Changement de constitution : trois raisons pour lesquelles Alpha Condé doit renoncer

30 août 2019 à 23 11 27 08278
Me Abdoul Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)
Me Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)

Pour Me Abdoul Kabèlè Camara, président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), il y a trois raisons qui devraient amener le président Alpha Condé et son camp à renoncer à leur projet « macabre » de changer l’actuelle constitution pour s’offrir un troisième mandat. L’ancien ministre d’Alpha Condé devenu opposant, l’a dit à l’occasion d’une conférence organisée ce vendredi, 30 août 2019 à Conakry, par le comité de pilotage du FNDC, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« La première raison est liée à son passé politique. Ne s’est-il pas battu pour la démocratie en Guinée ? N’a-t-il pas réclamé l’alternance en Guinée ? Alors, comment peut-on se mettre en parfaite contradiction avec son passé politique ? La deuxième raison est liée au serment, l’engagement qu’il a pris au moment de son investiture en 2010 et en 2015. Il a pris l’engagement en face de l’opinion nationale et internationale, de respecter et de faire respecter la constitution de 2010, de respecter le non renouvellement de mandat après 10 années, de ne faire que deux mandats si le peuple de Guinée lui concède la confiance.

Alors, devrait-il aujourd’hui tenter de renverser la vapeur en vue d’une magistrature à vie ? N’a-t-il pas combattu les autres hier pour cela ? Alors, il doit rester conforme à ses engagements vis-à-vis du peuple de Guinée. La troisième raison, le peuple de Guinée espère voir un jour le président de la République sortant en train de passer le relais à son successeur et sortir du palais la main dans la main de son successeur pour offrir une belle image de démocratie, d’alternance démocratique en Guinée.

Alors, j’espère qu’il intégrera ces différentes raisons, et lui et ceux qui l’entourent. Ceux-là que je qualifie de passagers clandestins qui sont là aujourd’hui tout simplement pour satisfaire leurs besoins, pousser le chef à la catastrophe. Je souhaite qu’il les débarque très tôt pour faire face à son devoir vis-à-vis du peuple de Guinée, au respect de ses engagements vis-à-vis du peuple de Guinée. Et c’est ce que le peuple de Guinée attend », a dit ce membre du Front National pour la Défense de la Constitution.

Et si le président Alpha Condé refuse de renoncer à son projet de nouvelle constitution, maître Abdoul Kabèlè Camara appelle les Guinéens à s’y opposer fermement et à l’empêcher d’aller à son terme. « Chers compatriotes du FNDC, peuple de Guinée, barrons la route à ce projet. Pas de référendum, pas de nouvelle constitution, pas de troisième mandat ! Levons-nous pour défendre ce principe », a lancé l’opposant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Pas de 3ème mandat en Guinée : « C’est une question de vie ou de mort », rassure Sidya Touré

30 août 2019 à 23 11 14 08148

Très actif dans le débat autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, Sidya Touré ne manque pas l’occasion de tirer sur ce projet et ses promoteurs. Le président de l’UFR en a fait de même ce vendredi, 30 août 2019, à l’occasion d’une conférence organisée par le FNDC à l’Université Kofi Annan de Guinée.

L’opposant a longuement fustigé la gouvernance du régime Alpha Condé et son projet de nouvelle constitution, assurant que le Front National pour la Défense de la Constitution se battra par tous les moyens légaux pour empêcher un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

« Nous sommes aujourd’hui dans un Etat néant. Est-ce qu’il y a un gouvernement ici ? Non ! Est-ce qu’il y a un président de la République ? Non ! Est-ce qu’il y a une administration ? Non ! Quand vous voyez l’état du pays dans les différents secteurs, vous savez qu’il n’y a plus d’Etat. Alors, nous distraire avec des questions de troisième ou de cinquième mandat, franchement c’est nous faire perdre notre temps. Nous n’allons pas accepter cette idée.

Et je peux vous annoncer qu’aujourd’hui, des centaines de milliers de dollars sont en train d’être dépensés chez les lobbys aux Etats-Unis pour préparer, dit-ont, l’arrivée du chef de l’Etat avec des personnes pour rencontrer les autorités et pour défendre quoi ?

La seule chose qu’Alpha Condé devrait nous dire aujourd’hui, c’est depuis 9 ans voilà ce que j’ai fait de notre pays. Il n’a qu’à nous dire depuis qu’il a été élu président est-ce que les Guinéens se portent mieux. Dans la santé ? Non ! Dans les infrastructures routières ? Non ! On vient d’avoir un baccalauréat avec 24% d’admis, ça veut qu’il y a 76% d’échoués. Mais est-ce que nous sommes dignes de ça ? C’est ça la Guinée ? Un pays avec une capitale où on ne ramasse même pas ordures, où aucune ville ne peut disposer d’électricité ne serait-ce que 6 heures par jour, c’est quel pays ça ?

Alors, venir nous dire ce qu’on n’a pas pu faire avant, nous allons le faire pendant le troisième mandat, parce que le développement n’était pas inscrit dans l’ancienne constitution, donc on va l’inscrire dans la nouvelle constitution et vous allez vous développer miraculeusement, c’est du n’importe quoi. Pendant cette période difficile, nous les Guinéens, nous savons quels sont les problèmes aujourd’hui dans notre pays. Ce sont des problèmes de santé, d’éducation, de chômage mais même de nourriture. Mais il est incapable.

Alors, la population a eu le respect de la légalité pour te concéder tout ce temps pour que tu termines ton mandat. Cette idée saugrenue de modifier la constitution pour perpétuer un régime de ce genre, nous sommes ici pour vous affirmer que nous nous y opposerons par tous les moyens légaux à notre disposition…

Nous suivons toutes les gesticulations mais nous affronterons qui que ce soit sur cette question en République de Guinée parce qu’ici c’est la terre de nos ancêtres. Ici c’est chez nous, personne ne viendra nous imposer n’importe quoi, ça ne se fera pas ! Il va falloir dans ce cas affronter la totalité de notre population. C’est une question de vie ou de mort pour nos populations. Donc nous ne laisserons pas passer, nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous attendons le moment venu.

Cette question des démembrements de la CENI, on essaye de nous opposer, mais ça n’a aucune importance. Parce que nous n’accepterons aucune élection avec 1 500 000 électeurs fictifs, nous n’accepterons pas que la révision du fichier électoral sans que l’opérateur qui a été désigné par appel d’offres conformément à l’audit que nous avons tous accepté. Si cela n’est pas fait, nous ne l’accepterons pas parce que l’idée c’est de faire passer les élections législatives pour le référendum. Donc pour nous, c’est du pareil au même ; même mère, même père. Donc on ne sera pas dedans ».

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pou Guineematin.com

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le défi de Fodé Oussou aux « pyromanes »

30 août 2019 à 22 10 33 08338
Les leaders du FNDC

A l’occasion de la conférence organisée par le FNDC ce vendredi, 30 août 2019, à l’université Kofi Annan de Guinée, plusieurs leaders politiques ont pris la parole pour se prononcer sur la détermination du Front National pour la Défense de la Constitution de barrer la route au référendum constitutionnel que le régime Alpha Condé est en train de préparer pour permettre au président de la République de briguer un troisième mandat en 2020.

C’est le cas de Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et député à l’Assemblée nationale. L’opposant en a profité pour lancer un défi aux promoteurs d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Comme tous les autres responsables de partis politiques qui se sont succédé à la tribune, Fodé Oussou Fofana n’a pas manqué de dénoncer la gouvernance Alpha Condé, qui se résume en grande partie, selon lui, à des promesses non respectées. Ce qui n’est pas étonnant d’ailleurs aux yeux de l’opposant.

« Je l’avais dit, quand vous donnez le pays à quelqu’un qui n’a rien fait, ni ici ni ailleurs, qui n’a été ni employé, ni employeur, vous allez vous retrouver dans la même situation que nous connaissons aujourd’hui sous Alpha Condé. Monsieur Alpha, ce qu’il sait faire, ce sont des promesses », soutient le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Abondant la question de la nouvelle constitution qui fait débat, ce responsable du principal parti d’opposition du pays estime que le pouvoir a minimisé la force du FNDC, structure mise en place par des politiques, des activistes de la société civile, des syndicalistes, des artistes… pour barrer la route à ce projet.

« La plus grosse erreur de monsieur Alpha Condé et son gouvernement, c’est de penser que le Front National pour la Défense de la Constitution c’est un homme, un parti politique. Ce qu’ils ont oublié, c’est que c’est le peuple qui est fort. C’est vous, c’est moi et c’est tout le monde. Et personne ne peut quelque chose contre le peuple.

Je voudrais vous dire ici et maintenant que le Front National pour la Défense de la Constitution est installée sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur. Nous avons fini et nous sommes prêts. Je voudrais lancer un message au président Alpha Condé et aux pyromanes : vous voulez le combat, nous sommes prêts. Cessez la théorie qui consiste à dire nous allons rencontrer la population. Le peuple a déjà décidé.

Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé sait qu’en 2020 il va partir, il n’y a rien à faire. En 2020, monsieur Alpha Condé partira. Maintenant pour ne pas nous retarder puisque nous nous sommes prêts, au lieu que les pyromanes parlent, ils n’ont qu’à dire à monsieur Alpha Condé d’aller à la télévision pour dire : moi, Alpha Condé, je veux d’un troisième mandat. Ça va être le dernier jour de monsieur Alpha Condé dans ce pays. Je lance ce défi aux pyromanes », a dit Fodé Oussou Fofana.

Cette conférence, tenue dans un amphithéâtre de l’Université Kofi Annan, à Conakry, a mobilisé les responsables du FNDC et de nombreux citoyens opposés à un changement de constitution ou un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Elle visait à réaffirmer l’unité et la détermination des membres du front à mener ce combat jusqu’au bout.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Kérouané : sale temps pour une mission du RPG-AEC

30 août 2019 à 17 05 55 08558

Dans le cadre de la mise en place des démembrements de la CENI à Kérouané, la situation est confuse dans les rangs du RPG Arc-en-ciel. Selon des sources généralement bien informées, une mission du BPN (Bureau Politique National) du RPG Arc-en-ciel en séjour dans la préfecture a du mal à travailler sur le terrain. Des hauts cadres et élus du parti sont accusés de manipuler des individus pour intimider la mission, a appris sur place le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mission est venue à Kérouané avec des Termes de référence (TDR) et une liste des dix sections installées il y a plus trois mois. Mais, mission a du mal à travailler avec les nouveaux bureaux. Un processus qui serait bloqué par certains hauts cadres et députés de la préfecture. Des accusations portées par Mohamed Lamine Condé, secrétaire général de la section de Banankoro 2. « La mission est venue pour nous, elle a notre liste depuis Conakry. Mais sur le terrain, une fois qu’elle est arrivée, certains hauts cadres et députés financent des individus pour intimider la mission. Ils avaient même tenté de dégonfler les pneus du véhicule des missionnaires à Kérouané. C’est des gens qui sont au près du président, qui sont entrain de s’organiser auprès de lui. Une fois qu’il quitte le pouvoir, eux ils se présentent… »

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le préfet de Kérouané, Sékou Touramansi Dioubaté, a apporté des précisions. « La mission est bien là. J’avais dit à Mr Camara, le chef de mission qui était venu installer les 10 sections, de me fournir l’acte de validation des bureaux installés. Mais jusqu’à présent, je n’arrive pas à être en possession de ce document qui va résoudre définitivement le problème de la préfecture de Kérouané au sein du RPG Arc-en-ciel. Si ce document est là, personne ne peut se dresser contre l’avis du parti. A Macenta, quand la mission a fini son travail, elle est partie prendre l’acte de validation des bureaux à Conakry et m’en donner une copie. C’est de ça seulement que j’ai besoin ».

A noter que la mission reste bloquée depuis une semaine sans travailler. Le chef de mission ne veut répondre à aucune question malgré nos sollicitations.

Affaire à suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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CEPI de Coyah : Hélène Sylla dénonce un grave dysfonctionnement

30 août 2019 à 17 05 42 08428
Marie-Hélène Sylla, commissaire à la CENI

C’est un grave dysfonctionnement de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) qu’une commissaire a bien voulu dénoncer au micro de Guineematin.com ce vendredi. Superviseure attitrée de la CENI, madame Marie-Hélène Sylla désapprouve et dénonce la prestation de serment des démembrements de l’institution électorale censée être indépendante.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les membres de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI), de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) et des Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes (CESPI) de Coyah a ont prêté serment hier, jeudi 29 août 2019, au tribunal de première instance de la préfecture.

Mais, ce que le reporter de Guineematin.com et l’opinion publique en général ne pouvaient pas savoir, c’est que la liste présentée n’était pas consensuelle et ne respectait pas les normes légales. Il manquait notamment une des trois signatures sur la liste des représentants de la société civile.

Dans la matinée de ce vendredi, madame Marie-Hélène Sylla, la commissaire de la CENI qui est chargée de superviser cette préfecture, a indiqué à Guineematin.com que la PCUD (Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement) n’a pas signé la liste des représentants de la société civile. Pourtant, cette liste devait être signée par les trois plateformes reconnues par la plénière de la CENI : le CNOSC, la PCUD et la CONASOC.

Des initiatives du président de la CENI contre les décisions de la plénière ?

Pour mener à bien sa supervision, qui ne se limitait pas qu’à la seule préfecture de Coyah, la commissaire de la CENI avait demandé à son assistante d’afficher la liste définitive des démembrements à la CEPI avant la cérémonie de prestation de serment. Mais, puisqu’il manquait finalement une des trois signatures au niveau de la société civile, madame Hélène Sylla a alors demandé un report de la cérémonie jusqu’au lundi, le temps que les plateformes de la société civile s’entendent. Mais, avec l’implication des autorités locales (Gouverneur de Kindia et préfet de Coyah) et du président de la CENI en personne, le président du tribunal de première instance de Coyah a passé outre…

« Le président du tribunal a appelé monsieur Kébé et ce dernier lui a dit de procéder à la prestation de serment ; alors qu’en tant que superviseure, j’avais demandé un report », regrette la commissaire, qui soupçonne une complicité entre le président de la CENI, le président du tribunal et son assistante.

Une directive du président de la CENI qui sème le doute

Alors qu’une plénière de la CENI avait décidé de ce qu’il fallait faire et comment le faire, le président de la CENI a attendu le 22 août pour envoyer aux missionnaires de la CENI d’autres instructions. Et, la plus surprenante ressemble un peu à un contrôle de la tutelle administrative. Concrètement, il avait été arrêté en plénière que les démembrements devaient être composés des représentants de l’Administration, de la société civile, de la mouvance présidentielle et de l’opposition.

Ainsi, dans chacune des circonscriptions électorales, les missionnaires de la CENI recueillent les listes déposées par ces entités. Mais, la nouvelle directive de Me Amadou Salif Kébé enjoint à ses collègues commissaires et autres agents de la CENI de « contrôler » la légalité administrative des différentes structures… Il se raconte que le pouvoir cherche, via le président de la CENI, à écarter la PCUD d’Abdourahmane Sanoh des démembrements de la CENI parce qu’elle est trop indépendante, surtout que le patron de cette plateforme est le Coordinateur du FNDC ! Pour ce faire, on impose des documents qui ne figuraient pas sur les critères de désignation des membres des démembrements de la CENI et qui ne peuvent être donnés que par l’Administration Condé…

Bref, il se passe des pratiques peu légales, probablement déloyales et qui ont l’air d’être ordonnées du sommet de la commission électorale nationale indépendante. Malheureusement, depuis la matinée de ce vendredi, Guineematin.com cherche sans succès à joindre le président de la CENI au téléphone.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : le FNDC réaffirme son unité et dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

30 août 2019 à 17 05 33 08338
Les leaders du FNDC

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a organisé une conférence de presse ce vendredi, 30 août 2019, à Conakry. Tenue dans l’enceinte de l’Université Koffi Annan de Guinée, la rencontre a connu la présence des membres du comité de pilotage du front, mais aussi les responsables des différents partis politiques, de la société civile, des syndicats ainsi que des artistes membres.

L’objectif était de réaffirmer leur unité et leur détermination à se battre pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir et qui vise à octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant cette conférence, qui a connu également la présence de nombreux citoyens, Dr Ousmane Kaba, président du PADES et membre du FNDC s’est réjoui de la forte mobilisation, de l’unité et de la détermination des Guinéens à s’opposer à un troisième mandat pour le président de la République. « Je suis très ému ce matin, parce que vous savez que notre pays, la Guinée, est un pays très uni chaque fois que nous avons à nous confronter au destin national. Ce fut le cas en 1958 lorsque nous étions à la recherche de la dignité de l’Afrique et de l’indépendance de la Guinée. La Guinée était une et indivisible.

C’est encore le cas aujourd’hui lorsque le peuple de Guinée est à la recherche de la démocratie, la démocratie vraie qui ne peut exister sans alternance. C’est pourquoi toute la Guinée est ici. La Guinée est unie et indivisible. Elle est d’autant plus unie qu’aujourd’hui, on veut distraire l’opposition par des calculs politiciens autour des démembrements de la CENI. Ici et là, j’affirme et je confirme que l’opposition guinéenne est une et indivisible », a déclaré l’opposant.

En attendant les communications des autres leaders, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration du FNDC :

Déclaration-N19-du-FNDC

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Conakry : les membres de la CECI de Matoto prêtent serment sans les représentants de l’opposition

30 août 2019 à 15 03 45 08458

Des membres des Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Matam et de Matoto ont prêté serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Si tous les commissaires, membres de la CECI de Matam ont répondu présent, il n’en est pas le cas pour la CECI de Matoto où les places allouées à l’opposition divisent toujours, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une quarantaine de commissaires, membres des CECI de Matam et de Matoto étaient concernés par cette prestation de serment. Tout a commencé par la lecture du rôle d’audience par le greffier en chef du tribunal, axé sur ladite prestation de serment.

Joséphine Loly Tenguiano, procureure de la République près le TPI de Mafanco

Ensuite, la parole est revenue à la procureure de la République près le TPI de Mafanco, Joséphine Loly Tenguiano, qui a rappelé aux commissaires le sens de cette prestation de serment. Dans ses réquisitions, la procureure a dit que la Guinée s’achemine vers des élections législatives qui doivent être libres et transparentes. « Pour y parvenir, les commissaires membres des démembrements de la CENI auront la responsabilité de jouer pleinement leur rôle. Pendant votre prestation de serment, vous devez dire je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement les fonctions de membre de la CENI, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote, même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse les rigueurs de la loi ».

Amadou Kindy Barry, juge au tribunal de première instance de Mafanco

Après ces réquisitions de la procureure, c’est fut autour du juge Amadou Kindy Barry de prendre la parole pour rappeler aux commissaires qu’à parti de la prestation de serment, ils sont astreint à se soumettre aux principes contenus dans le serment. « La violation des principes du serment par quelque membre, après la prestation de serment, subira les rigueurs de la loi. En cas de parjure, c’est des poursuites judiciaires. L’intéressé sera poursuivi, jugé et condamné ».

Il s’en est suivi la prestation de serment des commissaires présents. A tour de rôle, ils vont se présenter à la barre, lever la main droite et jurer sur l’honneur.

Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI

A la fin de la prestation de serment, Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI, est revenu sur les raisons de l’absence de certains membres de la CECI de Matoto. « Pour Matoto, il était prévu que 39 membres des démembrements de la CECI prêtent serment. Mais à la dernière minute, nos amis de l’opposition ne se sont pas entendus. La conséquence, c’est que nous avons reçu la liste de l’administration du territoire, celles de la société civile et de la mouvance présidentielle. A la date d’hier jeudi, l’opposition n’a pas déposé sa liste, et comme le processus est déclenché et il n’attend pas, la CENI a décidé de procéder d’abord à l’installation des membres des démembrements puis à la prestation de serment ».

A la question de savoir si l’absence des commissaires de l’opposition ne va pas avoir jouer sur le déroulement du processus, monsieur Haidara rassure : « ça ne va absolument pas du tout jouer sur le processus. Ça ne va nullement impacter l’évolution du processus électoral »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Dr. Diané à Siguiri : « Nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs… »

30 août 2019 à 15 03 22 08228

« Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie… », a notamment dit le ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce discours de Dr. Mohamed Diané dans la matinée de ce vendredi, 30 août 2019, à Siguiri :

Messieurs les ministres ;
Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique et du comité central ;
Mesdames et Messieurs les responsables politiques de la coordination de la Haute Guinée, des sections, des sous sections et des comités de base ;
Mesdames et Messieurs, chers militantes et militants ;

C’est un avec un immense plaisir que je prends la parole devant vous ce matin, pour vous remercier très sincèrement de votre grandiose mobilisation. Démontrant ainsi votre indéfectible attachement au Rassemblement du peuple de Guinée ainsi qu’à son fondateur, notre bien aimé président Alpha Condé. Votre mobilisation démontre si besoin en est (mais en réalité toute la Guinée et l’Afrique le savent) que Siguiri reste et demeure la capitale incontestée de notre grand parti, le bastion imprenable de notre formation politique.

En venant ici, nous n’avons donc pas besoin de nous creuser les méninges pour vous tenir de grands discours : le seul fait d’être parmi vous en ces instants est une façon symbolique de continuer d’écrire en lettres capitales, la glorieuse histoire démocratique de notre parti et de notre pays.

Depuis le début des années 90, Siguiri et les Siguirinka ont épousé la démocratie prônée par le Rpg et ont décidé unanimement d’offrir leurs cœurs au Pr. Alpha Condé, bien avant son retour triomphal au bercail en mai 1991. Ni les tueries, ni les intimidations, ni les brimades, ni les tentatives de corruption, ni la violence, ni les calomnies et les médisances, encore moins la désinformation de tous genres à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont eu raison de votre détermination durant toutes ces années. Vous êtes chers camarades, les exemples concrets et vivants du véritable militant. Celui qui s’engage avec conviction, force et courage et qui s’investit sans relâche comme vous le faites, sans rien attendre en retour.

C’est pourquoi, le président Alpha Condé, très satisfait du soutien que vous lui accordez depuis toujours, me charge de vous transmettre ces chaleureuses félicitations tout en vous garantissant de sa ferme volonté de continuer son noble combat pour l’émergence économique non seulement de toute la Guinée, mais aussi et surtout de Siguiri comme moteur du développement économique et culturel de la région.

Les bases de ce progrès économique et social sont déjà visibles çà et là à travers de nombreuses réalisations effectuées ces dernières années dans les villes et dans les villages à travers tout le pays ainsi qu’à Siguiri. Mais puisque le Rpg est un parti d’avenir, je vous le dis haut et fort, ici plus qu’ailleurs, que nous ne nous arrêterons pas en si beau chemin. Tant que les Guinéens nous accorderont leur confiance et leurs suffrages, nous répondrons présents à l’appel de ce peuple fier en qui nous tirons notre légitimité.

N’acceptez surtout pas de vous laisser distraire par des vendeurs d’illusions en perte de vitesse qui se sont accaparés dans un passé pas si lointain, à travers une complicité passive ou active, de notre victoire en annulant de façon flagrante et honteuse nos votes dans cette même ville de Siguiri ainsi qu’à Kankan et qui n’ont absolument rien fait, sur le terrain, de ce hold-up électoral, sinon que d’appauvrir les Guinéens. J’ai la ferme conviction que vous leur barrerez démocratiquement la route en continuant à soutenir vigoureusement le programme de société du Rpg-Arc-en-ciel et de son fondateur, le Pr. Alpha Condé.

A cet effet, je vous demande, au nom de notre champion, de redoubler de vigilance et d’engagement militant afin que nous sortions largement victorieux lors des prochaines échéances électorales. Nous avons la capacité, l’expérience et les moyens humains de réaliser nos ambitions car les Guinéens, reconnaissants des progrès accomplis depuis 2011 dans tous les secteurs de la vie de la nation, nous soutiennent et nous soutiendrons.

C’est pourquoi, je vous demande, chers militantes et militants, de ne pas renoncer à vos droits légitimes de décider de vous-mêmes de l’avenir de notre pays que nous avons en partage. Ne l’oubliez pas : nul n’a le titre foncier de la Guinée dans ses tiroirs et nul n’a donc le droit de vous intimider ou de vous menacer. Nous sommes les artisans et les sentinelles de la démocratie guinéenne. Nous le resterons pour toujours car nous ne sommes pas de ceux qui ont attendu leur renvoi d’un quelconque gouvernement pour découvrir les valeurs et les vertus de la démocratie. Au contraire, ces valeurs cardinales font partie intégrante de notre ADN.

Vive le Rpg Arc-en-ciel

Vive le président Alpha Condé

Vive Siguiri

Je vous remercie

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Télimélé : le don de la ministre Diéné Kéïta et de son frère…

30 août 2019 à 11 11 35 08358

La grande mosquée de Télimélé a bénéficié d’un don de 10 rouleaux de tapis, offerts par la ministre de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djénè Kéita, et son frère Ibrahima Sory Kéita. La cérémonie de remise de cet important lot de tapis a eu lieu le mercredi dernier, 28 août 2019, au bloc administratif en présence du président du conseil des sages, du secrétaire général des affaires religieuses, du collège des imams et des représentants de la jeunesse de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Mamadou Falilou Bah, président du conseil des sages de Télimélé

Le président du conseil des sages, Elhadj Mamadou Falilou Bah, a hautement apprécié le geste des donateurs avant de rappeler que la ministre connait bien Télimélé pour y avoir grandi. « Ce geste à l’endroit des populations de Télimélé nous va droit au cœur. Le papa de madame le ministre, qui a pensé à la préfecture où elle a grandi, a été gouverneur de Télimélé. Puisse Dieu récompenser tous ceux qui ont contribué à ce geste. Nous disons encore une fois au créateur de protéger ceux là qui ont envoyé ce bijou à Télimélé. Que cette famille ne connaisse jamais ce que c’est que les turpitudes de la vie ou les peines morales. Que cette famille vive encore la paix du cœur. Nous leur disons merci pour ce grand geste parce que franchement, ce geste est remarquable. Que Dieu accueille leur père, Gouverneur Saidou Keita qui a été un intime ami, au paradis ».

Pour sa part, Elhadj Thierno Boubacar Baldé, premier imam de Télimélé, a laissé entende que ce don va être utilisé comme il le faut pour le bonheur de tous les fidèles musulmans. « Nous sommes très contents de ces personnes qui ont pensé à la préfecture de Télimélé. Nous nous rendons compte chaque jour que Dieu est entrain d’accepter nos prières. Je suis sûr que le développement de Télimélé a commencé et il ne va plus s’arrêter. Pour l’utilisation de ces tapis, nous comptons envoyer un professionnel pour les étaler. Nous prions le tout puissant Allah de récompenser ces personnes qui ont habillé la grande mosquée de Télimélé. Au nom du collège des imams et de tous les fidèles musulmans de Télimélé, je prie Dieu pour les bienfaiteurs ».

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Venu représenter les donateurs à cette cérémonie, le préfet Amadou Sadio Diallo a laissé entendre que les deux personnalités sont engagées à accompagner Télimélé pour son épanouissement. « C’est madame le ministre de la coopération, Hadja Djènè Keita, qui a octroyé 10 rouleaux de tapis à la grande mosquée de Télimélé grâce à son jeune frère, Ibrahima Sory Keita, conseiller de monsieur le Premier ministre. C’est parce que Télimélé, c’est chez elle, c’est ça préfecture de naissance et c’est là qu’elle a grandi. Donc, elle doit tout à Télimélé et elle fera tout pour cette préfecture. Pour ces tapis, ce n’est qu’un début. Je voudrais, chers religieux, chers parents, que vous acceptiez de prier pour ces personnes qui ont pensé à nous », a dit le préfet.

Dr. Diéné Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Fièvre aphteuse, manque d’eau, vol de bétail : le secteur de l’élevage menacé à Koumbia

30 août 2019 à 11 11 01 08018

La commune rurale de Koumbia, située dans la préfecture de Gaoual, est une zone agropastorale par excellence. Berceau de la race Ndama, elle dispose du 8ème du cheptel national, se classant ainsi en tête des communes réputées favorables à la pratique de l’élevage en Guinée. Mais depuis quelques années, ce secteur est confronté à plusieurs problèmes qui le menacent sérieusement. L’un des acteurs du secteur a expliqué ces difficultés à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual
Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual

Idrissa Diallo, un des responsables de l’union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual, connaît bien ce secteur. Rencontré au milieu de son troupeau, campé à quelques 5 km du chef-lieu de la sous-préfecture, le jeune éleveur explique que les problèmes entre agriculteurs et éleveurs persistent dans la localité. Et cela, malgré les dispositions prises pour y mettre fin.

« Cette zone (le campement des éleveurs) est la 2ème du genre à Koumbia. Elle s’étend sur un périmètre estimé à près de 10 mille hectares. Nous nous sommes entendus : agriculteurs et éleveurs, appuyés par les autorités locales, que cette zone est réservée à l’élevage et ne doit pas être occupé par les planteurs. Mais malgré tout cela, certains agriculteurs s’entêtent et mettent en pleine prairie des champs isolés non clôturés. D’autres encore essaient de revendre les domaines. Certains encore tentent de faire des plantations. Ce qui occasionne souvent des accros puisque facilement les troupeaux peuvent passer par là sans la volonté du bouvier », soutient-il.

Mais, ce problème entre agriculteurs et éleveurs est moins complexe par rapport à d’autres que rencontrent les acteurs du secteur de l’élevage à Koumbia. « Cette année, nous avons enregistré une maladie qui a fatigué notre bétail. Tu peux voir un taureau de 5 ans, 6 ans, voire plus tomber banalement et mourir de la fièvre aphteuse. Nous avons perdu assez de têtes cette année à cause de cette maladie. D’autres vaches en état n’ont pas pu arriver à terme. Heureusement, vers la fin de la saison, nous avons obtenu des produits pour lutter contre cette dangereuse fièvre », explique Idrissa Diallo.

Il ajoute que « l’un des problèmes les plus graves que nous avons ici c’est le manque d’eau. Ici sur cette zone, il y a plus de 2000 têtes de bœufs. Nous sommes au moins 15 à 20 éleveurs à camper dans la zone depuis plusieurs dizaines d’années. Il y a beaucoup de cours d’eau et de sources d’eau. Mais ces 5 dernières années, les points d’eau sont devenus rares. Pendant la saison sèche, entre mars et juin, nos bœufs, à la recherche d’eau, meurent parfois de soif. D’autres, toujours à la recherche d’eau, tombent et meurent isolés sur les anciens sites où ils avaient l’habitude de trouver de l’eau ».

Autre souci évoqué par le jeune éleveur, c’est le sempiternel problème vol de bétail. « Les gens nous fatiguent ici. Je veux dire les voleurs. Les voleurs ont souvent des complices masqués. S’ils volent, il est difficile de les dénicher, si tu réussis à le faire, ils passent par les mailles de la justice. Nous voulons que cela cesse. Que les éleveurs et leur bétail soient bien sécurisés. Cela va dans l’intérêt de chacun de nous. D’ailleurs à cause des nombreux problèmes que je viens de citer ici, surtout le manque d’eau et le vol de bétail, beaucoup de nos parents ont traversé la frontière du côté de la Guinée Bissau.

Nous aimons bien notre pays, c’est pourquoi nous lançons ce cri d’alarme afin que l’Etat nous vienne en aide en solutionnant ces différentes difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien ici. Je précise que notre secteur contribue énormément au développement du pays », a dit monsieur Diallo.

La preuve, dit-il, grâce à cette activité, au moins 5 à 6 camions remorques, remplis de bœufs, quittent cette localité chaque lundi en direction de Conakry. Sans compter le lait et ses produits dérivés qui sont également vendus dans la capitale guinéenne.

« C’est grâce à cette activité que nous parvenons à faire vivre nos familles, nous envoyons nos enfants à l’école, et en cas de maladie, nous les soignons. Nous contribuons efficacement au progrès économique du pays, à travers l’élevage. Nous voulons que ce secteur soit protégé et développé par l’Etat pour le bien de tout le monde », a conclu notre interlocuteur.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Nanfo Diaby depuis la Côte d’Ivoire : « le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde »

30 août 2019 à 10 10 20 08208
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko

Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko, qui a dirigé plusieurs fois la prière en langue Maninka à Kankan, est actuellement en séjour en Côte d’Ivoire. Cette visite du controversé imam se situe dans le cadre du congrès international de l’écriture N’ko qui se tient à Bingerville du 30 août au 1er septembre 2019. Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan, Nanfo Ismaël Diaby s’est dit très heureux d’être de ce congrès.

« C’est un honneur pour moi d’être invité à ce congrès, je suis venu trouver mes amis ici avec lesquels je partage les mêmes idéologies. Vous savez, la Côte d’Ivoire représente beaucoup de choses dans l’histoire du N’ko, parce que c’est ici que Karamo Solomana Kanté a créé le N’ko. Les responsables de N’ko qui sont là ont bien veillé sur la maison dans laquelle le N’ko a été créé », a dit monsieur Diaby.

Selon lui, il a été bien accueilli et félicité pour ce qu’il a fait pendant le mois saint de ramadan. « Je suis vraiment ému de cette invitation, cela démontre que nos amis nous ont à l’œil. Le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde, parce que c’est des gens qui le faisaient même avant moi. On en avait parlé avant même d’être ici, ils m’ont dit que c’est est une bonne chose », soutient-il.

Par ailleurs, notre interlocuteur a fait savoir que si on lui donne la parole par rapport à son acte, il saurait bien se défendre. « Quand on me demandera au cours du congrès, je me défendrais avec beaucoup de sérénité. Mais vous savez, il n’est mentionné nulle part dans le coran qu’il faut forcement prier en Arabe. Dieu nous a obligés de prier, mais pas en Arabe, Il comprend toutes les langues. Tout ce que je peux dire aux gens, c’est que la religion, c’est pour Dieu. On doit s’aimer et arrêter de se battre à cause de la religion », conseille-t-il.

Après avoir officié des prières en Maninka, Nanfo Ismaël Diaby a été sanctionné par la ligue islamique régionale de Kankan. Il lui a été interdit de faire le prêche dans les mosquées et radios. Il s’est dit ne pas être affecté par cette sanction. « Cette sanction ne me fait rien et elle ne me fera rien, parce que tout ce que nous on fait, c’est pour N’ko. Cette sanction a été une erreur de la part des autorités religieuses guinéennes, mais puisque c’est la notabilité, moi je n’ai rien dit, j’ai du respect pour eux. Jusqu’à présent, la sanction est en vigueur. Ils n’ont rien dit d’abord ».

Il faut rappeler que ce congrès auquel prend part Nanfo Ismaël Diaby est initié par l’Organisation Mondiale pour le Développement du N’ko qui doit regrouper des délégués venus des pays d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cadeau de l’école coranique : voici les conditions d’un mariage légitime

30 août 2019 à 7 07 10 08108

Dans les vers ci-dessous, tirés de son poème « cadeau de l’école coranique », le jeune Amadou Fouta Djallon, rappelle les conditions indispensables à remplir pour qu’un mariage soit légitime, conformément aux prescriptions de l’Islam, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La première condition porte forcément sur celui qui doit donner la main de la fille en mariage : « s’il n’y a personne qui donne la fille en mariage, on ne peut pas sceller cette union sacrée » a-t-il indiqué avec ferme conviction.

Après viennent la dote et les témoins réputés honnêtes : « c’est sur les aspects de ce genre qu’on doit se renseigner. Que personne ne cherche à se fatiguer inutilement, comme le cas des mécréants qui ont introduits des coutumes et mœurs pouvant empêcher les gens de se marier chez nous. Si les devoirs sont remplis, le reste dépend de chaque communauté. Je le dis pour réveiller ceux qui pensent que si on ne fait pas comme ils ont vu faire, ailleurs, c’est dévier les prescriptions de la religion ».

Poursuivant son explication, Amadou Fouta Djallon a indiqué, par exemple, qu’en Moyenne Guinée, on découvre des merveilleuses choses. « Il ne faut pas écouter celui qui dit qu’on ne doit pas associer les prescriptions de l’islam et ces coutumes et mœurs. S’il y a des choses qu’on ne doit pas faire, nous devons savoir il y en a d’autres qui sont licites. Ils disent que c’est illicite de faire des colas, des cordes et du sel dans le mariage. C’est étonnant. Au départ, tu as l’impression qu’ils sont entrain de jouer. Mais, tu finis par découvrir qu’ils sont au sérieux. Ils vont jusqu’à menacer de se retirer si on n’écarte pas ces éléments de la cérémonie. Or, nous utilisons les cordes pour élever nos animaux domestiques. Personne ne dit que parce qu’on a utilisé une corde pour attacher les animaux, ils sont devenus impropre à la consommation. Ils acceptent de manger les repas préparés avec du sel. Si tu offres un repas sans sel à quelqu’un c’est lui-même qui va réclamer le sel. Beaucoup d’entre eux revendent ou consomment le cola. Ils utilisent les cordes, consomment le sel et le cola après ils disent que ce n’est pas normal de s’en servir dans un mariage » a-t-il ajouté.

Pour le jeune poète, personne ne doit jouer avec la religion. Quand on déclare quelque chose illicite, on doit apporter les preuves tirées du Saint Coran ou les hadiths. « C’est une façon de saboter la religion, quand on cherche à interdire ce que l’Islam autorise ou autoriser ce que l’Islam interdit. Ce n’est pas suffisant de dire que de son vivant le Prophète (PSL) n’avait pas fait ceci ou cela, à partir du moment où il existe aujourd’hui qui n’existait pas à l’époque. S’il est vrai que ces choses sont illicites dans le mariage, pourquoi nous les utilisons dans la vie courante ? (…) » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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