Thierno Saïdou Diakité sur le football guinéen : « les saisons sportives se suivent et se ressemblent »

1 juillet 2021 à 23 11 10 07107
Thierno Saïdou Diakité, Consultant sportif et membre du Comité d’Organisation de la Confédération Africaine de Football (COCAN)

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Thierno Saïdou Diakité, Consultant sportif et membre du Comité d’Organisation de la Confédération Africaine de Football (COCAN), s’est exprimé sur la situation actuelle du football guinéen. De la qualification de quatre clubs (Horoya AC, CIK, SAG et Wakrya AC) qui représenteront la Guinée aux prochaines compétitions africaines au classement de la CAF des meilleurs championnats, en passant par l’insistante rumeur d’une éventuelle mise en place d’un comité de normalisation à la tête de la fédération guinéenne de football, rien n’a échappé à l’œil de ce spécialiste du cuir rond en Guinée. Il exulte du niveau actuel du football guinéen sur le continent ; mais, déplore aussi le fait que les choses ne bougent pas assez au niveau national.

Décryptage !

Guineematin.com : quatre clubs guinéens (le Horoya AC, le CIK, la SAG et le Wakrya AC) vont participer aux prochaines compétitions africaines. Mais, ce sont pratiquement les mêmes clubs de l’année dernière qui se qualifient. Quelle est votre perception et pensez-vous qu’il y a une chance de les voir évoluer ? Puisque chaque année, ils sont éliminés dès les premiers tours, à l’exception du Horaya AC.

Thierno Saïdou Diakité, Consultant : C’est vrai que depuis quelque temps chez nous les saisons sportives se suivent et se ressemblent. Parce que depuis pratiquement 4 à 5 ans, le Horoya domine le championnat local ; et, à ce titre, il participe à la ligue des champions. Grâce à ses performances d’ailleurs l’indice du football a été amélioré. Ce qui fait que depuis 3 saisons, nous avons 4 représentants en coupe africaines (deux en ligue des champions et deux autres en coupe de la CAF). Malheureusement, le constat est quelque peu déplorable, parce que dans les préliminaires, régulièrement, trois de nos représentants sont éliminés ; et, seul le Horoya parvient à aller jusqu’en phase de groupe. L’année dernière même, il a disputé une demi-finale. Alors, moi, je souhaite maintenant que les présidents des clubs qui vont nous représenter puissent tirer les leçons de ces échecs répétitifs afin que notre représentation soit beaucoup plus efficace et qu’elle puisse améliorer l’indice du football guinéen. Parce que si les clubs vont loin en compétition africaine, l’indice va être amélioré ; et, au lieu de 4, on peut avoir 5 ou 6 représentants comme les pays magrébins. C’est un peu ça le challenge que les différents présidents des clubs doivent maintenant relever comme défi majeur. C’est-à-dire renforcer l’effectif des équipes qu’ils ont et aussi chercher à trouver des sponsors et annonceurs qui vont leur apporter de l’argent pour pouvoir recruter de bon joueurs dans les différents secteurs de jeu.

S’ils ne tirent pas de leçon par exemple de l’élimination prématurée la saison dernière et que les choses restent en état, il va s’en dire que dans les préliminaires encore, ils vont être éliminés. Parce que figurez-vous qu’à l’heure actuelle, le Horoya est le seul club véritablement professionnel. C’est un club qui a suffisamment d’argent, c’est un club qui a une administration fonctionnelle, c’est un club qui peut se permettre de recruter de très bons joueurs de haut niveau. Ce qui fait que les résultats sont suivis. Depuis 4 à 6 ans, le Horoya est champion de Guinée et depuis quelques années, il fait bonne figure en ligue des champions. La saison dernière, ils ont été jusqu’en demi-finale. Malheureusement, cette saison, ils ont été éliminés en phase de groupe. Je pense que le bureau exécutif a tiré des leçons et qu’ils vont aller le plus loin possible encore la saison prochaine. C’est un peu l’invite que moi je fais aux autres différents présidents de club. Au Général Mathurin qui est président du CIK, à la direction du club de la SAG de Siguiri et Guillaume Soumah qui est, je crois, le président du Wakrya, de vraiment faire en sorte que les clubs soient vraiment compétitifs et qu’ils puissent aller au-delà des préliminaires et qu’ils intègrent la phase de groupe. Parce qu’il y a des retombés. Plus vous allez loin dans les deux compétitions, plus vous gagnez de l’argent. Il y a des primes très intéressantes que la CAF a instaurées pour motiver les clubs qui participent à ces deux compétitions.

Guineematin.com : dans le classement de la Confédération Africaine de Football (CAF) des 12 meilleurs championnats, la Guinée est classée 9ème et 2ème en Afrique de l’Ouest derrière le Nigéria. Quel est votre analyse et qu’est-ce que cela peut changer pour la Guinée ?

Thierno Saïdou Diakité, Consultant : Ce classement est intéressant parce que là c’est un critère d’évaluation des différentes compétitions locales. Pour ce qui nous concerne, on va revenir encore, grâce au Horoya, l’indice a été amélioré ; mais, il faut souligner qu’on a perdu une place. Au dernier classement de l’année dernière, on était 8ème. Cette fois-ci, on est 9ème. Mais, au plan Ouest-africain, on est 2ème derrière le Nigéria. Parce que le Horoya a fait bonne figure. Donc, ça veut dire que les responsables de la ligue professionnelle de football de Guinée, doivent maintenir le cap et faire en sorte que le niveau du championnat soit beaucoup plus élevé ; et, j’insiste encore que les différents clubs puissent se structurer pour rehausser le niveau de la compétition. C’est vrai que le Nigéria est un pays au potentiel économique, ils ont beaucoup investi dans le sport depuis les années 60. Ce qui fait que les différents clubs, même les équipes nationales toute catégorie confondue, ont de très bons résultats. Nous (la Guinée), on est sur la bonne voie ; mais, il faut maintenir le cap et qu’on essaye d’améliorer les acquis pour être davantage beaucoup plus performant au niveau sous-régional et continental.

Guineematin.com : des rumeurs circulent qu’après cette mission de la FIFA, de la CAF et le retrait de la plainte de Monsieur Aboubacri Touré, qu’on pourrait mettre en place un comité de normalisation. Quel impact cela peut avoir sur le football guinéen ?  

Thierno Saïdou Diakité, Consultant : Vous allez me permettre de faire une certaine mise au point. Du 21 au 24 juin, une mission conjointe de la CAF et de la FIFA, a séjourné dans notre pays. Ils ont rencontré des acteurs du football et certaines parties prenantes. Le ministre des sports, le président et le vice-président de la commission électorale de recours, la commission éthique, le président de l’AS Kaloum, le comité directeur de la fédération guinéenne de football et d’autres personnes ressources. On parle de comité de normalisation, ça, c’est une spéculation de nos confrères, il faut le dire. La mission est venue, le délégué de la FIFA a été clair. Il dit qu’ils sont venus pour faire un constat de ce qui se passe et faire une évaluation. Ils ont rendu leur rapport de mission le samedi dernier aux instances dirigeantes de la CAF et de la FIFA. Maintenant, dans les jours à venir, une décision va être prise par ces instances. Pour faire une projection, il y a deux solutions possibles. Ou, comme la spéculation et la rumeur le font croire, un comité de normalisation va être installé. Ce comité de normalisation aura ce qu’on appelle des termes de référence. C’est-à-dire, faire un toilettage des textes qui gèrent le fonctionnement de la fédération, c’est-à-dire les statuts, le règlement et autres ; et puis, préparer l’organisation de l’assemblée générale élective pour mettre en place un comité directeur. C’est la première solution.
La deuxième solution, la FIFA et la CAF peuvent envisager de mettre en place un organe qui va rapidement organiser l’élection générale du comité directeur. Donc, c’est l’une ou l’autre des solutions, je pense, qui vont être apportées pour régler définitivement la crise qui secoue notre football depuis quelques semaines. Mais, attendons la décision des instances de la CAF et de la FIFA qui vont apprécier les rapports de mission qui leur ont été transmis depuis samedi dernier ; et, c’est sur la base de ce rapport qu’une décision va être prise pour régler définitivement la crise.

Interview réalisée par Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Accident à Kindia : 2 étudiants tués par un camion du camp de Samoreya

1 juillet 2021 à 22 10 43 07437

Les faits se sont produits dans l’après-midi de ce jeudi, 1er juillet 2021, aux environs de 15 heures, non loin du commissariat urbain de police de Khaliakhory, dans la sous-préfecture de Damakaniah. Les victimes (Jacob Kekoura Guilavogui et Zezé Goepogui) étaient sur une moto lorsqu’ils ont été percutés par un camion militaire appartenant au BSCA (Bataillon Spécial des Commandos en Attente de Samoreya). Jacob Kekoura Guilavogui est mort sur place, alors que Zezé Goepogui a succombé quelques instants plus tard aux urgences de l’hôpital régional de Kindia où il avait été évacué.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com à Kindia, Jacob Kekoura Guilavogui et Zezé Goepogui sont tous les deux des étudiants de licence1 du département philosophie de l’université de Kindia. Et, ils revenaient de l’université lorsque leur moto a été violemment percutée par un camion du bataillon spécial des commandos en attente du camp Samoreya. L’accident s’est produit au marché de Khaliakhory. Zacob Kékoura Guilavogui qui conduisait la moto a eu un choc sur la tête et a succombé sur le champ. Quant à Zezé Goepogui, il a eu des blessures graves sur la tête aussi. Il a été évacué à l’hôpital régional de Kindia où il a été admis aux urgences, puis à la chirurgie. Il y a succombé quelques minutes après son arrivée.

A noter que les corps des deux étudiants sont actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Conseil des ministres : voici le compte rendu de ce jeudi (Communiqué)

1 juillet 2021 à 19 07 20 07207
Amara SOMPARE, Ministre de l’Information et de la Communication

Conakry, le 1er Juillet 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue, ce jeudi 1er Juillet, de 10h15 à 13h, par vidéoconférence, sous la Présidence, de son Excellence, Professeur Alpha Condé, Président de la République.

Les points inscrits à l’ordre du jour, étaient les suivants :

1- Messages de son Excellence Monsieur le Président de la République 

2- Compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 29 juin 2021

3- Décisions

I-               Au titre du premier point de l’ordre du jour,

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a rappelé à l’ensemble du Gouvernement, le caractère irréversible de son programme de ‘’ Gouverner autrement’’. Il a exhorté le Gouvernement à entreprendre une véritable révolution culturelle afin de moraliser la vie publique, de mettre le patriotisme au cœur de toute action publique et de garantir une transparence totale dans la gestion des affaires du pays. Il a indiqué être attentif à tout cela et prévenu encore qu’aucun manquement ne sera toléré, ni pardonné.

Le Chef de l’Etat, a demandé au Gouvernement de faire preuve d’esprit d’innovation dans la conduite des réformes en cours ou du moins, de s’inspirer des meilleures pratiques en la matière en vue de concevoir des politiques publiques garantissant un développement durable de la guinée.

Le Président de la République, a instruit la Ministre en charge de l’Hôtellerie d’obtenir de la société responsable des travaux de rénovation de l’Hôtel Novotel, un calendrier d’exécution précis. Il a indiqué clairement que dans l’éventualité où l’entreprise ne serait pas en mesure d’honorer ses engagements, l’Etat fera recours à un autre investisseur.    

Le Chef de l’Etat a instruit le Ministre du Budget de poursuivre et d’intensifier les réformes visant à la digitalisation du système fiscal national notamment l’interconnexion entre la direction Générale des Douanes et celle des Impôts. Il a indiqué que le doublement des recettes intérieures est une nécessité impérieuse qui doit être effective dès l’année prochaine. Pour se faire, il a exigé que toutes les transactions avec l’administration centrale et déconcentrée se fassent désormais par le biais de paiement électronique.

Le Chef de l’Etat, a également exigé du ministre du Budget la structuration diligente du Fonds de Contrepartie afin de garantir la bonne exécution des projets sur Financement Extérieur. 

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a instruit le Premier Ministre, d’être beaucoup plus vigilant sur les modalités d’octroi des exonérations fiscales et douanières à l’endroit des entreprises désireuses d’investir en Guinée notamment dans le secteur minier.  

Le Chef de l’Etat a fait un rappel strict sur l’indispensable respect des règles et procédures de passation des contrats et marchés publics. Il a instruit au Gouvernement la transparence, l’équité, le respect scrupuleux des procédures, règles et Lois, en la matière. 

Dans le même ordre d’idées, il a ordonné aux ministres économiques d’examiner avec plus de rigueur les éléments constitutifs de la dette intérieure.  

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a instruit le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile d’engager dans les meilleurs délais une réforme profonde des forces de police. Il a rappelé avec force que tout comportement qui s’éloignerait des missions régaliennes de la police à savoir assurer la protection des populations guinéennes et maintenir l’ordre dans la cité, doit être sanctionné avec énergie.

Il a également ordonné au Ministre de veiller scrupuleusement à ce que les barrages de sécurité ne fassent l’objet d’aucune transaction monétaire de quelque nature que ce soit.   

II-             Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, 

Le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 29 juin 2021

Le Conseil a entendu successivement :

La Ministre des Travaux Publics qui a soumis pour examen deux projets de Décrets portant Création et Statuts des Sociétés AGEROUTE -Guinée SA et FER SA.

Dans le cadre de la poursuite de la réforme institutionnelle initiée depuis 2016 au sein du ministère des travaux publics, la Ministre a mis en place un groupe de travail interdépartemental à l’effet d’examiner la pertinence des actions de réforme en cours. La réforme porte essentiellement sur trois axes à savoir (i) la restructuration du Ministère, (ii) l’amendement du texte de création de l’Ageroute-Guinée SA et (iii) le changement de Statut juridique du FER.

Ø  S’agissant de l’amendement du décret D/2018/046/PRG/SGG portant création de l’Ageroute-Guinée, la Ministre soutient que la révision du texte de création de l’Agence vise principalement à déléguer à cette structure, en plus des travaux d’entretien routier, la maitrise d’ouvrage des travaux de construction et de réhabilitation des routes. À ce titre, l’Ageroute sera chargée de gérer le processus de passation des marchés et les différents contrats d’exécution ainsi que le contrôle des travaux routiers.

Elle appuiera également les services compétents du Ministère des Travaux Publics dans l’exécution des tâches de surveillance du réseau et de programmation routière.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité :

–      de s’assurer que l’autonomie financière proposée soit compatible avec le principe de l’unicité de caisse ;

–      de veiller à l’opérationnalisation immédiate de l’Observatoire national des routes afin d’assurer la prise en charge au tout début des dégradations des infrastructures routières ;

–      de renforcer les capacités des ressources humaines dans le domaine de la passation des Marchés Publics ;

–      de s’assurer de la moralité des acteurs intervenant dans la gestion des ressources et leurs bénéficiaires ;

–      de recruter le personnel sur la base de consultations ouvertes ;

–      de prévoir le Ministère du budget dans le CA de l’Agence.

Au terme des débats, le conseil ayant noté avec satisfaction l’implication effective de tous les ministères concernés, a félicité la Ministre pour l’aboutissement de cette réforme engagée depuis plusieurs années et sous réserve des observations formulées, recommandé l’adoption du projet de Décret.

Ø En ce qui concerne le Fonds d’Entretien Routier (FER), eu égard à la nécessité de mettre en conformité son statut avec la nouvelle législation, la Ministre propose de finaliser le changement du décret de création et statut du FER en Société Publique, qui va progressivement migrer vers un Fonds Routier de 3ème génération pour augmenter sa capacité de mobilisation de ressources. In fine, il deviendra le bras financier du Ministère avec un potentiel d’effet de levier pour le programme routier national.

La Ministre estime que l’implémentation de la réforme envisagée permettra dès les premières années, d’améliorer de façon significative l’état du réseau routier national et de rationnaliser l’utilisation des ressources. L’achèvement de cette réforme permettra également, d’améliorer le cadre de promotion des entreprises locales, de renforcer les capacités du personnel du Ministère ainsi que la performance du portefeuille de projets.

Au terme de l’exposé, le conseil a donné son soutien à la Ministre et recommandé l’adoption du projet de Décret.

Le Conseil a également entendu :

Le Ministre du Budget qui a fait une communication relative au Cadrage Budgétaire à moyen terme 2022-2024.

Le cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 s’inscrit dans la nouvelle dynamique de gouvernance économique « Gouverner autrement », axée sur la discipline budgétaire qui se traduit par une meilleure qualité de la dépense publique et un accroissement des ressources internes ainsi que leur sécurisation.

Le Ministre a expliqué que le présent document de programmation budgétaire pluriannuel est élaboré dans un contexte de crise sanitaire liée à la COVID-19, qui a entrainé une forte contraction de l’activité économique au niveau mondiale et un impact négatif sur la mobilisation des recettes internes dans la plupart des économies. Cette programmation donne plus de lisibilité au Parlement sur les finances publiques, conformément aux dispositions de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances et du décret portant cadre de gouvernance des finances publiques.

Le Ministre a informé que sur le plan national, les perspectives macroéconomiques sont favorables pour l’économie guinéenne sur la période 2022-2024. L’activité économique devrait retrouver sa dynamique après la relance attendue en 2021 et se maintenir sur un sentier de croissance soutenue jusqu’en 2024. Ce dynamisme serait soutenu par un environnement interne plus favorable mais également grâce aux investissements structurants attendus dans le cadre de l’exécution de la Stratégie Nationale de Lutte contre le Covid-19 (SNLC) 2020-2022 et du Plan National de Développement Économique et Social 2021-2025 ainsi que des initiatives présidentielles.

Ainsi, il est attendu une croissance du PIB réel de plus de 5,2% en 2021 et 5,4% en moyenne annuelle sur la période 2022-2024.

Le Ministre a indiqué que la présente communication porte sur :

ü la situation de l’exécution budgétaire à fin mars 2021 ;

ü le cadre budgétaire 2022-2024 ; et

ü les orientations de ma lettre de cadrage pour le projet de loi de finances 2022.

Parlant de la situation de l’exécution budgétaire à fins Mars 2021, le Ministre a informé que durant le premier trimestre 2021, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5072,91 Mds, soit un taux d’exécution de 21,58%. Les recettes fiscales représentent 92,85%, les recettes non fiscales 1,19%, et les dons, legs et fonds de concours 5,96%.

Sur le volet dépenses, l’exécution base engagement y compris FINEX se situe à 4 645,08 Mds, soit 16,75% des prévisions annuelles. Les dépenses sur ressources propres représentent 4 002,53 Mds contre une prévision dans le plan d’engagement de 4 141,99 Mds, soit un taux d’exécution de 96,63%.

Ø  S’agissant du cadre budgétaire à moyen terme de la période 2022-2024, le Ministre tire ses hypothèses du cadrage macroéconomique produit par le Ministère du Plan et du Développement Économique. Les principales hypothèses sont le taux de croissance du Produit Intérieur Brut, le taux d’inflation, le taux de change du dollar, le volume des importations et des exportations.

En termes de recettes, pour les trois prochaines années, les dons, legs et fonds de concours sont projetés à hauteur de 5 809,97 Mds dont 2 853,66 Mds en appui budgétaire et 2 956,31 Mds en Dons projets et programmes.

Les dépenses quant à elles, sont projetées globalement à 119 842,59 Mds dont 36 327,53 Mds en 2022 ; 39 599,97 Mds en 2023 et 43 915,09 Mds en 2024. Elles s’accroissent respectivement de 25,12% en 2022, 9,01% en 2023 et 10,90% en 2024, avec un taux annuel moyen de 15,01%.

Le Ministre a précisé que pour l’atteinte des objectifs de recettes à moyen terme, les régies ont mis en place des plans de réforme et de modernisation de leurs services.

Ø  Quant aux orientations de la lettre de cadrage du Premier Ministre, elles s’articulent autour des points suivants :

1.    Préservation de la stabilité macroéconomique

L’effort de stabilisation macroéconomique mené avec succès sur la période récente doit être poursuivi, Pour cela, il conviendra de :

·       Maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2,7% du produit intérieur brut ;

·       Limiter l’inflation à un niveau inférieur à 10%

2.    Renforcement du capital humain et transformation économique durable

Mieux que les années précédentes, il y a lieu de renforcer en 2022, le respect des engagements internationaux souscrits par la Guinée. À ce titre, il a été demandé de :

·       Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation, qui devraient atteindre à moyen terme 15% du total des dépenses budgétaires, conformément aux engagements pris par la Guinée notamment auprès de l’Union européenne ;

·       Garantir que les crédits budgétaires en faveur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) atteignent un niveau minimal de 6% des dépenses du budget de l’État, qui correspond à la moyenne observée au niveau continental.

·       Accroitre l’effort budgétaire en faveur de la digitalisation du secteur public et la structuration d’un écosystème compétitif, porteurs de croissance et de bien-être public.

3.    Intensification des efforts de mobilisation des recettes internes pour créer un espace budgétaire favorisant le financement des dépenses prioritaires.

L’objectif est de doubler les recettes à l’échéance du Plan National de Développement Économique et Social 2021-2025. L’atteinte de cet objectif suppose, en plus des initiatives en cours, de : 

·       Renforcer la sécurisation des procédures d’attribution et de gestion du numéro d’identification fiscale (NIF) par la Direction nationale des impôts (DNI) ;

·       Intensifier les efforts d’immatriculation et de géolocalisation des entreprises ;

·       Achever, au plus tard le 30 juin 2022, le chantier de l’élimination des situations de non-concordance entre les déclarations en douane et les déclarations mensuelles uniques à la DNI ;

·       Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes et réduire d’au moins 50% le stock des arriérés fiscaux ;

·       Rationaliser les nombreuses exonérations fiscales accordées sans base légales ;

·       Établir, au 30 juin 2022, un rapport intermédiaire sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes signées par les trois régies financières et apprécier la probabilité du respect de cet engagement à l’horizon de décembre 2022.

Un ajustement de la politique fiscale minière doit porter sur les actions suivantes : 

·       Un audit des prix de transfert pratiqués par les entreprises minières, dans le cadre de l’audit des grandes entreprises (mines, banques, télécoms), pour garantir des bases taxables convenables et des rentrées fiscales conséquentes ;

·       Le Code minier doit être la référence de toute Convention minière. Les éventuelles propositions de dérogations soumises au Conseil des Ministres doivent se limiter aux phases précédant la mise en exploitation. En tout état de cause, aucune dérogation ne devrait être accordée pendant la phase d’exploitation.

·       Le cas échéant, une présentation précise des propositions de dérogations fiscales au Code minier devra être faite lors de la soumission des Conventions au Conseil des Ministres ;

·       L’élaboration, en collaboration avec le ministère en charge des mines, d’un « code de bonne conduite » plus transparent et plus équilibré quant à l’octroi économiquement justifié de facilités fiscales aux projets miniers à forte composante infrastructurelle ;

·       La revue des incitations fiscales du sous-secteur aurifère, pour définir un nouvel équilibre fiscal.

4.    Transparence budgétaire, gestion efficiente des finances publiques.

Le renforcement de la transparence budgétaire doit être une exigence fondamentale de la dynamique de gouvernance économique. À cet égard, pour garantir le droit à l’information de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour 2022 doit être accompagné de :

·       l’ensemble des documents requis par les dispositions organiques applicables ;

·       Un rapport sur le niveau de collecte des recettes non fiscales au 30 juin 2021, ainsi qu’un rapport d’étape sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes non fiscales ;

·       Un rapport sur le niveau de collecte des recettes fiscales (impôts et douane) au 30 juin 2021, ainsi qu’un rapport d’étape sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes fiscales et douanières ;

·       Un état de situation sur les arriérés fiscaux au 30 juin 2021 ;

·       Un rapport sur les exonérations fiscales, ainsi que les dispositions que le Ministère du Budget a, conformément à la lettre de cadrage pour le budget 2021, prises pour en réduire l’ampleur ;

·       Un rapport sur la performance au titre de l’année 2020 des participations de l’État ;

·       Une annexe retraçant, pour chaque entreprise minière, le détail des recettes minières collectées en 2020, les exemptions fiscales accordées ainsi que le coût budgétaire associé.

·       Consolider les BAS (FCE, FODEL, FODECON, FONIJ) et optimiser les conditions de leur exécution ;

·       Identifier toutes les dépenses actuellement inscrites en dépenses communes et rattachables aux départements ministériels spécifiques, et les relier effectivement aux entités budgétaires correspondantes. Ainsi ne seraient inscrites en dépenses communes que les dépenses qui ne sont pas à priori rattachables à un ministère sectoriel. Le but de l’exercice est de ramener le volume de crédits des dépenses communes à moins de 10% du total des dépenses des départements ministériels ;

·       Engager des actions de coordination financière pour appuyer les services administratifs déconcentrés et décentralisés, en vue d’améliorer leurs capacités de programmation et d’exécution budgétaire, et prévenir les doubles emplois de dépense publique ;

·       Achever au 31 décembre 2021, en collaboration avec les ministères chargés de l’administration du territoire et de la fonction publique, le chantier de la déconcentration de la gestion des primes et traitements des agents publics des secteurs de la santé et de l’éducation en service á l’intérieur du pays ;

·       Renforcer les liens avec le ministère chargé du plan et du développement économique (MPDE), pour que la gestion du budget des investissements se fasse en parfaite harmonie avec le MPDE.

5.    Dépenses prioritaires du budget de l’État pour l’exercice 2022.

5.1. Dépenses liées à la lutte contre la pandémie de la COVID-19

·       Dégager une dotation budgétaire suffisante et complémentaire des apports financiers extérieurs à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), en vue d’acquérir suffisamment de doses et amplifier ainsi la campagne vaccinale.

5.2.       Croissance économique inclusive et partage de la prospérité

·       L’effort budgétaire consenti par l’État au titre de l’action de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), fer de lance de la politique d’inclusion du Gouvernement, doit être renforcé ;

·       Une allocation d’un montant adéquat doit être prévu pour le soutien de l’État en faveur de l’autonomisation des femmes, à travers le ministère chargé de la problématique, pour rendre effectives les nouvelles dispositions constitutionnelles applicables et les directives du Président de la République ;

·       Prévoir des crédits suffisants pour le Fonds National d’Insertion des Jeunes (FONIG) afin de lui permettre de mieux exercer ses missions ;

·       Doter le ministère chargé des affaires sociales d’un volume de crédits suffisant pour lui permettre de mieux lutter contre l’exclusion sociale et apporter une aide aux catégories les plus vulnérables (personnes handicapées, albinos, etc.), stigmatisées en raison de considérations en rapport avec leur apparence physique.

5.3.       Financement des infrastructures (programmes d’investissement)

·       Priorité accordée aux projets de Travaux Publics en cours d’exécution, dans la définition des volumes de crédits nécessaires ;

·       Garantir des fonds de contrepartie aux projets faisant l’objet de financements extérieurs, tout en tenant compte du deuxième plan national de développement économique et social (PNDES II) dans la définition de l’enveloppe globale des investissements publics pour l’exercice 2022 ;

·        En relation avec le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN) et le Ministère des Sports, définir un volume de crédits conséquent pour la préparation de l’échéance sportive concernée.

5.4.       Renforcement de la numérisation de l’économie et développement du secteur privé

·       Doter la nouvelle Agence nationale de l’innovation et de l’économie numérique (ANIEN) d’un volume de crédits important ;

·       Relever significativement les crédits de l’Agence guinéenne de promotion de l’emploi (AGUIPE) ;

·       Doter le Fonds d’appui aux groupements d’intérêt économique (FAGIE) d’un volume de crédits nécessaire, pour permettre au Fonds de développement industriel et des PME (FODIP) de poursuivre et amplifier l’appui procuré aux entreprises dans le cadre du Plan de riposte économique à la crise COVID-19 ;

·       Augmenter de manière notable par rapport à l’exercice 2021, le volume des crédits de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP), pour lui permettre, notamment, de faire face à l’échéance de l’Exposition universelle de Dubaï.

5.5.       Consolidation de la démocratie, renforcement de l’État de droit et de l’action culturelle et extérieure de la Guinée

·       Relever à un niveau convenable les dépenses régaliennes (défense, police, justice), en vue de garantir l’État de droit et la sécurité de nos concitoyens ;

·       Prévoir une dotation budgétaire adéquate pour le nouveau cadre permanent de dialogue politique et social ;

·       Relever le budget du Ministère des Affaires Etrangère et des Guinéens de l’Etrangers afin de permettre à ce département de mieux faire face aux charges inhérentes au fonctionnement des ambassades, ainsi qu’à celles liées aux infrastructures ;

·       Régulariser les contributions (arriérés et exercice à venir) de la Guinée auprès des organisations internationales, dont le montant a déjà été consolidé par le département ;

·       Doter le Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC) d’un niveau de crédits suffisant, pour lui permettre de mieux faire face à ses missions de promotion des arts et de la culture, et contribuer ainsi à l’épanouissement de la jeunesse guinéenne.

6.     Maitrise de la politique de subventionnement au secteur de l’énergie

·       Revoir les bases de définition de la subvention à accorder à Électricité de Guinée (EDG) en tenant compte des efforts internes de redressement de l’entreprise, tant en matière de dépenses d’exploitation que de collecte de revenus ;

·       Engager une concertation avec le ministre chargé des finances pour élaborer au plus tard fin septembre 2021, un plan coordonner de régulation de la dépense publique et de la trésorerie de l’État, pour permettre de surmonter les persistantes difficultés rencontrées par les ministères sectoriels dans l’exécution de leurs missions respectives.

Au cours des débats, les observations ont porté essentiellement sur la nécessité : (i) de garder à l’esprit que, bien que le secteur des Mines contribue pour 30% à la richesse nationale, les recettes fiscales minières ne représentent que 2% du volume des ventes à l’exportation contre une moyenne de 13 % pour les pays miniers. Tous ces chiffres entament notre crédibilité vis à vis de l’opinion et de nos partenaires financiers ; et (ii) pour les Ministres en charge des Finances et du Budget de veiller à ce que la régulation de la dépense publique en termes de décaissement par rapport à la trésorerie de l’État fasse l’objet d’une plus grande maitrise afin de réduire la pression sur ladite trésorerie et faciliter l’exécution avec plus d’aisance le budget.

Au terme des débats, le conseil a donné son soutien au Ministre et sous réserve des observations formulées, recommandé l’adoption du cadrage Budgétaire à moyen terme 2022-2024 ainsi présenté.

Enfin, le premier Ministre a informé le Conseil de la tenue d’une réunion de concertation avec les ministres du système éducatif pour fixer les dates des examens nationaux session 2021, ainsi qu’il suit :

·       Baccalauréat Unique : Du jeudi 22 Juillet au samedi 24 Juillet, soit trois (3) jours francs ;

·       Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) : Du lundi 26 Juillet au jeudi 29 Juillet, soit quatre (4) jours francs ;

·       Certificat d’Études Élémentaires (CEE) : Du vendredi 30 Juillet au dimanche 1er Août.

·       Epreuves pratiques des examens de sortie des Institutions d’Enseignement Technique et Professionnelle : Du vendredi 09 au mardi 21 Juillet ;

·       Epreuves théoriques des examens de sortie des Institutions d’Enseignement Technique et Professionnelle : Du jeudi 22 au mardi 27 Juillet ;

·       Concours d’entrée dans les Ecoles Nationales Techniques et Professionnelles : Du lundi 06 au dimanche 12 septembre.

Le Conseil des Ministres a approuvé les dates proposées et décidé que les sujets des examens ne porteront que sur les cours dispensés.

Amara SOMPARE, Ministre de l’Information et de la Communication

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Enseignement technique : voici le calendrier des examens de sortie

1 juillet 2021 à 19 07 01 07017
Zénab Nabaya Dramé, Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi

Le ministère en charge de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a dévoilé ce jeudi, 1er août 2021, le calendrier des examens de sortie. Ces évaluations, qui concernent les apprenants en fin de cycle, se dérouleront du 9 au 27 juillet 2021.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le calendrier complet :

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Crise à l’Assemblée nationale : « c’est le partage du butin qui crée des problèmes »

1 juillet 2021 à 18 06 56 07567

La crise qui secoue l’Assemblée nationale continue de susciter le débat au sein de la classe politique guinéenne. Et ce débat ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou a estimé que la fronde de certains députés de la mouvance présidentielle contre le président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara n’a rien de surprenant. Pour lui, cette situation est l’une des caractéristiques de la guerre de succession en cours au sein du parti au pouvoir.

Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP)

« Ce qui se passe à l’Assemblée nationale n’est que le reflet de ce qui se passe à un niveau beaucoup plus élevé, au sein de l’exécutif. Aujourd’hui, Damaro est accusé de népotisme, de gérer de façon opaque la soi-disant Assemblée nationale. Tout cela, c’est en référence à ce qu’il a vu parce que le népotisme a toujours été l’arme de gestion au niveau de l’Etat. Normalement, les marchés de gré à gré, on ne les donne pas comme ça. Les marchés ne sont pas taillés sur des individus, ils sont là avec des critères qui s’appliquent à tout le monde.

Alors, on prend les plus performants et on dégage les critères avant de les attribuer. Mais ici, on choisit les gens et à partir de ces choix, on colle les marchés de gré à gré. Et c’est justement le partage du butin qui crée des problèmes. Quand on leur a dit, ils n’ont pas cru mais aujourd’hui, c’est ce qu’ils sont en train de faire. A l’Assemblée nationale, ça ne devrait pas marcher parce que les uns se sentent lésés par les autres. Alors, ça ne pouvait pas marcher pendant longtemps. Mais en fond de tableau, c’est cette guerre de succession à Alpha Condé », a indiqué l’opposant guinéen.

Depuis le début de la fronde des députés qui dénoncent la gestion de l’Assemblée nationale par Amadou Damaro Camara, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Mais selon nos informations, le président du parlement va animer une conférence de presse mardi prochain pour se prononcer sur cette situation.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Damaro contesté par certains députés : « cela montre le banditisme organisé à l’Assemblée nationale »

1 juillet 2021 à 18 06 47 07477
Keamou Bogola HABA, président d’honneur de l’UGDD

La fronde en cours à l’Assemblée nationale (où certains députés de la mouvance présidentielle sont opposés à leur président Amadou Damaro Camara) suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD (Union guinéenne pour la démocratie et le développement) et membre de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie), s’est prononcé sur cette situation dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021. L’opposant, qui ne reconnaît pas l’actuelle législature, estime qu’au regard de la situation qui prévaut en Guinée, cette crise n’est pas surprenante.

« Cette situation montre qu’il y a cette question de banditisme organisé dans la gestion de l’Assemblée nationale, parce qu’on a suivi comment ils ont appelé feu Roger Bamba pour l’amener à l’abattoir. Une histoire qui a été suivie par des tirs d’un civil sur des agents (en garde au palais du peuple qui abrite l’Assemblée nationale). Et on n’a jamais fourni les résultats des enquêtes pour montrer ce qui s’est passé. Donc l’argent est dilapidé parce qu’il faut constituer la guerre de succession, alors que de l’autre côté, ils ont peur que Damaro ne prenne la position de force pour pouvoir imposer un coup de force à Alpha Condé. La peur des deux camps fait que nous sommes aujourd’hui dans cette situation qui ne pouvait qu’advenir », a-t-il indiqué.

L’opposant estime que le comportement du président de l’Assemblée nationale prouve que la Guinée se trouve aujourd’hui dans une situation qui ressemble à une jungle, où règne la loi du plus fort. « C’est comme si nous sommes dans une jungle où il n’y a pas de règles. Et le président de l’Assemblée nationale et les députés autour de lui ont tous été nommés par Alpha Condé. C’est un partage du gâteau par le lion. Et donc, dans une situation comme ça, il n’y a pas de règles, c’est la raison du plus fort. Si vous voyez le comportement de M. Damaro depuis avril 2020, cela va dans ce cadre. Son arrogance, la manière dont ils ont évincé M. Kory Kondiano qui a été jeté à la grande surprise de l’intéressé et de tous ceux qui le soutenaient, c’est du banditisme pur et simple », a dit Bogola Haba.

Pour le président d’honneur de l’UGDD, la solution pour débarrasser la Guinée des problèmes qui la gangrènent et remettre le pays sur les rails, « c’est de faire partir M. Alpha Condé et tous ceux qui l’entourent ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Facobly (Côte d’Ivoire) : des commerçants guinéens font les frais du crime d’un jeune qui a tué sa copine

1 juillet 2021 à 18 06 44 07447

L’information a été révélée mardi dernier, 29 juin 2021, par Koaci.com (un site d’informations ivoirien). Plusieurs commerces (boutiques et magasins) appartenant à des guinéens ont été attaqués et saccagés en début de cette semaine à Facobly (une ville située dans la partie ouest de la Côte d’Ivoire) par des jeunes en colère. Ils ont agi en représailles à l’assassinat d’une élève en classe de 3ème par un jeune guinéen.

Selon nos confrères de Koaci.com qui citent des sources locales à Facobly, c’est une fille Wobé (autochtone) qui a été étranglée dimanche dernier, 27 juin 2021, par son copain, un jeune guinéen. Ce dernier a pris la poudre d’escampette après son crime ; mais, la nouvelle de son acte ignoble a déchainé la colère des jeunes de Facobly sur la communauté guinéenne vivant sur place.

Très en colère, les jeunes de cette ville ont pris d’assaut les magasins et boutiques tenus par des guinéens. Des affrontements y ont éclaté et y ont duré au moins deux jours (lundi et mardi) avant que les forces de l’ordre ne parviennent avec beaucoup d’efforts à contrôler la situation et rétablir l’ordre.

Pour l’heure, on ignore l’étendue des dégâts enregistrés sur place. Et, une enquête a été ouverte pour retrouver le jeune guinéen accusé du crime à l’origine de ces violents affrontements.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Guinée : les examens nationaux prévus du 22 juillet au 1er août 2021

1 juillet 2021 à 18 06 21 07217
image d’archive

On connaît maintenant le calendrier des examens nationaux, session 2021. Ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire vont démarrer le 22 juillet pour s’achever le 1er août prochain. C’est le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui l’a annoncé ce jeudi, 1er juillet 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ci-dessous le calendrier complet :

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Incendie à Tata1 (Labé) : une maison et son contenu parti en fumée

1 juillet 2021 à 15 03 44 07447

En début de soirée hier, mercredi 30 Juillet 2021, un incendie s’est déclaré dans une concession à Tata1, un quartier de la commune urbaine de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. La famille victime déplore également 22 millions de francs guinéens calcinés par les flammes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les informations, c’est aux environs de 18 heures que cet incendie s’est déclaré dans cette maison. Et, ses puissantes flammes ont tout consumé sur leur passage.

« C’est notre concession familiale qui a pris feu. Moi j’étais en train de tresser deux de nos clientes dans notre salon de coiffure qui est contigüe à notre domicile. Soudain, j’ai entendu une détonation dans la maison et on a aperçu les flammes. Certains jeunes qui préparaient du thé à côté sont venus à notre secours pour éteindre les flammes. Quand nous avons ouvert ma chambre, le feu était déjà sur le matelas. On s’est servi d’un seau d’eau pour éteindre le feu, mais cela n’a pas servi à grand-chose. Ce sont les voisins qui sont venus nous prêter main forte. Mais, les dégâts sont importants. Car, dans les chambres, presque tout est réduit en cendre. Très peu d’objets ont pu être sauvés », a confié Fatoumata Binta Barry, membre de la famille victime.

Aussitôt informés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux combattre les flammes. Et, au bout de quelques instants, ils ont réuni à éteindre le feu. Mais, selon le commandant de la protection civile de Labé, le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, cet incendie a été causé par des produits chimiques stockés dans la maison. Cependant, c’est une bouteille de gaz à l’intérieur de la maison qui aurait surtout favorisé la propagation des flammes dans la maison.

Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, commandant de la protection civile de Labé

« Mon service a été informé de ce sinistre à travers un coup de téléphone sur le numéro vert. Immédiatement on s’est transporté sur les lieux. Mais quand nous sommes arrivés, tout le bâtiment était en flammes. Une telle intervention demande assez d’eau. Heureusement, nous collaborons avec des détenteurs de citernes privées qui sont venus nous appuyer. Ce qui est surtout à saluer, c’est le fait qu’on a pu circonscrire le feu et on a empêché que les concessions du voisinage soient atteintes, mais aussi le salon de coiffure qui se trouve juste à côté. Mais, selon nos constats, c’est des produits chimiques qu’on utilise souvent dans certains salons de coiffure qui étaient déposés quelque part dans la maison qui sont à l’origine du feu. Et, la présence d’une bonbonne de gaz à l’intérieur de la chambre d’où est venu le feu a été aussi un élément qui a favorisé la propagation rapide des flammes dans la maison. Pas de perte en vie humaine, ni de blessé. Mais à vrai dire, il y a eu assez de dégâts matériels. Et, selon les victimes, à part ces dégâts, elles ont perdu une somme d’argent qu’ils estiment à 22 millions de francs guinéens », a indiqué le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mandiana : la jeunesse décerne le ‘’trophée mérite 2020’’ au directeur préfectoral de l’habitat

1 juillet 2021 à 15 03 37 07377

Chaque année, depuis 2018, les jeunes leaders de Mandiana pour la paix et le développement décernent un Prix (Trophée de Mérite) à un administrateur qui s’est illustré dans les actions développement local et de renforcement de la paix dans la préfecture de Mandiana. Et, cette année ce prix a été attribué à Abdoulaye Kadé Diallo, le directeur préfectoral de l’habitat et de l’aménagement de la ville. Ceci, pour lui exprimer toute la reconnaissance de la population de Mandiana pour son implication personnelle dans l’encadrement des jeunes, son soutien aux groupements de développement local et surtout sa très bonne gestion des conflits domaniaux qui naissent par moment entre les populations de cette préfecture de la Haute Guinée.

C’est à la suite d’un carnaval géant, suivi d’un match de Gala organisé samedi dernier, 26 juin 2021, que ce trophée a été remis au directeur Abdoulaye Kadé Diallo, en présence de plusieurs personnalités de la préfecture de Mandiana (dont le préfet Mohamed Lamine Doumbouya et le maire Ibrahima Sira Diakié). Ce ‘’Trophée de Mérite’’, troisième édition, vient ainsi récompenser les efforts de cet administrateur à booster les compétences des jeunes pour l’employabilité et l’entreprenariat à travers des stages de formation ; mais aussi, reconnaitre les qualités de bonne collaboration avec les populations de Mandiana.

« Nous somme très content de votre présence parmi nous aujourd’hui pour témoigner les temps forts de ce sentiment de la jeunesse envers le directeur de l’habitat pour ses sa bonne collaboration avec toutes les couches sociales dans son travail. On s’est basé sur l’accès que le directeur de l’habitat donne aux jeunes de Mandiana pour le stage dans son service, son soutien aux groupements et surtout, depuis qu’il est venu à Mandiana, le secteur de morcellement domanial ne pose aucun problème. Donc, c’est compte tenu de tout ça qu’on a décerné ce trophée de mérite, de confiance, remerciement à monsieur Abdoulaye Kadé Diallo, le directeur de l’habitat et de l’aménagement de la ville de Mandiana », a indiqué Mamady Idozi Keïta, le président des jeunes leaders pour la paix et développement de Mandiana.

Dans la joyeuse foule réunie au ‘’stade lycée Pathé Diallo’’, c’est le préfet de Mandiana, Mohamed Lamine Doumbouya, qui a eu l’honneur de remettre ce trophée au directeur Abdoulaye Kadé Diallo. Et, la première autorité préfectorale de Mandiana a, au nom du président Alpha Condé, dédié ce Prix à toute l’administration guinéenne.

« Quand on nous a informé que les jeunes ont décidé de distinguer le directeur de l’habitat par le trophée de mérite, 3ème édition, j’ai jugé nécessaire d’être présent pour en témoigner. Abdoulaye Kadé Diallo est un cadre courtois, gentil, disponible et qui aime son travail. Parce qu’on peut être disponible, mais qu’on n’aime pas son travail. Donc, c’est pour dire que si les jeunes ont décidé de l’honorer, ce n’est pas une démagogie, mais c’est une réalité. Les mêmes honneurs reviennent, au nom du président de la République, à toute administration et aux différentes familles », a confié Mohamed Lamine Doumbouya.

A noter que les ‘’jeunes leaders de Mandiana pour la paix et le développement’’ est une structure associative qui existe à Mandiana depuis 2017. Cette entité fédère les jeunes de Mandiana pour impulser le développement à la base. Et, depuis trois ans, elle distingue chaque année les personnalités qui s’illustrent dans le noble combat du développement local et la promotion des jeunes de Mandiana dans les différents domaines d’activité.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Guinée : les travailleurs des banques menacent d’aller en grève

1 juillet 2021 à 13 01 37 07377
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

Le secteur bancaire guinéen risque de connaître une crise dans les prochaines semaines. La fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée (FESABAG) menace de déclencher une grève générale, sans pour autant donner une date pour le début de ce mouvement de protestation. Elle justifie cette démarche par le « manque manifeste » de volonté des patrons des banques de négocier avec leurs employés autour de la révision  de la convention collective d’août 2004.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le préavis de grève de la FESABAG adressé à l’association professionnelle des banques (APB) :

Préavis de grève FESABAG

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Bah Oury sur la fronde à l’Assemblée nationale : « les calculs politiciens pour la succession ont commencé »

1 juillet 2021 à 13 01 25 07257

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre certains députés de la mouvance présidentielle et le président de l’Assemblée nationale. Les frondeurs accusent Amadou Damaro Camara de gestion opaque et de népotisme dans l’attribution des marchés. Une situation qui ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRG).

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Bah Oury a analysé ce problème sous deux angles. Le premier, dit-il, c’est le fait que le népotisme soit érigé en système de gouvernance depuis plusieurs années en Guinée.

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

« Cette situation à l’hémicycle ne me paraît pas singulière, parce que partout dans les administrations de ce pays et au niveau du sommet de l’Etat, la pratique est la même. Des personnes arrivent au pouvoir non pas pour servir mais pour se servir. Et, ils le font de manière tellement ostentatoire, comme s’ils ont un mépris des autres membres de la société guinéenne. C’est pour autant que la Guinée est considérée parmi les 15 pays les plus pauvres au monde et avec un niveau de corruption extrêmement élevé. C’est la mentalité prédatrice qui prédomine un peu partout.

Il n’y a jamais eu sérieusement de sanctions pour corriger la gouvernance. Cela constitue le véritable problème de la Guinée : les administrateurs, les dirigeants, ont une mentalité fortement teintée de certaines formes de prédation qui font que la Guinée a du mal à se relever. C’est le système qui est malade. Le système a atteint un tel niveau de pourrissement que ce qui se faisait dans le secret auparavant, se fait maintenant à ciel ouvert. Et puis, c’est fait avec tellement de prétention que d’autres refusent de se sacrifier pour faire plaisir aux uns et aux autres », a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, le président de l’UDRG estime que cette fronde contre le président de l’Assemblée nationale peut être due à une guerre de positionnement pour la succession du président Alpha Condé. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on est dans une période politique très tumultueuse et très trouble. Les calculs politiciens pour la succession, pour le positionnement pour le futur, ont commencé à se faire entendre et à se faire savoir. Les choses bougent, les règlements de comptes sont par-ci et par-là. En fait, c’est comme un  jeu de dames où on vise autre chose et on commence par les premiers pions en première ligne avant d’atteindre le résultat escompté », a dit Bah Oury.  

Depuis le début de cette crise qui secoue la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Selon les indiscrétions, le problème est arrivé sur la table du président de la République, qui aurait décidé de s’impliquer dans la recherche d’une solution durable.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Affaire des 10 parcelles à Dubréka : le vendeur risque un an de prison et le paiement d’un milliard cinq cent millions

1 juillet 2021 à 12 12 09 07097

Le procès d’Elhadj Oumar Barry, accusé de stellionat, s’est poursuivi hier, mercredi 30 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Dixinn (Conakry). Ce citoyen guinéen est jugé pour a0voir vendu 10 parcelles ne lui appartenant pas dans la préfecture de Dubréka. Le procureur a requis un an d’emprisonnement contre le prévenu, tandis que la partie civile lui réclame plus d’un milliard cinq cent millions de francs guinéens (1 500 000 000 GNF).

Selon des informations recueillies par Guineematin.com, cette affaire a commencé en 2014. A l’époque, Mamadou Moussa Baldé et ses frères ont contacté Elhadj Oumar Barry dans le but d’obtenir des parcelles sur lesquelles ils voulaient construire des habitations à Yorokoguiya, dans la préfecture de Dubréka. Le 8 juillet 2014, Elhadj Oumar Barry a vendu quatre parcelles à 72 millions de francs guinéens, à la famille Baldé. Il lui a ensuite vendu trois parcelles à 48 millions de francs le 18 avril 2015, et trois autres parcelles à 48 millions de francs le 28 août 2015. Soit un montant total de 168 millions de francs guinéens pour les 10 parcelles.

Après avoir obtenu les lieux, Mamadou Moussa Baldé et ses frères ont acheté des agrégats d’une valeur de 237 millions 330 mille francs guinéens pour entamer des travaux sur leurs terrains. Mais, dès qu’ils ont lancé les travaux, ils ont été surpris de voir une famille Sylla venir revendiquer la paternité des parcelles qu’ils ont achetées. Une procédure judiciaire a été engagée au tribunal de première instance de Dubréka, qui a tranché en faveur de la famille Sylla, qui possédait les preuves attestant que les domaines en questions lui appartiennent. Moussa Baldé et Cie sont repartis alors vers Elhadj Oumar Barry qui leur a vendu les parcelles.

Ce dernier leur a promis de les recaser ailleurs ou au cas échéant, leur restituer leur argent. Mais, cinq ans après cette convention, Moussa Baldé et ses frères n’ont toujours ni leurs parcelles, ni leur argent.  C’est ainsi qu’en 2020, ils ont déposé une plainte contre Elhadj Oumar Barry à la brigade de recherche de Kipé. Interpellé par les gendarmes, le vieil homme s’est engagé à restituer à la famille Baldé son argent. Mais, cet autre engagement n’a pas été suivi d’effets.  Finalement, le dossier a été transféré au tribunal de première instance de Dixinn où Elhadj Oumar Barry a été inculpé pour stellionat.

Et, c’est après trois absences répétées que le prévenu, qui n’est pas détenu, s’est finalement présenté ce mercredi, 30 juin 2021, au tribunal de première instance de Dixinn pour s’expliquer sur ce qui lui est reproché. Il a justifié d’abord ses absences aux précédentes audiences par des problèmes de santé. Elhadj Oumar Barry a ensuite reconnu avoir vendu à Mamadou Moussa Baldé et ses frères des parcelles ne lui appartenant pas. Dans la phase des plaidoiries, l’avocat de la partie civile, Me M’Bomby Mara, a demandé la condamnation du prévenu au paiement de 800 millions de francs à titre principal et 500 millions de francs comme dommages et intérêts.

« Il faut prendre en compte le fait que la valeur actuelle d’une parcelle à Yorokoguiya est de 80 millions de francs guinéens. Donc, en raison de 80 millions par parcelle, les 10 parcelles coûteront 800 millions de francs guinéens. Nous vous demandons donc de le condamner au paiement de 800 millions de francs guinéens à titre principal, mais aussi au paiement des 237 millions 330 mille francs guinéens qui représentent le prix des agrégats qu’ils ont mis sur les parcelles et 500 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts », a plaidé l’avocat des plaignants.

De son côté, le procureur a demandé au tribunal de condamner le prévenu à un an d’emprisonnement et à décerner un mandat d’arrêt contre lui. « Il savait pertinemment que les parcelles étaient la propriété d’une autre personne. Et il a cédé les parcelles à Moussa Baldé et ses frères. Tous les éléments constitutifs de l’infraction de stellionat sont réunis à l’encontre d’Elhadj Oumar Barry. C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de prévention de stellionat de 10 parcelles au préjudice de Moussa Baldé et ses frères.

De le condamner à un an d’emprisonnement ferme et de décerner un mandat d’arrêt contre lui à l’audience. De le condamner également au paiement de 800 millions de francs guinéens en raison de 80 millions par parcelle, au paiement de 237.330.000 francs guinéens comme prix des agrégats et 500 millions de francs guinéens de dommages et intérêts », a requis Boubacar 1 Bah.

Après les plaidoiries et réquisitions, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 14 juillet prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Variants de la Covid-19 : la Guinée durcit les mesures à l’endroit des voyageurs

1 juillet 2021 à 8 08 58 07587

Face à la circulation de plusieurs variants de la pandémie de Covid-19 dans le monde, la Guinée a décidé de modifier les directives de contrôle sanitaire en renforçant la vigilance. Désormais, les voyageurs en provenance de l’étranger, particulièrement ceux venant de pays où circulent les nouveaux variants du coronavirus, seront soumis à de nouvelles mesures.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la note circulaire publiée à cet effet par l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) :

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