Alternance en 2020 : « nous devons tourner la page du RPG… »

17 août 2019 à 21 09 28 08288

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ne rate pas l’occasion pour tirer à boulets rouges sur le pouvoir en place. La récente tentative « d’intimidation » de Dr Ousmane Kaba à Kankan par le pouvoir ne passe pas toujours pas. Le parti invite à un sursaut national pour tourner la page du RPG, le parti au pouvoir en Guinée, après 2020. L’annonce en a été faite ce samedi 17 août 2019 à l’occasion de l’assemblée générale du parti à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a été présidée par Mohamed Diakité, membre de la coordination du parti. Dans son discours, monsieur Diakité a félicité les jeunes de la Haute Guinée pour l’accueil réservé à Dr Ousmane Kaba. « On a voulu empêcher Dr Ousmane Kaba d’entrer dans sa ville natale, à Kankan. Mais malgré ça, c’est à travers son discours qu’il a prouvé sa sagesse aux guinéens. Il a dit que celui qui va m’interdire d’entrer à Kankan n’est pas né d’abord. Mais, il faut retentir que les intimidations, ça ne marchera pas car nous allons sensibiliser les gens pour que le pays démarre une autre histoire en 2020. C’est l’occasion pour nous de remercier la jeunesse de Siguiri, de Kankan et Mandiana pour la mobilisation et la démonstration de force. La démonstration des jeunes de la Haute Guinée montre que la victoire et le chemin pour 2020 sont entrain de se poser pour le PADES. Et je vous informe que même les jeunes de Mandiana ont effectué le déplacement pour être à Siguiri et suivre le convoi du président de Siguiri jusqu’à Kankan ».

Par ailleurs, Mohamed Diakité est revenu sur le mauvais état des routes de notre pays qui doit dissuader les guinéens à accepter le 3ème mandat. « L’heure est grave et les guinéens traversent un moment difficile à travers le gouvernement actuel. Aujourd’hui, le pays va mal, l’état des routes en est un exemple : de Conakry à Yomou, les routes sont impraticables… Avec cette situation, on nous parle de 3ème mandat. Où est la morale ? Nous devons tourner la page du RPG. Je vais rappeler aux guinéens que le changement de la Constitution est un danger pour la Guinée. Nous devons tourner la page du RPG pour redonner l’espoir à la jeunesse guinéenne et aux femmes guinéennes. Et pour cela, nous devons travailler avec la jeunesse du PADES et son président pour y parvenir », conseille-t-il.

L’insalubrité a également été abordée par le président de séance. Selon Mohamed Diakité, « l’insalubrité de la ville de Conakry a atteint un niveau inexplicable. Malgré tout ce qui est fait, malgré tout ce qui est dit, le constat reste le même. Tout ça, à cause de la mauvaise gouvernance actuelle. De Kaloum à Kàka, on ne peut pas respirer, c’est une honte pour la Guinée. Le 09 juin 2019, il y a eu naissance d’un mouvement pour l’assainissement de la ville de Conakry et l’Etat a débloqué 9 milliards 600 millions de FG juste pour l’assainissement de la ville. Mais, le travail n’a pas été fait. Les détenteurs de ce projet doivent s’expliquer devant la loi, car aujourd’hui tout le monde se plaint, les femmes dans les marchés et nous continuons à payer les taxes tous les jours et chaque fin du mois. Pour nous, les taxes sont destinées à nettoyer les marchés, à ramasser les ordures pour les dégager et envoyer ailleurs. Mais, c’est le contraire qui est sur le terrain. C’est vraiment révoltant…»

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Lire

Entrepreneuriat jeunes : plusieurs jeunes formés par l’ONG Jeunes solidaires

17 août 2019 à 20 08 13 08138

Jeunes solidaires, une organisation mixte-regroupant des associations de jeunesse et des jeunes entrepreneurs, en partenariat avec l’ONG belge TRIAS a bouclé ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, une formation de trois jours en faveur de 19 de ses membres venus de Conakry et des villes de l’intérieur. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement technique de ces jeunes, afin de leur doter les outils nécessaires pour la réalisation de leurs projets d’entreprises, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cet atelier a porté sur trois axes : Entrepreneuriat ; Leadership ; Environnement et Citoyenneté. Il a mobilisé principalement les jeunes membres de l’organisation de l’intérieur du pays (Dabola, Mamou, Kindia, Télimélé, Coyah, Boffa et Forécariah) et des antennes de Matoto, Matam (Conakry) ainsi que quelques jeunes entrepreneurs, pour un total de 19 participants, dont 8 filles.

Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires
Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires

A l’occasion de la cérémonie de clôture, Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires, au nom président de la structure Alpha Touré, a remercié les participants pour l’attention particulière et l’intérêt qu’ils ont fait montre lors de ces trois jours de formation. Selon elle, la formation figure parmi les priorités de son ONG. « Parmi les actions des Jeunes solidaires, il y a la formation qui fait partie. De nos jours, nous avons remarqué que sur le marché de l’emploi, beaucoup de jeunes, quand il s’agit d’un entretien d’embauche, ont des problèmes. Souvent, sur 100 jeunes, on trouve qu’il n’y a que 10 qui ont le niveau requis.

Donc, au niveau de notre association, on s’est dit qu’il est très important de former les jeunes pour qu’ils soient capables de se défendre sur le marché de l’emploi, pour que les jeunes soient capables de donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous organisons des formations à chaque fois que nous en avons l’occasion. Donc, cette formation n’est pas une première, chaque fois, nous organisons ce type de formations. Mais il faut le dire, nous sommes très satisfaits de la qualité de cette formation et des participants aussi », a-t-elle fait savoir.

Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement
Adama Chérif Camara, DG du cabinet d’études et de formation pour le développement

Abondant dans le même sens, Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement, s’est dit satisfait de la contribution des participants à cette formation. Selon lui, les modules dispensés tournaient autour de quatre aspects. « Les modules portaient sur le diagnostic local ; l’étude du marché ; le montage des projets économiques ; et les opportunités économiques. Mais, il faut dire que je suis très satisfait. Parce qu’après la formation, il a fallu également que nous demandions non seulement aux organisateurs, mais aussi aux participants ce qu’ils pensaient de la qualité de la formation. Et après la formation, tous ont dit qu’elle était bonne.

Avec cette mondialisation et au regard de nos responsabilités et du contexte guinéen, nous nous sommes posés un certain nombre de questions liées à la vie associative. C’est comment permettre aux organisations de jeunesse guinéennes de s’aider elles-mêmes afin qu’elles puissent prendre elles-mêmes leur développement, et comment être aussi efficacement un mobilisateur de ressources exogènes et endogènes pour le développement de l’organisation. Le conseil que j’ai souvent à donner aux jeunes, c’est de se lancer dans l’entrepreneuriat. Parce que l’Etat guinéen ne peut pas tout faire. Donc à côté de l’administration, les jeunes peuvent faire des initiatives pour se prendre en charge et s’auto-employer », a-t-il conseillé.

Tenin Keïta, porte-parole des participants
Tenin Keïta, porte-parole des participants

S’exprimant au nom de ses collègues participants, Tenin Keïta, a remercié les organisateurs de cette formation. Elle a promis de démultiplier les connaissances apprises à ses autres collègues qui n’ont pas eu la chance d’y prendre part. « Mon premier sentiment, c’est un sentiment de satisfaction par rapport à la qualité de la formation et surtout la pertinence des thèmes traités. Il s’agit notamment du diagnostic local qui est un aspect très important dans la gestion de montage d’un projet. Parce que pour monter ton projet, il faut connaître ton public cible, mais il faut connaître également ce que veut ce public avant de monter le projet.

Nous avons aussi eu à suivre l’étude du marché qui est très important pour un entrepreneur. Parce que pour monter une entreprise, il faut connaitre le marché, il faut connaitre les besoins de la population avant de te lancer dans une activité. Après cette formation, je compte m’investir à enseigner, à faire comprendre d’autres jeunes surtout ceux qui veulent entreprendre la nécessité de se former, de suivre ce genre de formation », a-t-elle laissé entendre.

A noter que l’ONG Jeunes solidaires a lancé récemment un appel à candidatures pour la remise de la première édition du prix « Jeune entrepreneur (e) solidaire », prévu au mois de novembre prochain. Selon les responsables de l’organisation, ce prix a pour objectif de stimuler et de récompenser les efforts de nos jeunes entrepreneurs (es) et potentiels entrepreneurs (es) de Conakry et de l’intérieur du pays ayant bénéficié de leur programme de formation en création et gestion d’entreprises démarré en 2017.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

Sanction contre Amadou Diaby : ses avocats réclament des preuves

17 août 2019 à 19 07 45 08458

Le camp Amadou Diaby a réagi suite à la sanction infligée au vice-président suspendu de la Féguifoot par la commission d’éthique de la Fédération guinéenne de football. Ses avocats dénoncent vigoureusement cette décision et demandent à la commission de fournir les preuves qui ont motivé cette sanction. Ils se sont fait entendre à travers une conférence de presse animée ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Interdiction d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans dont 5 fermes et payement d’une amende de 25 000 euros, c’est la sanction infligée à Amadou Diaby, reconnu coupable de corruption au sein de l’équipe nationale de football. « Cette décision cabale, usant du même modus operandi que la décision de suspension (…), prise contre M. Amadou Diaby par la même commission d’Ethique, sur la foi de dénonciations calomnieuses de M. Paul Put (…), n’a guère surpris M. Amadou Diaby qui est serein et reste confiant que cette décision injuste et sans fondement sera sanctionnée par toute structure sérieuse et professionnelle de l’éthique », ont réagi les avocats d’Amadou Diaby.

Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali
Me Maliki Ibrahim, avocat au Barreau du Mali, venu à Conakry défendre Amadou Diaby

« Nous sommes venus dire à la presse notre indignation. Parce que dans le dossier qui nous occupe, la commission d’éthique à qui incombe le fardeau de la preuve n’a pas pu apporter la preuve, n’a pas pu apporter un seul élément, même pas un indice pouvant asseoir la culpabilité d’Amadou Diaby. S’agissant de faits de corruption, le seul passage substantiel pour éclairer la lanterne de tout le monde, c’est une confrontation entre Amadou Diaby et Paul Put », ajoute Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali.

Les conseils d’Amadou Diaby accusent le président de la commission d’Ethique de la Féguifoot, Amadou Tham Camara, d’avoir empêché cette confrontation. « Ce qui est bizarre, c’est que c’est le président de la commission qui refuse cette confrontation. C’est lui a appelé Paul Put pour lui dire de ne pas venir être confronté à Amadou. Aujourd’hui, nous apprenons que ça s’est fait le 07 août. Ils nous appellent le 13 août pour dire vous allez être confrontés le 14 août. Ce même jour, on nous dit que l’instruction est clôturée, allez-y en prendre connaissance.

Et nous apprenons hier par un huissier commis par Paul Put que déjà le lendemain ou le président de la commission l’a dissuadé d’être confronté à Amadou Diaby. Il a quitté, il a disparu. Alors, qui a intérêt au crime ? Nous nous posons cette question. En tout état de cause, ce qui transparait, c’est qu’il y a un conflit d’intérêt manifeste entre les faits en cause et le président de la commission d’Ethique de le Féguifoot », estime Me Maliki Ibrahim.

Pour lui, « Amadou Diaby, il est d’une innocence pure et sans tache. Amadou Diaby n’est pas le genre, étant un passionné de la réussite et du rayonnement du football guinéen, à recevoir les broutilles de la part Paul Put dont on connait la moralité (…) La question simple c’est de dire que la commission nous montre quels sont les éléments de preuve ».

Les avocats d’Amadou Diaby annoncent que si cette décision est maintenue, ils vont saisir les instances supérieures.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622 07 93 59

Lire

Décès de Jacques Diouf, ancien DG de la FAO : communiqué de la présidence

17 août 2019 à 19 07 35 08358

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a la profonde douleur de vous annoncer le décès de Monsieur Jacques Diouf, Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, survenu ce jour samedi 17 août 2019 à Paris.

Avant d’entamer sa féconde collaboration avec le Président de la République, Monsieur Jacques Diouf a été diplomate, homme politique sénégalais ayant exercé les fonctions de Secrétaire d’Etat puis Ambassadeur de la République du Sénégal, avant d’être Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Le Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, Monsieur Jacques Diouf, a apporté une contribution fondamentale dans la définition et la mise en œuvre de la Politique de développement Agricole accélérée de la Guinée.

Aux côtés du Président de la République, il a participé à toutes les négociations pour la formulation des programmes d’autosuffisance alimentaire, du développement de l’agriculture commerciale et de l’introduction de nouvelles technologies dans le monde rural guinéen.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, présente ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, au peuple africain, au peuple et au Gouvernement sénégalais, aux collaborateurs de Monsieur Jacques Diouf à la FAO et dans d’autres organisations internationales.

Que l’âme du défunt repose en paix.

Sékhoutouréya, 17 août 2019

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

Saïkou Yaya Barry accuse : « Damaro a près de 40 camions à Boké… »

17 août 2019 à 19 07 22 08228
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et président de l’AG de ce samedi

La pauvreté qui mine de nombreuses familles guinéennes est vivement dénoncée par les opposants au régime du président Alpha Condé. Selon l’Union des Forces Républicaines (UFR), cette pauvreté est aggravée par la dilapidation des biens publics par une minorité de guinéens au détriment de la majorité du peuple. C’est Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi 17 août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Saïkou Yaya Barry de l’UFR n’a pas ménagé la gestion de notre sous l’ère Alpha Condé. Selon le secrétaire exécutif du parti républicain, « la pauvreté sévit, les gens sont en train de mourir de faim. Quand vous voyez quelqu’un est tombé de tension, de diabète, c’est parce qu’il est mal nourri, c’est parce qu’il mange ce qu’il peut gagner. Tu manges ce que tu vois, tu ne peux pas choisir ton alimentation. Alors que l’alimentation est fondamentale pour la vie d’un homme. Mais tu ne peux pas dans la pauvreté actuelle que nous vivons ».

Selon lui, il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que celui que nous avons en ce moment. « Nous allons de mal en pis. Il y a des sous-préfectures encore proches des sociétés minières qui n’ont pas encore un minimum de forage pour qu’ils boivent de l’eau potable. Encore une fois, nous avons une population très jeune. Normalement partout dans le monde, c’est une richesse quand vous avez une population jeune, une richesse incommensurable, une richesse forte qui doit travailler, faire des activités. Mais, il faut un Etat, une organisation pour permettre à ces gens-là d’être canalisés, de travailler pour le bien de l’ensemble du pays. Mais il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que le gouvernement que nous avons actuellement dans ce pays. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. On disait que le gouvernement de monsieur Saidou Fofana et Mamady Youla étaient médiocres. Mais le gouvernement actuel est plus médiocre que les gouvernements qui se sont succédés », soutient-il.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

D’ailleurs, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que les richesses du pays sont actuellement partagées entre 50 personnes. « Nous allons gagner le combat contre ces personnes qui veulent s’accaparer des biens de tout le pays. Le pays est riche, mais ces richesses sont partagées entre 50 personnes au détriment de 12 millions de guinéens. Ils ne sont pas nombreux. C’est ces 50 personnes qui veulent détruire la vie de 12 millions de guinéens. Mais est-que nous allons accepter ça ? »

En outre, ce proche de Sidya Touré invite les guinéens à ne pas se laisser faire. « Il faut que les guinéens se réveillent, car ces gens-là ne peuvent rien. Ce qu’il n’a pas pu faire pendant 9 ans, ce n’est pas en 6 mois qu’il va le faire. Alpha Condé a eu beaucoup de chance. Venir gérer un pays et un peuple très docile, très musulman, qui accepte tout. C’est ça la Guinée. Mais, je crois que les guinéens commencent à comprendre, car pendant 9 ans rien n’a changé… »

Pour Finir, Saikou yaya Barry accuse le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’être un businessman. « Tu vois le président d’un groupe parlementaire comme les Damaro, c’est les affaires qui l’intéressent. C’est ce qui me fait d’ailleurs pitié avec les gens du RPG que j’ai connus, avec lesquels je me suis battu dans ce pays. Ils se sont battus, ils ont eu des résultats, mais c’est des personnes comme ça qui sont venues à la dernière minute pour profiter de leur pouvoir. Damaro a près de 40 camions à Boké, gérés par son fils. Ça lui rapporte près de 5 millions de dollars. En attendant, les militants du RPG qui se sont battus pendant 20 ans pour qu’Alpha Condé arrive au pouvoir n’ont absolument rien. Et lui, il se permet de parler et de se taper la poitrine, parce qu’il a eu l’argent. Mais l’argent de qui ? Qui s’est battu pour ça ? Ils sont en train de mourir de faim en Haute Guinée ou dans les quatre coins de la Guinée. Le RPG que je respecte, les gens que je respecte ne se sont pas battus pour que des gens comme les Amadou Damaro Camara et consorts tirent profit de leur combat. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Dr Ousmane Kaba à Kankan : « j’ai été chassé au RPG-ARC… »

17 août 2019 à 18 06 21 08218
Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

En séjour dans la région de Kankan pour célébrer la fête de Tabaski, Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a mis l’occasion à profit pour redynamiser les structures de son parti en vue des prochaines échéances électorales.

Dans une conférence de presse organisée hier vendredi, 16 août 2019, à son domicile dans la sous-préfecture de Karifamoriyah, à 7 km de la commune urbaine, Dr Ousmane a abordé plusieurs sujets liés l’actualité locale et nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est devant un parterre de journalistes que le numéro 1 du PADES est revenu sur les circonstances qui l’ont poussé à prendre ses distances du RPG Arc-en-ciel. « Vous savez, les gens se souviennent encore, c’est mon premier parti que j’ai fusionné dans le RPG en 2012 pour fonder le RPG Arc-en-ciel. Mais par finir, je ne me suis pas compris avec mon grand frère, le Pr Alpha Condé, il a insulté les malinkés, toute la Guinée est témoin de ça.Mais j’ai dit que je n’étais pas d’accord, il s’est frustré et ils m’ont chassé du RPG Arc-en-ciel. Moi aussi je suis allé me tranquilliser, c’est ainsi beaucoup d’amis sont venus me voir, ils m’ont proposé de créer notre parti », a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, il révèle qu’il a eu toutes les peines du monde pour d’obtenir un agrément pour son nouveau parti, le PADES. « Quand nous avons créé notre parti, ils ont refusé de nous donner l’agrément. On a tout fait, ils ont refusé. Pourtant, dans la Constitution, il est dit que si les conditions sont réunies, chaque personne peut créer son parti politique, mais ils ont refusé, on leur a demandé pourquoi, ils ont refusé de le dire. Maintenant, on a trimbalé le gouvernement à la Cour Suprême, on a eu raison, on a autorisé le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation de nous donner notre agrément. C’est comme ça qu’on l’a obtenu ».

Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

Parlant du débat qui fait rage actuellement en Guinée, concernant le projet de nouvelle Constitution, Dr Ousmane Kaba s’est montré catégoriquement opposé à cette idée. « Si on a créé le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), tout gouvernement a le droit de proposer une nouvelle Constitution dans le cadre d’un referendum, mais la question se situe ailleurs. Pourquoi nous avons rejeté cette initiative ? Vous savez, lorsqu’on a élu le chef de l’Etat en 2010, et il a juré sur la Constitution, il a dit moi Alpha Condé, je jure de respecter la Constitution et de faire respecter cette Constitution. En 2015 aussi, il a fait la même chose. Et il a dit, « en cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ». Donc nous, nous estimons que c’est lors de la campagne qu’un président doit dire à ses électeurs qu’il souhaiterait changer la Constitution s’il est élu président de la République, mais ce n’est pas au moment de partance que vous allez dire que vous voulez changer la Constitution. Deuxième raison, pourquoi on veut changer la Constitution ? Est-ce que ce changement est dans l’intérêt de la population ? La préoccupation du gouvernement, c’est de permettre un troisième mandant au président », a-t-il dénoncé.

Pour finir, Dr Ousmane Kaba a déploré le manque de courant électrique qui frappe de plein fouet actuellement la commune urbaine de Kankan. Selon lui, la solution ne réside pas dans les groupes électrogènes, mais plutôt dans la construction de micros barrages électrogènes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Accident de la circulation à Mamou : un mort et une infirmière blessée

17 août 2019 à 18 06 07 08078

C’est dans la matinée de ce samedi, 17 août 2019, aux environs de 9 heures, qu’un accident de la circulation s’est produit au quartier Almamyah Mosquée, dans la commune urbaine de Mamou. Et, malheureusement, le jeune conducteur de la moto y a perdu la vie et une infirmière qu’il transportait a gravement été blessée.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com dans la ville carrefour, les victimes se trouvaient sur une moto qui était en route pour Almamyah Dumez lorsque l’accident s’est produit. « Ils descendaient avec une grande allure la colline qui se trouve derrière la grande mosquée. Le frein a lâché et ils sont allés se cogner à un mur. Le taxi-motard y a trouvé la mort et la passagère a été grièvement blessée », a témoigné un jeune que Guineematin.com a joint au téléphone.

Cette information est corroborée par le chef du service général du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou. Le lieutenant Ernest Yomalo soutient que l’excès de vitesse est à l’origine de cet accident. « C’est une moto de marque TVS qui a quitté vers la grande mosquée, dans l’intention d’aller à Almamyah Dumez. Et, selon les témoignages que nous avons recueillis, le taxi-motard conduisait à vive allure. Ils ont fini par tomber et le conducteur de la moto a trouvé la mort. J’ai effectivement vu son corps à l’hôpital. La femme qui était derrière lui a été grièvement blessée. Elle a même eu des fractures… Donc, c’est l’excès de vitesse qui est à l’origine de cet accident », a indiqué le lieutenant Ernest Yomalo.

Selon cet officier du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou, c’est Thierno Amadou Camara, un jeune âgé de 27 ans et domicilié au quartier Horé Fello (dans la commune urbaine de Mamou) qui a trouvé la mort dans cet accident. « Sa passagère s’appelle Adama Gallé Barry. C’est une infirmière en service à l’hôpital régional de Mamou », a ajouté le lieutenant Ernest Yomalo.

A en croire la famille de l’infirmière blessée, madame Adama Gallé Barry a eu un pied et un bras cassés. « Elle a même perdu un œil. On s’apprête à l’évacuer comme ça pour Conakry, sur instructions des médecins de l’hôpital régional », confié le beau-père de madame Adama Gallé Barry.

A noter qu’un autre accident de la circulation qui s’est produit ce même jour (samedi) à Horé Fello a fait trois blessés. Et, parmi ces blessés deux ont eu des fractures. Le troisième est le beau-père de madame Adama Gallé Barry (la passagère de la moto qui fait l’accident à Almamyah). Il a été légèrement blessé.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Paul Put exige des preuves à la Féguifoot : « j’ai été victime de racket »

17 août 2019 à 17 05 34 08348

« Je n’ai corrompu personne et personne ne m’a corrompu. J’ai juste été victime de racket sur mon salaire, d’extorsion d’argent sous pression et c’est différent de la corruption », a indiqué Paul Put dans un communiqué transmis à Guineematin.com ce samedi.

« Le président Antonio SOUARE m’a demandé un rapport, j’ai donné mon rapport à la date du Vendredi 16 Juillet. Il m’a instruit l’ordre ne pas l’envoyer au ministre des sports qui me l’avait aussi demandé et j’ai informé le ministre de cela par SMS. Tout est clair dans mon rapport. Dans mon rapport, il n’y a jamais été question de corruption de la part de qui que ce soit », a notamment écrit Paul Put, ancien entraîneur du syli national de Guinée, qui a récemment été limogé par la Fédération guinéenne de football, suite à la défaite de notre équipe nationale à la CAN Egypte 2019 .

Réagissant à la sanction qui lui a été infligée par la Guinée, l’ancien coach du syli national exige des preuves : « Elles sont où les preuves de racket et de corruption ? Apportez vos preuves, je vous apporterai toutes les preuves de ce que j’ai écrites dans mon rapport. J’ai aussi expliqué dans mon rapport les raisons de notre défaite contre l’Algérie ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner le communiqué de Paul Put :

COMMUNIQUE DE PAUL PUT

Lire

Réticence des citoyens impactés par le projet de Souapiti : le préfet de Télimélé en sapeur-pompier à Sinta

17 août 2019 à 17 05 17 08178

Dans le cadre de la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti, le gouvernement guinéen prévoit la délocalisation de près de 3000 personnes. Des réticences sont constatées sur le terrain, au district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, à Télimélé. Les citoyens du district se disent inquiets du non respect de la convention qui les lie aux responsables du projet pour la construction de leurs nouveaux habitats à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Pour aplanir les divergences et faciliter le déplacement des populations relocalisées, le préfet de Télimélé a fait un tour à Konkouré le mercredi 14 et le jeudi 15 août 2019. Amadou Sadio Diallo a sensibilisé les populations, jusque-là opposées au déménagement. Les échanges ont porté sur le complément de la construction de leur collège de proximité, la construction du marché et de 70 autres bâtiments pour les autres familles qui n’ont vu ni clés, ni maisons.

« Je commence d’abord par la remise des clés. Quand le projet Souapiti a proposé la remise des clés, la population a refusé. C’est ainsi que le projet m’a appelé. Je suis venu m’entretenir avec la population. Finalement, les gens ont accepté de prendre les clés et aller voir les lieux où elles doivent être désormais.

Ça devait être suivi par les déménagements, mais les gens n’avaient pas voulu alors que depuis le 10 août, on devait faire les vannes du barrage de Souapiti, c’est-à-dire l’envahissement de l’eau au niveau des villages. Mais, il y a des conditions posées qu’il faut respecter, sinon ils ne vont pas quitter », a expliqué le préfet.

Pour faire face aux exigences des citoyens, le préfet annonce qu’une commission a été constituée à cet effet. « Nous avons mis en place une commission de 10 personnes qui vont représenter les populations. Au lieu que tout le monde se déplace, ces membres vont se déplacer en compagnie des maires de Kollet, Sinta, les chefs des districts impactés, les chefs des secteurs impactés, plus le projet Souapiti. On est parti à Kondon Boffou, nous avons vu un travail formidable, gigantesque.

Quand une case à Konkouré est remplacée par une maison, c’est un atout. Même si elles ne sont grandes, mais elles sont très jolies. Nous sommes partis au marché, le hangar et les houles qu’ils ont construits pour eux, là aussi, on a constaté que c’est un bon travail. Toutes les conditions qui ont été posées, la société va les remplir », rassure Amadou Sadio Diallo.

En outre, les populations de Kambaya concernées par le déplacement, ont été aussi rassurées que tout sera mis en œuvre pour les satisfaire. « Nous sommes venus à Kambaya, nous sommes tombés d’accord, les gens déménagent aujourd’hui même (le jeudi 15 août) par secteur et ils sont partis, tous satisfaits.

La commission mise en place leur a demandé de bien travailler et de nous remonter l’information afin de l’envoyer à qui de droit. Nous avons demandé la présence de la police et de la gendarmerie pour leur sécurité et celle de leurs biens. Il y a 529 maisons construites pour eux », a dit le préfet de Télimélé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

Lire

Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Union des sinistrés de Souapiti : « c’est un groupuscule d’arnaqueurs »

17 août 2019 à 14 02 04 08048

La construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, situé à la lisière des préfectures de Dubréka et Télimélé, en Basse Côte, a atteint sa vitesse de croisière. Mais, des voix s’élèvent dans certaines communautés impactées par sa construction pour exprimer leur refus de rejoindre certains sites de relocalisation aménagés à cet effet. Le chef du Département Environnement et Développement Durable du projet crie à la manipulation « d’un groupuscule d’arnaqueurs », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ibrahima Kéita, directeur du Département Environnement et Développement Durable du projet d’aménagement de Souapiti, au terme de l’élaboration d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale, les responsables du projet se sont rendu compte qu’il fallait déplacer 16 000 personnes. « C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes heureux de dire que nous avons déplacé sept (7) sites sur les huit (8).

Ces huit (8) sites concernent le pré-remplissage du barrage qui va commencer très bientôt. Le dernier village à déplacer, c’est les villages de Kounkouré et ses environs. Donc si nous terminons à déplacer Konkouré, nous sommes en train de le faire, ça veut dire que le premier objectif du barrage est déjà atteint : nous allons commencer à stocker de l’eau, soit un milliards 375 millions de mètres cube d’eau ».

Mais, la relocalisation a fait grincer des dents récemment. Des personnes issues de ces communautés se sont constituées en « union pour la défense des sinistrés de Souapiti ». Cette union, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, le 22 juillet 2019, a dénoncé la manière dont les dédommagements ont été effectués. Selon eux, le projet n’a pas tenu compte de tous les aspects pour déplacer les communautés.

A l’issue de cette sortie médiatique, « ces frondeurs », ont été invités par les responsables du projet à l’effet d’aplanir les divergences, a expliqué Ibrahima Kéita. « On a été appelés par des gens, le 15 juillet 2019, qui nous ont dit qu’ils sont une association intéressée par le projet, qu’ils veulent rencontrer la direction pour échanger autour du projet. On a dit que c’est une très bonne chose. Lorsqu’ils sont venus chez nous, nous leur avons expliqué tout ce que nous sommes en train de faire. De la construction des bâtiments jusqu’au recensement des arbres. Ils ont dit qu’il y a des choses qu’ils n’avaient pas comprises. Ils ont dit qu’ils vont être nos messagers auprès des populations.

Avant de partir, ils nous ont demandé de l’argent. Nous leur avons donné 4 millions de francs devant un huissier, qui a été payé à 5 millions. Ils ont évoqué des difficultés de déplacement. Finalement, nous leur avons donné près de 20 millions de francs, tellement qu’on a eu confiance en eux. Nous, on avait demandé à déplacer Konkouré. Mais, au lieu d’aller sensibiliser les populations, ils sont partis les révolter. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont des arnaqueurs et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons des problèmes pour déplacer le village de Konkouré ».

Devant cette difficulté, les responsables du projet de Souapiti se sont rendus ces derniers jours à Konkouré. « C’est des gens qui doivent quitter pour aller à Kondonbofou, dans Kambayah. C’est eux-mêmes qui ont choisi le coin. C’est le plus grand site. Ils nous avaient dit d’attendre le lendemain de la fête de Tabaski pour qu’ils partent rejoindre les sites aménagés pour eux. Mais, à la date convenue, on envoie les camions, ils disent qu’ils ne bougent pas. On leur a rappelé notre accord, ils nous disent de surseoir à toute activité.

Toute la direction du projet et une délégation du Ministère de l’Administration du Territoire, on s’est transporté à Konkouré ces derniers jours pour comprendre ce qui ne va pas. On est parti, sous la direction du préfet de Télimélé et le directeur de l’administration du territoire, nous avons eu un accord et hier jeudi, 15 août 2019, les populations étaient prêtes à partir. Mais, il y a d’autres personnes qui viennent les intimider, pour les dissuader. On a commencé à déplacer Kounkouré. Gnâbély qui fait 19 ménages a déjà rejoint le site et les autres vont suivre », a expliqué monsieur Kéita.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

Lire

Manque d’engagement des militants du RPG-AEC : l’assemblée de ce samedi annulée

17 août 2019 à 13 01 10 08108

Comme tous les autres partis politiques représentatifs de la République de Guinée, les responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, devaient se retrouver ce samedi en assemblée générale. Ces rencontres hebdomadaires sont des occasions pour les dirigeants de communiquer aux militants (et à l’opinion publique en général) les choix et options du parti face aux enjeux du moment.

Mais, pour le parti du président Alpha Condé, cette communion entre le sommet et la base n’a pas existé ce samedi, 17 août 2019 ! Selon un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place, c’est la faible mobilisation qui a empêché la rencontre.

C’est Dr Sékou Condé qui a annoncé l’annulation de cette assemblée. Selon le secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel, le plus grand nombre de responsables et militants du parti sont encore à l’intérieur du pays et le reste empêché par les intempéries !

Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel

« Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement ce matin pour notre assemblée générale. Comme vous le savez, il est presque 12 heures moins le quart, la salle n’est pas remplie. C’est parce que beaucoup de militants ont fait le déplacement à l’intérieur pour la fête de Tabaski. Et, les intempéries constatées actuellement à Conakry empêchent les militants de venir à l’assemblée générale. Sur ce, nous avons décidé de remercier ceux qui ont fait le déplacement ce matin et leur dire qu’aujourd’hui, l’assemblée générale ne pourra pas se tenir. Nous demandons donc à tous les responsables de repartir et on attend la semaine prochaine pour l’assemblée générale », a-t-il lancé.

Ceci laisse penser que le parti du président Alpha Condé n’a de militants véritablement engagés que ceux qui viennent de la Guinée profonde. En tous les cas, les assemblées générales se poursuivent actuellement dans les sièges des autres partis politiques, notamment à l’UFDG et au PADES.

Est-ce un signe de fébrilité du parti au pouvoir ? En attendant d’en savoir davantage, il importe de rappeler que le RPG arc-en-ciel s’est déjà montré incapable de se trouver un autre leader que son Président-Fondateur, le professeur Alpha Condé, qui continue de présider ce parti, alors que la Constitution guinéenne interdit une telle fonction à un président de la République…

Avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Médias : sur le droit fil du parcours du journaliste Ismaël Camara…

17 août 2019 à 12 12 37 08378
Ismaël Camara

Mai 2002-juillet 2019. Une carrière de journaliste, celle d’Ismaël Camara, se rappelle savoureusement à nous. Parti prêter ses services en qualité de Responsable de communication en Guinée du Projet appelé ‘’SANITA Villes durables’’ d’ONU-HABITAT sur financement de l’Union européenne, le désormais ex-Directeur de la Rédaction du Groupe Emergence, entre autres, en a écrit des pages en 17 ans de pratique du métier le plus noble.

Arrêt sur images ! Il vient de ranger sa plume, sinon de la suspendre des activités de nos rédactions. Son talent l’y a conduit voire condamné. C’est désormais un programme onusien qui en tirera profit. Oui, Ismaël Kabiné Camara, jusque-là journaliste passionné de son métier comme rarement, nous coupe l’herbe sous les pieds, puisqu’il vient de débarquer avec plume et bagages à « SANITA Villes Durables », un projet de l’ONU-HABITAT dont il est désormais le chargé de communication en Guinée. « SANITA Villes Durables » dont l’objectif est d’améliorer l’environnement sanitaire et la qualité de vie des populations urbaines notamment de Conakry et environs.

Déjà, beau brin de journaliste à la Fac… C’est un homme de média au parcours grisant qui change ainsi de braquet. Que je découvre au hasard de la vie universitaire, un certain mois de février 1998. Parmi les nouveaux étudiants en 1ère année de la Fac des lettres, je fais la connaissance d’un garçon dont la grande silhouette me tape dans l’œil. C’est Ismaël Kabiné Camara. Pour ne plus le quitter, tout comme je ne lâcherai plus les basquets à des garçons passés grands journalistes de ce pays : Aboubacar Diallo (Espace), Mamadou Sam (RTG), Aboubacar Camara (RTG), Bachir Sylla (La République). J’en passe et des meilleurs. Une bande de garçons joyeux et doués, qui avaient eu la parfaite idée de s’incuber à la pratique du journalisme, à travers un journal mural, remplacé peu de temps après par le célèbre tabloïd La Voix de l’étudiant. Ismaël Kabiné Camara en est déjà l’une des grosses plumes. Les sept glorieuses…au Diplomate. C’est donc un produit fini, à la plume décomplexée qui sort de la filière Journalisme de Gamal. Et qui se retrouve dans l’équipe de départ du nouvel hebdomadaire guinéen Le Diplomate, lancé en mai 2002. Quand je l’y ai rejoint en septembre de la même année, quelle fut ma surprise de découvrir un collaborateur émulatif aux heures de travail, mais persifleur à souhait en pause. Une amitié sur fond de complicité qui a été entretenue à coups de grandes enquêtes en duo, pendant sept ans de dur labeur dédié à un journal qui en a connu de grands noms : Abdoulaye Sankara, Ibrahima Sory Traoré, feu Maséco Condé, Amadou Makissa Diallo. Belle équipe étoffée d’autres belles signatures, sous la direction de Sanou Kerfala Cissé, actuel président de l’URTELGUI.

Ismaël Camara et Talibé Barry

Presse en ligne et radio… à la perfection Ismaël Camara, cette plume comme trempée dans l’or de Bourré de son Siguiri natal, passera ensuite par d’autres entreprises de presse. Dont celle audacieuse de création, en 2012, du site d’information guineetime.com. L’aventure est menée de pair avec un autre jeune journaliste au parcours respectable : Amadou Touré. Alors que tant de messes de requiem ont été dites pour tant de sites d’informations happés par les vagues destructrices du temps, guineetime.com, respire encore de pleins poumons. Quand on sait que le travail de la presse en ligne est loin d’être une partie de plaisir, comment ne pas se demander d’où Ismaël Camara tirait-il tant d’énergie à pouvoir ajuster plusieurs cordes à son arc journalistique. D’autant qu’il aura allié la tenue de ce site à l’animation d’émissions de débat radiophonique de grande audience. Hélas! Les auditeurs de l’émission ‘’Terrain Politique ‘’ sur Sabari FM, qu’il a animée avec aisance, devront se faire le deuil de sa voix au timbre prégnant.

Court et intense épisode ‘’Emergence’’. Mais, le nouveau chargé de communication du programme “SANITA Villes durables” en Guinée, ne manquera pas qu’aux auditeurs. Il en est ainsi des lecteurs du groupe Emergence, un magazine et un site internet, tout entier dédié aux questions économiques. Celui qui en était depuis février 2019, l’expérimenté Directeur de la Rédaction, sèvrera, là-aussi, ses nombreux lecteurs. Quid de ses collaborateurs d’Emergence, qui profitaient déjà pleinement de l’indéniable professionnalisme d’Ismaël Camara.

L’homme de plume, attachant, agréable et affable, porte désormais à cœur, le défi de la réussite d’un programme (SANITA Villes Durables) aux déclinaisons plus que d’actualité dans nos villes. Bon vent à toi !

Talibé Barry, Directeur Général du Groupe de presse La République-City FM

Lire

Réduction des sociétés grossistes de médicaments : « il y a une bonne avancée…», dit Dr Manizé Kolié

17 août 2019 à 11 11 40 08408

Le gouvernement et ses partenaires sont décidés à mettre de l’ordre dans l’importation et la vente des médicaments en Guinée. Après avoir réduit le nombre de sociétés importatrices de médicaments de 104 à 58, les autorités comptent encore diminuer ce nombre, en le ramenant à 04. Les membres du Syndicat des Pharmaciens et d’autres structures, constitués en commission, ont tenu une réunion marathon dans les locaux du ministère de la Santé ce vendredi, 16 août 2019.

A la fin de cette réunion de près de 10 heures d’horloge, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du Syndicat des Pharmaciens d’Officines Privées de Guinée, a confié ses impressions à un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Guineematin.com : vous sortez d’une longue réunion relative à la réglementation de l’importation des produits pharmaceutiques. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Dr Manizé Kolié : nous sommes sur la centralisation des résultats de l’évaluation des sociétés grossistes. Nous sommes dans une expédition depuis le 15 juillet, et nous sommes à la phase de la centralisation. C’est la phase la plus importante parce que nous avons des objectifs. Les objectifs, c’est de rester dans la dynamique du Chef de l’Etat.

Quand il nous a reçus en audience le 27 mars 2019, il nous a conseillé de revoir le nombre de sociétés grossistes dans notre pays. Par rapport à ce qui se passe dans la sous-région, nous sommes à un nombre pléthorique. Il y a trop de sociétés grossistes en Guinée, et c’est ce qui fait qu’il y a un marché parallèle inadmissible qu’on ne peut pas gérer.

Guineematin.com : à l’issue de cette réunion, qu’est-ce qui a été décidé ?

Dr Manizé Kolié : la réunion était entre les membres de la commission qui a eu à faire cette évaluation. Nous sommes en train de regarder les notes. Parce que sur le terrain on a visité chaque société grossiste et on a donné des notes à chaque société grossiste par rapport aux 15 critères d’évaluation. C’est ce qu’on est en train de recouper. On veut ramener le nombre de 58 à 4 sociétés importatrices de médicaments. Quand vous prenez le ratio qui dit que 3 millions d’habitants pour une société grossiste, ça veut dire qu’on doit encore aller de façon drastique, on doit quitter de 58 à 4 sociétés.

On peut retenir de cette réunion qu’il y a une bonne avancée et qu’on se comprend : les membres de la commission, tous corps confondus. Parce qu’il y a l’inspection générale, l’ordre des pharmaciens, le syndicat, il y a la DNPM (Direction Nationale de la Pharmacie et du Médicament). Donc, on se comprend. Et je crois qu’avant la fin de la semaine prochaine, on aura complètement terminé et puis identifié un résultat qui sera accepté de tous.

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Dr Manizé Kolié : le dernier mot, c’est de dire que nous sommes à une phase importante. Notre pays en avait vraiment besoin. Si on dit que la Guinée a 104 sociétés grossistes ça fait mal. Alors que dans la sous-région, chaque pays tourne à deux ou à trois sociétés grossistes. Et cette évaluation qui a commencé va aller très loin. Parce qu’après cette évaluation des sociétés grossistes de médicaments, on va évaluer les pharmacies privées.

Et après les pharmacies privées, le ministère a envie d’aller même dans les cliniques privées. On n’était pas à l’abri des faux médicaments. C’est une histoire d’assainir vraiment le secteur pharmaceutique pour que nous puissions vraiment disposer de produits de bonne qualité pour nos populations.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Sinta (Télimélé) : les ressortissants en communion pour le développement de la localité

17 août 2019 à 11 11 07 08078

Les ressortissants de la commune rurale de Sinta, relevant de préfecture de Télimélé, sont plus que jamais mobilisés pour le développement socioéconomique de la localité. C’est dans cette dynamique que l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé avant-hier, jeudi 15 août 2019, une cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran. La démarche vise à consolider la paix et promouvoir le développement local, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses correspondants.

Dans le cadre de la poursuite de ses activités, l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé une cérémonie de sacrifice et de lecture de saint Coran au chef lieu de la sous-préfecture. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités religieuses, administratives et de nombreux invités venus de tous les horizons.

Selon Dr Mamadou Billo Doumbouya, président de l’ONG ADSI, « nous sommes venus chez nous pour nous ressourcer, communier avec nos parents et profiter de l’occasion pour organiser un sacrifice qui est à sa deuxième édition. Cette fois-ci, on a eu l’occasion d’apporter un plus à la sous-préfecture en créant un centre de lecture pour les enfants et que tout le monde puisse en profiter. Vous savez que l’éducation, c’est la base fondamentale de tout développement. Les ressources humaines dépassent les ressources minières ou autres ressources naturelles.

Quand nous avons des ressources humaines compétentes, on peut toujours résoudre nos problèmes. Et quand nous avons des ressources naturelles sans ressources humaines, cela ne sert à rien. Je crois qu’il faut s’accentuer sur la formation et l’éducation. En plus de la cérémonie de lecture du saint Coran avec l’appui des membres de l’association qui sont non seulement en Guinée et ceux de l’étranger, nous avons pu créer ce point de lecture qui, à la longue, sera une grande bibliothèque ».

Poursuivant son intervention, Dr Mamadou Billo Doumbouya s’est réjoui du taux de réussite au baccalauréat enregistré à Sinta, tout en mettant en garde les heureux admis. « J’espère que c’est le fruit de notre travail. Les élèves ont intérêt à fournir de l’effort. Même si on les déclare admis, s’ils sont incompétents, ils ne serviront à rien dans la vie… »

En outre, le l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), est revenu sur les difficultés qui assaillent la structure. « Depuis cinq ans, nous évoluons avec cette organisation qui est devenue une ONG certifiée. Au niveau national, nous avons eu l’agrément national. C’est vrai qu’il y a des difficultés dans toutes associations : la mobilisation des personnes, des fonds.

On avait des ambitions plus fortes que cela, c’est ce qu’on a réussi à faire cette fois ci. Mais nous allons faire une évaluation, voir comment réparer la première école primaire de Sinta qui s’est décoiffée, comment la rendre opérationnelle d’ici l’ouverture prochaine. Et, nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté, aux institutions et aux bailleurs, de nous aider à restaurer cette école qui date de l’époque coloniale ».

La cérémonie de sacrifice a été présidée par Elhadj Thierno Amadou Oury Teli Boofi Diallo, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Télimélé. « J’étais venu présider la cérémonie de sacrifice, à travers une lecture de saint Coran, organisée par les fils ressortissants de Sinta pour faire des prières et de bénédictions qui est une volonté commune de toute la population.

Le coran a été lu plusieurs fois et le sacrifice a eu lieu. Tout s’est très bien passé. On a béni pour tout le monde et pour tout le pays. Si tu vois qu’on parle de développement chez nous et qu’on nous donne des écoles, des hôpitaux, c’est grâce à la prière et à la bénédiction des nos aïeux », a t il rappelé.

Pour sa part, Thierno Sadou Bah, sous-préfet adjoint de Sinta, au nom des autorités administratives, a remercié les initiateurs de cette activité. « Nous nous réjouissons de cette cérémonie énormément car il y a eu un impact positif, non seulement sur le plan de l’éducation, mais aussi sur le plan social. Depuis qu’ils ont commencé à faire des sacrifices, beaucoup de choses ont changé. Nous les remercions très infiniment. Et je demande aux autres natifs, vivant ici et ailleurs, d’adhérer massivement à cette ONG afin de contribuer au décollage socio économique et culturel de chez nous », a-t-il conseillé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

Lire

Hausse du prix du carburant en Guinée : une grève syndicale en perspective ?

17 août 2019 à 10 10 13 08138

L’USTG dirigée par Abdoulaye Sow vient de réagir à la récente augmentation du prix du carburant en Guinée. Le prix du litre d’essence est passé de 9500 à 10 000 francs à la pompe. Dans une déclaration publiée hier, vendredi 16 août 2019, et dont copie est parvenue à Guineematin.com, l’union syndicale des travailleurs de Guinée a dénoncé une « augmentation de façon unilatérale » du prix du carburant.

La centrale syndicale a appelé le gouvernement à revoir cette situation, faute de quoi, elle « se réserve le droit de faire appel à l’ensemble des Travailleuses et Travailleurs de Guinée à une mobilisation pour la défense de leurs conditions de vie et de travail déjà précaires ».

Voir ci-dessous la déclaration signée d’Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de l’USTG.

Lire

Koléya (Kankalabé) : la foi et l’unité nationale selon l’imam Abdallah Mombéya

17 août 2019 à 9 09 45 08458
Oustaz Abdoulaye Bah
Oustaz Abdoulaye Bah du foyer de Koléah, commune rurale de Kankalabé (Dalaba)

« Ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans… », a indiqué le jeune imam.

A l’occasion de la grande prière hebdomadaire d’hier, vendredi 16 août 2019, à Koléya, un foyer de la culture islamique, situé dans la commune rurale de Kankalabé, relevant de la préfecture de Dalaba, c’est Oustaz Abdoulaye Bah, connu sous le sobriquet de oustage Abdallah Mombéya qui a officier la grande prière de 14 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le jeune Abdallah Mombéya Bah a été autorisé à diriger la prière de ce vendredi à Koléya par l’érudit de la localité, Elhadj Hamidou Diallo. Dans son sermon de circonstance, oustage Abdallah Mombéya a développé trois points essentiels : l’intérêt de la foi religieuse ou la crainte de Dieu, le devoir des populations locales à s’investir davantage pour l’unité nationale et la cohésion sociale.

Avec des exemples à l’appui, il a expliqué que ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans…vidéo !

Lire

Conakry : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré

17 août 2019 à 9 09 23 08238

Moins de 24 heures après son interpellation, le journaliste Ibrahima Sadio Bah, officier médias de la Fédération guinéenne de football, a été remis en liberté. Il a été libéré après son audition qui a eu lieu dans la journée d’hier, vendredi 17 août 2019, dans les locaux du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Rien n’a filtré pour l’instant sur cette audition et sur les raisons qui ont conduit à la libération du journaliste. Ibrahima Sadio Bah a été interpellé dans la soirée du jeudi dernier à son domicile, à Kaloum, suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire