Manque de courant à Kankan : EDG à nouveau sur la sellette

5 août 2019 à 22 10 37 08378

Après avoir accepté une trêve de 72 heures pour que les nouveaux groupes électrogènes venus de Conakry soient mis à l’essai, les jeunes de Kankan décident de passer à la vitesse supérieure. Au terme d’une réunion tenue ce lundi, 05 août 2019, à la maison des jeunes, ils ont décidé de fermer la représentation locale de l’EDG qui ne parvient pas à répondre à leurs attentes, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette fois, la patience des jeunes de Kankan semble avoir atteint ses limites dans le bras de fer qui les oppose aux responsables d’EDG (Electricité de Guinée) à Kankan. A l’issue de la rencontre de ce lundi, ils ont pris la décision d’aller demander aux autorités locales de fermer les installations de la société demain, mardi.

Selon Oumar Fofana, le porte-parole du jour, « nous nous sommes réunis pour partager l’information. Après un essai qui dure depuis une semaine et après avoir fait un constat dans les différents quartiers, à l’unanimité on s’est dit que ce constat est négatif. Donc, nous avons compris que l’essai n’a absolument rien donné.

Nous nous voulons le courant de 18 heures à 8 heures du matin. Le courant que nous avons reçu dans les quartiers ces jours-ci, c’est de 18 heures à 23 heures avec l’instabilité totale. Vu cela nous, nous nous sommes réunis pour partager l’information et décider à l’unanimité d’arrêter les groupes électrogènes demain mardi ».

Pour arriver à leurs fins, les jeunes comptent passer par les autorités de Kankan. « Nous sommes une jeunesse consciente, nous sommes à la table des négociations, nous comptons rencontrer les autorités demain mardi pour les informer qu’à partir de ce mardi, EDG n’a qu’à arrêter de fournir le courant. Nous pensons que cet appel va tomber dans de bonnes oreilles. Les responsables savent à quel point nous sommes organisés. Nous n’allons pas manifester, nous n’allons pas casser, nous allons humblement demander aux autorités et aux travailleurs d’EDG de nous comprendre », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que depuis plus d’un mois, les jeunes de Kankan exigent la fermeture d’EDG pour son incapacité à faire face aux besoins des populations en courant électrique. Le ministère de l’énergie avait envoyé trois groupes électrogènes en provenance de Conakry pour satisfaire la revendication des jeunes. Mais, ces groupes électrogènes sont jugés vieux et très fatigués par les jeunes. Un de ces groupes a récemment pris feu.

Malgré les milliards de francs guinéens injectés dans le secteur de l’énergie, de nombreux endroits de la Guinée continuent à vivre dans l’obscurité. Un audit n’est-il pas devenu indispensable pour tirer les choses au clair dans ce fiasco ?

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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Baccalauréat unique 2019 : voici tous les résultats

5 août 2019 à 19 07 47 08478

Cette année, seuls 24, 38% de candidats ont pu décrocher le diplôme du baccalauréat unique en République de Guinée, toute option confondue. Ainsi, en enseignement général, ils sont 23, 97% admis en SE ; 24, 21% en SM ; 24, 74% en SS. Et en Franco-Arabe, ils sont 23, 52% en SS-FA et 20, 63% en SE-FA.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur les fichiers suivants pour télécharger l’intégralité des résultats du baccalauréat unique 2019.

Résultats par option

SE-Enseignement Général

SM-Enseignement Général

SS-Enseignement Général

SE-Franco-Arabe

SS-Franco-Arabe

TOUS LES RÉSULTATS (en un seul fichier)

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Affrontement en pro et anti nouvelle constitution en Guinée à Abidjan : voici la réaction du FNDC

5 août 2019 à 19 07 39 08398

Communiqué : La Coordination nationale félicite l’antenne du FNDC Abidjan

Hier, Dimanche 04 août 2019, une manifestation des putschistes constitutionnels a été empêchée par le FNDC- Abidjan 

Cette manifestation de soutien dirigée par l’ambassade de la Guinée pour la nouvelle constitution a tourné à la bagarre ce dimanche 04 août 2019 à la bourse du travail de Treichville à Abidjan.

Les Guinéens résidant à Abidjan ont manifesté leur opposition à cette nouvelle constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Informée de cette éventualité, l’antenne FNDC- Abidjan a mobilisé la communauté guinéenne résidant à Abidjan pour empêcher la tenue du meeting de promotion du coup d’État civil.

C’est ainsi que les défenseurs de la constitution ont marqué leur présence en scandant non au troisième Mandat et coup d’État civil en réponse aux messages des promoteurs des putschistes constitutionnels.

Plusieurs personnes interpellées et amenées à la préfecture de police d’Abidjan, avant d’être libérées un peu plutard.

La coordination nationale du FNDC félicite son antenne d’Abidjan pour avoir empêché la promotion du coup d’État constitutionnel dans leur pays de résidence.

Elle exprime sa solidarité et son soutien à l’antenne du FNDC_Cote_D’Ivoire

Ensembles Unis et Solidaire, nous vaincrons !

Conakry le 05 Août 2019

La cellule de communication du FNDC

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Mamou : un véhicule fait un mort et plusieurs blessés au marché Avaria

5 août 2019 à 18 06 47 08478

Un véhicule transportant du ciment et des barres de fer a causé la mort d’un homme ce lundi, 05 août 2019, au marché Avaria, dans la commune urbaine de Mamou. Plusieurs autres personnes ont été blessées dans cet accident qui s’est produit en face du commissariat central de police de la ville carrefour, a appris un journaliste de Guineematin.com, de sources locales.

Selon nos informations, le drame s’est produit vers 11 heures. Et, c’est un véhicule transportant une tonne de ciment et plusieurs barres de fer à béton qui est allé percuter des motards et plusieurs autres personnes se trouvant à Avaria, un marché situé à proximité du commissariat central de police Mamou.

« Le véhicule est venu du carrefour Ecobank. Il est descendu de la petite colline et a foncé tout droit sur le marché. Quand les gens l’ont aperçu, c’était la débandade. Chacun a voulu sauver sa peau. Malheureusement, le véhicule a percuté certains. Et, un jeune a trouvé la mort », a expliqué au téléphone de Guineematin.com, une femme qui était sur les lieux au moment des faits.

Également joint au téléphone, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, a confirmé cette information, tout en précisant que l’homme qui conduisait le véhicule est actuellement en détention.

« Aux environs de 11 heures ce lundi, le chauffeur, Abdoulaye Diallo, a garé son véhicule au niveau de l’Ecobank pour y charger une tonne de ciment et des barres de fers à béton. Selon lui (le chauffeur), le temps pour lui de prendre le départ, le frein a lâché. Il a pris la direction du grand marché Avaria. Et dans ses manœuvres, il a percuté trois motards et sept autres personnes. Parmi les victimes, une a rendu l’âme sur place. Il s’agit de Thierno Amadou Bah, âgé de 29 ans, marié à une femme et père d’un enfant.

D’autres personnes ont été grièvement blessées. Et, à l’heure qu’il fait, le véhicule a été immobilisé, le suspect est placé en garde à vue et une enquête a été ouverte pour homicide et coups et blessures involontaires », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A noter qu’après ce malheureux accident, le corps de Thierno Amadou Bah et les blessés ont été transportés respectivement à la morgue et aux urgences de l’hôpital régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Détention de Faya Millimono : ses avocats espèrent qu’il sera entendu « dans les prochaines heures »

5 août 2019 à 17 05 57 08578

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, des membres et sympathisants du parti du Bloc Libéral (BL) ont manifesté ce lundi, 05 juillet 2019, devant la maison centrale de Conakry. La démarche visait à protester contre l’incarcération pour diffamation de leur leader, Dr Faya Millimouno. De leur côté, les avocats de l’opposant se disent optimistes quant à la suite de la procédure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des militants ainsi que des sympathisants du Bloc Libéral, en colère contre la détention depuis vendredi de Dr Faya Millimouno, se sont mobilisés devant la maison centrale de Conakry ce lundi. Selon Millimouno Tamba Gaston, conseiller juridique du BL, cette mobilisation vise à soutenir leur leader.

« Il faut dire que nous sommes dans une véritable déception. Nous savons que nous sommes dans un pays de dérapage, nous savons que sur le plan démocratique, nous avons certaines tares. Mais, nous n’avions pas cru que les tares sont arrivées à ce niveau-là. Je pense que ceux qui connaissent Dr Faya et qui connaissent l’histoire politique guinéenne, c’est la première fois que Dr Faya Millimouno se retrouve dans une situation pareille.

Nous pensions, comme tout guinéen, qu’il devrait y avoir la procédure légale, normale sur le cas. Mais, nous avons constaté un acharnement. Nous avons constaté un jeu politique au-lieu d’un jeu juridique. C’est ça notre déception. Je pense que ça devrait être la déception de tous les guinéens. Je pense qu’en dehors de son cas de leader politique, il est aussi guinéen, il est aussi quelqu’un qui doit avoir ses droits dans ce pays-là. Et surtout, la chose contre laquelle porte la plainte, c’est une déclaration qui a été faite au siège de son parti, c’est-à-dire, c’est par voie de presse que les autres ont appris de quoi il s’agissait », a-t-il laissé entendre.

Présent aux côtés des militants du parti BL, Aliou Bah, président du MoDeL (Moment Démocrate Libéral) a aussi fustigé la détention de Dr Faya Millimouno. « Je ne peux pas savoir que mon grand frère, Dr Faya Millimouno ait des ennuis judiciaires et que je reste assis. D’abord humainement parlant, j’avais une exigence vis-à-vis de moi-même pour être là, pour lui exprimer tout mon soutien, le soutien du MODEL. Ce soutien s’adresse à tous les militants et responsables du Bloc Libéral, ce parti qui m’a vu naitre et grandir. Dr Faya Millimouno et moi-même ce sont des relations profondes, des relations fraternelles.

Et au-delà de ça, l’injustice dont il est victime, étant donné qu’il se bat vaillamment pour la démocratie dans notre pays, nous avons déploré le caractère excessif de la démarche qui a été engagée. Mais, étant donné qu’il y a des avocats qui sont commis à la tâche, nous leur faisons confiance. Et, il était question pour nous de lui rendre visite, nous sommes venus aux nouvelles ; et, les nouvelles sont rassurantes, d’autant plus que l’homme, et ça ne me surprend pas, il tient bon, et je sais qu’il va tenir ».

Abondant dans le même sens, maître Faya Gabriel Kamano, l’un des avocats de Dr Faya Millimouno, a dit avoir rencontré le prévenu ce lundi matin. Selon lui, « le plus important est qu’il (Faya Millimono, ndlr) a le moral, il est combatif et nous espérons que les heures à venir, le juge d’instruction va l’entendre sur le fond. Il se porte bien et il a le moral.

Nous accordons le bénéfice de la bonne foi au juge qui est en charge du dossier. Nous leur accordons le bénéfice de la bonne foi : et monsieur le juge d’instruction et monsieur le procureur de la République. Nous sommes convaincus qu’ils vont se soumettre seulement à l’autorité de la loi », a-t-il rassuré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : des acteurs locaux outillés en prévention et lutte contre la délinquance

5 août 2019 à 16 04 56 08568

L’atelier de formation des membres du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de la commune urbaine de Kindia a pris fin avant-hier samedi, 3 août 2019. Pendant trois jours, les participants ont été outillés sur plusieurs thématiques relatives à leur fonction. « La démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » , financé par le département d’État Américain et mis en œuvre par Partner Global, COGINTA et le CECIDE, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les organisateurs, cet atelier a pour objectif de former les membres du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sur leurs rôles et attributions afin qu’ils mutualisent les efforts de leurs services pour prévenir et lutter contre la délinquance et la criminalité dans leurs collectivités.

Pour madame Justine Neloumngaye, chargée de Programme à COGINTA, « cette formation s’inscrit dans le cadre du projet Partenaires pour la Reforme de la sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, c’est dans le cadre de la police de proximité, qui est une nouvelle façon de travailler. Cela implique également la coproduction de la sécurité.

Ce qui veut dire que la sécurité n’est pas simplement l’affaire du policier, mais les collectivités aussi doivent s’impliquer dans cette sécurité. Raison pour laquelle, il y a eu un arrêté conjoint entre le ministère de l’Administration du Territoire et celui de la Sécurité qui ont mis en place un conseil dénommé Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

Donc, suite à cet arrêté, nous avons une décision communale, notamment la commune de Kindia, qui a nommé les membres de ce conseil. Nous sommes là dans le cadre de la formation de ces membres du conseil. Ils ont été nommés, nous les avons outillés en ce qui concerne leurs rôles et également le fonctionnement de ce conseil qui vient en appui au conseil communal en ce qui concerne les questions de sécurité et la prévention de la délinquance dans la commune urbaine de Kindia ».

De son côté, le capitaine Yaya Camara, formateur en Gouvernance Locale de Sécurité (GLS) en service au commissariat central de police de Kindia, a rappelé le contenu de la formation. « Au cours de cette formation nous avons abordé les chapitres suivants : concept et définition ; l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement du CLSPD ; le rôle et les attributions des principaux acteurs ; le cycle de travail et les grandes étapes du CLSPD, à savoir le plan, le diagnostic local de sécurité et le plan local de sécurité.

L’objectif, c’était d’amener les participants à se donner la main afin de pouvoir lutter contre la délinquance dans leur communauté, parce qu’il faut savoir que toutes les couches sociales ont été touchées et sont représentées dans le CLSPD. J’invite les membres de ce conseil local à se donner les mains afin qu’il soit opérationnel. Il ne faut pas que ce soit un feu de paille », a conseillé le formateur.

Pour sa part, Mamadou Keita, 4ème vice maire de la commune urbaine de Kindia, s’est dit satisfait de la qualité des enseignements reçus. « C’est avec beaucoup de satisfaction et beaucoup de nouveauté qu’on a découvert, pendant ces 3 journées de formation, des formateurs de COGINTA. On a appris beaucoup des choses à travers cette formation qu’on ne connaissait pas, parce qu’on n’était pas édifié. Donc, cela nous a donné la chance de bien cerner le concept de sécurité, de police de proximité.

Aujourd’hui, avec cet outil nouveau au sein de notre commune urbaine, ça va nous permettre de développer la ville de Kindia dans le domaine sécuritaire et de la protection de la société. Ma désignation en tant que président du CLSPD est un honneur et un défi que je dois relever. Il y a toutes les couches qui y sont représentées, notamment la justice, l’administrateur du marché, les services de sécurité, la gare routière, la société civile…

L’occasion qu’on a eu à mettre ce conseil en place, je pense que l’essentiel, c’est d’aller au bout, s’engager davantage ensemble et avoir la même motivation pour qu’on change Kindia en deux ou trois mois et qu’on soit à l’abri de l’insécurité »

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél: 628516796

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Santé juvénile : « en Guinée, plus de 90 % des malades de la drogue ont moins de 30 ans »

5 août 2019 à 15 03 19 08198

Le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée (RAJGUI) a célébré, en différé, la journée internationale de lutte contre la drogue le samedi, 03 août 2019. Une journée célébrée officiellement le 26 juin de chaque année à travers le monde. C’est la maison des jeunes de Nongo, un quartier de la haute banlieue de Conakry qui a servi de cadre à la cérémonie en présence de nombreux jeunes, des cadres du ministère de la santé, du comité interministériel anti-drogue et du centre psychiatrique de l’hôpital national Donka.

Dans son intervention, le coordinateur national du RAJGUI Sékou DORE, a indique que « le constat sur le terrain est déplorable si l’on s’en tient aux statistiques. C’est pourquoi, je me réjouis de la présence massive des personnes concernées que sont les jeunes pour célébrer cette journée. Je souhaite que les jeunes prennent conscience des méfaits de la drogue.

Ceci dit, il ne faut pas les rejeter, les blâmer, mais plutôt les approcher dans le but qu’ils reviennent à la raison, car ce sont eux le présent et le futur des nations. Il faut aussi retenir que si les jeunes continuent à consommer ces drogues, il sera impossible de faire d’eux des cadres, des personnes ressources qui pourront diriger demain nos pays », a déclaré Sékou DORE.

Un point de vue soutenu par les autres intervenants, dont le Professeur Mamady Mory KEITA, médecin au service de traitement psychiatrique de l’hôpital national Donka. Selon lui plus de 90 % des malades mentaux sous l’effet de la drogue sont des jeunes de moins de 30 ans en Guinée. « Une chose nouvelle pour beaucoup, est le fait que la consommation de la drogue se  »féminise » dans notre pays », a regretté le spécialiste qui parle de plus de 30 % de femmes touchées par la situation.

Il poursuit en dénonçant les mauvaises compagnies et l’ignorance de la plupart des jeunes qui consomment ces drogues, avant de citer les types de stupéfiants. La dessus, il dira que « la drogue c’est toute substance qui, une fois dans le corps, modifie notre capacité à analyser et à comprendre, notre pensée, le système nerveux, et agi ainsi sur notre comportement… ». Il souligne que « les jeunes doivent s’éloigner de la drogue, des mauvaises compagnies, et que les parents veillent sur le comportement de leurs enfants ».

Dans la même lancée, les représentants du comité interministériel anti-drogue, de la douane et celui du ministère de la santé, ont tous regretté la situation dans notre pays et souhaité que de telles initiatives se poursuivent dans les familles, les lieux de regroupement des jeunes, afin de freiner l’avancée du phénomène qui grandit dangereusement en Guinée.

Dr Timoté GUILAVOGUI, affirme que parmi ces maladies causées par la drogue il y a le cancer, les AVC ou encore le diabète et l’hypertension, et bien d’autres maladies mortelles.

Justement, pour matérialiser ces méfaits et conséquences de la consommation de la drogue sur les jeunes, l’Association Nationale des Guides de Guinée (ANGG) a présenté un sketch sur les méfaits de la drogue sur la santé physique et mentale des consommateurs de ces stupéfiants. Une pièce très appréciée par les participants, qui disent avoir compris les messages. Des messages qu’ils promettent de transmettre à d’autres qui n’ont pas fait le déplacement.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Naufrage à Mana Mamouroudou (Kankan) : trois corps repêchés dans la rivière Baoulén

5 août 2019 à 14 02 29 08298
image d’archive

Trois corps sans vie ont été retrouvés dans la matinée de ce lundi, 05 août 2019, dans le lit de la rivière Baoulén, située dans la commune rurale de Mana Mamouroudou. Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Kankan, ces trois corps sont ceux des personnes portées disparues après le naufrage d’une pirogue transportant neuf personnes samedi dernier.

Selon Djakoli N’faly Traoré, vice maire de la commune rurale de Mana Mamouroudou, « les recherches sont en cours depuis le samedi, mais c’est ce matin qu’on a retrouvé trois corps. Il s’agit d’Adama Kourouma, Balla Kourouma et Moussa Kourouma. Il se peut qu’on retrouve d’autres corps avant le soir », a-t-il laissé entendre.

Les victimes de ce naufrage sont tous ressortissants du district de Mana-Djiradoukörö, situé à 17 Km de la sous-préfecture Mana Mamouroudou, à 135 Km de la commune urbaine de Kankan. Ces pères de famille traversaient la rivière Baoulén pour rejoindre leurs champs. Ils étaient au nombre de 9 personnes à bord d’une pirogue percée et bouchée par un torchon.

Selon nos informations, c’est ce trou qui s’est débouché et qui a conduit au drame. Depuis le samedi, toutes les recherches faites par les sömönö (les pêcheurs) étaient restées jusque-là vaines.

A noter que pour le moment, rien n’est entrepris par les autorités de Kankan pour aider à retrouver les personnes disparues. C’est les pêcheurs et les personnes de bonne volonté qui se battent avec les moyens du bord pour retrouver les corps.

Nous y reviendrons!

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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Gouvernance Alpha Condé : Dr Sakho demande à « mettre fin à ce système qui enrichit quelques individus »

5 août 2019 à 13 01 43 08438

Le parti Changement, Progrès et Unité pour la Guinée (CPUG) a tenu son assemblée générale le samedi, 03 août 2019 à Fria, à 160 kilomètres de Conakry. La rencontre, présidée par Dr Ibrahima Sakho, le numéro 1 du parti, en présence de plusieurs militants, a porté essentiellement sur l’actualité sociopolitique nationale, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après plusieurs mois de tournée en Europe et aux États-Unis, Dr Ibrahima Sakho est récemment rentré en Guinée. Et, il a décidé d’innover en décidant de délocaliser l’assemblée générale de son parti à l’intérieur du pays. Pour ce samedi, 03 août, c’est la ville de Fria qui a abrité cette rencontre hebdomadaire.

Le président du parti CPUG a mis l’occasion à profit pour revenir sur la situation sociopolitique du pays, marquée selon lui par la mauvaise gestion. « La Guinée a des richesses immenses, la Guinée est très riche, mais on a des soucis. Ces soucis, c’est la mal gouvernance. Moi Ibrahima Sakho, ce que je veux pour vous et pour la Guinée, c’est pour que vous sortiez de cette prison insupportable.

A une certaine époque, on appelait Fria petit Paris. Vous aviez des logements sociaux impeccables, vous aviez des routes impeccables, vous aviez des hôpitaux impeccables, tout allait très bien à Fria. Mais aujourd’hui, vous avez des difficultés financières, des difficultés d’emploi, des difficultés tout court de la vie. Pour moi, c’est insupportable et inacceptable.

Vous savez, on ne peut pas être château d’eau d’Afrique de l’Ouest sans avoir accès à l’eau dans les robinets. On ne peut pas être 2ème producteur mondial de bauxite, sans infrastructures hospitalières, sans infrastructures routières, sans infrastructures universitaires. Ceci est intolérable et inacceptable », a-t-il déploré.

Par ailleurs, Dr Sakho a invité les vieux à céder la place aux jeunes dans la gestion de la Guinée. « Nous ne faisons pas face uniquement à la mauvaise gouvernance, mais aussi à la haine des hommes politiques, les uns à l’endroit des autres. Si nous sommes en retard aujourd’hui, c’est à cause de ces hommes politiques qui n’ont pas de solutions pour vous. Certes, c’est nos parents, mais ce que je veux qu’ils comprennent, qu’il est temps qu’ils aillent à la retraite.

S’ils veulent vraiment du bonheur pour nous et pour la Guinée, ils doivent laisser la place à la nouvelle génération de politiciens qui sont instruits, qui sont éduqués, qui détestent le mensonge, qui détestent la haine et qui vous aiment. Je compte sur vous la population de Fria » a lancé le jeune politicien.

En outre, le président du CPUG a dénoncé le manque d’emploi et le mensonge qui caractérise la gouvernance actuelle. « Il faut qu’ensemble, on mette fin à ce système qui enrichit quelques individus au détriment des 12 millions de guinéens. Je sais qu’ils vous diront qu’ils gouvernent, qu’ils travaillent, mais les jeunes et les femmes de Fria et de la Guinée sont confrontés à d’énormes difficultés. Les jeunes guinéens n’ont pas d’emploi et en plus de ça, ils veulent continuer à gouverner dans le mensonge.

Dieu n’aime pas le mensonge. C’est pourquoi en 2020, que tous ces hommes politiques qui ont géré le pays pendant 10, 20 et 30 ans, qu’ils aillent à la retraite. Et je veux surtout moi, la vérité. Et la vérité c’est ce qu’on fait pour vous, c’est ce qu’on va faire pour vous. Pour cela, moi Ibrahima Sakho, si vous me donnez votre aval en 2020 pour les 5 ans, 70% des jeunes guinéens auront de l’emploi. Ça, c’est garanti », a promis le président de CPUG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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Le corps de Mamoudou Barry à Mamou : forte émotion à la mosquée d’Almamya

5 août 2019 à 13 01 05 08058

La dépouille mortelle de Dr Mamoudou Barry, tué à Rouen, en France, le 19 juillet 2019, est arrivée dans la matinée de ce lundi, 5 août 2019, à Mamou. Une forte délégation accompagne le défunt dans une ville où l’émotion est grande. La grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, est noire de monde en ce moment (12 h GMT) où de nombreux témoignages pathétiques sont en train d’être faits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’émotion est à son comble ce lundi à Mamou avec l’arrivée du corps de Dr Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, tué il y a deux semaines par un citoyen franco-turc. Parents, amis, alliés et de nombreux anonymes sont fortement mobilisés à la mosquée du quartier Almamya.

Des témoignages pathétiques y sont en train d’être faits. « Mamadou Barry était un jeune engagé et pondéré ; Mamadou Barry était un serviteur d’Allah, il était parmi nous dans toutes les rencontres religieuses », a laissé entendre Elhadj Oumar Pétel Diallo, son maitre coranique du quartier Pétel où le défunt vivait entre 2000 et 2007, année à laquelle il a décroché le baccalauréat.

La Belle-mère du défunt (la mère de son épouse), présente à la grande mosquée, est inconsolable. « Mamadou Barry est décédé, qu’Allah l’agrée dans son paradis, nous vous demandons de lui pardonner, nous vous confions sa famille », a dit Néné Oumou.

Il est à noter la présence d’une délégation officielle composée entre autres, du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, du gouverneur de la région administrative de Mamou Amadou Oury Lémy Diallo et de plusieurs autres autorités administratives et religieuses.

Des responsables de partis partis politiques, sont également présents. C’est le cas de Chérif Bah, vice-président de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Détention de Faya Millimono : la fédération du BL à Dubréka exige « sa libération immédiate »

5 août 2019 à 12 12 36 08368
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

La vague d’indignation se poursuit suite à l’incarcération de l’opposant guinéen Faya Millimono. Choqué par cette décision de la justice, le conseil fédéral de son parti à Dubréka, a réagi à travers une déclaration dont Guineematin.com a eu copie. Il dénonce une arrestation arbitraire visant à intimider l’opposant, et exige sa libération immédiate.

Déclaration du conseil fédéral du BL de Dubréka

Suite à l’arrestation du président Faya Lansana Millimono, le conseil fédéral du Bloc Libéral de Dubréka s’est réuni d’urgence le samedi, 03 août 2019, pour examiner la situation. Le conseil prend acte de la nouvelle et reste respectueux de la justice.

Par centre, analysant la sortie médiatique du président pour exprimer son regret de s’être trompé dans ses propos puis présenter ses excuses au ministre Fofana, le conseil juge mal son arrestation et surtout la façon avec laquelle elle a été menée.

Le conseil condamne ainsi, avec fermeté, cette arrestation arbitraire, exige sa libération immédiate et met en garde toute manœuvre visant à l’intimider et à l’effacer du terrain politique, dont il constitue l’espoir de la majorité silencieuse.

Tous unis derrière l’homme de la solution pour la Guinée, le conseil et les militants du BL de Dubréka témoignent leur solidarité et leur fidélité au président Faya Lansana Millimouno et s’engagent à le défendre par tous les moyens légaux jusqu’à sa remise en liberté totale.

Le conseil fédéral du BL de Dubréka

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UBAmarketplace2019 verrouille Abuja avec des expositions consacrées aux PME, au cinéma, à la mode et au shopping…

5 août 2019 à 11 11 41 08418

… Wizkid devient ambassadeur UBA

Les plus de 20 000 invités qui ont assisté à UBAmarketplace 2019 ont été émerveillés par United Bank for Africa (UBA) et REDTV et ont eu droit à de nombreuses activités lors de l’événement de deux jours organisé les 26 et 27 juillet à l’hôtel Transcorp Hilton à Abuja.

L’événement UBAmarketplace qui s’est tenu en marge de l’édition 2019 du Tony Elumelu Entrepreneurship Forum – le plus grand rassemblement de l’écosystème de l’entrepreneuriat en Afrique – a fourni aux participants une énorme plate-forme. Les invités et les participants ont pu nouer des contacts tout en participant à une série de divertissements, de séances d’experts, de mode, de divertissement, de comédie, de détente et de shopping.

Lors de l’événement, ils ont également eu l’occasion unique de rencontrer certaines de leurs stars et célébrités préférées.

Le point culminant du Market Place a été le dévoilement de l’artiste international africain Afropop, Ayo Ibrahim Balogun, alias Wizkid, nouvel ambassadeur de la marque UBA.

Juste avant la grande annonce, le directeur général du groupe UBA, Kennedy Uzoka et Wizkid étaient en discussion sur le thème «Costumes et stars, l’Afropop rencontre la haute finance», où ils s’entretenaient de questions relatives à la finance et au secteur créatif en Afrique.

Uzoka a expliqué qu’en tant que moteur principal de l’emploi des jeunes, on ne saurait trop insister sur le rôle crucial des petites et moyennes entreprises dans le développement de toute économie.

Uzoka a déclaré: «UBA est une banque qui s’intéresse à la croissance des PME ainsi qu’à l’autonomisation des jeunes et nous avons déjà accompli beaucoup de choses à cet égard. Nous nous sommes associés à la Fondation Tony Elumelu pour soutenir les jeunes de toute l’Afrique qui, nous le savons, sont l’avenir de la renaissance économique de notre continent. « 

Uzoka a ajouté: «Nous dévoilons aujourd’hui Wizkid, ambassadeur de notre marque, afin de montrer notre soutien indéfectible aux PME et de créer une plate-forme supplémentaire leur permettant de prospérer. Il s’agit d’une collaboration solide qui nous aidera en tant qu’institution à propulser notre rêve de faire de l’Afrique une économie véritablement autosuffisante « .

Dans sa réponse, Wizkid, qui cherchait un soutien accru des institutions financières à l’industrie du divertissement en Afrique, a exprimé son enthousiasme pour le partenariat, ajoutant que la marque UBA partageait sa passion pour que chaque enfant et chaque jeune africain ait la possibilité de s’épanouir.

«C’est ma passion et mon plus grand rêve d’aider les jeunes et de construire des écoles en Afrique, et ce partenariat, je pense, est un pas dans cette direction; UBA et Wizkid, changeons maintenant le monde. « 

Dans un autre panel de discussion, Richard Mofe Damijo, haut représentant de Nollywood, le producteur / réalisateur de film Tunde Kelani, Cynthia Nassardine, actrice, Ayoola Ayolola ont rencontré le PDG de UBA Africa, M. Victor Osadolor, pour une discussion sur le thème «Vue d’ensemble: le métier de cinéaste».

La session sur le cinéma animée par Bola Atta, Directrice Communication et Marketing au niveau Groupe et productrice exécutive de REDTV, a porté sur la manière dont les entrepreneurs de l’industrie de la création et de la production cinématographiques en Afrique peuvent tirer parti des possibilités offertes par le monde de la finance. La musique n’a pas été omise alors que Franklin Erebor, responsable des crédits chez UBA, et Dj Cuppy, Dj Neptune et le producteur, ont discuté sur le thème «Comment le rythme devient le profit».

Uzoka a déclaré que grâce à cette série d’événements, UBA avait noué des liens étroits avec les propriétaires de petites entreprises et continuerait d’influer positivement la vie des entrepreneurs qui font des affaires dans ses pays d’opérations et au-delà ». «Je pense que tout le monde comprend qu’il faut donner la priorité au secteur privé. Nous devons encourager l’esprit d’entreprise et la jeunesse africaine. C’est le facteur moteur et la principale raison pour laquelle nous organisons un événement de cette ampleur », a-t-il déclaré.

Les projections des films Le Roi Lion et de Bling Lagosians par REDTV ont également attiré l’attention; des défilés de mode de designers africains émergents; des chasses au trésor, ainsi qu’un événement de pitch du Founder’s Day, au cours duquel les bénéficiaires de la Fondation Tony Elumelu se sont vus offrir une plate-forme pour présenter leurs entreprises, avec le grand prix d’une subvention offerte par UBA.

Transmis par le service de Communication de UBA en Guinée

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Conakry : des partisans de Faya Millimono manifestent pour réclamer la libération de l’opposant

5 août 2019 à 10 10 57 08578

Des partisans de l’opposant guinéen, Dr Faya Millomono, manifestent ce lundi matin, 05 août 2019, devant la maison centrale de Conakry. Ils réclament la libération du président du Bloc Libéral, détenu dans cette prison, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Après l’indignation, place à l’action. Puisque toutes les dénonciations faites jusque-là n’ont pas permis d’obtenir la libération de Dr Faya Millimono, ses partisans ont décidé d’agir. C’est ainsi que quelques responsables et militants du Bloc Libéral ainsi que des amis de l’opposant se sont rassemblées ce lundi matin devant la maison centrale de Conakry, pour exiger sa libération.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (10 h45’), le groupe de manifestants est encore sur les lieux. Les avocats de Faya Millimono, Me Gabriel Kamano et Me Salifou Béavogui sont entrés dans la prison pour rencontrer leur client. Les partisans du président du BL attendent donc la sortie des avocats pour savoir si leur leader pourra recouvrer sa liberté après avoir passé trois jours en détention.

A rappeler que Faya Millimono a été placé sous mandat de dépôt vendredi matin, juste après son inculpation pour diffamation à l’encontre de l’actuel ministre de la justice par intérim. L’opposition guinéenne et plusieurs autres personnes dénoncent une démarche visant à intimider tous ceux qui sont opposés au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Puisque le président du Bloc Libéral avait déjà reconnu qu’il a fait une erreur en accusant le ministre de la justice d’avoir participé à la rébellion qui a attaqué la Guinée en 2000. L’opposant avait même présenté des excuses au ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Première exportation de bauxite de GAC : une étape importante pour l’industrie minière de la Guinée

5 août 2019 à 10 10 35 08358

Communiqué : Kamsar, lundi le 05 août 2019 — Guinea Alumina Corporation (GAC) a annoncé aujourd’hui sa première exportation de minerai de bauxite, marquant l’achèvement d’importants travaux de construction et le début de la production commerciale d’un des projets miniers les plus importants de la Guinée.

Le développement du projet de GAC – l’un des plus importants investissements des 40 dernières années en Guinée – a coûté environ 1,4 milliard de dollars.

« Je suis fière d’annoncer que nous avons tenu nos promesses de façon sûre et responsable, tout en respectant le budget et les délais prévus, a déclaré Aïssata Béavogui, directrice générale de GAC. C’est un grand jour, aussi bien pour GAC et ses employés que pour la Guinée. Notre première exportation de bauxite marque le début de décennies de production, et nous pouvons maintenant nous fixer comme objectif de devenir un producteur de bauxite fiable et de classe mondiale, offrant de la valeur pour notre actionnaire et pour le pays. »

« La première exportation de minerai de bauxite de GAC représente un moment décisif pour Emirates Global Aluminium (EGA) et pour la Guinée, explique Abdulla Kalban, président du conseil de GAC et directeur général et chef de la direction d’EGA, actionnaire de GAC. EGA, qui complète ainsi son expansion stratégique en amont, devient un producteur mondial intégré d’aluminium. Le projet crée des débouchés économiques pour la Guinée et aide le pays à accroître la production de sa plus grande ressource naturelle ».

« Comme pour toutes les activités d’EGA, la sécurité est la priorité absolue du projet GAC, poursuit-il. Je suis particulièrement fier que notre rendement en matière de sécurité dans le cadre de ce projet ait été de calibre mondial et je remercie tous les employés de GAC et nos prestataires de services pour cette importante réalisation. »

Plus de 41 000 formations à la sécurité ont été données sur place pendant la construction du projet GAC. Le taux d’incidents de sécurité consignables était inférieur au tiers des valeurs de référence mondiales du secteur minier, et les travaux ont été achevés sans aucun accident mortel.

La construction du projet a nécessité plus de 30 millions d’heures de travail, c’est-à-dire une fois et demie le nombre d’heures qu’a exigé celle du bâtiment le plus haut du monde : Burj Khalifa à Dubaï.

Au plus fort des travaux, 4 650 personnes étaient à l’œuvre, dont 85 % de Guinéens et 67 % de la région de Boké.

Environ un millier d’emplois permanents ont été créés pour l’exploitation du projet GAC. GAC a investi plus de 1,3 million de dollars dans GAC Skills, un programme de perfectionnement destiné aux Guinéens présentant un fort potentiel pour des postes permanents dans l’organisation.

GAC devrait générer des retombées économiques directes, indirectes et induites d’environ 700 millions de dollars par année dans le pays lorsque la cadence de production sera au maximum, ce qui entraînera une augmentation de 5,5 pour cent de l’économie nationale.

Lorsque ses installations auront atteint leur vitesse de croisière, GAC devrait produire environ 12 millions de tonnes de bauxite par année, soit l’équivalent du poids de deux grandes pyramides de Gizeh.

Les installations de GAC comprennent une mine, une infrastructure ferroviaire (dont certains éléments sont partagés avec d’autres exploitants) et des installations portuaires. Les deux principaux chantiers de construction étaient éloignés d’environ 90 kilomètres.

Jusqu’à présent, GAC a investi quelque 14 millions de dollars dans des projets sociaux et environnementaux dans les collectivités avoisinantes, notamment la construction de 12 écoles et de huit centres de santé, ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation sanitaire qui ont touché plus de 90 000 personnes.

Plus de la moitié des fonds ayant servi au développement de GAC proviennent du plus important financement de nouveau projet minier jamais réalisé en Guinée : un prêt de 750 millions de dollars accordé par des institutions de financement du développement, des agences de crédit à l’exportation et des banques commerciales internationales.

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une société minière œuvrant dans les domaines de l’extraction et de l’exportation de bauxite métallurgique. Filiale à part entière d’Emirates Global Aluminium (EGA) établie aux Émirats arabes unis, la société exploite une concession minière située au nord-ouest de la République de Guinée, en Afrique de l’Ouest. Une fois extrait, le minerai est transporté par chemin de fer vers les installations portuaires de la compagnie situées à Kamsar, sur la côte Atlantique du pays, pour ensuite être expédié sur les marchés mondiaux par voie maritime. GAC compte 1 000 employés, produit 12 millions de tonnes de bauxite par année, et son plan minier actuel prévoit une exploitation jusqu’en 2040.

Pour plus de renseignements, visitez : www.gacguinee.com.

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Entretien avec Mariama Kaba, lauréate guinéenne du UBA Marketplace

5 août 2019 à 10 10 22 08228

Présentez-vous et votre entreprise ?

Je m’appelle Mariama KABA, je suis entrepreneur dans le E- Tourisme, secteur d’avenir aux multiples facettes, recouvrant de façon non exhaustive le tourisme, l’artisanat, la culture, le web, le numérique et la peinture.

Je suis Informaticienne de profession et fondatrice de l’agence Miranass Tourisme et la marque d’accessoire By Miranass.

Lauréate au Hackathon 2017, Miss Geek Guinée 2017, Nominée aux J Awards 2017, Nominée Héroïne du Quotidien par Cofina Guinée en mars 2018, Lauréate du Programme Accélérateur en mai 2018, Lauréate aux J Awards 2018 catégories Innovation, sélectionnée au UBA Market Place 2019 au Nigeria.

Miranass tourisme est une agence de tourisme qui conçoit et vend des circuits de découverte, à travers sa marque d’accessoires By Miranass elle valorise le textile guinéen.

Miranass Tourisme vise à « faire de la Guinée l’une destination incontournable du tourisme dans le monde agréable, intéressant à visiter et apporter du meilleur du E-Tourisme à chacun, à tout moment et en tout lieu »

Vous avez été sélectionné par la banque UBA pour assister au UBA Marketplace, au Nigeria. Parlez-nous de cette expérience ?

Ce fut une belle expérience pour moi, c’était ma première fois d’être au Nigeria.

J’étais bien logé, bien nourrit, un bus à notre disposition pour nous rendre au lieu d’exposition.

Je suis francophone et la communication avec les anglophones n’était pas aisée mais j’ai su m’adaptée, mon stand était bien aménagé, la Directrice Marketing de UBA Guinée m’a beaucoup aidé non seulement à aménager le stand, à poser les accessoires, les agents était là au petit soin pour se rassurer que je ne manquai de rien.

J’ai utilisé pour la première fois un POS pour vendre, ce que j’ai trouvé facile et intéressent. Egalement j’ai interagi avec les clients, j’ai aussi visité d’autre stand.

Vous avez certainement eu à tisser des partenariats durant cet événement qui réunissait des milliers d’entrepreneurs. Pouvez-vous nous en parler ?

Evidemment tissée des partenariats avec d’autres entrepreneurs faisait partie de mes attentes et je remercie le bon Dieu et UBA Guinée pour cette opportunité, alors j’ai rencontré des personnes intéressantes, des clients qui sont prêts à représenter Miranass Tourisme (BY Miranass) au Nigeria, une partenaire d’affaire qui se trouve aux USA et d’autres entrepreneur qui sont intéressé par mes articles.

Qu’avez-vous à dire aux autres entrepreneurs guinéens qui n’ont pas eu la chance d’être sélectionné ?

De ne pas se décourager, l’année prochaine de tenter leurs chances, toujours rester positive, travailler dur, parfaire leurs produits et surtout plus d’audace.

Votre mot de la fin ?

Je remercie ma famille, UBA Guinée, mes amis, tous ceux de près ou de loin qui me soutiennent. Je m’engage à toujours rester positive, travailler encore plus dur car la concurrence à l’international est rude et je conseillerai aux jeunes guinéens d’entreprendre, de se former car l’impossible n’existe pas.

Entretien transmis par le service de communication de UBA Guinée

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Massacre de Zogota : 7 ans après, les victimes réclament toujours justice

5 août 2019 à 10 10 18 08188

Il y a de cela sept (7) ans, six (6) habitants du village de Zogota, relevant de la sous-préfecture de Kobéla, à 45 kilomètres de N’zérékoré, étaient massacrés dans leur sommeil par des militaires guinéens. Plusieurs habitations avaient été incendiées au cours de cette nuit du lundi 03 au mardi 04 août 2012. La justice tarde encore à faire la lumière sur ce drame malgré la soif pour les rescapés de connaitre la vérité dans ce dossier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les souvenirs de ce massacre sont encore vivaces dans l’esprit des survivants de cette descente musclée des forces de défense et de sécurité à Zogota. L’expédition punitive avait coûté la vie à six personnes, avec la destruction de certains bâtiments et plusieurs arrestations. Certains villageois avaient réussi à saisir des véhicules appartenant aux soldats.

Cette intervention des militaires était consécutive à une manifestation des villageois contre la corruption dans le système de recrutement à la société minière VALE, installée à l’époque dans la région. Ils réclamaient également les taxes superficielles.

Alexis Haba, porte-parole du village de Zogota, se souvient encore de cette nuit tragique. « C’était dans la nuit du lundi 03 au mardi 04 août 2012, entre minuit et 2 heures du matin. On avait été réveillé par des bruits de fusils, des tirs à balles réelles des militaires venus de N’Zérékoré. Quand ils sont rentrés dans le village, ils ont commencé à tirer et à nous insulter père et mère.

Ils ont mis le feu sur la case sacrée du village et c’était le sauve-qui-peut dans le village. Mais, avec tout ça, ils ont tué mes oncles et détruit plusieurs habitations. Et nous, on avait réussi à saisir quelques véhicules et camions militaires de la gendarmerie, de la police, de la CMIS de N’zérékoré », a-t-il rappelé.

En ce qui concerne les personnes incriminées dans ce massacre, Alexis Haba invite le nouveau ministre de la justice, Mohamed Lamine Fofana, à faire la lumière sur cette situation. « Depuis ce massacre, il n’y a pas eu de jugement. Est-ce que c’est nous qui avions fait la faute ? Et pourtant, il y avait un sous-préfet, un président de Commune Rurale.

Ça veut dire que tous ces hommes ont été menacés par le gouvernement guinéen de se taire sur la tuerie qui s’est passée à Zowota. Alors, si le jugement n’est pas fait, nous ne saurons pas qui a été l’auteur de ce massacre à Zowota. Donc, nous prions le nouveau ministre de la Justice à faire la lumière et que les responsabilités soient situées sur leur sort et que le village soit satisfait du jugement ».

Rencontrée devant sa concession, la mère de l’une des victimes raconte la mésaventure de son défunt fils et parle des difficultés qu’elle éprouve aujourd’hui. « Mon fils, Nazuo Kolié, avait 7 enfants, tous scolarisés. C’est lui qui s’occupait de la famille. Mais, il a été sauvagement massacré dans ce mouvement. Je ne connais pas celui qui l’avait tué. Depuis sa disparition, je suis dans la brousse entrain de souffrir avec ses enfants.

Nous ne vivons que par les contrats et la vente des fagots de bois. Pour payer la scolarité de ses enfants, il me faut faire le contrat ou vendre les fagots de bois. Sa femme qui était là avant son assassinat, elle nous a quittés. Imaginez avec ces enfants-là, est-ce que moi, avec mon âge, je peux faire quelque chose ?

Ça veut dire que nos enfants qui ont été tués par les militaires vont rester comme ça ? Ou bien, nous allons rester dans la souffrance en faisant du contrat jusqu’à ce que nous allons mourir sans connaître l’auteur ou celui qui a tué nos enfants ? Je demande au gouvernement nous rendre justice », demande Nazuonée Bréya.

Il faut noter qu’une plainte a été déposée par l’ONG Mêmes Droits pour Tous (MDT) à la Cour de Justice de la CEDEAO contre la société minière VALE pour avoir fourni du carburant aux militaires qui ont procédé audit massacre.

De Zogota, Foromo Gbouo Lamah, pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Détention de Faya Millimono : « le gouvernement a déclaré les hostilités à ciel ouvert » (UDRP)

5 août 2019 à 9 09 33 08338

Des voix continuent de s’élever pour dénoncer l’incarcération de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono. Le président du Bloc Libéral a été placé sous mandat de dépôt vendredi dernier et conduit à la maison centrale de Conakry. Il est inculpé pour diffamation à l’encontre du ministre de la justice par intérim, Mohamed Lamine Fofana. Cette décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum ne laisse pas indifférent le parti Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP).

Dans une déclaration qu’il a publiée depuis les Etats-Unis où il se trouve et dont Guineematin.com a eu copie, le président de cette formation politique d’opposition dénonce une démarche qui vise à intimider et museler tous ceux qui sont opposés à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Pour lui, en agissant ainsi, le gouvernement a ouvert les hostilités aux Guinéens, qui doivent tirer les conséquences qui en découlent. Nous vous livrons ci-dessous sa l’intégralité de sa déclaration.

Déclaration de l’UDRP

Encore une fois, l’UDRP dénonce avec véhémence et indignation la justice, mieux la parodie de justice à géométrie variable du gouvernement de M. Alpha Condé, qui a culminé avec l’incarcération de Dr Faya Millimouno sans aucune forme de respect des procédures pénales. Dans toutes les démocraties qui respectent l’indépendance de la Justice, une victime de diffamation, fut-elle un ministre ou pas, ne peut directement ou indirectement se rendre justice à soi, en brulant les étapes d’instruction du dossier.

L’UDRP salue personnellement l’honnêteté morale et intellectuelle de Dr Faya pour avoir eu le courage de son opinion, avoir reconnu l’erreur qu’il a commise et avoir publiquement présenté ses excuses à M. Mohamed Lamine Fofana, la victime innocente de cette diffamation erronée. Elle laisse le soin aux avocats de Dr Faya de faire connaitre que dans toutes les juridictions, une telle attitude de repentance plaide pour des circonstances atténuantes en faveur du présumé.

En tout état de cause, il reste établi que la Guinée a été victime d’une agression armée à ses frontières Sud, au sortir d’une élection contestée où le perdant en l’occurrence M. Alpha Condé, prônait publiquement le recours aux armes pour le rétablir dans ses droits. A cet effet, l’UDRP demande au ministre par intérim de la Justice de prendre de la hauteur par rapport à la dimension personnelle du tort qui lui a été fait, pour rentrer plutôt en contact avec tous ceux qui de nos jours au RPG, semblent connaitre la vérité sur les commanditaires de cette agression, afin de rétablir le peuple de Guinée dans ses droits de connaitre les détails d’une partie de son histoire politique, à travers l’agression dont les séquelles continuent de hanter la préfecture de Guéckédou et par extension la Guinée Forestière et la nation guinéenne toute entière.

L’UDRP ne peut s’empêcher de conclure que l’incarcération de Dr Faya s’inscrit dans la logique élargie du musellement de tous ceux qui dénoncent les actes antidémocratiques pour lesquelles des sommes faramineuses sont continuellement décaissées de nos institutions financières. Elle dénonce avec indignation ces manœuvres d’intimidation qui s’inscrivent toutes dans la seule logique d’imposer le 3ème mandat pour lequel M. Alpha Condé devra faire emprisonner ou tuer tout le peuple de Guinée. Le gouvernement de M. Alpha Condé a déjà déclaré les hostilités à ciel ouvert; à tous les citoyens patriotes de tirer les leçons et les conséquences qui en découlent.

L’UDRP est en communion d’idées et d’actions avec le Bloc Libéral pour le respect des droits civiques octroyés par la Constitution Guinéenne à tous les citoyens guinéens. Elle exige inconditionnellement, la remise en liberté immédiate de Dr Faya Millimouno.

Le troisième mandat ne passera que sur les sépultures des Guinéens patriotes.

Amoulanfé ! Gassata ! Atebenna ! Elozologa ! Hopaipèli! It will not work! Ça ne marchera pas !

Dr Edouard Zoutomou KPOGHOMOU

Président de L’UDRP

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Entretien avec Mamadou Dian Mairie Diallo (UFR-Labé)

5 août 2019 à 3 03 41 08418

Guineematin.com reçoit aujourd’hui le coordinateur préfectoral de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo. Sociologue, spécialiste de développement communautaire et de protection de l’enfance, il était un activiste de la Société Civile.

Notre invité de la semaine a rejoint le parti de Sidya Touré à l’occasion des dernières élections locales de février 2018, en acceptant de conduire la liste de l’UFR pour la commune urbaine de Labé. Depuis, il siège au nom de son parti au sein de la jeune équipe du conseil communal de cette ville. Dans cet entretien vidéo exclusif, Mamadou Dian Mairie Diallo se prononce pour la première fois sur Guineematin.com autour de l’état de santé de son parti à Labé, la situation politique de la Guinée, le référendum pour une nouvelle constitution en Guinée, l’école guinéenne et l’augmentation du prix du carburant à la pompe…Intégralité !

Guineematin.com : comment se porte l’UFR aujourd’hui dans la préfecture de Labé ?

Mamadou Dian Mairie Diallo : l’UFR se porte bien. Nous sommes en phase de renouvellement des structures à la base. A l’heure où je vous parle, nous avons déjà déposé un premier projet, par rapport à la préfecture de Labé. Sur 13 sous-préfectures et la commune urbaine, nous avons déjà déposé 10, il nous reste donc à peu près 3. Il s’agit de propositions de listes de nos représentants par rapport aux échéances électorales à venir.

On sait que vous étiez de la société civile. Aujourd’hui, vous êtes le premier responsable de l’UFR dans la préfecture de Labé. Concrètement, qu’est-ce que vous avez apporté à ce parti depuis votre intégration ?

Aujourd’hui, l’UFR a un représentant au niveau du conseil communal de Labé. Je peux vous dire aujourd’hui qu’il y a un dynamisme qui se crée au niveau de Labé, parce que j’ai pu rencontrer tous les anciens à l’aide certains amis. Il y a aussi de nouvelles adhésions. Comme vous le savez, moi aussi, je suis de Labé ! J’ai vraiment de relations, j’ai mes familles. Généralement, les gens, pour les coopter, il faut aller leur expliquer d’abord le projet de société. Mais, également ils cherchent beaucoup à voir avec qui ils doivent travailler. Je peux vous dire à l’instant même que vraiment l’UFR se porte bien à Labé.

Quelle différence faites-vous entre la société civile et le monde politique ?

Bon ! Ecoutez ! Je pense que c’est un peu le positionnement. Sinon, c’est tout à fait pareille, parce qu’en acteur de la société civile, on cherche à contribuer au développement local, on cherche à participer à la vie nationale. En acteur politique, c’est pareille. On bon acteur politique cherche à participer au développement de sa localité et participer à la vie nationale. Pour moi, il n’y a pas trop de différences. L’essentiel est de savoir qu’est-ce qu’on vise. Qu’est-ce qu’on veut ? Qu’est-ce qu’on a pour notre communauté et pour notre pays dans l’ensemble ?

Avez-vous réussi à entraîner certains acteurs de la société civile avec vous ?

Je n’ai pas tenté cette aventure. Ce qui est sûr, nous sommes en phase de renouvellement des structures de notre parti. Peut-être on trouvera la réponse à cette question plus tard. En tout cas, je suis entrain de travailler avec tous les amis que j’ai connu au sein de la société civile pour leur dire qu’aujourd’hui il n’y a pas trop de frontières entre la société civile et la vie politique quand le but visé est de contribuer au développement de sa localité et de son pays. Je pense qu’avec une prochaine interview vous-même vous verrez la réponse à cette question.

Un mot sur la vie d’un conseiller communal en République de Guinée

En général, je ne saurai le dire. En tout cas ce qui est sûr à Labé nous avons un conseil communal qui est très homogène, un conseil qui est entrain de travailler dans la convivialité. Il faut le dire, j’aime souvent le dire d’ailleurs, c’est l’une des premières à Labé où vraiment d’abord la majorité des conseillers ne sont pas des vieux fatigués. Ce sont des adultes et des jeunes. Ça voudrait dire que tout ce qu’on fait, nous le réfléchissons ensemble et à travers nos commissions nous exécutons le travail et on se rend compte mutuellement. D’une façon générale je peux affirmer ici que le conseil communal de Labé vraiment est entrain de travailler dans une entente et les actions se font voir petit-à-petit.

Quelle analyse faites-vous de la situation politique actuelle en République de Guinée ?

La situation politique actuelle de la Guinée est un peu confuse, parce qu’on est entrain de mélanger tout. Je vous donne un exemple. Par rapport à la décentralisation, nous sommes allés jusqu’à mi-chemin et nous arrêter. Nous avons élus aujourd’hui des conseils communaux. Les quartiers et districts ne sont dotés de rien. Les conseils régionaux, rien. On est arrêté à ce stade. On parle aujourd’hui de révision constitutionnelle, de 3ème mandat, bref personne ne sait où nous allons. Qu’est-ce que nous envisageons de faire réellement ? A mon avis, il y a donc une confusion. Il faudrait absolument que cela soit éclairci. Que les acteurs politiques d’abord puissent se ressaisir pour dire qu’avant tout il faut aller faire l’achèvement de la décentralisation. Ensuite, maintenant, penser à autre chose, c’est-à-dire aux futures élections….

A votre avis, ce débat va-t-il aboutir à l’adoption d’une nouvelle constitution en République de Guinée ?

En tant que membre de l’UFR, nous sommes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Mais, le problème, c’est quoi ? Nous ne comprenons pas ceux qui parlent par exemple du côté de la mouvance et du gouvernement de la Nouvelle Constitution. Qu’est-ce qu’ils ont montré au peuple pour dire voilà le contenu de cette nouvelle constitution. Du côté du FNDC, nous nous battons contre, mais contre quoi ? Quel est le contenu ? Vous comprenez ? Ce qui est sûr, c’est que peut-être une nouvelle constitution, point d’interrogation. Ce qui est important, on est entrain de coller cette nouvelle constitution à un 3ème mandat du président de la République. C’est ce qui ne serait pas normal pour la Guinée. Ce n’est même pas normal pour le président. Lui, c’est un démocrate. Il s’est battu durant des années pour accéder au pouvoir et avec une constitution qui ne demande deux mandats. A mon avis, en tant que démocrate, c’est vraiment un débat qui ne devait pas exister. Il fait son travail, il fait ses deux mandats, il s’en va, un autre vient continuer ses œuvres. Ceux qui défendent un 3ème mandat du président exhibent qu’il a assez d’œuvres et qu’il faut finir. Est-ce que vous avez vu un seul gouvernement qui a fini tout ce qu’il a entrepris ? Un seul régime qui a fini tout ce qu’il a entrepris ? Ce n’est pas possible. L’Etat est une continuité. Le président fait donc ce qu’il peut faire. Il pose des bases et il s’en va, un autre vient quand-même. Je vous donne le cas de Macky Sall. On dit généralement que Macky Sall est entrain de terminer des œuvres qui avaient été projetés par le président Wade. Mais, ici en Guinée on est entrain de faire un faux débat par rapport à des choses vraiment très essentielles.

Un mot sur l’école guinéenne, au lendemain de la proclamation des résultats de l’entrée en 7ème Année et du BEPC…

Je n’ai pas tellement suivi cette actualité. J’ai entendu parler de 47%, je ne sais pas à quel niveau. En tout cas, il y a généralement mois de 50% pour les deux examens qui sont sortis. A mon avis, c’est nuancé. Si quand-même ça a été bien suivi, bien encadré, il ne faut pas se lamenter, parce que nous avons eu l’année scolaire guinéenne qui a connu beaucoup de turbulence. Il ne fallait pas s’attendre aussi, si on ne se ment pas, à des résultats au-delà de 50% quand-même. Dans tous les cas, ce que je souhaite, il faut relever le niveau de l’éducation en Guinée. Il faut accorder beaucoup d’importance à l’éducation, parce que tous les pays se développent en mettant en priorité le secteur éducatif. Pourquoi pas la Guinée ?

On vient d’augmenter le prix du carburant…

Ecoutez ! Ce régime nous a appris à faire ce qu’il veut sans consultations et …on ne peut que s’en remettre à Dieu. Sinon, à l’état actuel dans lequel vivent les populations guinéennes, on va chercher à augmenter le prix du carburant qui va faire augmenter tous les prix. Nous pensions qu’on devait plutôt rabaisser davantage mais… ils ont leurs théories économiques là-bas sans tenir compte de l’aspect social, tant mieux pour ce régime, on verra plus tard.

Avez-vous un autre message ?

Le seul message que je donnerai au peuple de Guinée dans l’ensemble, c’est que, il faut mettre la Guinée devant. Et dans les discussions et dans les actions. C’est tout ce que je peux dire aux guinéens.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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