La fête de l’Aïd-el-Kebir, communément appelée fête de Tabaski, approche à grands pas. A moins de 72 heures de cette grande fête musulmane devant être marquée par l’immolation d’un animal en guise de sacrifice, les marchés à bétail de Conakry sont très animés. Si l’offre en bêtes est très grande, la demande chez les clients est moins importante. C’est le cas au marché à bétail de Simbaya Gare, dans la commune de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques jours, le marché à bétail de Simbaya Gare a fait son plein. Des moutons, chèvres et vaches en provenance de l’intérieur du pays et même du Mali voisin inondent les lieux. Mais, les clients, eux, se font toujours rare. Une situation qui pourrait s’expliquer par la cherté des prix des bêtes, selon Mamadou Baïlo Diallo, un citoyen rencontré sur les lieux.

« Je viens d’acheter deux vaches ici au parc de Simbaya Gare. Mais, avant que je ne vienne ici, je suis allé d’abord au niveau de deux pacs à bétails. J’ai trouvé que les prix sont relativement les mêmes. Finalement, j’ai acheté ici deux bœufs. Un pour mon frère à 5 millions de francs guinéens et l’autre pour moi à 4 millions 500 mille francs guinéens. J’ai aussi demandé les prix des moutons et j’ai trouvé qu’ils varient entre 800 mille et 2 millions de francs guinéens. Mais, je n’ai pas acheté les moutons. Donc, les prix sont partout élevés », a confié monsieur Diallo.

Du côté des vendeurs par contre, on soutient que ce ne sont pas tous les prix qui sont élevés. Selon Mamadou Samba Diallo, le président du parc de Simbaya Gare, les prix varient en fonction de la qualité de la bête. « Tout client qui vient ici aura la bête qui correspond au montant qu’il a envoyé. Tout client qui vient ici aura soit un bélier, une chèvre, ou une vache.

Le prix de la vache commence à partir de 2 millions de francs guinéens jusqu’à 6 millions de francs guinéens. Pour les moutons et les chèvres les prix varient entre 800 mille à 3 millions de francs guinéens. Donc, les prix varient en fonction de ce que le client veut », a-t-il expliqué.

Dans la même lancée, Thierno Abdoulaye Diallo, un autre vendeur au parc de Simbaya Gare, indique que « les rares clients qui sont venus ici ont obtenu ce dont ils ont besoin, car chaque bête correspond à un prix. Aucun client n’est venu ici pour repartir bredouille, sans avoir un mouton ou une vache », a-t-il dit.

Les vendeurs de bétail reconnaissent tout de même qu’il y a eu une hausse des prix par rapport aux mois précédents. Mais, ils assurent que cette augmentation ne dépend d’eux. « Là où on achète les vaches dans les villages, ça coûte cher, surtout celles qu’on achète à Bamako. Elles coûtent très cher avec le dédouanement. Donc, si on achète à un prix élevé, on revend naturellement à un prix élevé. C’est pourquoi les bêtes coûtent cher actuellement », soutient le président du parc de Simbaya Gare.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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