Conakry : la coordination des associations (Labé Sangni et Kayana) rend hommage à feu Elhadj Biro Kanté

17 juillet 2021 à 19 07 36 07367

Organisé par les « descendants de Soumaoro Kanté  », ancien empereur du royaume Sosso, un ‘’Fidaou’’ en hommage au patriarche Elhadj Biro Kanté s’est tenu hier, vendredi 16 juillet 2021, à Ratoma. La cérémonie de prière et de lecture du Saint Coran s’est déroulée au domicile de ce désormais ancien doyen des Kanté, en présence du Khountigui de la Basse  Côte, des sages, fils et filles venus de toutes les régions de la Guinée, constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

L’objectif de cette rencontre est de formuler des prières pour le repos de l’âme du patriarche Elhadj Biro Kanté et de tous leurs devanciers.

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

« Nous sommes aujourd’hui ici pour un Fidaou que la coordination des associations de Labé-Sangi a organisé pour le repos de l’âme d’Elhadj  Biro Kanté qui était notre patriarche. La coordination des associations de Labé-Sangni regroupe 3 composantes du sosso que sont : les Labe sangni, c’est-à-dire la Basse Guinée, de Sansalé jusqu’à l’aéroport de longueur, les descendants de Soumaoro Kanté et les dialonkés. Puisque les descendants de la basse côte sont des sosso, les descendants de Soumaoro sont des dialonkés. Donc, cette organisation a été faite par les dialonkés pour le repos de l’âme d’un des leurs », a dit Elhadj Ibrahima Bangoura au nom de tous les participants à cette cérémonie.

Selon l’ancien député de l’UFR, la coordination des associations des Labé-Sangni, composée des descendants du roi Sosso, Soumaoro Kanté, se trouve aujourd’hui dans toute la Guinée à travers différents noms. Et, Elhadj Biro Kanté à l’hommage duquel la présente cérémonie a été organisée s’est beaucoup battu pour que cette coordination voit le jour.

« La coordination des associations des Labé-Sangni, les descendants de Soumaoro Kanté et de Kayana regroupe presque l’ensemble de la Guinée. Si vous prenez la Guinée d’aujourd’hui, dans toutes les 4 régions naturelles, vous rencontrez les Dialonkés et cela déborde dans les pays voisins, notamment au Libéria, en Sierra Leone, ainsi qu’au Sénégal. Lorsque vous prenez les descendants de Soumaoro Kanté, il y a 33 noms qui dérivent de ce patronyme de Soumaoro Kanté. Et, on les rencontre partout. Cette coordination des associations est une initiative des descendants de Soumaoro Kanté et de Kaya pour promouvoir paix et l’unité nationale. C’est une initiative pour que notre pays soit une véritable nation. L’homme pour qui nous sommes réunis ici aujourd’hui, si je vais parler de lui, je dirai que c’était un homme de paix et de l’unité nationale. Elhadj Biro Kanté était un homme multidimensionnel. Il avait en lui plusieurs choses que tous les Guinéens ont admirées. D’abord, il était un combattant farouche pour la liberté et l’indépendance de notre pays, la Guinée, et de l’Afrique. Non seulement il était combattant pour la liberté de la Guinée et d’autres pays, mais aussi, c’était quelqu’un qui s’est beaucoup battu pour que la coordination des associations de Labé-Sangni et de Kayana puisse voir le jour. Donc, avec cette coordination des associations de Labé-Sangni et Kayana, nous avons œuvré pour l’unité et la concorde dans dans notre pays », a expliqué Elhadj Ibrahima Bangoura. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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Le président du district de Dankakoro au maire de Siguiri : « nous n’avons pas besoin de ta reconnaissance »

17 juillet 2021 à 18 06 23 07237
Danka Moussa Magassouba, nouveau président de district de Dankakoro

Ce n’est pas le parfait amour actuellement entre le conseil du district de Dankakoro (récemment installé) et le maire de la commune urbaine de Siguiri. Et, les deux ne cachent pas leur différend et se fond la guerre par médias interposés. La pomme de discorde réside dans la légalité de ce bureau installé par le préfet, le Colonel Moussa Condé. Elhadj Koumba Sékou Magassouba, le maire de la commune urbaine de Siguiri, dit qu’il ne reconnait pas ce bureau parce que l’autorité préfectorale qui l’a installé n’a pas la compétence de le faire. Mais, pour Danka Moussa Magassouba, le président du conseil du district de Dankakoro, le bureau qu’il dirige n’a pas besoin de la reconnaissance de l’autorité communale. Et d’ailleurs, il demande au maire d’aller régler ses problèmes avec sa hiérarchie et de foutre la paix à la population de Dankakoro.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, il y a plus d’une année que le district de Dankakoro n’a pas de conseil. Le bureau qu’y était a démissionné depuis longtemps et le maire de la commune urbaine de Siguiri n’a jamais voulu mettre en place un autre bureau pour diriger ce district qui relève pourtant de sa juridiction géopolitique. C’est donc face à ce vide que le préfet de Siguiri a pris la responsabilité d’installer un bureau composé en consensus avec les populations de Dankakoro. Et, il ne fallait pas plus pour réveiller le maire de la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba, de sa torpeur et s’attirer sa foudre de colère.

« Ce bureau qui vient d’être installé par la préfecture est leur bureau. Moi, étant le maire de la commune urbaine dont relève le district, je ne reconnais pas ce bureau. Et, je ne veux pas voir un seul membre de ce bureau à la mairie. Je suis le seul à pouvoir installer un bureau de district relevant de ma juridiction », a-t-il déclaré, remettant en cause la compétence du préfet à installer un district.

Cependant, sa menace contre les membres de ce bureau installé par le préfet n’est pas passée inaperçue. Et, dans une sortie ce samedi, 17 juillet 2021, le président du conseil de district de Dankakoro, Danka Moussa Magassouba, a rendu au maire la monnaie de sa pièce.

« Il y a plus d’une année notre village n’a pas d’autorité, l’ancien bureau a officiellement démissionné. Le maire n’a jamais pris la décision pour mettre en place un bureau s’il voulait réellement le progrès de ce village. Et, quand les sages lui ont écrit, il a classé sans suite. Maintenant, le préfet prend une décision pour mettre en place un bureau il (le maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba) conteste ce bureau. Aujourd’hui nous sommes installés par la grâce de Dieu. Et, le village nous soutien. Donc, nous n’avons pas besoin de sa  reconnaissance. S’il a un problème avec ses autorités qu’il le règle avec eux », a prévenu Danka Moussa Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Dr Faya sur la libération d’Ousmane Gaoual et Cie : « il faut continuer le combat pour les autres »

17 juillet 2021 à 18 06 20 07207

Depuis la libération ce samedi, 17 juillet 2021, de Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Cellou Baldé (tous hauts cadres de l’UFDG et proches collaborateurs de Cellou Dalein Diallo), les réactions fusent de partout pour se réjouir d’une avancée vers la décrispation du climat politique tendu dans le pays. Au Bloc Libéral (BL), on salue une « excellente chose dans la bonne direction ».

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, Dr Faya Millimouno, le leader du BL, a appelé à la continuation du combat pour la libération des autres prisonniers politiques encore incarcérés à la maison centrale de Conakry.

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

« C’est une excellente chose que nos collègues aient pu recouvrer leur liberté. Même si on appelle cette liberté de provisoire ; Ça leur permet quand-même de se mouvoir, aller voir un ami, penser à leurs enfants, être aux côtés de leurs familles. C’est quelque chose de très précieux. Et, donc je suis très content. Mais, je continue à en demander plus. Parce que d’autres sont encore là en prison. Foniké Mangué, Etienne Soropogui, Mamady Onivogui (…) sont encore en prison. Eux aussi peuvent bénéficier soit d’une grâce pour ceux qui ont été déjà condamnés ou alors d’une libération provisoire pour ceux dont l’instruction du dossier est terminée comme le cas d’Ousmane Gaoual, Abdoulaye Bah, Chérif Bah et Cellou Baldé… Je crois que tout acte posé dans le sens de libérer les détenus politiques part dans la bonne direction, donc un pas vers une décrispation. Est-ce que c’est encore suffisant, je dis non ; parce que je viens de vous citer plusieurs noms d’autres collègues qui sont en prison. Tant qu’ils seront en prison, il faut continuer le combat jusqu’à ce qu’eux aussi soient libres et qu’ils retrouvent leurs familles. Leur place n’est pas à la maison centrale ; mais auprès de leurs familles », a indiqué Dr Faya Millimouno.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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COVID-19 à Labé : une journaliste de la radio Espace Foutah testée positive

17 juillet 2021 à 17 05 44 07447

L’information a été donnée ce samedi, 17 juillet 2021, par Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. Une journaliste de la radio Espace Foutah a été testée aujourd’hui positive au COVID-19. Notre consœur, dont l’identité n’a pas encore été révélée au public, était allée à l’hôpital pour se faire consulter pour une autre maladie. Mais, les médecins lui aussi soumis au test COVID-19. Et, le résultat de son test s’est révélé positif.

Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé

« C’est effectif, une journaliste de la radio espace Fm Foutah a été testée positive par la CT-EPI de Labé. On nous apprend qu’elle était venue se faire consulter pour une autre maladie. On a commencé les investigations là- dessus. Nous allons partir à la radio pour voir s’il y a des journalistes qui ne sont pas vaccinés contre le COVID-19. Nous allons également partir dans leurs familles respectives pour faire les mêmes investigations. En ce qui concerne la journaliste, elle n’est pas hospitalisée pour le moment, elle est à domicile parce qu’elle ne présente pas les symptômes et ne souffre pas. Seulement, elle est positive au COVID-19. Nous communiquons avec elle, si toutefois la maladie s’intensifie, elle va être transférée au CT-EPI. Au cas contraire, elle va continuer son auto-confinement. Selon les informations que j’ai reçues, elle n’a pas été  vaccinée contre le COVID-19. C’est pourquoi, nous demandons à tout le personnel de la radio, de venir se faire tester pour éviter que le virus se propage dans leur local. Malgré cela, ces journalistes sont en vacance et la plupart d’entre eux sont à la maison. Cela prouve à suffisance que la maladie est toujours présente à Labé. Pour la seule journée de ce samedi 17 juillet 2021, on a enregistré quatre autres nouveaux cas positifs de COVID-19 », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Humanitaire : MTN Guinée au secours du Centre d’accueil des albinos de Conakry

17 juillet 2021 à 16 04 46 07467

Donner du sourire aux personnes vulnérables, c’est l’objectif que se fixe MTN-Guinée. C’est dans ce cadre que cette société de téléphonie mobile a procédé hier, vendredi 16 juillet 2021, à la remise officielle d’un don composé de vivres et de non vivres au centre d’accueil des personnes atteintes d’albinisme situé à Sangoyah, dans la commune de Matoto. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de son programme d’investissement social qui vise à assister les nécessiteux dans  plusieurs domaines de la vie. Ce don d’une valeur de 10 millions de francs résulte de la cotisation individuelle des employés de MTN-Guinée. La cérémonie a réuni cadres du ministère de l’Action sociale, les responsables de MTN, la Confédération nationale des albinos de Guinée. Le tout placé sous la présidence de la ministre de l’action sociale, Hadja Aissata Daffé, constaté un reporter de Guineematin.

N’fa Siaka Keita, Directeur des ressources humaines à MTN-Guinée

Représentant du directeur général de MTN Guinée, N’fa Siaka Keita, directeur des ressources humaines de ladite société, a déclaré : « Présent en Guinée depuis avril 2006, MTN est acteur principal du développement socioéconomique de la Guinée. En plus de sa mission principale, MTN offre un nouveau monde où tout le monde bénéficie des privilèges du monde connecté. Il s’intéresse aussi dans le développement des communautés à travers des programmes sociaux, dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la promotion des jeunes filles et l’autonomisation des femmes. C’est dans ce souci que des projets de charité donnant du sourire aux orphelins ont été conçus et accomplis, grâce aux efforts des travailleurs de MTN et ses partenaires, notamment le ministère de l’Action sociale et de l’enfance. À travers cette relation, nous comptons soutenir les initiatives du gouvernement dans la protection de la petite enfance, la lutte contre les discriminations sociales à l’égard des couches vulnérables, la promotion du genre et de l’équité qui sont en harmonie avec les valeurs de MTN.  Nous souhaitons avoir un impact sur notre communauté à travers ce don qui est composé de 20 matelas, 9 cartons de vêtements, 22 sacs de riz, 3 cartons d’huile et 7 cartons de lait en poudre. C’est un appui d’une valeur de 10 millions de francs. Avec cette œuvre, nous pensons que nous seront à mesure de toucher la sensibilité de tous ceux-là qui œuvrent dans la promotion de l’enfance. Au nom de tous les employés, je vous rassure que nous serons à votre entière disposition pour tous les projets futurs qui peuvent nous amener à changer et à contribuer pleinement à l’épanouissement des personnes vulnérables ».  

Mohamed Saliou Cheick, secrétaire administratif de la confédération nationale des albinos de Guinée

Les heureux bénéficiaires du don, par la  voix de Mohamed Saliou Cheick, secrétaire administratif de la confédération nationale des albinos de Guinée, ont remercié la MTN Guinée pour sa générosité. « Créé depuis 2008, ce centre d’albinisme compte aujourd’hui 25 jeunes élèves albinos dont 13 filles. La confédération nationale des albinos de Guinée est une ONG à but non lucratif, qui œuvre dans le sens de promouvoir et d’offrir un lendemain meilleur à cette couche sociale longtemps marginalisée. Évoluant depuis plusieurs années dans de nombreux secteurs socio-éducatifs, de la santé… elle offre également un cadre de vie à toutes les couches vulnérables, mais aux personnes atteintes d’albinisme au particulier. Ce centre qui nous accueille aujourd’hui a la capacité d’accueil de 100 enfants. Nous voulons zéro d’enfant dans la rue d’ici 2025. Cher partenaire MTN, depuis votre arrivée en Guinée, la population a eu un accès facile à la téléphonie. Par le biais de notre partenariat, nous vous remercions au nom de notre confédération de nous offrir ce don.  Nous demandons toujours à nos partenaires d’offrir un cadre d’aide socioéducatif en fourniture scolaire à nos enfants vivants avec nous ici au centre, un accompagnement en vivre alimentaire et vestimentaire, offrir un stage ou un emploi garanti à nos jeunes diplômés au sein de votre entreprise MTN Guinée, une prise en charge de la maladie liée au cancer de peau », a lancé Mohamed Saliou Cheick.

Hadja Aissata Daffé, ministre de l’action Sociale et de l’Enfance

En présidant cette cérémonie de remise, la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance a rassure ces enfants albinos de sa détermination et celle de son département à défendre leurs droits. « Dans nos familles et sociétés, l’albinisme fait partie des phénomènes qui souffrent encore d’incompréhension. L’apparence physique des personnes souffrant d’albinisme est souvent l’objet de croyances et de mythes erronés  découlant de la superstition d’où les nombreux et regrettables cas de marginalisation perceptibles par la stigmatisation à l’endroit de ce groupe social.  Les femmes qui donnent naissance à des enfants atteints d’albinisme sont parfois répudiées par leurs maris et rejetées par leur famille. Quant aux enfants, certains sont abandonnés par leurs parents à cause de l’apparence de leur peau, des déficiences dont ils souffrent des fois en raison de leur maladie, et de la croyance selon laquelle ces enfants porteraient malheur.  Ces préjugés fortement encrés auxquels sont confrontés les personnes souffrant d’albinisme les empêchent d’avoir l’accès à des soins de santé adaptés, aux services sociaux, à une protection juridique et à la réparation en cas de violation de leurs droits.  C’est pourquoi nous adressons nos remerciements à MTN Guinée pour le don de matériels et de bourses. Symbolique par l’intention, précieux par la nature, ce don a le mérite de donner le sourire et de susciter l’espoir aux enfants atteints d’albinisme dont le nombre est de plus en plus croissant dans nos villes. Veuillez recevoir, monsieur  le directeur et toute votre vaillante équipe, l’expression de notre gratitude. Je plaide pour une formalisation du partenariat entre nos deux institutions pour une meilleure prise en compte des besoins des vulnérables. Notre détermination se mesure notamment par l’élaboration d’une loi spécifique pour la promotion et la protection des personnes atteintes d’albinisme. Réel espoir, cette loi veille à répondre de manière proactive à la question de la protection et de la promotion des droits des personnes atteintes d’albinisme. Elle prévoit de nombreuses mesures allant de la formation du personnel de santé et des parents à la naissance d’un enfant atteint d’albinisme, à l’engagement des structures communautaires dans la protection de ces vulnérables.

Quant aux enfants, je ne suis pas ici uniquement en tant que ministre. Je suis là aussi en tant que mère porteuse de cette tendresse naturelle. Je voudrais vous assurer de ma détermination à inscrire la protection de vos droits dans les priorités de mon département ». 

À rappeler qu’en plus de ce don, MTN a remis des chèques à 5 élèves albinos dont 3 filles en termes de bourse d’étude.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Elhadj Thierno Madiou sur la libération de son fils, Abdoulaye Bah : « nous restons en attente de la volonté de Dieu »

17 juillet 2021 à 16 04 14 07147
Elhadj Thierno Madiou Bah, père de Abdoulaye Bah

C’est un ouf de soulagement pour les familles des quatre responsables de l’UFDG (Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Cellou) qui viennent de bénéficier d’une libération conditionnelle après plus de huit mois de détention à la maison centrale de Conakry. Dans la famille de l’ancien maire de Kindia, Abdoulaye Bah, la joie des retrouvailles se lit partout ce samedi, 17 juillet 2021. Son père, Elhadj Thierno Madiou Bah, rayonne de joie de retrouver son fils après des mois de souffrance et peine de la séparation. Le vieil homme de 81 ans dit se remettre à Dieu pour la suite des évènements dans cette affaire où sont fils (et bien d’autres personnes) est sur le banc des accusés.

« Cela fait presque 9 mois depuis qu’on (lui et son fils) ne se voit pas, maintenant il est chez moi ici (kaporo Rail). Je remercie Dieu, je suis très content et je remercie tous ceux qui ont concouru à leur libération. Je remercie tout le monde et nous restons en attente de la volonté de Dieu. Si c’est l’argent simplement qu’il (Abdoulaye Bah) voulait, il a travaillé pendant 5 ans à la Mairie de Namur (Belgique) avant d’enseigner au Canada. Mais, il est rentré dans son pays. Dieu l’a arrêté, Dieu l’a libéré. Nous remercions Dieu ».

Mamadou yaya diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé après la libération de son fils : « je souhaite une liberté définitive »

17 juillet 2021 à 15 03 52 07527
Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé

C’est avec une grande joie et de mots pleins de bénédiction que Hadja Saliou Dian Diallo a accueilli à Labé la libération ce samedi, 17 juillet 2021, de son fils Cellou Baldé à Conakry. L’ancien député uninominal de Labé et trois autres cadres de l’UFDG ont officiellement bénéficié d’une « liberté conditionnelle pour des raisons de santé ». Et, Hadja Saliou Dian Diallo prie pour que cette liberté soit définitive pour ces opposants qui ont fait plus de huit mois de prison à la maison centrale.

« Je suis très ravi d’apprendre cette bonne nouvelle. Je remercie le bon Dieu et tout le monde. Depuis l’arrestation de Cellou Baldé, notre famille a bénéficié de tous les soins venant de part et d’autre. Je souhaite qu’ils (les détenus libérés ndlr) retrouvent leur santé. En plus de cela, comme il s’agit d’une liberté provisoire, je demande humblement auprès des autorités qu’ils les libèrent définitivement. Quant à ceux qui sont toujours incarcérés, je demande qu’ils bénéficient des mêmes privilèges pour qu’ensemble on se donne les mains pour consolider la paix et développer notre pays », a dit Hadja Saliou Dian Diallo avec le visage plein d’espoir.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Grâce présidentielle : Macky Sall fait largement mieux qu’Alpha Condé à l’approche de la Tabaski

17 juillet 2021 à 15 03 15 07157

C’est indéniable ! Sur le plan de la charité et du pardon, le président sénégalais, Macky Sall est largement plus généreux que le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé. Alors que ce dernier se gratte les pieds et troque la grâce contre une demande de pardon, son homologue du Sénégal élargit, et sans aucune condition, 450 prisonniers qui croupissaient dans les différentes prisons de son pays. Ces nouveaux graciés de Macky Sall viennent ainsi s’ajouter à une liste de 557 autres prisonniers affranchis à la veille de la fête de Ramadan au pays de la Téranga. Béni soit l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles.

Il n’est un secret pour personne que les prisons de Guinée (surtout la fameuse maison centrale de Conakry) grouillent de détenus politiques et d’opinion. Des gens incarcérés dans ce lieu crasseux pour s’être opposés à l’injustice et l’instauration d’une dictature en Guinée. Ces opposants sont persécutés, humiliés et privé de liberté. Et, par moment, c’est le président Alpha Condé lui-même qui fait l’éloge des ‘’qualités thérapeutiques de la prison de Coronthie (maison centrale de Conakry)’’ pour intimider et tourner en dérision ces hommes opposés à sa gouvernance peu vertueuse. Quand ça lui chante, il extorque le pardon aux détenus en échange de liberté. L’équation : demande de pardon au président est égale à grâce présidentielle est érigée en règle. C’est devenu, depuis quelques temps, le précieux sésame qui ouvre la porte des prisons. Mais, quelle valeur peut-on accorder à un acte si la manigance prévaut sur la charité ? Par ce petit marchandage qui dévalue la valeur pouvoir de grâce, le président Alpha Condé croit pouvoir attirer la sympathie des guinéens et leur miroiter un humanisme dans le cœur d’une bête politique. Un peu de bon sens ne ferait rien à personne.

Si seulement Alpha Condé prenait le soin, comme il aime la loi de la comparaison quand il s’agit d’augmenter les prix des denrées, d’observer son voisin et homologue du Sénégal, il se rendra compte que sa générosité n’est rien comparée à ce dernier. 450 prisonniers graciés à la vieille de la grande fête musulmane de la Tabaski (l’Aïd El Kebir). A travers ce geste ce geste, Macky Sall vient d’éclairer les visages de 450 familles. Et, si on considère que la famille de chacun de ces prisonniers graciés est liée à d’autres familles dans ce pays de la Téranga, on peut aisément conclure que le président sénégalais vient d’accorder son pardon à plusieurs milliers de ses compatriotes.

Le président guinéen, Alpha Condé, pourrait bien être capable d’une telle générosité si les calculs politiciens et les coups bas contre ses opposants lui foutaient la paix le temps d’une petite réflexion sur le bien-être et le besoin de réconciliation des guinéens.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kaporo-rail : un véhicule percuté par le train Rusal Friguia

17 juillet 2021 à 14 02 19 07197

L’accident s’est produit dans la matinée de ce samedi, 17 juillet 2021, à Kopora-rail, dans la commune de Ratoma. Et, c’est un véhicule 4×4 qui a été violemment percuté par le train minéralier de Rusal Friguia. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais le conducteur du véhicule a été blessé.

Selon les témoignages recueillis sur place par un reporter de Guineematin.com, c’est aux environs de 9 heures que cet accident s’est produit. Le train était en provenance de la presqu’île de Kaloum lorsque ce véhicule, conduit par un vieil homme, est venu lui couper la route.  

« Le vieil homme a voulu passer les rails pendant que le train arrivait. Il s’est engagé, alors que les gens criaient pour l’en dissuader. Son véhicule a été percuté au niveau de l’aile droit, côté passager. Le vieux a été légèrement blessé au niveau du bras par des éclats de verre. Mais, il se plaint aussi de douleurs au cœur et au dos », a expliqué sous anonymat un jeune qui dit avoir suivi la scène.

A noter que le vieil homme a été évacué à l’hôpital pour faire des soins.

Nous y reviendrons !

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Dr Zoutomou sur la libération de Chérif Bah et Cie : « Alpha Condé cherche à noyer le poisson »

17 juillet 2021 à 14 02 10 07107

Comme annoncé précédemment, les réactions fusent de partout depuis la libération sous condition de quatre hauts responsables de l’UFDG (Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et Abdoulaye Bah) qui croupissaient à la maison centrale de Conakry depuis novembre 2020. A l’UDRP (Union Démocratique pour Renouveau et le Progrès), cette sortie de prison de ces opposants est perçue comme un écran de fumée des autorités guinéennes visant à berner et tromper la vigilance du peuple sur l’injustice qui sévit dans le pays.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 17 juillet 2021, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, le leader de l’UDRP, a dénoncé un « tape à l’œil et un acte insuffisant » pour détourner l’attention des guinéens sur la dictature du régime Alpha Condé.

Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

« Monsieur Alpha Condé cherche à noyer le poisson, parce qu’il a interpellé un de nos cadres dès après la signature de l’alliance qui montre notre détermination. Alors, comme il ne veut pas que les gens braquent leur regard sur eux, ils vont laisser les gens sous le couvert qu’ils sont malades, mais avec la condition qu’ils ne doivent pas quitter Conakry. Ça n’a aucune logique, puisque c’est des gens qu’on pouvait interpeller et ils ne sont pas des fuyards. Pourquoi on ne les a pas laissés dans leurs familles pour dire voilà : il y a eu une enquête qui plane sur vous, vous n’avez pas le droit de quitter Conakry sans l’autorisation des autorités. On n’a pas besoin de les mettre en prison pour ça. Alors, monsieur Alpha Condé cherche simplement à dire qu’il est humaniste, ces gens-là sont malades, hospitalisés ; mais, il est en train de les laisser rentrer dans leurs familles. C’est du tape à l’œil ; et pour moi, ce n’est pas un geste suffisant. On ne cessera pas de dénoncer ce qui se passe », a indiqué Dr Edouard Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Cellou Dalein : « cette libération ne peut réparer cette injustice et les préjudices causés à ces innocentes victimes »

17 juillet 2021 à 13 01 34 07347

Comme annoncé précédemment, quelques heures qu’ils aient bénéficié d’une « libération conditionnelle pour des raisons de santé », les opposants et hauts cadres de l’UFDG, Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et Abdoulaye Bah, ont regagné leur domicile ce samedi, 17 juillet 2021. Leur sortie de prison a été hautement saluée au sein de la classe politique et dans les rangs de l’UFDG. Mais, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG et principal opposant au régime Alpha Condé, appelle à ne pas perdre de vue le fait que ces cadres de son parti sont des « innocents ». D’ailleurs, la figure de prou de l’opposition guinéenne assure que cette liberté astreinte d’obligations ne peut pas réparer l’injustice et les préjudices causés à ces hommes politiques jetés en prison parce qu’ils ont eu une voix discordante aux désidératas de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah.

Cellou Dalein Diallo

« Je me réjouis pour mes collaborateurs qui vont retrouver la chaleur de la vie familiale et continuer à se soigner à domicile. Mais, il ne faut jamais oublier qu’ils sont des innocents tout comme beaucoup de leurs camarades tels qu’Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismael Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola HABA, déféré hier à la maison centrale. Cette libération conditionnelle ne peut réparer et même atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’UFDG, leur Parti », a écrit Cellou Dalein Diallo sur sa page facebook.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Liberté conditionnelle pour Chérif Bah et Cie : Jacques Gbonimy dénonce une « décision sélective »

17 juillet 2021 à 13 01 32 07327
Jacques Gbonimy, président de l’UPG

Comme annoncé précédemment, quatre opposants et responsables de l’UFDG écroués à la maison centrale de Conakry depuis novembre 2020 ont bénéficié hier, vendredi 16 juillet 2021, d’une « liberté conditionnelle » pour des « raisons de santé ». Bien que cette liberté soit assortie de beaucoup d’astreintes, la sortie de prison de Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahim Chérif Bah et Abdoulaye Bah est hautement saluée au sein de la classe politique. Mais, pour le leader de l’UPG (union pour le progrès de la Guinée), Jeacques Gbonimy, cette libération est une « décision sélective » de la part des autorités.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, cet ancien commissaire de la CENI s’est réjoui de la libération de ses amis de l’opposition, mais il a aussi dénoncé le fait que d’autres opposants malades et emprisonnés dans les mêmes conditions que ceux qui viennent d’être libérés n’ont pas bénéficié de cette largesse des autorités.

« Nous nous réjouissons de la libération de nos quatre collègues hier, bien que ça soit une liberté conditionnelle avec une interdiction de sortir de Conakry. C’est déjà une grande avancée pour la paix et la réconciliation dans notre pays. Donc, c’est un sujet de joie pour nous depuis hier. Mais, cette libération sélective nous amène à nous poser plusieurs de questions. La première est que les quatre qui ont été libérés ont été arrêtés en même temps qu’Étienne Soropogui (le président du mouvement Nos valeurs Communes). Pourquoi aujourd’hui on les libère et on laisse celui-ci en prison? La deuxième question est, pendant qu’on les libère et on pense que ça va aller à l’apaisement, on incarcère aussi Bogola Haba. On se demande même pourquoi cette accélération de l’affaire Bogola qui pouvait aussi être élargie et mise sous liberté conditionnelle. L’autre cas, c’est celui de Mamady Onivogui qui est aussi en prison depuis longtemps et on le laisse pour libérer d’autres. Donc, c’est une libération sélective qui nous amène à nous poser beaucoup de questions. Est-ce que c’est parce que ceux-ci ne sont pas de l’UFDG qu’ils sont laissés pour compte ? C’est vrai qu’il y a le cas du vice maire de la commune de Matam ; mais, nous pensons que la situation ne peut pas être réglée en procédant à des libérations sélectives de prisonniers. On a besoin que tous soient libérés pour que cette situation d’apaisement qu’on est en train de rechercher puisse être une réalité. Tant que cela n’est pas fait, je pense que c’est un coup d’épée dans l’eau parce que nous vivons dans un ensemble, ce n’est pas des particularités qui vont faire que les avis vont changer. Ils ont tous été arrêtés pour la même cause, c’est des prisonniers d’opinion. Si on doit libérer, ça doit être une libération collective. Mais, de cette façon, c’est une discrimination que nous condamnons fermement et nous exigeons la libération de tous les autres. Qui d’entre eux n’est pas malade ? Etienne Soropogui a séjourné à l’hôpital et on avait voulu même l’évacuer ; mais, il y a eu une fin de non-recevoir. Mamady Onivogui aussi a été hospitalisé. On ne peut pas dire que ceux qui sont sortis sont malades et les autres ne le sont pas. Ce n’est pas tout à fait valable. Donc, pour nous, c’est une libération sélective qui ne doit pas exister », a indiqué Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : Chérif Bah et Cie sont rentrés chez eux ce samedi (avocat)

17 juillet 2021 à 10 10 56 07567

C’est une véritable bouffée d’oxygène pour les opposants Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et Abdoulaye Bah. Ces quatre responsables de l’UFDG (écroués à la maison centrale de Conakry depuis novembre 2020), ont recouvré très tôt dans la matinée de ce samedi, 17 juillet 2021, en présence de leurs avocats. Leur libération fait suite à la « liberté conditionnelle » qu’ils ont bénéficié dans la soirée d’hier de la par des autorités. Me Salifou Béavogui salue cette libération et dit attendre la tenue du procès de ces détenus pour boucler cette affaire.

« Merci au bon Dieu, merci au Tout Puissant Allah, merci à monsieur le Président de la République, merci au ministre de la justice garde de Sceaux, merci à tout le personnel de la maison centrale de Conakry. Aujourd’hui c’est une réalité, quatre de nos clients qui étaient embastillé, qui étaient emprisonnés, arbitrairement détenus dans des poursuites que nous avons toujours qualifié de farfelus et d’infondées ont été remis en liberté pour raison de santé. Je veux parler de l’honorable Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, monsieur Chérif Bah et Abdoulaye Bah. Ils sont libres et ils sont rentrés. Ça fait aujourd’hui 8 mois 1 jour qu’ils étaient placés sous mandat de dépôt. Ils étaient placés sous mandat de dépôt au petit matin et dans la soirée du 16 novembre 2020. Ils sont venus d’eux mêmes à la police, personnes ne pouvait croire que ces éminents hommes politiques, ces grandes personnalités de notre pays pouvaient subir ce sort. Ils sont tombés malade ils ont rencontré toute sorte de difficultés…. Ces quatre qui viennent d’être libérés, nous attendons leur procès. Ils sont libérés avec conditions de ne pas sortir de Conakry et se présenter à toutes réquisitions. Nous aurions souhaité tout simplement que quand on a besoin d’eux de passer par leurs avocats, qu’on évite la méthode policière que nous connaissons. C’est à dire que filer un citoyen toute la journée et le soir tombé sur lui » a indiqué Me Salifou Beavogui après la sortie de prison de ses clients.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : 4 opposants recouvrent la liberté sans demander pardon

17 juillet 2021 à 10 10 14 07147

Il aura fallu deux événements majeurs pour que certains prisonniers politiques recouvrent la liberté. Même si c’est une liberté conditionnelle : le premier événement est l’annonce de la formation d’une nouvelle alliance politique regroupant tous les partis qui avaient justement formé l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD). Le deuxième événement est la décision du principal parti de l’opposition de reprendre les manifestations de rue. Et ce suite à la demande voire l’exigence de ses militants.

Ce n’est donc ni le dialogue politique ni la demande de pardon au chef de l’Etat qui a abouti à cet ouf de soulagement pour les désormais anciens pensionnaires de Coronthie et les leurs. En tout cas si la première hypothèse n’est pas totalement à exclure, la seconde, elle, n’était pas envisageable. Quelle que soit leur souffrance, les observateurs estiment qu’Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah et leur ainé Chérif Bah préféreraient le pire que demander pardon. Arguant que, premièrement, demander pardon revient à reconnaitre sa faute. Et deuxièmement c’est parce que les intéressés ne se reprochaient de rien qu’ils avaient volontairement décidé de se présenter à leur convocation.

Après cette libération, même conditionnelle, Cellou Dalein Diallo et ses nouveaux alliés ont toutes les raisons de se frotter les mains. Le président de l’UFDG disait aux médias qu’il ne peut pas négocier le couteau sur la gorge. En levant partiellement ce couteau, le pouvoir lui ôte désormais un argument supplémentaire pour accepter la main tendue. Et les diplomates, au chevet de la Guinée, ne manqueront pas de mettre la pression sur celui qui s’était autoproclamé président élu après la présidentielle d’octobre 2020.

Mais Cellou et les siens devront faire face à l’autre paire de manche : seuls les responsables de l’UFDG ont recouvré la liberté. Les autres, à la fois acteurs politiques et activistes de la société civile, restent en prison. Or les mêmes ont défendu la même cause. Si le parti qui empêche Sékoutouréya de dormir se satisfait de la libération des siens pour aller à la table de négociation, alors que d’autres prisonniers, et non des moindres, sont encore à la Maison Centrale, il aura joué le jeu du pouvoir. Aucune raison ne justifierait qu’Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, Etienne Soropogui et Ismaël Condé et tous les autres anonymes restent en prison pendant que les quatre responsables de l’UFDG ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Tout porte à croire que, le chef de l’Etat, qui ne fait rien pour rien, souhaite tendre un nouveau piège à son principal opposant. Si ce dernier fléchit sa position il va s’attirer les foudres des autres détenus et les leurs. Or le geste présidentiel est assez significatif. Même si les opposants soutiennent que les détenus n’étaient rien d’autres que des otages du pouvoir. Et comme un otage remercie rarement ses ravisseurs, ils ne comptent pas donner l’impression de reconnaitre quelque gratitude au pouvoir.

Reste à savoir si, en lieu et place du fameux pardon qu’il a obtenu avec d’autres, le président Condé a arraché quelques concessions à Cellou Dalein Diallo. Ce qui est improbable. Dans tous les cas, Fodé Bangoura, nouveau coordinateur du cadre du dialogue, lui, ne manquera pas de brandir cette liberté provisoire comme un véritable trophée de guerre. Il estimera à tort ou à raison qu’il est pour quelque chose dans cette libération. Tout comme l’opposition dite constructive qui appelait sans cesse à la libération de ces personnes. Bref, les anciens bagnards risquent de faire l’objet d’une véritable récupération politique.

En attendant d’être fixés sur leur sort définitif, trois des quatre ex prisonniers, qui étaient des anciens élus de l’intérieur du pays, ne peuvent pas rentrer chez eux. Car liberté conditionnelle est différente de liberté tout court. Bien malgré tout, Labé, Kindia et Gaoual fêtent déjà leurs héros. Lesquels seront allés jusqu’au bout avec le très célèbre slogan d’un d’entre eux, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo : Gorko Suusay. Entendez, un homme doit être téméraire. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les autres prisonniers politiques, tant connus qu’anonymes, puissent obtenir la même mesure que leurs anciens codétenus.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Justice : Kéamou Bogola Haba placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale

17 juillet 2021 à 10 10 00 07007

Interpellé mercredi dernier à Lambanyi (dans la commune de Ratoma) et conduit à la direction centrale de la police judiciaire (où il a été auditionné et maintenu en garde à vue), Kéamou Bogola Haba, le président du parti ‘’Guinée Moderne’’, a finalement été placé sous mandat de dépôt dans la soirée d’hier, vendredi 16 juillet 2021. Il a été inculpé par un juge d’instruction au tribunal de première instance de Dixinn et conduit en détention à la maison centrale pour « atteinte aux intérêts de la nation, offense au chef de l’État, rébellion, incitation à la révolte, etc. »

Ainsi, le président de la commission communication de l’alliance Nationale pour l’alternance Démocratique (ANAD) vient de passer sa première de prison dans le crasseux ‘’hôtel cinq étoiles’’ de Coronthie où croupissent d’autres opposants du régime Alpha Condé depuis plusieurs mois déjà.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : à la croisée des chemins

17 juillet 2021 à 8 08 45 07457
Alpha Condé, président de la République

Durant ses deux premiers mandats, Alpha Condé avait déjoué tous les pronostics selon lesquels si jamais il arrivait au pouvoir il devait instaurer une dictature. Si bien que certains l’accusaient de complaisance voire de faiblesse. Tant il a ignoré les critiques et ménagé l’opposition. Laquelle a organisé un nombre record de de manifestations. En dépit d’un nombre effroyable de morts, suite à ces manifestations, les leaders politiques, eux, ont pu jouir de leur liberté de parole de de mouvement.

Le projet de modification de la constitution et la nomination d’un nouveau Premier ministre changeront radicalement la donne. Le nouveau locataire du palais de la colombe déclarera qu’il préfère l’ordre à la loi. Le ton était donné. Son gouvernement joindra l’acte à la parole. Une véritable chasse à l’homme fut organisée contre les opposants au troisième mandat. Qu’ils soient opposants  politiques ou acteurs de la société civile, ils apprendront à leur dépens que c’est la fin qui justifie les moyens.

Tous ces opposants furent et le sont encore dans le collimateur de la police et de la justice. Devant la férocité de la répression, certains ont dû prendre le chemin de l’exil. C’est le cas de Sékou Koundouno et d’Ibrahima Diallo qui se sont illustrés dans la résistance contre la modification de la constitution. D’autres adversaires de cette modification sont entrés dans la clandestinité. Les moins chanceux sont en train de méditer à la Maison Centrale. Et visiblement ce n’est pas fini. L’arrestation de M. Haba, responsable de communication de l’ANAD en est l’illustration.

En dépit du relance d’un dialogue politique et social, ce que l’opposition appelle les rapts d’opposants continuent. Une preuve de la radicalisation du pouvoir dont les durs semblent avoir pris le dessus sur les modérés. Sinon le moment devait être u dialogue. Mais comme l’a dit le principal opposant au régime, le pouvoir veut négocier avec le couteau sur la gorge de l’opposition.

Alors que, pour la première fois depuis le début de la démocratisation du pays, il y a un nombre record de prisonniers politiques, ceux qui sont en liberté ne le sont qu’en théorie. L’opposition estime que le pays est devenu une vaste prison à ciel ouvert. Parce que les opposants sont interdits de sortie du territoire. Et ce en l’absence de toute décision de justice.

Au regard de cette triste réalité, le chef de l’Etat est en train de donner raison à ceux qui soutenaient dur comme fer qu’il n’est pas un homme de dialogue et de concertation. Ou même ceux qui prédisaient le pire avec lui. Et c’est là qu’il devrait tout mettre en œuvre pour changer de stratégie politique. A la place du bâton, il a tout à gagner à manier la carotte avec son opposition.

C’est pour l’histoire. C’est à lui de choisir ce qu’il veut que cette histoire retienne de lui. Car dans toute œuvre humaine, c’est la fin qui compte. S’il écoute et applique les recommandations de ceux qui lui disent de sévir implacablement contre l’opposition, la Guinée connaitra une fin de règne dictatoriale. A contrario, s’il privilégier le dialogue et la concertation, il y a de fortes chances que les nombreuses victimes durant son règne soient passées en perte et profit. A lui de choisir.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Ruée vers l’intérieur pour la Tabaski : la galère des passagers à la gare routière de Bambéto

17 juillet 2021 à 8 08 44 07447

Depuis quelques années en Guinée, Conakry se vide quasiment de sa substance humaine à l’après de la fête de Tabaski. Nombreux de ses habitants prennent la route de l’intérieur du pays pour célébrer cette grande fête musulmane en famille au village. Mais, chaque année, ces ‘’candidats de la Tabaski au village’’ sont confrontés à une réalité qui rend pénible leur voyage au bout duquel de merveilleuses retrouvailles les attendent. Il s’agit du problème de véhicule dans les gares routières de la capitale guinéenne et de la cruauté des chauffeurs qui spéculent à volonté sur le prix du transport. Et, cette année encore le calvaire a déjà commencé à la gare routière de Bambéto (dans la commune de Ratoma). Un reporter de Guineematin.com qui s’y est rendu hier, vendredi 16 juillet 2021, a constaté une grande affluence des passagers ; mais certains chauffeurs exigent le double du transport pour effectuer le déplacement.

Ils sont venus avec leurs bagages et ils tiennent à communier avec leurs familles au village pour festoyer ensemble lors de la Tabaski qui pourrait être célébrée dans moins d’une semaine. Mais, ils peinent à trouver de véhicules prêts à voyager. Les chauffeurs font l’indifférence et exigent plus que le transport habituel. Certains demandent carrément le double du transport aux passagers, au motif qu’ils n’auront pas de passagers à l’intérieur du pas pour Conakry.

« C’est un calvaire. Depuis 6 heures je suis là avec ma femme. Il y a les passagers, il y a les voitures, mais les chauffeurs disent que quand ils vont (à l’intérieur du pays), ils reviennent vides. Donc, ils disent qu’ils préfèrent avoir d’abord les gens qui vont payer l’assurance aller-retour avant de bouger. C’est pour cela il y a beaucoup de monde ici actuellement. Donc, c’est ce calvaire que je suis en train de traverser. Mais, avec la grâce de Dieu, moi j’ai quand-même la conviction que je vais aller, mais peut-être pas aujourd’hui », a indiqué Mamadou Mouctar Diallo.

Malgré cette attitude incrédule des chauffeurs qui rêvent de faire le beau temps sur le dos pauvres passagers, certains candidats de la Tabaski au village espèrent toujours voyager avant la fête. Ils prennent leur mal en patience et se bercent les moments mémorables qui les attendent au village où ils vont profiter de la très tendre chaleur familiale. C’est le cas de Mamadou Aliou Barry prêt à rallier sa ville natale dans les prochaines heures.

Mamadou Aliou Barry

« Je pars à Dabola centre. C’est une tradition, chaque année nous partons au village parce que nos parent s’y trouvent. Nous faisons aussi l’immolation comme le prophète Abraham l’avait fait. C’est à cause de ça que nous quittons Conakry pour aller au village et faire la fête avec les parents, les amis et également chercher la bénédiction des parents et faire la prière en famille », a dit ce jeune homme dont l’impatience de quitter la vie exigeante de Conakry et ses embouteillages monstres aux heures de pointe.

De son côté, Mamadou Mouctar Diallo, médecin, tient à tout prix se rendre à Diari (dans la préfecture de Labé) pour être aux côtés de sa pauvre mère.

Mamadou Mouctar Diallo, médecin

« Je pars à Labé plus précisément à Diari pour fêter la tabaski avec la famille, avec ma maman qui réside là-bas. Vous savez, la fête de tabaski est une fête musulmane. Dans notre religion musulmane, c’est dit qu’il y a un sacrifice qu’on doit enlever si tu as les moyens. Tu égorge un mouton. Le prophète Mohammad (PSL) avait l’habitude de faire cela. Donc, me concernant, je vais aller, mon papa est décédé, c’est ma maman seulement qui est là-bas. Il faut un garçon ou un homme pour être à côté de la maman pour faire ce sacrifice là et l’aider à partager cette joie. Donc, c’est un peu dans ce sens que je vais là-bas », explique-t-il le visage scintillant déjà du bonheur de se retrouver avec celle qui a gouverné ses premiers pas sur terre.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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