Tunisie : traitement réussi pour la fille défigurée à Kaporo-Rails

13 août 2019 à 19 07 23 08238

Aissatou Bella Diallo, la jeune fille qui a perdu une bonne partie de son nez lors de la violente opération de démolition des maisons à Kaporo-Rails (banlieue de Conakry) se porte de plus en plus mieux.

On se rappelle que c’est le 13 mars 2019 que Bella a reçu en plein visage une grenade lacrymogène tirée par des gendarmes. Le projectile avait brisé une partie du nez de la victime venue aider des parents à évacuer leurs biens.

Admise au service de chirurgie maxillo-faciale du CHU Donka, Aissatou Bella Diallo a été abandonnée par son bourreau (le régime d’Alpha Condé). Celle dont les jours semblaient comptés a finalement été transportée d’urgence dans un hôpital spécialisé en Tunisie grâce à plusieurs contributions financières y compris celle de l’UFDG, union des forces démocratiques de Guinée, principal parti de l’opposition.

Sur place, elle a reçu des traitements intensifs dont une opération chirurgicale qui a permis de restaurer son nez.

Aujourd’hui, l’état de santé d’Aissatou Bella s’est beaucoup amélioré assure son père Alpha Oumar Diallo qui était récemment avec elle.  Celle qui est devenue le symbole de l’injustice instaurée en Guinée par Alpha Condé continue sa convalescence sur recommandation des médecins.

Le collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse se félicite du progrès enregistré dans le traitement de mademoiselle Bella. Il saisit cette opportunité pour remercier tous ceux qui ont facilité cette évacuation notamment le président de l’UFDG et l’ensemble des militants du parti sans l’aide desquels la survie d’Aissatou Bella aurait été compromise.

Le collectif entend poursuivre la lutte jusqu’au triomphe de la justice dans cette affaire.

Transmis par la cellule de communication du collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse

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Labé : un taxi-motard, déguisé en médecin, mis aux arrêts à l’hôpital régional

13 août 2019 à 19 07 06 08068

Un conducteur de taxi-moto, déguisé en médecin pour voler les biens des patients, a été mis aux arrêts dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, à l’hôpital régional de Labé. L’annonce en a été faite par le directeur général du centre hospitalier, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le jeune Mamadou Malal Diallo, le présumé imposteur, est un conducteur de taxi-moto. Il aurait été appréhendé dans une des salles d’hospitalisation, alors qu’il était déguisé en médecin et en train de soustraire les biens de certains patients.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

Selon Dr Ataoulaye Sall, le directeur général de l’hôpital, de nombreux cas de vols d’objets appartenant à des patients avaient déjà été enregistrés sur place. « Cet acte est récurent à l’hôpital. Les équipes de garde ont souvent alerté la direction sur ces cas d’incidents. Des dispositions secrètes ont été prises pour mettre main sur les présumés voleurs. Les malades et les différentes équipes de garde ont été mis en alerte. Ce présumé voleur que nous avons réussi à arrêter est un conducteur de taxi-moto. Il s’appelle Thierno Malal Diallo et stationne même au niveau de la gare qui se trouve à la devanture de l’hôpital.

Pour réussir son acte, il se déguise en médecin en portant une blouse. Il attend tard la nuit pour venir s’introduire dans les salles. Il fait des simulations sur les malades, feignant de prendre les paramètres de santé de ces derniers. Mais, puisque les équipes de garde sont informées, elles l’ont vu. C’est ainsi qu’on a appelé la même nuit les services de sécurité qui sont venus l’arrêter. Actuellement, il est dans les mains de la police. Je veux que justice soit faite pour que la population comprenne que nous ne sommes en rien responsables de ce qu’on nous accuse », a lancé Dr Ataoulaye Sall.

Il faut préciser que ce n’est pas la première fois qu’une voleur présumé est interpellé dans les salles d’hospitalisation de l’hôpital régional de Labé. Il y a quelques mois, un jeune a été surpris à la maternité de ce centre hospitalier, en train de tenter de voler un bébé. C’est grâce à la vigilance des patients, qui ont crié au secours, que le nouveau-né avait échappé à l’enlèvement.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Une voiture finit sa course dans un bâtiment à Kankan : 6 personnes blessées et une radio privée endommagée

13 août 2019 à 18 06 46 08468

Un accident de la circulation s’est produit dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, au quartier Kabada 1, dans la commune urbaine de Kankan. Un véhicule de marque Nissan Almera a fini sa course dans une bâtisse abritant des ateliers de couture et le local de la radio Nabaya FM. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais des blessés et des dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur place, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’un automobiliste, après avoir touché deux motards, a tenté de s’enfuir. Mais, la voiture de marque Nissan Almera, immatriculée RC 87 11 AC, a terminé sa course au rez-de-chaussée du bâtiment qui abrite des ateliers de couture et la radio Nabaya FM.

Interrogé par notre reporter, Ange Parker, directeur de la radio Nabaya FM, a fait savoir que l’accident a endommagé quelques appareils de la station. « Ce matin, c’est mon chef technique qui m’a appelé pour me dire qu’il y a un véhicule qui a percuté le bâtiment de Nabaya. Donc, je suis venu constater les dégâts. Quelques appareils de la radio ont été endommagés, tel que l’émetteur. Donc, ça fait qu’aujourd’hui, toute la journée est foutue », a-t-il regretté.

Informée de l’accident, la police routière a déployé des agents qui ont fait le constat sur le terrain, avant de tirer la voiture des décombres d’une partie bâtiment. Selon le colonel Mory Chérif, chef de la section constat du commissariat central de Kankan, « on m’a fait savoir que le chauffeur a pris la fuite après l’accident. Ils m’ont dit qu’il y a certains blessés qui sont admis à l’hôpital. Immédiatement, j’ai laissé mes agents ici, je suis allé voir l’identité de ces blessés. Là-bas, on ne m’a présenté que deux. Mais, le médecin m’a fait savoir que les autres sont sortis de l’hôpital. Nous avons déjà ouvert une enquête pour retrouver le présumé auteur de l’accident et le propriétaire du véhicule ».

Pour sa part, Dr Mamadou Touré, le médecin qui a reçu les 6 personnes blessées au cours de cet accident, a expliqué que leur vie n’est pas en danger. « Ils étaient au nombre de six personnes. Il y a eu plus de peur que de mal, il n’y a pas eu de mort. Il n’y a qu’une seule personne qui avait perdu ses dents. Ce matin, nous l’avons envoyé au cabinet dentaire. A part lui, les autres sont déjà sortis », a fait savoir le médecin.

Le propriétaire de l’atelier de couture, touché pendant l’accident, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Aux dernières nouvelles, la voiture a été conduite au commissariat central de Kankan, alors que le chauffeur est toujours introuvable.

Des accidents similaires sont souvent enregistrés à Kankan les jours et lendemains de fête.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Boké : les jeunes demandent au maire d’organiser l’élection d’un président de la jeunesse

13 août 2019 à 18 06 26 08268

Les représentants des jeunes des 15 quartiers de la commune urbaine de Boké se sont donné rendez-vous dans la matinée de ce mardi, 13 août 2019, à la mairie de la ville. La démarche visait à demander au maire l’organisation rapide de l’élection d’un président de la jeunesse de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois que les jeunes de Boké se rendent à la mairie de la commune urbaine pour discuter avec les autorités sur cette question qui les préoccupe. C’est ce qu’a laissé entendre Ousmane Sy Savané, représentant du quartier Khoréra, en même temps porte-parole de ce collectif des jeunes de Boké. « Nous sommes venus ici représenter les quinze quartiers de la commune urbaine de Boké pour demander à monsieur le maire d’organiser une élection afin d’élire un président des jeunes de Boké.

Et, ce n’est pas la première fois, c’est la troisième fois que nous nous rencontrons ici pour la même cause. Chaque fois qu’on vient, il nous dit d’attendre, qu’il doit d’abord consulter ses conseillers, qu’il ne peut pas nous donner un accord sans consulter ses conseillers. Donc, c’est toujours les mêmes propos. Nous ne sommes pas fâchés, nous le félicitons parce qu’à chaque fois qu’on vient, il nous donne le temps de discuter avec lui, mais nous voulons qu’il réponde maintenant favorablement à notre sollicitation », a dit le jeune homme.

Cette préoccupation de la jeunesse de Boké arrive à un moment où cette couche sociale est frappée par le chômage dans une région où l’exploitation minière a atteint sa vitesse de croisière.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel : 621 905 153

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Crash d’un hélico de l’armée : les obsèques des deux pilotes décédés auront lieu jeudi prochain

13 août 2019 à 17 05 56 08568
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

COMMUNIQUE

DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Suite à l’accident de l’hélicoptère de l’armée de l’air survenu le mardi
06 août 2019,
ayant entrainé la mort de deux officiers, le Ministre d’Etat
chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense Nationale,
informe que les obsèques du feu Colonel Abdoulaye DIALLO et du feu
Sous-lieutenant Sékou CONDE, auront lieu le jeudi 15 août 2019
conformément au programme ci-après:

  • 09 h 40 : levée des corps à la morgue de l’ hôpital Ignace Deen ;
  • 10 h 15: cérémonial militaire à la Base Aérienne Principale de
    Conakry ;
  • 13 h 30 : prière sur les corps à la grande Mosquée Faïçal, suivie de

l’enterrement au cimetière de Cameroun.

En cette douloureuse circonstance, le Ministre d’Etat chargé des
Affaires Présidentielles, Ministre la Défense Nationale réitère ses
condoléances les plus attristées aux familles éplorées, à Monsieur le
Président de la République, Chef des Armées, au Gouvernement,
au Chef d’Etat-major Général des Armées, aux Forces de Défense
et de Sécurité ainsi qu’au peuple de Guinée.

Que l’âme de nos illustres disparus repose en paix. Amen!

Conakry, le 13 août 2019

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Fête de Tabaski : 4 morts et plusieurs blessés graves enregistrés en Guinée (Police)

13 août 2019 à 17 05 42 08428

Au lendemain de la fête de Tabaski, la police nationale fait état de quatre (4) morts et de plusieurs blessés enregistrés sur toute l’étendue du territoire national. L’annonce en a été faite ce mardi, 13 août 2019, par le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile lors d’un point de presse organisé au siège du département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’on redoutait des accidents de la circulation lors de la célébration de la Tabaski 2019. Il y en a eu malheureusement, avec des cas de morts tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Selon le contrôleur général Mamadou Camara, directeur de la sécurité publique et porte-parole de la police nationale, deux cas d’accidents ont été enregistrés dans la zone spéciale de Conakry, entrainant un cas de mort. « Le premier cas d’accident à Conakry a eu lieu à Bambéto. Un véhicule contre véhicule, avec des dégâts matériels très importants. Le deuxième cas, c’était véhicule contre moto à Lambanyi, avec un cas de mort enregistré malheureusement. Donc à Conakry, il n’y a eu qu’un seul cas de mort enregistré ce matin », a-t-il expliqué.

Parlant du bilan à l’intérieur du pays, le porte-parole de la police souligne qu’il y a eu au total 18 cas d’accidents avec trois (3) personnes qui ont perdu la vie. « A l’intérieur du pays, ça se compose comme suit : à Pita, il y a eu trois cas d’accidents, dont une moto qui s’est renversée et deux blessés graves qui ont été transportés à l’hôpital préfectoral. Ensuite, aux environs de 14 heures, un autre motard a été renversé par un véhicule, enregistrant 2 blessés, tous admis à l’hôpital préfectoral de Pita. A Pita encore, un enfant a été renversé à Mâci par un véhicule qui transportait des journalistes. Aucun cas de mort n’a eu lieu ».

Poursuivant, le contrôleur général Mamadou Camara a dit qu’à N’Zérékoré, « trois cas d’accidents ont été enregistrés au centre- ville, avec des blessés légers. Aux environs de 18 heures, un motard a renversé un piéton au centre- ville de N’zérékoré, avec un bilan d’un mort, transporté à l’hôpital. A Mandiana, c’est un motocycliste qui a renversé un piéton, avec un bilan d’un mort. A Dalaba, il y a eu trois cas d’accidents : le premier était aux environs de 10 heures, au cours duquel trois personnes ont été blessées et admises à l’hôpital préfectoral de Dalaba.

Le deuxième cas d’accident a enregistré deux blessés légers qui ont été admis à l’hôpital. A Fria, dans la nuit du samedi à dimanche, un taxi a heurté un piéton à 5 kilomètres du centre-ville, plus précisément à Mangamory, et mort s’en est suivi. A Dinguiraye, le lundi 12 août 2019, aux environs de 13 heures, deux cas d’accidents enregistrés dans la commune urbaine. Le bilan est de deux blessés graves qui ont été admis néanmoins à l’hôpital préfectoral de Dinguiraye.

A Labé, une voiture personnelle de marque Mazda, immatriculée RC 13 16 C a heurté un cycliste à la rentrée du centre-ville. Le cycliste a enregistré une fracture au pied gauche. Au total à l’intérieur du pays, il y a eu 18 cas d’accidents dont 16 par motos et deux par véhicules. Les victimes, ça fait 16 blessés et quatre morts sur l’ensemble du territoire national », a laissé entendre le porte-parole de la police nationale.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : 21 accidents enregistrés à l’occasion de la fête de Tabaski

13 août 2019 à 17 05 24 08248

Comme il fallait le redouter, des accidents de la circulation ont été enregistrés dans la commune urbaine de Labé lors de la célébration de l’Aïd El Kébir ou la fête de Tabaski. Selon des sources sécuritaires et hospitalières interrogées par un correspondant de Guineematin.com sur place, ce sont au total, 21 cas d’accidents routiers qui ont eu lieu dans la ville.

Malgré les multiples dispositions prises par les autorités, des cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés pendant ces moments de fête à Labé. Selon le colonel Tidjane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, « des dispositions ont été prises pour éviter ou limiter les accidents le jour et le lendemain de la fête de tabaski. Des agents étaient postés à tous les niveaux. Les mineurs au volant, c’était interdit. La consommation de l’alcool était également interdite derrière le volant.

L’excès de vitesse n’était pas aussi toléré dans toute la commune urbaine. Le jour de la fête, il n’y a pas eu d’accidents. C’est seulement le lendemain de la fête qu’un tricycle, qui avait à son bord 13 personnes, s’est renversé à côté du camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais tous les passagers étaient grièvement blessés et des dégâts matériels importants ont été signalés », a révélé l’officier de police.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

De son côté, le service des urgences de l’hôpital régional de Labé a fait un bilan de 21 cas d’accidents. Selon Elhadj Ataoulaye Sall, le directeur général dudit hôpital, « on a reçu un total de 21 accidentés, essentiellement des accidents de motos. Parmi eux, 16 cas sont des cas tout à fait bénins qui ont eu des soins au niveau des services des urgences et qui ont été tout de suite libérés. Il y a également deux autres qui ont présenté des traumatismes moins graves au niveau de la tête. Ils n’ont pas été hospitalisés ».

Il faut préciser que la plupart de ces accidents, enregistrés le jour de la fête et le lendemain, ont été causés par l’excès de vitesse des conducteurs, le plus souvent euphoriques.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Souleymane Oularé à la tête du football des jeunes

13 août 2019 à 16 04 12 08128

Après le fiasco enregistré lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 disputée en Egypte, le ménage se poursuit à la Fédération Guinéenne de Football. Antonio Souaré, président de l’instance dirigeante du football guinéen, a nommé Souleymane Oularé au poste de chef de département du football des jeunes. La décision a été rendue publique ce mardi, 13 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ancien international guinéen, buteur du Syli national, intègre ainsi la Direction Technique Nationale de la Féguifoot, en occupant la tête d’un poste aussi stratégique que celui du football des jeunes. L’ancien attaquant du Racing de Genk (Belgique) et de Las Palmas (Espagne), entre-autres, aura à apporter son expertise dans cette catégorie, encore marquée par le scandale de la suspension des cadets guinéens suite à une fraude sur l’âge.

Voir ci-dessous la décision du président de la Fédération Guinéenne de Football.

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Fête de Tabaski : voici le bilan des accidents enregistrés dans certains hôpitaux de Conakry

13 août 2019 à 15 03 54 08548

A l’instar de nombreux autres pays du monde, la Guinée a célébré l’Aïd el Kébir ou la Tabaski le dimanche, 11 août dernier. Contrairement aux années précédentes, il n’y a eu que très peu de cas d’accidents sur la voie publique lors cette fête à Conakry, notamment dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui a fait un tour dans certains hôpitaux.

La fête de Tabaski, comme toutes les autres fêtes, est un moment de réjouissance. Mais, elle peut souvent se solder par des cas d’accidents graves entraînant même des décès.

Pour cette année, les cas d’accidents ont connu un net recul à Conakry, si l’on en croit certains services hospitaliers. A l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé, dans la commune de Ratoma, il n’y a eu qu’un seul cas d’accident enregistré le jour de la fête.

Selon Dr Ibrahima Sory Bangoura, médecin interniste en service aux urgences médico-chirurgicales de ce centre hospitalier, il s’agit d’un accident mineur. « Au niveau de notre structure, comme durant les autres grandes fêtes, les autorités de l’hôpital avaient pris les dispositions au niveau des urgences. Heureusement, nous n’avons pas enregistré beaucoup d’accidents.

Disons que nous n’avons eu qu’un seul cas d’accident de la circulation le jour de la fête. D’ailleurs, c’était même un cas mineur : une contusion frontale qui n’a même pas nécessité une hospitalisation chez nous. Le patient a été traité puis libéré », a expliqué Dr Ibrahima Sory Bangoura.

A la polyclinique de Dogomet, située au quartier Cosa, il n’y a eu aucun cas d’accident, contrairement aux années antérieures. Ce qui réjouit Dr Mamadou Madiou Sow, médecin généraliste en service dans cette policlinique. « A notre niveau, on n’a pas enregistré de cas d’accidents durant ces deux jours, heureusement. Cependant, je demande aux usagers de la route de faire beaucoup attention. Déjà, pendant la saison pluvieuse, les routes sont glissantes. Ils doivent se méfier, conduire prudemment afin d’éviter des cas d’accidents… »

C’est le même constat qui se dégage au centre Mère et Enfants de Kipé. Là aussi, aucun cas d’accident n’a été enregistré. Dr Ibrahima Sory Sylla, en service dans ce centre hospitalier, a réitéré les mêmes conseils aux usagers de la route, notamment les conducteurs d’engin à deux roues. « Heureusement, dans notre structure ici, nous n’avons pas enregistré de cas d’accident lors de cette fête. Le phénomène d’accident a pris beaucoup d’ampleur maintenant, surtout avec les taxi-motos.

Donc, ce que je dirai aux parents et aux motos-taxis, c’est d’essayer de prendre des mesures à l’endroit des enfants. Vous savez en réalité, les enfants ne savent pas ce qu’ils font. Donc, le mieux serait que les conducteurs soient prudents. Ils doivent éviter de conduire à vive allure. Parce que c’est ce qui est souvent à la base des accidents. Si les excès de vitesse sont contrôlés dans un cadre normal, moi je pense que ça va beaucoup limiter les dégâts », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Jeunes et protection de l’environnement : l’AJRE se lance dans le dur combat

13 août 2019 à 15 03 22 08228

La question de la préservation de l’environnement préoccupe de plus en plus les dirigeants du monde mais aussi des acteurs de la société civile. L’association des jeunes pour la restauration écologique AJRE, est l’une de ces organisations certes jeune mais dynamique et surtout pleine d’ambitions.

Engagée sur les questions de restauration du couvert végétal, de l’assainissement, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD), cette jeune association a beaucoup d’ambitions et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, bien au contraire.

Pour en parler, la rédaction du site d’informations Radio Environnement Guinée a reçu deux responsables de cette association. Il s’agit de Souleymane CONDE diplômé de l’université de sonfonia, département géographie environnement, président de l’association et Mariam KEITA, Secrétaire Général de l’AJRE. Le rôle des femmes dans la protection de l’environnement en général n’était pas été en reste de notre entretien.

Bonjour M. CONDE merci d’être passé nous voir tout d’abord quelles sont les missions de votre jeune association que peut-elle faire en matière de préservation de l’environnement dans notre pays ?

Merci Madame de nous accorder cette interview. Notre association est née il y’a quelques mois, mais je peux vous assurer que nous avons de grandes ambitions notamment pour le monde rural qui souffre beaucoup de la dégradation de l’environnement et de la pauvreté. Pour inverser cette tendance, nous comptons nous investir dans le reboisement  des sites dégradés, sensibiliser les usagers sur l’accès à l’eau potable, à l’utilisation rationnelle de la ressource et l’assainissement comme mentionné dans l’ODD6. La lutte contre le réchauffement climatique qui fait l’actualité malheureusement et qui fait des ravages est prévue dans notre plan d’action.

Pour mettre toutes ces actions en œuvre, c’est vrai on sent que vous avez de la volonté, de l’énergie, vous êtes jeunes, mais avez-vous les moyens de votre politique comme dirait l’autre ?

Sourire… vous avez raison, nous avons des ambitions mais nous n’avons pas encore les moyens de les mettre en œuvre. Pour cela, nous comptons élaborer des projets bancables afin de les soumettre aux partenaires pour financement. Ensuite nous sommes jeunes, vous l’avez dit, donc notre énergie et notre détermination seront au service de la protection de l’environnement, nous vous prenons l’assurance.

Mariam KEITA, vous êtes la Secrétaire Générale de l’association, dites-nous comment vous comptez faire pour impliquer les femmes dans le combat de la préservation de l’environnement en général, et sur la question de l’eau et de l’assainissement en particulier puisque les femmes sont plus touchées par ces questions ?

Vous avez raison, le problème d’eau et de l’assainissement sont au centre des préoccupations des populations en général et des femmes en particulier. Vous le savez en ce qui concerne la corvée de l’eau par exemple, les femmes sont celles qui souffrent le plus, surtout en milieu rural, elles parcourent de longues distances pour s’approvisionner en eau pas toujours potable, il faut le dire. Ensuite il y’a la question de l’insalubrité surtout dans les marchés comme c’est le cas ici à Conakry et certainement dans d’autres régions du pays, c’est impressionnant.

Pourtant, c’est de là que viennent la nourriture que nous consommons, et ces femmes sont également exposées à des maladies. Il vous suffit de parcourir les marchés de Conakry pour s’en rendre compte.  Donc les femmes sont vraiment concernées par ces questions et si elles s’impliquent dans la sensibilisation par exemple, si on les explique les conséquences, bien qu’elles le savent pour certaines, et non pas toujours le choix il ne faut pas l’exclure non plus, elles peuvent cependant comprendre la situation et les dangers, et peuvent surtout, s’engager pour inverser la tendance, c’est ce qui est plus important à mon sens.

Vous avez mentionné les femmes rurales, que proposez-vous pour elles, surtout que vous savez qu’elles sont plus dans le besoin et subissent la dégradation de l’environnement notamment la pauvreté des sols

Effectivement ce sont elles qui souffrent beaucoup plus que nous qui sommes à Conakry et dans les grandes villes du pays et cela, sur tous les plans. Donc nous pensons à elles et si nous avons les moyens nous comptons aller vers elles, pour parler de la protection de l’environnement et de leur autonomisation, afin de lutter contre la pauvreté qui se féminise davantage à cause des charges qui pèsent sur elles, doublées de l’analphabétisme, et d’autres travers sociaux.

Justement parlant de travers sociaux, beaucoup de femmes sont aujourd’hui indépendantes, mais d’autres continuent à se prostituer il faut dire les choses comme elles sont, il y’en a qui aiment la facilité, qu’avez-vous à leur dire ?

C’est de revenir à la raison, et entreprendre. Il ne s’agit pas que d’aller à l’école, mais elles peuvent faire la couture, la teinture ou le commerce, et qu’elles acceptent de se prendre en charge pour se faire respecter dans la vie et réaliser leurs projets, pour elles et pour la nation.

S’agissant de l’insalubrité dont parlais votre collègue Mariam KEITA, vous dites qu’il faut du civisme dans notre pays car cet aspect manque à beaucoup de Guinéens n’est-ce pas ?

Effectivement c’est un vrai problème dans notre société. Il manque du civisme dans notre pays, les gens se permettent de jeter n’importe où les ordures dans les rues, et ce qui est regrettable c’est que ce ne sont pas toujours des personnes analphabètes, il y’a des cadres, des intellectuels qui jettent à longueur de journée des canettes de jus, des sachets d’eau au travers des voitures, et ce n’est pas bien pour la santé et pour l’environnement aussi.

Un message justement pour ces derniers et de tous afin qu’ils adoptent des attitudes éco-citoyens

Je souhaite que nous prenions conscience de la situation de dégradation de l’environnement et que chacun agisse là où il se trouve, car aucun geste n’est peu ou de trop pour notre environnement que nous avons l’obligation morale de protéger, pour nous et surtout pour les générations futures.

M. CONDE on va parler à présent de l’initiative présidentielle de reboisement en cours, que pensez- vous de cette initiative et que peuvent faire les jeunes afin qu’elle prospère ?

C’est une bonne initiative, au vu de tout ce que nous constatons comme dégradation du couvert végétal à travers le pays et que nous-mêmes les hommes avons occasionné. Mais je pense comme certains, qu’il ne faut pas planter pour le plaisir de le faire, il faut suivre l’évolution des plants et surtout des plants adaptés au sol c’est important à mon avis.

Nous sommes au terme de cet entretien, dites-nous que pensez-vous de Radio Environnement Guinée et de ce qui se fait sur cette radio web, la première du genre dans notre pays  et surtout ce que nous pouvons améliorer pour mieux servir les auditeurs et lecteurs que vous êtes

Je vous encourage vraiment, nous vous suivons depuis la création de la radio web en 2017, moi personnellement, qu’il s’agisse du site ou de la page Facebook, j’avoue que c’est beaucoup de travail j’imagine avec si peu de moyens. Donc nous ne pouvons que vous encourager et vous souhaiter  plein succès et beaucoup d’engagement pour persévérer dans cette voie. Encore merci de nous avoir reçu, ce fût un réel plaisir pour nous.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour radioenvironementguinee.org

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Fête de Tabaski : 5 accidents de la circulation enregistrés à N’zérékoré (Police)

13 août 2019 à 15 03 13 08138

Cinq cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés à l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski à N’zérékoré. C’est le bilan fourni au correspondant local de Guineematin.com par la police routière.

A la veille de la fête de Tabaski, la sécurité routière de N’zérékoré a mis en place un dispositif pour minimiser les risques d’accidents. Malgré tout, 5 accidents de la circulation ont été enregistrés dans la ville à l’occasion de cette période de réjouissance.

« Pour cette fête, malgré tout le dispositif que nous avons mis en place pour limiter les dégâts, nous avons enregistré 5 cas d’accidents. Le premier cas d’accident s’est produit le jour de la fête à 11 h 30 minutes. C’était dans le quartier Nakouyakpala, une collision entre deux motos.

Le deuxième cas, c’était à 12 h 35 au marché de la Forêt Sacrée, en face de la maison du paysan. Là aussi, c’est moto contre moto. Les troisième et quatrième cas, ce sont des accidents concomitants qui se sont suivis. Le premier, c’est une moto contre un piéton ; le second, c’est une moto contre une voiture. Le cinquième accident s’est produit aux environs de 23 heures. Là, c’est trois voitures qui se sont touchées.

Il y a une voiture qui sortait, l’autre descendait ; et quand il y a eu collision, celle qui sortait a reculé pour venir prendre une autre en stationnement. C’est des accidents avec dégâts matériels, blessés et fracture. On n’a pas enregistré un cas de mort », a indiqué le commissaire spécial de la police routière, Bangoura Kander Roger.

En ce qui concerne les causes de ces accidents, le commissaire Bangoura Kander Roger a laissé entendre que ça va de l’imprudence des conducteurs à l’excès de vitesse. « Les infractions qu’on a retenues pour ces différents cas, c’est seulement l’excès de vitesse et l’engagement sans précaution dans la chaussée pour la voiture qui sortait du dancing », a-t-il expliqué.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620166816/666890877

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Kindia : un gendarme tué dans un accident de la circulation

13 août 2019 à 13 01 51 08518

La route continue d’endeuiller de nombreuses familles en Guinée. Un gendarme a été tué dans un nouvel accident de la circulation qui s’est produit dans l’après-midi d’hier, lundi 12 août 2019. L’adjudant Jean Tamba Millimouno, en service à l’escadron mobile numéro 7 de Kindia, a succombé à ses blessures suite à un accident de moto, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Patrice Tamba Millimouno, un des frères du défunt, l’adjudant Jean Tamba Millimouno était âgé de 35 ans. Il a perdu le contrôle de sa moto de marque TVS sur la route du camp Samoréya, alors qu’il tentait d’éviter une collision avec un autre motard. Le gendarme a fini sa course dans un caniveau.

Admis à l’hôpital militaire du camp Kémé Bouréma de Kindia pour des soins, le jeune gendarme a succombé à ses blessures, a expliqué son frère, rencontré ce mardi 13 août 2019.

Aux dernières nouvelles, la brigade territoriale de la gendarmerie de Kindia est chargée de l’enquête pour faire la lumière sur cet accident mortel.

Le corps de Jean Tamba Millimouno, originaire de Guéckédou, est actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Kindia. Il sera inhumé le jeudi 15 août prochain, selon ses chefs. Le défunt laisse derrière lui une veuve et trois enfants.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628-518-888

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Koumbia (Gaoual) : SOS pour l’école primaire Diouty de Faghan, détruite par une tornade

13 août 2019 à 13 01 30 08308

Depuis le début de l’hivernage, les changements climatiques sont particulièrement perceptibles dans la région de Boké. Une réalité qui se traduit par une sérieuse perturbation du calendrier pluviométrique et des tornades aux graves conséquences. C’est le cas dans la commune rurale Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual, où l’école primaire du secteur de Faghan a été détruite par la pluie et les vents violents qui l’accompagnent, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La destruction de cet établissement scolaire préoccupe aujourd’hui Elhadj Safayiou Diallo, le président du district de Dâra Bowé, d’où relève le secteur de Faghan. « Au début de la saison des pluies, notre district a enregistré des pluies diluviennes, accompagnées de vents violents et parfois de tornades. Ce qui a eu pour conséquences la destruction de l’unique établissement scolaire du secteur de Faghan, l’école DIOUTY », a-t-il expliqué.

Selon ce responsable local, préoccupé par cette situation, cette école est l’œuvre des citoyens de la localité. Il compte lancer un appel à contribution pour la reconstruire. « Cette école comprend 60 élèves avec trois groupes pédagogiques encadrés par deux enseignants communautaires. Comme elle est complètement tombée, nous avons retiré les tables-bancs et nous attendons une accalmie des pluies pour demander à la population à se mobiliser pour sa réparation », a dit Elhadj Safayiou Diallo

Conscient de l’incapacité de la communauté à faire face à toutes les dépenses liées à la réfection de cette école, le président du district de Dâra Bowé appelle à l’aide les autorités compétentes et toutes les bonnes volontés pour voler à leur secours avant la reprise des classes en octobre prochain. « Nous savons que rien n’est possible d’ici la fin des grandes pluies. Mais, nous avons informé les populations à se tenir prêtes pour la reconstruction de l’école. Cependant, nous lançons un appel aux autorités à tous les niveaux.

D’ailleurs, elles sont informées des dégâts depuis le lendemain de la destruction de l’école. Nous demandons aux personnes de bonne volonté et aux institutions non gouvernementales de nous venir en aide pour sauver non seulement l’année académique à venir mais surtout pour sauver l’avenir de nos enfants. Nous voulons cette fois qu’il y ait une école bien faite de trois classes au moins, avec tous les accessoires comme les latrines, la direction de l’école et le logement du personnel enseignant », a indiqué Elhadj Safayiou Diallo.

A rappeler que cette année, la commune rurale de Koumbia s’est imposée sur les autres municipalités de la préfecture de Gaoual, aussi bien à l’examen d’entrée en 7ème qu’au Bac unique en passant par le BEPC, où elle a obtenu un taux d’admission largement au dessus de la moyenne nationale.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Faya Millimono libéré : ses avocats attendent le « désistement du ministre de la justice »

13 août 2019 à 11 11 51 08518

Trois jours après sa sortie de prison, l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, s’est présenté à nouveau devant un juge d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum ce mardi, 13 août 2019. Et cette fois, il est ressorti avec une bonne nouvelle. Le président du Bloc Libéral est libre de tous ces mouvements dans le cadre de cette procédure puisqu’il n’a pas été placé sous contrôle judiciaire, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est maître Pépé Antoine Lamah, l’un des avocats de l’opposant qui l’a annoncé au sortir de cette audition. « La rencontre d’aujourd’hui a été très satisfaisante, Dr Faya a été libéré sans contrôle judiciaire. Ce qui déjà nous réjouit et nous laisse optimistes quant à la suite de la procédure ouverte à l’encontre de Dr Faya Milimono. Nous espérons que les excuses de Dr Faya Millimono sont bien parties et que les jours à venir, nous pouvons nous attendre à un désistement de la part du ministère ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ce qui, de plein droit, aura mis fin à cette poursuite », a déclaré Me Pépé Lamah.

Toutefois, l’avocat précise que techniquement, la procédure reste encore en marche, même si le président du BL n’est soumis à aucune contrainte liée à cette procédure. « Ça veut dire qu’il n’est pas soumis à des contraintes liées à la procédure. Par exemple, l’obligation de se présenter tel nombre de fois par semaine, de ne pas se déplacer au-delà d’un rayon bien défini, toutes contraintes ont été effacées. Il a été simplement mis en liberté et le seul contrôle qui reste valable, c’est celui-là qui est relatif à la procédure antérieure à la poursuite engagée maintenant là », a dit Me Pépé Antoine Lamah.

A rappeler que Dr Faya Millimono est poursuivi par le ministre de la justice par intérim pour diffamation. Même s’il a reconnu s’être trompé en accusant Mohamed Lamine Fofana de rébellion et a présenté des excuses au ministre, l’opposant a été inculpé et conduit à la maison centrale de Conakry. Il a passé une semaine dans cette maison carcérale.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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Porédaka (Mamou) : 8 000 plants pour les 8 districts et inauguration d’infrastructures à Kolissoko

13 août 2019 à 11 11 03 08038

Dans le cadre de l’exécution de son plan d’action 2019, l’Association Guinéenne pour le Développement Rural (AGDR), qui regroupe les ressortissants de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou, a lancé une campagne de reboisement le samedi, 10 août 2019.

Ce sont huit mille plants qui ont été repartis entre les huit (8) districts de cette commune rurale située à 55 kilomètres de la ville de Mamou. La cérémonie s’est déroulée dans une grande ferveur à Porédaka en présence des autorités locales, de la notabilité et de nombreux anonymes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les ressortissants de la sous-préfecture de Porédaka, soucieux du développement socioéconomique de leur localité, conscients que ce développement ne sera que le fruit de leurs propres efforts, se sont lancés dans une vaste campagne de reboisement. Réunis au sein de l’AGDR, ils ont procédé à la distribution de 8000 plants à Porédaka le weekend dernier. La cérémonie a été lancée dans le district de Kolissoko, situé à environ 7 kilomètres de Porédaka centre.

Selon Mamadou Ciré Diallo, membre de la cellule de communication de l’AGDR, « les huit mille plants ont été distribués à tous les huit districts : Porédaka Centre, Bhouria, N’Diâré, Dar Es Salam, Sankaréla, Kolissoko, Tounkan et Donghol Djeydi. Chaque district a eu 1000 plants et une somme de 200 mille FG comme frais de nourriture pour les planteurs.

La mise en terre de ces plants de pôpos a commencé ce mardi, 13 août 2019, et c’est les différentes têtes de sources des différents cours d’eau qui sont ciblées par cette campagne de reboisement. On a assisté à une forte mobilisation des citoyens lors de la remise du samedi : le maire et ses adjoints, les présidents de districts et les chefs de secteurs ».

Par ailleurs, notre source ajoute qu’il a été procédé le même jour du samedi à la pose de la première pierre d’un marché dans le secteur de Bantanko, relevant de Kolissoko. « Après la pose de la première pierre du marché de Bantanko, il a été inauguré l’école primaire de Kolissoko qui est un don. Une école de 3 classes. Puis, il y a le bureau du district, un centre d’accueil et un logement pour les enseignants ».

Après l’enfouissement des plants ce mardi, les membres du bureau de l’AGDR présents à Porédaka vont effectuer une tournée le jeudi, 15 août 2019, dans les huit districts pour faire le constat de cette campagne de reboisement.

Pour rappel, Porédaka est une commune rurale à vocation essentiellement agropastorale. Elle a été le théâtre d’une bataille connue sous le nom de bataille de Porédaka, le samedi 14 novembre 1896, qui a opposé les hommes du dernier Almamy du Fouta Théocratique, Almamy Boubacar Biro Barry de Timbo, contre les colons français.

Après avoir perdu là son fils Ibrahima Sory, enterré à Bomba, à environ 3 kilomètres de Porédaka centre, Boubacar Biro, insuffisamment appuyé, trahi par certains de ses frères, a utilisé le terrain pour se diriger plus à l’Est. Il sera rattrapé et tué à Bôtôré, dans la sous préfecture de Niagara.

Porédaka est également le village de naissance de Diallo Telly, premier secrétaire général de ce qu’on appelait l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Il fut parmi les tout premiers élèves de l’école primaire de Porédaka, construite en 1932, grâce à la clairvoyance d’Alpha Saliou Diallo, chef de canton, dont « l’âme avait été fascinée par l’école des blancs » et qui voulait que les enfants de la contrée apprennent « l’art de vaincre sans avoir raison ».

D’autres illustres personnalités sont également natives de cette localité, à l’image de l’écrivain Thierno Monénembo ; Elhadj Saidou Diallo, ancien ministre du Contrôle Economique et Financier lorsque Lansana Kouyaté était à la primature ; Aliou Diallo, actuel Vérificateur Général à la Présidence de la République,…

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Mamou : l’Union des Associations Islamiques vent débout contre la dépravation des mœurs

13 août 2019 à 9 09 03 08038

Dans le souci d’apporter sa contribution à la promotion de l’islam et d’inciter les jeunes à adopter le bon comportement, l’Union des Associations Islamiques de Mamou a organisé une rencontre culturelle ce lundi, 12 août 2019. Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre à un moment où la jeunesse de Mamou est plus que jamais à la croisée des chemins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les échecs répétés enregistrés ces derniers temps au baccalauréat à Mamou et la dépravation des mœurs préoccupent les religieux de la ville carrefour. L’activité organisée ce lundi s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le libertinage face auquel une bonne partie de la jeunesse de Mamou se livre, notamment à ces jours de la fête.

Prenant la parole, Elhadj Mamadou Khan, représentant de la ligue islamique régionale, a remercié les initiateurs de cette activité avant d’inviter les citoyens de Mamou à la pratique de l’islam. « Au nom des ligues islamiques régionale, préfectorale et communale, nous remercions très sincèrement les initiateurs de cette noble et belle cérémonie religieuse. Des activités pareilles empêcheront à nos enfants d’aller dans les lieux de dépravation des mœurs. Avant cette initiative, nos enfants mouraient souvent dans le fleuve à Bafing, sur la route de Dalaba ou à Soyah.

Mais maintenant, la plupart de nos enfants préfèrent venir ici passer le temps avec vous. Nous invitons les citoyens de Mamou à plus de pratique de leur religion. La meilleure éducation est celle de l’islam. Nous sommes créés pour adorer Allah. Donc, adorons notre seigneur et qu’il nous accorde son paradis », a dit Elhadj Mamadou Khan.

Quant à Elhadj Satina Diallo, au nom de la Direction Préfectorale de l’Education de Mamou, il est revenu sur les échecs massifs et répétitifs aux examens nationaux dans la ville carrefour. « Nous sommes satisfaits de cette rencontre. Mais, nous regrettons l’absence de certains jeunes qui devraient être là. Aujourd’hui, l’éducation et l’instruction sont en manque à Mamou. Cette année, le premier de cette école Union Musulmane est la 10ème de la République. Si une chose préoccupe tout le monde, c’est facile de trouver une solution.

Avant, Mamou avait toujours des lauréats. Depuis trois ans, nous sommes à la queue parmi les 8 régions administratives. Prenons des dispositions pour faire face, cherchons à remédier les maux qui gangrènent l’éducation à Mamou. C’est parmi ces jeunes qu’on peut avoir des imams, des cadres pour tous les ministères. Si nous n’avons pas des représentants parmi nos enfants, notre vie est vouée à l’échec », a lancé cet acteur de l’éducation.

Présent à cette rencontre, Hady Barry, Inspecteur Régional du Commerce et représentant du gouverneur, s’est également dit très satisfait de cette initiative avant d’inviter les parents d’élèves à plus de rigueur envers les enfants. « Vraiment, l’Union des Associations Islamiques de Mamou œuvre non seulement pour l’épanouissement de l’islam, mais aussi l’épanouissement des musulmans de Mamou au lendemain des fêtes pour empêcher les enfants d’aller faire les pratiques contraires et déviantes de l’islam.

Si tous les jeunes de Mamou venaient ici, on aurait réussi dans l’éducation de nos enfants. Nous demandons aux acteurs de l’éducation de prendre conscience. Les années écoulées, Mamou avait toujours des lauréats. Mais, Mamou d’hier est différent de Mamou d’aujourd’hui, qui tire toujours la queue. C’est un constat négatif. Nous devons conjuguer ensemble les efforts. Les responsabilités sont partagées : les parents ont abandonné les enfants et l’enseignement dans les écoles fait défaut.

Les activités sont partagées entre nous les acteurs de l’éducation. Aujourd’hui les enfants utilisent négativement la technologie. Si nous perdons cette jeunesse, notre existence sur terre n’a été pour rien. Nous encourageons les organisateurs pour pérenniser des rencontres pareilles », a laissé entendre monsieur Barry.

Il est à noter que des activités comme : des conférences débats, des tables rondes, des concours de lecture du Coran, des déclamations de poèmes, des pièces de théâtre, de l’athlétisme, du cyclisme, du football, des projections de films religieux, sont programmés durant cette journée culturelle qui est à sa 18 édition.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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