Lutte anti 3ème mandat : le Bloc contre Alpha Condé rejoint le FNDC

21 août 2019 à 21 09 37 08378

Le Front National pour la Défense de la Constitution continue de s’agrandir et de se renforcer. Le Bloc Contre Alpha Condé, un autre mouvement opposé au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président de la République, vient de rejoindre la structure. Cette adhésion a été officialisée au cours d’une rencontre organisée ce mercredi, 21 août 2019, au siège du FNDC, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Fodé Manguéba Camara, vice-président du Bloc contre Alpha Condé, l’adhésion de ce mouvement est motivée par le souci de participer au combat pour la défense de la démocratie et le bonheur de la Guinée. « Le combat dans lequel nous sommes, c’est tout le peuple de Guinée qui doit se lever pour le mener. On ne doit pas regarder notre intérêt personnel, on doit plutôt privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Beaucoup de personnes nous ont démarchés pour que nous changions de camp, mais nous avons refusé, tout simplement parce que nous voulons le bonheur de la Guinée », a-t-il annoncé.

Il ajoute que les chantiers engagés récemment à l’intérieur du pays dans le cadre de l’ANAFIC constituent un moyen pour le pouvoir de tromper les citoyens afin d’octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Le pouvoir est en train de faire semblant de travailler actuellement, ils vont à l’intérieur du pays pour construire des maisons de jeunes et d’autres infrastructures. Ce sont des actions qui visent juste à nous tromper. Refusons d’être trompés, refusons d’être manipulés.

Je m’adresse particulièrement aux jeunes et aux femmes parce que c’est nous qui sommes souvent manipulés. Abdourahmane Sanoh et Bill de Sam, s’ils voulaient s’enrichir, ils l’auraient déjà eu. Mais, ils ont décidé de défendre l’intérêt de la Guinée et de mener le combat dans ce sens. Nous devons en faire autant. Le jour où le mandat d’Alpha Condé arrivera à échéance, levons-nous tous comme un seul homme et sortons pour lui dire de quitter le pouvoir », a lancé Fodé Manguéba Camara.

Du côté des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, c’est la joie d’accueillir de nouveaux dans leur rang. Pour Abdourahmane Sanoh, le président du comité de pilotage du FNDC, cela montre que la majorité des Guinéens est engagé à mener le combat contre un troisième mandat dans le pays.

« Il n’y a qu’une minorité opportuniste qui est en train d’instrumentaliser la majorité, c’est ce que vous, vous avez compris. Et nous sommes persuadés que d’autres personnes, d’autres groupes viendront rejoindre et renforcer la lutte du FNDC pour que notre peuple gagne ce défi et donne l’exemple au monde entier par rapport à notre volonté désormais, de renforcer la démocratie et faire en sorte que quiconque vient pour diriger la Guinée, la dirige dans l’intérêt de l’ensemble des Guinéens, mais pas pour satisfaire les caprices d’une minorité.

Nous nous réjouissons que vous ayez compris que la famille FNDC est une très grande famille aujourd’hui et que son idéal c’est de porter les aspirations de notre peuple. Nous avons la profonde conviction que ceux qui viennent aujourd’hui se joindre à nous sont des leaders aguerris et des patriotes qui ont une parfaite compréhension des intérêts généraux », a dit l’activiste de la société civile.

Monsieur Sanoh en a profité pour rappeler que « le Front National pour la Défense de la Constitution n’est pas un mouvement partisan, c’est un mouvement qui s’engage dans la défense des intérêts de notre peuple. Cela, pour qu’on cesse maintenant d’instrumentaliser les jeunes, les femmes, les sages de notre pays dans l’intérêt d’une petite minorité de gens, qui se mettent à prendre les intérêts, les avantages, les bénéfices, les ressources de notre pays pour les utiliser dans leur intérêt personnel, sans aucun scrupule, sans morale, sans éthique.

Et, ce sont des personnes qui sont avec tous les régimes. Pourvu qu’ils vivent, même si le peuple doit continuer à rester dans la famine, dans la souffrance, dans l’indignité, dans l’indécence. L’essentiel étant pour eux qu’ils soient là avec leurs familles, leurs copains, leurs complices pour maintenir les jeunes dans la pauvreté, dans le chômage, pour maintenir le peuple dans la pauvreté. Ça, ça ne peut plus continuer. Et c’est cela le combat du FNDC », a-t-il laissé entendre.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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N’zérékoré : les autorités révèlent la cause de la mort d’Agnès la star

21 août 2019 à 18 06 34 08348

Alors que les spéculations se poursuivent sur l’origine de la mort subite de l’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, les autorités de N’zérékoré ont communiqué, enfin, sur le sujet. Selon le maire de cette ville qui s’est confié au correspondant local de Guineematin.com, la chanteuse est décédée par suite d’une « crise cardiaque provoquée par des substances ».

« L’hôpital régional a communiqué son rapport d’autopsie. Et dans son rapport, ils nous ont signifié que la demoiselle est morte par une crise cardiaque. Et la crise doit avoir été provoquée par plusieurs substances. Mais, c’est à partir des enquêtes de la police qu’on saura qu’est-ce qui a causé subitement la crise cardiaque », a annoncé le maire de la commune urbaine de N’zérékoré Moriba Albert Délamou.

Moriba Albert Délamou, maire de N’zérékoré

L’autorité locale précise toutefois que l’hypothèse d’un meurtre, qui revient avec insistance au sein de l’opinion, n’est pas à écarter. « Jusque maintenant, certaines pistes sont là. Parce qu’on dit qu’elle a eu une altercation le 08 août 2019 avec trois de ses copines. Ces filles-là sont interpellées maintenant et sont entre les mains de la police pour des fins d’enquête ».

En outre, Moriba Albert Délamou indique que « la nuit du 15 août, Agnès était encore accompagnée de certaines personnes dans un maquis où on lui a offert une bière qui était bien fermée. Et celle qui lui a offert la bière, c’est l’une des filles avec laquelle elle s’est bagarrée. Mais, quand on lui a donné la bière, elle l’a prise sans la consommer. Elle l’a remise à la gérante du maquis. Mais, l’enquête est ouverte pour connaitre la cause exacte de la crise cardiaque », a laissé entendre le maire.

« J’invite la population au calme. On reste croyant et on laisse la police faire son travail, et on croit à ce qu’ils vont nous donner comme résultat de l’enquête. Et je le dis, la vie c’est le destin et c’est l’œuvre de Dieu. Je présente mes condoléances les plus attristées à toute la famille. Au-delà de ça, la vigilance de chacun doit être de mise. Etre artiste, c’est bon ; mais, rester très tard dans les boîtes de nuit, il faut aussi éviter ça, et il faut être raccompagné par quelqu’un », a conseillé monsieur Délamou.

A rappeler que la chanteuse Agnès Délamou, artiste adulée à N’zérékoré, a été retrouvée morte dans sa chambre le samedi, 18 août 2019, au quartier Nyen Kpama 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Elle a été inhumée le dimanche, 19 août 2019, sur fond d’interrogations autour des causes de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’zérékoré : une élève de 19 ans donne naissance à des triplés

21 août 2019 à 17 05 32 08328

Une jeune fille de 19 ans, admise au Brevet d’Etudes du Premier Cycle de cette année, a donné naissance à des triplés dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 août 2019 à l’hôpital régional de N’zérékoré. Jennifer Widö Zoglémou, c’est son nom, se porte bien avec ses 3 bébés, dont une fille, a appris sur place Guineematin.com à travers on correspondant préfectoral.

C’est la joie dans la famille de ce très jeune couple. Le mari est âgé de 22 ans et est élève en classe de 12ème année Sciences Sociales et la femme passe pour la 11ème année. Rencontrée à l’hôpital régional, Jennifer Widö Zoglémou a raconté comment elle a accouché. « Ça a commencé le samedi 17 août. Le lendemain, dimanche, mon ventre me faisait mal. J’ai informé les parents et ils m’ont envoyé à l’hôpital. Et, c’est à 2 heures du matin que j’ai accouché.

C’est seulement après l’accouchement qu’on est rentrés à la maison. Et là-bas, je prenais des produits mais j’avais eu quelques problèmes. J’avais souvent la nausée, mais je vomissais pas. C’est pourquoi, les médecins nous ont recommandé de revenir à l’hôpital, c’est pour cela que je suis là. Pour le moment, je n’ai rien, je me porte bien », a dit la jeune maman.

La nouvelle lycéenne a profité du micro de Guineematin.com pour lancer un appel de soutien aux bonnes volontés pour qu’elle puisse continuer ses études. « Ce que je demande aux autorités et aux personnes de bonne volonté, c’est de me venir en aide et de m’aider à prendre soin de mes 3 bébés, parce que moi, je suis élève et je veux poursuivre mes études », a laissé entendre la jeune dame.

Laye Ibrahima Keita, âgé de 22 ans, élève en classe de 12ème année Sciences Sociales et père des trois bébés, ne cache pas sa joie. « Je suis très content du fait que ma femme a donné naissance à trois bébés. Ils se portent tous très bien. Je demande aux autorités de nous venir en aide ».

Pour la naissance de ces triplés, le jeune papa dit avoir dépensé environ un million de francs guinéens. « Nous avons été bien reçus à l’hôpital. Mais le problème qu’on a eu là-bas, c’est qu’on a trop dépensé. Mon père m’a dit qu’il a dépensé plus de 700 000 GNF pour le moment. Parce que pour l’accouchement, la nuit, on a payé 300 000 GNF.

Le lendemain, ils nous ont donné une ordonnance qui nous coûté plus de 125 000 GNF. C’est mon grand frère qui est allé acheter les produits. Il y a aussi des dépenses que nous avons faites, mais je me rappelle plus ça s’élève à combien. Mais, l’essentiel est que ma femme et mes enfants se portent très bien », a dit Laye Ibrahima Keita.

A l’hôpital régional de N’zérékoré, les autorités ont refusé de se prêter à nos questions.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Journée internationale de la jeunesse : voici le programme et les activités prévues

21 août 2019 à 15 03 19 08198

La Guinée va célébrer en différé, dans les prochains jours, la Journée Internationale de la Jeunesse à Fria et à Conakry. En prélude à cette manifestation, le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a animé un point de presse ce mercredi, 21 août 2019, à son siège. L’échange avec les médias a permis de lever un coin de voile sur les activités programmées pour cette fête, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La célébration en différé de cette journée est placée sous le thème « transformer l’éducation ». Elle se tiendra en deux tranches dans la ville de Fria, du 23 au 25 août, et à Conakry le 30 août prochain.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette célébration « vise à promouvoir auprès des jeunes le programme d’actions mondiales de la jeunesse qui sont entre-autres : l’éducation, l’emploi, la santé, l’environnement… »

C’est Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) au ministère de la jeunesse, qui a présenté le programme de quelques activités prévues à l’occasion des festivités. « Comme activités prévues à Fria, nous avons la sensibilisation des jeunes autour d’une offre de service de santé par rapport au dépistage volontaire du VIH/SIDA. Le ministère de la jeunesse et ses partenaires ont jugé utile que, pour avoir une jeunesse dynamique, il faut que ça soit une jeunesse en bonne santé, aussi bien physique que mentale.

Il y aura une table ronde au siège de la radio rurale, dénommée intergénérationnelle pour établir un pont entre les jeunes générations et les adultes. Nous aurons une activité d’orientation des hommes de médias sur la conférence internationale de la population et du développement. Il est prévu la remise de satisfécits aux lauréats des différents examens, la remise de matériels de couture au niveau des centres d’autopromotion féminine mais aussi au niveau des centres NAFA. Il est prévu à Conakry la remise de la radio de la Bluezone, qu’on appelle Bleu FM et aussi la remise des équipements aux inspecteurs de jeunesse… ».

De son côté, le directeur national adjoint de la jeunesse, a souligné la particularité de la célébration de cette 19ème journée. Selon Sény Damba, « il y a lieu de préciser que célébrer cette journée en différé c’est de l’innovation, parce que nous avons estimé qu’il faut faire tout le mois d’août, le mois de la jeunesse internationale. Donc, nous faisons de l’innovation sur deux formes, d’abord étendre la fête sur tout le mois d’août, mais aussi délocaliser cette fête qu’on a l’habitue de faire à Conakry.

Plusieurs activités seront menées dans le cadre de l’accompagnement des jeunes et leur sensibilisation dans le cadre du civisme, mais également des activités relatives au renforcement des capacités des jeunes et des structures ».

Pour sa part, Mariam Bah, conseillère chargée de mission au ministère de la jeunesse et présidente du comité d’organisation, a invité les jeunes à une forte mobilisation pour la réussite de l’événement. « J’invite toute la population guinéenne à être derrière cet événement pour une réussite, parce que nous, jeunes que nous sommes, rien ne peut se faire sans notre implication. Soyons-là pour au moins réclamer quelque chose parce que cette journée internationale, c’est pour nous et on ne peut pas célébrer cette journée sans la jeunesse. Je vous invite donc à vous impliquer pour la réussite de l’événement ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Mauvais état du tronçon Bambéto-Carrière : les citoyens entre inquiétude et impuissance

21 août 2019 à 14 02 46 08468

On ne le dira jamais assez, de nombreux axes routiers de la capitale guinéenne se trouvent dans un état de dégradation très avancée, surtout à cette période de saison des pluies. La route secondaire qui relie le carrefour de Bambéto au quartier Carrière, en passant par Dar-Es-Salam, n’échappe pas à cette dure réalité. Citoyens, usagers du tronçon et autorités locales sont plus que jamais préoccupés et expriment leur impuissance devant le calvaire qu’ils vivent en cette fin du mois d’août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette route, construite sous l’ère Moussa Dadis Camara, connait aujourd’hui une dégradation très poussée. En saison sèche comme en saison pluvieuse, les usagers de ce tronçon sont soumis au même calvaire. De nombreux citoyens, habitants de la zone ou simples usagers, se disent très préoccupés.

Mamadou Moussa Diallo, président du syndicat des conducteurs de taxis motos de Dar-es-Salam marché, dénonce l’état de ce tronçon. « Sur cette route, de Bambéto jusqu’au carrefour Boston, à la limite de Dar-es-Salam 2, autrement appelé carrefour gendarmerie, le constat est alarmant. La route est complètement dégradée. On a des difficultés de conduire sur cette route, que ça soit sur la moto ou la voiture. C’est des problèmes.

Tout est complètement gâté, surtout entre Bambéto et Dar-es-Salam marché. C’est devenu impraticable. Les chauffeurs de taxis ont même cessé d’emprunter cette route à cause de son mauvais état. Personne n’ose y mettre sa machine. Rouler sur cette route ne rapporte pas grand-chose, mais on n’a pas le choix », a-t-il expliqué.

A la question de savoir si quelque chose a été entrepris pour faire face à ce problème, Mamadou Moussa Diallo répond : « On a informé le syndicat de Bambéto, parce que chaque année c’est comme ça, la route continue à se dégrader maintenant elle est complètement dégradée. Et le syndicat des taxis motos, et le syndicat des taxis autos, on s’est donné ici les mains, on a acheté des blocs et des briques cassées pour remplir les creux, mais ce n’est pas facile.

On ne parvient pas à régler ce problème parce que nous, nous n’avons pas les moyens qu’il faut. Même la femme de Cellou Dalein nous a aidés pour cette route, elle beaucoup contribué, mais ça devient de plus en plus dégradé. Nous demandons aux autorités compétentes de nous aider à refaire cette route parce qu’elle est beaucoup pratiquée », a lancé le jeune homme.

De son côté, Ibrahima Diallo, chauffeur de taxi auto sur la ligne Bambéto-Boston, indique que la mauvais état de cette route leur cause des soucis avec les passagers. « Nous avons des soucis à l’heure actuelle avec ce tronçon Bambéto-Gendarmerie-Boston. La route n’est pas bonne depuis longtemps mais cette fois-ci, c’est le pire puisqu’on a cessé de l’utiliser à cause de son mauvais état. Nous nous sommes trouvé une déviation, mais cela a créé des problèmes entre les chauffeurs et les passagers pour les frais de transport.

On ne peut pas faire payer à 1500 GNF le tronçon, ça ne nous arrange pas. Il faut 2000 francs pour nous en sortir, mais les passagers n’acceptent cela. Certains d’entre eux payent, d’autres refusent. Donc, si vous voyez que nos taxis sont garés, c’est à cause de tout ça. On ne peut mettre nos taxis sur cette mauvaise route. Nous demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de nous aider… »

Interrogé sur cette situation, Elhadj Boubacar Baldé, président du conseil de quartier Dar-es-Salam 1, est revenu tout d’abord sur l’historique de cette route. « Je vous dirai que c’est moi-même qui ai initié, avec certains collègues de Dar-es-Salam 1, pour que cette route là voit le jour depuis 2004. J’ai écrit au ministre Bana Sidibé des Travaux Publics, il est venu plusieurs fois dans mon quartier, il nous a assistés. C’est lui même qui m’a orienté vers le PDU3 (Programme de Développement Urbain). Quand je suis arrivé au PDU3, monsieur Kouyaté était le coordinateur du projet.

Il s’est félicité de mon écrit et l’a placé aux premiers dossiers à déposer à la Banque Mondiale. Donc depuis ça, nous avons eu deux projets : le projet de la banque mondiale et celui de des travaux publics grâce à l’appui de Bana Sidibé. C’est ainsi que ce projet là a été exécuté par le PDU3, c’est-à-dire la constitution de cette route de la T1 à la T2. C’est cette route qu’on appelle aujourd’hui, la route Gendarmerie Boston-Bambéto », a expliqué le responsable local.

Elhadj Boubacar Baldé se désole aujourd’hui du visage que présente cette route. « Maintenant-là, elle est entièrement dégradée. Il va falloir qu’on relance des demandes auprès du gouvernement et des différentes sociétés pour qu’ils essayent de nous assister parce ce n’est pas un investissement humain qui va refaire cette route, ce n’est pas un apport de mille francs guinéens qui va refaire cette route là.

Il faut qu’on soit assisté par ceux-là qui sont capables de nous assister. Mais, je vous dis les choses ne sont pas faciles. Aujourd’hui, beaucoup de routes de Conakry sont dégradées. De cela, je vais voir avec mes collègues des autres quartiers, pour voir comment revoir tous ces programmes et conjuguer les mêmes points de vue pour relancer les programmes de reconstruction des routes ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (622919225 / 666919225

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Agression nocturne d’un maçon aux ciseaux : Boubacar Barry risque 2 ans de prison

21 août 2019 à 14 02 15 08158

Cette saison des pluies est généralement propice aux agressions nocturnes perpétrées par des délinquants de tout acabit. Moriba Loua et Louis Sagno, maçons de profession, en ont fait l’amère expérience dans la nuit du jeudi 22 juillet 2019. Les deux malheureux sont tombés dans un piège tendu par une bande dirigée par Boubacar Barry au quartier Yattayah, dans la commune de Ratoma.

Grièvement blessés, ils vont déposer une plainte qui va conduire Boubacar Barry à la barre du tribunal de Dixinn. Au cours de l’audience d’hier mardi 20 juillet 2019, le prévenu a nié systématiquement les faits articulés contre lui, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette affaire a été portée devant le tribunal correctionnel de Dixinn où le prévenu a nié les faits de coups et blessures volontaires pour lesquels il est poursuivi. Toutefois, le procureur Daouda Diomandé a requis contre Boubacar Barry une peine de 2 ans de prison et une amende d’un million de francs guinéens.

Appelé à la barre, le maçon Moriba Loua, l’une des victimes de l’agression, a expliqué la mésaventure qu’il a subie ce jour avec ses apprentis. « Ce jour, on a travaillé toute la journée. On était très fatigué et il faisait nuit. En rentrant à la maison, nous avons emprunté un raccourci dans le quartier. C’est ainsi que nous avons trouvé Boubacar Barry et deux autres qui nous attendaient dans un couloir. Arrivés sur les lieux, ils nous ont encerclés. Boubacar Barry détenait une paire de ciseau et le second avait un couteau.

Boubacar Barry a utilisé les ciseaux pour les enfoncer au niveau de mes joues et au niveau de mes narines. Ensuite il a enfoncé les ciseaux au niveau de ma tête. Je suis tombé. Ils ont soutiré de ma poche 3 millions 500 mille francs guinéens appartenant à mon patron ainsi que mon téléphone pendant que je saignais. Ils m’ont pris pour mort. C’est après ça aussi que Boubacar Barry a lancé une pierre sur la tête de mon apprenti, Louis Sagno. Le deuxième apprenti a eu peur et il a pris la fuite ».

Poursuivant sa narration, la victime a fait savoir que leur « bourreau » a voulu se constituer en victime. « Le lendemain, la maman de Boubacar Barry s’est précipitée pour aller à la gendarmerie porter plainte contre nous. Mais, quand nous sommes arrivés à la gendarmerie, après les explications de chacun de nous, les officiers se sont rendu compte que c’est Boubacar Barry et sa bande qui nous ont agressés. Il a été ainsi placé sous mandat de dépôt le 23 juillet 2019 » a-t-il ajouté.

Par contre, Boubacar soutient tout le contraire de la version de Moriba Loua qu’il a accuse d’avoir déclenché la bagarre. « J’étais devant ma porte aux environs de 22 heures et je m’apprêtais à rentrer. C’est ainsi que Moriba Loua et son groupe ont lancé des cailloux contre moi. Ils m’ont blessé avec les cailloux et moi aussi je les ai pourchassés. C’est ainsi que je les ai blessés à l’aide des cailloux. Je n’étais pas en groupe et je ne détenais aucune arme blanche », a-t-il dit.

A la phase des plaidoiries, l’avocat de la partie civile, maître Pépé Antoine Lama, a demandé au tribunal de requalifier les faits tout en se déclarant incompétent à juger de cette affaire. « Ce dossier est criminel et non correctionnel. Je demande au tribunal de requalifier les faits de coups et blessures volontaires en association de malfaiteurs, vol aggravé et tentative d’assassinat….Donc, je vous demande de vous déclarer incompétent et de renvoyer le dossier au niveau du tribunal criminel. A défaut, si vous vous déclarez compétent, nous demandons le payement de 100 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts », a plaidé l’avocat.

En guise de réponse, le procureur Daouda Diomandé a laissé entendre que les faits sont graves mais le tribunal correctionnel est bien compétent pour juger de cette affaire. « Le comportement du prévenu Boubacar Barry et sa bande est grave. Ils ont fait un comportement grave mais qui est prévu par la loi. Il y a coups et blessures volontaires avec préméditation et guet-apens. Donc, le tribunal correctionnel est bien compétent pour connaitre de cette affaire. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la prévention de coups et blessures volontaires en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement et à un million de francs guinéens d’amende », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 27 août 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Mauvais état de la route : de nombreux véhicules bloqués entre Coyah et Kindia

21 août 2019 à 13 01 41 08418

Un interminable bouchon est visible ce mercredi, 21 août 2019, sur nationale Coyah-Kindia. Plusieurs centaines de véhicules sont bloqués sur cette route et sous une forte pluie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui se trouve sur place.

La longue file commence à la sortie de la ville de Coyah et s’étend sur une très longue distance. Certains sont là depuis la journée d’hier et d’autres sont arrivés sur place ce mercredi. Selon nos informations, ce sont des véhicules qui se sont renversés sur la route, en très mauvais état, obstruant complètement le passage.

« Les gens ont trouvé une petite déviation, mais il faudra du temps pour que tous ces véhicules bloqués ici puissent passer. Parce que le bouchon s’est formé des deux côtés de la route. Quand ceux qui quittent l’intérieur pour Conakry passent, ceux qui quittent Conakry pour l’intérieur attendent, et vice-versa », explique un conducteur de taxi moto dans la zone.

Face à cette situation, certains citoyens en provenance de Conakry rebroussent chemin, tandis que d’autres décident de patienter jusqu’à ce que le passage se libère. Une aubaine pour de nombreux vendeurs ambulants qui ont envahi les lieux, malgré la forte pluie qui s’abat, avec des biscuits, du jus et plusieurs autres produits.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Plainte contre Lynx FM : Abou Bakr aussi inculpé et interdit de sortir de Conakry

21 août 2019 à 13 01 23 08238
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Après le doyen Diallo Souleymane, PDG du groupe de presse Lynx/Lance/Lynx FM, c’est au tour d’Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM, d’être mis sous contrôle judiciaire. La nouvelle est tombée ce mercredi, 21 août 2019, au Tribunal de Première Instance de Kaloum, a appris un reporter de Guineematin.com d’une source proche du dossier.

Les autorités judiciaires n’en démordent pas et enfoncent le clou dans ce qu’il convient d’appeler l’affaire Lynx FM. C’est Boubacar Alghassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr, qui est placé aussi sous contrôle judiciaire ce mardi par le doyen des juges d’instruction du tribunal correctionnel de Kaloum.  

Selon maître Salifou Béavogui, membre du collectif des avocats de la défense, « Abou Bakr a été placé sous contrôle judiciaire avec plusieurs interdictions. Il est interdit à notre client de sortir du territoire de Conakry sans autorisation du juge alors qu’il habite au kilomètre 36. Il doit se présenter au tribunal lundi, mercredi et vendredi. Il ne doit pas animer l’émission Œil de Lynx jusqu’à ce qu’il en soit autrement décidé ».

Mais, l’avocat annonce que le collectif ne va pas se laisser se faire. « Nous comptons relever appel contre les deux ordonnances de mise sous contrôle judiciaire ».

Pour rappel, c’est suite à l’intervention de madame Doussou Condé, ancienne responsable du RPG, dans l’émission Œil de Lynx, que les ennuis judiciaires ont commencé pour les responsables de ce groupe de presse. La dame aurait fait des révélations sur la gestion de la solde des militaires guinéens qui servent sous le drapeau de la MINUSMA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali).

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Commune de Matoto : le secrétaire général fait le bilan des 5 mois de gestion de la nouvelle équipe

21 août 2019 à 10 10 07 08078
Sékou Conté, Secrétaire général de la commune de Matoto
Sékou Conté, Secrétaire général de la commune de Matoto

Il y a cinq mois depuis que la nouvelle équipe qui dirige la commune de Matoto a pris fonction sur fond de contestation. Au terme de ces cinq mois d’exercice, un certain nombre d’actions ont été entreprises par cette équipe dans le souci de faire face aux nombreux défis qui assaillent la plus grande commune de Conakry. Pour évoquer ce qui a été fait pour ce laps de temps, un reporter de Guineematin.com a donné la parole, hier mardi 20 août 2019, à Sékou Conté, secrétaire général de la commune de Matoto et porte-parole du bureau.

Guineematin.com : il y a cinq mois depuis que l’exécutif communal de Matoto a été installé. A ce jour, quelles sont les actions que la commune a pu réalisées pour le bien des populations ?

Sékou Conté : je précise que c’est le 22 février 2019 que l’exécutif communal a été effectivement installé. Comme vous le savez, pour qu’on parle d’actions, il faut d’abord parler des défis, des problèmes qui assaillent une collectivité qu’on a la charge de gérer. La commune de Matoto couvre une superficie de 37 kilomètres carré, 38 quartiers avec environ 886 700 habitants selon le recensement de 2016. Elle est repartie dans les 38 quartiers, 223 secteurs, 885 carrés. Le premier défi, c’est cette ressource humaine qui est très nombreuse et qui mérite d’être satisfaite à travers l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est ainsi que la nouvelle équipe s’est attelée à l’identification des problèmes auxquels elle s’attend, dont la gestion des marchés. Vous savez, la commune dispose de 19 marchés. Et l’équipe a constaté que les ressources provenant de ces marchés étaient faiblement estimées, car issues d’un contrat qui ne donnait que 40 millions par mois. Ce qui était dérisoire.

Au regard de ça, l’équipe communale a convoqué un conseil extraordinaire pour pouvoir résilier ce contrat. Cela, en raison des défaillances constatées dans le contrat qui a été élaboré en 2016 et qui courait jusqu’en 2022. Ce résultat a donc permis à la mairie de rendre responsable les administrateurs et qui aujourd’hui produit un effet positif. Car les recettes ont été triplées mensuellement. Ça, c’est un acquis de monsieur le maire. Avant ce conseil extraordinaire, l’équipe a convoqué un conseil ordinaire, c’est ce qu’on on a appelé la session budgétaire où le budget a été évalué à 39 milliards de FG et quelques, contrairement au passé qui était de 10 milliards. Ces actions s’articulaient sur la politique du développement de l’habitat, créer des infrastructures structurant sur le littoral. Je veux parler des infrastructures portuaires. Vous savez, le littoral couvre presque 14 ports, mais qui font l’exploitation artisanale du poisson. Il faut donc les moderniser et faire en sorte que cette exploitation soit développée.

Ensuite, l’amélioration des voiries : l’offre des transports et la mobilité dans les quartiers. Vous constatez que la commune de Matoto a une seule voie principale. Les autres axes se dirigent vers les quartiers qui sont malheureusement enclavés. La route ne convient pas et les caniveaux aussi sont bouchés. La politique d’assainissement a été une des priorités de la commune, à savoir l’assainissement des marchés, des voiries, l’assainissement dans les ménages, mais aussi mettre en place une politique de transformation de ces déchets dans les prochaines années. Il y a aussi la construction des écoles, l’équipement marchand, moderniser les marchés afin de permettre la mobilisation des ressources. Telles étaient les préoccupations fondamentales auxquelles cette équipe s’attendait.

A date, le conseil communal a donc réussi à mettre en place, en partenariat avec le département de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour assurer un assainissement régulier le dernier samedi de chaque mois. Et, vous avez constaté que les alentours des marchés qui avaient des tas d’ordures, ces ordures ont été dégagés convenablement. A la date d’aujourd’hui, le système d’investissement qui est mis en place, les PME ont été mobilisés pour qu’à l’intérieur des marchés, qu’elles puissent intervenir aussi rapidement que possible afin que l’assainissement soit convenablement assuré.

A la date d’aujourd’hui, le conseil communal est en train d’initier des actions allant dans le sens de la mobilisation de toutes les ressources nécessaires. Après identification, c’est la politique de la mobilisation qui est amorcée. Le changement commence être annoncé après l’étape des délégations spéciales.

Guineematin.com : à quel niveau êtes-vous par apport à l’exécutions des engagements pris lors de la session ordinaire ?

Sékou Conté, Secrétaire général de la commune de Matoto
Sékou Conté, Secrétaire général de la commune de Matoto

Sékou Conté : les engagements ont été pris. Aujourd’hui, nous sommes en train d’élaborer notre programme de développement local. C’est à l’issu de ça que le PAI (Programme Annuel d’Investissement) qu’on prend des engagements. Nous pouvons dire que cette année, nous allons construire une école, nous allons construire tel centre de santé. Le maire, après avoir visité Yimbaya Port, constatant que ce quartier est complètement enclavé, il n’y a ni routes, ni marchés, ni écoles, a promis de lancer bientôt la construction d’une école.

Guineematin.com : est-ce que vous êtes aujourd’hui rassuré quant à l’exécution effective des projets que vous avez concoctés ?

Sékou Conté : vous savez, les ambitions sont fonction de la volonté politique de l’acteur qui ambitionne quelque chose. C’est une équipe jeune, pleine d’ambitions. Alors, je peux conclure que ces objectifs vont être atteints à un pourcentage très élevé. Parce qu’on ne peut pas à cent pourcent résoudre tous les problèmes. Mais, je peux conclure cela en raison du fait que dans la ferveur qui anime l’équipe-là, je sens le dynamisme du maire et ses collègues : conseillers et adjoints.

Guineematin.com : vous dites que les marchés ont été assainis. Mais nous, on constate le contraire. Plusieurs marchés de la commune sont aujourd’hui envahis par les ordures, à l’image de celui de Matoto

Sékou Conté : des ordures existent, mais c’est temporaire. On ne peut pas ne pas voir des ordures, parce qu’il y a des périodes de ramassage. C’est un programme dynamique. Vous savez, il y a la pré-collecte, il y a la collecte. Les lieux de regroupement sont aux abords de la route. Il faut nécessairement que les gens rencontrent ces ordures. Quand vous partez, vous trouverez que les tas d’ordures que vous avez trouvez hier, c’est déjà dégagé. Donc, c’est cyclique.

Guineematin.com : quel est le niveau des recettes mobilisées à ce jour par la commune de Matoto ?

Sékou Conté : je vous avais dit que les ressources qu’on mobilise dans les marchés ont été triplées, cela à travers la nouvelle politique mise en place par le maire. Pour le montant mobilisé en termes de recettes, je ne peux pas vous dire ça maintenant… Sachez simplement que les ressources ont vraiment changé de façon positive.

Guineematin.com : quelles sont les perspectives ? A quoi les populations de Matoto peuvent s’attendre dans les prochains mois et années ?

Sékou Conté : dans les prochaines années, la commune de Matoto voudrait faire l’aménagement des routes, faire le centre de santé au niveau de Dabondy 3, de faire le désassemblage à Dabondy, l’installation des lampadaires de Dabondy. Déjà, au niveau de Dabondy, le maire a entamé des forages, ce projet est en cours d’exécution, la construction du siège du quartier à la demande dudit quartier, la rénovation de l’école primaire au niveau de Dabondy rails, l’ameublement de la permanence du siège du quartier de Gbessia Cité 2, entre-autres.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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EDG de Kankan : des experts venus réparer les groupes en panne pour satisfaire la revendication des jeunes

21 août 2019 à 9 09 28 08288
Mohamed Gharé, gouverneur de la région de Kankan

Des experts venus de Dakar sont actuellement à pied d’œuvre pour réparer deux groupes électrogènes de Warsila de la centrale électrique de Kankan. Le dépannage de ces deux moteurs permettra non seulement d’éviter le vol de carburant, mais surtout de répondre à la revendication des jeunes de la ville qui exigent l’amélioration de la desserte du courant électrique, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon certaines sources, les deux groupes électrogènes en cours de réparation ont une capacité de 1450 KW et ils consomment du mazout. Ces groupes fournissaient à eux seuls le courant à la ville de Kankan. Mais, quand ils sont tombés en panne, ils ont été remplacés par des groupes qui consomment du carburant. Une aubaine pour les travailleurs de la centrale de l’EDG de Kankan, qui se sont livrés, depuis, au vol du carburant destiné à faire tourner les groupes. Conséquence, la fourniture du courant a pris un net recul dans la ville.

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Cette situation a irrité les jeunes de Kankan. Ces derniers sont mobilisés depuis plusieurs semaines pour exiger la fourniture de l’électricité de 18 heures à 6 heures, de façon régulière. A défaut de ça, les jeunes demandent alors la fermeture pure et simple de la centrale électrique de la ville. C’est suite à une revendication de la jeunesse locale, que cette équipe d’experts a été envoyée du Sénégal pour tenter de remettre sur pied les deux anciens groupes, en panne.

« Depuis que les jeunes ont commencé à réclamer le courant à Kankan, le président m’a fait savoir qu’il se souciait beaucoup du problème de Kankan, il m’a demandé de calmer les jeunes. Depuis ce jour jusqu’aujourd’hui, il a envoyé 6 groupes électrogènes. Vous savez, ce sont les groupes de Warsila qui alimentaient Kankan avant qu’ils ne tombent en panne, maintenant les techniciens sont là pour les dépanner. Les deux groupes vont s’ajouter aux autres qui sont là déjà, Dieu merci on aura le courant », a déclaré le gouverneur de la région de Kankan, Mohamed Gharé.

Selon Adjibou Diakité, superviseur des projets de révision à EDG, la mission venue de Dakar, bouclera son travail le 4 septembre. « On n’a commencé les travaux le 18 août, donc en principe, nous devons finir le 4 septembre pour brancher les groupes sur le réseau. Mais, nous devons évaluer d’abord la performance des moteurs avant de les brancher sur le réseau », a-t-il dit.

Pendant ce temps, les jeunes de Kankan gardent patience en attendant la fin de ces travaux. Mais Oumar Fofana, un des leurs, annonce qu’ils ne vont pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Aujourd’hui nous pouvons dire à la population que nous menons notre combat, et nous n’allons pas reculer jusqu’à obtenir gain de cause. Nous sommes décisifs et catégoriques sur notre position et nous réclamons le courant de 18 heures à 6 heures du matin. Sans cela, on va toujours continuer le combat », a promis le jeune homme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Le patron de Lynx FM sous contrôle judiciaire : « ils sont en train de salir l’image du pays », dit Souhel Hajjar

21 août 2019 à 4 04 13 08138

L’indignation ne faiblit pas dans le monde médiatique guinéen et les réactions se multiplient après l’inculpation de Souleymane Diallo, doyen de la presse guinéenne et fondateur du groupe de presse Lynx. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Souhel Hajjar, patron de la radio Nostalgie FM (la première radio privée de Guinée), dénonce une situation honteuse et lamentable.

« On n’est vraiment outrés par cette situation. Souleymane Diallo, c’est le doyen de toute la presse guinéenne, c’est lui qui a osé, le premier, à sortir un journal en Guinée. Il a traversé toutes les épreuves, il a eu beaucoup de problèmes au début, mais il a toujours résisté. Donc, en vouloir à ce monsieur de la presse, à ce grand monsieur de la presse, c’est vraiment lamentable de la part de ceux qui ont porté plainte contre lui. Ils sont en train de salir l’image du pays.

Le Professeur Alpha Condé se plaignait du fait que la Guinée soit mal classée dans le domaine de la liberté de la presse ; mais, des actions pareilles, c’est pour nuire à l’image du Président lui-même (…) Aller jusqu’à incriminer un doyen de la presse, celui qui nous a tous montré le chemin, aller l’incriminer jusqu’à le placer sous contrôle judiciaire, mais c’est une honte », a dit Souhel Hajjar.

Souhel Hajjar

Ce qui révolte le plus monsieur Hajjar, c’est le fait que le doyen Souleymane soit inculpé sur la base de la loi sur la cyber-sécurité alors que c’est la loi sur la liberté de la presse qui devrait s’appliquer à pareils cas. Une situation qu’il n’arrive pas à comprendre. « On parle de la loi sur la cybercriminalité ; mais, est-ce que Souleymane Diallo publie sur internet ? On parle d’une radio quand même. Je ne comprends pas donc en quoi il est concerné par cette loi. C’est du n’importe quoi. On dirait qu’on a des magistrats qui ne connaissent même pas leur métier, c’est grave quand même. Je pense qu’il faudrait saisir peut-être le conseil supérieur de la magistrature, à défaut de la Haute Cour de Justice qui n’est pas encore mise en place, convoquer ces gens pour leur faire la leçon parce que des comportements comme ça, c’est inadmissible », s’insurge-t-il.

Pour le patron de Nostalgie FM, face à cette situation, « il faut que tout le monde marque sa désapprobation, que tout montre qu’il est fâché. Et pas uniquement la presse, mais le peuple entier parce que c’est tout le monde qui est concerné par cette situation ».

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Ennuis judiciaires de Diallo Souleymane : la réaction de la MAOG

21 août 2019 à 4 04 11 08118
Elhadj Diallo Souleymane, PDG du groupe de Presse Lynx-lance et Lynx Fm

C’est avec indignation que nous avons appris ce lundi 19 août 2019, que Mr Souleymane DIALLO, l’un des pionniers de la presse guinéenne et patron du Groupe de presse « Le Lynx-Lance» est placé sous un contrôle judiciaire.

La Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), fidèle à ses engagements et à sa fermes déterminations à défendre les acquis démocratiques et la constitution en république de Guinée, partage l’amertume, la colère, la douleur et l’inquiétude de la presse guinéenne dans son ensemble et condamne avec la dernière énergie les harcèlements et les arrestations arbitraires et fantaisistes dont les journalistes de la presse privée guinéenne en particulier sont victimes ces derniers temps, elle réaffirme ses inquiétudes face aux menaces qui pèsent et persistent sur la presse guinéenne.

Cela, depuis plusieurs mois, des journalistes sont arrêtés, molestés, convoqués, déférés devant le Parquet et certains emprisonnés à la Maison Centrale de Conakry… Et ce, en violation flagrante de l’article 7 de la constitution en vigueur et de la Loi organique N° 002/CNT/ 2012 sur la liberté de la presse en République Guinée.

La Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), demande la cessation immédiate de ces actes immoraux qui ne font pas honneurs à notre pays et apporte son soutien à Monsieur Souleymane DIALLO et à l’ensemble de la presse guinéenne.

La République ou rien !
Que Dieu bénisse la Guinée !
Conakry, le 20/08/2019
Lansana DIAWARA
Coordinateur National

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