Sortie de Bantama contre Cellou Dalein et Hadja Halimatou : Amadou Diouldé recadre le ministre

24 août 2019 à 21 09 39 08398
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le ministre des Sports et responsable du RPG arc-en-ciel s’est attaqué au chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo et à sa femme Hadja Halimatou Dalein Diallo. Cette sortie (que vous pouvez lire ici) a mis mal à l’aise le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, qui n’a pas tardé à nous faire parvenir sa réaction.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette réaction :

Bantama Sow veut faire de Cellou Dalein son fonds de commerce pour exister. C’est un complexe qu’il vit. Car, au Fouta, chacun de nous connaît sa place. Bantama Sow, ce taximan de Brooklyn, sorti des entrailles de la lisière du Fouta vers la savane, n’a pas de leçons à donner à quelqu’un ici en Guinée.

Il ferait mieux d’attendre les conclusions du rapport d’audit de la CAN 2019, exigé par le Premier ministre pour délier sa langue à la tribune du RPG-AEC. Car, il ne serait pas blanc comme neige, ainsi que son épouse, dans la sulfureuse affaire surtout de la rubrique transports. De ma mémoire de journaliste sportif, c’est la première fois que je vois un ministre des sports voyager avec femme et bagages pendant une CAN.

Bantama Sow est le plus médiocre des ministres des Sports, de la culture et du patrimoine historique de la Guinée indépendante. Il faut un président comme Alpha Condé qui privilégie l’activisme politique au mérite pour nommer ce nain intellectuel dans un gouvernement.

Bantama Sow, tu es peul comme Cellou Dalein Diallo et son épouse Halimatou Diallo, voici le Fouta Djallon vas-y et délivre tes messages mais en prenant soin de bien connaître l’histoire de la région et ta propre histoire pour dire à tous, de Konkobala Kêbaly à Diaguissa, Bouliwel, Tountouroun, Timbi-Madina de quel versant descends-tu de cette prestigieuse descendance de Thierno Moussa Sow, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon. Après quoi, la parole sera donnée à Cellou Dalein et à Halimatou, sa femme.

Le farba sera là pour la modération et la présidence du jury pour rappeler à vous trois et à l’assistance sa place dans la verticalité et l’horizontalité sociologique et historique de notre Fouta Djallon.

Bantama Sow, encore une fois, la tribune du RPG est trop exiguë pour parler de Cellou Dalein Diallo et de Halimatou Diallo. Avant la politique politicienne dont tu te fais l’étendard, il y a la géographie, la première composante de l’histoire, la sociologie et la culture. Malheureusement, tu es un analphabète aveuglé par la position et les privilèges d’une gouvernance aux abois.

Pour faire utile, saches que Cellou Dalein Diallo et Halimatou Diallo, son épouse, se grattent au sang dont le limon de Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Samba Bhouria, Alpha Amadou Kolladhé, Thierno Sadio Fougoumba entrent dans la composition de leur chair ; soit 4 des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta Djallon au début du 17e siècle.

Bantama Sow, si d’aventure tu as de la peine à réciter ta propre histoire au cœur de notre majestueux Fouta Djallon, fais-moi signe, je suis un professeur spécialiste de la région, prêts à prendre la craie. Si d’ici là la haine et la jalousie envers Cellou Dalein Diallo n’auront pas eus raison de ton impatience à servir de fouet à d’autres pour massacrer le Seleyanké issu de la plus grande famille maraboutique du Fouta Djallon, le président de l’UFDG.

Par le doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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GHI (Novotel) : Alpha Condé limoge Asmaou Bah, la DG, et le DGA

24 août 2019 à 20 08 52 08528
Madame Doukouré Asmaou Bah

Dans un décret rendu public ce samedi, 24 août 2019, le président Alpha Condé a limogé les Directrice Générale et Directeur Général Adjoint du Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI), anciennement appelé Novotel, a appris Guineematin.com ce soir au JT de la télévision nationale (RTG).

Mais, le décret du chef de l’Etat ne nomme pas de remplaçant et ne précise pas pourquoi mettre fin aussi brusquement aux fonctions de madame Doukouré Asmaou Bah et de monsieur Mohamed Lamine Camara.

A suivre !

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LFR 2019 : le volet recettes adopté par l’Assemblée nationale

24 août 2019 à 20 08 42 08428
image d’archive

L’Assemblée nationale guinéenne, à la majorité simple des députés, a adopté ce samedi, 24 août, le volet recettes du projet de Loi de Finances Rectificative 2019. Le texte prévoit une augmentation de 2,51% des recettes par rapport aux prévisions initiales, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le rapport de la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération de l’Assemblée nationale, « les recettes révisées sont estimées à 19 816, 67 milliards de francs guinéens contre une précision initiale de 19 332,10 milliards de francs guinéens. Soit une augmentation de 484, 60 milliards de francs guinéens ».

Les recettes fiscales ; les dons, legs et fonds de concours ont connu une baisse par rapport à la Loi de Finances initiale. Le Budget d’Affectation Spéciale (BAS) a connu également une baisse de 45,80 milliards de francs essentiellement due à la baisse des prévisions de recettes minières.

« Pour les autres recettes, l’augmentation de 846,47 milliards de francs provient essentiellement des recettes diverses pour 845,39 milliards de francs. Cette hausse s’explique par l’encaissement de la part qui revient au trésor public de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange pour un montant de 90 millions de dollars US », souligne le rapport.

La Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération du Parlement précise aussi qu’au cours des débats intenses en commissions, en inter-commissions et en plénière avec certains ministres et cadres, « des députés se sont interrogés face aux moins-values constatées dans la mobilisation des recettes notamment : l’impôt sur les sociétés minières, la CFU ; la TVA ; la TARTEL ; la TCT ; l’impôt sur le commerce extérieur et les transactions internationales ; ainsi que les recettes administratives. Une préoccupation demeure également sur la baisse drastique des recettes administratives à raison de la rétention de celles-ci au niveau des ministères et ambassades, en violation des dispositions de la loi ».

En raison de ces manquements, l’Assemblée nationale a formulé quelques recommandations à l’endroit du gouvernement. Il s’agit entre autres, d’accélérer l’application de la loi relative à la gouvernance financière des sociétés et établissements publics et la finalisation du manuel de procédure de gestion des recettes administratives ; Mettre en place une commission nationale des négociations des conventions minières en impliquant tous les acteurs en amont ;

Revoir à la baisse le droit unique d’entrée des matières premières de 6% à 3% ; cela dans le but de préserver la compétitivité de nos entreprises industrielles, relativement à la mise en œuvre du Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, et dans un proche avenir de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC).

A noter que les prévisions budgétaires révisées tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement du solde, sont bâties sur le maintien d’un taux de croissance économique de 5,9% du PIB, d’un taux d’inflation moyen de 8,9%, d’un taux de pression fiscale de 15,6% ainsi que des réserves de la Banque Centrale à un niveau adéquat de trois mois d’importation.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Démembrements de la CENI : l’UFDG veut éviter une fissure au sein de l’opposition

24 août 2019 à 19 07 36 08368

Alors que la mise en place des démembrements de la CENI en prélude aux prochaines législatives provoque des frustrations au sein de l’opposition, l’UFDG veut jouer les sapeurs-pompiers. Le principal parti d’opposition du pays se dit disposé à réduire son quota pour contenter les partis qui se disent lésés dans le partage des places. Cela, afin d’éviter une division qui pourrait être préjudiciable aux adversaires du pouvoir. C’est Cellou Dalein Diallo qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 24 août 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a commencé par souligner que le partage des places fait par l’opposition a respecté entièrement la loi en la matière. « La loi a été claire, la loi a indiqué que chaque parti aura un nombre de représentants proportionnel aux suffrages obtenus dans les différentes localités à l’occasion des dernières élections nationales : présidentielle, législatives et les locales. L’opposition s’est retrouvée, a trouvé un consensus pour adopter une méthodologie de travail. Une commission de 19 personnes a travaillé de la manière la plus rigoureuse, ce qui a donné les résultats dont certains ne sont pas contents », a-t-il rappelé.

Face donc au mécontentement de certains opposants qui dénoncent « un partage inéquitable », le chef de file de l’opposition guinéenne annonce que des concertations sont en cours pour aplanir les divergences. Et selon lui, son parti fera le nécessaire pour éviter une implosion de l’opposition. « L’UFDG se dit disposée à revoir sur ses quotas pour rétrocéder, si nécessaire, à certains en fonction de leurs besoins et des possibilités que nous avons. Je tiens à vous rassurer que ça va bien se passer et la grande majorité de l’opposition est d’accord avec la méthodologie et des résultats obtenu », a dit Cellou Dalein Diallo.

L’opposant en a profité pour évoquer encore une fois le projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et dont l’opposition est catégoriquement opposée. Il s’insurge une campagne de répression et d’intimidation du pouvoir visant tous ceux qui osent dénoncer ce projet dont l’unique objectif, selon lui, est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Faya Milimono a été interpellé, emprisonné, alors qu’il avait reconnu qu’il a fait une erreur et présenté ses excuses. Ils ont dit non, il fallait le condamner. L’autre fois, c’était Sékou Koundouno et Foniké Mengué (deux activistes de la société civile membres du FNDC), maintenant c’est la presse.

Les responsables du groupe Lynx-Lance, M. Souleymane Diallo et Abou Bakr, ont été convoqués, mis en examen pour avoir fait passer quelqu’un qui est contre le 3ème mandat. Le musèlement de la presse indépendante fait partie des stratégies de Alpha Condé pour faire passer la nouvelle constitution ; la répression de ceux qui manifestent contre le 3ème mandat fait partie de la tradition de Alpha Condé. Il a inculqué la haine, il se prépare à faire le forcing. Mais la seule force qui vaille, c’est la force du peuple. Personne ne veut être complice de cet assassinat programmé de notre démocratie », soutient-il.

Pour Cellou Dalein Diallo, l’unique moyen d’empêcher le pouvoir de faire passer ce projet de nouvelle constitution, ce sont les manifestations de rue. C’est pourquoi, il invite ses partisans à se préparer à descendre dans la rue. « Vous savez, le seul recours valable et efficace que nous avons, c’est la mobilisation, c’est la rue, il ne faut pas avoir honte de le dire parce que la rue est autorisée par notre constitution. Lorsque nous ne sommes pas satisfaits, nous avons le droit de nous mobiliser et de prendre la rue, il n’y a pas de gêne, c’est un droit absolu prévu par la constitution.

Donc soyons mobilisés au sein du FNDC pour répondre à tout mot d’ordre lancé par le FNDC, soyez prêts. Je vous invite encore une fois à rester mobilisés et déterminés avec l’esprit de patriotisme parce qu’il s’agit de lutter contre l’assassinat de notre jeune démocratie. Et, l’UFDG à cet égard doit être devant et déterminée », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
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Politique : un an après sa naissance, le MoDeL attend toujours son agrément

24 août 2019 à 19 07 17 08178

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a fêté ce samedi, 24 août 2019, l’an un de sa création. Une cérémonie sobre a été organisée à cette occasion au siège de la formation politique à son siège sis à Kobaya, dans la commune de Ratoma. L’occasion pour les responsables de la formation politique et leurs militants d’échanger sur le fonctionnement du parti, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Même si ce fut une cérémonie officieuse, elle a connu une forte mobilisation. De nombreux militants et sympathisants du MoDeL ont rallié le siège de la formation politique pour prendre part à ce première anniversaire de sa création. Un moment mis à profit pour discuter autour du fonctionnement de ce jeune parti politique. Aliou Bah, le président du parti, en a profité pour présenter le bilan de cette première année d’existence.

Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL)

« C’est un bilan assez satisfaisant au regard de nos ambitions. Nous avons aujourd’hui une quarantaine de fédérations en Guinée et à l’étranger, ça c’est inédit. Et il y a aussi plusieurs activités de formation qui ont été organisées, dont les jeunes ont été bénéficiaires. Nous avons eu même des jeunes qui ont été distingués sur plan international par le fait de leur implication dans le MoDeL et le leadership dont ils font preuve aujourd’hui », s’est réjoui monsieur Bah.

Cependant, l’opposant a regretté le fait que le pouvoir « refuse » jusque-là à agréer sa formation politique. « Si au regard de tout ça, nos autorités restent indifférentes et continuent de nous refuser injustement notre agrément, étant donné que ce parti politique est en train de se positionner comme étant une alternative crédible qui est en train de se construire, ça veut dire qu’ils n’ont aucun respect pour leurs compatriotes, ils n’ont aucun respect pour la loi. Sinon je pense que pour un pays qui veut progresser, en voilà un exemple dont les autres doivent se servir. Et c’est un exemple surtout encourageant », a dit le jeune leader politique.

Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL)

Et, même s’il n’a pas encore pu obtenir son agrément, le MoDeL entend continuer à travailler sur le terrain pour préparer les prochaines élections dans le pays. Des échéances auxquelles la formation politique compte bien participer. « Nous avons en perspective des législatives que nous sommes en train de préparer à travers nos structures locales, parce que nous ambitionnons d’avoir un nombre de députés important. Cela permettra au MoDeL de faire valoir sa vision à l’hémicycle. Au-delà, nous avons un rendez-vous important qui est la présidentielle en 2020, bien entendu le MoDeL compte participer à cette élection », a annoncé Aliou Bah.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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UFR dénonce : ceux qui pillent les richesses de la Guinée finiront mal, « ils marcheront en haillons…»

24 août 2019 à 19 07 03 08038

Le mauvais état des routes guinéennes préoccupe plus d’un et les voix continuent de se faire entendre pour dénoncer l’incapacité du gouvernement à faire face à ce calvaire. A l’Union des Forces Républicaines (UFR) on n’y va pas du dos de la cuillère pour dénoncer cette dure réalité qui pénalise aujourd’hui de nombreux compatriotes. A l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi, 24 août 2019, Saïkou Yaya Barry a cloué au pilori les tenants du pouvoir, incapables de sortir le pays de l’ornière, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

A l’entame de ses propos, Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, a dénoncé le mauvais état des routes ainsi que les promoteurs du 3ème mandat. « Quiconque fait aujourd’hui Coyah-Kindia, Forécariah-Coyah, Gueckédou-Macenta-N’zérékoré, revient ici pour défendre le 3ème mandat, c’est qu’il est idiot, cupide et cynique. L’Etat est incapable de refaire les routes, même devant la Présidence et la Primature… ça on ne peut pas les laisser faire. C’est une question de survie », a fait savoir monsieur Barry.

Par ailleurs, ce responsable de l’UFR a critiqué l’indifférence du président Alpha Condé face à une telle situation. « Le président, il s’en fout de ça. Ce qui l’intéresse, c’est comment monter dans les avions, descendre dans les grands hôtels. Il n’y a pas un président qui a voyagé plus que lui dans ce monde. Si le nombre de billets d’emprunt d’avions était mobilisé, aujourd’hui on aurait eu au moins dix avions », ironise Saikou Yaya Barry.

En outre, le secrétaire exécutif de l’UFR s’en est violemment pris aux « voleurs de la République » qui sont en train de piller les richesses du pays. « Ça ne tolérera pas. Ces gens là seront arrêtés et ligotés ici, leurs biens seront saisis, les guinéens vont vendre ça et ça va profiter aux guinéens parce que c’est de leur argent qu’il s’agit. Pour le moment, ils n’ont qu’à monter et descendre. Mais, je vous le garantis, ils seront arrêtés, ils vont marcher en haillons et avec des tapettes (repose pied) dans ce pays », a-t-il promis.

Parlant du partage des places réservées à l’opposition dans les démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Saikou Yaya Barry a apporté des précisions. « La loi est contraignante, elle a des handicaps qui peuvent atteindre certaines personnes, parce qu’elle ne peut pas satisfaire tout le monde. Mais, nous avons voulu que la loi puisse satisfaire le maximum de personnes. C’est dans ce cadre que nous sommes rentrés dans la négociation. Il revient aux partis politiques qui en ont suffisamment de rediscuter en tenant compte de l’article 8 pour permettre à d’autres partis d’avoir des démembrements à la CENI. C’est ce que propose l’UFR et c’est la logique même qui voudrait ça. J’ai entendu beaucoup dire qu’ils ont été biaisés ou mis à côté. Non. On a tenu des réunions, notamment avec le Bloc Liberal(BL) et le Bloc de l’Opposition Constructive (BOC) et la procédure de calcul a été acceptée par tous les techniciens qui étaient là ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Le PADES à Alpha Condé : « je serai le Mandela de la Guinée…quel est le sort des journalistes aujourd’hui ? »

24 août 2019 à 18 06 52 08528

La clé de répartition des places réservées à l’opposition dans les démembrements de la CENI, le mauvais état des routes, la restriction de la liberté des journalistes sont entre-autres points débattus ce samedi, 24 août 2019, au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire, présidée par Mohamed Diakité, membre du bureau politique national du parti, entouré de ses principaux collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La question du quota alloué aux partis de l’opposition pour les démembrements de la CENI a fait couler beaucoup d’encre et de salive cette semaine. Si certains « petits partis » se sont dits lésés en dénonçant la « gourmandise » de l’UFDG et de l’UFR, ce n’est pas le cas au PADES. Le parti se dit satisfait de ce qu’il a obtenu, qui n’est que la conséquence du combat qu’il a mené en peu de temps.

Selon Mohamed Diakité, « pour ce qui est des démembrements de la CENI, ils ont voulu faire des deals. Mais, avec la détermination de Dr Ousmane Kaba, le PADES a dit Non ! On ne gère pas un Etat dans le business, la Guinée n’est pas une boutique où chacun va venir prendre sa part pour partir. Nous refusons. Et, nous sommes sur le terrain, à l’intérieur du pays, entrain de s’installer partout. Dans ces démembrements de la CENI on classe le parti PADES comme la 4ème force politique de notre pays. En deux ans, on est installé sur toute l’étendue du territoire national. Donc, continuons à nous battre comme ça, puisque les élections à venir, c’est des législatives. Le PADES doit entrer à l’Assemblée Nationale quelque soit ce qu’ils feront ».

Devant le calvaire des guinéens liés au mauvais état des routes, le PADES demande au pouvoir en place de faire le bilan de sa gestion. « Il est l’heure de rendre le papier au peuple de Guinée qui a eu confiance en eux pour leur remettre le pouvoir. Nous sommes dans un pays où tout est à refaire. Quand nous prenons la situation des routes, Conakry-Kindia, il faut mettre plusieurs heures. C’est déplorable et c’est catastrophique », soutient monsieur Diakité.

Sur un autre plan, le président de la séance a dénoncé la misère ambiante, provoquée la volonté de s’accrocher au pouvoir du président Alpha Condé. « Une femme en Guinée aujourd’hui qui vit en dessous de seuil de pauvreté avec moins de 2000 francs guinéens, elle va passer par tous les moyens, elle ne s’en sort pas. Avec les 20 000 FG que lui donne son mari, elle ne peut pas acheter un poisson normal pour nourrir sa famille, même si elle a un sac de riz à la maison. Avec ça, on attend le mois d’août, on se réveille un matin pour apprendre que le prix du carburant a augmenté. Vous savez pourquoi ? C’est parce que le déficit a atteint dans notre pays un niveau intolérable… On introduit la main dans la poche du citoyen pour financer, pour mobiliser des gens dans la forfaiture pour un 3ème mandat. C’est ce qu’ils sont entrain de faire ».

Pour finir, le PADES a dit tout son soutien aux journalistes guinéens, muselés par le Mandela de la Guinée. « Je serai le Mandela de la Guinée, nous disait-on. Mais aujourd’hui, quel est le sort des journalistes ? Ils sont incarcérés, intimidés, condamnés. Le PADES dans tout son ensemble adresse tous ses soutiens aux journalistes. Car ces journalistes méritent le respect, ils méritent d’être accompagnés, parce qu’ils sont la voix des sans voix. Nous les soutiendrons jusqu’à notre dernier souffle », a-t-il martelé.

Alpha Mamadou Diallo avec Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Elhadj Sékhouna Soumah tranche : « il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée »

24 août 2019 à 16 04 53 08538

Vent debout contre le projet « satanique » de nouvelle constitution dont le seul but est de permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se sont rendues chez le Kountigui (autorité morale) de la Basse Côte ce samedi, 24 août 2019. En toile de fond, lui expliquer davantage les raisons de leur combat contre le projet de nouvelle constitution et demander son soutien à leur démarche, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Tanènè Bouramayah.

Les femmes du FNDC se sont rendues en grand nombre au domicile d’Elhadj Sèkhouna Soumah, situé à 100 kilomètres de Conakry. Dans son intervention, madame Camara Hadja Sarangbè Condé, membre des femmes du FNDC, a expliqué l’objectif de leur visite chez le chef coutumier de la Basse Guinée.

madame Camara Hadja Sarangbè Condé, membre des femmes du FNDC

« Nous allons faire le tour de tous ceux qui peuvent parler au nom du peuple de Guinée. Nous sommes là aujourd’hui, pour dire que nous, nous ne sommes pas pour le tripatouillage de notre constitution. Le président Alpha Condé a été élu sur la base de cette constitution, alors ce n’est pas à la fin de son dernier mandat qu’on peut changer cette constitution. Nous femmes du FNDC, nous disons non et non. Et, les raisons profondes sont là. Ce sont les femmes qui souffrent en Guinée. Nous constituons 52% de la population guinéenne.

Et, le gros lot des charges repose sur les épaules des femmes guinéennes. Regardez l’état de nos routes, l’état de nos routes est piteux. Regardez comment nos villes croulent sous les ordures, et les ordures tuent. Regardez nos enfants qui ont terminé les études et qui n’ont pas de débouchés, ils ont perdu tout espoir. Et la conséquence c’est quoi ? Il y en a qui se jettent à la mer pour aller se chercher, comme on le dit, en Europe. Nous en avons marre », a-t-elle dit.

Selon cette dame du FNDC, la Guinée a toutes les potentialités pour se développer. Mais à cause de la mauvaise gouvernance, le développement tarde à venir. « Ce pays à toutes les potentialités, il suffit d’une bonne politique et d’un bon gouvernement pour que nous sortions de l’ornière », soutient-a-t-elle.

Aïcha Barry, membre du FNDC

Abondant dans le même sens, Aïcha Barry, également membre du FNDC, a dit que le président « Alpha Condé a échoué, ses deux mandats ont été un échec. Il doit au-moins le reconnaitre et sortir par la grande porte. Nous savons qu’ils sont en train de partager des habits chez Baïdy Aribot (2ème vice-gouverneur de la Banque centrale). Ils veulent se retrouver au palais du peuple pour parler au nom de toutes les femmes de Guinée. Nous ne sommes pas d’accord. S’ils sortent à 7 heures du matin, à 6 heures ils nous trouveront sur leur route. Les sachets noirs remplis d’argent de nos compatriotes qu’ils sont en train de donner aux femmes chez Baïdy Aribot, nous sommes au courant de tout. S’ils sortent à 7 heures, ils nous trouverons devant eux. S’ils veulent, ils n’ont qu’à nous gazer, s’ils veulent ils n’ont cas nous tuer, on n’a pas peur », a-t-elle prévenu.

Dans son discours réponse, Elhadj Sekhouna Soumah a exprimé sa joie de recevoir ces femmes. Selon lui, l’actuelle constitution doit être impérativement respectée. « Ce que je vais vous dire, que tu sois président de la République, que tu sois un chef religieux, que tu sois un milliardaire, tout le monde doit se soumettre à l’autorité de la loi. La loi a dit deux mandats, on doit respecter les deux mandats. Il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée.

Aux Etats Unies, la constitution a parlé de deux mandats, leur constitution a été votée il y a plusieurs années. Et depuis, aucun président n’a accepté de la violer. La Guinée ne doit pas faire exception à cela. Nous sommes tous régis par cette constitution. Et elle dit que c’est un mandat renouvelable une seule fois. Tu as fait deux mandats, ça fait 10 ans. Donc, tu dois quitter pour laisser la place à celui que les Guinéens choisiront », a-t-il expliqué, faisant référence au président Alpha Condé.

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Poursuivant, le Kountigui de la Basse Côte a dit qu’il soutient les femmes du FNDC dans leur démarche. Selon lui, les Guinéens souffrent et il est temps qu’on ait un autre président après 2020. « Il se dit que les Guinéens souffrent. Oui, c’est vrai, les Guinéens souffrent énormément. Certains continuent à nous mentir en disant que le pays est en train de se développer. C’est faux. J’ai entendu vos cris de cœur. Je vous soutiens dans vos démarches parce que vous dites la vérité. Je ne suis pas politique, je ne parle même pas avec les politiques. Mais j’avoue que les Guinéens souffrent. Si mes propos fâchent quelqu’un, c’est son affaire (…)

Je dis encore une fois encore, que ceux qui vont prendre de l’argent et qui font croire à Alpha Condé qu’il pourrait changer la constitution le fatiguent. Parce qu’il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée. C’est lui-même qui a juré devant le peuple de Guinée qu’il va respecter et faire respecter la loi. Et cette loi, c’est la constitution. Donc, il doit quitter après son second et dernier mandat », a tranché Elhadj Sékhouna.

De Tanènè Bouramayah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tentative de déstabilisation de la section RPG 2 de Télimélé ? Cherif Bachir Haidara dénonce

24 août 2019 à 15 03 52 08528
Chérif Bachir Haidara, secrétaire général de la section du RPG Télimélé 2
Chérif Bachir Haidara, secrétaire général de la section du RPG Télimélé 2

Depuis longtemps, une crise sans précédent mine deux sections du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) dans la commune urbaine de Télimélé. Une tentative d’unification des sections de Télimélé 1 et de Télimélé 2 en une fédération au niveau local est à la base de la discorde entre les deux camps, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Face aux multiples péripéties rencontrées par les différents acteurs dans la mise en œuvre de cette initiative et pour pérenniser la cohésion au sein du parti au pouvoir, l’affaire est restée longtemps en suspens.

En effet, une nouvelle faisant état du limogeage de Chérif Bachir Haidara, secrétaire général de la section RPG de Télimélé 2, s’est propagée dans la cité comme une traînée de poudre. Cette rumeur a été colportée après une réunion tenue dans la journée d’hier vendredi, 23 août 2019, au siège de la première section avec des missionnaires venus de Conakry.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com sur le sujet, Chérif Bachir Haidara, le principal concerné dans cette affaire, dit ne pas être inquiet et accuse un certain Foumba Touré d’être à l’origine de ce qu’il qualifie de manœuvres. « Il y a effectivement eu tentative de déstabilisation de la section de Télimélé 2 pour parachever les œuvres de Foumba Touré, missionnaire technique du RPG qui vient souvent à Télimélé. Dans le but de restructurer le parti, Foumba Touré a inscrit Ibrahima Sory Keita à la tête de la section Est et Mamadou Dian Baldé à la tête de la section Ouest et il a déposé les documents à Conakry. Nous avons écrit à Conakry pour protester, et Conakry l’a instruit de venir installer la section 2 comme il a fait avec la première section. Mais, Foumba Touré persistait toujours pour que je sois remplacé et c’est ainsi que nous sommes allés à Conakry où nous avons rencontré le bureau politique national qui nous a entendu et nous a donné satisfaction et nous sommes revenus ragaillardis », a expliqué Chérif Bachir Haidara.

Parlant de ce qui s’est produit hier vendredi, son « remplacement », Chérif Bachir Haidara dit ne pas se sentir menacé par ces « manœuvres ». « Avant-hier, pendant que j’étais dans mon village à Sokoliba, une mission est venue de Conakry et a tenu une réunion avec certains du RPG. Ils ont sorti des documents disant qu’on m’a remplacé par Mamadou Dian Baldé. Après un échange avec certains cadres du bureau politique national et même avec les missionnaires, ces derniers ont dit que désormais, ils n’ont aucun interlocuteur de la section 2 que moi Cherif Bachir Haidara. Je ne me sentirais pas menacer parce que ceux qui doivent me menacer, c’est les fils de Télimélé, pas les autres. Je suis le secrétaire général de la section 2, c’est moi qui ai amené le RPG de 5% à 35% à Télimélé pendant les élections. J’en suis fier », a-t-il laissé entendre.

Joint au téléphone, le missionnaire venu de Conakry, un certain Keita, n’a pas voulu faire de commentaires sur la question.

A suivre!

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Bantama Sow flingue : « l’UFDG n’est pas un parti politique, Cellou ne verra jamais Sékhoutouréyah »

24 août 2019 à 15 03 39 08398

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 août 2019, Sanoussy Bantama Sow a parlé de Cellou Dalein Diallo et l’UFDG. Et comme d’habitude, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a tiré à boulets rouges sur le principal opposant au régime Alpha Condé et sa formation politique, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Cellou est venu en politique par accident. Il était du PUP, il fait partie de ceux qui ont fait la promotion de la modification de la constitution en 2001. Il vise aujourd’hui autre chose parce qu’il a la maladie, il ne voit que Sékhoutouréyah, mais il ne verra jamais Sékhoutouréyah. Je parle de ça en réponse, parce que certains qui sont venus en politique par accident veulent écraser les combattants de la démocratie, les combattants de la liberté », a déclaré ce responsable du parti au pouvoir.

Le ministre ajoute que « l’UFDG n’est pas un parti politique, c’est une société de famille. C’est l’UFDG de Cellou et de Halimatou (épouse de Cellou Dalein, ndlr) seulement. Pour eux, ils peuvent faire croire aux gens que le RPG est un parti malinké ; pour eux, n’importe quel peul qui milite dans un parti au Fouta est un traitre… Depuis l’avènement de la société de Cellou en politique en Guinée, on fait la politique autrement. C’est des injures sur les réseaux sociaux, c’est des menaces de mort, c’est des violences. Mais, Cellou et sa société doivent savoir que la récréation est terminée ».

Sanoussy Bantama Sow enfonce le clou en accusant Cellou Dalein et l’UFDG d’avoir orchestré la dernière grève des enseignants guinéens. « Les gens ont pensé qu’en poussant les Soumah SLECG d’appeler les enseignants à la grève, c’était de mettre à genoux le régime Alpha. Et en ce moment, on avait dit aux gens partout au Fouta : ne mélangez pas la politique et la formation de vos enfants. L’éducation de nos enfants n’est pas politique parce que demain en Guinée, ça sera l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, Cellou et sa société ont pensé qu’en finançant les enseignants, en les poussant à aller en grève, c’était de mettre le régime au mur. Aujourd’hui voilà, après les examens, ce sont les méritants qui sont passés. Au même moment, où se trouvent la famille de Cellou et sa société ? Donc les gens doivent voir, ne pas mélanger ce qui n’est pas à mélanger. Heureusement, le peuple est en train de comprendre. Au fur et à mesure que nous sommes en train d’avancer, Cellou et sa société sont en train de prendre la direction de la poubelle, la poubelle de l’histoire », a laissé entendre le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Manque d’électricité à Kankan : à quand la fin du calvaire pour les citoyens ?

24 août 2019 à 12 12 01 08018

Malgré plusieurs efforts consentis par le gouvernement pour améliorer la desserte en courant électrique, les citoyens de la commune urbaine de Kankan ne notent aucune amélioration dans le service rendu. Interrogés par le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture, nombre d’entre eux exigent une desserte quotidienne et concomitante du courant électrique dans les différents ménages.

Les délestages et autres coupures du courant électrique dans la commune urbaine de Kankan, surtout à cette période de saison pluvieuse, continuent d’intriguer la population. La venue de plusieurs groupes électrogènes de Conakry et d’experts venus pour dépanner les groupes en panne n’a pas réussi à inverser la tendance. Une situation que dénoncent de nombreux habitants de Kankan qui n’en peuvent plus de ce rationnement.

Lancinè Bérété, domicilié au quartier Kabada 1, se dit déçu du problème auquel est confrontée la région de Kankan. « Personnellement, je suis déçu parce que ça fait longtemps que la région de Kankan est confrontée à ce même problème de courant. Et jusque-là, ils ne font que tenir des fausses promesses à la population. Pour que Kankan ait le courant normalement, il faut qu’il y ait un petit barrage hydroélectrique, par exemple faire celui de Kogbèdou. Avec ça, Kankan aura le courant convenablement », pense-t-il.

Selon Mariam Keita, couturière de profession, rencontrée au rond-point Komarala, les citoyens de Kankan méritent le courant parce qu’ils payent plus que n’importe qui les factures d’Electricité de Guinée (EDG). « La meilleure solution, c’est de construire des barrages hydroélectriques. Prenez l’exemple sur Bamako, il n’y a pas de coupure de courant ni de l’eau d’ailleurs. Là-bas, ils payent bien les frais du courant. En Guinée aussi, le courant est bien payé, surtout à Kankan. Ici, les factures sont mieux payées qu’à Conakry, nous sommes tous avec nos compteurs. Celui qui ne paye pas pendant deux mois, ils viendront couper l’intéressé. Alpha Condé doit avoir pitié de nous, Kankan est la deuxième capitale », a-t-elle rappelé.

Poursuivant, Mariam Kéita explique son désespoir sur la suite du vol de carburant survenu à la centrale thermique d’EDG à Kankan, et apporte son soutien aux jeunes dans leur bras de fer avec les responsables de la Guinéenne d’Electricité. « On n’a pas d’espoir parce qu’il y a trop de voleurs là-bas. Quelque soit ce qui sera fait, ils vont voler, c’est leur nature. Celui qui est en prison comme ça pour le vol du carburant, doit rester là-bas pour que les autres prennent exemple sur lui. Et puis, nous sommes tous avec les jeunes qui se battent pour l’amélioration du courant. Mais, s’ils ne respectent pas leur parole, on sortira pour marcher », met en garde la couturière.

En séjour dans la région de Kankan pour les vacances, le jeune Sékhouna Camara exprime lui aussi son ras- le-bol. « Ce qu’EDG fait n’est pas bon, ils refusent de respecter leur parole. Ils avaient promis qu’ils allaient nous donner le courant de 18 heures à 8 heures, mais ils ne font pas ça. Ils ont menti aux jeunes. Actuellement, le courant vient à partir de 18 heures et puis il s’en va à 00 heure. Nos téléphones sont déchargés tous les jours. Depuis qu’ils ont reçu les clefs d’EDG, ils ne font que de la pagaille ».

Les jeunes de Kankan, qui avaient annoncé leur volonté de fermer EDG, ont accepté une trêve pour donner du temps aux experts venus pour faire face au problème. Il reste à savoir s’ils parviendront à relever ce défi.

De Kankan, Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Conakry : des acteurs syndicaux à l’école du Comité d’Analyse et de Recherche Syndicale

24 août 2019 à 11 11 33 08338

Ils sont au nombre de douze (12) syndicalistes, issus du Comité d’Analyse et de Recherche Syndicale (CARES-Guinée), qui viennent d’être outillés sur plusieurs thématiques liées à la vie syndicale. Ce 3ème séminaire national de formation, initié par l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG, a pris fin hier vendredi, 23 août 2019 à Conakry, au siège du Conseil Economique et Social, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Entamé le lundi dernier, ce séminaire de formation de cinq jours a été organisé sur financement de l’Agence Française de Développement (AFD). Il avait pour thème « la consolidation de la pérennisation du CARES-Guinée par la formation de nouveaux membres issus des organisations parties prenantes et le renforcement de l’apprentissage ».

Lawson Body Boèvi Kouglo, coordonnateur général du projet CARES

La cérémonie de clôture a été présidée par Lawson Body Boèvi Kouglof, membre de la CSI-Afrique (Confédération Syndicale Internationale) et coordonnateur régional du projet CARES. Il a mis l’occasion à profit pour revenir sur les principaux objectifs du projet CARES. « Le Comité d’Analyse et de Recherche Syndicale est une structure syndicale mise en place pour renforcer la capacité de recherche et d’intervention dans le dialogue sur les questions de développement économique et social au sein des pays francophones affiliés à cette organisation ».

Par ailleurs, monsieur Lawson Body Boèvi Kouglof a expliqué la démarche de l’inter-centrale CNTG-USTG dans le cadre de ce séminaire. « En Guinée, l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG a identifié trois domaines prioritaires: le premier domaine, c’est comment étendre la protection sociale aux acteurs de l’économie informelle. Le deuxième, c’est comment contribuer à l’amélioration de la gouvernance budgétaire. Le budget est un outil important pour le suivi des actions en matière de politique économique et sociale et de développement. Donc, les syndicats doivent disposer d’une capacité pour pouvoir contribuer au suivi budgétaire, pour faire en sorte que les questions, je dirai, de transparence budgétaire de la gestion des ressources publiques soient une réalité. Le troisième domaine sur lequel travaillent les syndicats, c’est la promotion des RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et des droits syndicaux et humains dans les filiales des multinationales ».

Sacko Karifa, coordonnateur du CARES-Guinée

De son côté, le coordonnateur du CARES-Guinée, Sacko Karifa, a fait savoir que ce séminaire de formation du CARES-Guinée « nous servira à plus d’un titre, car il comporte trois missions, à savoir : premièrement, la consolidation et la pérennisation ; deuxièmement, le renforcement de l’appropriation, le protocole qui nous lie à nos partenaires. Cette appropriation sera comprise par les deux centrales syndicales CNTG et USTG. Troisièmement, l’aboutissement à une feuille de route qui relèvera toutes les actions phares et fortes qui seront réalisées sous peu de temps et sont utiles à l’évaluation externe du projet ».

Mme Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG
Mme Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG

Pour sa part, madame Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG (Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée) et, va lancer un appel aux jeunes leaders syndicaux qui sont appelés à prendre la relève. « Les jeunes syndicalistes ne peuvent faire le syndicalisme sans la formation et on ne peut parler du Comité d’Analyse et de Recherche Syndicale sans connaître réellement ce que c’est que le syndicat. L’appel que nous lançons, c’est de dire aux jeunes de s’intéresser au syndicalisme. Le syndicalisme classique qu’on connaissait à travers le monde, y compris la Guinée, c’est du syndicalisme de revendication à tout moment, alors qu’aujourd’hui, nos partenaires au niveau international, la CSI-Afrique, la CSI internationale parlent du syndicalisme de développement et de participation. On ne peut parler du syndicalisme de développement et de participation sans connaître les différents piliers du syndicalisme », a laissé entendre la trésorière du CARES-Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225

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Promotion du genre, égalité des sexes… Les femmes parlementaires font le point de leurs actions

24 août 2019 à 10 10 20 08208
Dr Zalikatou Diallo, députée (RPG-AEC) et Secrétaire générale du FOFPAG

La retraite annuelle du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée (FOFPAG) a pris fin hier, vendredi 23 août 2019, à Coyah. Organisé par le FOFPAG en partenariat avec le PNUD et l’ONU-Femmes, sur financement du gouvernement du Canada, cet atelier de deux jours (23 et 24 août) avait pour objectif de faire le bilan annuel des actions réalisées par l’organisation et de parler des perspectives, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Hon. Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée (UFDG) et présidente du FOFPAG

Parlant du bilan, l’honorable Hadja Fatoumata Binta Koundara Diallo, présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, a indiqué qu’il est hautement positif. « Vous savez, le FOFPAG a été créé le 10 mai 2016. La présidence est tournante entre les deux mouvances : la mouvance RPG et l’Opposition. C’est l’UFDG qui a pris pendant deux ans et quelques mois. Ce que je peux dire sur ça, c’est que le bilan a été très positif. Pourquoi ? Premièrement, nous avons réussi à fédérer les femmes.

C’est-à-dire les femmes des partis politiques, les ONG et le Forum des Femmes Parlementaires. C’est ce qui nous a permis à faire voter la loi, le code civil qui était dans les tiroirs depuis 27 ans. Et, nous avons réussi aussi à faire voter la loi sur la parité. Mais, tout cela a été rendu possible grâce aux ONG féminines. Nous avons travaillé avec les femmes des partis politiques, nous avons fait des tournées à l’intérieur du pays : nous avons fait deux fois les 33 préfectures, nous avons fait les 5 communes de Conakry pour la sensibilisation. Dire aux femmes que nous représentons 52% de la population, donc nous devons nous prendre en charge », a-t-elle expliqué.

De son coté, Dr Zalikatou Diallo, secrétaire générale du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée et députée au Parlement panafricain s’est réjouie du travail qui a été fait durant ces 5 années. Selon elle, l’heure est à la pérennisation de ces acquis. « Avec tous les 5 années passées comme secrétaire générale du FOFPAG et toutes ces 26 femmes qui ont milité au sein de ce forum, nous avons acquis beaucoup d’expériences. Parce que nous avons été formés en leadership, genre et équité, la technique de communication de masse.

Nous avons acquis beaucoup d’expériences en termes de plaidoyer et de lobbying à travers tout le pays et au niveau de tous les acteurs concernés par l’accroissement de la représentativité des femmes au niveau des instances de prise de décision et des instances politiques. C’est pourquoi nous avons tout fait pour avoir cette loi sur la parité qui a été adoptée à l’Assemblée nationale. Nous avons beaucoup d’objectifs pour pérenniser les actions du forum, cela même au-delà de cette législature pour pouvoir toujours continuer à mettre notre savoir-faire à la disposition de la gent féminine guinéenne, afin que la dimension genre soit prise en compte dans toute la République », a-t-elle indiqué.

Boubacar Bah, expert du PNUD

Boubacar Bah, expert du PNUD, quant à lui, a indiqué que son institution, dans le cadre de l’appui à l’Assemblée nationale, soutient depuis 5 ans les actions du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée. Selon lui, la démarche vise « à permettre la prise en compte des questions du genre et l’égalité des sexes. C’est pourquoi les femmes députées à l’Assemblée nationale ont été pour un premier temps formées sur la question. Et, elles ont décidé de mettre en place cette structure qu’elles ont appelé Forum des Femmes Parlementaires, dont la vocation n’est autre que favoriser la prise en compte du genre dans le travail parlementaire.

Faire en sorte qu’au niveau de leurs formations politiques, qu’elles puissent soutenir la prise en compte des questions du genre et de l’égalité notamment l’accès des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision. Mais aussi, œuvrer dans le cadre national à ce que des ONG et autres structures traitant les mêmes questions qu’elles, puissent se coordonner, avoir des synergies et complémentarités de manière à ce que l’agenda du genre soit poussé dans le pays », a dit monsieur Bah.

De retour de Coyah, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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