Reprise des manifs de l’UFDG ? « La Guinée en a assez…», dénonce Bah Oury

12 juillet 2021 à 21 09 39 07397
Bah Oury, président du parti UDRG

Comme annoncé précédemment, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), a donné le weekend dernier son avale « sur le principe » de la reprise des manifestations politiques en Guinée. Le principal opposant au régime d’Alpha Condé a ainsi répondu, sans donner de date, à l’ardent désir de la jeunesse de son parti de battre le pavé pour « dénoncer l’injustice, l’oppression, la marginalisation et la séquestration » dont l’UFDG est victime depuis la présidentielle du 18 octobre 2020 dans notre pays. Mais, cette décision de descendre dans la rue pour régler des différends politiques est jugée inappropriée par l’opposant Bah Oury, compte tenu de la situation de crise dans laquelle la Guinée se trouve déjà. Le leader de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) reconnait le droit de manifestation à l’UFDG ; mais, dans le contexte actuel, il estime qu’il faut trouver d’autres moyens pour faire prospérer sa cause.

« Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas,  j’estime qu’il faut les laisser leur responsabilité, puisque la constitution leur en donne le droit. Ça, c’est au point de vue du principe. Mais, au point de vue de la réalité, personnellement, je considère que la situation guinéenne est très préoccupante du fait de la multiplicité des crises. Et, tout responsable soucieux de la stabilité et de l’avenir démocratique de la Guinée devrait rechercher d’autres moyens de faire prospérer sa cause que de faire descendre des gens dans la rue dans un contexte où nous savons que la violence a toujours été l’argument qui a été privilégié. De part et d’autre, j’estime qu’il y a eu suffisamment de blessés, suffisamment de personnes qui ont été tuées et il y a suffisamment de personnes qui sont emprisonnées aujourd’hui. Et, il faut avoir le courage et l’intelligence de savoir comment changer de stratégie et changer de méthode », a conseillé Bah Oury.

A en croire le leader de l’UDRG, le dialogue est aujourd’hui la meilleure manière pour les forces (opposition et mouvance présidentielle) qui bataillent sur la scène politique de trouver des solutions à leurs déboires. Cependant, Bah Oury pense que certaines personnes tirent leur survie dans les situations d’instabilités et de crises en Guinée.

« Je crois que dans ce pays, il y a des forces, quel que soit leur bord (certaines se situent dans le bloc de la mouvance, d’autres se situent dans le bloc de l’opposition) qui cherchent toujours à mettre le pays dans une situation d’instabilité, de crise récurrente, de manifestations, de contre manifestations avec des dégâts qui impactent plus la population que ceux qui prennent la décision d’organiser cela. Actuellement, le gouvernement guinéen devrait accélérer la mise en force de la dynamique pour l’organisation du dialogue politique et social comme ils l’ont promis et ils se sont engagés à le faire. Mais, j’ai l’impression que le gouvernement et même certaines forces de l’opposition veulent survivre en mettant tout le monde dans une situation d’instabilité et de crises récurrentes. C’est comme si l’un nourrit l’autre réciproquement. Mais, la Guinée en a assez de ces types de mentalité et de ces politiques qui sont contreproductives pour l’intérêt du pays de manière globale », a martelé Bah Oury.

Pour ce qui est de son parti, Bah Oury assure que l’UDRG s’inscrit dans la dynamique de l’apaisement. En termes clairs, son parti ne battra pas le pavé aux côtés de l’UFDG dans les circonstances actuelles du pays. Et, à ceux qui veulent manifester, l’opposant leur demande d’épargner la population des conséquences de leurs actes.

« En ce qui nous concerne à l’UDRG, nous privilégions la dynamique d’apaisement dans le contexte actuel pour faire libérer les détenus politiques, pour faire rouvrir les frontières le plus rapidement possible et pour engager de manière responsable et sérieuse une dynamique qui permettrait, autour de la table, de parvenir à régler les problèmes les plus saillants de la société guinéenne. C’est ça que nous priorisons dans la phase actuelle. Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas, qu’ils épargnent la population des conséquences de leurs actes », a indiqué Bah Oury.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Enlèvement et assassinat d’Elhadj Doura : le procès renvoyé au 26 juillet

12 juillet 2021 à 20 08 04 07047
Elhadj Abdourahmane Diallo

Comme annoncé précédemment, le procès des présumés auteurs de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, s’est poursuivi ce lundi, 12 juillet 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Cette audience a été consacrée en grande partie à la déposition de l’accusé Idrissa Diallo, poursuivi pour recel dans cette affaire.

Le jeune homme a reconnu avoir reçu et gardé 99 mille sur les 100 mille dollars payés comme rançon par la famille d’Elhadj Doura, en vue d’obtenir sa libération. Mais il assure qu’il n’est nullement impliqué dans l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat de l’opérateur économique. Idrissa Diallo dit avoir gardé cet argent « de bonne foi » à la demande d’Elhadj Mamadou Diallo (le cerveau présumé de cette affaire) sans savoir que sa provenance était illicite.

Selon lui, il a connu Elhadj Mamadou Diallo en 2009, alors que ce dernier était distributeur de riz et de la tomate importés, et qu’il n’imaginait pas un seul instant que celui-ci faisait des enlèvements. « J’ai appelé 32 fois Elhadj Mamadou Diallo pour qu’il puisse venir récupérer son argent, mais en vain. Finalement son numéro ne passait même pas. Je gardais cet argent de bonne foi, parce que je ne savais pas qu’il provenait d’une affaire louche », a-t-il dit, ajoutant qu’il avait déjà rendu le montant en question à son propriétaire, avant son interpellation.

Après Idrissa Diallo, un autre accusé, Thierno Mamadou Kann, est passé à la barre. Mais peu après sa comparution, le tribunal a renvoyé l’audience au 26 juillet prochain pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Semaine de reboisement du COJERREK à Koundara : hommage à l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo

12 juillet 2021 à 19 07 11 07117

« Planter des arbres en hommage à un enseignant émérite » ! C’est avec ce slogan que le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara (COJERREK) compte organiser du 22 au 29 juillet prochain une vaste campagne de reboisement dans le Badiar. Cette initiative vise à célébrer la grandeur d’âme, le mérite, le courage et le dévouement de l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo dans l’éducation de nombreuses générations d’enfants de Koundara. Cette noble action s’inscrit également dans la lutte contre la déforestation dans cette grande zone agro-pastorale de Guinée où le couvert végétal est fortement menacé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette année, le COJERREK est à sa quatrième édition dans son engagement à restaurer le couvert végétal du Badiar. Et, pour cette présente édition, il entend mettre l’occasion à profit pour rendre un hommage hautement mérité à l’une des figures les plus marquantes du monde éducatif à Koundara. Il s’agit d’Elhadj Mamadou Diouhé Diallo, un enseignant émérite qui, à travers ses actes louables et son dévouement en faveur des élèves (les enfants de Koundara en général) est resté dans les cœurs et les esprits des populations du Badiar. Ce formateur convaincu est arrivé à Koundara dans les années 50 et a su donner le meilleur de lui-même pour assurer aux enfants de cette ville une éducation de qualité. Il est décédé le 22 juin 2019 à Conakry ; mais, son esprit et ses œuvres sont encore gravés dans la mémoire collective à Koundara. Car, pour les populations de cette préfecture, Elhadj Mamadou Diouhé Diallo a été un « enseignant irréprochable ». Et, c’est sur les traces laissés par cet homme au grand cœur que le COJERREK entend poser ses orteils pour prendre soin des forêts du Badiar.

A travers une semaine de reboisement, le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara compte s’inscrire dans la dynamique du noble combat de préservation de l’environnement, restaurer un cadre de vie agréable et contribuer à sa manière au développement durable du Badiar.

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

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Saïkou Yaya (UFR) : « la reprise des manifestations est une bonne chose »

12 juillet 2021 à 19 07 04 07047
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) approuve la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue. Une décision annoncée samedi dernier par Cellou Dalein Diallo, qui a répondu favorablement à la jeunesse de son parti. Ce haut responsable du parti de Sidya Touré estime qu’il est tout à fait normal de manifester aujourd’hui en Guinée pour protester contre les agissements du pouvoir. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

« Moi, je pense que c’est une bonne chose de manifester, parce que la Constitution nous le confère. Même la Constitution contestée par le FNDC confère le droit à la manifestation. Il est important que les dirigeants sachent que la manifestation, quand c’est inscrit dans une Constitution, doit être autorisée. Et les autorités doivent sécuriser cette manifestation pour empêcher que des jeunes tombent sous des balles et tout ce qui s’ensuit. Ces conséquences-là, on peut les amoindrir.

Mais la meilleure manière pour un politique ou un acteur de la société civile de réagir face à une mauvaise gouvernance, c’est d’organiser des manifestations. Donc je trouve normal qu’ils (les responsables de l’UFDG, ndlr) le fassent. Et ils ne sont pas seuls dans cette dynamique. Nous sommes d’accord que cela doit se faire et que les gouvernants doivent avoir à l’esprit que c’est un droit qui doit être mis en valeur pour la bonne marche de la démocratie dans un Etat », a déclaré l’opposant.

Pour lui, la situation actuelle de la Guinée doit interpeller tous les citoyens, au-delà des clivages politiques. « On peut bâillonner la vérité, mais la vérité restera toujours. On peut essayer de faire taire les opinions, mais les opinions vont toujours se manifester. Ici, aujourd’hui, nous n’assistons qu’à des arrestations arbitraires. Les gens doivent se lever contre cette situation. Et ça c’est indépendamment de la vie politique. Nous sommes dans le domaine des droits de l’homme, il est question de préserver les vies humaines, il est question de préserver l’intégrité physique des hommes.

Il est important que les Guinéens le sachent, indépendamment des opinions que nous avons les uns contre les autres. Les gouvernants doivent savoir que sans cette population, ils ne sont pas gouvernants. Et pour qu’il y ait une bonne gouvernance, que les investisseurs viennent dans notre pays, il faudrait que la démocratie s’installe normalement. Cela dit, les arrestations doivent cesser, les intimidations doivent cesser, les restrictions des déplacements des hommes politiques doivent cesser dans notre pays », a dit le secrétaire exécutif de l’UFR.

L’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, compte reprendre les manifestations de rue, suspendues depuis plus d’une année en Guinée, pour protester contre « l’injustice » dont elle est victime : la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et ses proches. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de la formation politique, les dates et les formes de ces manifestations seront déterminées après les examens scolaires, prévus du 22 juillet au 1er août 2021.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Kankan : 860 kg de viande de dinde saisies par les autorités

12 juillet 2021 à 19 07 02 07027

C’est à l’occasion d’une mission de contrôle des dépôts, initiée par le service contrôle qualité de Kankan que cette importante saisie de viande de dinde a été effectuée la semaine dernière dans le dépôt local de la société ‘’SONIT PÊCHE’’ ; mais c’est ce lundi, 12 juillet 2021, que 860 kilogrammes de viande contenus dans 86 cartons ont été présentés aux médias locaux. Cette quantité de viande de dinde saisie a été importée de la Pologne ; et, des analyses seraient déjà en cours pour déterminer si cette viande est impropre à la consommation ou pas, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon nos informations, il n’y avait aucune fixation des autorités sur le dépôt de la société SONIT PÊCHE. Mais, c’est suite au récemment communiqué du ministère du commerce, interpellant les guinéens sur la présence en Guinée de la viande de dinde congelée et contaminée par la « Salmonelle enterica thyphimirium » en provenance de la Pologne, qu’une mission de contrôle a été déployée dans les différents dépôts de Kankan. Et, c’est dans ce cadre que ces 86 cartons de viande de dinde importés de la Pologne ont été découverts dans le dépôt de SONIT PÊCHE. Ils ont été immédiatement saisis par le service contrôle qualité.

Djibril Diallo, chef du service de contrôle qualité

« Dès que le ministère a fait le communiqué, nous nous sommes mis, sous la houlette du directeur préfectoral du commerce, à la tâche. Nous avons contrôlé tous les frigos de Kankan, c’est ainsi que dans le frigo de SONIT PÊCHE, nous avons trouvé 86 cartons de viande de dinde en provenance de la Pologne soit 860 kilogrammes et dont nous avons directement saisi. J’ai ensuite informé la direction générale et je leur ai donné le contrat du fournisseur de la société SONIT PÊCHE qui se trouve à Conakry. Une quantité a été saisie là-bas aussi. Les analyses ont commencé et après tout, nous communiquerons le résultat » a expliqué Djibril Diallo, le chef service contrôle qualité de Kankan.

Après cette saisie et par manque de locaux de conservation, les cartons de viande de dinde indexés ont été confiés encore à la société SONIT PÊCHE. Un échantillon a été acheminé à Conakry pour une analyse. Mais déjà, le gérant du dépôt local de SONIT PÊCHE, Mory Kourouma, assure qu’il disposait de ce stock avant le communiqué du ministère du commerce appelant la population à s’abstenir de consommer de la viande de dinde pour le moment. Il indique également qu’il n’aucun gramme du présent stock n’avait été jusque-là sur le marché aux consommateurs.

Mory Kourouma

« Le stock est arrivé avant le communiqué du ministère du commerce. Ici, on reçoit de cargaison en provenance de la Turquie, la France et la Pologne, après le communiqué, le service contrôle qualité s’est présenté ici et a saisie la quantité. Ils nous ont interdit de vendre cette viande à la population, et on n’a rien vendu. D’ailleurs, depuis que le communiqué est passé, les citoyens sont retissant à l’idée de venir se procurer de la viande », a dit Mory Kourouma.

A noter qu’en plus des 86 cartons de viande de dinde saisis chez SONIT PÊCHE, le service contrôle qualité a réussi à mettre main sur plus de 1000 cartons de viande dinde dans d’autres dépôt de la ville de Kankan. Ces cartons, importés de la France et Turquie ont été saisis à la ‘’Poissonnerie d’Afrique (880 cartons)’’, à l’entreprise ‘’Ahmed Jamal et Frère (79 cartons) et à ‘’Djigui Frigo (50 cartons)’’.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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17 opposants « oubliés » en prison : leur avocat interpelle la justice guinéenne

12 juillet 2021 à 18 06 20 07207

Parmi les nombreux militants de l’opposition arrêtés à la veille du double scrutin du 22 mars 2020 en Guinée, 17 sont toujours en prison sans jugement. Leur avocat demande à la justice guinéenne d’ouvrir rapidement leur procès ou alors de les libérer tout simplement. Me Salifou Béavogui a lancé cet appel dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

A la veille du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020, de nombreux opposants au changement de la Constitution guinéenne ont été interpellés dans plusieurs villes du pays : Conakry, Coyah, Boké, Faranah, Macenta, N’Zérékoré… Ils ont été déportés au camp militaire de Soronkoni, à Kankan, où ils ont été détenus pendant plusieurs mois.

Après plusieurs dénonciations faites par leurs avocats et les organisations de défense des droits de l’homme, ces militants de l’opposition ont été ramenés à Conakry. Plusieurs d’entre eux ont été libérés nuitamment au Km36 et à Kagbelen, et 17 autres ont été conduits à la CMIS d’Entag. Ils ont ensuite été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, qui les a placés sous mandat de dépôt le 1er mars 2020, à la Maison centrale de Conakry. Et depuis, ils attendent toujours leur jugement.

Me Salifou Béavogui, avocat

« L’affaire de Soronkoni est un dossier qui est aujourd’hui piétiné. C’est un dossier qui est aujourd’hui oublié. C’est un dossier qui est aujourd’hui mis de côté. Or, dans ce dossier, il y a plusieurs opposants qui sont emprisonnés depuis près de 16 mois aujourd’hui. Ils ne sont ni jugés, ni libérés. Pourtant, depuis le mois d’octobre 2020, le juge d’instruction a transmis son ordonnance de fin d’instruction.

Et cette fois-ci, au lieu d’être poursuivis pour port illégal d’uniforme et participation à une association de malfaiteurs, ils sont plutôt poursuivis pour attroupement de nature à troubler l’ordre public et la tranquillité. Ce n’est pas vrai », a indiqué leur avocat, Me Salifou Béavogui.

« Nous demandons leur libération ou l’ouverture de leur procès. Si vous voyez cette requalification des faits, c’est parce que le dossier est vide. On ne peut pas arrêter des gens qui ne se connaissent même pas et qui ne se sont jamais fréquentés pour dire qu’ils ont formé un attroupement », soutient l’avocat.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel : 622919225 / 666919225

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Domani Doré répond à Cellou Dalein : « la liberté de manifester doit être repensée »

12 juillet 2021 à 16 04 06 07067
Honorable Domani Doré, première secrétaire parlementaire

L’annonce de la reprise prochaine des manifestations de l’UFDG suscite des réactions au sein de la classe politique. Pour l’honorable Domani Doré, porte-parole du RPG Arc-en-ciel, même si la liberté de manifester est consacrée en Guinée, celle-ci « doit nécessairement être repensée » lorsqu’elle devient un frein à la quiétude sociale. Elle l’a dit dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

Au cours de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG, tenue samedi dernier, Cellou Dalein Diallo a répondu à la jeunesse de son parti, qui avait appelé à la reprise des manifestations de rue. Cela pour protester « l’injustice » dont la formation politique du pays est victime : la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et ses proches.

Le principal opposant du régime Alpha Condé a annoncé que la direction nationale de l’UFDG a examiné cette demande et a donné son accord sur le principe de reprendre les manifestations politiques, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il a annoncé que les dates et les formes de ces mouvements de protestation seront déterminées après les examens scolaires, qui se tiendront du 22 juillet au 1er août prochain. Et cette annonce ne laisse pas indifférent le parti au pouvoir.

« Je pense que l’UFDG devrait juste se rappeler que rien ne peut se construire dans l’anarchie. Et nous en avons la preuve, car dès après l’investiture du Chef de l’État, les Guinéens ont repris leurs activités dans un climat de paix et de productivité qui rassure les investisseurs guinéens et étrangers. La liberté de manifester, lorsqu’elle devient un frein à la quiétude sociale, doit nécessairement être repensée.

Pour le RPG Arc-en-ciel, il n’y a pas mieux que le cadre permanent du dialogue, qui est heureusement social désormais, pour discuter de ce qui préoccupe le peuple, c’est-à-dire l’amélioration des conditions de vie », a réagi Domani Doré, députée à l’Assemblée nationale et porte-parole du RPG Arc-en-ciel.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Kindia : la délégation spéciale de Linsan installée par le préfet, N’fansoumane Touré

12 juillet 2021 à 15 03 51 07517

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 10 juillet 2021, dans les locaux de la sous-préfecture de Linsan, la délégation spéciale de cette commune rurale a été installée par le préfet de Kindia, N’fansoumane Touré. Cette équipe de onze membres, dirigée par Elhadj Baba Adama Diallo, est chargée de conduire les destinées de cette collectivité décentralisée jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires en Guinée. Sa mise en place fait suite à un arrêté du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation portant composition de la délégation spéciale de Linsan, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kindia.

C’est sous une ambiance festive que l’autorité préfectorale de Kindia a procédé à l’installation de la délégation spéciale de la commune rurale de Linsan. C’était en présence de plusieurs cadres régionaux et préfectoraux de Kindia, de la ligue islamique et de plusieurs invités dont des fils ressortissants de Linsan. Et, dans une brève allocution, le préfet N’fansoumane Touré a présenté les onze membres de cette délégation spéciale avant de procéder à son installation sous les regards admiratifs et les applaudissements des citoyens qui ont pris part à cette rencontre qui sera à jamais gravée dans les annales de l’histoire contemporaine de Linsan.

N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

« C’est une longue lutte qui a été menée par les paisibles populations de Linsan dans son entièreté notamment Kinsan et Sannoun qui se sont donnés les mains avec l’appui des résidents ; mais aussi, la contribution non négligeable des ressortissants pour que le district de Linsan soit érigé en sous-préfecture. L’acte a été pris par le président de la république depuis le 02 juin 2017. Mais, vous savez, dans le cadre de la politique du développement, il y a toujours la cohabitation entre le pouvoir nommé et le pouvoir élu. Donc, le district a été érigé en sous-préfecture, mais ce qui est du domaine de la loi, ce qu’à travers le parlement ce que l’assemblée nationale vote une loi qui érige une sous-préfecture en commune, donc en collectivité décentralisée. C’est ce qui a été fait en 2021 à travers le décret promulguant cette loi par le président de la république. Mais, vous savez, quand on parle des collectivités décentralisées, le pouvoir il est élu, ce n’est pas un pouvoir nommé. Il y a des dispositions spéciales qui peuvent être prises par l’Etat, à travers le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, qui met en place les délégations spéciales pour que les affaires courantes puissent être dégagées jusqu’aux nouvelles élections. C’est cette cérémonie qui nous a regroupées aujourd’hui. Donc, la commune rurale de Linsan, tout le monde s’est donné rendez-vous pour la mise en place de la délégation spéciale dont l’arrêté a été fait par le ministre de l’administration et de la décentralisation. Ils sont au nombre de 11 », a déclaré le préfet N’fansoumane Touré.

Présent à cette rencontre, Mamadouba Sylla, le secrétaire général du ministère du budget et fils ressortissant de Linsan a exprimé sa satisfaction de voir le « consensus » qui se dégage autour de cette équipe communale. Il a ensuite décrit cet événement comme « un jour de réconciliation des populations » de Linsan, avant d’inviter chacun à œuvrer pour faire de cette commune rurale un « havre de paix » où chaque citoyen peut s’y reconnaître et s’épanouir.

Mamadouba Sylla, secrétaire général au ministère de budget et fils ressortissant de Linsan

« Je suis étreint par l’émotion de voir notre collectivité érigée en CR (commune rurale). Cela est le fruit d’une mûre réflexion et d’un consensus issu de l’entente entre les fils et surtout la volonté politique de son excellence monsieur le président de la république, sous l’impulsion des autorités à la base. Nous sommes vraiment très satisfaits. Aujourd’hui c’est un jour historique pour Linsan, un jour glorieux pour les populations de Linsan et un jour de réconciliation pour tous les citoyens de Linsan. Le message est clair, aujourd’hui c’est de dire aux populations de Linsan que les efforts fournis sont reconnus par le gouvernement ; et, le président Alpha Condé compte sur eux et qu’ils doivent se donner les mains pour se battre pour le développement de la localité. Faire rayonner la paix, faire de Linsan un havre de paix » a dit Mamadouba Sylla.

Très heureux d’avoir pris les commandes de cette très jeune commune rurale, Elhadj Baba Adama Diallo, le président de la délégation spéciale de Linsan, a tendu une main fraternelle à tous les fils et filles de Linsan pour « un développement durable » de leur localité.

Elhadj Baba Adama Diallo, président de la délégation spéciale de Linsan

« La joie est très immense pour nous, parce que ce que nous cherchions depuis plus de 50 ans, c’est aujourd’hui que nous l’obtenons par la grâce de Dieu. Je tends la main à tout un chacun pour venir travailler notre commune rurale pour un développement durable. Je demande également à ceux qui sont frustrés de venir travailler avec moi. Aujourd’hui, c’est moi, demain pourra être eux », a déclaré Elhadj Baba Adama Diallo.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Idrissa Diallo à la barre : « je ne sais rien de l’enlèvement d’Elhadj Doura »

12 juillet 2021 à 14 02 14 07147
Elhadj Abdourahmane Diallo

Le procès des auteurs présumés de l’enlèvement et l’assassinat de l’opérateur économique Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, se poursuit ce lundi, 12 juillet 2021, à Conakry. Un nouvel accusé a comparu ce matin devant le tribunal de première instance de Dixinn pour répondre des faits de « recel » pour lesquels il est poursuivi.

Idrissa Diallo a reconnu avoir reçu et gardé un montant de 99 mille dollars de la part d’Elhadj Mamadou Diallo (le cerveau présumé de cette affaire), mais il assure ne rien savoir de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Doura, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui suit le procès. Il dit avoir pris ce montant parce qu’il ne pouvait pas se douter de la provenance de son argent.

« Le 10 décembre 2019, j’étais couché chez moi, à Petit Simbaya, lorsque Koto Elhadj Mamadou Diallo m’a appelé, à 16h 30, il m’a dit d’aller le trouver à Cosa, sur la route de la Tannerie. Lorsque je suis parti, il m’a remis 100 mille francs guinéens, en billets de 20.000 francs, il m’a dit d’aller rencontrer un certain Kann, qui va me remettre quelque chose. Je suis allé rencontrer Mamadou Kann, qui m’a remis 50 mille dollars de la part de Koto Elhadj Mamadou Diallo.

Mamadou Kann m’a accompagné jusqu’à ce que j’aie pris un taxi. Dès que j’ai pris le taxi, Elhadj Mamadou Diallo m’a appelé pour me dire de remettre l’argent à un de ses amis. Mais son ami-là m’a fait promener presque dans tout Conakry, la nuit. Il m’a dit d’aller au carrefour de Lambanyi, à Fossidet, puis à la station TMI de Lambanyi. Finalement, il m’a dit d’aller déposer l’argent dans un coin sombre, à côté de la station de Lambanyi. Mais j’ai refusé cela, en lui disant que moi, je ne travaille pas comme ça.

C’est en ce moment que j’ai appelé Elhadj Mamadou Diallo, et ce dernier m’a dit qu’il va lui-même venir pour qu’on dépose l’argent à la banque. Mais il n’est pas venu. Ensuite, le 15 décembre, Mamadou Kann est venu me remettre encore 49 mille dollars à la demande d’Elhadj Mamadou Diallo. Dans ce montant, j’ai acheté une moto et j’ai pris 13 mille dollars pour aller me soigner au Sénégal, parce j’ai un problème de reins. Mais avant, j’avais appelé Elhadj Mamadou Diallo à plusieurs reprises pour lui remettre son argent, mais son numéro ne passait pas.

Et avant d’aller au Sénégal, j’ai confié 35 mille dollars à M. Baldé, un cambiste, et 45 mille dollars à Thierno Amadou. A mon retour du Sénégal, j’ai été surpris de  trouver Elhadj Mamadou Diallo chez moi, à Labé. C’est là-bas que je lui ai rendu son argent. Moi, je l’ai connu en 2009, pendant qu’il travaillait avec beaucoup d’entreprises, il était fournisseur de riz et de tomate. Donc je ne doutais pas de l’origine de ce montant », a expliqué Idrissa Diallo.

« Lorsque j’ai restitué son argent à Labé, je suis revenu à Conakry pour reprendre mes activités. Mais le 28 janvier, j’ai été arrêté par le commandant Lancei Camara de Kipé. Il m’a mis en garde à vue. Le 30 janvier, ils m’ont fait sortir et pour me filmer, avant de me transférer à Coyah. Mais je ne sais rien de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo. Dans ce groupe, je ne connais que Kann et Elhadj Mamadou Diallo », ajoute l’accusé.

Les débats se poursuivent devant le tribunal criminel de Dixinn. Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour  Guineematin.com

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Pathé Diallo battu par son patron nigérian : « il m’a donné un coup… mon testicule s’est écrasé »

12 juillet 2021 à 14 02 07 07077
Mamadou Pathé Diallo, victime de violences de la part de son patron

En quête de justice depuis des années, Mamadou Pathé Diallo vient de briser le silence pour évoquer publiquement la violence dont il a été victime en 2016 de la part de son patron nigérian, Jonathan Bazo, au marché Madina à Conakry. Ce jeune guinéen, âgé d’une trentaine d’années, a été passé à tabac par son employeur pour un présumé vol d’argent. Ce vol n’a jamais été prouvé ; mais, les coups administrés à Pathé Diallo eux ont laissé des traces, de graves blessures. Un de ses « testicules a été complètement écrasé » par le violent coup qu’il a reçu sur sa partie génitale.

Aujourd’hui encore, il traine les séquelles de cette violente bastonnade dont il a été victime. Il lui arrive très souvent de pisser du sang à la place des urines. Son médecin lui a déjà suggéré une « évacuation pour le Maroc où la France pour une intervention chirurgicale » lui permettant au moins de faire des enfants. Mais, dépourvu de moyen, il ne peut effectuer ce voyage. Sa femme l’a même quitté parce qu’il a été jugé « inapte » au lit… Et, pendant ce temps, l’auteur de tous ses maux d’aujourd’hui se la coule douce dans la nature sans aucune contrainte.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cette descente aux enfers a commencé en 2016 pour Mamadou Pathé Diallo, après au moins 2 ans de travail dans le magasin de Jonathan Bazo à Madina. Ce dernier est un vendeur de pièces de rechange de véhicules. Il faisait son négoce avec le jeune Pathé Diallo à qui, parfois, il donnait plusieurs dizaines de millions de francs guinéens à verser à la banque. Mais, dans la journée du 22 avril 2016, cette relation de confiance et de collaboration entre ces deux hommes a viré au cauchemar. Jonathan Bazo a accusé Pathé Diallo de vol d’argent et lui a infligé de violents coups sur différentes parties de corps (y compris sa partie génitale).

« Jonathan Bazo était mon patron depuis 2014. Il a l’habitude de me donner de 15 à 30 millions de francs guinéens, parfois en dollars, pour aller faire le versement. Maintenant, le 22 avril 2016, il m’a donné une somme de 30 mille dollars pour aller verser dans une entreprise. Après, je suis revenu lui remettre le reçu. Une heure plus tard, mon frère Tibou m’a appelé pour me dire qu’il voulait me faire un dépôt de 600 mille francs pour lui acheter un téléphone Androïd. Je lui ai donné mon accord. Entretemps, je me suis approché au patron pour lui demander la permission d’aller acheter le téléphone de mon frère au marché. Il a accepté. C’est ainsi je suis allé faire le retrait pour aller acheter le téléphone et je suis revenu. À 16 heures, pendant que nous étions tous au magasin, il a appelé un cambiste pour lui faire la devise. Quand celui-ci est venu, il a sorti un montant de 10 millions en billet de 10 mille francs. Cela a coïncidé à l’appel de mon grand frère pour savoir si j’ai pu acheter son téléphone. J’ai donc mis la main à la poche pour sortir mon téléphone qui sonnait. Soudain, il (Jonathan Bazo) se lève en me disant : Pathé, c’est comme ça que tu travailles ? J’ai répondu comment ça ? Il m’a dit : tu es en train de me voler comme ça. J’ai dit non, je ne suis pas en train de te voler. Il m’a demandé de me lever pour me fouiller. Je me suis tout de suite levé en soulevant mes deux mains pour qu’il fasse sa fouille. Il a commencé à fouiller les deux poches de mon pantalon et il a retrouvé une somme de 200 mille sur moi. Il a automatiquement dit que c’est son argent. Pourtant, tous les 10 millions étaient en billet de 10 000 et l’argent qu’il a pris sur moi était en billet de 20 000 francs. Furieux contre moi, il m’a d’abord donné un coup au niveau de ma partie génitale et plusieurs autres sur ma figure et un peu partout sur le corps comme il est plus robuste que moi. Les gens m’ont transporté d’urgence au CHU de Donka. De là-bas, on m’a transféré à Ignace Deen. Les médecins ont dit de faire l’échographie. Au réveil, le médecin m’a dit que le testicule est complètement écrasé, qu’il faut que je subisse des interventions chirurgicales. Donc, j’ai fait ça. Après, j’ai porté plainte à la DPJ. On a convoqué le Nigérian, il est allé et a reconnu les faits. Sur place, il a versé neuf millions pour les premiers soins. Après, il est venu en personne me voir à l’hôpital Ignace Deen. Quand il a vu mon état, il a fondu en larme et m’a demandé pardon avant de rentrer. Il est resté comme ça sans être arrêté par la DPJ. Quand je suis sorti de l’hôpital pour la maison, il est encore venu me rendre visite. Il m’a dit ce jour qu’il va me donner un salaire à vie et que si le médecin dit que je ne pourrai plus satisfaire les femmes et faire des enfants, qu’il va me donner un de ses enfants. Je lui ai dit que tout cela n’est pas un problème, mais d’attendre que je sois guéri et qu’on me dise que je ne peux plus faire d’enfants. Après chez moi, il est allé dire à la DPJ qu’il est allé me donner un sac de riz et du sucre et une somme de 300 mille pour ma dépense. Quelqu’un m’a appelé de la DPJ pour me demander ça.  J’étais tout étonné. Le lendemain, il (Jonathan Bazo) est venu aussi avec un diplomate de leur ambassade, lui aussi est venu avec une promesse qu’il va m’acheter 100 vaches. Je leur ai dit que c’est mon état de santé qui m’inquiète d’abord », a expliqué Mamadou Pathé Diallo.

Malheureusement, la procédure dans cette affaire a assez trainé ; et, en lieu et place d’une justice, Pathé Diallo aurait été menacé d’emprisonnement par le juge Diawara (à l’époque juge d’instruction du tribunal de Dixinn et actuellement procureur général à la Cour d’Appel).

« Difficilement la DPJ a accepté de déférer le dossier au tribunal. Et, quand le dossier a été déféré au tribunal de Dixinn, le juge d’instruction a appelé mon avocat pour lui demander de me dire d’aller au tribunal. Je suis allé le rencontrer avec mon avocat. Le juge m’a demandé de lui expliquer le problème, je lui ai expliqué tout. Après, il m’a demandé ce que je demande dans cette affaire. J’ai dit que j’ai juste besoin d’argent pour me soigner. Il m’a dit d’accord, qu’il va programmer le dossier dans un mois et que le prévenu est mis sous contrôle judiciaire. Quelques temps après, mes amis de Madina m’ont appelé pour me dire que mon patron est allé à Dubaï et qu’il voyage souvent en Chine et ailleurs. Préoccupé, je suis allé voir le juge qui m’a dit qu’il est placé sous contrôle judiciaire. Ce jour, le juge Diawara (qui est actuellement procureur à la cour d’appel, à l’époque juge d’inscription à Dixinn) m’a dit ceci : s’il (Jonathan Bazo) voyage, et après ? Ou bien tu veux l’envoyer chez un marabout ou encore parler du problème dans les médias ? Mais, si jamais j’attends moi mon nom dans un média, je vais t’enfermer. J’ai dit alors si vous pensez à m’emprisonner dans mon état de souffrance-là, je préfère la prison que de me laisser faire. Du coup, il a ordonné un gendarme de me mettre dehors… », a indiqué Mamadou Pathé Diallo.

Malheureusement, ce jeune guinéen est encore très souffrant. Et, avec sa couille écrasée, Pathé Diallo a perdu sa femme. Son épouse à tout bonnement demandé le divorce parce qu’il ne peut plus faire d’enfant à moins d’une évacuation en France ou au Maroc. Une évacuation dont il n’a pas les moyens de se payer.

« Là où je vous parle, il y a un de mes testicules qui est complètement écrasé, opéré et enlevé par les médecins. Depuis mon retour à la maison, je suis vraiment malade. Depuis que ma femme a senti que je ne peux pas faire d’enfants dans cet état, elle m’a quitté. Elle est partie il y a 3 ans. Je me suis marié le 22 mars 2016 avec elle ; et, un mois après (le 22 avril de la même année), j’ai eu ce problème. Mon médecin me dit pour faire des enfants il faut qu’on m’évacue dans les pays comme la France, le Maroc, la Tunisie, la Chine… pour faire l’opération. J’ai eu du mal à manger du riz et autres, dès que je les mange, mon ventre me fait très mal. Actuellement, je ne prends que du jus et du Lipton. Et, ça fait deux mois que je perds mon sang en urinant et en partant au sel. Je demande à toute personne de bonne volonté, les ONG, mais surtout au président de la République de m’assister. Car, mon état de santé est en danger. Aussi, je voudrais dire que le juge qui est censé me protéger s’est très mal comporté à mon égard dans cette affaire au profit d’un étranger parce que je suis tout simplement pauvre », a dit Mamadou Pathé Diallo.

A noter qu’après moult péripéties, le dossier de Pathé Diallo a été jugé en première, en 2017, au tribunal de Dixinn. Et, cette juridiction a condamné Jonathan Bazo à 6 mois de prison assortis de sursis et au payement de 9 millions francs guinéens à titre de dommage et intérêt à la partie civile (Pathé Diallo). Mais, n’ayant pas été satisfait, la partie civile a fait appel de cette décision ; et, un procès en appel dans cette affaire est programmé pour le 28 juillet prochain à la Cour d’Appel de Conakry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Entreprenariat : la richesse interne va-t-elle vers l’effondrement ? Et si la Guinée adoptait le modèle de l’ANC ?

12 juillet 2021 à 12 12 27 07277

Libre Opinion : Après plusieurs années de l’indépendance, la Guinée a plongé dans un système économico-social communiste où tout était concentré au niveau de la machine étatique qui a vu naître bon nombre d’hommes d’affaires qui, à leur tour, ont migré vers la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

N’étant pas à l’époque dans l’esprit du système politico-économique guinéen, ces hommes d’affaires ont permis à l’économie des pays voisins de prospérer, tout en donnant naissance à la chaine des  industrielles d’hommes d’affaires  pour le bien être du secteur tertiaire de nos différents pays.

En faisant un clic sur le comment se caractérise l’économie sociale et celle capitaliste, nous pouvons, nous même, tirer les leçons pour équilibrer l’économique de notre pays.

Si c’est vrai que l’économie socialiste est un système de production où les biens et services sont produits directement pour l’utilisation, contrairement à un système économique capitaliste, où les biens et services sont produits pour générer des profits (et donc indirectement à l’emploi) « Avec les ressources naturelles et techniques , nous pourrons faire une nette lecture sur le comportement machiavélique des petits clans touffus de banditisme à col blanc, une classe qui essaye de ‘’prendre la Guinée en otage’’ pour remplir leurs poches.

A l’avènement des militaires de 1984 suite à un Coup d’Etat, la junte a sitôt opté pour le libéralisme économique et le multipartisme afin de permettre à tous les guinéens d’aspirer au bonheur et cela a permis à de nombreux guinéens (Résidents, ressortissants, exilés) de rentrer au bercail pour gérer leur destin.

C’est à partir de là que les chaines industrielles ont commencé à se développer dans tout le pays. Le pays s’était rapidement doté d’un Code des investissements, un Code très attractif devant permettre aux investisseurs nationaux et étrangers de s’intéresser au modèle économique très jeune dont disposait notre pays, la Guinée.

Avec ce modèle économique, le Président Lansana Conté permettra à un certain nombre de guinéens d’avoir des lignes de crédits pour donner naissance à la richesse interne. C’est avec ces crédits que l’Etat octroyait à une nouvelle classe d’hommes d’affaires de créer des unités industrielles de tout genre dans la cité. Une stratégie qui a permis la création de nombreux emplois dans tous les secteurs d’activité de la vie économique guinéenne.

Dans la gestion de la chose publique sous l’ère Conté, certaines personnes sorties de nulle part, ont pensé que personne ne pouvait être riche que leurs petits clans. Une attitude qui a occasionné un sursaut national qui a failli renverser le régime Conté en janvier 2007.

Pour la plupart des guinéens, il est inconcevable que notre pays, la Guinée, soit considéré comme un scandale géologique et qu’on soit pauvre en recherchant toujours le quotidien.

De mouvement social en mouvement social, le  peu d’infrastructures dont  dispose le pays, se verra être pillé par des jeunes, femmes et hommes en colère contre le système de Gouvernance du groupe d’individus, des prétendus être intouchable.

C’est pourquoi, un 23 mois de décembre 2008, la junte militaire ayant appris sitôt la mort du Général Lansana Conté, se planifie par rapport à la prise du pouvoir et après, a dissout l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution du pays au nom du Conseil National de Développement et Démocratie (CNDD), pour mieux gérer les affaires courantes du pays et organiser les élections crédibles.

C’est ainsi que plusieurs hauts gradés et intouchables de l’Etat avaient été interpellés pour fait de corruption, de trafic de drogue, de malversations financières et de détournements des deniers publics. Et là, nous sommes en 2008-2009.

Avec une pression de l’opposition guinéenne, des forces vives et de la communauté internationale, la junte quittera le pouvoir pour faire place à un autre régime éphémère piloté cette fois, par le général Sékouba Konaté. Le CNDD qui avait l’ambition d’assurer un développement durable du pays se verra sevré de toutes ses vives ambitions.

En 2010, les élections présidentielles sont organisées et le Pr Alpha Condé est porté à la tête de la magistrature suprême de la République de Guinée pour gérer les destinées de ses compatriotes.

Dans les 5 premières années de gestion du pays, le Président a dit ouvertement qu’il ne connaissait pas les cadres du pays et c’est ainsi qu’il a pu retenir certains cadres qui ont travaillé avec feu Général Lansana Conté dans le but de cerner de mieux en mieux le fonctionnement de l’Administration publique guinéenne. Et pour cet état de fait, il fera appelle à d’autres intellectuels de la diaspora guinéenne et organisera un concours de recrutement pour mieux assainir et mettre fin à toutes sortes de gabegies financières afin que notre pays soit fréquentable.

Qu’il soit un pays ami avec les institutions de Breton Wood pour que les investisseurs étrangers puissent avoir confiance à l’Etat guinéen.

Hélas ! Certains les cadres les plus dangereux et les intouchables du régime Conté reversés dans la nouvelle République, ne jurent qu’au nom de la destruction de leurs frères et sœurs de la Guinée.

Les nantis subissent les effets de l’ouragan de la mauvaise gestion, de la Mal gouvernance ceci, à travers la délation, la diffamation à outrance et du mépris des autres enfants du pays.

 Partant de cela, nous pouvons citer à juste titre, le cas de Ibrahima Kassus Dioubaté qui a été victime du clan mafieux occupant encore des postes stratégiques dans les structures étatiques.

Et pendant ce temps, d’autres se font passer pour «Des conseillers du président» de ma République dans la gestion des centrales de Coronthie.

Ibrahima Kassus Diabaté, jeune entrepreneur aguerri, promoteur et actionnaire dans le projet des maisons de type standard international va poursuivre son partenaire étranger qui est devenu par la suite le chouchou incontesté du petit clan qui continue de tirer profit des installations et les centrales de K-Energie. N’ayant pas obtenu gain de cause, M.Diabaté va saisir une juridiction supranationale qui va le rétablir dans ses droits et va condamner l’Etat guinéen au payement d’une somme de plus de 40 millions de dollars américains US. A date, l’Etat peine à payer cette somme au profit du jeune Diabaté.

Par contre, faut-il signaler qu’il y a d’autres Ibrahima Kassus  Diabaté qui sont victimes de ces petits clans qui seraient proches du Chef de l’Etat.

Si nous essayons de faire un tour au niveau des jeux de hasard où il y a eu des victimes du clan destructeur des idéaux de développement durable.

Il y a plus de deux ans, le peu de guinéens qui étaient actionnaires dans le PMU (Pari Mutuel de Guinée), se verraient refuser le renouvellement de leur licence Et pour cause, c’est à l’Etat d’organiser ou d’avoir le monopole des paris. Pourtant, les statuts de la structure sont très clairs à cet effet.

Aujourd’hui, le rétroviseur se trouve braqué vers la société de celui qui a eu le courage pour la toute première fois de valoriser le secteur du jeux de hasard. Mais pour l’instant, plusieurs acteurs se sont impliqués pour rétablir la vérité dans ladite affaire qui risquerait de reverser des milliers des jeunes dans la rue.

Essayons de faire aussi un tour vers le secteur touristique qui se trouve d’ailleurs au pied ‘’du mont continue de souffrir de l’œuvre des non professionnels’’. Ici, aucun programme digne de nom n’est mis en place par l’Etat pour promouvoir ledit secteur.

Par contre, il y a des privés qui continuent d’investir dans le secteur. Mais en réalité, depuis l’avènement en Guinée de la pandémie de COVID-19, toutes les activités sont aux arrêts, voir au point mort.

Malgré la présence de cette pandémie, certains guinéens sont restés partenaires des investisseurs étrangers qui ont pu rétablir certains employés des hôtels dans leurs droits.

Pourtant dans ce petit clan qui prend tout le pays en otage,  un élément qui avait géré un hôtel mais qui, après, s’est vu très endetté à cause de la  mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Alors, il est temps que nos gouvernants sachent que même en période de crise liée au COVID-19, d’autres nations ont continué d’octroyer des fonds à des entrepreneurs locaux pour la survie de leurs entreprises. Mais c’est tout à fait le contraire en Guinée.

De ce fait, le pays devrait s’aligner dans cette dynamique pour encourager les porteurs de projets et préserver le peu de richesses locales pour le rayonnement de la Guinée.

Bref, encourager les guinéens à investir sur place, c’est contribuer au développement local à la base.

Voilà le modèle de Développement que l’ANC et l’Afrique du Sud ont épousé pour valoriser l’Entrepreneuriat local qui fait bouger leurs populations y compris les jeunes.

Un système de Gouvernance qui les hisse au sommet de l’Afrique où ils sont premiers grâce à l’entrepreneuriat local, l’un des véritables piliers du Développement à la base.

Et si la Guinée emboitait le pas ?

Par Alpha Kamara, citoyen

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Menaces d’Alpha Condé : Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, le président du GOHA, appelle les commerçants à résister

12 juillet 2021 à 12 12 10 07107
Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

Le président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) hausse le ton et appelle à la résistance totale face à Mr Alpha Condé Condé qui fait asseoir sa dictature dans le pays et  qui a plongé la Guinée dans un carcan infernal en fermant les frontières guinéennes avec le Sénégal la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Il ose porter des menaces à l’endroit des commerçants et des opérateurs économiques. 

Mr Alpha Condé, on récolte toujours ce qu’on a semé. Aujourd’hui, tout ce qui arrive à la Guinée, notamment la flambée des prix est tout à fait logique puisque vous pensez faire du mal aux commerçants et opérateurs économiques. Les menaces bidon ne nous ébranlent point car nous allons tenir bon dans ce combat. 

Aujourd’hui, la Guinée est isolée. Vous pensez faire souffrir les commerçants alors, Mr Alpha réveillez-vous. Nous ne sommes pas des gens qu’on peut manipuler. Nous allons nous battre et résister face à votre mauvaise gouvernance.

C’est pourquoi, je dis à tous les commerçants et opérateurs économiques que les menaces de Alpha Condé n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. On va continuer notre combat, celui de défendre les droits des commerçants et opérateurs économiques victimes de destructions et d’incendie de leurs biens.

Vous ne pourrez jamais exercer quoi que ce soit sur nous. Votre mauvaise gouvernance basée sur le diviser pour mieux régner est une cause perdue d’avance. 

Le président du GOHA appelle encore à tous les  commerçants de résister face à la dictature de Mr Alpha Condé car lui même l’a écrit et répété  » le Poisson commence à pourrir toujours par la tête « 

Vous cherchez et voyez les ennemis partout alors que le problème de la Guinée c’est vous.

Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

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Caire : Pr Koutoubou Sano reçu par le grand imam d’Al-Azhar, le grand Mufti de l’Égypte et le ministre d’Awqaf

12 juillet 2021 à 11 11 17 07177

En marge de sa participation à la huitième session de la conférence ministérielle de l’OCI sur l’autonomisation de la femme dans l’espace de l’OCI (Organisation de la coopération islamique), tenue du 6 au 8 juillet 2021, au Caire en Égypte, le secrétaire général de l’Académie de l’OCI, SEM le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a été reçu en audience par les hautes autorités égyptiennes en charge des affaires religieuses. À leur tête, la plus haute autorité islamique au monde, Son Éminence le grand imam d’Al-Azhar, Cheick Dr. Ahmad Taib.

Les éloges du Grand Imam d’Al-Azhar

Au cours de ladite audience, le grand imam a souhaité la bienvenue à SEM le Professeur Koutoubou SANO au siège d’Al-Azhar au Caire. Il lui a également exprimé ses vives félicitations pour sa nomination très méritée à la tête de l’académie comme secrétaire général. Aussi, il a exprimé sa confiance dans l’intelligence et la capacité administrative de Son Excellence, en vue de dynamiser l’Académie et de renforcer davantage les relations de coopération et de partenariat entre l’Académie et les institutions scientifiques d’Al-Azhar. À cet égard, Son Éminence a conclu son intervention en ces termes : « je partage vos idéaux innovants et vos analyses pertinentes sur les questions comportementales, et soyez rassuré de mon soutien indéfectible et de ma disponibilité totale, afin de clarifier les provisions des enseignements de l’islam relatifs aux défis et aux réalités sociales et économiques ».

Reconnaissance du ‘’bagage intellectuel’’ du Pr Koutoub Sano

Par la suite, le secrétaire général de l’Académie a été également reçu en audience par Son Éminence le grand Mufti de la République égyptienne Cheick Shaouqi Alam. Ce dernier s’est profondément réjoui de la nomination du Professeur Koutoubou Moustapha SANO à la tête de l’Académie. Il a déclaré : « connaissant votre bagage intellectuel et vos multiples ouvrages exceptionnels, ainsi que votre ouverture d’esprit, votre nomination est un grand atout pour l’Académie et pour la Oummah. À cet égard, vous pouvez compter sur le soutien total de mon institution, et nous souhaitons le renforcement du partenariat stratégique entre nos deux institutions ». 

Vers un ‘’mémorandum d’entente’’ entre l’Egypte et l’Académie…

Enfin, le Professeur Koutoubou SANO a été reçu en audience par le puissant ministre égyptien d’Awqaf et des affaires islamiques, SEM le Professeur Mucktar Goumaa. Qui a hautement salué la nomination du Professeur Koutoubou SANO à la tête de l’Académie. Il a également rassuré de la disponibilité totale de son ministre, afin de soutenir les efforts de réformes et d’innovations qui seraient menés par le secrétaire général. Par ailleurs, il a souhaité la signature d’un mémorandum d’entente entre son ministère et l’Académie, très prochainement, en vue de promouvoir le concept du juste milieu et de lutter contre l’extrémisme, le fanatisme et le terrorisme dans toutes leurs formes.

Par le service de communication

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Siguiri : « les médecins ont refusé de lui faire une césarienne »

12 juillet 2021 à 9 09 16 07167

Une femme enceinte est décédée samedi dernier, 10 juillet 2021, à la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Elle a rendu l’âme pendant qu’elle tentait de mettre au monde des jumeaux. Son mari accuse les médecins d’être responsables de sa mort et annonce qu’il va porter plainte, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Kaba Diakité, le mari de la défunte, est partagé aujourd’hui entre tristesse et indignation. Il estime que les médecins de l’hôpital préfectoral de Siguiri sont responsables de la mort de son épouse et des deux enfants qu’elle portait. Car, dit-il, s’ils avaient accepté d’intervenir à temps en lui faisant une césarienne, la dame aurait pu être sauvée.

« C’est à 6 heures du matin que ma femme a commencé à ressentir de la douleur. Nous sommes immédiatement partis au centre de santé de Bolibana, mais les sages-femmes qui étaient de garde là-bas nous ont signifié qu’elles ne peuvent pas s’occuper d’elle. Elles nous ont orientés vers l’hôpital préfectoral.

Quand nous sommes arrivés à l’hôpital préfectoral, nous avons trouvé un certain Dr Keïta sur place. Après consultation, il nous a dit que le travail n’a pas commencé. Il a prescrit une piqûre que j’ai achetée, et la douleur s’est calmée. Il nous a dit de rentrer à la maison pour revenir un peu plus tard, parce que le travail allait commencer dans quelques heures. Effectivement, la douleur a repris à 10 heures, et nous sommes directement repartis à l’hôpital.

Mais cette fois, le nommé Keïta n’y était pas, nous avons trouvé une nouvelle équipe sur place. Ils l’ont fait entrer dans la salle d’accouchement, où elle est restée de 11 heures à 17 heures. Pendant tout ce temps, elle criait.  J’ai demandé aux médecins de lui faire une césarienne si elle est incapable d’accoucher d’elle-même, surtout qu’elle n’avait plus de force, mais ils n’ont pas accepté.

Ils ont fait des va-et-vient là-bas jusqu’à 17 heures, puis ils sont venus me dire que ma femme est décédée », explique Kaba Diakité, qui promet de saisir la justice sur cette situation. « Je porterai plainte contre ces agents de santé. Parce que s’ils avaient accepté d’opérer ma femme, elle aurait certainement pu être sauvée », a-t-il indiqué.

Interrogé sur cette situation, le médecin chef de la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri assure que la dame n’a pas manqué l’assistance. Il précise que les médecins n’ont pas refusé de faire la césarienne, mais qu’ils avaient d’abord un autre problème à résoudre.

« Je n’étais pas là au moment des faits. Mais selon le rapport de l’équipe de garde que j’ai reçu, on ne peut pas dire qu’on n’a pas assisté cette dame, parce qu’elle est morte sur la table de réanimation. La dame a effectivement demandé la césarienne, mais elle avait fait une chute de tension, donc il fallait d’abord la réanimer avant la césarienne. Et c’est au cours de cette réanimation qu’elle a rendu l’âme », a dit Dr Tassy Bérété.

A noter que la défunte, Nany Sidibé, était mère de 5 enfants, elle était à son sixième geste. Elle a été inhumée hier, dimanche 11 juillet 2021, à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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La SMB organise l’examen médical annuel 2021 pour tous ses employés

12 juillet 2021 à 9 09 14 07147

Dans le cadre de son programme de Prévoyance Santé, la SMB a organisé du 6 au 11 juillet l’examen médical annuel de l’ensemble de ses employés avec l’appui de nombreux médecins issus du corps médical guinéen. Cet examen médical permet d’interroger le salarié sur son état de santé mais également de l’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail.

Afin d’assurer la sécurité des employés participant à l’examen physique pendant la pandémie, tous les médecins ont été soumis à un test PCR de Covid-19 à l’avance. Le port des masques était obligatoire et une distance de 1,5 mètre devait être tenue. Pour s’assurer du bon déroulement de ces examens, le département des ressources humaines avait mis en place un programme précis, avec des présentations de la situation dans chaque département de la SMB.

Pour Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB : « Comme depuis le début de nos activités en 2015, et surtout en cette période difficile due à la pandémie de COVID 19, la santé de nos employés et la sécurité sanitaire sont nos priorités au sein de la SMB. En tant qu’entreprise responsable, nous tenons à avoir un système efficace qui nous permet d’adapter nos politiques HSSE ».

Transmis par le service de communication

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Attaque d’une ferme avicole à Siguiri ? 950 poulets tués ! (victime)

12 juillet 2021 à 8 08 35 07357

Cette mort en masse de poulets a été enregistrée dans la nuit de vendredi à samedi, 10 juillet 2021, dans une ferme avicole à Siguirini, une sous-préfecture située à environ 150 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri. En un temps record, 950 poulets sont morts dans cette ferme de plus de 1000 poulets appartenant au jeune entrepreneur Aly Savané. Pour l’heure on ignore ce qui a décimé cette ferme ; mais, la « piste criminelle » a déjà été envisagée par la victime, d’autant plus qu’aucune substance toxique n’a été retrouvée dans l’alimentation desdits poulets par les services vétérinaires. Une enquête a été ouverte pour les autorités locales, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kankan.

Selon nos informations, c’est à 2 heures que le premier constat de cette mort en masse de poulets a été fait par le vigile de ladite ferme. Ce dernier, a immédiatement informé son patron, Aly Savané, de la triste nouvelle au téléphone.

« Le vendredi je me suis déplacé pour aller acheter les matériels de la ferme. La même nuit, à 2 heures du matin, mon vigile m’a appelé pour me dire que pendant qu’il allait dormir, les poules se portaient bien. Mais, à son réveil à 2 heures, il dit avoir trouvé plusieurs d’entre elles sont mortes et d’autres faisaient du bruit. Maintenant, c’est étant à Siguiri là-bas que j’ai appelé le sous-préfet qui est venu faire le constat. Mais, de 2 heures à 8 heures dans la matinée du samedi, il y avait 800 morts parmi les poulets. Ensuite, d’ici la soirée le nombre avait atteint 950. Maintenant, il ne me reste que 53 têtes de poulets », a expliqué Aly Savané.

A en croire ce jeune entrepreneur, c’est un investissement de 150 millions de francs guinéens qui vient d’être perdu en quelques heures sans aucune cause apparente. Car, l’analyse de l’alimentation des poulets de la ferme n’a révélé aucune substance nuisible. Et, les vétérinaires venus de Kankan et Siguiri privilégie déjà la piste criminelle.

« Le sous-préfet a fait venir des vétérinaires de Kankan et Siguiri ainsi que le directeur préfectoral de l’élevage de Siguiri. Après les investigations, ils ont opéré certains poulets et diagnostiqués leur mangé et leur l’eau à boire ; mas ils n’ont pas trouvé de maladie. Ils sont retournés à Kankan avec un échantillon qui va être évacué sur Conakry pour avoir beaucoup d’explications. Mais avant de partir, ils m’ont dit que probablement, les poulets ont été aspergés de gaz », a indiqué Aly Savané.

A noter qu’une enquête a déjà été ouverte par les autorités locales de Siguirini pour situer la responsabilité dans ce qui vient de décimer cette ferme avicole.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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