Kindia : des cadres de l’administration publique outillés en utilisation des données statistiques

28 août 2019 à 19 07 27 08278

Des cadres de l’Environnement, du Plan, de la Santé, de l’Agriculture, de l’Hôtellerie et Tourisme du niveau régional et préfectoral viennent d’être outillés pendant trois jours à Kindia sur l’utilisation des données statistiques. Ce séminaire, qui a pris fin ce mercredi 28 août 2019, est organisé dans le cadre du suivi-évaluation du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et des Objectifs du Développement Durable (ODD), rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce séminaire est une initiative de l’Institut National de la Statistique (INS) avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Mamadou Camara, DGA de l’institut national de la statistique

Le directeur général adjoint de l’Institut National de la Statistique au ministère du Plan et du Développement Economique, Mamadou Camara, est revenu en détails sur les raisons de cette rencontre. « Cetterencontre de Kindia vise à promouvoir l’utilisation optimale des statistiques officielles par les décideurs et les acteurs étatiques pour améliorer la prise de décisions et la communication sur les résultats du développement en lien avec le PNDS et les ODD. ça permet également d’outiller les acteurs étatiques en matière de collecte, d’analyse et de traitement des résultats des travaux statistiques d’une part, mais aussi sur l’utilisation des données officielles pour l’élaboration des projets et programme de développement », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Saliou Diallo, 2ème responsable de planification à la direction régional du plan et de développement

Dans la salle, le rapport final des travaux a été lu par Mamadou Saliou Diallo, le deuxième responsable de la Planification à la direction régionale du plan et du développement économique. « Le séminaire a regroupé 46 participants, sur 46 invités, de l’Administration Générale, du Plan, de l’Education, de la Santé, de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Hôtellerie et Tourisme du niveau Régional et des Préfectures de Dubréka, Coyah, Forécariah, Kindia, Télimélé et de la Commune Urbaine de Kindia. En 3 jours nous nous sommes penchés sur les thèmes suivants : la Présentation sur les ODD, la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique, la Méthodologie de Réalisation de l’Enquête de Pauvreté 2018/2019, la Méthodologie de réalisation de l’EDS -2018 et principaux résultats, les indices économiques et comptes nationaux », a-t-il énuméré.

Selon nos informations, les efforts engagés dans le secteur ont permis de doter notre pays « de nombreux outils de planification indispensables pour un meilleur suivi et évaluation des programmes et projets de développement.Parmi ces outils, on peut citer le plan national 2016-2020, la stratégie nationale de développement de la statistique 2016-2020, les comptes nationaux de 2006-2017, le recensement général de la population de l’habitation, l’enquête nationale sur l’emploi et le secteur informelle 2019, les bulletins d’indices économiques élaborés et cadrage macroéconomique… ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Arrestation de 2 homosexuels à Kankan : les autorités promettent…

28 août 2019 à 19 07 21 08218

Après l’épisode Ismaël Nanfo Diaby, le célèbre enseignant de l’écriture N’ko qui a dirigé des prières en Maninka, c’est une histoire d’homosexuels qui défraie la chronique à Kankan. Deux personnes, suspectées d’être homosexuelles, ont été mises aux arrêts par des soldats du camp Soundiata Keïta le 18 août dernier. Le préfet et les autorités religieuses ont aussitôt haussé pour dénoncer ces actes contrenatures et promettent d’éradiquer le mal, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une histoire d’homosexualité qui a fait le tollé ces derniers jours dans la cité religieuse de l’érudit Cheick Fantamady Chérif. Deux individus, suspectés d’actes homosexuels, ont été récemment mis aux arrêts dans la capitale de la Haute Guinée.

Commandant Ibrahima Sidibé

Selon nos informations, ces individus procédaient par magie pour subtiliser les appareils géniaux de leurs victimes. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le Commandant Ibrahima Sidibé de la garnison militaire de Kankan, est revenu sur le mode opératoire des deux individus. « D’abord, on les a appréhendé en tant que magiciens. Ils sont accusés d’abus de confiance. Ils ont une bague, dès qu’ils touchent un homme avec cette bague au doigt, l’intéressé perd son sexe et devient impuissant. Mais, c’est à la garnison, après des explications, qu’on n’a su qu’ils étaient des homosexuels », a-t-il expliqué.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Face au tollé suscité par cette nouvelle, le préfet Aziz Diop a brisé le silence et promis de démanteler le réseau d’homosexuels. « Maintenant, on connait les lieux où cette pratique est une réalité. Il y a un coin au quartier Bordeaux et un autre au quartier Aviation. Ce n’est pas normal par rapport à nos lois. Dans toute société où l’homosexualité est répandue, cette société est menacée, ce n’est pas normal dans une ville sainte comme Kankan. Depuis plusieurs mois la décision a été prise de démanteler le réseau. Les services de sécurité ont été amplement informés par rapport à ça. Mais, on n’en fera pas bruit, parce qu’au-delà de ce phénomène, il faut voir le côté social aussi, parce que c’est des familles qui sont impliquées », a laissé entendre monsieur Diop.

Moussa Barim Camara, secrétaire général de la ligue islamique communal de Kankan

Cette pratique de l’homosexualité dans une ville aussi religieuse que Kankan a provoqué la colère et l’indignation des autorités de la ligue islamique. Selon Moussa Barim Camara, secrétaire général de la ligue islamique communal de Kankan, « cette nouvelle sur l’homosexualité nous a vraiment affecté au niveau de la ligue islamique de Kankan. C’est la raison pour laquelle, nous allons passer par tous les moyens nécessaires pour éradiquer cette pratique à Kankan ici. Notre première disposition, c’est de sensibiliser tous les croyants par la voie écrite et orale. Nous irons nous entretenir avec tous les responsables religieux et sans oublier toutes les autorités régionales afin qu’une décision drastique soit prise pour éradiquer cette pratique ».

Les deux présumés homosexuels séjournent actuellement dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan. Une source proche du dossier a confié à notre reporter que les deux individus devraient être présentés ce mercredi, 28 août 2019, au procureur de la République près le Tribunal de Kankan pour être entendus.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Yomou : tenue de l’atelier préparatoire pur la mise en place des démembrements de la CENI

28 août 2019 à 19 07 14 08148

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses actions sur le terrain dans le cadre de la perspective de l’organisation des élections législatives. L’heure est en ce moment à la mise en place des démembrements de la CENI dans les communes de Conakry et de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique que s’est tenue dans la préfecture de Yomou une réunion préparatoire hier mardi, 27 août 2019, des parties prenantes au processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La réunion de cet atelier préparatoire s’est tenue dans la salle de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) en présence de nombreux acteurs, dont George Mamy, chef de mission de la CEPI, accompagné de Mohamed Bangoura, représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

George Mamy, chef de mission de la CEPI

George Mamy, chef de mission de la CEPI, a expliqué ce qui s’est passé. « Je remercie vraiment Dieu, nous sommes rentrés dans des conditions difficiles suite à la traversée Péla- Yomou. Mais, nous avons été bien accueillis par la présidente et le chef d’antenne. Cette réunion préparatoire s’est bien passée. Nous avons donné les instructions aux partis de l’opposition pour nous fournir une liste consensuelle et je pense que ces partis vont nous fournir une liste consensuelle », a-t-il laissé entendre.

Comme dans de nombreuses localités, les partis de l’opposition ne se sont pas entendus sur les places qui leurs sont réservées. Selon nos informations, l’UFDG, l’UFR et l’UPG auraient voulu tout monopoliser au détriment d’autres partis comme le PEDN, l’UGDD et l’UDRP. Mais, après un débat houleux de plus de deux heures, les partis ont fini par s’entendre, aplanissant ainsi leurs divergences.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Boké : l’affaire du 3ème mandat pour Alpha Condé perturbe les débats du Conseil communal

28 août 2019 à 17 05 52 08528

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, la 2ème session du conseil communal de Boké qui s’est ouverte hier, mardi 27 août 2019, se poursuivra jusqu’à demain, jeudi, dans la salle de conférence de la mairie. Au-delà des autorités de tutelle, cette rencontre regroupe les chefs religieux, les représentants des associations de jeunesse, de la société civile et les conseillers de la commune urbaine dont 27 des 29 ont répondu présents.

Seulement, dans la journée de ce mercredi, aux environs de 11 heures, les travaux ont été momentanément perturbés. Et pour cause ? La promotion d’une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie en République de Guinée.

L’incident qui a failli faire capoter la session du conseil communal de ce jour a été provoqué par un des conseillers communaux, Johne Coumbassa, qui a présenté un paquet de noix de cola qui lui aurait été remis par certains ressortissants de Boké à Conakry, proches de la mouvance présidentielle, et qui demanderaient une manifestation en faveur d’un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Il ne fallait pas plus pour « allumer la salle » ! Des cris et injures ont fusé de partout ! Pendant plus de 20 minutes, le désordre était total ! Personne n’écoutait son prochain… Une pause a finalement été demandée pour calmer les conseillers issus de l’opposition qui sortaient et juraient de bouder la suite des travaux.

Il a fallu une dextérité du maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, pour faire revenir les opposants. A la reprise, le maire a demandé pardon au nom de l’exécutif communal pour cette maladresse.

Finalement, Maxim Diallo, doyen des conseillers issu de l’opposition a été désigné comme porte-parole de circonstances. Déplorant ce qui venait de se passer dans la salle, le doyen a rappelé que la mairie n’est pas une tribune politique. Maxim Diallo a précisé que si ces colas avaient été acceptés, l’exécutif communal se verrait alors dans l’obligation d’accepter également le paquet de cola du FNDC pour les croquer en même temps…

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Conakry : la 1ère édition du salon de l’orientation de l’étudiant guinéen lancée

28 août 2019 à 17 05 42 08428

La 1ère édition du salon de l’orientation de l’étudiant guinéen a été lancée ce mercredi, 28 août 2019 au siège de la mairie de Matoto. Cette activité, organisée par le cabinet RH (Ressources Humaines) Prestation va s’étendre sur trois jours et réunit six (6) universités de la place et des bacheliers. La démarche vise à permettre aux bacheliers de faire le bon choix dans les filières d’orientation à l’université, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Koïvogui Péo, responsable des opérations au cabinet RH Prestation

Dans son discours, Koïvogui Péo, responsable des opérations au cabinet RH Prestation, a dit que ce salon a été organisé par sa structure pour réunir les nouveaux étudiants. « C’est-à-dire les bacheliers qui ont passé le bac, qui sont admis à l’université, afin de leur permettre de comprendre comment pouvoir s’orienter dans les différentes filières. Pratiquement, on a une dizaine d’universités publiques et privées. C’est pour qu’elles puissent venir aussi dévoiler les filières qu’elles enseignent dans leurs institutions. (…) Je pense qu’il y a un sentiment de satisfaction parce que déjà, je vois qu’il y a eu de la motivation, surtout de la part des universités partenaires qu’on a invité et qui ont bien voulu mettre à disposition cette présentation de leurs filières ».

Kadiatou Keïta, chargée de communication et relations publiques du Cabinet RH Prestation

Abondant dans le même sens, Kadiatou Keïta, chargée de communication et relations publiques du Cabinet RH Prestation, a dit son espoir de voir ce salon apporter beaucoup de choses positives aux futurs étudiants. Selon elle, « ce salon permettra à ceux qui n’ont pas été orientés de comprendre en détails les différentes filières de l’université et de pouvoir mieux s’orienter. Et, pour ceux qui ont déjà fini ou les étudiants, ça va non seulement leur permettre de comprendre les différentes filières qu’ils ont choisies, mais aussi qu’est-ce qu’il faut faire après les études. Donc, les orienter après les études afin de comprendre la réalité du marché de l’emploi. On a prévu trois jours pour ce forum. La journée d’aujourd’hui est consacrée à l’intervention de nos invités, les panelistes ; le deuxième jour est une journée libre, elle sera consacrée aux interventions des bacheliers qui voudraient avoir des détails, des informations sur les types de filières qu’offrent les universités ; le 3ème jour sera consacré au contact entre les six universités présentes et les bacheliers », a-t-elle expliqué.

Sékou Djafodé Nabé, inspecteur général de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

De son côté, Sékou Djafodé Nabé, inspecteur général de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, représentant le gouvernement à cet atelier, a salué l’initiative. Selon lui, « le choix de ce thème d’orientation des bacheliers est la bienvenue. Nous le savons tous, lorsque les jeunes ont étudié pendant 13 ans, ils ont obtenu leur diplôme du baccalauréat, ils sont souvent confrontés au choix de la filière qu’ils vont porter durant toute leur vie. Il y a beaucoup d’universités et il y a beaucoup de filières. Où aller ? Pourquoi aller ? Quel est le meilleur choix ? Je dirai que cette difficulté que rencontrent nos enfants ne doit avoir des solutions qu’à travers des salons comme celui-ci. Nous devons donc remercier les organisateurs de ce salon ».

En outre, Sékou Djafodé Nabé a mis l’occasion à profit pour inviter les jeunes élèves à s’orienter dans les filières techniques et professionnelles. « Le meilleur métier, c’est celui qu’on a aimé. Il faut aimer un métier et vivre avec ce métier. L’enseignement supérieur est très intéressant et chaque parent très souvent ambitionne l’enseignement supérieur et choisi même la filière à la place de l’enfant. Mais, je vais attirer votre attention, tout ce que l’homme fait, il doit bien le faire et savoir qu’à l’enseignement supérieur ça doit être la crème de la crème. Parce qu’il faut penser à l’emploi. La pyramide de l’emploi, il y a les administrateurs, il y a les ingénieurs, il y a les techniciens et les ouvriers. Il faut avoir présent à l’esprit que lorsqu’on recrute un administrateur, on a la chance de recruter 10 techniciens supérieur et en même temps 100 agents d’exécution. Sous peu, le courant électrique va être stable et il va être moins cher. Les industries vont être délocalisées. Il y aura du travail. Et si cette main d’œuvre n’est pas qualifiante, et bien, ce sont les diplômés de la CEDAO qui viendront manger votre main », a-t-il mis en garde.

Il faut noter que sur la dizaine d’universités invitées à ce salon, cinq universités privées et une université publique (celle de Labé), y ont pris part.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Les femmes du FNDC aux sages du Mandingue : dites à Alpha Condé de respecter la Constitution

28 août 2019 à 16 04 41 08418

Les sages de l’Union du Mandingue ont reçu la visite du collectif des femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce mercredi, 28 Août 2019. La démarche visait à échanger avec les sages sur le projet de nouvelle Constitution destiné à maintenir Alpha Condé au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. La rencontre s’est tenue au domicile du Sotikèmo à l’aéroport, dans la commune de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rencontré la coordination Haali Poular le lundi, le collectif des femmes du FNDC a conféré avec l’Union du Mandingue ce mercredi. Lors de cette rencontre, ces femmes ont attiré l’attention des sages de l’Union du Mandingue sur la volonté du président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat à la tête de la Guinée. La délégation leur a également demandé de faire passer le message au président de la République sur le respect de la Constitution qui ne lui accorde que deux mandats non renouvelables.

Madame Aïcha Barry, porte parole des femmes du FNDC

Selon madame Aicha Barry, porte-parole de ces femmes, « nous nous battons actuellement pour défendre ce qui nous appartient, le respect de la Constitution. Ce qu’on a demandé aux sages, c’est de faire passer le message au président de la République et à son entourage. Qu’il sache qu’il a juré deux fois sur cette Constitution. Il a juré qu’il va respecter et faire respecter les lois de la Constitution. Nous leur avons dit de dire au professeur Alpha Condé de respecter sa parole d’honneur, de rappeler au professeur Alpha Condé qu’il a été un opposant historique, de ne pas oublier cela, de dire au professeur Alpha Condé de se souvenir du jour où il a prêté serment ».

Par ailleurs, la porte-parole des femmes du FNDC a dit le souhait de nombreux guinéens de voir un ancien président de la République.« Dans notre Constitution, il est dit que la Guinée n’est pas un royaume, la Guinée est une République laïque et lorsqu’on mettait toutes ces dispositions en place, il y avait toutes les confessions religieuses, y compris ces sages-là qui étaient présents. On leur a demandé de dire à Alpha Condé qu’aucun président Africain ne doit durer maintenant au pouvoir. Nous en Guinée ici, on n’a jamais vu un ancien président vivant. Vraiment, nous souhaitons que le Président Alpha Condé soit le premier ancien président vivant en Guinée. Les sages sont nos messagers. Donc, on espère que le message sera entendu », a lancé Aicha Barry.

Elhadj Morlaye Doumbouya, sages de l’Union du Mandingue

En réponse, les sages de l’Union du Mandingue, par la voix d’Elhadj Morlaye Doumbouya, ont remercié les femmes avant de leur donner une date ultérieure pour se prononcer sur la question. « Nous vous remercions de votre venue. On vous a écouté et compris le message ; mais, on ne peut pas vous donner de réponse dans l’immédiat, parce que nous, nous sommes bien structurés. Nous allons nous concerter et vous donner la réponse le samedi prochain, si Dieu le veut bien ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 623 532 504

Lire

Un père de famille terrorisé par son fils : « il a défoncé le toit de la maison »

28 août 2019 à 15 03 50 08508

La délinquance juvénile est plus que d’actualité dans notre pays. Certains jeunes délinquants franchissent quelques fois le rubicond en s’en prenant ouvertement à leurs parents. C’est le cas d’Ibrahima Baldé, traduit au tribunal correctionnel de Dixinn, pour injures et menaces de mort contre son père, Alpha Mamadou Baldé. Le jeune homme a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison hier, mardi 27 août 2019, au tribunal de Dixinn, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon nos informations, les faits d’injures et de menaces de mort pour lesquels Ibrahima Baldé est jugé ont eu lieu au début du mois de juin dernier, au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Appelé à la barre, le plaignant Elhadj Alpha Mamadou Baldé ne pouvait se tenir débout à cause de son âge avancé. Assis sur une chaise, le vieil homme a expliqué ce qu’il a enduré avec son enfant avant qu’il ne décide de l’envoyer au tribunal. « Ibrahima c’est mon fils. Mais, c’est le seul qui a refusé d’étudier. Ce jour, il est venu la nuit aux environs de 23 heures. Il était saoul. Il s’est dirigé directement dans ma chambre, muni d’un couteau. Il m’a dit de lui donner 100 mille francs guinéens ; sinon, qu’il va me tuer. Je lui ai répondu que je vais lui remettre ce montant ; mais, pas tout de suite. C’est ainsi que sa maman qui a entendu le bruit est sortie de sa chambre. Et sa marâtre aussi est sortie pour intervenir. Dès que sa marâtre a parlé, il s’en est pris à elle. Il a dit que c’est elle-même qu’il va tuer maintenant. Parce que c’est elle qui l’a empêché d’aller en Europe », a dit l’ancien électricien, aujourd’hui à la retraite.

Par ailleurs, Elhadj Baldé a révélé que ce n’est pas la première fois qu’il est menacé par son fils. « D’ailleurs, ce qui m’a fait beaucoup mal et qui continue à me faire mal, c’est lorsqu’il a pris ce jour le couteau, il est monté sur le toit pour défoncer les tôles de ma maison. Un bâtiment pour lequel j’ai consacré 42 ans de mon existence… S’il est saoul, il ne provoque personne dans le quartier. Il vient nous terroriser dans la famille. C’est quelqu’un qui ne veut rien faire. On l’a envoyé deux fois au Maroc pour qu’il puisse voyager en Europe. Mais, il est revenu. Je l’ai approché pour qu’il apprenne l’électricité auprès de moi, là aussi il a refusé. Il ne veut pas travailler. C’est pourquoi je vous demande d’appliquer la loi », a sollicité le pauvre, apparemment lassé des agissements de son enfant.

S’adressant au tribunal avec un air désintéressé, Ibahima Baldé a promis de ne plus reprendre ses bêtises. « Je vous demande pardon. Moi, je ne voulais pas venir à la justice pour me faire juger avec mon père. Si vous me libérez ici, je ne répéterai plus ça », a-t-il laissé entendre.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a demandé au tribunal « de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité des faits d’injures et de menaces de mort. Pour la répression, vous le condamnerez à deux (2) ans de prisons ferme ».

Finalement, le juge va suivre les réquisitions du procureur en condamnant Ibrahima Baldé à deux ans de prison. Détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 27 juin 2019, le jeune homme va y continuer son séjour carcéral pour un an dix mois.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Communiqué du groupe Hadafo Médias

28 août 2019 à 15 03 21 08218

Suite à une panne technique survenue ce mercredi 28 août 2019, nous sommes au regret de vous informer que les différents sites web du groupe Hadafo Médias sont inaccessibles.

Toutefois, nos équipes techniques sont à pied d’œuvre pour résoudre ladite panne. La direction du groupe Hadafo Médias s’excuse du désagrément et vous souhaite par anticipation une très bonne rentrée.

La Direction Générale

Lire

Limogeage au marché de Sonfonia Gare : la mairie de Ratoma ne reviendra pas sur sa décision

28 août 2019 à 14 02 45 08458

Les femmes du marché de Sonfonia gare, les sages et le président du conseil de quartier qui abrite ce marché, ont été reçus ce mercredi, 28 août 2019, par le maire de la commune de Ratoma. La démarche visait à échanger sur les incidents survenus hier suite à une manifestation des femmes contre le limogeage de l’administratrice dudit marché. Le maire Issa Soumah a fait savoir à ses invités que sa décision est irrévocable, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Hadja Mabinty Traoré, ancienne administratice du marché Sonfonia Gare

Le limogeage de Hadja Mabinty Traoré, administratrice du marché de Sonfonia Gare, a été mal perçu par certaines vendeuses. Après la manifestation dispersée d’hier, les femmes dudit marché ont échangé avec le maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah. C’était en présence des sages et de président du conseil de quartier de Sonfonia.

Siréba Diaby

Dans les échanges, les femmes ont demandé au maire de revenir sur sa décision. Selon Siréba Diaby, « nous sommes venues ici pour rencontrer monsieur le maire et lui dire que nous soutenons Mabinty Traoré. Quand un chef travaille, on doit le laisser à son poste. Mabinty, quel qu’en soit ta colère, quand tu la rencontre, ta colère se dissipe. On l’aime et elle nous aime. Elle est pacifique, elle ne combat personne. Quand il y a un différend entre les gens au marché, elle donne raison à celui qui a raison et elle dit à celui qui a tort qu’il a tort. Les considérations ethniques, elle n’en connait pas, elle met tout le monde au même pied d’égalité. Nous souhaitons que le maire revienne sur sa décision. Car, on ne sait pas pourquoi elle a été démise de son poste. On souhaite que le maire revienne sur sa décision ».

Fatoumata Lamarana Bah

De son côté, Fatoumata Lamarana Bah va même plus loin en disant que « si le maire ne revient pas sur sa décision d’ici mardi, nous allons encore barrer la route comme on l’a fait hier. Nous allons continuer ainsi jusqu’à ce que Mabinty Traoré revienne à son poste d’administratrice du marché », a-t-elle prévenue.

Le maire de Ratoma, qui vit ainsi sa première crise en tant que maire, campe sur sa position. « Je ne décide rien dans un premier temps. Je me suis entretenu avec les citoyennes de Sonfonia qui ont fait le débrayage hier. J’ai cherché à savoir pourquoi elles ont débrayé. C’est pourquoi j’ai envoyé une commission leur demandant de venir me rencontrer, parce que je suis la première autorité de la commune. Mon souci principal, c’est un équilibre au niveau de la commune de Ratoma. Mon souci principal, c’est d’avoir la sécurité de tous les citoyens de Ratoma et ça, je m’y mettrai jusqu’au bout. Les femmes m’ont dit ce qu’elles veulent et pour ça, on trouvera une solution. On ne promet rien et on ne change pas de décision. Une décision est prise, elle ne peut pas être changée comme ça. Ce qui est à la base de ça, c’est que nous avons un premier entretien avec les administrateurs des marchés. Et, c’est sur ces marchés que les communes comptent pour essayer de faire certaines activités qu’elles ont. Et, naturellement si ça ne marche pas à ce niveau-là, on est obligé de procéder à des changements. Et, c’est au cours de ce changement-là je crois qu’il y a eu des problèmes. Mais pour ça, je crois qu’on trouvera une solution. Mais rassurez-vous, on ne reviendra pas sur notre décision », a dit Issa Soumah avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Vacances scolaires à Conakry : de nombreux écoliers réduits à faire le petit commerce

28 août 2019 à 14 02 13 08138

Après une année scolaire 2018/2019 éreintante, marquée par trois mois de grève et des résultats catastrophiques aux examens nationaux, les élèves sont en pleines vacances. Si d’aucuns profitent pour se remettre en question, les moins nantis passent leur temps dans les marchés pour se faire des sous avant l’ouverture des classes. C’est le cas de nombreux écoliers rencontrés par un reporter de Guineematin.com ce mardi, 27 août 2019, au marché de Kaporo, dans la commune de Ratoma.

Les vacances scolaires ne riment pas avec repos chez certains élèves, obligés de se livrer à certaines activités pour tirer leur épingle du jeu dans une conjoncture pour le moins compliqué. C’est le cas de certains écoliers rencontrés au marché de Kaporo qui proposent divers produits aux passants.

Pour M’Mah Bangoura, en classe de CM 1 (5ème année), c’est pour aider sa maman qu’elle revend des galettes. « Pendant les vacances je revends des galettes pour ma maman parce qu’elle n’a pas les moyens pour subvenir à nos besoins. L’argent que je gagne, c’est pour elle. Je sors à partir de 9h pour vendre les galettes jusqu’à 18 heures. Par jour, je peux gagner jusqu’à 60 mille francs guinéens », dit-elle.

Même son de cloche chez Mory Kpoghomou, âgé de 11 ans, qui aide sa maman en vendant du citron. Le peu d’argent ainsi récolté lui permet de s’acheter une nouvelle tenue scolaire. « Je vends du citron au marché de Kaporo ici pour aider ma maman. C’est elle qui m’a donné pour vendre. Je sors à 9 heures pour finir à 13 heures. L’argent qu’on gagne avec ça, c’est pour acheter une tenue scolaire pour moi », a expliqué le garçonnet.

Mama Salivogui, est pour sa part vendeuse de feuilles de patate à Kaporo marché. Elle pratique cette activité dans l’espoir de s’en sortir plus tard. « Je fais le petit commerce juste pendant les vacances et je le fais pour qu’après avoir fini mes études, si je n’arrive pas à avoir du travail, je peux continuer à exercer ce métier de vendeuse. Ça me permettra d’aider ma famille. Je sors de 8h à 14 h et je peux gagner 50 mille FG par jour ».

De son côté, Saran Camara, élève en classe de CM 1 (5ème année), vendeuse d’aubergine, fait le petit commerce pour aider sa grand-mère. « Je vends des aubergines pendant ces vacances, c’est mon travail actuellement. Je peux gagner par jour 4O à 50 mille francs guinéens. Je le fais pour aider ma grand-mère pour quelle puisse acheter ma tenue à l’ouverture prochaine des classes ».

Tel est le quotidien de ces nombreux enfants, tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée, obligés de passer par là pour joindre les deux bouts d’autant plus que la pauvreté gagne du terrain chaque jour un peu plus.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Lire

Insalubrité à Conakry : le cri de cœur des citoyens

28 août 2019 à 13 01 45 08458

La saison des pluies est venue rappeler aux autorités guinéennes que la pompeuse campagne d’assainissement, avec le slogan Conakry Ville Propre, est un véritable échec. La capitale guinéenne est loin d’avoir été débarrassée de ses immondices. Des caniveaux remplis d’ordures, des carrefours et marchés transformés en dépotoirs sont la triste image qu’offre ce qu’on appelait autrefois la perle de l’Afrique de l’Ouest. C’est le cas au marché d’ENCO 5 et du terre-plein central de la route Le Prince, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La saison des pluies est venue enlaidir davantage la capitale Guinéenne avec ses routes cabossées. Les tas d’immondices, mares boueuses et nauséabondes sont visibles à de nombreux endroits. Une situation qui révolte de nombreux citoyens, réduits à subir ce drame d’autant plus que les pouvoirs publics ont montré leurs limites alors que certains citoyens font dans l’incivisme.

Madame Aminata Bangoura, vendeuse au marché d’ENCO 5

Madame Aminata Bangoura, vendeuse au marché d’ENCO 5, dénonce cette mauvaise image que renvoi notre capitale et appelle les autorités à prendre la mesure du problème. « Ce n’est pas bon de vivre ici, parce que les mouches nous fatiguent. Nous respirons cette mauvaise odeur qui se dégage des ces déchets. Ceux qui ont l’habitude de venir les chercher le long du trottoir, ça fait longtemps qu’ils ne viennent plus les prendre. Nous avons constaté que c’est la nuit que les gens viennent déposer ces ordures, parce que pendant la journée, nous ne voyons personne le faire. Je demande à l’autorité de prendre ses responsabilités pour que les gens arrêtent de déposer des ordures le long du trottoir, parce que ce n’est pas bon pour l’image de notre pays », a dit la dame.

Alsény Diallo, étudiant en situation de synthèse en Médecine à l’université Koffi Annan

Pour sa part, Alsény Diallo, étudiant en situation de synthèse en Médecine à l’université Koffi Annan, dit que la responsabilité est partagée. « La cause est partagée, non seulement chez les citoyens, mais aussi au niveau du gouvernement. A mon avis, si le gouvernement avait mis des poubelles pour les citoyens ou indiquer des endroits où on pouvait déposer des ordures, il n’y aurait pas eu de problèmes. Je demande aux citoyens de faire une prise de conscience parce que là, c’est notre santé qui est menacée et également la vision du pays qui est en danger. C’est honteux. Au gouvernement de trouver des solutions ou des mesures pour éradiquer ce phénomène », a lancé notre interlocuteur.

madame Keïta Joceline Koïvogui
madame Keïta Joceline Koïvogui

De son côté, madame Keïta Joceline Koïvogui déplore cette situation et appelle les citoyens à faire preuve de civisme et à s’abonner aux PME de ramassage d’ordures. « C’est déplorable et un grand regret pour moi quand je vois les citoyens mettre des ordures au bord de la route. On se dit peut-être qu’on le fait au gouvernement, mais ils oublient que ceux-ci ne passent pas au bord de ces routes-là. C’est nous qui aspirons les odeurs qui sont là, c’est nous qui sommes menacées par des maladies. Je demande que chacun fasse une prise de conscience. Si le guinéen veut évoluer, il faut qu’il change de mentalité, c’est très important. Il y a les PME de ramassage d’ordures qui sont là, que les gens s’y abonnent. Quand on met des tas d’immondices au bord de la route, c’est l’image de la Guinée qui est en jeu », dénonce-t-elle.

Fatoumata Diallo, vendeuse au bord de la route au marché d’Enco5

Fatoumata Diallo, vendeuse au bord de la route au marché d’Enco5, ironise sur cet état de fait et appelle à agir. « Franchement, nous sommes fatiguées de ces ordures et c’est très vilain. Qu’on nous aide à les ramasser. Maintenant, on appelle ça les pots de fleurs de la Guinée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

EDG COMMUNIQUE : DESSERTE SPÉCIALE MISE EN EAU DE SOUAPITI

28 août 2019 à 13 01 00 08008

Dans le cadre des opérations de remplissage du barrage SOUAPITI, la centrale de KALETA sera à l’arrêt durant 03 jours. Par conséquent, Electricité De Guinée informe par la même occasion l’ensemble de sa clientèle de Conakry, Coyah, Dubréka, Kindia, que des perturbations dans la fourniture d’électricité seront enregistrées comme suit :

Mardi 27 août 2019

DE 8H A 18H

Cameroun, Camayenne, Donka,Landréah, Dixinn Port, Dixinn Centre, Momo Liberté, Kénien, Lanséboundji, Coléah Domino, Mafanco niger, Madina, Boussoura, Matam, Carrière, Hèrèmakono, Bonfi, Simbayah 1, Matoto, Sangoyah, Kissosso, Kobayah, Lambagny soloprimo, Simbaya gare, Yembeya, Simambossia, Enta nord, Matoto khabityah, Centre émetteur, Kipé Pharmacie, Ratoma

DE 18H A 00H

Simbayah 2, Yimbayah Tannerie, Yimbayah Bougie, Faban, Gbessia Port, Base militaire, Camp Alpha Yaya, Behanzin, Gbessia, Dabondy, Dar-essalam, Makia Touré, Sangoyah Cité, Enta Fassa, Cosa, Bantounka, Nongo, Kaporo, Demoufoula, Kakimbo, Enta Cité, Tombolia, Dabompa, Kountia, Lansanayah, Cimenterie, Sonfonia gare, Samatran, Sangareyah, Yattayah Foula Madina, Ansoumaniya, Keitayah, Baïlobayah, Kagbélen, Concasseur, Hamdallaye, Ratoma Konimodo, Wanindara, Enco 5, CBK, Tombolia plateau

Mercredi 28 août 2019

DE 8H A 18H

Donka, Dixinn Centre, Momo Liberté, Kénien, Lanséboundji, Coléah Domino, Mafanco niger, Madina, Boussoura, Matam, Carrière, Hèrèmakono, Bonfi, Yimbayah commune, Yimbayah Bougie, Faban, Gbessia Port, Simbayah 2 Africof, Sangoyah Cité, Kissosso Sud, Enta Fassa, Cosa, Bantounka, Nongo, Kaporo, Simbayah 1, Simbayah Gare, Nongo Taddy, Petit-Simbayah, Lambagny Nord, Taouyah, Minière, Enta Cité, Tombolia, Dabompa, Lansanayah Village, Kountia, Cimenterie, Yattayah Foula Madina, Sonfonia, Samatran, Sangareyah, Kountia, Lansanyah Barrage

DE 8H A 18H

Coléah corniche, Madina dispensaire, Boussoura Port, Touguiwondy, Matam corniche, Petit Moscou, Bonfi Port, Carrière, Lanséboundji, Mafanco, Coléah Domino, Yimbayah Tannerie, Koloma soloprimo, Bambeto, Dar-es-salam 2, Hamdallaye, Ratoma, Yattayah Fossidet, Kobayah école, Simanbossia, Lambagny soloprimo, Sangoyah Cité, Enta Fassa, Kissosso, Enta Nord SOS, Matoto Khabitayah, Sangoyah Nord, Tombolia plateau, Hafia, Kénien, Kaporo Cité, Kaporo marché, Demoudoula, Kakimbo, Ansoumaniya, Baïlo Baya.

EDG rassure que toutes les dispositions seront prises, pour un retour à la normale de la desserte et elle sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Electricité de Guinée, une entreprise au service des Guinéens.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour voir l’intégralité de ce communiqué :

EDG_COMMUNIQUE-DESSERTE SPECIALE_MISE EAU SOUAPITI

Lire

Criminalité à Mamou : autorités et citoyens divergent sur la question (reportage)

28 août 2019 à 11 11 31 08318

Plus de deux ans après le début des audiences criminelles au tribunal de première instance de Mamou, la criminalité règne toujours dans la ville carrefour. Les braquages à main armée sur les axes routiers, les cas de viol sur mineures, les assassinats, sont encore récurrents. Et, sujet divise selon qu’on soit décideur ou simple citoyen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est en séjour à Mamou.

Située à près de 300 kilomètres de Conakry (la capitale guinéenne) sur le contrefort montagneux du Fouta Djallon (en Moyenne Guinée), la préfecture de Mamou s’est illustrée ces dernières années par une criminalité galopante. A cause de sa position stratégique (ville carrefour), Mamou est le passage obligé de centaines de personnes qui quittent la Guinée profonde pour la capitale, Conakry (ou inversement).

Malheureusement, au lieu d’être un pôle économique d’attraction, cette ville cosmopolite fait peur aux personnes qui la traversent. Ce, à cause des braquages à main armée (dont certains se soldent par des bains de sang) qu’on enregistre souvent sur ces axes routiers. Le dernier cas en date s’est produit le 20 août dernier à Fello-Sorè, une localité située à environ 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Et, selon les témoignages, ce sont cinq assaillants, armés de fusils PMAK, qui ont attaqué un véhicule en provenance de Conakry pour Labé. Ces malfaiteurs ont emporté près de 30 millions de francs guinéens et des objets de valeur qu’ils ont retirés des mains des citoyens qui étaient à bord de ce taxi brousse.

« Les bandits étaient sur deux motos. Ils ont tiré sur le pneu arrière de mon véhicule, puis ils m’ont mis dans le coffre avant de conduire le véhicule dans la brousse où ils ont pris tout ce que mes passagers et moi détenions », avait relaté le chauffeur, Amadou Talibé Diallo.

En plus de ces braquages (qui se produisent parfois après une longue filature), les cas d’assassinats et de viol de petites filles font légion. La présence massive des agents des forces de défense et de sécurité dans cette ville que certains appellent ‘’la Guinée en miniature’’ n’a pas l’air de dissuader les bandits. Ces derniers opèrent et font des victimes, sans grand répit.

Le 31 juillet dernier, un crime effroyable avait plongé les ‘’Mamounais’’ dans un émoi profond. Il s’agit du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. « Après avoir violé la fillette, Alpha Oumar Sow (l’auteur présumé de ce crime) a introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime… », avait indiqué le parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Après la commission des crimes, des auteurs présumés sont parfois arrêtés ; mais, dans la plupart des cas, les malfaiteurs s’évaporent tranquillement dans la nature.

En mars 2017, les audiences criminelles ont démarré au tribunal de première instance de Mamou. Et, depuis cette date, plusieurs personnes accusées de braquage à main armée, de viol, d’assassinat et de meurtre ont défilé devant cette juridiction de première instance. Plusieurs d’entre elles ont été reconnues coupables et condamnées à de lourdes peines de prison (dont la perpétuité pour certaines).

Seulement, deux ans après le début de ces audiences, la criminalité est toujours présente dans la ville carrefour. Et, faute de statistiques disponibles, les autorités (judiciaires et administratives) et les citoyens sont nettement divisés sur les proportions de cette criminalité.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Aujourd’hui, on a au moins une centaine de décisions criminelles qui ont été rendues par les différents magistrats qui se sont succédé au niveau de ce tribunal. On a eu des condamnations à des peines de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même à perpétuité. La déposition de la compétence aux tribunaux de première instance de juger les affaires criminelles a largement contribué à l’amenuisement de la criminalité à Mamou. Parce que vous-même (Guineematin.com) vous le savez, lorsqu’on commençait ces audiences criminelles en 2017, la criminalité était très élevée ici. Il y avait des coupeurs de route qui étaient installés là ; mais, grâce à la synergie d’action avec les forces de sécurité, beaucoup ont été interpellés et jugés. Et, la lutte continue… Actuellement, les coupeurs de route sont un peu vers Conakry et Coyah. Ils prennent les véhicules en filature jusque dans la zone de Mamou pour perpétrer leurs crimes. C’est pour cette raison que le vendredi dernier nous étions en réunion avec les OPJ (officier de police judiciaire). Donc, on a eu l’occasion de rappeler cette situation pour qu’on puisse mettre en place une autre synergie pour pouvoir traquer ces bandits qui quittent ailleurs pour venir faire des crimes chez nous. Mais, comme vous le savez, la criminalité est un fait social. Donc, c’est une lutte continue, une lutte permanente. Vous voyez, par exemple, malgré nos efforts, bien qu’on ait rendu beaucoup de décision dans des cas de viol, les actes de viol sont toujours récurrents. C’est pourquoi nous sommes justement en train de faire des sensibilisations pour que les gens comprennent la gravité de ces infractions », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Mamadou Alpha Barry, premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Abordant dans le même sens, Mamadou Alpha Barry, le premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou soutient que la criminalité est en baisse dans la ville carrefour. « Par rapport aux années précédentes, il y a une régression de la criminalité, mais elle est toujours présente. Vous avez suivi ce qui s’est passé récemment à la Poudrière où une fillette a été violée et tuée. Il y a quelques jours aussi, on a enregistré une attaque à main armée à Fello-Sorè ici. Heureusement, les bandits n’ont tué personne. Ils ont juste pris les biens des gens. Mais, on peut quand même dire que la criminalité est en baisse », a indiqué cette autorité communale.

Cependant, cet avis est fortement contesté par les citoyens de la ville carrefour. Lors d’un micro trottoir réalisé par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, les Mamounais ont dressé un autre tableau de la criminalité dans la ville carrefour.

« C’est toujours la même chose. Chaque fois il y a des braquages, des assassinats, du viol… Même pour une banale question de concubinage, on tue des gens ici. Une enseignante a perdu la vie comme ça au quartier Abattoir. Son copain l’a égorgée en plein jour. Quelques temps après, un autre jeune a aussi tué sa copine vers la Scierie là-bas. On ne peut pas tout citer ici. Regardez ! Beaucoup de coupeurs de route ont été jugés ici ; mais, les attaques continuent encore. On voit tous les jours la BAC N°16 (brigade anti-criminalité) en train de circuler ici ; mais, ça n’empêche pas les bandits d’opérer… C’est la peine de mort seulement qui pourra arrêter les bandits », a expliqué Thierno Sadou Barry, un enseignant de profession.

Sur la même lancée, Elhadj Hamidou Diallo, commerçant, estime que le niveau de la criminalité est intact. « Même s’il y a changement, nous, on ne peut pas le comprendre. Parce qu’on entend chaque fois parler de braquages et d’assassinats. Les gens ont même peur de voyager actuellement avec de l’argent. Je le jure ! Quand vous échangez avec ceux qui voyagent et traversent Mamou la nuit, vous allez comprendre combien de fois ils ont peur de chez nous », a expliqué ce vieux commerçant.

Rappelons qu’en 2016, la criminalité avait atteint un niveau déstabilisant et bouleversant au point que le Gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait accusé la justice de libérer prématurément des bandits qui étaient incarcérés.

De son côté, après l’arrestation d’un groupe de présumés coupeurs de route, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Amadou Kolon Barry, était allé jusqu’à mettre en garde les magistrats qui étaient au TPI de Mamou. « Si j’apprends qu’on a libéré ces gens-là avant la fin de leurs peines (alors que ces bandits n’étaient même pas encore jugés), j’irai rencontrer le président de la République à Conakry pour lui dire comment se comporte la justice à Mamou », avait-il menacé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Conakry : la prostituée, le jeune homme et les 20 millions au tribunal

28 août 2019 à 11 11 10 08108
image d’archive

Les rencontres nocturnes avec des filles qui arpentent les rues du quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, peuvent finir mal quelques fois. BD en a fait l’amère expérience au début du mois d’août 2019 quand il a rencontré mademoiselle NS, une charmante demoiselle.

Après avoir conclu le marché, les deux décident d’aller ensemble passer un moment de plaisir. La partie de jambes en l’air a fini en queue de poisson puisque la demoiselle s’est retrouvée à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn. Elle a été jugée hier, mardi 27 juillet 2019, pour des faits de vol au préjudice de BD, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La pimpante NS, âgée de 22 ans, est jugée pour le vol d’un téléphone Samsung S8 et d’une somme de 20 millions de francs guinéens au préjudice de BD. Appelée à la barre, la demoiselle a nié les faits pour lesquels elle est jugée. Dans ses explications, la prévenue a laissé entendre qu’elle n’a pas volé ni de téléphone ni de l’argent. « Je n’ai volé ni son téléphone, ni son argent ».

Par ailleurs, NS est revenue sur la trame des événements. « Il m’a trouvée à Kipé à 6 heures du matin, dans un restaurant. Il m’a dit qu’il veut coucher avec moi. J’ai donné mon accord et on a conclu le marché à 400 mille francs guinéens. Ainsi, il m’a prise dans son véhicule pour m’envoyer dans un Motel à Foula-Madina, un quartier que je ne maîtrise même pas bien. Il a couché avec moi et il a refusé de me payer le montant qu’on a conclu. Moi aussi, j’ai pris son téléphone et je suis sortie de la chambre du Motel. Après, je suis allée au marché de Madina, à Bordeaux, et je l’ai revendu à 400 mille francs guinéens. C’est dans une chambre de Motel que cela s’est passé. Donc, il n’y avait pas d’argent gardé sous une table. Il n’y avait même pas de table. Moi, c’est son téléphone que j’ai pris et j’ai revendu pour récupérer les 400 mille francs guinéens qu’il me devait après avoir couché avec moi », a-t-elle expliqué, sans gêne.

Des arguments balayés d’un revers de main par BD qui soutient mordicus avoir perdu son téléphone et ses 20 million de francs guinéens du fait des agissements de la jeune fille.

Selon lui, les faits ne se sont pas passés dans un motel ; mais, dans une de ses concessions. « Je revenais d’une soirée et je suis venu jusqu’à Kipé. Je suis allé dans un restaurant ou vend une dame léonaise. J’ai acheté un plat. J’ai vu NS, je l’ai invitée. Elle est venue, on a mangé ensemble. Comme je rentrais chez moi à Foula-Madina, elle m’a dit de la déposer à Kaporo marché. Nous sommes venus jusqu’à Kaporo, elle dit que ce ne serait pas bon pour elle de descendre à pareille heure et aller trouver sa tante avec laquelle elle vit. Alors, on a continué chez moi. Arrivé sur les lieux, j’ai ouvert la chambre et comme j’étais trop fatigué, je me suis profondément endormi. C’est ainsi qu’elle a profité pour voler le montant de 20 millions de francs guinéens qui était sous la table, et mon téléphone S8. Elle a pris les clefs que je cachais, elle a ouvert la porte et elle est partie », a-t-il expliqué.

En outre, BD dira que c’est par le biais des agents de la direction de la police judiciaire qu’il a pu mettre main sur NS« Ce qui m’a coûté encore beaucoup d’argent ».

Dans ses réquisitions, le procureur a dit que les faits de vol du téléphone sont avérés, « car la prévenue elle-même a avoué avoir pris le téléphone pour le revendre au marché de Madina. C’est pourquoi, je vous demande de la retenir dans les liens de la culpabilité de vol en la condamnant à un an de prison ».

Finalement, le tribunal a ordonné le remboursement du téléphone Samsung S8 par NS, tout en la renvoyant des fins de la poursuite pour le vol du montant de 20 millions de francs guinéens. A l’énoncé du verdict, la demoiselle a jeté un regard moqueur sur BD, visiblement déçu.

Détenue depuis le 7 août, juste trois semaines, à la maison centrale de Coronthie, NS va donc sortir de prison ; mais, elle devra rembourser le Smartphone de BD.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

Lire

Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

Conakry : immersion dans l’univers de Lamine Doumbouya, coiffeur pour dames

28 août 2019 à 8 08 57 08578

Dans notre pays, il y a en général une division du travail selon le genre, avec des activités réservées aux hommes et aux femmes. Mais parfois, certains hommes se font remarquer en exerçant dans des secteurs réservés aux femmes et vice-versa. C’est le cas de Mohamed Lamine Doumbouya qui fait notamment de la coiffure pour dames au marché d’ENCO 5, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Lamine Doumbouya exerce ce métier qu’il a appris avec son grand frère depuis plus d’un quart de siècle. « Vous savez dans ce monde, chacun a son travail. J’ai commencé ce travail depuis 1993. Mais, ce travail n’était pas mon travail, c’est mon frère qui faisait ce métier. Avant, j’étais un footballeur, je faisais la décoration également. J’ai aimé ce travail à cause de mon frère, parce que c’est lui qui faisait ce travail. Quand mon frère était débordé par le travail avec les clients, il m’appelait pour que je lui vienne en aide. C’est comme ça que j’ai appris ce métier avec lui. Et quand il est parti en Occident, j’ai pris la relève pour ne pas que le salon reste abandonné », a-t-il expliqué ce mardi, 27 août 2019.

Mohamed Lamine Doumbouya, coiffeur

N’ayant pas fait une formation professionnelle de coiffeur, Mohamed Lamine Doumbouya n’en demeure pas moins un grand créateur dans son domaine. « Quand je dis à quelqu’un que je n’ai pas fait une formation pour ça, les gens ne vont pas me croire, parce que je fais des coiffures que certaines personnes qui ont suivi des formations ne savent pas faire. Je crée des coiffures moi-même pour faire plaisir à mes clientes. Je fais Caprishon, les Rihanna, coupe, zéro-zéro et je fixe les faux cils, ongles et autres coiffures et je fais également du rasta Je coiffe aussi les garçons. C’est dans ça que j’ai eu beaucoup de relations, certaines filles et garçons sont venus travailler avec moi ici », a-t-il fait savoir.

Plus loin, monsieur Doumbouya a laissé entendre que ce travail n’était pas une passion pour lui, mais il parvient à se tirer d’affaires. « En vrai, ce travail n’est pas ma passion. Mais, je le fais et aujourd’hui ça m’a beaucoup aidé, parce que c’est dans ça que je soutiens ma famille et je subviens à mes besoins. Sinon, ma passion c’est le foot. J’ai douze jeunes filles qui travaillent avec moi, qui sont mes employées ».

Parlant des difficultés, Mohamed Lamine Doumbouya dit qu’il a dû s’adapter à la tendance puisque les jeunes filles préfèrent désormais les tissages et perruques. « Aujourd’hui, les tissages et les perruques sont les coiffures les plus prisées par nos sœurs. La clientèle dépend du temps. Contrairement au passé, nos sœurs faisaient des tirés, des caprishon, des bablish que je faisais à 80 000, à 50 000 FG et autres. Maintenant, on ne le fait plus presque, donc j’apprends à faire le tissage », dit-il.

Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya
Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya

Pour sa part, Estelle Guilavogui, employée chez Lamine Doumbouya, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son maitre. « Il est notre chef et il sait faire son travail. Car, il y a même des gens qui quittent la ville (Kaloum) pour ici pour mettre les rasta ou pour d’autres coiffures. Nous sommes avec lui, ce que nous faisons, c’est tissage et perruque », a-t-elle confié.

Daloba Kouroumah, cliente

La satisfaction est de mise chez la clientèle. C’est le cas de Daloba Kouroumah : « moi, ça fait 4 ans maintenant que je viens chez maitre Doumbouya pour me coiffer avec mes enfants, parce que son travail est bon et il sait satisfaire ses clients ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire