Inondations de Coyah : « on a recensé 43 ménages pour 333 personnes »(Préfet)

23 août 2019 à 21 09 45 08458

Plusieurs secteurs du quartier Laminayah, dans la commune urbaine de Coyah, ont été victimes d’inondation suite aux pluies diluviennes d’avant-hier mercredi, 21 août 2019. Il n’y a pas eu de pertes en vie humaines, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés. Malgré les promesses d’aide du gouvernement, les sinistrés n’ont jusque là rien vue et vivent dans la précarité, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La forte pluie qui s’est abattue sur Coyah et ses environs le mercredi dernier a provoqué de fortes inondations. Les victimes, dont la plupart des biens ont été emportées par les eaux, gagnent difficilement à manger aujourd’hui.

Elhadj Laye Souaré, enseignant en service à la DPE de Coyah et victime

Selon Elhadj Laye Souaré, enseignant en service à la DPE de Coyah et victime de cette inondation, c’est le lit du fleuve Sarinka qui a débordé. « Il y a eu abondance d’eau. Nous sommes alignés au cours d’eau. Quand le fleuve a inondé, sincèrement ça a débordé et l’eau est venue rentrer en grande quantité dans nos maisons. J’ai été obligé de monter sur la passerelle avec ma famille. Quand la première vague est descendue, j’ai fermé les portes de la maison. C’est seulement avec l’aide du préfet et des bonnes volontés qu’on a pu traverser avec des cordes pour certains et d’autres ont été transportés par les jeunes. (…). Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais j’ai presque tout perdu : les meubles, les habits et consorts, tout est gâté. Le gouvernement nous a promis de l’aide, mais on n’a rien vu d’abord. Moi, j’ai à ma charge 12 personnes. Mais, j’avoue que c’est dur », a-t-il expliqué.

Mamadou Saliou Mansaré, victime de cette inondation

Mamadou Saliou Mansaré, biologiste, paralytique suite à un AVC, a aussi été victime de cette inondation. Domicilié à Laminayah centre, il dit avoir eu la vie sauve grâce à l’aide des personnes de bonnes volontés. « On est resté ici, on a constaté le petit matin que l’eau était en train de remonter. Vers le soir maintenant, l’eau est entrée en force dans ma maison et vous constatez de vous-mêmes les dégâts. Moi qui suis malade, les gens m’ont aidé à être de l’autre côté de la rive. Donc, ma famille et moi-même avons été transportés derrière la rive. J’avais des consommables de laboratoire, mon ordinateur, tout a été emporté. Il y avait aussi une quantité importante de sable derrière ici, parce qu’on avait un projet de construction d’annexes ici, tout a été emporté par l’eau. Le gouvernement nous a promis de l’aide, mais on n’a rien vu d’abord. C’est seulement hier matin que la commune nous a envoyés le petit déjeuner : deux pains et un peu de sucre. Aujourd’hui, on n’a presque rien. Si le gouvernement pouvait concrétiser son aide, ça allait nous aider. On ne s’attendait pas à ce qui nous est arrivés, on n’a même pas à manger aujourd’hui», a-t-il fait remarquer.

Mariam Camara, mère de quatre enfants, domiciliée aussi à Laminayah,
Mariam Camara, mère de 4, domiciliée aussi à Laminayah et victime

Même triste sort pour Mariam Camara, mère de quatre enfants, domiciliée aussi à Laminayah, qui dit avoir tout perdu dans cette inondation. Elle demande l’aide des bonnes volontés. « On a perdu beaucoup de choses, surtout les documents. Mes documents, ceux de mon mari et de mes enfants, ont tous été emportés par l’eau. (…) Là où je suis, je souffre. On n’a rien à la maison comme manger : le riz est gâté, les habits de mes enfants, tout est foutu. J’ai appris que le gouvernement veut nous aider, mais on n’a rien vu d’abord. Je me sens vraiment triste. J’ai quatre enfants et cinq autres protégés sous mon toit. Mais, on n’a plus rien à la maison », a laissé entendre la malheureuse.

Dr. Ibrahima Barboza Soumah, préfet de Coyah

Le préfet de Coyah, Dr Ibrahima Barboza Soumah, est conscient de la situation que vivent les sinistrés. Il rassure que des dispositions ont été prises pour assister les victimes et procéder à leur déguerpissement de ces endroits à risque pendant cette saison hivernale. « Après avoir sauvé nos concitoyens d’une mort certaine, nous sommes en train de recenser le nombre de ménages impactés, le nombre de personne dans les ménages, et les populations affectées. Parce que vous comprendrez que tous ceux qui logeaient sur la rive gauche de Sarinka devraient être délogés. Il fallait comme première préoccupation leur trouver des abris. Ce sont ces concitoyens qui accueillent ceux qui sont les affectés par l’inondation. Nous sommes en train de les recenser. Jusqu’hier soir, les équipes de recensement ont pu recenser nommément 43 ménages pour 333 personnes d’abord. C’est après ce recensement que l’assistance commencera à tomber. Nous avons décidé qu’à 20 mètres du marigot, des deux côtés, qu’il n’y ait aucune vie humaine jusqu’après la saison pluvieuse », a-t-il annoncé.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un cortège de mariage fait un mort et une vingtaine de blessés

23 août 2019 à 19 07 20 08208

Un mini bus qui faisait partie d’un cortège de mariage s’est renversé ce vendredi, 23 août 2019, dans la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). L’accident a causé la mort d’une personne et plusieurs autres ont été blessées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Un moment de joie et de fête qui se transforme en tristesse et désolation. C’est à cela que l’on a assisté ce vendredi à Siguiri. De nombreux citoyens qui rentraient d’une cérémonie de mariage à Kolita, localité relevant de la sous-préfecture de Doko, ont été victimes d’un accident de la circulation. C’est un mini bus dans lequel ils se trouvaient qui s’est renversé alors qu’ils quittaient Kolita pour la commune urbaine de Siguiri.

« On était partis à une cérémonie de mariage à Kolita. Après le mariage, nous nous sommes embarqués pour rentrer. Nous, nous étions devant et le bus qui est tombé était derrière nous, le chauffeur du bus voulait nous dépasser. C’est dans cette manœuvre que le véhicule s’est renversé et les pneus se sont retrouvés en l’air. Je ne connais pas le nombre exact de blessés parce qu’il y avait beaucoup de personnes dans le bus, mais je sais qu’il y a eu un mort », a expliqué un témoin qui a parlé sous anonymat.

Juste après l’accident, les passagers du mini bus ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Selon Dr Balla Keïta, le responsable des urgences du centre hospitalier, un jeune homme a été tué et 18 autres personnes ont été blessées dans l’accident. « Nous avons reçu plusieurs accidentés, dont un qui a trouvé la mort et 18 blessés. Parmi ces 18, il y a 3 cas graves qui ont été évacués à Bamako », a dit le médecin.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Remplacement d’une commission de recrutement à la SAG : les précisons du préfet de Siguiri

23 août 2019 à 19 07 14 08148

Depuis deux jours, le bloc administratif de Siguiri est envahi par des jeunes à la quête d’emploi. Une société sous-traitante de la Société Aurifère de Guinée (SAG) a lancé un appel d’offres pour le recrutement de 72 ouvriers spécialisés en conduite d’engins lourds, de soudeurs et autres. Mais, le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, a remplacé la première commission de recrutement. Interrogé ce vendredi 23 août 2019, l’officier en a donné les raisons au micro du correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats au recrutement à Mota- Engil, une société sous-traitante de la SAG, ont envahi le bloc administratif de la préfecture pour le dépôt de leurs dossiers de candidature. Pour les soixante douze (72) places disponibles, nous comptons déjà plus de deux mille (2000) postulants.

Selon le préfet, le Colonel Moussa Condé, « c’est un recrutement qui concerne des ouvriers spécialisés. Avant, c’est la SAG, la société mère, qui recrutait pour ses société sous-traitantes. Mais, il a été constaté que ces sociétés sous-traitantes abandonnent les gens après leur contrat. C’est ce qui provoquait des problèmes. Maintenant, c’est les sous-traitants qui recrutent directement ».

Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Par ailleurs, le préfet a apporté des précisions sur les postes à pourvoir. « Cette fois, ce Mota-Engil qui recrute des ouvriers, mais des spécialistes : les conducteurs des engins lourds, les opérateurs de bulles, des gradeurs, des techniciens de flotte, des soudeurs…raison pour la quelle les diplômes et les attestations ont été demandés ».

En outre, le préfet de Siguiri a confirmé cette ruée des jeunes à la recherche d’emploi vers le bloc administratif avant d’expliquer les raisons du remplacement de la commission de recrutement. « Aujourd’hui, nous constatons un envahissement total. Nous n’allons rejeter aucun dossier, mais le test sera organisé par la société elle-même. Nous, nous recevons les dossiers. Mais c’est la société qui organise son test. Je suis venu trouver une commission de recrutement, mais elle n’était plus crédible. C’est pourquoi j’ai remplacé cette commission par des cadres de la préfecture. Quand les résultats seront publiés, les candidats doivent comprendre dès maintenant, si tu n’as pas la qualification demandée, il serait mieux de te retirer », a conseillé l’officier.

En attendant, les jeunes candidats et autres anciens travailleurs compressés passent la nuit au bloc administratif préfectoral pour le dépôt de leurs dossiers.

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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Naufrage au port de pêche de Boulbinet : le corps d’un des deux pêcheurs retrouvé

23 août 2019 à 19 07 06 08068

Les victimes des pluies diluviennes de cette semaine se multiplient en Basse Côte. Mohamed Yansané et Fodé Saidou, deux pêcheurs du débarcadère de Boulbinet, dans la commune de Kaloum, étaient portés disparus depuis 48 heures en mer. Le corps de Mohamed Yansané, retrouvé aux larges de Dubréka, a été ramené ce vendredi, 23 août 2019, au port de pêche de Boulbinet alors que le second reste introuvable, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’arrivée du corps de Mohamed Yansané ce vendredi, une marée humaine a envahi le port de pêche de Boulbinet. Parents de la victime, autorités maritimes, amis et collaborateurs, sont venus en grand nombre sur les lieux.

Abdoulaye Camara, vice-président du port de Boulbinet

C’est au milieu de cette foule très émue que le vice-président du port, Abdoulaye Camara, a expliqué les circonstances dans lesquelles ces pêcheurs ont trouvé la mort. « J’ai eu l’information hier jeudi à 16 heures par le propriétaire de la barque. Il m’a dit que sa barque qui s’appelle Dieu Merci a fait un naufrage et deux pêcheurs sont morts. Mais présentement, il y a eu deux rescapés qui sont au port de pêche artisanale de Yattagui, à Dubréka. Directement, nous sommes allés à la gendarmerie maritime. Nous avons fait la déclaration. Et nous avons téléphoné avec un des rescapés qui se trouve présentement à Yatagui. Ce dernier nous a dit qu’ils étaient au nombre de 4 dans la barque. Et aux environs de 14 heures, il y a eu des mouvements des vagues dans la mer. Directement, un a disparu avec les vagues. Les trois qui restaient se sont accroché à la caisse flottante de la barque. Cette caisse les a transportés à une longue distance. De 14 heures à 19 heures ils sont accrochés à cette caisse. Parmi ces trois personnes aussi, un n’a pas pu supporter. Il s’appelle Fodé Saidou. Lui aussi il a laissé la caisse. C’est ainsi que les deux qui restaient ont été transportés par la caisse jusqu’au quai de Yattagui. Là aussi, ils sont restés dans la boue jusqu’au matin. Et le matin, les villageois les ont trouvés, ils ne savaient même pas où ils étaient. Ils ont été conduits dans le district de Yattagui. Nous avons été interpellés par les responsables du district et on a pu causer un peu. Présentement, les deux rescapés sont sous la responsabilité du chef de port de Dubréka ville. Ils seront à Conakry sous peu de temps », a narré le vice-président du port de Boulbinet.

Capitaine Claude Abloque du commissariat urbain de Boulbinet

Présent sur les lieux, le Capitaine Claude Abloque du commissariat urbain de Boulbinet, a dit que dès qu’ils ont reçu l’information relative à ce naufrage, ils ont mis en mouvement une équipe. « C’est à 12 qu’on a été informé qu’une barque venait au port avec un corps sans vie. Sur le coup, nous avons mobilisé une équipe et on est venu constater effectivement la barque où il y a le corps. On parle de deux morts, mais pour le moment, devant nous, il y a un corps. Il s’agit de Mohamed Yansané, pêcheur et les recherches se poursuivent pour retrouver l’autre corps. Par rapport aux circonstances qui ont causé leur mort, nous restons un peu discret pour le moment », a-t-il dit.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Inondations à Kindia : un enfant tué et plusieurs maisons écroulées à Gbinkilin

23 août 2019 à 18 06 52 08528

A l’image de Conakry, Coyah et d’autres localités de la Basse Guinée, la préfecture de Kindia a été touchée aussi par des inondations survenues suite aux fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la région. Un enfant de 6 ans a été tué et plusieurs maisons se sont écroulées à Gbinkilin, dans la sous-préfecture de Mambia.

Le district de Baréfanyi, dans la commune rurale de Mambia, est l’une des localités touchées par ces fortes inondations, survenues dans la nuit du mercredi au jeudi, 22 août 2019. « C’est à 3 heures du matin que j’ai constaté la présence d’une forte quantité d’eau devant ma maison. L’eau a emporté plusieurs objets de valeur, d’abord dans ma boutique ensuite dans la maison : des habits, des sacs de riz et de sucre, tout a été emporté par les eaux. Je suis vraiment confus dans la tête », a témoigné Mamadou Baïllo Barry, une des victimes.

Tout comme lui, plusieurs autres habitants de la localité ont été touchés par ces inondations. C’est le cas de Hawa Soumah. « La pluie d’hier a causé d’énormes dégâts chez nous ici. Regardez, certaines maisons ont même fini par s’écrouler sous la pression des eaux de ruissellement. Nous avons tout perdu. On vivait déjà dans la pauvreté et maintenant l’eau est venue empirer notre situation, elle a tout emporté sous nos yeux. On ne peut rien sauf demander de l’aide aux personnes de bonne volonté et le gouvernement, parce qu’on n’a même pas quoi manger aujourd’hui », se lamente cette dame.

Alpha Oumar Diallo, président de la jeunesse de Gbinkilin

Après ce sinistre, une équipe conduite par Alpha Oumar Diallo, président de la jeunesse de Gbinkilin, est sortie recenser les victimes et évaluer les dégâts. Selon lui, le constat sur le terrain est lamentable. « Plusieurs maisons et cases sont tombées et beaucoup de familles ont perdu des vivres. On a même enregistré un cas de mort aujourd’hui à Baréfanyi, un des districts de Mambia.

Un enfant de 6 ans qui était élève en classe de 3ème année a trouvé la mort. Le petit était dans la maison, lorsque l’eau est venue en grande quantité envahir les lieux, son père lui a demandé de sortir rapidement de la maison. Mais, au moment où il sortait, la maison s’est écroulée sur lui et il a trouvé la mort », a-t-il expliqué.

La victime, dont on ne connait pas l’identité, a été inhumée dans la soirée d’hier, jeudi 22 août 2019, à Baréfanyi. Selon certains habitants de Gbinkilin, c’est la deuxième inondation du genre enregistrée dans la localité depuis 1976.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Alpha Condé fâche Boffa : manifestation contre le limogeage du préfet

23 août 2019 à 17 05 26 08268

Le limogeage de Tidiane Soumah qui était jusque-là préfet de Boffa, est mal accueilli dans la préfecture. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle, plusieurs citoyens ont manifesté dans la ville pour protester contre cette décision du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le décret nommant le lieutenant-colonel Abdourahmane Keita comme préfet de Boffa en remplacement de Tidiane Soumah, précise que ce dernier est appelé à d’autres fonctions. Mais, la décision du président Alpha Condé est désapprouvée par certains habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès après la lecture du décret, jeudi soir, à la télévision nationale, un groupe de citoyens est sorti pour exprimer leur mécontentement dans les rues de la ville. Mais, en raison de la tombée de la pluie, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée.

Mais, ce n’était que partie remise. Car, ce vendredi, 23 août 2019, plusieurs personnes sont sorties manifester à nouveau dans la rue. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 Conakry-Boké. Lansana Sylla, un des manifestants, ils ne veulent pas que Tidiane Soumah quitte la préfecture de Boffa.

« Nous sommes pour le préfet de Boffa, Tidiane Soumah. Parce que ce qu’il est en train de faire pour Boffa, c’est quelque chose qui est bénéfique pour la ville de Boffa. C’est la première fois pour nous de voir un préfet qui est au service des citoyens. Boffa n’a jamais eu un bon préfet comme lui, il défend l’intérêt des jeunes et de Boffa en général », a dit ce citoyen.

Abondant dans le même sens, Kala Camara, un autre manifestant indique qu’il est inacceptable que Tidiane Soumah quitte actuellement la préfecture de Boffa. « Nous bloquons la route nationale numéro 3 parce que nous sommes contre le décret du président de la République. Ce préfet qu’on veut changer aide les jeunes de Boffa même dans les sociétés minières qui sont là, il défend la cause de ces jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les manifestants demandent au président Alpha Condé de revenir sur son décret, remplaçant Tidiane Soumah par l’officier de l’armée Abdourahmane Keita à la tête de la préfecture de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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Chemin de fer Boké Télimélé : le Consortium SMB-Winning paie plus de 6 milliards GNF aux impactés de la réalisation

23 août 2019 à 16 04 49 08498

Dans le cadre de la réalisation de sa ligne de chemin de fer partant de Dapilon (Boké) à Santou et Houda (Télimélé), le Consortium SMB-Winning vient encore de procéder mercredi, 21 août 2019, au payement d’un montant de six milliards quatre cent quatre-vingt-sept millions soixante-huit mille quatre cent trente francs guinéens (6.487.068.430 GNF) pour indemniser 112 personnes impactées dans les sous-préfectures de Malapouya, Kolaboui (Boké) et Daramagnaki (Télimélé). A t- on constaté sur place.

Le consortium SMB-Winning poursuit sa série d’indemnisation des communautés riveraines de son projet. Après plusieurs autres paiements dans les différentes localités , le consortium a procédé ce 21 Août à l’indemnisation d’une certaine de personnes impactées par la réalisation de sa ligne ferroviaire longue de 135km. Le montant total de cette nième compensation se chiffre à 6.487.068.430 francs Guinéens.

L’ enveloppe financière allouée au montant dit « communautaire » est de 734 millions 233 mille francs guinéens, d’après Mohamed Kallo, agent inventaire du Consortium SMB/Winning.

A en croire à M. Kallo, «Cette 7ème compensation concerne les riverains des carrières 012-1 (38) ; 012-2 (2) ; dépôts 012-2 (22) ; 36-37 (3) ; 48 (4) et PK84-88 (43).»

La cérémonie a mobilisé les autorités administratives des localités fortement impactées par le projet citées plus haut.

Représentant le département des relations communautaires, Washington ZHANG, agent communautaire, a conseillé: «Etre riche est plus difficile qu’être pauvre. Donc, nous vous invitons à faire bon usage des fonds qui vous sont remis. Il faut surtout, les investir dans la réalisation des infrastructures sociales de base pour le bonheur de vos progéniture…»

Pour Abdoulaye Niaissa, l’un des bénéficiaires de cette compensation « C’est une opportunité pour nous de nous focaliser sur la réalisation des infrastructures, à la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes et l’exode rural et la migration dont sont victimes nos enfants qui, chaque jour, meurent en Méditerranée en partance pour Eldorado…».

A noter que la remise des chèques s’est déroulée en présence d’un huissier de Justice.

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Koumbia: une case et son contenu consumés par un incendie à Dâra Bowé

23 août 2019 à 16 04 29 08298

Une case a été ravagée par un incendie d’origine inconnue dans le district de Dâra Bowé, relevant de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Les faits se sont produits ce vendredi, 23 août 2019, aux environs de 13 heures GMT au moment où les fidèles musulmans s’apprêtaient à aller à la mosquée pour la pierre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il était 13 heures ce vendredi lorsqu’une épaisse fumée a noirci le ciel à Dâra Bowé, à quelques mètres du marché hebdomadaire de Koumbia. Sur les lieux, une case et son contenu en proie à des flammes ardentes. Heureusement qu’aucune victime humaine n’est à déplorer.

Le propriétaire de la case, Alpha Oumar Diallo, chauffeur de profession, interrogé par Guineematin.com, explique : « on m’a appelé pour m’informer de ce drame. Je suis arrivé en catastrophe pour trouver que le feu avait déjà fini de tout consumer. Rien n’est sorti. Tout a été brûlé. Et je demande l’aide des bonnes volontés », a dit la victime en sanglot.

De son côté, l’épouse d’Alpha Oumar Diallo, qui préparait le repas du jour lorsque l’incendie s’est produit, était consolable.

Selon les témoins, c’est la deuxième fois qu’un incendie est enregistré sur les mêmes lieux. Pour la première fois, c’est la grande case et son contenu aussi qui ont été consumés par un feu mystérieux, ajoute-t-on.

Jusqu’au moment où l’on quittait les lieux, aucune piste sur l’origine du drame n’était clairement établie.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Inondations à Sangarédi : le témoignage pathétique d’une victime qui a tout perdu

23 août 2019 à 16 04 17 08178

Les pluies diluviennes qui se sont abattues le mercredi, 21 août 2019, dans la commune rurale de Sangarédi, relevant de la préfecture de Boké, ont fait plusieurs victimes. Des maisons ont été envahies par les eaux du marigot Samayabhé. Les murs de certains bâtiments ont cédé sous la pression de l’eau au grand dam de leurs propriétaires, réduits à constater les dégâts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’une des victimes de cette inondation, Alpha Maladho Diallo, a vu son bâtiment s’effondrer sur les objets qu’il contenait. Le bâtiment, ou ce qui en reste, est situé à une dizaine de mètres du marigot Samayabhé.

Cet opérateur économique a perdu les réalisations de plusieurs années. Selon lui, « ce bâtiment avait deux chambres occupées par un de mes frères et une de mes sœurs. Dans la chambre de ma sœur, il y avait un lit, un poste téléviseur écran plat, deux valises, une bibliothèque, une coiffeuse et d’autres objets de valeur. Mais tout est cassé. Dans la chambre de mon frère aussi il y avait une radio, un écran 21, plus ses habits et chaussures. Moi même dans ma chambre, j’ai perdu beaucoup d’habit, j’ai perdu aussi mon ordinateur de service, le lit, le matelas, tout est perdu. Pratiquement, je dois reprendre presqu’à zéro ».

Sur le terrain, les visites et témoignages de compassion se poursuivent. Les autorités locales et plusieurs personnes sont venues constater les dégâts et partager la peine avec la famille. « Les autorités sont venues nous consoler à travers le maire et ses conseillers. La police et la gendarmerie sont venues, on a reçu aussi une délégation venue de Boké. Tous sont venus nous remonter le moral et c’est l’occasion d’ailleurs de remercier tout le monde », a dit Alpha Maladho Diallo.

Pour finir, monsieur Diallo lance un appel aux bonnes volontés. « Franchement, j’ai perdu ici le fruit de plusieurs années de travail. C’est pour cela que je demande de l’aide auprès de tous. En tout cas, ce qui s’est passé ici est vraiment dur. On peut dire que notre moral est touché, mais on s’en remet à Dieu ».

De retour de Sangarédi, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Formation de 70 formateurs : les précisons de Kabinet Cissé du département Formation de la CENI

23 août 2019 à 15 03 54 08548

En prélude à l’organisation prochaine des élections législatives en Guinée, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a organisé une formation en faveur de soixante dix (70) formateurs de ses démembrements. La démarche s’inscrit dans le cadre de l’installation des membres des démembrements de la CENI.

Pour en savoir davantage sur ce processus, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu hier jeudi, 22 août 2019, avec le commissaire Kabinet Cissé, directeur du département Formation et Education Civique à la CENI. Avec lui, il a été question du contenu de la formation et du processus de déploiement des participants sur le terrain après la formation.

Guineematin.com : qu’est-ce qui explique l’organisation de cette session de formation des formateurs qui s’est étalé sur deux jours (les 21 et 22 août 2019) ?

Kabinet Cissé : cette formation des formateurs s’inscrit dans le cadre de l’installation des membres des démembrements de la CENI. Ça veut dire tout simplement que nous formons des personnes qui auront la responsabilité d’aller former les démembrements dans les communes rurales et urbaines du pays. Naturellement c’est en prélude aux prochaines élections législatives que la CENI doit organiser très prochainement.

Guineemtin.com : quels sont les thèmes qui ont été abordés durant cette formation ?

Kabinet Cissé : c’est des modules qui rentrent dans la phase active du processus électoral. Autrement dit, il y a un premier module qui porte sur ce que c’est qu’un OGE (Organe de Gestion Electorale). Donc, c’est à l’image de la CENI, la CENI est un OGE. Donc, les démembrements qui seront installés les jours à venir sont censés connaitre ce que c’est qu’un OGE, ils sont censés connaitre les principes directeurs, ils sont censés connaitre aussi les types d’OGE qui existent de façon universelle. Il y a aussi un autre qui thème qui porte sur les démembrements mêmes : c’est quoi les démembrements ?

Au point de vue de la loi, si on veut mieux élaborer là-dessus, il faut aller sur la Loi organique 044, en ses articles 22 et 23, qui disent que la CENI est représentée dans ses différents espaces géographiques par des entités qu’on appelle démembrements qui sont les CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), les CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) et les CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante). Il y a un autre module qui va clarifier le rôle et la responsabilité que ces démembrements ont avec les acteurs, les différentes parties prenantes du processus électoral.

Parce que comprenez, ce n’est pas seulement la CENI qui est l’unique acteur du processus électoral. Alors, il y a  tout un ensemble d’acteurs que sont : les partis politiques, l’administration et la société civile. Alors, en tant que démembrements, ces gens sont censés connaitre  la responsabilité qu’ils ont selon les différentes phases du processus électoral.Donc globalement, ce sont des modules qui permettent de donner des notions à ces démembrements, des notions sur le processus électoral, mais surtout sur leur mission.

Parce qu’installer ces démembrements est une chose, mais les amener à faire leur travail correctement dans le respect des règles définies par nos lois est une autre chose. Donc nous au niveau de la CENI, on s’est engagé à améliorer ce qui a été fait depuis des années, notamment en ce qui concerne les ressources humaines. Nous avons un manuel qui recense tous ces modules qui sera le bréviaire qui va servir de fil conducteur pour les personnes que nous sommes en train de former pour dérouler sur le terrain ce qu’ils sont en train de recevoir.

Guineematin.com : cette formation tire à sa fin pratiquement. Quelles en sont les recommandations qu’on peut en retenir ?

Kabinet Cissé : ce n’est pas un séminaire ordinaire. Il s’agit d’une formation et qui parle de formation doit répondre à des besoins de formation. Les besoins que nous estimons être les plus fondés pour nous, c’est ce que je viens de dire. C’est-à-dire comment leur donner les outils nécessaires pour qu’ils puissent travailler correctement. Donc, les recommandations dans ce sens, c’est que le formateur doit observer la neutralité.

Ce n’est pas parce que vous êtes acteur de la société civile que vous devez venir dire des choses qui sont à l’avantage de la société civile ou parce que vous êtes quelqu’un qui a des rapprochements avec un parti politique et vous devez en tant que formateur profiter de cette posture pour dire des choses qui peuvent désavantager un parti politique par rapport à un autre. Donc, la neutralité est l’une des premières règles que nous enseignons à ces formateurs. Mais également, on tient au respect de la loi. La loi, elle a été votée, ce n’est pas la CENI ni ces formateurs qui ont la responsabilité de voter une loi.

Alors, si le législateur a voté une loi, pour ce qui nous concerne ainsi que les formateurs, c’est d’aller appliquer cette loi. Alors, on ira sur le terrain pour dire selon la loi, voici les responsabilités qui incombent aux démembrements, le bureau exécutif des démembrements, quel est le rôle d’un président des démembrements, quel est le rôle d’un rapporteur et comment il doit être constitué. Est-ce que c’est seulement à l’avantage d’un parti ou-bien c’est la parité dans le choix. Tout cela a été défini par la loi. Le respect de la loi est la deuxième règle. L’autre recommandation, c’est la pédagogie.

On a insisté et nous continuerons encore à insister. Les gens qui passent sur le terrain, ils vont rencontrer certainement des gens qui ont plus d’expériences qu’eux, c’est évident qu’il y a des gens, ce n’est pas parce qu’ils sont à l’intérieur du pays qu’ils ne connaissent rien du processus électoral. Ils sont là, ils font ça depuis des années. Donc, ça suppose qu’il faut privilégier des méthodes interactives, des méthodes basées sur l’andragogie. Ce sont des personnes qui ont de l’expérience, ils sont âgés.

Donc, les formateurs doivent en tenir compte. Un dernier élément en termes de recommandations, c’est le rôle de facilitateur, il y a un guide qu’on mettra à leur disposition. Donc, voilà entre autres quelques recommandations qui ont émergé de cette formation.

Guineematin.com : après la formation, c’est le déploiement. Comment va se faire le processus de ce déploiement sur le terrain ?

Kabinet Cissé : permettez-moi de rappeler que les démembrements, selon la loi, seront autour de 5144. Parce que, c’est plus de 5000 qui seront installés. Et dedans, il y a ceux-là qui doivent être installés sur le territoire guinéen. Donc, qui sont autour de 4900 et quelques. Il y a nos ambassades et consulats, qu’on appelle les CAMI, qui sont physiquement hors du territoire guinéen, qui vont être installés. Alors, la présente formation a mobilisé 70 formateurs. Ces 70 formateurs seront déployés sur tout le territoire en binôme.

Donc, on se retrouvera selon le planning que le département formation, éducation civique va déployer avec quelque chose de 123 équipes pédagogues. Donc, il va y avoir dans certaines préfectures comme Macenta par exemple, où il y aura deux groupes pédagogiques. Donc, nous avons calibré le nombre de personnes à former par équipe. Donc, après la formation des formateurs, nous allons déployer ces 70 formateurs selon un plan que je ne peux livrer ici. Arrivées, ces personnes ne vont pas rentrer en action tout de suite. Ils vont d’abord s’installer.

Parce que pour former, il faut savoir d’abord qui former. Une fois que ces formateurs seront installés, on va d’abord former une première équipe. Parce que tenez-vous bien, former 5000 personnes dans l’espace d’une semaine, c’est très compliqué. Donc, on va faire la formation de ces personnes en différentes phases. Mais, la formation est prévue en début de la semaine prochaine, selon les plans d’installation des démembrements.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sit-in devant la HAC : les organisateurs expliquent le pourquoi de cette initiative

23 août 2019 à 15 03 37 08378

Comme annoncé hier, les organisations professionnelles de médias guinéennes comptent organiser un sit-in devant le siège de la HAC le lundi prochain. Pour expliquer le pourquoi de cette initiative et comment va se dérouler cette manifestation, le syndicat de la presse privée de Guinée et certaines organisations patronales de médias ont organisé une conférence de presse ce vendredi, 23 août 2019, à Conakry.

C’est suite à l’inculpation du doyen Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM, tous les deux placés sous contrôle judiciaire, que les organisations professionnelles de médias du pays ont décidé de se mobiliser pour défendre leurs libertés et exiger le respect de la loi en la matière. D’où l’organisation d’un sit-in devant la Haute Autorité de la Communication le lundi, 26 août 2019.

Selon Sidi Diallo, secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée (SPPG), « ce sit-in, c’est pour interpeller la Haute Autorité de la Communication. Parce que pour nous, si la HAC joue bien son rôle, on ne va pas se retrouver là. Parce que nous pensons que la HAC a le pouvoir plus que n’importe qui pour régler n’importe quel problème lié à la presse. Si un journaliste commet une faute dans l’exercice de son métier, la HAC a le pouvoir de le suspendre, de suspendre une émission mise en cause, de fermer même une radio ou de retirer la carte professionnelle au journaliste mis en cause.

Donc pour nous, quand un journaliste a un problème, quand un média a un problème, la première voie qu’il faut suivre, c’est de saisir la Haute Autorité de la Communication. C’est vrai qu’on n’oblige pas les gens à aller coûte que coûte à la HAC, mais si les gens ne veulent pas aller à la HAC, qu’on arrête quand même de traduire les journalistes à la DPJ, parce que ce ne sont pas des criminels. Si les plaignants ne peuvent pas être satisfaits des jugements qui seront rendus par la HAC, ils peuvent alors aller devant un juge ».

Le journaliste précise que cette manifestation ne vise pas à « aller insulter Paul ou Pierre. On n’organise pas ce sit-in pour aller porter atteinte à la dignité des gens, c’est juste une manière pour nous de rappeler aux commissaires de la HAC leurs responsabilités, et en même temps interpeller l’ensemble des acteurs des médias partout où ils se trouvent pour qu’on se donne la main pour le respect de la Loi L002. Parce que si on ne se lève pas, avec toutes ces violations, ces convocations, la presse n’a plus d’avenir dans ce pays », a laissé entendre Sidi Diallo.

Abondant dans le même sens, Azoka Bah, rédacteur en chef de la radio Lynx FM et président du REMIGUI (une organisation patronale de presse), a invité les journalistes guinéens à résister aux menaces qui pèsent sur eux afin de préserver leurs libertés. « Nous sommes menacés. Mais, face à ces menaces, nous devons nous battre. Parce que comme on aime à le dire, ceux qui vivent sont ceux qui luttent.

Aujourd’hui, le combat que tous les journalistes guinéens doivent mener, c’est celui de faire en sorte que non seulement s’il y a un problème qui est commis par un journaliste par voie de presse, que ce problème soit transféré à la Haute Autorité de la Communication et s’il faut aller devant les juridictions, nous ne sommes des surhommes, nous sommes justiciables, que l’on nous défère devant les tribunaux en tenant compte de la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée… ».

Selon les organisateurs, une lettre a déjà été déposée à la mairie de Kaloum, l’informant de l’organisation du sit-in, prévu devant la HAC le lundi de 10 heures à 12 heures. Après cette manifestation, une synergie des radios privées est prévue le jeudi prochain pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse en Guinée.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Kankan : le quartier Missira inondé, les sinistrés appellent à l’aide

23 août 2019 à 13 01 39 08398

Les citoyens des quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan sont frappés par des inondations monstres depuis les fortes pluies du mercredi, 21 août 2019. Plusieurs habitations ont été envahies par les eaux, notamment au quartier Missira où les routes sont coupées, rendant le déplacement quasi impossible sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Missira est l’un des 27 quartiers de la commune urbaine de Kankan, situé à l’extrême ouest de la ville dont la population est estimée à près de 10.000 habitants. A cette période des grandes pluies, l’accès au quartier est impossible. Malgré l’engagement de nombreux citoyens pour désenclaver la zone, les eaux stagnantes continuent d’y régner en maitres.

Sayba Kalé, propriétaire d’un bar-café, fait partie des sinistrés. « Nous saluons l’acte effectué par Amadou Yes, il s’est battu, mais nous sollicitons des autorités, particulièrement le Maire, nous lui prions de bien veiller sur le cas. Il n’y a pas de sortie qui tend vers le fleuve. Ils n’ont qu’à nous aider. Amadou Yes a fait son mieux, ça ne veut pas dire que c’est tout, puisque la situation de cette année est aussi dramatique que celle de l’année précédente. Ils doivent creuser des canaux de ruissellement des eaux usées. Il y a eu des inondations partout. Chez moi et chez mes voisins, les concessions ont été envahies », a-t-il expliqué.

A croire Makoya Condé, les eaux stagnantes représentent un réel danger pour la santé des riverains. « C’est situation est vraiment préoccupante. Il faut qu’on nous aide. En plus du fait que les eaux stagnantes nous bloquent l’accès du marché et autres lieux, elle représente un danger pour notre santé. Ici, on n’a pas d’eau potable, c’est celle du puits qu’on utilise. Donc, qu’on le veuille ou pas, c’est les eaux stagnantes qu’on utilise, elles détruisent l’image de notre maison », a-t-elle laissé entendre.

Cette inondation a aussi provoqué l’écroulement de certains bâtiments dont les propriétaires se retrouvent le plus souvent à la belle étoile. Selon Moussa Kaba, « chaque année la situation est la même. Quelques fois, ces eaux stagnantes sont à la base de l’écroulement de nos maisons. Deux de nos maisons sont parties comme ça, et c’était à notre présence. Parfois, nous enregistrons des blessés. Actuellement, nos routes sont bloquées, nous souffrons, nous ne pouvons rien faire sans l’aide des autorités, nous leur prions de bien vouloir nous aider ».

Les eaux stagnantes continuent de paralyser les petites entreprises de Missira, au grand dam de leurs propriétaires. Mamadou Djan Sall, gérant d’un atelier de peinture automobile, « cette eau ne bouge pas parce qu’il n’y a pas de caniveaux. C’est pour cela qu’il y a inondation. On ne gagne même plus de clients, ils m’ont tous fui, le passage est impraticable, impossible pour un véhicule d’entrer, et même ceux qui sont là, on ne sait pas comment les faire sortir. Le préfet était là l’année dernière, mais ça n’a rien apporté à notre sort ».

Selon nos informations, les responsables du quartier Missira ont adressé plusieurs demandes aux autorités communales pour les alerter sur les risques qu’ils encouraient. Mais, ces demande n’ont jamais connu de suite favorable.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Mariages et recrudescence de divorces : pistes de solutions dans un poème du jeune Amadou Fouta Djallon

23 août 2019 à 11 11 45 08458

A travers un long poème en poular, le jeune talibé Amadou Fouta Djallon sensibilise les populations de la région sur les conditions d’un mariage, les droits et devoirs de chacun des conjoints dans le couple et le rôle des parents pour lutter contre la recrudescence des divorces constatée ces derniers temps au sein des communautés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Né à Labé il y a 29 ans, de parents venus de Thialèrè, une localité relevant de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Labé, Amadou Fouta Djallon est un lettré arabe vivant de commerce. C’est un disciple de Thierno Abdoulaye Diallo, directeur du centre de formation islamique des Khalidouyankè et des compagnons de Karamoko Alpha Mo Labé, installée à Tata I, un quartier de la commune urbaine de Labé.

Ce soufi malikite et Tidjaniyah convaincu reste préoccupé par les nombreux cas de divorces qui détruisent les liens sacrés du mariage ces derniers temps dans la région. « J’ai fait un poème intitulé Fanda Dudhal qui signifie en français Le cadeau de l’école coranique. Il traite des droits et devoirs des conjoints dans le couple. J’ai été inspiré par le constat selon lequel il y a beaucoup de mariages mais nous enregistrons beaucoup de divorces aussi », a-t-il expliqué.

Poursuivant son témoignage, le jeune Amadou Fouta Djallon dit avoir constaté personnellement qu’il n’y pas beaucoup de matières qui traitent du mariage dans les écoles coraniques de la région. « C’est comme si on n’en parle pas. Si ce n’est pas quelqu’un qui a poussé sa formation islamique pour regrouper ce qu’il a appris çà et là, il n’y a aucune matière qui parle de mari et femme et du devoir conjugal. Dans les livres, on retrouve des passages où Dieu commande de prendre soins de sa famille, où le Prophète (PSL) demande aux femmes de se soumettre. C’est pourquoi, j’ai estimé qu’en apportant une contribution sur cette question, ça peut être utile au commun des mortels. Ce qui m’a motivé », a-t-il ajouté.

Il est à préciser qu’avant son mariage en 2018, il avait déjà écrit ce poème qui ne laisse personne : monsieur, madame, le père de monsieur, la mère de monsieur, le père de madame, la mère de la fille. Chacun trouve son compte dans l’inspiration du jeune Amadou Fouta Djallon. « Que personne ne demande pourquoi un enfant parle du mariage avant qu’il ne se marie », a-t-il tenu à préciser dans son ouvrage.

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous la partie introductive de ce poème déclamé et expliqué par son auteur.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

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Guinée : la presse ne pliera pas et ne rompra pas !

23 août 2019 à 11 11 01 08018

« Si l’Etat est fort, il nous écrase. S’il est faible nous périssons ». Cette pensée de Paul Valéry semble avoir été mal assimilée par de nombreux dépositaires d’autorité administrative ou judiciaire dans notre pays.

On peut le vérifier désormais par l’acharnement, rarement égalé, sur la presse libre depuis 1991. Sinon, c’est difficile de croire qu’un juge puisse interdire à un journaliste l’animation d’une émission de radio, alors que l’affaire est en phase d’instruction, ou encore placer sous contrôle judiciaire des journalistes de moralité irréprochable, lorsqu’il ne s’agit qu’un délit de presse qui reste d’ailleurs à prouver.

Les journalistes savent qu’ils sont des citoyens sujets de droit. C’est pourquoi, ils sont les premiers à demander à être jugés, lorsque des plaintes sont introduites à leur encontre. Cependant, ils exigent que ne leur soit appliquée que la loi 002 qui encadre l’exercice de leur métier. Une loi dans laquelle même les crimes commis par voie de presse sont prévus et punis.

Mais depuis que la loi sur la Cyber-sécurité a été promulguée, les juges ont volontairement rangé dans le placard la loi portant liberté de la presse.

Pourtant, même le tout récent Code pénal renvoie à cette loi concernant les délits et crimes commis par voie de presse.

Certes, nous comprenons que les adversaires de la dépénalisation trouvent refuge dans la loi sur la cybercriminalité pour pouvoir mettre des journalistes en prison sans raison. Et rêver ainsi se soustraire à la critique, alors qu’ils gèrent des biens communs.

A ceux qui font la promotion de la loi sur la cybercriminalité, nous disons que le journaliste n’est ni un malfrat, ni un criminel. Et c’est pourquoi, d’une même voix, les professionnels des médias disent non à quiconque se hasarderait à leur imposer une loi inappropriée pour juger les délits dont la presse peut se rendre coupable.

Les adversaires de la presse libre peuvent encore claquer leurs doigts et même se vanter d’avoir mis des journalistes de renom dont Souleymane Diallo à genou, profitant du manque d’indépendance de certains juges, de surcroît, intimidés par de hauts fonctionnaires de plus en plus menaçants.

Ils peuvent même bomber la poitrine en croyant qu’ils ont vaincu la presse, oubliant, peut-être, que celle-ci est éternelle.

Une petite leçon de rappel s’impose : hier, certains de ceux qui narguent ainsi la presse, passaient des journées entières dans les salles de rédaction simplement pour se faire entendre grâce à elle.

Sans doute un autre jour arrivera où les mêmes reviendront se mettre à genou devant les journalistes qu’ils maltraitent si injustement.

Évidemment, ce jour -là, les journalistes -comme toujours -leur redonneront la parole, sans même se souvenir du martyre dont ils ont souffert injustement de leur part.

C’est cela la grandeur d’une presse qui refuse d’être caporalisée.

À ceux qui jurent de mettre à terre la dépénalisation, nous disons : allez-y !

Au nom de notre devoir d’informer et celui du citoyen d’être informé, nous résisterons jusqu’au bout ! Car, comme le roseau, la presse ne rompra jamais !

La presse et les journalistes resteront jaloux de leur indépendance, comme la Guinée l’est! Si heureusement !

Les associations de presse, qui se sont mis en ordre de bataille, pour défendre la corporation, doivent être soutenues dans toutes les actions envisagées.

Boubacar Yacine Diallo, journaliste –écrivain en séjour à l’étranger

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Conakry : « le gangster » ivoirien, le pasteur et les 250 mille GNF au tribunal de Dixinn

23 août 2019 à 10 10 58 08588

Un ressortissant ivoirien, du nom de Youssouf Koné, poursuivi pour escroquerie au préjudice du pasteur Emily, a été situé sur son sort hier jeudi, 22 août 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Après les débats, réquisitions et plaidoiries des parties au procès, le juge Aboubacar Maféring Camara a décidé de renvoyer Youssouf Koné des fins de la poursuite pour délit non constitué, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Youssouf Koné est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 25 avril 2019. Il est accusé d’escroquerie sur un montant de 250 000 FG au préjudice du Révérend Emily, le pasteur d’une église se trouvant à Coyah.

Appelé à la barre, Youssouf Koné a reconnu avoir reçu ce montant des mains du pasteur mais dans le souci d’aller se soigner. « Je reconnais avoir reçu 250.000 GNF des mains du Révérend Emily mais pas dans le mauvais sens. Je suis venu de la Côte d’Ivoire, très malade, mais je n’ai pas les moyens pour me soigner. J’ai appris qu’il y a une femme à Koundara qui soigne les gens et qui pourrait me soigner. Donc, je suis allé dans l’église du Révérend pour lui demander de l’aide. Il m’a remis cette somme, mais ça ne pouvait pas suffire pour mon transport et mes soins. Donc, j’ai décidé d’aller dans d’autres églises pour leur raconter mon histoire, pour qu’ils me viennent en aide. C’est tout, ce n’était rien de méchant, mais c’était pour sauver la vie ».

Après ces explications, ce fut autour du procureur Boubacar 1 Bah de se faire voix. « Pourquoi avoir dit au Révérend que vous aviez des traces de balles sur votre corps, si ce n’est pas le cas. Pourquoi avoir parlé de gang ? C’est parce que vous êtes habitués des faits, vous escroquez les gens dans les églises ? »

Dans sa réponse, Youssouf Koné va démentir la thèse de cicatrices qu’il porterait. « Je n’ai aucune trace de balles sur mon corps. Mais à un moment donné, pour convaincre les gens, il faut avoir des arguments. Mais, mon intention était de trouver comment me soigner, rien d’autre ».

Dans ses réquisitions, le procureur va demander au tribunal de retenir Youssouf Koné dans les liens de la culpabilité. « Cette affaire est claire puisque le prévenu lui-même a reconnu les faits. Vous constaterez avec moi que Mr Youssouf Koné est vraiment malade et faible physiquement. Mais, il doit comprendre qu’il y a des moyens légaux qu’il faut employer pour obtenir ses soins au lieu de passer par l’escroquerie. C’est pourquoi le ministère public requiert qu’il vous plaise de condamner Mr Youssouf Koné à 1 an d’emprisonnement avec sursis », a requis l’empereur des poursuites.

Pour sa part, maitre Paul Lazare Gbilimou, l’avocat de la défense, va plaider la relaxe de son client qui a souffert en prison avec sa maladie. « Monsieur le Président, mon client n’a escroqué qui ce soit. Il n’y a aucune infraction à son encontre. Il a reçu de l’argent pour chercher à se soigner. Il est en prison depuis le mois d’avril et il souffre énormément. Les produits qu’on lui a prescrits, il ne peut pas les avoir en prison. Il ne savait pas que demander de l’aide pouvait le conduire en prison. Je plaide sa relaxe. Si par extraordinaire vous prenez une autre décision, nous vous demandons des circonstances atténuantes en le condamnant au temps mis en prison », a plaidé l’avocat de la défense.

Le tribunal, par la voix du juge Aboubacar Maféring Camara, va finalement renvoyer Youssouf Koné des fins de la poursuite pour délit non constitué. Apres avoir passé quatre (4) mois en prison, Youssouf Koné recouvre la liberté. Il va désormais penser à se soigner, pour peu qu’il en ait les moyens.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Mort d’Agnès Délamou : le parquet de N’zérékoré met garde contre toutes spéculations

23 août 2019 à 9 09 53 08538

Le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu public le rapport d’autopsie du corps de la jeune artiste Gobou Agnès Délamou tout en mettant en garde les spéculateurs. Selon le parquet, l’artiste danseuse serait morte par suite de crise cardiaque, écartant ainsi toutes les spéculations à l’origine de son décès. C’était à l’occasion d’un point de presse animé hier, jeudi 22 août 2019, dans les locaux du commissariat central de police de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Six jours après la disparition de l’artiste adulée de N’zérékoré, Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a enfin rendu public le résultat du rapport d’autopsie. Selon Marcel Malick Oularé, substitut du procureur, « l’hôpital a fait son travail pour nous déposer le rapport médical. Nous avons reçu ce certificat médical de l’hôpital avec beaucoup de détails là-dedans. Mais la conclusion est que la demoiselle Gobou Agnès Délamou serait morte par crise cardiaque ».

En ce qui concerne les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux portant sur les causes de la mort de l’artiste, le procureur met en garde et rappelle que seule la justice a le droit de donner les informations sur ce dossier. « Ce qui convient de rappeler surtout, la mise garde de ceux qui sont aujourd’hui en train de donner des fausses informations qui sont parfois de nature à troubler l’ordre au sein de la cité.

Nous mettons toutes ces personnes-là en garde. La seule autorité qui est compétente pour donner l’information, c’est la justice, particulièrement le parquet. Alors, nous demandons aux autres qui sont en train de donner des informations qui n’ont rien à voir avec la réalité de s’abstenir de le faire au risque de s’exposer à des poursuites judiciaires », a mis en garde le magistrat.

Pour le cas du supposé empoisonnement de la demoiselle Agnès, le procureur écarte la thèse de la bière qui lui avait été offerte par une des filles contre laquelle elle s’était bagarrée. « La bière dont on a fait cas, effectivement il y a eu des témoignages. D’abord, de la part du chef de quartier, qui a été témoin de cette offre de bière.

Mais, quand on lui a offert la bière, elle-même ne l’a pas prise, elle l’a même donnée à la gérante du maquis. Cette gérante aussi a donné la bière à quelqu’un d’autre. Don, la thèse de l’empoisonnement dans ces circonstances a été balayée dans l’enquête », a fait savoir Marcel Malick Oularé.

En outre, le procureur a laissé entendre que justice sera faite dans cette affaire. « Cette enquête n’est pas à sa fin, parce que nous sommes à l’étape de l’enquête policière. Le dossier ira en justice dans les heures qui suivront. Et l’enquête sera davantage approfondie sur les circonstances réelles de la mort de la demoiselle Agnès Délamou », a-t-i promis.

A noter qu’un sit-in était prévu hier jeudi, 22 aout 2019, par le collectif des artistes forestiers devant la préfecture de N’zérékoré pour exiger des autorités la publication du rapport d’autopsie.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666890877

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Reboisement préfectoral : « si on aime Télimélé, on doit protéger l’environnement », dit le préfet

23 août 2019 à 9 09 16 08168

La campagne nationale de reboisement a été lancée en différé le mercredi, 21 août 2019, dans la préfecture de Télimélé. Cette activité, qui vise à sauvegarder l’environnement, a eu lieu en présence des autorités préfectorales, communales, et des responsables des eaux et forêts. L’occasion a été mise à profit pour expliquer le bien-fondé de cette initiative, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Mohamed Laye Diallo de la direction préfectorale des eaux et forêts de Télimélé, « la préfecture de Télimélé dispose globalement de 26 129,6 hectares de forêts, dont 25 007 hectares de forêts classées, 1 075,6 hectares de forêts protégées et 47 hectares de forets communautaires avec de nombreux cours d’eaux dont le Konkouré, le Kogon, la Fatala et la Samankou ».

Cependant, cette réserve forestière est en train d’être détruite par l’action de l’Homme sur l’environnement : coupe abusive du bois, feux de brousse… « La préfecture de Télimélé connait aujourd’hui une dégradation assez poussée de ses ressources fauniques et forestières. Une dégradation due à la forte pression anthropique, de la démographie galopante.

La dégradation des sols, des eaux et ressources forestières sont les conséquences des besoins incessants en services sociaux de base (logements, ménages et autres infrastructures). L’une des conséquences majeures est celle de la gestion coutumière du foncier qui est appliquée en lieu et place de la législation foncière entraînant des conflits domaniaux et des difficultés d’application de la réglementation forestière », a indiqué Mohamed Laye Diallo.

C’est pour inverser cette tendance que le préfet de Télimélé Amadou Sadio Diallo, a initié cette campagne préfectorale de reboisement. Et, il souhaite que cette activité soit pérennisée. « A Télimélé, depuis notre arrivée, nous avons constaté un déboisement total. Tout au long de ma tournée dans les sous-préfectures, j’ai échangé avec les élus, les sous-préfets et les communautés.

Tous ont donné leur accord. Et c’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui pour cette journée préfectorale de reboisement. Si on aime Télimélé, on doit protéger l’environnement. Je souhaite donc que d’ici la fin du mois d’août que les citoyens fassent de ce reboisement une réalité dans toutes les localités », a lancé Amadou Sadio Diallo.

Dans la même lancée, le chef du quartier de Missidé, Elhadj Alpha Oumar Diallo, a exhorté ses pairs et la population toute entière à lutter contre la déforestation. Chose qui passe nécessairement par le reboisement, soutient-il.

A noter que cette cérémonie de lancement officiel intervient quelques semaines après le début des activités sur le terrain. Déjà, 25 hectares ont été reboisés grâce à l’effort conjugué des ONG et de la section des eaux et forêts en collaboration avec la population.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Siguiri : un orpailleur retrouvé pendu dans sa maison à Balato

23 août 2019 à 8 08 42 08428

Moussa Camara, un orpailleur âgé de 38 ans, a été retrouvé pendu dans son salon à l’aube d’hier, jeudi 23 août 2019. L’acte s’est passé dans le district de Balato, relevant de la sous-préfecture de Kintinia, dans la préfecture de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon les autorités locales, il s’agit d’un suicide par pendaison. Mais, les raisons qui auraient poussé Moussa Camara, à se donner la mort ne sont pas connues. « C’est à 6 heures que j’ai eu l’information qu’un homme s’est donné la mort par pendaison. Aussitôt, j’ai informé les agents, nous sommes rendus sur les lieux, mais malheureusement la victime n’a laissé aucun papier.

Selon sa femme, elle a mangé avec son mari, ils sont rentrés ensemble dans la chambre. Quelques minutes après, son mari est ressorti au salon. C’est à 6 heures qu’elle a trouvé son mari pendu à la charpente au salon », a expliqué Solo Camara, le président de district de Balato.

Après le constat des services de sécurité, Moussa Camara, marié à une femme et père de 4 enfants, originaire de Kankan, a été inhumé le même jour à Balato.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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