A l’image du dernier samedi de chaque mois, l’assainissement initié par le gouvernement de Kassory Fofana s’est tenu ce samedi, 31 août 2019, à Conakry. C’est Mamadou Diouldé Diallo, secrétaire général du ministère de l’Assainissement et de l’Hydraulique, qui a supervisé les opérations sur le terrain. Il était en compagnie du maire de la commune de Ratoma, des responsables de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASP) et d’autres cadres de son département, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

C’est sous une forte pluie que la délégation gouvernementale est sortie pour superviser les opérations sur le terrain. Ils ont sillonné plusieurs dépotoirs provisoires d’ordures de la capitale, dont ceux d’Enco 5, T6 et Kaporo-Rails dans la commune de Ratoma, de Donka dans la commune de Dixinn et de Tombo dans la commune de Kaloum. Selon Mohamed Lamine Condé, responsable des opérations au niveau de l’agence nationale de la salubrité publique, « le grand problème que Conakry a et qu’on gère jusqu’à présent, c’est les déchets résiduels. Vous savez, on avait un système qui était appuyé par la Banque mondiale dans les années 80 et qui était performant.

En ce moment, on n’avait pas ces problèmes qu’on voit aujourd’hui. Malheureusement, il y a eu des disfonctionnements qui ont fait qu’on n’arrivait pas à collecter les 1000 à 1200 tonnes d’ordures produites par jour au niveau de la ville de Conakry. Donc, ces ordures se sont accumulées des années et des années durant. Aujourd’hui, on s’attelle à dégager ces ordures. Vous avez été témoins de ce qu’on a fait à Yattaya Fossidè, vous êtes témoins de ce qui est en train d’être fait au bloc des professeurs », s’est-il félicité.

Ce responsable de l’ANASP ajoute qu’au-delà du programme mensuel d’assainissement initié par le gouvernement, l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique travaille tous les jours à débarrasser Conakry de ses nombreuses ordures. « Notre mode opératoire c’est quoi? C’est qu’au niveau de toute la ville de Conakry, chaque jour que Dieu fait, on déploie au minimum une vingtaine de bennes casseuses et on lève tous les jours une cinquantaine de bacs pour transporter les ordures à la décharge. Mais, il faut que je rappelle qu’il n’appartient pas aux services publics de rentrer dans les quartiers pour ramasser les ordures.

Ce qui est demandé aux citoyens, c’est de s’abonner aux PME. Ces PME collectent les ordures pour les mettre sur les points de regroupement. À partir de ces points de regroupement, pour le moment, l’Etat à travers l’ANASP se charge de transporter ces ordures et les mettre à la décharge. Il faut que les gens comprennent que le rôle de l’Etat, c’est de prendre les ordures à partir des points de regroupement. À l’intérieur des quartiers, chaque producteur d’ordures est appelé à s’abonner à une PME. Vous vous abonnez-vous à une PME, vous payer mensuellement, vous créez de l’emploi, vous créez de la richesse, vous rendez votre ménage propre, vous améliorez la santé de vos enfants etc. Et, tout le monde y trouve son compte », a dit Mohamed Lamine Condé.

Présent sur le terrain, Issa Soumah, le maire de Ratoma, a salué cette action du gouvernement. Selon lui, sa commune « a des problèmes avec les ordures. Il faut reconnaitre que la commune est très sale. Pour cela, il faut qu’on travaille. Et ce que le ministère est en train de faire, ça nous aide. Ça nous permet de nettoyer tout au-moins la commune. Mais ça ne veut pas dire que c’est fini. C’est sale, il faut suivre. Les ordures, c’est un problème de suivi. Quand on enlève les ordures, on ne suit pas, une semaine après ça va revenir. Mais, je remercie le département qui nous accompagne et qui suit avec nous le problème d’ordures. Je crois que nous allons y arriver », a laissé entendre le maire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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