Conakry : forte mobilisation des Guinéens pour rendre un dernier hommage à Mamoudou Barry

4 août 2019 à 20 08 00 08008

Au lendemain du retour de la dépouille mortelle de Mamoudou Barry à Conakry, un symposium a été organisé ce dimanche, 04 août 2019, à la mémoire du jeune enseignant-chercheur guinéen, tué il y a deux semaines en France. De nombreuses personnes se sont mobilisées à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour rendre un dernier hommage au brillant fils du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Une forte délégation gouvernementale composée notamment des ministres en charge de l’enseignement supérieur, de l’enseignement technique et de la santé, des membres d’institutions nationales, des parents et amis de Mamoudou Barry ainsi que de nombreux autres citoyens, ont pris à ce symposium. Cérémonie organisée à l’université d’origine du défunt pour lui rendre un dernier hommage.

Le recteur de l’institution d’enseignement supérieur Amadou Oury Koré Bah, a rappelé que Mamoudou Barry est sorti major de sa promotion en 2010. Ce qui lui a valu d’être retenu comme assistant administratif au département de droit privé de cette université. Poste qu’il a occupé jusqu’à son départ pour la France en 2012.

Et en France, le jeune enseignant-chercheur à l’université de Rouen a continué à penser à son université d’origine, souligne Amadou Oury Koré Bah. « Monsieur les ministres, chers parents et collègues, je puis vous dire que son séjour en France n’a jamais affecté l’attachement, l’amour profond qu’il avait pour son université d’origine.

Pour preuve, de 2017 à 2019, Docteur Mamoudou Barry avait réussi l’exploit de collecter et de nous envoyer à ses frais plus de 1200 ouvrages de droit et sciences politiques. C’est pourquoi, nous proposons au conseil universitaire, dès l’ouverture prochaine des classes, que la bibliothèque des sciences juridiques et politiques porte le nom de Dr Mamoudou Barry », a annoncé le recteur.

Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons aussi que l’une des meilleures manières de lui rendre hommage et d’immortaliser son œuvre scientifique serrait que l’université de Sonfonia avec l’université de Rouen fassent en sorte que sa thèse soit publiée. Devant ces douloureux coups, nous sommes à la fois attristés et décontenancés. Nous voudrions vous apporter un peu de réconfort, mais aujourd’hui les mots me manquent. Recevez toute notre tendresse et nos plus sincères condoléances », a dit Amadou Oury Koré Bah.

De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a rendu un vibrant hommage à Mamoudou Barry et présenté les condoléances du gouvernement à sa famille et au peuple de Guinée. Abdoulaye Yéro Baldé assure que les autorités guinéennes vont suivre l’affaire jusqu’à ce que justice soit rendue. « C’est avec une intense émotion et une profonde tristesse que je me retrouve ici ce matin parmi vous pour rendre un hommage au nom du président de la République, de son premier ministre et du gouvernement, à Dr Mamoudou Barry, arraché de façon brutale, criminelle, à notre affection.

Compte tenu de son parcours scolaire et universitaire exceptionnel, de ses travaux scientifiques considérés comme une œuvre pionnière dans un domaine très important, celui de la fiscalité minière pour le développement de la Guinée et de l’Afrique, sa mort, sa disparition tragique, représente une perte immense pour notre pays et au-delà pour l’Afrique. Au-delà de l’aspect humain, c’est aussi tout son bagage intellectuel qui part, qui aurait pu servir à notre pays et à l’Afrique et également sauver des vies humaines.

Au nom du président de la République et du gouvernement, je présente mes condoléances les plus attristés à sa famille et à ses collègues. Je voudrais également profiter de l’occasion pour rassurer sa famille du soutien total du gouvernement de la République de Guinée et d’œuvrer pour que justice soit rendue dans cette affaire douloureuse pour nous tous », a promis le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

Ce symposium a été marqué par la vive émotion et les larmes de l’épouse du défunt qui a eu du mal à s’exprimer à la tribune. Après ces hommages, la dépouille de Mamoudou Barry a quitté Conakry pour Mamou, où ce jeune Docteur en droit sera inhumé dans son village natal demain, lundi 05 août 2019.

Mamadou Bhoye Laafa SOS pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Me Saliou Bah, nouveau membre du barreau de Guinée : « je viens pour offrir mes services »

4 août 2019 à 17 05 28 08288

Quelques jours après sa prestation de serment à la Cour d’Appel de Conakry, maître Saliou Bah, inscrit au Barreau de Guinée, a accordé une interview à Guineematin.com, à travers un de ses reporters. Dans cet entretien, cet avocat au parcours atypique aborde plusieurs sujets, notamment les raisons de son inscription au Barreau de Guinée, son parcours professionnel, ses impressions sur le barreau auquel il appartient désormais ainsi que les réformes engagées dans cette corporation.

Guineematin.com : présentez-vous à nos lecteurs

Maître Saliou Bah : je m’appelle Saliou Bah. J’ai prêté serment comme avocat devant la Cour d’Appel de Conakry le vendredi, 26 juillet 2019, suite à mon inscription à l’Ordre des Avocats de Guinée (OAG). Je suis Docteur en droit, lauréat de l’Université de Lausanne, en Suisse. Je suis aussi titulaire d’un diplôme d’études approfondies en droit communautaire européen et en droit international économique, délivré conjointement par les Universités de Lausanne, de Genève, de Fribourg et de Neuchâtel. J’ai obtenu ma licence en droit à l’Université Mohamed V de Rabat, au Maroc.

J’ai été par ailleurs chercheur invité à l’Institut Suisse de Droit Comparé.
Je suis également certifié en droit international privé par l’Académie de droit international de la Haye, au Pays-Bas. Je saisis cette occasion pour exprimer toute ma gratitude à ces institutions qui m’ont formé ainsi qu’à mon directeur de thèse de doctorat, le Professeur Andreas Roland Ziegler. Après mon école primaire et le collège en Guinée (Nzérékoré, Kindia et Conakry, notamment à la place des martyrs et au Collège 28 septembre), je suis parti au Sénégal, où j’ai obtenu le baccalauréat au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque.

Ma vocation pour le droit m’a été inspirée par mon père, feu maître Abdoulaye Bah, magistrat ressortissant de Télimélé. Il fût entre autres, juge, président de la Cour d’Appel et du tribunal criminel, procureur et conseiller à la chambre constitutionnelle de la Cour Suprême de Guinée.
Mon séjour en Suisse a été ponctué entre autres expériences, par des collaborations au sein de plusieurs cabinets d’avocats, dont le cabinet Loroch et Elkaim Associés à l’Etude Ming, Halpering, Burger et Inaudi.

Dans le cadre d’un mandat conjoint de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, la Banque Mondiale et le PNUD, j’ai également travaillé pour le système des Nations Unies comme expert anti-corruption, chargé de faire une analyse et formuler des recommandations sur les politiques et les pratiques des déclarations de patrimoine des agents publics de 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale. Voilà plus ou moins les grandes lignes de mon parcours.

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vont ont à intégrer le Barreau de Guinée ?

Maître Saliou Bah : les motifs sont assez simples. C’est pour offrir mes services et participer à l’animation du Barreau de Guinée. Je crois comprendre que mon admission au Barreau de notre pays traduit par ailleurs la vision de l’actuel conseil de l’ordre des avocats, dirigé par le bâtonnier, maître Djibril Kouyaté. En effet, le conseil prône un esprit d’ouverture à l’endroit des guinéens qui sont établis à l’étranger, remplissant les conditions d’admission au Barreau. C’est une occasion de mutualiser les expériences et les savoir-faire pour qualifier le Barreau.

Guineematin.com : quelles sont vos impressions sur le Barreau de Guinée et sur vos confrères ?

Maître Saliou Bah : je suis honoré et très enthousiaste de rejoindre le Barreau de Guinée. De mes échanges, je retiens que le Barreau a amorcé une ère de modernisation à travers des reformes structurantes, telles que le projet de loi sur la Caisse Autonome des Règlements Pécuniaires des Avocats, communément appelée la CARPA. La CARPA gère les comptes des clients des avocats. Elle devrait gérer également les règlements des commissions d’office. Au-delà de ces missions de base, la CARPA pourrait participer indirectement par exemple à la promotion de la confiance, d’un bon climat des affaires en Guinée et attirer ainsi au pays de gros investissements étrangers.

L’ouverture du Barreau se matérialise également par le raffermissement des conventions de jumelage déjà existant entre notre barreau et les barreaux étrangers et l’ambition ferme d’en conclure de nouvelles. La réactualisation toute prochaine du site internet du barreau ainsi que la numérisation progressive de ses documents juridiques et archives sont les quelques projets concrets entre-autres, que j’ai trouvés au menu de la vie du conseil de l’ordre. J’ai été bien accueilli par mes confrères. Je profite de cette tribune pour remercier le Barreau de Guinée de m’avoir accepté en son sein.

Je salue le professionnalisme et la vision actuelle qui l’anime. Je remercie également l’administration judiciaire pour les diligences mises en œuvre lors de ma prestation de serment. Je remercie enfin la dynamique et ambitieuse Association des Jeunes Avocats de Guinée (AJAG). Elle est moderne et ouverte au monde. Son implication palpable et de qualité dans la vie du Barreau augure de bonnes choses pour le futur de notre institution. Et à vous Guineematin.com, je vous remercie pour l’intérêt que vous m’avez porté.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Mamadou Oury Bah tué par le cortège d’Alpha Condé : témoignages de ses proches

4 août 2019 à 15 03 13 08138

Mamadou Oury Bah, un septuagénaire, originaire de Horè Fello, relevant de la sous-préfecture de Maci, dans la préfecture de Pita, a été tué par un véhicule du cortège du président Alpha Condé, en compagnie de son homologue indien. L’accident s’est produit hier, samedi 03 août 2019, à Bambéto dans la commune de Ratoma. Au lendemain de ce décès tragique, parents et amis du défunt se sont retrouvés dans la famille mortuaire, au quartier la T6, pour les condoléances d’usage et pour parler des dispositions à prendre pour l’inhumation de la victime, a constaté Guineematin.com à travers deux (2) de ses reporters.

Mamadou Oury Bah, 70 ans, était venu de son village pour suivre un traitement à Conakry. Après ses soins médicaux, il décide de rentrer dans son village. Mais, le destin a décidé autrement. Même s’il avait recouvré sa santé, il ne retournera jamais chez lui. « Mon oncle était au village, il a jugé nécessaire de venir en ville ici pour se faire soigner puisqu’il était un peu malade. Après deux semaines de soins, il allait mieux et avait l’intention de retourner au village.

Donc hier, il partait à la gare routière de Bambeto pour réserver une place puisqu’il devait voyager après demain lundi pour le village parce qu’il voulait fêter la Tabaski là-bas. Malheureusement, en traversant la route, il a été renversé par un véhicule de la sécurité présidentielle et est décédé sur place. Toute la famille est triste aujourd’hui, mais on n’y peut rien. C’est le destin, on ne peut que prier pour le repos de son âme et que la terre lui soit légère », explique Idrissa Bah, neveu du défunt.

De son côté, Elhadj Mamadou Saliou Bah, doyen des ressortissants de Horè Fello à Conakry, a exprimé la tristesse de tous les habitants de ce village et au-delà, de la préfecture de Pita à Conakry, suite au décès de Mamadou Oury Bah dans de telles circonstances. Cependant, tous s’en remettent à la volonté divine. « Notre frère Thierno Mamadou Oury Bah a trouvé la mort dans un accident de la circulation. Nous n’allons pas porter plainte. C’est le destin, c’est de cette façon que Dieu a décidé qu’il meurt.

Après l’annonce de ce décès, nous avons été contactés par les autorités, elles ont compati à notre douleur et elles ont promis de venir nous rencontrer. Je tiens juste à rappeler que le défunt a trois épouses et a des enfants, dont certains sont très petits. Aujourd’hui, ses enfants n’ont aucun soutien, ils ne comptaient que sur leur papa qui est malheureusement mort suite à un accident », a-t-il indiqué.

Le défunt était marié à trois femmes et père de 7 enfants, dont 2 garçons. Il sera inhumé demain, lundi, au cimetière de la T6, dans la commune de Ratoma.

Ibrahima Sory Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : confusion autour de l’arrestation de deux citoyens à Sannoun

4 août 2019 à 14 02 00 08008

Des habitants de Diohèrè, relevant du district Konndel, dans la sous-préfecture de Sannoun, ont interpellé deux jeunes accusés d’être des coupeurs de route hier, samedi 03 août 2019. Mais, la version de ces citoyens et celle des services de sécurité de Labé sont tout à fait contraires, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les citoyens qui se sont confiés à notre rédaction, ce sont deux jeunes prénommés Souleymane et Boubacar qui ont été arrêtés. Ils sont accusés d’être des voleurs de bétail et des coupeurs de route. Nos sources indiquent que les deux jeunes ont été interpellés d’ailleurs alors qu’ils étaient en train d’agresser, en pleine journée, des femmes qui se rendaient à une cérémonie de mariage.

« Nous avons déposé les deux jeunes et notre plainte hier soir, au poste de police de Sannoun. Nous attendons la réaction du policier qui ne nous a pas appelé d’abord », confie au téléphone de Guineematin.com, le chef du district de Konndel, Elhadj Boubacar Baldé.

De son côté, le maire de la commune rurale de Sannoun, Amadou Habib Diallo, a expliqué au correspondant de Guineematin.com qu’il ne peut rien dire avant le compte rendu du policier en charge du dossier.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne (dimanche, 04 août 2019, à 13h 50), nous n’avions pas encore pu échanger avec le chef du poste de police de Sannoun, connu sous le nom de commandant Gaspari. Son téléphone a sonné normalement à chacune de nos tentatives, mais il n’a pas décroché.

Mais, à Labé, le porte-parole du commissariat central de police, le capitaine Lamine, dément la version des citoyens. Selon lui, c’est un jeune qui était allé chez sa copine qui a été arrêté. Il ajoute que les citoyens l’ont « malmené et confisqué sa moto », avant de le conduire au poste de police.

De leur côté, les citoyens de Konndel et des localités environnantes assurent qu’il s’agit effectivement de coupeurs de route et sollicitent l’implication de la presse locale pour ne pas que le dossier soit classé sans suite par les autorités communales et sécuritaires de Sannoun.

Car, ils ont encore en mémoire le cas de Dian Malal Diallo qui avait été pris, dit-on, la main dans le sac, il y a deux mois, en train de voler au Centre de Santé de la sous-préfecture. Il s’était « évadé » du poste de police de la localité, selon les services de sécurité.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Création d’emploi : KATALA 224 et Cellcom comptent récompenser ceux qui font bouger la Guinée

4 août 2019 à 13 01 14 08148

Dans le cadre de son programme sociétal, la compagnie mobile Cellcom-Guinée sponsorise le groupe KATALA 224 dans sa campagne des NOMINES 224 pour l’année 2019. Autrement dit, la sélection de ceux qui ont fait bouger le pays cette année à travers différents domaines. Cet événement qui est à sa troisième édition, entend mettre un accent particulier sur ceux qui créent massivement de l’emploi en Guinée.

L’annonce a été faite par les organisateurs au cours d’une conférence de presse tenue hier, samedi 03 août 2019, dans les locaux de Cellcom-Guinée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette 3ème édition de KATALA 224 est placée sous le thème : « Réussir en Guinée, c’est possible ». Selon madame Haba Elise Koïvogui, présidente du groupe KATALA, cet évènement vise à changer le concept des jeunes sur le modèle de réussite en Guinée.

« Dans un pays comme la Guinée, lorsqu’on dit que c’est seulement ceux qui sont allés à l’école qui ont réussi, c’est un échec. C’est marginaliser une importante frange de la population. C’est pourquoi, nous avons intégré dans nos choix, le secteur informel. Grâce à leurs activités, des hommes et des femmes du secteur informel ont réussi à atteindre un niveau de niveau appréciable.

Cette année, ce sont trois dames qui ont été nominées et composées d’une menuisière, une mécanicienne et une restauratrice. Ces dames sont parties de rien et font vivre toute une communauté. Ce sont des femmes modèles de réussite », a-t-elle indiqué.

Mais ce n’est pas tout, KATALA 224 dans son choix, a ouvert son éventail sur le secteur public qui travaille à faire bouger les lignes tout en innovant. « Ces personnes nominées sont d’ailleurs connues. C’est le Directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale, Malick Sankhon, le Directeur général de l’hôpital régional de Kankan, Dr Fodé Keïta et Oumar Saïd Koulibaly de la GUILAB », a indiqué la présidente du groupe.

Sur le déroulement du programme évènementiel, huit (8) étapes sont établies. Il s’agit entre autres, du sondage des rangs par un cabinet indépendant, la prise de contact, la présélection, la sélection définitive de trois nominés, le lancement de la campagne des nominés, la remise de trophées et le démarrage du MENTORAT KATALA.

Cette dernière étape vise essentiellement à offrir l’opportunité aux jeunes de se faire parrainer par les huit (8) lauréats. Histoire de donner la possibilité à ces jeunes coachés de trouver de l’emploi sur le marché du travail. Mais avant le dernier virage pour la sélection des lauréats, un système de voting est organisé pour départager les 24 nominés et la désignation des gagnants.

Selon madame Haba, cette 3ème édition aura la particularité d’avoir un comité d’organisation composé d’un cocktail de 10 jeunes entrepreneurs et carriéristes aguerris guinéens, partageant tous la même vision. Celle de KATALA, un mot soussou qui signifie « une personne qui se bat, un bosseur, un modèle en un mot ».

Pour cette édition, c’est madame Diallo, Aïssata Béavogui, la directrice générale de la compagnie Guinea Alumina Corporation (GAC), qui a été choisie comme coach. Elle fonde l’espoir que cette campagne va contribuer à diminuer l’immigration des jeunes guinéens vers l’occident.

« KATALA est un évènement à encourager. En continuant dans cette lancée, on peut diminuer, peut-être, l’immigration des jeunes. Puisque cela va montrer qu’on peut rester et réussir en Guinée. D’ailleurs, en tant que coach, je suis prête à partager avec vous mon expérience et vous pouvez compter sur moi », a-t-elle lancé.

Représentant la société de téléphonie mobile Cellcom-Guinée à cette cérémonie, Mamadou Baïlo Danso a remercié la structure organisatrice de cette activité. Avant de souligner qu’on peut entreprendre et réussir en Guinée.

« Moi, je suis à Cellcom-Guinée, avec une simple Licence en Droit de l’université guinéenne. Ce qui veut dire qu’on peut rester en Guinée et réussir. Nous pouvons entreprendre et devenir de grandes personnes chez nous. Notre pays a un potentiel qu’on peut exploiter puisque la Guinée est belle et la Guinée a des valeurs. C’est pourquoi, je vous dirai que Cellcom-Guinée est fière de la Guinée, elle est fière de vous et de ceux qui s’attachent à la rendre encore plus belle ».

Les organisateurs entendent procéder à la désignation des lauréats en octobre prochain. D’ici là, la participation du public est demandée pour partager les 24 nominés, à travers des SMS et un vote en ligne avant la décision du jury.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Meurtre de Mamoudou Barry en France : la dépouille mortelle est arrivée à Conakry

4 août 2019 à 11 11 57 08578

Deux semaines après le meurtre de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, le corps du défunt a été rapatrié en Guinée. La dépouille est arrivée dans la capitale guinéenne hier, samedi 03 août 2019. Des membres du gouvernement, des représentants de l’ambassade de France en Guinée ainsi que de nombreux se sont mobilisés à l’aéroport international de Conakry-Gbessia pour l’accueillir.

Une vive émotion s’est emparée de l’aéroport de Conakry à l’arrivée de la dépouille mortelle de Mamoudou Barry aux environs de 23 heures. A côté des parents du défunt, de nombreux citoyens mobilisés sur les lieux n’ont pas manqué d’exprimer leur tristesse, certains n’ont même pas pu retenir leurs larmes. Parmi les personnalités présentes sur les lieux, Fabien Talon, le conseiller chargé d’affaires à l’ambassade de France en Guinée, représentant l’ambassadeur. Il a présenté les condoléances de la France à la Guinée suite à ce décès tragique. « C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris son décès dans des circonstances tragiques, le 19 juillet 2019.

C’est une grande tristesse et une grande émotion en France également. Le procureur de la République a immédiatement ouvert une information judiciaire pour violence ayant entraîné la mort avec un caractère raciste. La justice poursuit son cours, un individu a été appréhendé et mis en examen. Dans ces circonstances douloureuses, je viens présenter au nom de l’ambassadeur français en Guinée, actuellement en France, qui représente la France, nos condoléances les plus profondes et sincères. Je suis également porteur d’un message du président Emmanuel Macron, au président Alpha Condé qui présente les condoléances du peuple français au peuple guinéen suite à cet événement tragique », a dit le diplomate français.

Pour Fabien Talon, « Mamoudou Barry était un exemple de mérite, de réussite, d’intégration. Un homme qui s’était beaucoup investi, un enseignant-chercheur qui s’était fait un chemin d’un brillant avenir dans les universités françaises. Avec une force de travail, de talent, il avait accompli un parcours exemplaire. Il avait commencé en Guinée puis en France où il venait d’être naturalisé français en 2018 et où il venait de soutenir une thèse devant un jury franco-guinéen sur les politiques fiscales douanière en Afrique de l’ouest », a-t-il rappelé.

De son côté, Mamady Touré, le ministre guinéen des affaires étrangères à la tête de la délégation gouvernementale, a salué l’évolution de l’enquête sur le meurtre de Mamoudou Barry en France. Un dossier que les autorités guinéennes suivent de très près selon lui. « Les mots me manquent pour exprimer l’émotion vive qui m’anime en ce moment même où nous accueillons la dépouille mortelle de notre compatriote. Je puis vous assurer que le gouvernement suit de très près l’évolution des enquêtes pour élucider ce crime odieux. Le gouvernement, par ma voix, exprime sa satisfaction aux autorités françaises suite à l’arrestation de l’auteur présumé.

Nous espérons et nous sommes convaincus que justice sera rendue car les crimes racistes ne peuvent être tolérés. Encore une fois, au nom du président de la République et de l’ensemble du gouvernement, nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille éplorée et à l’ensemble du peuple de Guinée. Nous prions pour le repos de l’âme de Dr Mamoudou Barry et que le Tout-Puissant Allah l’accueille dans son paradis », a dit le chef de la diplomatie guinéenne.

Un symposium a été organisé ce dimanche matin à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour rendre hommage à Mamoudou Barry. Le cortège transportant la dépouille va bouger ce dimanche pour Mamou. Une prière funèbre aura lieu demain matin à la mosquée d’Almamya, dans la ville de Mamou. Une deuxième prière se tiendra à la mosquée de la sous-préfecture de Dounet et la dernière prière sur le corps aura à la mosquée de Boloroyah, le village natal du défunt, où il sera inhumé demain, lundi, à 14 heures.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Yomou en détresse : la préfecture dépourvue de station service depuis 5 ans

4 août 2019 à 2 02 30 08308

La préfecture de Yomou, située à 1029 km de Conakry, fait partie des endroits oubliés par les gouvernants de notre pays. En plus de son enclavement, Yomou n’a pas une station d’essence depuis cinq (5) bonnes années. Un véritable casse-tête chinois pour les habitants de la préfecture, qui ne savent plus à quel dirigeant se vouer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’année 2014, la préfecture de Yomou est privée de station de carburant. Avant cette date, la seule station service qu’on y trouvait était mécanique, actionnée à l’aide d’une manivelle. Mais, suite au mauvais état de la route N’zérékoré-Yomou, distante de 66 kilomètres, les citernes n’y envoient plus du carburant.

Depuis lors, c’est la sous-préfecture de Péla, située à 22 km de la commune urbaine, qui alimente Yomou en carburant. La ville s’approvisionne au marché noir. Si le carburant est revendu à 9 500 francs guinéens ailleurs, à Yomou il est revendu entre 10 500 francs guinéens et 11 000 francs guinéens. Avec la récente augmentation du prix du carburant à la pompe, passant de 9500 à 10 000 francs guinéens, le même litre se négocie entre 11 000 francs guinéens et 12 000 francs guinéens à Yomou. Pire, dans les villages reculés, le litre d’essence se vend à 13500 francs guinéens.

Selon le constat de notre reporter, c’est les motards qui sont obligés d’aller chercher le carburant à Pela ou à Nzérékoré où ils prennent entre 10 et 12 bidons de 20 litres pour pouvoir alimenter la ville.

Jean Nyanbalamou, conducteur de taxi-moto à Yomou
Jean Nyanbalamou, conducteur de taxi-moto à Yomou

Interrogé à ce sujet, Jean Nyanbalamou, conducteur de taxi-moto à Yomou, n’a pas caché sa souffrance. « Nous souffrons sur la route, surtout pendant la période des grandes pluies. La ville de Yomou n’a pas de station de carburant. Pour servir la population, nous sommes obligés d’aller à Pela pour en chercher. Pour ne faire trop de voyages sur la route, nous sommes obligés de prendre 10 à 12 bidons de 20 litres derrière une moto pour les vendeurs du marché noir. Si nous les prenons à Pela, le transport d’un bidon jusqu’à Yomou est de 5000 FG si la route est bonne. Maintenant, avec l’état de la route, un bidon c’est à 10 000 francs guinéens qu’on le transporte », a expliqué le jeune homme.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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