La clé de répartition des places réservées à l’opposition dans les démembrements de la CENI, le mauvais état des routes, la restriction de la liberté des journalistes sont entre-autres points débattus ce samedi, 24 août 2019, au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire, présidée par Mohamed Diakité, membre du bureau politique national du parti, entouré de ses principaux collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La question du quota alloué aux partis de l’opposition pour les démembrements de la CENI a fait couler beaucoup d’encre et de salive cette semaine. Si certains « petits partis » se sont dits lésés en dénonçant la « gourmandise » de l’UFDG et de l’UFR, ce n’est pas le cas au PADES. Le parti se dit satisfait de ce qu’il a obtenu, qui n’est que la conséquence du combat qu’il a mené en peu de temps.

Selon Mohamed Diakité, « pour ce qui est des démembrements de la CENI, ils ont voulu faire des deals. Mais, avec la détermination de Dr Ousmane Kaba, le PADES a dit Non ! On ne gère pas un Etat dans le business, la Guinée n’est pas une boutique où chacun va venir prendre sa part pour partir. Nous refusons. Et, nous sommes sur le terrain, à l’intérieur du pays, entrain de s’installer partout. Dans ces démembrements de la CENI on classe le parti PADES comme la 4ème force politique de notre pays. En deux ans, on est installé sur toute l’étendue du territoire national. Donc, continuons à nous battre comme ça, puisque les élections à venir, c’est des législatives. Le PADES doit entrer à l’Assemblée Nationale quelque soit ce qu’ils feront ».

Devant le calvaire des guinéens liés au mauvais état des routes, le PADES demande au pouvoir en place de faire le bilan de sa gestion. « Il est l’heure de rendre le papier au peuple de Guinée qui a eu confiance en eux pour leur remettre le pouvoir. Nous sommes dans un pays où tout est à refaire. Quand nous prenons la situation des routes, Conakry-Kindia, il faut mettre plusieurs heures. C’est déplorable et c’est catastrophique », soutient monsieur Diakité.

Sur un autre plan, le président de la séance a dénoncé la misère ambiante, provoquée la volonté de s’accrocher au pouvoir du président Alpha Condé. « Une femme en Guinée aujourd’hui qui vit en dessous de seuil de pauvreté avec moins de 2000 francs guinéens, elle va passer par tous les moyens, elle ne s’en sort pas. Avec les 20 000 FG que lui donne son mari, elle ne peut pas acheter un poisson normal pour nourrir sa famille, même si elle a un sac de riz à la maison. Avec ça, on attend le mois d’août, on se réveille un matin pour apprendre que le prix du carburant a augmenté. Vous savez pourquoi ? C’est parce que le déficit a atteint dans notre pays un niveau intolérable… On introduit la main dans la poche du citoyen pour financer, pour mobiliser des gens dans la forfaiture pour un 3ème mandat. C’est ce qu’ils sont entrain de faire ».

Pour finir, le PADES a dit tout son soutien aux journalistes guinéens, muselés par le Mandela de la Guinée. « Je serai le Mandela de la Guinée, nous disait-on. Mais aujourd’hui, quel est le sort des journalistes ? Ils sont incarcérés, intimidés, condamnés. Le PADES dans tout son ensemble adresse tous ses soutiens aux journalistes. Car ces journalistes méritent le respect, ils méritent d’être accompagnés, parce qu’ils sont la voix des sans voix. Nous les soutiendrons jusqu’à notre dernier souffle », a-t-il martelé.

Alpha Mamadou Diallo avec Aissatou Sow pour Guineematin.com

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