Arrestation des opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

14 juillet 2021 à 22 10 04 07047
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

Communiqué du FNDC : Dans la poursuite de projet de percussion, d’intimidation et de séquestration des voix discordantes à son régime illégal imposé au Peuple, le dictateur Alpha Condé, à travers sa police judiciaire qu’il utilise à sa guise, vient de kidnapper deux leaders de l’opposition guinéenne membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD). Il s’agit de Kéamou Bogola Haba, responsable Communication de l’ANAD et Thierno Yaya Diallo, Président du parti Guinée Moderne (GM), qui ont été kidnappés ce mercredi 14 juillet 2021 à Conakry.

Cette énième opération d’intimidation est loin d’être un acte isolé. Il s’agit de la poursuite de l’exécution d’un plan diabolique de kidnapping organisé à des fins de chantage politique et de harcèlement judiciaire.

Le régime du dictateur Alpha Condé cherche sans relâche à éliminer les leaders du FNDC et de l’opposition dans l’espoir de consolider un 3ème mandat illégal et illégitime bâti sur du sable mouvant. Ce qui justifie entre autres la détention illégale de leaders, militants et sympathisants du FNDC et de l’opposition politique dans les prisons à Conakry et à l’intérieur du pays.
La coordination nationale du FNDC condamne ces kidnappings de trop et exige la libération ces deux leaders sans délai.
La coordination nationale du FNDC appelle les citoyens à la mobilisation pour le départ du dictateur Alpha Condé, la seule et unique solution pour mettre fin à la souffrance et aux malheurs que la Guinée et les guinéens subissent depuis le coup d’État constitutionnel.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 14 juillet 2021.

La Coordination nationale du FNDC

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Arrestation des opposants : l’ANAD exige la libération de Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

14 juillet 2021 à 21 09 14 07147
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, deux opposants guinéens ont été arrêtés dans l’après-midi de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Lambandji, dans la commune de Ratoma. Peu après cette arrestation, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) a publié un communiqué pour réclamer la libération immédiatement des opposants Kéamou Bogola Haba (président d’honneur du parti UGDD) et Thierno Yaya Diallo (président du parti Guinée moderne), tous les deux membres de cette nouvelle coalition politique, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué de l’ANAD :

ANAD exige la libération de Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

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Cellou Dalein sur la reprise des manifestations : « on ne va pas renoncer à ce droit constitutionnel »

14 juillet 2021 à 20 08 31 07317

Malgré les critiques qui ont suivi la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo ne semble pas prêt à faire marche arrière. Le leader du principal parti d’opposition du pays se montre ferme sur la question, annonçant qu’il ne va pas renoncer au droit de manifester qui est consacré par la constitution guinéenne. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée avec ses alliés de l’ANAD ce mercredi, 14 juillet 2021.

Le président de l’UFDG a tout d’abord répondu à ceux qui ont critiqué la décision de son parti de reprendre prochainement ses manifestations, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il se dit inquiet de constater que certains Guinéens s’opposent désormais systématiquement à toute manifestation de rue, qui est pourtant un droit constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Manifester dans les rues et sur les lieux publics est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Alors, si on est d’accord sur ça, la question qu’il faut se poser, c’est comment respecter la constitution. Respecter la vie humaine tout en respectant la constitution.  Nous avons organisé ici plusieurs manifestations sans qu’il n’y ait des victimes. Mais, ça gêne Alpha de voir une manifestation réussie. Parce que lorsqu’on voit un million de personnes dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance, quelle que soit la nature de la manifestation, ça le gêne. Et il se dit que pour mettre un terme aux manifestations, il faut tuer pour décourager les manifestants. Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non ! C’est un crime imprescriptible. Mais aujourd’hui, la manifestation, bien que prescrite dans la constitution, est considérée comme un acte de violence. Non ! La violence vient du pouvoir. Parce que la réussite d’une manifestation gêne Alpha », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Il ajoute que c’est pour décourager les manifestants et avoir un argument pour interdire toute forme de protestation dans le pays que le pouvoir réprime les manifestations et accuse l’opposition d’être responsable de ces tueries. « L’opposition ne va pas donner des armes à nos militants pour tuer nos militants. Donc son idée d’attribuer la mort des militants de l’UFDG à des militants de l’UFDG ne tient pas la route. Et pour empêcher l’opposition de manifester, on assimile les manifestations pacifiques à des agressions, à des casses, alors que ce n’est pas le cas. C’est Alpha qui casse, c’est Alpha qui fait tuer et garantit l’impunité aux gens. Donc, il ne faut pas qu’on renonce à ce droit constitutionnel de manifester dans le respect des règles et des citoyens », a dit le président de l’UFDG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225 / 666919225

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Friguiagbé (Kindia) : le président de la jeunesse et 11 autres personnes arrêtés « sur ordre du procureur »

14 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Propriétaire d’un « Bar américain » à Friguiagbé, Oumar Ben Soumah, le président de la jeunesse de Friguiagbé, a été samedi dernier, 10 juillet 2021, par une équipe mixte de policiers et de gendarmes. Ces agents, venus à bord de trois pick-up, l’ont interpellé avec onze autres personnes dont deux enseignants et quatre élèves (tous candidats au baccalauréat unique session 2021). Ils ont été conduits à l’escadron mobile N°7 de Kindia où ils ont été auditionnés jusqu’à hier (mardi). Oumar Ben Soumah, accusé de « vente de drogue », a finalement été conduit à la maison centrale de Kindia avec sept (7) de ses codétenus. Les quatre élèves ont été libérés « pour ne pas qu’ils ratent le baccalauréat ». Mais, certains de Friguiagbé craignent que cette situation soit source de tension dans leur localité, d’autant plus que les jeunes y voient un règlement de compte.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu avant 18 heures que des agents, sur ordre du procureur Amadou Diallo, ont investi le bar de Oumar Ben Soumah. Ce dernier était absent des lieux, mais les agents se sont quand même livrés à des scènes de destruction de biens. Ils ont également interpellés tous ceux qui étaient dans le bar sans leur signifier les motifs de leur arrestation.

« C’était entre 17 heures et 18 heures que j’ai reçu un appel m’informant que les forces de l’ordre sont en train de saccager mon bar. Immédiatement je me suis précipité sur les lieux. J’ai trouvé 3 pick-up chez moi et les agents venus abord avaient commencé de faire tomber le mur du bar et perforé les tôles. Je me suis adressé au commandant de l’équipe qui m’a dit qu’ils sont déployés par le procureur Amadou Diallo. J’ai appelé le procureur Amadou pour que je sois situé de cette descente des forces de l’ordre chez moi. Mais, il m’a dit de remettre le téléphone au commandant. Après, ils (les agents) m’ont dit de monter dans leur véhicule avec les gens qu’ils ont trouvé dans le bar. Il y avait deux professeurs et quatre élèves parmi eux. Du dimanche au lundi on était tous au Mobilo, escadron numéro 7 de Kindia. Mais, lors de mon audition, on me fait comprendre que je vends la drogue à Friguiagbé. Je leur ai fait comprendre que tout le monde connaît que Ben Soumah est un enseignant. Tout le monde connaît aussi que j’ai un bar bien règlementé avec les papiers. Parce que même les chichas qui étaient dans ma boite, je les rangées dès que le gouvernement a interdit sa consommation. Donc, je ne connais rien de ce qu’ils sont en train de me reproché. Qu’ils disent autres chose », a confié Oumar Ben Soumah mardi, peu avant son transfert à la maison centrale.

Seulement, à Friguiagbé, l’interpellation de ces individus (surtout Oumar Ben) n’est pas vue d’un bon œil. Nombreux jeunes de la localité y voient un règlement de compte et réclament la libération immédiate des détenus.

« Personne n’est au dessus de la loi. Ce qui veut dire qu’on peut interpeller Oumar Ben Soumah s’il est en infraction ou s’il fait quelque chose de condamnable. Mais, ce qui vient de se passé c’est un règlement de compte. Pourquoi je dis ça ? Parce que l’affaire domaniale qui vient de prendre fin ici, Ben Soumah avait dit qu’il ne va pas mentir pour quelqu’un. Que c’est les autorités qui veulent pagayer ici, car elles savent bien le propriétaire du domaine litigieux. Sinon Ben n’a rien fait du mal ici. Et, s’il a fait du mal, le procureur n’a qu’à nous le prouver. Et, s’il est incapable de le faire, qu’il relâche vite notre président et tous les autres (….) ; sinon, il va encore nous plonger dans une autre crise suite à l’arrestation de ses gens », a indiqué Daouda Camara, un jeune de Friguiagbé.

De son côté, cet autre jeune, Morlaye Sylla, voit en cette arrestation une volonté manifeste du procureur Amadou Diallo de souffler sur les braises pour embraser Friguiagbé où un vieux conflit domanial a récemment provoqué des affrontements meurtriers.

« On vient de faire le grand fidaou pour la paix et la quiétude à Friguiagbé. Mais, le procureur Amadou Diallo a une fois montré qu’il ne veut pas la paix ici et dans tout Kindia. Car, comme le disait Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, Friguiagbé est le moteur de Kania. Donc, si toi tu emprisonnes un leader d’une telle localité, comme Ben Soumah, tu veux vraiment soulever la population. Sinon, Oumar Ben n’a rien fait de mal ici. Et puis, c’est un jeune chef qui est avec tous les jeunes d’ici. Quand quelqu’un a également un problème, il est toujours avec l’intéressé. Donc, il faut qu’on le libère. Amadou Diallo ne sait pas quoi faire. Le plus grand problème aujourd’hui à Kindia, c’est lui Amadou Diallo (le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia) », a martelé Morlaye Sylla.

Pour l’heure, toutes nos tentatives au près du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour savoir les raisons de l’arrestation de Oumar Ben Soumah et Cie sont encore vaines.

Suivre !

De Kindia, Mohamed m’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 69 51

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Guinée : 2 autres opposants arrêtés à Conakry

14 juillet 2021 à 19 07 31 07317
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Des ennuis pour les opposants guinéens Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, et Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne. Ces deux responsables de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie), une nouvelle coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, ont été interpellés dans la soirée de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Conakry.

« Le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, et M. Bogola Haba ont été arrêtés tout à l’heure, au domicile de Thierno Yaya, à Lambanyi. Selon les témoins, ce sont des agents de la DPJ qui ont fait une descente musclée sur les lieux pour les interpeller et les conduire vers une destination qui reste pour le moment inconnue », a annoncé Baba Gallé Bah, secrétaire général du parti Guinée moderne, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.

Même s’il dit ne pas être étonné, l’opposant se dit inquiet par ces nouvelles interpellations. « On n’est pas étonné, parce qu’on s’attend à ça tous les jours. Quand vous avez à faire avec une dictature d’envergure comme celle que nous sommes en train de subir aujourd’hui dans notre pays, rien n’est étonnant. Par contre, nous sommes très inquiets, parce qu’on ne sait pas d’abord où ils sont, dans quelles conditions ils sont et pourquoi ils ont été arrêtés, parce qu’ils n’ont commis aucune infraction », a dit M. Bah.

A suivre!

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Insalubrité à Conakry: Papa Koly Kourouma, ministre de l’Assainissement accuse les citoyens guinéens

14 juillet 2021 à 17 05 51 07517

Dans la matinée de ce mercredi, 14 juillet 2021, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a organisé une conférence de presse dans les locaux de son Département pour s’exprimer sur l’insalubrité qui règne actuellement à Conakry. Et, avec une facilité excessive, Elhadj Papa Koly Kourouma a fait porter le chapeau des saletés de Conakry à la population qui y habite. Le ministre d’Alpha Condé jure que des efforts sont en train d’être déployés pour une « professionnalisation de la gestion des déchets » et il accuse les populations d’avoir le malin plaisir de jeter les ordures dans les caniveaux, surtout en cette saison pluvieuse, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a sa rencontre avec les médias par la projection d’un petit documentaire sur la problématique de l’assainissement dans la capitale guinéenne. Puis, Elhadj Papa Koly Kourouma a fait mention des efforts du gouvernement pour débarrasser Conakry des immondices qui ternissent son image et menace la santé de sa population.

« Le problème d’assainissement de Conakry avait commencé à être insurmontable. Le président de la république y a mis une volonté politique en créant un ministère spécialement dédié à l’assainissement… Alors, tout ce que nous faisons aujourd’hui répond à une stratégie de professionnalisation de la gestion des déchets. Deux opérateurs ont été recrutés. L’un s’occupe de la pré-collecte à Kaloum, de la collecte et du transfert des déchets à la décharge. Dans les zones de Matam, Dixinn et Matoto, il est juste chargé de la collecte et du transfert des ordures à la décharge. L’autre opérateur s’occupe de la gestion des déchets au niveau de la décharge. Nous sommes en train de passer actuellement de l’état de la décharge à l’état d’enfouissement technique. Alors, ces opérateurs travaillent très bien. Et, à un moment donné, tout Conakry avait constaté que la ville a commencé à renouer avec la propreté. Chaque matin ces camions là circulent et débarrassent Conakry de tout ce qu’il y a comme déchets solides pré-collectés et collectés », a-t-il indiqué.

A en croire le ministre Papa Koly Kourouma, il n’y a plus d’immondices à Conakry. Et, les tas de déchets solides qu’on y trouve par endroit sont des « productions nouvelles ». Cependant, il admet que Conakry présente une particularité agaçante en saison pluvieuse. Mais, il accuse les populations d’être à la base de cette insalubrité.

Elhadj Papa Koly Kourouma, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

« Quand les premières pluies se sont annoncées, on a eu l’impression qu’on n’a jamais balayé Conakry. On a écouté les radios, les télévisions, on a lu dans les sites que Conakry était encre sale. C’est vrai, quand on se lève le matin et qu’on voit les déchets solides répandus partout sur l’autoroute, on se dit quel balayage ces gens font, quel assainissement on fait ici. Alors, l’objet de cette rencontre c’est pour vous expliquer le pourquoi ça (l’insalubrité). Pour votre information, à Conakry aujourd’hui on produit 1600 tonnes d’ordures par jour… Conakry a la forme d’un cône renversé, avec un sommet et des flans. Quand il pleut, les eaux pluviales sont drainées vers les flans à travers des canaux d’évacuation. Et, qu’est-ce qui arrive ? Vous avez le plus grand bassin versant au niveau de Dabondy. Tous ceux qui sont au sommet Dabondy, de Bonfi, quand il pleut, ils viennent mettre les ordures dans les canaux de drainage et l’eau entraine ces ordures au bas du flan. Ce sont ces déchets là que vous retrouvez sur l’autoroute après les pluies… Quand les caniveaux sont bouchés et que le passage de l’eau est rétrécit, il y a deux choses : soit on a de l’inondation en amont ou le courant d’eau entraine les ordures sur les chaussées. Les familles n’ont pas encore la culture de conserver les déchets et de les faire débarrasser par les PME ou les familles elles-mêmes et d’amener au point de regroupement… Alors, Conakry est sale parce que les citoyens n’ont pas compris », a dit le patron du département de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Pour Papa Koly Kourouma, c’est le comportement incivique de la population en matière de gestion des ordures qui entraine des inondations et la dégradation des voiries de Conakry. Et, il a tenu à étayer son propos par un constat de terrain.

« Samedi, nous sommes sortis pour voir comment les canaux de drainage se comportent. A Dixinn, on a vu que ces canaux étaient obstrués par des constructions anarchiques. Il faut que la population sache que mettre les ordures dans les canaux de drainage des eaux pluviales a des conséquences néfastes sur la population elle-même en période de pluie, mais aussi sur les infrastructures qu’on réalise. Parce que toutes les fois que les déchets solides séjournent sur la chaussée, ça dégrade la chaussée. Et après on dit que nos routes sont gâtées, on ne peut pas rouler. Oui, on ne peut pas rouler puisque c’est nous-mêmes qui sommes à la base de la destruction de ces infrastructures routières qui doivent permettre la mobilité », a-t-il indiqué.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : 3 et 5 ans de prison avec sursis requis contre les 3 prévenus

14 juillet 2021 à 16 04 52 07527

Le procès de trois agents de santé poursuivis pour « homicide involontaire » suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan, s’est poursuivi ce mercredi, 14 juillet 2021, au tribunal de première instance de la ville. L’audience d’aujourd’hui a été consacrée uniquement et réquisitions du parquet et aux plaidoiries des avocats, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Même si les trois prévenus ont tenté, au cours de l’audience d’hier, de prouver leur innocence dans cette affaire, ils n’ont pas réussi à convaincre le ministère de public. Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan a demandé au juge de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire. Pour la répression, Aly Touré a requis 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 5 millions de francs d’amende contre la sage-femme Fatoumata Camara, alias Fatou, puis 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 3 millions de francs d’amende contre Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital de Kankan) et Dr Fodé Kaba (médecin d’astreinte).

Des réquisitions auxquelles la défense s’est aussitôt opposée. « Ne suivez pas le ministère public dans ses réquisitions. Nous vous demandons très respectueusement de renvoyer nos clients des fins de poursuite judiciaire, parce que ce dossier est vide. Nous n’allons pas nous réjouir parce que le procureur a requis le sursis, nous vous demandons de ne pas le suivre. Rendez une décision sans pression. Nos clients doivent rentrer à la maison pour rejoindre leurs enfants et leurs épouses pour qu’ils puissent reprendre service à la maternité de l’hôpital de Kankan », a sollicité Me Mamady Doumbouya, l’un des avocats des prévenus.

Après les réquisitions et plaidoiries, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 19 juillet 2021.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Violences politiques à Maréla (Faranah) : 8 militants du RPG et de l’UFDG condamnés

14 juillet 2021 à 15 03 48 07487

Le tribunal de première instance de Faranah a rendu ce mercredi, 14 juillet 2021, sa décision dans le dossier des violences post-électorales de 2018, à Maréla, dans la préfecture de Faranah. La juridiction a condamné 8 prévenus (des militants des deux plus grandes formations politiques du pays) et a renvoyé les 10 autres des fins de poursuite, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ils étaient prévenus dans cette affaire, accusés d’être responsables des violences survenues à Maréla, une sous-préfecture de Faranah, au lendemain des élections communales et communautaires du 4 février 2018. Mais seulement 10 (tous non détenus) ont comparu devant le tribunal de première instance de Faranah pour répondre des faits de « destruction d’édifices privés,  coups et blessures volontaires, menaces, violences et voie de fait » pour lesquels ils sont poursuivis. Des accusations qu’ils ont tous rejetées, assurant n’avoir joué aucun rôle dans ces violences post-électorales.

Et à l’issue du procès, ces 10 prévenus ayant comparu ont tous été déclarés non coupables des faits mis à leur charge. Le tribunal a relaxé 7 d’entre eux « au bénéfice du doute » et renvoyé les 3 autres des fins de poursuite pour « délit non constitué », en application de l’article 544 du code de procédure pénale. Par contre, les 8 prévenus qui sont en fuite ont été retenus coupables de « destruction d’édifices privés ». La juridiction les a condamnés à 5 ans d’emprisonnement ferme et au paiement de 50 millions de francs guinéens chacun. Ils doivent également payer solidairement un montant de 114 millions de francs à titre de dommages et intérêts aux 8 plaignants dans cette affaire.

Me Abdoulaye Keïta, avocat de la défense

Joint au téléphone par Guineematin.com peu après le prononcé du verdict, l’avocat de la défense s’est dit satisfait de cette décision. « Je suis satisfait de la décision et je n’entends pas relever appel contre cette décision. Ceux qui ont été condamnés à une peine de prison sont des gens qui ne se sont jamais présentés aux audiences. C’est pourquoi ils ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement et à une amende de 50 millions de francs guinéens chacun. Dans ce groupe, deux sont des militants de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) et les autres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) », a dit Me Abdoulaye Keïta.

Alpha Assia Baldé et Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Cellou Dalein aux Guinéens : « Alpha Condé est un facteur de division ! Vous devez le combattre… »

14 juillet 2021 à 15 03 15 07157

« Lorsque vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics… », a notamment indiqué Cellou Dalein Diallo ce mercredi. 

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les leaders de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) ont signé leur nouvelle charte. Présidée par Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et de l’ANAD, la cérémonie de signature a été organisée  ce mercredi, 14 juillet 2021, au siège de de l’ANAD, à Cobayah, dans la commune de Ratoma, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon les responsables de l’ANAD, cette nouvelle charte est née de la volonté des partis et mouvements politiques membres de transformer leur alliance électorale en une alliance politique pérenne ayant pour vocation la réconciliation nationale, l’instauration de la démocratie, le développement économique et l’Etat de droit en République de Guinée.

Dans sa communication de circonstances, le président de l’Alliance a rappelé et magnifié les efforts consentis par l’ANAD, avant de revenir sur les difficiles moments de la « confiscation de sa victoire » par le régime Alpha Condé.

« Avec cette confiance manifestée, ce soutien exprimé, nous avons réussi l’exploit de gagner cette élection dès le premier tour avec 53,84%. Au delà de cet exploit dont on continue de se réjouir, il y a la résistance que nous avons organisée ensemble contre les exactions, les violences, les tueries, les arrestations, les séquestrations déclenchées par Alpha Condé contre notre alliance. Nous avons perdu 51 personnes dont quatre en prison. Non seulement ces crimes sont niés par Alpha Condé et son clan mais il n’y a aucune disposition qui a été prise pour trouver les auteurs de ces crimes. Il n’y a eu aucune compassion par ceux qui se disent autorités de ce pays. Il y a eu plus de quatre cent personnes qui ont été arrêtées et sont encore séquestrées à la maison centrale de Conakry. Malgré tout, nous avons fait preuve de courage. Nous avons continué à tenir debout, à dénoncer la mascarade électorale, à exiger la vérité des urnes… personne n’a été effrayé par les intimidations. 

L’alliance électorale a permis de bâtir une confiance entre les leaders de l’ANAD ; et, maintenant, nous avons décidé de transformer cette alliance en une alliance politique pérenne pour faire face et contribuer à la réconciliation et à la consolidation de l’unité nationale parce que c’est comme si Alpha Condé est venu pour diviser la Guinée. Nous avons décidé de mettre ensemble nos efforts pour construire un État fort, neutre et impartial en faisant la promotion de la fraternité entre les fils de ce pays ». 

Par ailleurs, Cellou Dalein a appelé tous Guinéens qui veulent l’unité nationale à s’opposer et à combattre Alpha Condé qui, pour lui, est un facteur de division. 

« Lorsque vous dites que vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics. Vous voulez que notre pays soit régi par des règles et des principes de l’État de droit, vous devez alors être opposés à Alpha Condé ». 

Plus que déterminer à mener la lutte pour la reconnaissance de sa victoire aux urnes, le patron de l’UFDG rassure les membres de l’ANAD que leur alliance finira par vaincre…

« La lutte va être gagnée. Notre combat pour le respect de la vérité des urnes, pour le respect des droits humains, le combat pour le développement socio-économique et social de ce pays, nous allons le gagner parce que nous défendons le respect des droits humains et la justice pour tous », a insisté Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et de l’ANAD.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225 / 666919225

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3 députés radiés de l’Alliance patriotique : « ils sont en rébellion… » (voici la lettre)

14 juillet 2021 à 14 02 02 07027

On en sait un peu plus sur la radiation des députés Abdoulaye Kourouma, Boubacar Diallo et Bintou Touré de l’Alliance patriotique. Ce groupe parlementaire a donné les raisons de cette décision dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale et dont Guineematin.com s’est procuré copie. Le document indique que les trois députés sont « en rébellion ouverte contre le groupe parlementaire » depuis un bon moment.

« Ils se livrent à des manœuvres de déstabilisation, multiplient les actes de malveillance en montrant ouvertement l’objectif de faire disparaître notre alliance parlementaire. Ils sèment la zizanie et n’hésitent pas à manquer de respect aux autres collègues. L’ambiance est devenue lourde et irrespirable. Les coups de sang, de colère et les cris se multipliaient depuis des mois, couronnés par une incompatibilité d’humeur notoire compromettant ainsi dangereusement leur maintien dans le groupe ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien PDF ci-dessous pour lire la lettre signée des onze députés qui composent désormais le groupe parlementaire Alliance patriotique :

Radiation de 3 députés de l’Alliance patriotique

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Réorganisation de l’opposition pour mieux combattre le régime Alpha Condé : voici la nouvelle charte de l’ANAD

14 juillet 2021 à 13 01 40 07407

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’opposition guinéenne se réorganise pour mieux combattre le régime Alpha Condé. Comme si on retournait le couteau dans la plaie, la rencontre de ce mercredi, 14 juillet 2021, a été une occasion pour Cellou Dalein Diallo et ses camarades de la « vraie » opposition guinéenne de rappeler les multiples violations de leurs droits depuis l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 : emprisonnement, interdiction de voyage, occupation des bureaux et du siège de l’UFDG…

En attendant de revenir sur les détails de cette signature, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la nouvelle charte de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD).

CHARTE-DE-LALLIANCE-NATIONALE-POUR-LALTERNANCE-ET-LA-DEMOCRATIE

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Trafic de migrants en Guinée : 2 jeunes filles réclament 9000 € et 100 millions GNF

14 juillet 2021 à 13 01 03 07037
image d’archive

Le procès de Mohamed Lamine Sylla, un citoyen guinéen poursuivi pour « trafic illicite de migrants », s’est poursuivi ce mardi, 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Il est accusé d’avoir agi en bande organisée pour extorquer un montant de 9000 euros à deux jeunes filles, en leur promettant de les aider à aller en Europe. Cette audience a été consacrée aux plaidoiries des avocats et aux réquisitions du parquet, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Salématou Diallo et Louabatou Diallo sont les deux plaignantes dans cette affaire. Elles accusent Mohamed Lamine Sylla d’avoir passé par la ruse pour leur soutirer un montant de 9000 euros. Il aurait agi en complicité avec des personnes vivant en France et en Sierra Leone pour leur délivrer des faux documents de voyage pour l’Europe. « Mohamed Lamine Sylla et son groupe ont amené ces deux filles à leur faire confiance, puisque le pourvoyeur en billets, en visas, le facilitateur de leur voyage, se trouverait en occident.

Ils ont donc persuadé les jeunes filles, qui n’ont plus laissé de répit à leurs parents, elles se privent de nourriture juste pour amener leurs parents à évacuer ce besoin. Il (Mohamed Lamine Sylla, ndlr) a donc embrouillé ces deux filles. Le patron, basé à Paris, a demandé que les frais des visas, de déplacement et d’interrogatoire dans les ambassades soient mis à la disposition de Mohamed Lamine Sylla. Mlle Louabatou Diallo a payé 4000 € tandis que Mlle Salématou a payé 5000 €. Le montant de 9000 € a bel et bien été encaissé par Mohamed Lamine Sylla.

Et il a précisé au cours des débats que n’eut été son concours, n’eût été son expertise, n’eût été sa présence, n’eût été le fait qu’il ait initié des manœuvres tendant à faire croire leur agence de Conakry, a été fermée en raison de la pandémie de Covid-19, l’affaire aurait foiré. Si elle (l’affaire, ndlr) a donc réussi, c’est grâce au monsieur qui comparaît devant vous », a expliqué l’avocat de la partie civile, qui s’adressait au tribunal au cours de sa plaidoirie.

Il ajoute que dans un premier temps, le prévenu avait laissé entendre que les montants demandés ne seraient versés qu’après la sortie des visas. Un autre point qui a contribué, selon lui, à rassurer les familles des deux jeunes filles. Mais, soutient-il, pour les soustraire à la vigilance de leurs parents, la bande devait transporter les deux candidates au voyage en Europe en Sierra Leone où se trouverait une ambassade. Et Mohamed Lamine Sylla a fait « une œuvre d’expert », en réussissant à convaincre les parents à le laisser partir avec les deux filles en Sierra Leone.

« En cours de route, le concepteur qui est à Paris demande à Mohamed Lamine Sylla de présenter aux jeunes filles leurs titres de voyage, leurs passeports sur lesquels seraient annexés leurs visas. C’est ainsi qu’à leur grande stupéfaction, elles se voient remises des passeports ne répondant ni à leurs noms, ni à leurs âges. Louabatou a 38 ans sur ce passeport, alors qu’en réalité elle n’en a qu’une vingtaine, tandis que Salématou a 45 ans sur son passeport. Lorsqu’elles sont arrivées en Sierra Leone, les filles devaient apprendre d’abord leurs nouveaux prénoms et leur nouvelle filiation, ce qui était déjà périlleux.  Ensuite, les titres de voyage détenus n’étaient pas les leurs.

Et la tâche du représentant guinéen devait être relayée par le représentant de l’antenne sierra-léonaise. C’est ainsi que Mohamed Lamine Sylla va directement non pas à l’ambassade, mais au domicile de leur correspondant local pour lui présenter les filles, sa mission était terminée. Le représentant sierra-léonais devait directement conduire les filles à l’aéroport, alors qu’en quittant à Conakry elles n’avaient même pas de bagages. Car elles partaient juste pour une interview dans une ambassade pour obtenir les visas et retourner dans leur pays puis imaginer un départ éventuel. Ce qui n’a pas été le cas », déplore l’avocat.

Finalement, les deux jeunes filles ont été interpellées par les agents des services aéroportuaires. Elles ont dû payer un montant de 5 millions de francs guinéens pour recouvrer leur liberté et rentrer en Guinée. C’est pourquoi, leur avocat plaide pour la condamnation de Mohamed Lamine Sylla au remboursement des 9000 euros et au paiement de 100 millions de francs guinéens, à titre de dommages et intérêts. « Mais aussi qu’il soit condamné à la peine maximale, qui est de 3 ans d’emprisonnement », a-t-il sollicité.

Le procureur a aussi demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la prévention de trafic illicite de migrants et de le condamner à 18 mois d’emprisonnement dont 6 de sursis. De son côté, l’avocat de la défense a dit qu’il « demeure convaincu » que son client n’est pas coupable. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le renvoyer des fins de poursuite pour délit non constitué.

Après avoir écouté les différentes parties, le juge a renvoyé le dossier au 27 juillet prochain pour rendre sa décision.

Mamadou Yaya diallo pour Guineematin.com

Tel. 622 67 36 81

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Atelier de vulgarisation de la nouvelle politique culturelle : le message de la ministre Sona Konaté

14 juillet 2021 à 12 12 03 07037
madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action annuel, le ministère de la Culture et du patrimoine historique a organisé ce mercredi, 14 juillet 2021, un atelier de « vulgarisation et d’appropriation de la nouvelle politique culturelle » de la Guinée. Cette rencontre de réflexion et d’échanges a réuni une quarantaine de participants (des cadres dudit département) avec pour objectifs de créer une compréhension commune des rôles de chacun dans le déroulement de cette nouvelle politique culturelle. En présidant le lancement des travaux, madame Sona Konaté, la ministre de la Culture et du patrimoine historique, a demandé aux cadres présents de s’impliquer fortement dans les débats et de poser toutes les questions utiles leur compréhension des éléments conceptuels, méthodologiques et les critères de priorité de la nouvelle politique culturelle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Selon nos informations, cet atelier est la première étape de la seconde phase de l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle politique culturelle adoptée par le gouvernement en juin 2021. Il s’agit, à travers des échanges, de permettre les acteurs décisifs (les cadres du département de la culture) de s’approprier de tous les éléments de ce document stratégique afin qu’ils soient en mesure de jouer efficacement leur rôle de leaders dans sa mise en œuvre.

Cette nouvelle politique apporte une vision, des finalités, des objectifs et des priorités dans le domaine de la culture en Guinée. Et, ces cadres présents à ce présent atelier sont invités à faire des réflexions et des échanges leur permettant de capitaliser les expériences, déterminer les forces, les faiblesses et les lacunes, mais surtout d’avoir le même niveau de compréhension des rôles de chacun dans cette nouvelle dynamique qui vient d’être amorcée.

C’est pourquoi, en procédant au lancement des travaux de cette rencontre, la ministre de la culture et du patrimoine historique, Sona Konaté, a exhorté les participants à s’investir entièrement dans les débats pour mieux comprendre et assimiler le contenu de la nouvelle politique culturelle.

madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

« En discussion avec les cadres au niveau du cabinet, nous avons décidé qu’il fallait d’abord commencer par donner une formation aux cadres du ministère pour qu’ils s’approprient du contenu de la nouvelle politique culturelle. Parce que nous nous sommes censés expliquer le contenu de la politique culturelle aux acteurs culturels, à nos partenaires. Aujourd’hui nous n’avons pas tous les cadres du ministère ici, mais nous avons les chefs de division, les directeurs et les chefs de section qui vont s’approprier du contenu. Et, eux à leur tour, au niveau de chaque direction, ils vont essayer d’organiser des formations pour rendre compte au niveau des autres cadres que sont les chargés d’études. C’est dans ce cadre que nous sommes là ; et, je voudrais vous exhorter à vous impliquer fortement, à poser toutes les questions. Je suis consciente que le document vous a été remis hier, les circonstances de déroulement aussi nous font pression, il y a des rubriques qui vont être modifiées à cette formation, je pense que la deuxième étape qui consistera à faire la vulgarisation au niveau des acteurs culturels, la commission prendra toutes les remarques en compte », a indiqué la ministre Sona Konaté.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vers la reprise des manifestations en Guinée : Aly Kaba met en garde Cellou Dalein Diallo et l’ANAD

14 juillet 2021 à 11 11 16 07167
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Lors d’un entretien accordé à certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com hier, mardi 13 juillet 2021, Honorable Aly Kaba, le Chef de la majorité a répondu aux menaces de manifestations proclamées par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, avant de le mettre en garde contre toutes formes de violences.

Le leader de l’UFDG, avait soutenu, le samedi dernier en réunion virtuelle de son parti, que le RPG est le bourreau et que l’UFDG est la victime : « On est à plus de 250 personnes tuées. Coincées par les dénonciations des Ong de défense des droits de l’homme, Alpha Condé a tendance à dire que c’est l’opposition qui tue ses propres militants. Je le mets au défi d’amener un seul militant du RPG qui a été tué… On ne peut pas rester comme ça, il faut que les guinéens nous comprennent. C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG. Non ! Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Le gouvernement de Alpha, c’est les bourreaux, c’est eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes ».

Face à ces propos, le Chef de la majorité lance un appel à l’ordre au malheureux candidat de la présidentielle. « Pour moi, c’est surprenant et ahurissant d’écouter les propos de Mr Cellou Dalein Diallo qui en réalité incarne la violence politique en République de Guinée ces dix dernières années. Avant lui, aucun de ses principaux précurseurs, Pr Alpha CONDÉ, M. Siradiou DIALLO, M. BÂ Mamadou et M. Jean Marie DORÉ, sur l’échiquier politique, n’avait réuni ses militants pour leur interroger s’ils étaient prêts à mourir ? Au contraire le Pr. Alpha CONDÉ renonçait à  réclamer sa victoire par la violence au scrutin présidentiel de 1993, au moment où ses militants et une frange importante des forces de Défense et de Sécurité étaient déterminés à défendre cette victoire au prix de leurs vies. Il dira à cette occasion citation » Je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières », fin de citation. Cet acte devait inspirer Mr Cellou Dalein Diallo  pour la réussite de son combat politique.  Malheureusement, il a opté pour la violence systématique par l’instrumentalisation et la victimisation à outrance », a rappelé Aly Kaba, visiblement remonté contre cette nouvelle attitude du principal opposant au régime du Pr Alpha Condé.

Pour ce haut responsable du parti au pouvoir, Cellou Dalein Diallo a posé un acte inédit en s’autoproclamant vainqueur de l’élection présidentielle de du 18 octobre dernier.

« L’acte sans précédent dans notre pays qu’a posé le leader de l’UFDG demeure son autoproclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 18 Octobre 2020 (demandant de surcroit à ses militants de défendre cette forfaiture) avec pour corollaire les casses, les destructions des édifices publics et privés, des tueries, etc… avec leurs effets collatéraux sur  la cohésion et l’unité nationale. Le Rpg arc-en-ciel est un parti de paix. Et, nous le mettons en garde contre toutes formes de violences qu’on a l’habitude de perpétrer lui et son parti », martèle le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

« Le RPG Arc-en-ciel est à l’image de son père fondateur, le Pr Alpha Condé. Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire de tous les Guinéens et toutes les Guinéennes qui ont perdu la vie lors des événements politiques ou par suite de contamination à la pandémie au COVID- 19 », a-t-il dit.

Enfin, Aly Kaba invite Cellou Dalein Diallo à comprendre qu’en politique, il est loin d’être un modèle et doit se garder de donner des leçons au pouvoir. « M. Cellou Dalein Diallo doit retenir que quand on n’est pas un modèle, il est inadmissible qu’on se présente en donneur de leçons. Le Rpg-arc-en-ciel reste droit dans ses bottes et continuera à soutenir et à accompagner son champion, le Pr Alpha CONDÉ, Président de la République, chef de l’État pour le bonheur de la Guinée », a-t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Justice : poursuivi par Titi Camara, Amed Kaloko condamné par le tribunal de Kaloum

14 juillet 2021 à 10 10 21 07217

Cheik Amed Kaloko, entraîneur national et directeur sportif de l’Académie de football AS MLK, a été condamné hier, mardi 13 juillet 2021, par le tribunal de première instance de Kaloum. Il a été reconnu des faits d’injures et diffamation pour lesquels il était poursuivi par l’ancien footballeur international guinéen et ancien ministre, Aboubacar Titi Camara, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce contentieux entre Aboubacar Titi Camara et Cheik Amed Kaloko est parti du transfert d’un jeune joueur qui évoluait au sein de l’Académie du premier par celle du second. Selon M. Kaloko, l’AS MLK a envoyé le jeune footballeur dans un club basé à Istanbul (Turquie) sans savoir qu’il avait déjà un contrat avec l’ancien capitaine du Syli national. Ayant appris cette nouvelle, Titi Camara a écrit au club turc pour lui signifier que le joueur appartenait à son Académie.

« Avant d’envoyer le jeune, Sékouba Camara, nous sommes allés d’abord à la ligue amateur pour vérifier si ce jeune était sous contrat avec l’Académie de Titi Camara. On a trouvé qu’il n’est pas sous contrat. C’est ainsi que l’Association Sportive Marie Louise Kandé (AS MLK) a envoyé le jeune dans un club étranger, à Istanbul. Et après, Elhadj Aboubacar Titi Camara a envoyé une lettre au club pour dire le petit qui est parti est son joueur. Il leur a envoyé aussi l’âge du petit qui ne correspondait pas à celui que nous avions donné au club. Aujourd’hui, le petit a des problèmes à cause de son âge », a expliqué le Cheik Amed Kaloko devant le tribunal de Kaloum.

Après cette réaction de Titi Camara, le directeur sportif de l’Académie de football AS MLK a répliqué à travers une publication sur sa page Facebook. S’adressant à l’ancien ministre ses Sports, il a dit ceci : « vous avez été footballeur international, vous avez joué à Lens, Saint-Étienne, Liverpool, Marseille, vous avez été ministre, mais vous êtes incapable de transférer un joueur qui a joué dans votre club à l’étranger. Ne soyez pas de mauvaise foi pour gâter la carrière du petit ».

Et même si Cheik Amed Kaloko a supprimé ce poste une heure après, selon ses dires, Aboubacar Titi Camara n’a pas digéré cette sortie. Il a porté plainte pour injures et diffamation. Et le prévenu, qui a comparu libre dans cette affaire, a reconnu les faits mis à sa charge, demandant pardon. « Je lui ai demandé pardon. Je suis passé par des personnes comme Antonio Souaré et Lappé Bangoura pour qu’il me pardonne. Et devant votre tribunal aussi, je regrette l’acte et je lui demande pardon », a-t-il dit à la barre.

Des excuses qui n’ont pas suffi à éviter une sanction à M. Kaloko. Le tribunal a reconnu le au prévenu coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 mois d’emprisonnement assortis de sursis et à 8 millions de francs guinéens d’amende.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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