Depuis deux jours, le bloc administratif de Siguiri est envahi par des jeunes à la quête d’emploi. Une société sous-traitante de la Société Aurifère de Guinée (SAG) a lancé un appel d’offres pour le recrutement de 72 ouvriers spécialisés en conduite d’engins lourds, de soudeurs et autres. Mais, le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, a remplacé la première commission de recrutement. Interrogé ce vendredi 23 août 2019, l’officier en a donné les raisons au micro du correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats au recrutement à Mota- Engil, une société sous-traitante de la SAG, ont envahi le bloc administratif de la préfecture pour le dépôt de leurs dossiers de candidature. Pour les soixante douze (72) places disponibles, nous comptons déjà plus de deux mille (2000) postulants.

Selon le préfet, le Colonel Moussa Condé, « c’est un recrutement qui concerne des ouvriers spécialisés. Avant, c’est la SAG, la société mère, qui recrutait pour ses société sous-traitantes. Mais, il a été constaté que ces sociétés sous-traitantes abandonnent les gens après leur contrat. C’est ce qui provoquait des problèmes. Maintenant, c’est les sous-traitants qui recrutent directement ».

Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Par ailleurs, le préfet a apporté des précisions sur les postes à pourvoir. « Cette fois, ce Mota-Engil qui recrute des ouvriers, mais des spécialistes : les conducteurs des engins lourds, les opérateurs de bulles, des gradeurs, des techniciens de flotte, des soudeurs…raison pour la quelle les diplômes et les attestations ont été demandés ».

En outre, le préfet de Siguiri a confirmé cette ruée des jeunes à la recherche d’emploi vers le bloc administratif avant d’expliquer les raisons du remplacement de la commission de recrutement. « Aujourd’hui, nous constatons un envahissement total. Nous n’allons rejeter aucun dossier, mais le test sera organisé par la société elle-même. Nous, nous recevons les dossiers. Mais c’est la société qui organise son test. Je suis venu trouver une commission de recrutement, mais elle n’était plus crédible. C’est pourquoi j’ai remplacé cette commission par des cadres de la préfecture. Quand les résultats seront publiés, les candidats doivent comprendre dès maintenant, si tu n’as pas la qualification demandée, il serait mieux de te retirer », a conseillé l’officier.

En attendant, les jeunes candidats et autres anciens travailleurs compressés passent la nuit au bloc administratif préfectoral pour le dépôt de leurs dossiers.

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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