Tueries lors des manifestations : « il y a des manifestants qu’on a arrêtés armés » (Aly Kaba)

10 juillet 2021 à 19 07 22 07227

L’émission « La Grande interview » de Guineematin.com a reçu ce samedi, 10 juillet 2021, l’honorable Aly Kaba, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale. A cette occasion, le député uninominal de Kouroussa est revenu sur la répression des manifestations politiques et sociales ces dernières années en Guinée. Il a laissé entendre que les nombreux morts et autres dégâts enregistrés à l’occasion des mouvements de protestation sont dus au fait que certains manifestaient avec des armes, dans le but de commettre des violences.

  « On a souvent du mal à faire la part des choses entre qui est manifestant au sens propre, conformément à la Cconstitution, qui n’utilise aucune arme, et qui est fauteur de troubles. Souvent, on voit dans les manifestations, des manifestants qui sont armés. Il y a des manifestants qu’on a arrêtés, armés. On a même des images où on voit des manifestants qui sont armés. Et on a même eu des agents des forces de l’ordre qui ont été tués, décapités. Les gens l’ont fait avec des coupe-coupe.

Quand on a attaqué le train, brûlé des pneus, attaqué des citoyens, brûlé des stations, est-ce que les gens se sont servis de cailloux pour le faire ?  Non. Et ce n’est pas l’Etat qui le fait, ce sont des manifestants. Pensez-vous qu’ils le font sans armes ? Acceptez qu’on admette certaines réalités. C’est vrai qu’il y a des situations malheureuses qui se passent, mais l’État a toujours cherché à identifier les auteurs. Et s’ils sont reconnus coupables, ils sont punis. C’est ça aussi la vérité, il ne faut pas le nier », a dit ce responsable du parti au pouvoir.

Il ajoute d’ailleurs que les expertises médicales ont révélé que les victimes de ces manifestations ont souvent été blessées ou tuées à l’aide de fusils de chasse, de coupe-coupe et de frondes. C’est pourquoi, l’honorable Aly Kaba dément les ONG internationales qui ont rapporté que les agents qui sont déployés pour le maintien d’ordre vont sur le terrain avec des armes létales. Il dénonce des rapports partisans qui contiennent beaucoup d’informations erronées.

« Je suis d’accord qu’une ONG fasse son travail, mais qui ne voit pas qu’une cloche, n’entend pas qu’un son. Vous êtes d’accord avec moi que même le travail que vous êtes en train de faire, vous avez besoin du recueil de l’information, de son traitement et de sa diffusion. Quand vous écoutez une partie et qu’elle vous donne sa version des faits, est-ce que ça suffit ? On a souvent vu que ces ONG sont souvent pilotées par des militants. Je ne vais pas vous les citer mais vous les connaissez. Donc, ce que ces ONG rapportent, ce n’est pas la parole d’évangile », a dit le chef de la majorité parlementaire.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Reprise des manifestations en Guinée : Cellou Dalein donne son accord sur le principe

10 juillet 2021 à 19 07 12 07127

Au cours de la dixième assemblée générale virtuelle de l’UFDG, tenue ce samedi 10 juillet 2021, Cellou Dalein Diallo a répondu à la jeunesse de son parti, qui a appelé récemment à la reprise des manifestations politiques, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Le principal opposant guinéen a annoncé que la direction nationale de l’UFDG a examiné cette demande et qu’elle est d’accord sur le principe. Il s’agira maintenant, dit-il, de déterminer les dates et les formes des manifestations à organiser.

« Manifester dans les rues et sur les places publiques est un droit constitutionnel. Alpha Condé empêche les Guinéens, l’opposition politique d’exercer ce droit, en invoquant des arguments qui ne tiennent pas du tout la route. Donc la direction nationale du parti a examiné la requête des jeunes et a dit que sur le principe nous sommes d’accord. Maintenant on va attendre la fin des examens scolaires pour définir ensemble aussi bien les dates que les formes que ces manifestations vont prendre », a déclaré le président de l’UFDG. Une annonce accueillie avec des applaudissements par l’assistance.

« Je vous demande de rester mobilisés, parce qu’on ne peut pas continuer à se soumettre comme ça à l’injustice, à la violence, aux abus de ce pouvoir », a-t-il ajouté, avant de s’adresser à l’ensemble des Guinéens, leur demandant de comprendre l’UFDG. « C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG, non. Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Nous sommes les victimes et les bourreaux, c’est le gouvernement d’Alpha Condé.

Ce sont eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes. Ce sont eux qui blessent les gens, dont certains sont paralysés. Ceux qui veulent la paix dans le pays, qui considèrent qu’ils sont des bonnes volontés ou des bons médiateurs, mais qu’ils disent au tyran d’arrêter de tuer et de donner droit à la justice à ceux qui sont morts. Qu’il libère les prisonniers parce qu’il sait pertinemment qu’ils n’ont rien fait », a dit Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Baadiko sur le cas des détenus politiques : « c’est un agenda politique et non judiciaire »

10 juillet 2021 à 17 05 36 07367

Invité de l’émission « La Grande interview » de Guineematin.com, ce vendredi 9 juillet 2021, l’honorable Mamadou Baadiko Bah a abordé plusieurs sujets d’actualité, dont celui de la détention de nombreux responsables et militants de l’opposition. Le président du parti Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale, dénonce un agenda politique derrière ce dossier. Car, pour lui, il n’y a pas de raisons que ces opposants soient gardés tout ce temps en prison sans être jugés.

Mamadou Bah Baadiko, président de l’UFD

« C’est totalement anormal qu’on les accable autant et qu’ils ne soient pas jugés. Ils sont en prison depuis 8 à 9 mois, mais ils ne sont toujours pas jugés. Je me dis que c’est agenda politique, il n’est pas judiciaire. Ils vont choisir le moment opportun pour les passer en jugement, ils vont choisir le moment opportun pour dénouer la chose. Sinon, il n’y pas de raisons que depuis 8 mois, ils ne soient pas jugés », a déclaré l’opposant, qui regrette par ailleurs la fermeture des locaux de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) et l’interdiction de voyager imposée à ces responsables.

Ces dernières semaines, plusieurs opposants guinéens ont été graciés, après avoir présenté des excuses et demandé la clémence du président de la République, Alpha Condé. Si certains opposants critiquent cette situation, le président de l’UFD, lui, l’applaudit. « Ni vous, ni moi, ne sommes à Coronthie. Ce sont eux (les détenus) qui savent ce qu’ils vivent là-bas. Si quelqu’un se bat pour trouver un moyen de sortir de là, vraiment je ne peux pas lui en vouloir. Il faut que les gens comprennent ça : c’est un pouvoir dictatorial qui est là, il fait des gens ce qu’il veut. Donc si les détenus trouvent le moyen de sortir, j’applaudis cela », a dit l’honorable Mamadou Baadiko Bah.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

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Dinguiraye : 2 personnes mortes après avoir consommé une eau souillée

10 juillet 2021 à 17 05 23 07237

Deux personnes sont décédées à Dinguiraye, après avoir bu une eau impropre à la consommation. Deux autres personnes ayant présenté les mêmes symptômes sont aujourd’hui en convalescence, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Le 28 juin 2021, Mamadou Ly, 50 ans, est mort des suites de diarrhée, à Sabèrè Faran, un village relevant du district de Fammèrè Lydoubhé, dans la sous-préfecture de Banora (Dinguiraye). Une dizaine de jours plus tard, Fadima Diallo, 60 ans, est décédée dans des circonstances similaires, le 6 juillet 2021, dans la même localité.

Deux autres habitants du village, des jeunes garçons, sont tombés malades, faisant également la diarrhée. Informée de cette situation, la direction préfectorale de la santé a déployé une équipe sur le terrain pour des investigations. Et à l’issue de leurs travaux, les enquêteurs ont conclu que c’est l’eau consommée par ces citoyens qui est à l’origine de cette situation.

« Dans ce village très reculé, les Hommes et les animaux partagent une seule source d’eau, c’est là-bas où tout le village s’approvisionne en eau. Après la tombée de la pluie, les eaux de ruissellement ont probablement entraîné des saletés dans la source, puisque le lieu n’est pas protégé. C’est ce qui a créé le problème », a confié Dr Aboubacar Sidibé, directeur préfectoral de la santé de Dinguiraye.

Face à cette situation, la DPS a fait plusieurs recommandations, dont entre autres : filtrer et faire bouillir l’eau de boisson puis la refroidir pour la consommation et approvisionner le village en chlore pour le traitement de l’eau de boisson. Mais selon Dr Aboubacar Sidibé, pour résoudre durablement ce problème, il faut mettre en place au moins un puits artisanal amélioré dans ce village pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Vol à main armée et assassinat : 3 jeunes lourdement condamnés à Coyah

10 juillet 2021 à 13 01 58 07587

Le tribunal de première instance de Coyah a condamné hier, vendredi 9 juillet 2021, trois jeunes qui étaient jugés pour des faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée, détention illégale d’armes et assassinat. Les accusés ont écopé de peines allant de 5 à 30 ans de réclusion criminelle, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Aliou Diallo alias Bac13, Ibrahima Sory Diallo alias Mo et Sékou Traoré, ont été arrêtés par la gendarmerie de Coyah, à la suite de plusieurs attaques à mains armées enregistrées en 2019 dans cette préfecture. Au cours de l’une de ces attaques, Boubacar Barry, un habitant de la localité de Bentouraya, a été tué par balles dans la nuit du 29 avril 2019. Les trois jeunes, accusés d’avoir perpétré ces attaques, ont été placés sous mandat le 24 mai 2019. En comparaissant devant le tribunal criminel de Coyah, les accusés ont tous rejeté les faits mis à leur charge.

« On m’a arrêté seul et conduit à la BAC10. Les agents m’ont frappé et torturé. Ils ont cité plusieurs attaques à mains armées survenues au pont KK, à Gombonya et à Coyah, mais je n’ai rien reconnu, parce que je n’ai jamais participé à une association de malfaiteurs », a déclaré Mamadou Aliou Diallo.

« Je suis maçon. Je n’ai jamais fait usage d’une arme de guerre. Je n’ai jamais participé à une opération armée. Je ne suis au courant de rien dans cette affaire », a dit Sékou Traoré. Même son de cloche chez Ibrahima Sory Diallo alias Mo.

Mais la représentante du ministère public a aussitôt balayé les arguments des accusés. Djénè Cissé a indiqué que ce groupe est responsable de plusieurs attaques à mains armées perpétrées dans la préfecture de Coyah. « Dans le groupe, il y a un certain Ibrahima Kalil Keïta alias Toguin (un militaire) qui n’a pas été interpellé, alors qu’il est considéré comme le pivot dans cette affaire. Pour Sékou Traoré qui est chauffeur, il a mis son véhicule à la disposition de ces malfrats pour réaliser leurs opérations.

Il est complice pour le vol qui s’est produit à Gombonya, chez Sékou Doura Traoré. Au pont de KK aussi, ils ont utilisé son véhicule pour réaliser l’attaque. Il a aidé ces personnes à réaliser leurs forfaitures. Mais par rapport à l’assassinat de Boubacar Barry, on ne peut pas lui imputer cette responsabilité, parce qu’il n’a pas participé à cette opération. Pour Mamadou Aliou Diallo, il a été cité dans cette affaire, mais en aucun cas il n’a participé à une opération. On ne trouve aucun indice qui peut l’incriminer. 

Concernant Ibrahima Sory Diallo alias Mo, les faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat sont établis à son égard. C’est pourquoi, le ministère public vous demande d’acquitter Mamadou Aliou Diallo, de condamner Sékou Traoré à 5 ans de réclusion et 50 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille de Sékou Doura Traoré, et condamner Ibrahima Sory Diallo alias Mo, à 20 ans de réclusion criminelle et 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille du défunt Boubacar Barry », a requis la procureure.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a demandé au tribunal d’acquitter purement et simplement Mamadou Aliou Diallo et Sékou Touré, et d’accorder de larges circonstances atténuantes à Ibrahima Sory Diallo. Mais dans sa décision, le tribunal a reconnu tous les trois accusés des faits qui leur sont reprochés. Il a condamné Mamadou Aliou Diallo à 5 ans de réclusion criminelle, Sékou Traoré à 10 ans de réclusion criminelle et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle. 

Une décision surprenante pour l’avocat de la défense qui promet de l’attaquer devant la Cour d’appel de Conakry. « C’est une décision amer. Le ministère public avait requis l’acquittement pour Aliou Diallo, 5 ans de réclusion contre Sékou Traoré et 20 ans contre Ibrahima Sory Diallo, alias Mo. Mais je suis vraiment étonné que le tribunal criminel dans sa décision, condamne Mamadou Aliou Diallo à 5 ans, Sékou Traoré à 10 ans et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle.

C’est une décision excessive et anormale. Le droit n’a pas été dit dans cette affaire, le tribunal est passé à côté. C’est pourquoi on ne va pas se limiter à ce stade, on va relever appel de la décision pour que la cour d’appel de Conakry examine cette affaire à nouveau », a déclaré Me Abdoulaye Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Conakry : F2DHG présente les résultats de son étude sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19

10 juillet 2021 à 11 11 53 07537

La pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée. C’est la conclusion d’une étude menée par l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG). L’organisation de la société civile a présenté les résultats et validé le rapport de cette étude ce vendredi, 9 juillet 2021, à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la cérémonie.

Dans plusieurs du monde, le constat révèle que les violences à l’égard des femmes ont connu une augmentation, suite aux restrictions de libertés imposées par la pandémie de Covid-19. C’est ce qui a amené l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée (F2DHG) à lancer le 20 mars 2021, un projet intitulé « Lutte contre les violences faites aux femmes en période de Covid-19 », grâce au soutien financier d’OSIWA-Guinée.

Et la première phase de ce projet a consisté à mener une étude sur la typologie et la cartographie des violences faites aux femmes en période de Covid-19 en Guinée. Confiée à un cabinet de consulting, cette étude a été réalisée sur une période de deux mois dans 12 communes urbaines du pays, dont la zone du Grand Conakry. Au terme de leurs travaux, les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que la pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée.

« Globalement, nous avons eu à interviewer 992 personnes. Et en fonction des résultats, nous pensons que l’étude s’est déroulée dans les meilleures conditions. Les principales conclusions de nos études sont les suivantes : de façon générale, il y a eu une exacerbation des violences au niveau des ménages pendant le Covid-19. Il y a eu plusieurs formes de violences telles que : les insultes, les humiliations, les mariages forcés, les viols et autres types de violences », a indiqué Soumaïla Bayo, le consultant du projet.

Sur les 12 communes touchées par l’étude, celle de Coyah arrive en tête du classement, avec 39% de taux de violences faites aux femmes. Le stress, la détérioration des conditions socio-économiques et la limitation des déplacements sont évoqués comme étant les causes de cette situation qui affecte les femmes. Des résultats que l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée compte mettre à profit pour mener des actions concrètes sur le terrain, en vue de lutter contre les violences à l’égard des femmes.

Moussa Yero Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Ce travail va permettre à beaucoup d’organisations d’avoir des éléments sous la main pour pouvoir parler des violences faites aux femmes spécifiquement en période de Ccovid-19. C’était l’objectif visé par rapport à cette étape de notre projet de lutte contre les violences faites aux femmes qui a été lancé au mois de mars dernier. Donc, ce n’est qu’une phase d’un projet. Maintenant qu’on a le rapport validé sous la main, cela va nous permettre de continuer le travail.

C’est-à-dire en allant vers les communautés et sensibiliser ces communautés pour mieux les outiller à savoir préserver les femmes en période de pandémie. Mais aussi, ça nous permettra de toucher les organisations de la société civile qui sont citées dans ce rapport, et sensibiliser toutes ces communautés aux risques liés aux violences faites aux femmes en période de Covid-19, ça va être la prochaine étape ce projet », annonce la journaliste Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG F2DHG.

Au nom du ministère des droits et l’autonomisation des femmes, la cheffe de cabinet du département a salué cette initiative de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains Guinée (F2DHG). Ramatoulaye Camara a invité l’ensemble des acteurs concernés à se servir des résultats de cette étude pour orienter les actions sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes.

« La réalisation d’une enquête sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19 répond à la nécessité de considérer l’impact de cette pandémie sur les hommes et les femmes, afin de fournir une réponse adaptée aux besoins et aux défis. Les résultats de cette étude doivent être utilisés par l’ensemble des partenaires comme un outil d’orientation et de prévention pour inverser la tendance des violences faites aux femmes durant et après cette pandémie », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création en 2013, l’ONG Femmes, Développement des Droits Humains en Guinée (F2DHG) œuvre pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales, mais aussi pour l’émancipation des femmes à travers leur formation et leur sensibilisation pour la connaissance de leurs droits, leur autonomisation et leur implication dans le processus de développement poitique et socioéconomique et politique de la Guinée.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Accord entre l’APB et la FESABAG : la grève des travailleurs des banques évitée

10 juillet 2021 à 9 09 59 07597
Signature convention collective entre l’APB et la FESABAG

La grève annoncée dans le secteur des banques, institutions de micro-finances et assurances de Guinée n’aura finalement pas lieu. Après quelques jours de négociations, l’association professionnelle des banques (APB) et la fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro-finances de Guinée (FESABAG) sont parvenus à un accord permettant d’éviter cette grève.

Les deux parties ont signé la nouvelle convention collective des travailleurs qui était la principale revendication de la FESABAG. La cérémonie de signature a eu lieu dans la soirée du vendredi, 9 juillet 2021, en présence du gouverneur de la banque centrale de la République et de l’inspecteur général du travail.

Composée de 32 articles, cette nouvelle convention collective va entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle va améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des employés des banques, institutions de microfinances et assurances de Guinée. Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, est revenu sur les conditions d’application, de dénonciation et de révision de ce document.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

« Cette convention pourra être dénoncée par l’une ou l’autre partie au plutôt 5 ans après sa date de signature. Elle pourra être révisée ou dénoncée en tout ou partout à toute époque par l’une des parties contraintes donnant un préavis de 3 mois signifié à l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception à l’inspection générale du travail. La notification de la révision et de la dénonciation doit préciser les motifs et soutenir un projet de nouvelle convention.

La partie qui prendra l’initiative de la dénonciation devra accompagner sa lettre d’un nouveau projet de convention sur les points mises en cause, afin que les pourparlers puissent démarrer sans retard et dans un délai qui n’excède pas 3 mois après réception de la lettre recommandée qui la motive. De toute façon, la convention reste en vigueur jusqu’à l’application de la nouvelle convention signée par la suite de la dénonciation et de la demande de révision formulée par l’une des parties », a-t-il expliqué.

Le président de l’APB, Guy Laurent Fondjo, et le secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, ont tous les deux exprimé leur joie par rapport à l’obtention de cet accord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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