65, 15% d’admis au BEPC à Dubréka : le DPE exulte et promet plus (interview)

2 août 2019 à 21 09 20 08208
Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka
Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka

La préfecture de Dubréka a enregistré un taux de 65, 15% d’admis au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) en Enseignement Général et Franco-arabe pour la session 2019. A cela s’ajoute le fait que la première de la région de Kindia (Djénabou Barry, ndlr) vient de Dubréka. Une situation qui réjouit à plus d’un titre Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka (DPE). Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à un reporter de Guineematin.com le mardi dernier, 30 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la 1ère de la région de Kindia vient de la préfecture de Dubréka. En tant que directeur préfectoral de l’éducation, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Mohamed Lamine Touré : j’avoue que le sentiment qui m’anime, il sera très difficile de l’exprimer. La langue de Molière n’étant pas la mienne, en m’exprimant dans cette langue, je rencontre assez difficultés. Mais, je dois m’efforcer. Je souhaite avoir l’assistance du créateur et de mes collègues ici présents pour arriver à exprimer ce que je ressens vraiment. C’est un sentiment de réconfort moral, de fierté. Parce que je suis premier. Oui, tout cela existe en moi aussi bien physiquement, moralement que sur le plan environnemental. C’est-à-dire que ça existe en moi, mais ça existe aussi en mes collaborateurs. Je veux parler de cette fierté, de cet honneur.

Guineematin.com : combien de candidats avez-vous présenté cette année au BEPC pour quels résultats ?

Mohamed Lamine Touré : au BEPC, je vais dépasser la phase des inscrits et m’arrêter à la phase de ceux-là qui ont effectivement composé. A l’enseignement général, on a présenté 8327 candidats ; au Franco-arabe, on en avait avait 274. A l’Enseignement Général, sur les 8327 qui ont composé, 5776 ont été admis. En franco-arabe, sur les 274 qui ont effectivement composé, 167 ont réussi. Par pourcentage, à l’Enseignement Général, on a eu 69, 37%. En franco-arabe, on a 60, 95%. Quand vous prenez la moyenne des deux pourcentages, vous trouvez un pourcentage de 65, 15%. Ce qui dépasse de 21 points le pourcentage national. C’est énorme, c’est grandissant, ça fait le bonheur et ça fait la fierté. C’est pourquoi, je dis que mon premier sentiment est un sentiment de fierté.

Guineematin.com : comment êtes-vous parvenus à obtenir un tel résultat ?

Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka

Mohamed Lamine Touré : avant d’arriver au comment nous sommes arrivés à ce résultat, je voudrais d’abord vous signifier et vous venez de le voir à travers les images, à travers les résultats, ce que Dubréka a été premier quantitativement, mais aussi qualitativement. J’ai les résultats devant moi. Quand vous prenez la première page des résultats, vous avez 21 inscrits sur la première page. Sur ces 21, dix huit (18) proviennent de Dubréka. Il n’y a que 3 qui viennent d’ailleurs, dont un candidat libre. Mais, au-delà de tout cela, la première de la région vient de Dubréka est du groupe scolaire Keitaya. Ce n’est pas une simple école, mais c’est un groupement d’écoles. Et, pour la petite histoire, cela vient confirmer une activité de l’école. Le fondateur a organisé une cérémonie de remise de satisfécits à laquelle j’étais invité et au-cours de laquelle moi-même, j’ai reçu un satisfecit. Et ce jour, j’ai eu l’honneur de décerner au nom du groupe scolaire Keitaya à cette jeune fille du nom de Djénabou Barry, qui s’est classée aujourd’hui première de la région. Ce résultat vient confirmer cette activité qu’on avait prise comme purement du théâtre. Ce n’était pas du théâtre. Moi-même, j’avais pensé que l’école veut tout simplement faire une cérémonie. Mais, à la sortie de ces résultats, j’ai compris qu’il fallait réaliser ce jour-là cette cérémonie, parce que cette fille-là mérite une reconnaissance. Et, c’est l’école qui a commencé à reconnaître ses efforts avant que la région ne les reconnaisse. Alors la question qui vient, c’est comment nous sommes parvenus à ces résultats. Vous savez que l’année scolaire 2018-2019 était une année pleine de balbutiements, pleine de secousses. Mais, je l’ai dit au cours de mes interviews antérieures, soit chez vous ou ailleurs, j’ai dit qu’au rendez-vous de la proclamation des résultats, on n’est pas encore pleinement au rendez-vous, mais j’ai dit que vous vous verrez les résultats de Dubréka. J’ai dit que les résultats de Dubréka vont étonner, comme ils sont en train de le faire. On n’a pas encore fait le clou, mais je suis passé au lendemain de la grève dans maintes écoles privées pour les remercier, les féliciter. J’avoue qu’au niveau de la préfecture de Dubréka, pas plus de 12 jours de cours n’ont été séchés, pour ne pas dire que les écoles privées de Dubréka ont carburé à 100% ; on va dire que c’est trop estimé. Mais, je peux dire qu’à 99% les écoles de Dubréka ont étudié et ont travaillé. Mais en plus, ils ont mis encore à profit ce qu’on a prorogé pour ceux-là qui étaient en retard. Et, ils ont travaillé durement. C’est un élément significatif ou une raison de cette réussite. Quand vous voyez les résultats, vous voyez émerger les écoles privées. Ensuite, viennent les écoles publiques qui ont aussi fourni des efforts, qui n’ont pas totalement séché les cours. Nos résultats reflètent cela. Oui, il y avait la grève en République de Guinée, mais à Dubréka, nous étions fiers, parce que les cours existaient et se tenaient.

Guineematin.com : quelles dispositions vous comptez prendre pour garder ce cap ou aller même au-delà les années à venir ?

Mohamed Lamine Touré : vous savez, il ne faut pas l’occulter, je suis à ma deuxième année ici, j’arrive de Kouroussa. J’avais dit que si j’avais fait deux ans ici, il n’y aurait pas eu un cours de chômer à Dubréka. Vous savez, on a dit que la guerre se prépare en tant de paix. Vous préparez bien la guerre en temps de paix, vous la remportez toujours pendant la guerre. J’avais dit que si j’étais là il y a deux ans avant le déclanchement de cette grève, Dubréka n’aurait pas eu à grever ou n’aurait pas senti l’effet sérieux de la grève ou la grève ne l’aurait pas impacté même à 40 pourcent. Et après une année seulement, on a commencé à me secouer, je n’avais pas pris le train. J’avoue que je ne dirais pas que Dubréka ne va pas s’aligner derrière les mots d’ordre de grève que je souhaite soient bannis. A partir de cet instant, que chacun prenne conscience que c’est le travail qui peut être récompensé. Je souhaite que Dieu nous éloigne de ces balbutiements, de ces grèves, de ces façons de sécher les cours. Le fait que je me familiarise avec Dubréka, avec les enseignants, le fait que je commence à travailler avec les enseignants de Dubréka, je crois que les années à venir, on verra que Dubréka va continuer à être plus calme. C’est pourquoi, nous allons renforcer notre stratégie, ce que nous avons mené pour être à ce niveau. Nous allons faire des analyses, voir les points de faiblesse, et pour les améliorer et voir les points forts pour les renforcer. Je finis par rendre grâce à Dieu, rendre hommage au professeur Alpha Condé, à son gouvernement conduit par Dr Ibrahima Kassory Fofana. Je rends aussi grâce à mon ministre, on n’a pas pu l’affadir, la volonté de présenter les vrais résultats. Et dans ces vrais résultats, nous nous pointons à l’horizon, c’est le fruit d’un vrai travail, un travail sérieux.

Interview réalisée à Dubréka par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Projet de nouvelle constitution : le RPG AEC et ses alliés se coalisent pour tenter le forcing

2 août 2019 à 20 08 28 08288

Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC), c’est le nom de cette nouvelle structure, mise en place par le RPG Arc-en-ciel et ses alliés (dont des anciens ministres et des ministres en fonction) ainsi que des acteurs de la société civile. Son objectif est de lutter pour faire passer le controversé projet de nouvelle constitution. La signature de la charte de cette coalition par ses membres et qui marque sa naissance a eu lieu ce vendredi, 02 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Aboubacar Sylla, ministre d’Etat des transports et porte-parole du gouvernement

C’est Aboubacar Sylla, ministre d’Etat des transports et porte-parole du gouvernement, qui s’est exprimé au nom de ses pairs à l’occasion de cette cérémonie. « Aujourd’hui, c’est une cérémonie de baptême de la Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution. Il s’agit d’un partenariat qui regroupe des partis politiques de la mouvance et d’autres partis politiques et des plateformes d’organisations de la société civile ainsi que des personnes ressources notamment des intellectuels, qui ont compris le bien fondé du plaidoyer que nous sommes en train de mener en faveur d’un référendum pour que la Guinée soit dotée d’une nouvelle constitution », a déclaré le président de l’Union des Forces du Changement, qui s’est réjoui de l’affluence.

Selon lui, la constitution qui nous régit aujourd’hui, « est une constitution de transition, c’est une évidence, qui contient des articles qui ne concernent que la période de transition qui est aujourd’hui complètement achevée. C’est une constitution malheureusement qui comporte beaucoup d’anomalies, beaucoup d’imperfections qu’il faut corriger. C’est normal. C’était une constitution de transition, elle avait été conçue pour permettre à la Guinée de passer le cap de la transition militaire dans la paix et dans la sérénité. Il est temps que les Guinéens se penchent aujourd’hui vers un nouveau texte qui régit leurs institutions et qui régit leur vie politique, économique, sociale, familiale et professionnelle, de manière à ce que la constitution soit l’émanation de la volonté du peuple de Guinée », a lancé l’ancien porte-parole de l’opposition.

Le ministre rappelle que la constitution est un contrat social, un contrat qui unit les Guinéens autour d’une certaine valeur, autour de certains principes et de certaines règles et qu’il faudrait que ces valeurs, ces principes et ces règles soient convenus, soient acceptés par les citoyens auxquels ces questions s’appliquent. « C’est pour cette raison qu’une nouvelle constitution est d’une absolue nécessité pour notre pays aujourd’hui. Et, compte tenu de la multiplicité, du grand nombre de dispositions à réviser dans cette nouvelle constitution, il est plus simple d’avoir une nouvelle constitution que d’avoir plus de 20 amendements dans une constitution. Ce qui sèmerait la confusion pour faire le distinguo entre l’ancienne et la nouvelle.

Donc, c’est pour cette raison que nous avons décidé nous : partis politiques, plateformes, organisations, structures de la société civile, des personnes ressources, de nous regrouper afin de porter un plaidoyer vers les Guinéens, pour leur expliquer, les sensibiliser autour de la nécessité de participer à ce processus référendaire qui va donner la parole au peuple de Guinée pour qu’il se détermine lui-même sur ses institutions. Ce qui n’est pas le cas forcément dans la constitution actuelle, qui a été une constitution qui a été imposée au peuple de Guinée, pour laquelle il n’a pas donné son avis », a justifié Aboubacar Sylla.

Il poursuit en disant qu’il faut adapter notre loi fondamentale à l’évolution de la société et que cette question ne doit pas être assimilée à un débat autour d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Cette question de 3ème mandat, c’est un autre débat. Nous estimons aujourd’hui que le débat qui se pose, c’est OUI ou NON, la Guinée a besoin d’une nouvelle constitution. Nous disons OUI. Le deuxième débat qui va s’ouvrir, c’est lorsque le projet de constitution sera rédigé. Le débat sera autour des dispositions qui seront contenues dans ce projet de constitution. Il y aura un 3ème débat peut-être, si d’aventure le président de la République, ça peut être son droit, mais ce n’est pas une obligation, décidait de se présenter pour un autre mandat », indique le ministre des Transports.

La naissance de cette coalition intervient quelques mois après la création du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Une autre coalition de partis politiques d’opposition, d’activistes de la société civile, de syndicalistes, d’artistes et de défenseurs des droits humains, et qui vise à barrer la route au projet de nouvelle constitution. La bataille risque donc d’être rude entre ces deux camps et leurs partisans, et personne ne sait quelle en sera l’issue.

A rappeler que cette nouvelle coalition est formée de partis politiques et mouvements dirigés par le président Alpha Condé (RPG Arc-en-ciel, représenté à cette cérémonie par les ministres Mohamed Diané de la Défense et Lansana Komara de l’enseignement technique) et son entourage comme les ministres des Transports, Aboubacar Sylla (UFC) ; de la Jeunesse, Mouctar Diallo (NFD) ; de l’Hydraulique et Assainissement, Papa Koly Kourouma (GRUP) ; de l’ancienne ministre, Domani Doré (Guinée Audacieuse) ; des anciens ministres Alhousseiny Makanera Kaké (FND) et Jean Marc Telliano (RDIG)…

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : un présumé voleur de moto échappe de justesse à un lynchage

2 août 2019 à 20 08 09 08098

Un présumé voleur de moto a été interpellé dans l’après-midi de ce vendredi, 02 août 2019, au quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia. L’adolescent répondant au nom de Mamadou Alpha Barry a échappé de justesse à un lynchage par une foule en colère qui voulait en finir avec lui, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mamadou Alpha Barry l’a échappé de justesse ce vendredi. Après avoir déplacé un conducteur de taxi-moto, il l’a agressé à l’aide d’un sabre avant de tenter de s’enfuir avec l’engin de la victime. Mais, il a été rattrapé sur la moto de marque TVS par les jeunes. Sérieusement malmené, l’adolescent âgé d’une quinzaine d’années, a eu la vie sauve grâce à l’intervention du chef du secteur de Fodé-Laminaya.

Interrogé par un des correspondants locaux de Guineematin.com à l’hôpital régional de Kindia, la victime est revenue sur sa mésaventure. Selon Samba Oury Diallo « c’est aux environs de 13 h que ce jeune voleur s’est rendu au marché et m’a déplacé en me disant Kolia. Je lui ai dit que c’est à 4 000 GNF. Il a dit son accord. Quand nous sommes arrivés au carrefour de Tabouna, à Fodé-Laminaya, il m’a dit de m’arrêter quelque part, qu’il ne veut pas que son père le voit sur la moto. Je me suis arrêté. C’est ainsi qu’il a fait sortir son sabre en me disant de lui remettre les clefs. J’ai dit non. Il m’a asséné un coup de sabre au niveau de mes deux mains et sur la nuque. J’ai crié en lui donnant la clef. Il a démarré la moto, mais il a été pourchassé par les secours. C’est comme ça que les jeunes du quartier ont réussi à mettre main sur lui. Ils l’ont violemment battu avant d’être sauvé par le chef secteur et certaines personnes qui l’ont aussitôt conduit chez le chef de quartier ».

Ibrahima Sory Bangoura, chef de quartier Koliady 1
Ibrahima Sory Bangoura, chef de quartier Koliady 1

Pour sa part, Ibrahima Sory Bangoura, chef du quartier Koliady 1, a expliqué ce qui a été fait pour éviter le pire. « J’étais au quartier, lorsque mon chef animateur m’a appelé pour m’informer qu’il y a eu un mouvement entre conducteurs de taxi-moto et un voleur, qu’ils veulent même tuer le voleur. Je lui ai dit que je ne peux pas aller. Mais, j’ai immédiatement appelé la gendarmerie qui a d’abord envoyé 3 agents, mais qui ne pouvaient pas retenir la foule. Mais, ils ont pu envoyer le voleur jusqu’à chez moi. Arrivé à la maison aussi, j’ai trouvé beaucoup de personnes avec des pierres, des bois. Eux aussi demandaient de leur donner le présumé agresseur pour le bruler vif. Les gens voulaient coûte que coûte sa mort, nous aussi, on était inquiet et on cherchait à le sauver, pour ne pas que les gens le tuent. Immédiatement, le renfort est venu. C’est ainsi qu’il a été tiré du péril, pour la gendarmerie. Mais, les jeunes l’ont vraiment bastonné et vandalisé le véhicule des gendarmes», a dit monsieur Bangoura.

A noter que le pare-brise d’un pick-up de la gendarmerie a été cassé. Le présumé voleur est actuellement sous soins a l’hôpital militaire du Camp Kémé Bouréma de Kindia. La victime est pour sa part à l’hôpital régional.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Reboisement 2019 : des associations de jeunes de Mamou dénoncent leur exclusion du processus

2 août 2019 à 19 07 50 08508

Lancée le 15 juillet dernier, la campagne nationale de reboisement initiée par le gouvernement provoque des mécontents qui crient à la trahison. Cette campagne conjointe, organisée par les ministères de l’Environnement et de la Jeunesse, devait mettre les jeunes au cœur des activités. Malheureusement, des « vieux ont été choisis à notre place, ils ne sont même pas d’ici », dénoncent des responsables d’associations de jeunesse de Mamou. C’est en tout cas ce qu’ils ont confié à Guineematin.com dans une interview réalisée dans la journée de ce vendredi, 02 août 2019.

Tout comme les jeunes de Boffa, leurs camarades de Mamou disent avoir été roulés dans la farine par les organisateurs de la campagne nationale de reboisement 2019. L’une des victimes de ce qu’elle qualifie de « substitution » se nomme Fatoumata Sira Doumbouya, membre de l’Association des Jeunes Filles et Femmes Leaders de Guinée, dont le siège est à Mamou. Dans cette interview, elle dénonce la substitution de son ONG par un monsieur qui n’habite même pas à Mamou.

Guineematin.com : votre structure devait faire partie des associations retenues pour la campagne de reboisement organisée par le gouvernement du côté de Mamou. Mais, vous nous apprenez que ça n’a pas été le cas. Expliquez-nous ce dont vous avez été victimes.

Fatoumata Sira Doumbouya : pour cette campagne de reboisement, la première mission qui est venue de Conakry pour Mamou pour superviser les territoires à reboiser et les pépinières qui sont disponibles et lister les ONG qui sont concernées, a pris en compte mon ONG, AJFFLG. Mon ONG figurait sur la liste des associations retenues pour la campagne. On m’avait même donné à Koûmi quelque chose de 5 hectares que je devais reboiser. On m’a associée à Koûmi avec ceux de l’ENATEF (Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts) de Mamou. Par après, on nous a dit d’attendre, quand les contrats vont venir de Conakry, on va les signer et commencer le travail. Une fois que les contrats sont arrivés à Mamou, on avait enlevé mon nom sans que je ne sois informée. Quand je m’en suis rendue compte, je suis allée directement chez l’inspecteur des eaux et forêts de Mamou pour lui demander les raisons du retrait du nom de mon ONG sur la liste. Je lui ai demandé de me montrer la liste des associations retenues. Il me la montre, je la lis et relis, je vois que mon ONG a été supprimée. En réponse, l’inspecteur me dit que ça ne relève pas d’eux à Mamou, mais de Conakry. Je lui demande ce qu’il fallait faire pour ça, il m’a dit qu’il allait faire tout ce qui est possible pour que je collabore avec ceux qu’on a retenu pour cette campagne.

Guineematin.com : ou vous avait pourtant affecté 5 ha à Koûmi que vous devriez reboisés avec l’ENATEF.

Fatoumata Sira Doumbouya : oui, mais il y a un monsieur à qui on avait donné les mêmes 5 ha. L’inspecteur des eaux et forêts de Mamou est allé négocier avec ce monsieur pour qu’il accepte qu’on fasse le travail ensemble. Je me suis rencontrée avec ce monsieur, on a échangé. Il m’a dit de faire une proposition. Je lui ai répondu de me laisser me concerter avec les membres de mon ONG. Je me suis vue avec mes éléments, on a fait le calcul de tout ce qu’il faut comme matériels pour le reboisement, la nourriture et tout. Je devais faire le compte rendu au chef section des eaux et forêts pour qu’il facilite l’entente entre nous et celui à qui on a affecté nos 5 ha à Koûmi. C’est ce qu’on a déposé au niveau du chef section des eaux et forêts de Mamou. Quand je l’ai appelé, il m’a dit de le laisser échanger avec le monsieur. Il a tenté le numéro du monsieur, ça ne passait pas. Il a aussi appelé le chef du cantonnement qui lui a dit qu’il était sur le terrain avec le monsieur à qui on a donné les 5 hectares qui étaient destinés à mon ONG.

Guineematin.com : vous avez don été carrément écarté ?

Fatoumata Sira Doumbouya : effectivement. C’est là que j’ai su qu’ils m’ont écarté, parce que le monsieur par qui on nous a substitués disait qu’il ne peut pas parler avec d’autres et parler avec moi. Mais, dès que j’ai su qu’il était sur le terrain pour voir les plantes, j’ai su directement que je n’étais plus dedans, ils ont confié ça au chef de cantonnement.

Guineematin.com : est-ce que vous savez qui a fait ça ? Qui a fait cette substitution ?

Fatoumata Sira Doumbouya : je n’ai pas une idée sur ça. Parce qu’aujourd’hui vendredi, 2 août 2019, on était à la direction nationale des Eaux et Forêts où on a rencontré le colonel Layali Camara, à qui on a expliqué le problème. Il nous a dit que ça ne vient pas de sa direction. Il a dit que ça vient de Mamou. Et lorsque nous avions posé la même question aux gens de Mamou, ils avaient accusé ceux de Conakry d’avoir enlevé notre nom. Le Colonel Layaly Camara a promis de nous ajouter à la seconde phase de la campagne, mais on ne sait même pas c’est pour quand puisqu’elle finit le 15 août. Une autre ONG a été victime de la même chose à Mamou. Quand ça n’a pas marché là-bas, ses membres sont allés voir la direction préfectorale des eaux et forêts, on leur a dit d’aller à Conakry. Ils sont venus ici à Conakry pour régler le problème. Il y a eu la solution. Ils sont repartis à Mamou et ils travaillent aujourd’hui, ils sont entrain de reboiser. C’est pour cela que nous aussi on est là.

Guineematin.com : que demandez-vous aujourd’hui aux autorités ?

Fatoumata Sira Doumbouya : ce que je demande, comma à Mamou la jeunesse n’a pas été approchée, elle a été ignorée, nous réclamons la part qui revient à la jeunesse de Mamou pour qu’on fasse le reboisement nous aussi. Parce que, s’il s’agit de sensibilisation, c’est nous les jeunes qui sortons dans la rue, dans les quartiers pour le faire. Il en est de même quand il s’agit d’assainissement. Toutes sortes d’activités de l’environnement à Mamou, c’est nous les jeunes qui les menons. Pourquoi ne pas nous associer à cette initiative présidentielle ? Donc, qu’on redonne à la jeunesse de Mamou la part qui lui revient dans cette campagne de reboisement. Ce n’est pas l’argent qui nous importe le plus dans cette affaire. Mais, c’est l’expérience qu’on va obtenir, l’enrichissement de notre CV, ça compte beaucoup, ça nous ouvre d’autres portes avec les organismes internationaux.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Campagne de reboisement national : l’initiative présidentielle dépouillée de son contenu local par le Ministère de l’Environnement

2 août 2019 à 17 05 32 08328

La campagne de reboisement national initiée par le président Alpha Condé qui a personnellement donné le coup d’envoi de l’opération à Dubréka, avec un discours d’orientation à redonner espoir à la jeunesse guinéenne vient d’être dépouillée de son contenu local par le département en charge de l’Environnement, des Eaux et Forêts, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En prenant l’initiative d’organiser une vaste campagne de restauration du couvert végétal sur toute l’étendue du territoire national, le président Alpha Condé avait une idée claire : donner une occupation saisonnière à la jeunesse guinéenne confrontée à l’épineux problème d’emploi en République de Guinée. C’est pourquoi, il a confié l’exécution du programme aux départements ministériels concernés par l’initiative : le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts assisté de celui de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes.

Dans la phase préliminaire de la mise en œuvre de l’initiative présidentielle, les deux départements ministériels ont dépêché des missions mixtes dans toutes les préfectures du pays. Partout, les missionnaires étaient porteurs d’un message clair : « le président de la République a décidé d’associer les jeunes des collectivités concernées par cette campagne de reboisement dans l’exécution du programme.»

Chaque structure de jeunesse recrutée au niveau local devait assurer le reboisement et le suivi des espèces reboisées jusqu’à terme. La notion prenait en compte l’entretien.

La mission mixte déployée à l’intérieur du pays avait aussi dans son Terme de Référence (TDR) l’identification des espaces à reboiser et la sensibilisation des associations de jeunesse, parce qu’il était clairement expliqué que chaque zone retenue devait être confiée à la jeunesse du milieu. Ce qui serait conforme au contenu local de l’initiative présidentielle.

Plusieurs dossiers de candidature avaient été conséquemment collectés par les chefs de mission. Tous les plis ont été effectivement déposés au Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui avait la charge de faire le tri et de retenir les meilleurs.

Tout allait bien jusqu’à la cérémonie de lancement officielle de la campagne qui a été organisée à Dubréka, le samedi, 13 juillet 2019, sous la présidence effective du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé.

Ce jour, après avoir expliqué son idée, le président Alpha Condé a instruit les départements concernés de doubler la superficie de 1600 ha initialement prévue. Depuis, un spot du Ministère de l’Environnement qui passe sur les antennes de la Télévision Nationale (RTG) annonce que 3000 ha seront reboisés au cours de cette campagne de 2019. Sachant qu’avec les 1600 ha, le budget prévisionnel était estimé aux alentours de 16 milliards de francs guinéens.

C’est ainsi que les ministres Oyé Guilavogui de l’Environnement et Mouctar Diallo de la Jeunesse ont fait un tour à l’intérieur du pays pour présider des cérémonies de lancement de la campagne à l’échelle régionale.

Cette étape terminée, le Ministère de l’Environnement a publié une liste officielle d’ONG chargées du reboisement, mais qui ne retient aucune structure de la Guinée profonde, selon des informations parvenues à notre rédaction.

Avec ce nouveau schéma, s’il doit y avoir reboisement, l’opération ne sera exécutée que par des jeunes en provenance de Conakry.

Cette nouvelle donne est tombée comme un couperet à l’intérieur du pays où plusieurs associations de jeunesse ne comptent pas se laisser faire. D’ailleurs, des jeunes des préfectures de Labé et Boffa se sont fait entendre aujourd’hui pour protester contre leur exclusion.

Il est peu probable que cette campagne de reboisement puisse se réaliser étant donné que jusqu’ici rien n’a été fait sur le terrain alors que normalement ce programme devrait prendre fin au plus tard le 15 août 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Retard de l’installation des conseils de quartiers et de districts : l’UFDG saisit la Cour Suprême

2 août 2019 à 17 05 19 08198

L’UFDG a saisi la cour suprême pour lui demander de s’impliquer afin d’amener le gouvernement à installer les conseils de quartiers et de districts. C’est maître Salifou Béavogui, l’un des avocats du principal parti d’opposition du pays, qui a confié l’information à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 02 août 2019.

Un an et 6 mois après la tenue des élections locales du 04 février 2018, le processus tarde à être achevé. Les conseils de quartiers et de districts ne sont toujours pas installés. Après avoir longtemps réclamé leur installation sans succès, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, par le biais de ses avocats, a décidé de saisir la cour suprême.

Me Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats de l’UFDG

Le parti de Cellou Dalein Diallo demande à la juridiction « d’enjoindre à monsieur le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation via le Premier ministre, de publier l’arrêté qui favorise l’installation des présidents de districts et des chefs de quartiers conformément à l’article 100 du code électoral. Donc, le recours est déjà pendant au niveau de la cour suprême et nous attendons son examen », annonce Me Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats de l’UFDG.

L’avocat dit espérer qu’avec cette saisine, la situation sera débloquée et les conseils de quartiers et de districts seront rapidement installés. « Imaginez, depuis qu’on a fait les élections jusqu’à présent, les présidents de districts et les chefs de quartiers n’ont pas été installés. Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation aurait dû prendre cette décision il y a longtemps conformément aux dispositions du code électoral ainsi que du code des collectivités locales. Mais, le fait de rester inactif jusqu’à présent, nous oblige à saisir le juge administratif. Et, nous pensons que les choses vont évoluer conformément à la loi », a dit l’avocat.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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LONAGUI – PMU : les précisions de Cheick Traoré, ancien conseiller de PMU

2 août 2019 à 17 05 05 08058
Cheick Traoré

Suite à la diffusion du communiqué de la société Winiya relatif au contrat qui la lie à l’Etat guinéen, je me fais le devoir de faire le témoignage qui suit en tant qu’acteur clé de la négociation qui a abouti à la signature dudit contrat.

En réponse au point 1 – du défaut de qualité de la LONAGUI

J’atteste qu’après la signature du contrat entre l’Etat et la société Winiya, j’ai effectué une mission près du PMU France en ma qualité de Conseiller de la Direction pour avoir l’autorisation ou le signal pour faire des prises de pari sur les courses hippiques organisées par le Pari Mutuel Urbain. PMU France a rejeté la demande pour la raison suivante :
➢ L’illégitimité des autorités militaires guinéennes non démocratiques (CNDD).

Il m’a fallu d’énormes efforts pour convaincre la direction de PMU France qui a demandé à ce que la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) délivre un fondé de pouvoir à Winiya – c’est ce document qui a permis d’obtenir l’agrément de PMU France pour 10 ans.

Après le changement de régime, la LONAGUI a été rattachée à la Présidence de la République.
Par la suite, la LONAGUI a été restructurée et une nouvelle direction a été mise en place.
En fin, une nouvelle gouvernance a été installée avec une lettre de mission.
De ce qui précède, il est constant et de bonne pratique que quand un décret restructure un service, il abroge toutes dispositions antérieures contraires.

Aussi, suis stupéfait de lire dans le communique : « la République de Guinée est une personne morale de droit public qui est distincte de la LONAGUI. » la LONAGUI est une Société anonyme unipersonnelle dont l’unique actionnaire est l’Etat guinéen qui lui délègues ses prérogatives en matière d’organisation des jeux de hasard en république de Guinée.

A ce titre, la LONAGUI a toutes les qualités pour mettre fin au contrat ; mieux, la société Winiya n’a aucune possibilité de continuer à organiser les prises de pari sur les produits de PMU France sans le renouvellement du fondé de pouvoir par la LONAGUIN comme ça été le cas en 2009.

2 – de la violation du droit au renouvèlement prévu à l’article n°2 du contrat

Par sa lettre en date du 3 juin 2019, la LONAGUI a agi en toute responsabilité dans le cadre de la mise en œuvre de sa lettre de missions qui stipule entre autres la réorganisation du secteur des jeux.

L’article 2 n’a aucun caractère obligatoire.

3 – du non-respect du délai de préavis de trois mois prévu à l’article 27 du contrat de concession.

C’est effectif, selon l’article 27 : « La rupture abusive du contrat de concession désigne la résiliation unilatérale de celui-ci au cours de sa validité, sans le préavis de trois mois » ; mais l’article 32 alinéa 3 stipule : « la rupture du contrat de concession entrainera de facto le paiement d’un dédit correspondant aux engagements en cours du Concessionnaire (lots à payer, commissions détaillants, fournisseurs) et la valeur nette comptable de ses actifs en Guinée à la date de résiliation.

Aussi il faut noter que les articles de la section IV du contrat relatif au règlement des litiges stipulent :

« Article 22 : tous différends portant sur l’interprétation ou l’exécution du présent contrat qui ne pourront être liés à l’amiable entre les parties seront tranchés définitivement suivant le règlement de conciliation et d’arbitrage de la Chambre d’Arbitrage de Guinée à Conakry, par un ou plusieurs arbitres désignés conformément à ce règlement. »

« Article 23 : les arbitres siégeront à Conakry, en République de Guinée et utiliseront la langue française, comme langue de travail. »

« Article 24 : les arbitres feront application du droit interne de la République de Guinée et / ou les actes uniformes de l’OHADA. »

Considérant ce qui précède, c’est en violation des dispositions contractuelles que la société Winiya a assigné la LONAGUI en justice. Ce qui ne saurait prospérer.

Honorable Cheick Tidiane TRAORE

Consultant

Ancien Conseiller de la Direction de la société Winiya

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Le 1er de Kankan au BEPC : « mes amis me disaient que si je n’arrête pas les révisions…»

2 août 2019 à 16 04 43 08438
Boubacar Barry, premier de la région de Kankan

Les lauréats au BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle), pour la session 2019, continuent de savourer leur réussite.Pour y arriver, il y en a qui sont passés par des chemins pour le moins difficiles. C’est le cas de Boubacar Barry du groupe scolaire privé Saint Jean, classé premier de la région administrative de Kankan qui a dû faire des révisions intenses pour se hisser à ce niveau, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Boubacar Barry est issu d’une famille de 6 enfants, né en 2002 à Mamou, plus précisément au village Bötoré, dans la sous-préfecture de Niagara. Il y a passé quelques temps où il a décroché le Certificat d’Etudes Elémentaires. Une fois cet examen d’entrée au collège obtenu, Boubacar Barry est allé à Kankan avec sa mère en 2016.

Interrogé par notre reporter sur cet exploit qu’il vient de réaliser en se classant premier pour toute la région de Kankan, Boubacar Barry n’a pas caché sa joie, mais il assure ne pas être surpris de son rang.

« Quand les résultats sont sortis, c’est mon frère qui m’a appelé pour me dire que j’ai été premier de la région. Et j’avoue que ce sont des sentiments de joie et de fierté qui m’animaient. Je suis vraiment ému, parce qu’être premier de la région relève d’un combat vraiment difficile. Je ne suis pas surpris de mon rang, parce que le dernier jour du BEPC, quand on a fini l’épreuve de Mathématiques, plusieurs de mes amis disaient que j’allais être le premier de la région », a-t-il laissé entendre.

Selon nos informations, Boubacar Barry n’est pas à son coup d’essai. Pendant son cursus scolaire, il a toujours été parmi les meilleurs. Des informations confirmées par le principal intéressé. « Vous savez, lorsque j’étais à l’école primaire, j’étais toujours premier avec une mention Excellent. Mais, en ce moment, je ne connaissais pas l’importance d’être premier d’une région. Parce que pour l’examen d’entrée en 7ème année, j’ai été 271ème de la région. Quand ma maman m’a envoyé à Kankan j’ai été premier pour le passage en 8ème année au Groupe Scolaire Privé Lac Léman. Puis, je suis allé au GSP Saint Jean pour la 8ème année. En 8ème et 9ème année, je n’étais pas 1er, mais j’étais parmi les trois premiers. En 10ème année, c’est en moment que je me suis fixé comme objectif d’être premier non seulement de mon école, mais aussi de la région », a-t-il dit.

Être premier de la région n’est pas donné à tout le monde, mais Boubacar Barry a son petit secret. « Quand tu rêves d’être premier de la région, tu dois travailler du début de l’année jusqu’à la fin du BEPC. Je n’ai pas eu même un jour de repos, je révisais jusqu’à ce que certains de mes amis me disaient que si je ne fais pas attention, si je n’arrête pas les révisions, que je vais devenir fous. D’autres me disaient que si je ne fais pas attention, je vais redoubler. Mais moi, je voulais juste réaliser mon rêve ».

Ce lauréat rêve de faire des études supérieures en Génie Civil. Pour y arriver, Boubacar Barry compte faire les Sciences Mathématiques au lycée.

Parlant de ses amis qui n’ont pas pu décrocher le BEPC, Boubacar Barry leur dit « de prendre courage, de continuer à travailler avec persévérance, ce n’est pas la fin du monde ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Faya Millimono en prison : le FNDC appelle au calme

2 août 2019 à 15 03 44 08448
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral et membre de l’opposition guinéenne, a été mis sous mandat de dépôt ce vendredi, 02 août 2019, et conduit à la maison centrale de Coronthie, le plus grand centre pénitencier de la République de Guinée. Le leader politique est poursuivi par le ministre de la Justice qu’il avait taxé d’être un ancien rebelle. Ce qui a été démenti et l’opposant avait même présenté des excuses au ministre…

Dans un communiqué transmis aux médias dans l’après-midi de ce vendredi, la coordination nationale du FNDC a appelé « les citoyens au calme », tout en rassurant « être en contact avec les avocats de la défense pour une issue heureuse de la suite de la procédure en cours »

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce Communiqué :

La coordination nationale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) exprime tout son soutien et toute sa solidarité à l’endroit de Docteur Faya MILLIMONO, président du parti Bloc Liberal et membre du FNDC, incarcéré à la maison centrale de Conakry, bien qu’il ait reconnu son erreur et présenté ses excuses publiques.

La coordination nationale du FNDC est surprise de la promptitude dont a fait montre le tribunal dans le traitement des faits reprochés à Dr MILLIMONO parmi tant d’autres plus importants et plus graves qui sont classés sans suite.

La coordination nationale du FNDC regrette la décision de mise sous mandat de dépôt Dr Faya MILLIMONO bien qu’il ne représente aucune menace et s’est montré coopératif pour la poursuite de la procédure.

La coordination nationale du FNDC appelle les citoyens au calme et rassure être en contact avec les avocats de la défense pour une issue heureuse de la suite de la procédure en cours.

Conakry, le 02 /08/ 2019

La coordination Nationale du FNDC

Le Responsable des Operations

Ibrahima DIALLO

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Faya Millimono mis en prison : « nous allons demander une liberté provisoire »

2 août 2019 à 15 03 27 08278

Aussitôt après l’incarcération de Dr Faya Millimono, les avocats de l’opposant entendent se battre pour obtenir sa libération. L’un d’entre eux a annoncé devant la presse qu’ils vont introduire une demande de mise en liberté de leur client, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

maître Faya Gabriel Kamano l’un des avocats de Dr Faya Lansana Millimono
maître Faya Gabriel Kamano l’un des avocats de Dr Faya Lansana Millimono

C’est avec un visage crispé que maître Faya Gabriel Kamano l’un des avocats de Dr Faya Lansana Millimono, s’est prêté aux questions des journalistes après l’incarcération du président du Bloc Libéral. L’opposant a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Conakry ce vendredi, 02 août 2019. Cela, après avoir été entendu par le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum et inculpé pour diffamation à l’encontre du ministre de la justice par intérim.

« Nous-mêmes, nous ne comprenons rien. Nous ne trouvons pas matière à orienter ce dossier en information parce qu’il ne comporte aucune complicité. Ça, c’est un. Deuxièmement, nous ne comprenons pas que les magistrats se soient inscrits dans la logique de la violation de la loi. En matière correctionnel, le tribunal compétent, c’est celui de la commission de l’infraction ou celui du domicile de l’inculpé ou celui de son lieu d’arrestation. Dr Faya aurait commis l’infraction à Lambanyi, qui relève du ressort de Dixinn ; il loge à Entag, qui relève du ressort de Mafanco.

Nous avons été surpris donc qu’il soit déféré au tribunal de Kaloum parce qu’en la matière le tribunal de Kaloum est totalement incompétent. Ça, c’est le premier aspect. Deuxième aspect, les avocats du ministre, en portant plainte, ont joint les articles de la presse, donc c’est une infraction qui serait commise par voie de presse. Et en tant que tel, lorsque l’infraction est commise par voie de presse, c’est la loi 02 sur la liberté de presse qui s’applique, et cette loi exclut toute privation de liberté », a relevé l’avocat.

En plus de tous ces dysfonctionnements relevés par les avocats de la défense, Me Faya Gabriel Kamano rappelle que « Dr Faya a regretté son acte, il a présenté ses excuses au ministre. Nous-mêmes qui sommes ses conseils, nous avons présenté nos excuses au ministre, pour lui dire que c’est un incident malheureux, d’accepter de clore la page. Hier, quand on est venu (au tribunal, ndlr), le juge d’instruction n’était pas là puisque le dossier avait été orienté en information. Donc, c’est ce matin que le juge d’instruction l’a reçu à notre absence parce que le rendez-vous était pour 10 heures.

Moi, je suis arrivé à 9 h 55’. J’ai trouvé déjà que le juge était en train de le notifier son placement en détention. Alors que Faya avait attiré son attention sur le qu’il avait des avocats : Me Salifou Béavogui et Me Faya Gabriel Kamano, mais le juge n’a pas attendu. C’est comme si aujourd’hui tout l’appareil judiciaire se met en branle pour rendre service au ministre. Mais, nous croyons qu’ils ne sont pas en train de lui rendre service. Tout de suite, nous allons introduire une demande de mise en liberté provisoire et attendre la suite qui sera donnée », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Avis aux fidèles parieurs : par WINIYA (PMU-Guinée)

2 août 2019 à 15 03 13 08138

Communiqué Winiya-Parieurs

Nous invitons nos fidèles et chers parieurs à tenter leur chance en se rendant nombreux comme d’habitude, dans les points de vente et kiosques de WINIYA (PMU-Guinée) le Lundi 5 août 2019.

Respectueuse de la loi, la société WINIYA (PMU-Guinée), concessionnaire des paris hippiques en Guinée, a saisi la Justice dans le cadre d’un litige qui l’oppose à la LONAGUI, organe de régulation. L’institution judiciaire s’est déclarée compétente pour juger cette affaire, et a confirmé que la LONAGUI n’est pas partie prenante au contrat de WINIYA. Le juge a renvoyé l’affaire au 10 septembre prochain pour la suite des débats.

Voir la copie du référé en pièce jointe :

Audience Référé Tribunal du Comm (23-7-2019)

Nous rassurons aussi l’ensemble des parieurs que les droits d’image ont été maintenus par PMU-France à WINIYA.

Ainsi, le respect de l’institution judiciaire prévoit qu’en l’attente d’un jugement, les activités de WINIYA se poursuivent en toute liberté.

Bonne chance à tous les parieurs !

Le Directeur Exécutif

Quentin DE ROZIERES

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Campagne nationale de reboisement : les jeunes de Boffa manifestent contre leur exclusion

2 août 2019 à 14 02 48 08488

Plusieurs jeunes membres des ONG et associations évoluant dans la préfecture de Boffa ont manifesté hier, jeudi 1er août 2019, devant la direction préfectorale de l’environnement. Ils protestent contre leur exclusion de la campagne nationale de reboisement lancée récemment par le gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ils étaient nombreux les jeunes à rallier la devanture de la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts de Boffa ce jeudi. Ils sont venus de différentes ONG et associations de la préfecture pour dénoncer la façon dont est gérée la campagne nationale de reboisement. Une gestion qui est différente de ce qui avait été annoncé au départ. Car, selon le programme préalablement établi, ce sont les organisations de jeunes évoluant sur le terrain qui devaient se charger de l’exécution des travaux de cette campagne.

« Il y a eu une mission du ministère de l’environnement, des eaux et forêts qui avait convoqué toutes les ONG et associations des jeunes qui se trouvent dans la zone de Boffa. On s’était rendu à la direction préfectorale de l’agriculture et ils ont expliqué tout ce qu’il faut pour monter ce projet de reboisement de 50 hectares. Par après, ils nous ont dit encore d’aller voir les sites où le travail doit se faire et que les frais de déplacement étaient à la charge des associations. Nous sommes allés sur le terrain et nous avons travaillé là-bas de 8 heures à 14 heures, on faisait des piquetages dans la zone à reboiser », rappelle Mamadou Djan Diallo, l’un des manifestants.

Mais, ces jeunes disent avoir constaté tout le contraire de ce qui leur avait été dit au départ. Selon eux, ils ont été exclus au profit d’autres structures venant d’ailleurs. « A notre fort étonnement, nous apprenons qu’aucune ONG ou association de Boffa n’est retenue pour ce programme de reboisement, que c’est des ONG de Conakry et d’ailleurs qui viennent pour faire le reboisement. Immédiatement, on a dépêché deux personnes pour alerter les autorités préfectorales. Après, on a vu une autre équipe qui est venue faire le reboisement. Nous sommes venus ici, on a expliqué nos problèmes aux autorités, mais elles sont restées indifférentes face à cela », indique notre interlocuteur.

Les jeunes de Boffa se disent donc trahis par les autorités locales, principalement la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts. Et, « c’est pourquoi, nous sommes sortis aujourd’hui pour protester afin qu’on soit rétablis dans nos droits », souligne Mamadou Djan Diallo. Face à cette mobilisation des jeunes, les autorités communales et préfectorales de Boffa ont promis de s’impliquer pour trouver une solution à ce problème. Suite à cette promesse, les manifestants sont rentrés chez eux tout en promettant de se faire entendre à nouveau si n’est fait pour satisfaire à leur revendication.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

Tel. 655 13 08 13

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Visite du Président indien en Guinée : trois accords de coopération signés

2 août 2019 à 14 02 37 08378

Conakry, 2 août 2019 : le Président de la République de l’Inde, Son Excellence Ram Nath Kovind, est arrivé à Conakry dans l’après-midi du jeudi 1er août 2019 pour une visite d’Etat de 48 heures. Cette première visite du Président indien en Guinée se situe dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre les deux pays. C’est à 17 heures 10 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia.

Au bas de la passerelle, le Président Alpha Condé a accueilli son homologue indien devant tous les corps constitués. Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, le Président Alpha Condé a conduit son hôte de marque à sa résidence à Sheraton Grand Hôtel.

Pour la journée du vendredi 2 août 2019, les deux hommes d’Etat ont eu un tête-tête qui a été aussi élargi aux membres des deux délégations dans une atmosphère de cordialité. Ce qui a été suivi par la signature de trois accords de coopération.

Le premier, porte sur un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et le gouvernement de la République de l’Inde sur la coopération dans le domaine du système de médecine traditionnelle et de l’homéopathie.

Le second accord, est un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et celui de la République de l’Inde dans le domaine des énergies renouvelables.

Quant au troisième accord, il est également un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et Télécommunications Consultants India Limited (TCIL) pour la participation au projet de réseau VBAB. En même temps, un communiqué conjoint a été signé entre les gouvernements des deux pays.

Un banquet d’Etat est prévu dans la soirée de ce vendredi au Palais Sékhoutouréya. Ce banquet que le Président Alpha Condé va offrir à son homologue indien et à sa délégation, sera également l’occasion pour le Chef de l’Etat de décorer son hôte de marque.

Autant d’actions qui dénotent une fois de plus que la coopération entre la Guinée et l’Inde a pris un envol dans l’intérêt des deux pays.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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La route Kissidougou-Gueckédou bloquée : un véritable casse tête pour les usagers

2 août 2019 à 12 12 09 08098

Le mauvais état des routes de notre pays préoccupe de plus en plus nos compatriotes, surtout à cette période d’hivernage. Alors que le Ministère des Travaux Publics peine à trouver solution au niveau du pont M’Bâgou, dans la préfecture de Mali, c’est la rentrée de Gueckédou qui connait de réelles difficultés. Depuis plus de 3 jours, de longues files de véhicules se sont formées à l’entrée de la ville, en quittant Kissidougou à cause du mauvais état de la route. De nombreux produits sont entrain de pourrir sur les lieux au grand dam des usagers, condamnés à constater les dégâts, impuissants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La route Kissidougou-Gueckédou est l’autre symbole de l’incapacité de nos gouvernants à doter les guinéens d’infrastructures routières dignes du nom. Dans la soirée d’hier jeudi, 1er août 2019, la rentrée de Gueckédou était bloquée à cause du mauvais état du tronçon à cette période de saison pluvieuse. De nombreux usagers de la route y ont passé des heures, avec de nombreux véhicules embourbés. Une situation qui a commencé depuis le lundi. Selon nos informations, c’est un véhiculé qui s’est embourbée pour barrer la route sur les deux sens.

Les usagers de la route sont réduits sont très affectés par cet état de fait. Certains d’entre eux ont exprimé leur mécontentement face à ce qui leur arrive. « On est trop fatigués ici. Regardez cette route. Nous sommes bloqués ici depuis le lundi 29 juillet. Ils ont donné la route là à KPC (GUICOPRESS, ndlr), KPC là ne connait rien. Ils n’ont qu’à donner la route là aux chinois, aux blancs. Les guinéens ne sont pas bons. Si c’est les chinois, quand c’est gâté, ils vont arranger. Le gouvernement n’a qu’à avoir pitié de nous, on est fatigué maintenant. Je suis propriétaire de bananes, tout est pourri, tout est gâté », se désole ce citoyen.

Même son de cloche chez ce chauffeur de taxi qui vient de N’zérékoré, en partance pour Conakry. « On est bloqué ici depuis plus de 3 heures de temps. Ceci n’est pas bon ça », a dit Abdoulaye Mali Diallo.

De nombreux passagers descendent des véhicules pour marcher dans la boue et le cahot pour permettre au chauffeur de chercher sans succès à se frayer un chemin.

Selon le chef d’escadron Lamah Germain, commandant adjoint de la sécurité routière de Gueckédou, « depuis le lundi nous sommes là avec la dégradation poussée de la route, il y a un véhicule qui était enfoncé, qui a bloqué les deux sens. Il n’y a pas d’aller, ni de retour. Nous sommes, entrain de chercher les voies et moyens pour débloquer la route pour que la circulation reprenne. Même la contournante qu’on a créée là est impraticable. C’est le calvaire vraiment. Nous sommes là et on passe la nuit avec les passagers, pour des raisons de sécurité aussi, on se relève », a dit l’officier de gendarmerie.

Une autre dame, vendeuse de banane, a regretté l’état de la route et ce blocage qui risque de lui coûter cher. Tous les intervenants ont lancé un appel au gouvernement pour que ce calvaire prenne fin.

Abdoulaye Oumou Sow (sur place) avec Alpha Kanso pour Guineematin.com

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Frais de loyer à Conakry : il paye 36 millions et se fait vider au bout de 2 mois

2 août 2019 à 11 11 52 08528

Un conflit oppose Mamady Condé, citoyen résidant au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, à son locateur. Le père de famille dit avoir versé un montant de 36 millions de francs guinéens comme frais de loyer pour deux ans. Mais, au bout de deux mois seulement, il a été sommé de libérer la maison par la propriétaire de la concession qui se trouve être l’épouse de l’ambassadeur de Guinée au Liberia. L’affaire a été transportée devant la gendarmerie, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime, Mamady Condé

Selon Mamady Condé, c’est avec le jeune frère de la propriétaire de la concession qu’il a conclu un marché de location d’un appartement de trois chambres, un salon, deux douches internes et un magasin. « J’ai demandé les frais de location mensuelle, on m’a dit que c’est un million cinq cent mille (1 500 000) francs guinéens et que l’intéressé a besoin de deux ans d’avance. J’ai rencontré monsieur Diawara, celui qui mettait la maison en location.

Je lui ai dit que je souhaite que ma famille vive seule dans l’appartement. Il m’a dit qu’il n’y a pas de problème, qu’il est là depuis 11 ans et que la maison appartient à sa sœur qui est l’ambassade de Guinée au Liberia. Il m’a dit qu’elle ne veut pas que la maison reste inhabitée et que c’est pourquoi elle voudrait la mettre en location pour qu’elle soit entretenue », explique-t-il.

C’est ainsi, dit-il, qu’il a versé une somme de 36 millions de francs guinéens représentant les frais de location de deux ans et s’est installé dans l’appartement avec sa famille. « La maison était dans un piteux état. Ma femme est venue, elle a tout changé, même les tôles. On s’est installés. Mais, seulement deux mois après, la propriétaire de la maison est venue. Elle rentrait et sortait, elle n’adressait la parole à personne au début. Un jour, elle m’a appelé et m’a dit qu’elle a besoin de sa maison puisque son mari qui est ambassadeur de Guinée au Liberia doit venir.

Je lui ai dit que je suis là avec ma famille et que j’ai payé deux mois d’avance, un montant de 36 millions et que tout est sur papier. Elle m’a répondu qu’elle s’en fiche de ça et qu’on doit libérer sa maison, que c’est son jeune frère qui nous a donné la maison et qu’on devait réclamer notre argent à celui-ci. J’ai appelé son frère qui a confirmé avoir reçu le montant de 36 millions. Mais, elle a dit qu’on doit quitter », ajoute monsieur Condé.

Le locataire refuse de céder à la pression de la propriétaire de la maison, un bras de fer s’engage entre les deux. La dame décide alors d’accentuer la pression sur Mamady Condé et sa famille. « Dans la nuit du mardi au mercredi dernier, la dame est venue m’insulter et me menacer. Elle a pris un coupe-coupe, elle voulait couper des fils électriques devant l’appartement. Je lui ai dit d’arrêter de m’insulter devant ma famille et que je suis un responsable âgé de 54 ans. Je lui ai dit alors de me rembourser mon argent pour que je puisse libérer sa maison. Il ne fallait pas, elle est venue m’insulter père et mère, assistée de ses gardiens et d’autres femmes. C’est en ce moment que j’ai quitté, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte », soutient-t-il.

A son retour de la gendarmerie, il dit s’être vu refuser l’accès à la concession dans laquelle se trouve l’appartement qu’il occupe. « Elle a laissé consignes aux gardiens de ne pas me laisser entrer. Je suis reparti à la gendarmerie, le commandant m’a dit de patienter jusqu’au lendemain et que ses agents allaient envoyer la convocation. Alors, je suis allé jusqu’à la cimenterie pour passer la nuit chez un ami.

Le lendemain, la gendarmerie lui a envoyé la convocation. Après avoir reçu cette convocation, la dame est allée chercher des loubards pour frapper ma femme et mes enfants, ils ont déchiré leurs habits et gâté le téléphone de ma femme. Quand j’ai été informé, je suis venu avec les agents. Devant ceux-ci encore, j’ai été bousculé ici. (…) Je compte porter plainte à la justice. La seule chose que je veux, c’est que justice me soit rendue, parce que j’ai été humilié, ma famille a été chassée sous la pluie», a dit le père de famille.

Mohamed Soumah, chef de quartier de Nongo centre

Toutes nos tentatives d’avoir la version du camp d’en face sont restées vaines. De son côté, le chef de quartier de Nongo Centre, dit avoir été saisi de cette affaire. Mohamed Soumah dénonce les agissements de la propriétaire de la maison. « J’ai été informé de cette affaire dans la nuit du mardi à mercredi. Le plaignant m’a dit avoir payé les frais de loyer de deux ans qu’il a remis au frère de la propriétaire de la maison. Je lui ai alors demandé s’ils avaient fait un papier, il m’a dit oui. Effectivement, j’ai vu le papier qui atteste qu’il a payé les frais de loyer de deux ans.

J’ai alors envoyé deux de mes chefs de secteurs pour rencontrer la dame, mais ils ne se sont pas compris. (…) Pourtant, le papier montre clairement que le monsieur a payé l’argent. Mais, même si ce n’était pas le cas, il y a une loi en vigueur qui dit qu’à partir du mois de juin, on ne doit pas vider quelqu’un. Ça, tout le monde le sait. Personne n’a le droit de vider quelqu’un en saison hivernale. Donc, je désapprouve cette façon de faire de la dame », a dit le chef de quartier.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Maroc : en difficultés, les boursiers guinéens s’adressent au Président Alpha Condé

2 août 2019 à 11 11 23 08238

Les étudiants guinéens au Maroc, particulièrement les boursiers et stagiaires d’Etat, en ont marre de leurs conditions de vie assez précaires. Et ils ont décidé de protester contre cette situation en déclenchant une grève lancée depuis lundi, 22 juillet 2019, a appris Guineematin.com qui a échangé avec certains d’entre eux.

Les étudiants guinéens vivant au Maroc, à travers la commission Bourse, chargée de la défense des intérêts des boursiers d’Etat, ont rédigé une lettre ouverte au Président de la République Alpha Condé. Ils sont plus 300 étudiants, évoluant de la Licence 1 jusqu’au Doctorat, à tirer le diable par la queue, qui sont sevrés de leurs maigres pécules.

Dans cette lettre ouverte, dont Guineematin.com a eu copie, ils formulent essentiellement 3 revendications : la bancarisation de la bourse, la régulation dans la paie de ces compléments de bourse et le payement intégral des 650 dollars au compte des mois d’avril, mai et juin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette lettre :

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Excellence Monsieur le Président,

Nous, boursiers de l’État guinéen de l’extérieur, du Maroc en l’occurrence, venons par la présente attirer votre attention sur nos lamentables conditions d’études et de séjour à l’étranger.

En effet, le boursier guinéen de l’étranger rencontre de plus en plus de mal à (sur)vivre au quotidien. L’essentiel de ses pensées tourne autour de certaines interrogations existentielles : que vais-je manger aujourd’hui ? Comment payer le loyer ? Comment payer mes factures d’eau, d’électricité ? Comment vais-je valider mes modules à la fac? Et la liste continue.

Excellence Monsieur le Président,

Nous croyons sincèrement que les boursiers guinéens de l’étranger peuvent véritablement contribuer à l’édification de notre pays. Pour ce faire, il importe de mettre sur pied une réelle politique volontariste de suivi, d’accompagnement et de drainage des boursiers brillants vers le pays afin de mettre la méritocratie et l’excellence républicaine au service de l’efficacité et de la compétitivité étatique.

Excellence Monsieur le Président, le Monde, peut-être inutile de le rappeler, évolue à la vitesse de l’imagination humaine. Les temps ont beaucoup trop changé mais malheureusement, tristement, nos compléments de bourse n’ont guère bougé depuis 1983. Le coût de la vie ici, à l’étranger, se veut de plus en plus cher. Le loyer, la nourriture, les livres, les moyens de déplacement,…difficile de joindre les deux bout pour s’en sortir financièrement. Par la force des choses, nous, boursiers guinéens de l’étranger, sommes obligés de tirer, tant bien que mal, le diable par la queue à défaut de signer un pacte avec lui.

Pourtant, force est de reconnaitre que l’éducation, la bonne formation des étudiants guinéens reste la toile de fond pour repenser et réinventer notre Guinée commune, notre héritage commun. Notre miracle économique et sociopolitique proviendra de là.

Les pays qui nous inspirent tant (la Corée du Sud, le Singapour, la Chine, le Brésil,…) ont connu des performances socio-économiques insolentes en faisant de l’éducation de ses futures élites une réalité, non un slogan vain et pompeux.

Fort malheureusement, faut-il rappeler ici que quantité de nos mémorandums adressés aux pouvoirs publics sont restés lettre morte. Nous osons donc croire que cette lettre fera exception et ne sera pas jetée aux oubliettes et, mieux, que certaines actions concrètes seront entreprises pour améliorer l’image du boursier guinéen de l’étranger.

Suivant cette logique, voici, Monsieur le Président de la République, l’essentiel de nos points de revendication :

I. La bancarisation de nos compléments de bourse ;

II. La bancarisation de nos compléments de bourse (ce n’est pas nullement une erreur !)

III. La régularité dans la paie de ces compléments de bourse.

Nous sommes en effet, convaincu que la bancarisation est un passage obligé pour assainir la liste des boursiers, obtenir une éventuelle augmentation de ces compléments de bourse et, soit dit en passant, permettre aux étudiants de s’en procurer sans déplacement aucun pour la ville de Rabat, Capitale administrative.

Pour ce faire, nous persistons à croire que vous, Monsieur le Président, serez sensible à notre situation qui reste pour l’heure très lamentable, très misérable. Sensibilité qui vous fera prendre des actions concrètes pour faire bouger les choses en la faveur des boursiers guinéens de l’étranger. Le devenir de la nation se joue entre vos mains.

Puisse Dieu bénir la Guinée et les Guinéens

Puisse Dieu guider les pas de l’étudiant guinéen de l’étranger

Association des Élèves et Etudiants et Stagiaires Guinéens au Maroc (ASEGUIM)

La Commission Bourse

ASEGUIM Centrale

Conseil Consultatif

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Kankan : le système des Nations Unies passe en revue la mise en œuvre des plans opérationnels de travail 2019

2 août 2019 à 11 11 09 08098

Le Système des Nations Unies et le gouvernement guinéen ont procédé hier, jeudi 1er août 2019, à la revue semestrielle régionale de la mise en œuvre des plans de travail 2019 à Kankan, à travers un atelier organisé par le Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine. La démarche vise à faire le point sur l’atteinte des résultats communs, mais aussi de recueillir les recommandations afin d’améliorer les performances sur le terrain du plan conjoint couvrant les années 2018-2019, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant préfectoral.

La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat de Kankan en présence des autorités régionales et communales. Elle a regroupé les inspecteurs régionaux, les cadres des services déconcentrés de la région, les acteurs de la société civile, les agences du Système des Nations Unies et un représentant du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.

En effet, le Système des Nations Unies et le gouvernement guinéen ont procédé à la signature d’un plan conjoint de travail couvrant les années 2018-2019. Ce plan a pour but d’apporter aux guinéens l’assistance technique et financière pour réussir le pari du développement.

Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Guinée
Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population en Guinée

Selon Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Guinée, « cette revue trimestrielle au niveau de la région de Kankan, en tant qu’instrument de pilotage stratégique qui répond à des enjeux majeurs, permet de faire le point sur l’atteinte des résultats communs, mais aussi recueillir les recommandations afin d’améliorer les performances sur le terrain. Nous allons examiner les résultats obtenus à mi-parcours, mais aussi nous allons parler avec les acteurs du développement de tous les secteurs. Ce qu’on a pu constater sur le terrain, c’est le fait que, bien qu’il y a beaucoup d’activités et des efforts fournis, il n’y a pas suffisamment de synergie entre les différents acteurs. Vous avez posé la question, est-ce que le travail qu’on fait sur le terrain répond à l’attente des populations ? Je pense que la réponse est oui, mais on peut toujours améliorer pour que la planification se fait à la base et que ça remonte ».

Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan
Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan

Dans son discours, Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan, a exhorté les participants à une implication efficace pour la réussite de la revue. « Pour un développement véritable, équitable et durable, cette revue permettra d’améliorer les stratégies et faciliter la synergie des actions des différents intervenants pour l’atteinte de résultats positifs, pouvant contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie de nos population. Face à ces exigences, je vous exhorte à vous impliquer efficacement pour la réussite de cette revue », a-t-il dit.

Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan
Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

De son côté, Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan, s’est réjoui des activités menées par le système des Nations Unies à Kankan. « Vous avez vu l’amélioration du système de santé dans les communes de convergence, vous venez même d’assister à la distribution gratuite des moustiquaires. A cela s’ajoutent les consultations prénatales, le système éducatif, la communication, la sécurité, la prévention des conflits… Ils ont fait beaucoup d’activités dans la région de Kankan. Nous avons un sentiment de fierté et de totale satisfaction par rapport à leur action », a laissé entendre monsieur Diakité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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PMU : dernière course pour Winiya (Communiqué de la LONAGUI)

2 août 2019 à 10 10 48 08488

La dernière course dans le cadre de la licence accordée à la Société Winiya aura lieu le dimanche 04 août 2019. La LONAGUI, organe chargé de l’organisation, l’exploitation, la gestion et la régulation des jeux en République de Guinée, annonce que la dernière course, dans le cadre de la licence accordée à la société Winya SARL, est prévue, pour ce dimanche, 04 Août 2019.

En conséquence, la LONAGUI, fait injonction à Winya de mettre tout en oeuvre pour les gains de tous les parieurs, soient payés, au plus tard le 11 Août 2019.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner le communiqué de la LONAGUI

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Urgent : l’opposant Faya Millimono envoyé en prison

2 août 2019 à 10 10 16 08168

Interpellé et auditionné pendant près de 4 heures dans l’après-midi d’hier, jeudi 1er août 2019, par des agents de la police judiciaire, Dr. Faya Millimono s’est présenté au doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum, ce matin, conformément à l’information judiciaire ouverte à son encontre.

Malheureusement pour le président du Bloc Libéral, il n’y aura pas de lenteur judiciaire dans ce dossier. Suite à l’audition de ce vendredi, qui s’est déroulée avant même l’arrivée de ses avocats, Faya Millimono a été mis sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Coronthie.

A rappeler que c’est à l’occasion de sa première apparition publique, au siège de son parti, le vendredi dernier, 26 juillet, que l’opposant a porté de graves accusations contre le ministre par intérim de la justice. Faya Millimono a taxé Mohamed Lamine Fofana d’ancien rebelle. Il se ravisera et présentera ses excuses qui ne lui ont malheureusement pas permis d’éviter la prison dont les portes lui ont été ouvertes ce 02 août 2019.

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Football : qui va remplacer Paul Put à la tête du Syli national ?

2 août 2019 à 10 10 07 08078

Le nouveau sélectionneur de la Guinée devrait- être connu dans les prochaines semaines. Après avoir viré Paul Put pour « insuffisance de résultats » au retour de la CAN 2019, la Fédération Guinéenne de Football a lancé hier, jeudi 1er août 2019, un appel à candidature pour le recrutement de son remplaçant, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le communiqué de l’instance dirigeante du football guinéen, le profit recherché est celui d’un entraîneur/sélectionneur qui a une bonne connaissance de la langue française ; qui a une grande expérience du football africain ; qui est disposé à résider en permanence en Guinée pendant la durée du contrat ; qui a un bon palmarès en tant qu’entraîneur/sélectionneur ; qui a une forte personnalité pour imposer une discipline au sein de l’équipe entre autres. Les candidats ont jusqu’au 12 août 2019 pour déposer leurs dossiers.

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