peu partout de la région forestière, à prendre part à cette revue semestrielle régionale. Après la présentation de la physionomie de la salle par le directeur régional du plan, suivi du discours de bienvenu du maire de la commune urbaine, c’est Claude NGABU, chef de l’équipe pays du Système des Nations Unies en Guinée qui a planté le décor. « Cette revue vise à apprécier le niveau de mise en œuvre des POT 2019 et les réalisations obtenues ; examiner le niveau d’application des questions transversales : genre, droits humains, VIH/Sida, environnement, gestion des conflits, etc. ; apprécier la collaboration inter-agences sur le terrain dans le cadre de l’approche Unis dans l’Action ; identifier les goulots d’étranglement dans l’opérationnalisation des POT 2019 ; faire des recommandations concrètes et opérationnelles pour la mise en œuvre des POT au second semestre 2019 », a-t-il énuméré.

Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de Nzérékoré
Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de Nzérékoré

Prenant la parole, Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de Nzérékoré, a salué la tenue de la rencontre avant d’inviter les participants à un véritable débat de fond pour l’atteinte des objectifs. « La présente revue est pour nous les acteurs régionaux un espace privilégié de plaidoyer et de partage des résultats de toutes les interventions des partenaires au développement. Je voudrais demander à tous les participants ici présents de faire de cette revue du POT 2019 une préoccupation première à l’effet d’atteindre les résultats souhaités par nos populations bénéficiaires et nos partenaires au développement », a laissé entendre monsieur Sandy.

Au terme de la rencontre, Claude NGABU, chef de l’équipe pays du Système des Nations Unies a fait savoir que : « le niveau de mise en œuvre des activités planifiées et les réalisations de la période sont connus ; la collaboration inter-agences sur le terrain dans le cadre de l’approche Unis dans l’Action est connue ; le niveau d’intégration des questions transversales est partagé ; les goulots d’étranglement dans l’opérationnalisation des POT 2019 sont identifiés ; les rapports par équipe sont disponibles, ainsi qu’un rapport de synthèse des missions conjointes, serviront de base aux revues semestrielles des agences du SNU et le PV de la revue semestrielle régionale est disponible ».

A rappeler que le 06 février 2018, le Système des Nations Unies et le gouvernement guinéen ont procédé à Conakry à la signature d’un plan conjoint de travail couvrant les années 2018-2019.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/66890877

Lire

Labé : Baaba Maal restitue son domaine à la communauté pour des fins d’utilité publique (Officiel)

3 août 2019 à 0 12 32 08328

Baaba Maal, un des piliers de la musique Afro sénégalaise, a finalement décidé de rendre son terrain, qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, à la communauté de Doghol, un quartier de la commune urbaine de Labé, pour des fins d’utilité publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, rappelons que c’est en 1997 que l’artiste sénégalais Baaba Maal a été désigné citoyen d’honneur de Labé par les autorités communales de l’époque. Cette décision du conseil communal qui avait été annoncée publiquement par Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO, assurant au moment des faits, l’intérim du député-maire feu Saïdou Maléah Diallo, alors en session parlementaire à l’Assemblée Nationale, faisait suite à une prestation de Baaba Maal à l’Amphithéâtre du Centre de Formation Professionnelle (CFP), sur initiative de Chérif Haïdara, à l’époque promoteur culturel, actuellement à la présidence de la République.

Chérif Haïdara avait fait venir Baaba Maal à Labé à cause de son amitié avec feu Siradiou Diallo, Secrétaire Général du Parti du Renouveau et du Progrès (PRP). Hadja Fatoumata Maréla Baldé, du comité national des femmes du PRP (aujourd’hui à l’UFDG), l’honorable feu Saïdou Maléah Diallo, alors député-maire de Labé et Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO qui occupait les fonctions de Secrétaire administratif du parti de Siradiou Diallo à Labé ont servi de couvertures sociale et politique pour la réussite de l’évènement culturel. Sachant que le promoteur, lui aussi, n’avait pas lésiné sur les moyens.

Pour matérialiser donc la distinction honorifique qui faisait de Baaba Maal citoyen d’honneur de la ville de Labé, le conseil communal a décidé de lui offrir un terrain à usage d’habitation à Donghol, un quartier de la périphérie. Par la suite, l’heureux bénéficiaire a annoncé un projet de construction d’un studio d’enregistrement pour aider les artistes de la région à s’épanouir dans leurs activités professionnelles.

C’est au moment où il cherchait à mettre en valeur son domaine que des fanatiques de la religion islamique ont usé de tous les stratagèmes pour empêcher la réalisation de ce projet à Labé. Baaba Maal ayant alors tourné le dos, des pressions sociales ont commencé de la part de personnes suspectées de vouloir brader la parcelle pour des intérêts égoïstes.

Ce débat s’est même invité récemment sur les antennes de certaines radios privées locales. C’est dans ce contexte que nous avons pris contact avec Chérif Haïdara de la Présidence de la République pour savoir sa position et celle de l’artiste sénégalais sur la question.

« Baaba Maal a décidé de restituer le terrain à la communauté de Donghol pour des fins d’utilité publique. Mais, nous n’accepterons pas que des gens y érigent des maisons d’habitation. Nous avons tous les papiers officiels qui attribuent le terrain à Baaba Maal. On est d’accord que l’on y construise une école, un poste de santé ou une maison des jeunes » a confié notre interlocuteur.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, notre source comptait transmettre le message de Baaba Maal aux autorités guinéennes à tous les niveaux. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah recevra des consignes et des directives de sa hiérarchie dans les prochaines heures.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire