Du nouveau pour nos lecteurs : Guineematin lance une émission télévisée

2 juillet 2021 à 22 10 23 07237

La rédaction de Guineematin.com est heureuse d’annoncer à ses lecteurs, le lancement d’une émission télévisée qui fera désormais partie de ses programmes. Dénommée « La Grande interview », cette émission aura lieu chaque samedi, à 14h 00, à compter de ce 3 juillet 2021. Elle sera diffusée en direct sur notre site d’informations www.guineematin.com, sur notre page Facebook et sur tous nos canaux digitaux.

« La Grande interview » se veut une tribune de débat sans passion et sans filtre, qui permettra à nos téléspectateurs de mieux comprendre l’actualité guinéenne. Avec nos invités, nous allons décortiquer, analyser et commenter tous les sujets marquant l’actualité politique, sociale, économique, culturelle, sportive de notre pays. 

Le premier numéro de cette émission recevra ce samedi, 3 juillet 2021, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et principal opposant du régime Alpha Condé. Pendant une heure, nous aborderons avec lui plusieurs questions, notamment la détention de nombreux responsables et militants de son parti, la lutte pour la reconnaissance de sa « victoire » à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, l’éventuelle reprise des manifestations de rue, mais aussi la situation économique de la Guinée.

Nous vous attendons très nombreux demain, à 14h 00, pour entamer ensemble cette nouvelle aventure qui, nous en sommes convaincus, contribuera  à promouvoir la liberté d’expression, le respect des droits des citoyens, la transparence dans la gestion de la chose publique pour le bien de tous les Guinéens. 

Managée par Abdoulaye Oumou Sow, cette émission sera co-animée par Nouhou Baldé et Bachir Sylla de Guinée_eco.info

Pour vos questions et suggestions, vous pouvez nous contacter par SMS ou WhatsApp au 00224621440632


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Diagnostic du système de santé de la Guinée : Voici le constat du Département

2 juillet 2021 à 20 08 28 07287

La pandémie de COVID-19 a un impact majeur sur la continuité des soins de santé primaire, particulièrement la vaccination. C’est dans ce cadre du suivi de la mise en œuvre des interventions prioritaires du  ministère de la santé, qu’une mission de supervision du ministère de la santé et de l’hygiène publique a été organisée du 8 au 20 juin 2021, afin d’impulser les activités de vaccination dans les préfectures à faible couverture sanitaire et procéder au lancement de la santé communautaire tout en identifiant les défis sur le terrain. Au terme de cette tournée qui a conduit le ministre de la santé et sa suite, accompagnés des partenaires techniques et financiers dans sept préfectures du pays, le médecin Colonnel  Rémy Lamah a fait le point sa mission ce vendredi, 02 juillet 2021, au département, en présence des hommes de médias.

Après cette mission de deux semaines qui a conduit les acteurs du système de santé de la Guinée dans les sept districts sanitaires à faible couverture vaccinale du pays à savoir : Boké qui a constitué la première étape, Boffa, Dabola, Dinguiraye, Labé, Kissidougou et Macenta, il était question pour la mission ce vendredi, à travers un point de presse animé à cet effet, d’informer la population guinéenne et les partenaires au développement de la situation actuelle du système de santé du pays en général et de la vaccination de routine en particulier, tout en faisant la promotion de la santé communautaire, une approche lancée au cours de la tournée afin d’améliorer la santé communautaire en Guinée. Et, à cette occasion, le ministre de la santé, le médecin général Rémy Lamah, a dressé le tableau de l’état actuel du système de santé guinéen à la base.

« Au cours de la mission, nous avons constaté des acquis tels que : les acteurs locaux se sont fortement impliqués dans l’organisation et le déroulé de la mission de supervision sur le terrain ; le personnel de Santé était en place ; la disponibilité des vaccins et autres outils de gestion dans la plupart des sites visités ; la disponibilité de l’échéancier pour le suivi des enfants vaccinés dans la plupart des sites visités ; la propreté des locaux de la plupart des structures visitées.

En ce qui concerne les points faibles, la mission a constaté la supervision interne des CS/PS, des DPS et DRS ont un caractère essentiellement administratif sans une analyse approfondie des informations recueillies au niveau des centres de santé. Exemple : les stratégies avancées, la recherche des perdus de vus pour la vaccination ; la complétude des rapports est bonne, mais la qualité de certaines données n’est pas fiable ; le taux de fidélisation du personnel est faible, ce qui impacte la disponibilité, la motivation et la redevabilité ; les stratégies actuelles de vaccination de routine ne permettent pas d’améliorer la couverture (vaccination hebdomadaire dans la plupart des structures visitées) ; la pérennisation de la mise en œuvre de la stratégie de la santé communautaire n’est pas encore assurée dans les premières communes à cause du retard de la prise en charges des RECO et ASC par les communautés et l’État ; le personnel de santé évoluant dans les structures sanitaires périphériques est essentiellement constitué de bénévoles et de stagiaires » a indiqué le ministre Rémy Lamah.

Au regard  de tous ces maux, le ministère de la santé et de l’hygiène publique a fait une série de recommandations sur le terrain pour améliorer la qualité de la prestation des soins de santé et de la vaccination en cours, avant de promettre que ces recommandations feront l’objet d’un suivi rigoureux par les cadres du département.

– Améliorer la qualité des supervisions des centres de santé en mettant un accent sur la revue des supports de données ;

– La programmation des activités comme les stratégies avancées, 

– Les enquêtes par sondage de la disponibilité des vaccins, des médicaments, du taux de recouvrement des recettes ;

– Afficher les tarifs des prestations dans les hôpitaux en veillant à la gratuité de la vaccination, de la césarienne et l’humanisation des salles d’hospitalisation ;

– Renforcer la collaboration avec les autorités communales. 

– Engager la responsabilité des DPS pour la transmission de données dont la non-conformité sera désormais sanctionnée ;

– Envoyer au ministère la liste de tous les agents absents à leurs postes de travail respectifs pour une durée de plus de 30 jours par type de structure (centre de santé, hôpital, PS, DRS) ;

– Effectuer les supervisions formatives et renforcer les capacités et la redevabilité des ressources humaines.

– Intégrer l’approche de recrutement régional du personnel de Santé etc.

Ces recommandations formulées feront l’objet d’un suivi rigoureux par l’équipe du ministère de la santé. Des actions correctives immédiates instruites sont déjà réalisées sur le terrain.

Ainsi, les différentes évaluations faites par les partenaires techniques et financiers ont prouvées qu’en Afrique, la Guinée fait partie des pays à faible couverture vaccinale. Ce constat a entraîné une analyse qui a identifiée sept districts sanitaires dont les indicateurs sont les plus mauvais avec plus d’un enfant sur deux qui ne sont pas vaccinés. Ce sont les préfectures de : Boké, Boffa, Dabola, Dinguiraye, Labé, Kissidougou et Macenta.

Au terme des échanges entre la presse et les cadres du département, le responsable pays alliance mondiale pour la vaccination, Dr Magdy Mibrahim Alli est intervenu par visioconférence. Après avoir suivi l’exposé du ministre guinéen de la santé, cet expert en santé international a tout d’abord félicité les cadres du ministre avant de dénoncer le manque de vaccins dans certaines zones de vaccination. 

« Il y a plus de 35 millions de dollars qui sont mises à disposition dans ce cadre. On ne peut pas comprendre avec cette disponibilité des moyens à votre disposition que la disponibilité des vaccins n’a pas été effective. Il y a eu de nombreux moment la rupture des vaccins. En plus qu’est-ce que les superviseurs font sur le terrain en termes de surveillance pour s’assurer de l’effectivité de la vaccination ? Il faut un mécanisme de redevabilité pour atteindre des objectifs surtout quand vous avez les moyens pour améliorer les choses », a-t-il dit.

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Exposition Dubaï 2020 : Gabriel Curtis annonce ce que la Guinée va présenter aux autres participants

2 juillet 2021 à 18 06 09 07097
Gabriel Curtis, ministre des Investissements des Partenariats Publics Privés

La République de Guinée s’apprête à prendre part à la prochaine exposition universelle qui aura lieu du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, à Dubaï (Emirats Arabes Unis). Que présentera notre pays à ce rendez-vous mondial et quel bénéfice pourra-t-il en tirer ? Le ministre guinéen des Investissements et des Partenariats Publics Privés, Gabriel Curtis, a répondu à ces questions au cours d’une conférence qu’il a animée ce vendredi, 2 juillet 2021, à Conakry, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Prévue pour une durée de six mois, l’exposition universelle de Dubaï connaîtra la participation de 192 pays, avec un public international de 25 millions de visites attendues. Et pour la première fois, la Guinée disposera de son propre pavillon et sera logée dans le district «Durabilité » avec pour sous-thème « Développement durable et renouvellement urbain axé sur l’eau ». « L’objectif principal de la participation de la Guinée à cette exposition est d’améliorer la perception du pays, promouvoir les investissements et les entreprises locales et d’inciter plus de visiteurs à venir visiter la Guinée », a expliqué le ministre des Investissements et des Partenariats Publics Privés.

Pour une meilleure participation de la Guinée à ce rendez-vous, ajoute Gabriel Curtis, notre pays a orienté ses objectifs sur quatre axes, à savoir : vulgariser les initiatives nationales de développement économique et social, la politique nationale de contenu local ; initier la mise en œuvre d’une stratégie de marque nationale rayonnante sur la scène internationale pour améliorer la perception du pays ; appuyer l’exécution des projets et innovations mis en œuvre pour le développement du pays et susciter l’intérêt des investisseurs et visiteurs à travers les opportunités économiques, notamment liées à l’eau (tourisme, agriculture, pisciculture, énergie, transport, etc.).

Gabriel Curtis, ministre des Investissements des Partenariats Publics Privés

« Sur son pavillon de 200 m2 d’exposition multimédia, la Guinée présentera l’impact que l’eau a sur sa culture, son histoire, ses traditions, ses innovations et ses opportunités d’investissement. Des empires ancestraux aux arts, en passant par la biodiversité unique et aux sites touristiques magnifiques des quatre régions naturelles, le pavillon mettra en avant les plus belles facettes de la Guinée pour attirer davantage de touristes et d’investisseurs vers notre pays », a promis Gabriel Curtis, qui annonce que le 13 février 2022 sera une journée dédiée à la Guinée. Et cette journée, dit-il, sera l’occasion de vendre davantage l’image du pays en mettant en exergue ses potentialités.

Et ces potentialités ne seront pas que celles hydrauliques, minières et touristiques, précise le ministre des Investissements et des Partenariats Publics Privés. Selon lui, la culture guinéenne aussi sera à l’honneur au cours de cette rencontre. « Pour la journée qui sera dédiée à la Guinée, on prévoit près de 400 personnes qui viendront de notre pays et près de 25 millions sont attendues. Et selon nos informations puisque nous avons notre pavillon installé auprès de celui des Emirats Arabes Unis, on pourrait avoir jusqu’à 50 mille personnes qui passeront devant notre pavillon chaque jour. Ce qui fera une grande visibilité pour les produits made in Guinée. En ce qui concerne les produits, on aura ceux artisanaux, les textiles, notamment le Leppi, les Kendéli, le forêt-sacrée, le beurre de karité, la confiture de mangue, de papaye, etc. ».

A noter que selon les autorités guinéennes, 495 sociétés avaient été consultées pour faire la promotion des produits guinéens, mais seulement 23 ont été retenues par Dubaï.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Un jeune surpris en ébats sexuels avec une chienne à Conakry : il risque jusqu’à 3 ans de prison

2 juillet 2021 à 16 04 39 07397

Âgé de 19 ans et célibataire, un jeune homme dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public a été appréhendé dans la nuit du mercredi dernier, 30 juin 2021, en pleins ébats sexuels avec une chienne à Gbéssia, dans la comme de Matoto. Il a été mis à la disposition du commissariat central de Gbéssia par les autorités dudit quartier. Et, pour cet « acte impudique » qui a indigné plus d’un citoyen à Conakry, ce jeune homme risque jusqu’à 3 ans de prison et une amende d’un million de francs guinéens.

Tout d’abord, contrairement à ce croient certaines personnes qui pensent que l’acte de ce jeune n’est pas répréhensible, il convient de rappeler qu’avoir des rapports sexuels avec un animal est un acte impudique et de contre nature en Guinée. C’est-à-dire, c’est une transgression des convenances sociales en matière de sexualité dans le pays. Autrement dit, c’est un acte qui n’est pas conforme aux règles et usages de notre société où les humains s’accouplent entre eux selon l’ordre naturel (homme-femme).

Ainsi, il faut préciser que les « actes impudiques ou de contre nature » sont prévus et punis par le Code Pénal guinéen, notamment dans son ‘’Paragraphe II’’ qui parle de « l’attentat à la pudeur ». Et, c’est l’article 274 qui fait une mention spéciale de cette infraction.

« Tout acte impudique ou contre nature commis avec un individu de son sexe ou avec un animal est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement », lit-on entre autres dans cet article du code pénal.

Cependant, si on prend en compte le fait que ce jeune a accompli son acte sexuel avec cette chienne dans un marché (qui est un lieu public, même si c’est la nuit qu’il l’a fait), on pourrait à juste titre estimer qu’il peut tomber aussi sur le coup du ‘’Paragraphe III’’ du Code Pénal. Ce paragraphe parle notamment de « l’outrage public à la pudeur ». Et, cette infraction est clairement définie à l’article 275 dudit code.

« Constitue un outrage public à la pudeur tout acte intentionnel accompli publiquement et susceptible d’offenser la pudeur et le sentiment moral des personnes qui en sont les témoins involontaires », précise cet article.

Ainsi, en partant de cette définition, on peut facilement estimer que le jeune peut être poursuivi et condamné (s’il est reconnu coupable) en vertu de l’article 276 du Code Pénal. Et, il pourrait écoper jusqu’à 2 ans de prison. Car, cet article dispose entre autres : « toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur est punie de la peine d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement ».

Autant dire que ce jeune s’est mis dans de beaux draps, sans le vouloir, en se livrant à une partie de jambes en l’air avec une chienne dans ce marché de Gbéssia où il s’est d’ailleurs fait prendre.

A noter que selon Elhadj Mohamed Fadiga, le chef quartier de G’béssia Cité 2 qui l’a mis à la disposition de la police, ce jeune apprenti menuisier a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« Il a reconnu l’avoir fait (couché avec des chiennes) au moins trois fois, dont deux fois à Forécariah et cette fois-ci à Conakry. Je lui ai demandé s’il a eu à faire des rapports avec des humaines, il (le mis en cause) me dit non, que lui c’est avec les chiennes… Je lui dis : mais pourquoi tu n’es pas allé avec les femmes ? Il me dit qu’il n’a pas d’argent pour payer les femmes », a rapporté Elhadj Mohamed Fadiga de la conversation qu’il a eu avec ce jeune homme mis en cause dans cette honteuse affaire qui blesse les convenances sociales.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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« Antonio Souaré n’est pas actionnaire ou dirigeant de Guinée Games », rappelle la LONAGUI qui s’engage à préserver les emplois

2 juillet 2021 à 14 02 46 07467

Dans le cadre de la décision de cessation du contrat de concession dont bénéficiait la société de jeu Guinée Games, la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), par le biais de sa Directrice générale, apporte une précision de taille via le communiqué ci-joint. 

En effet, contrairement à une certaine opinion très répandue tendant souvent à assimiler la fin du contrat de Guinée Games à un acharnement contre la personne de M. Antonio Souaré, la LONAGUI indique ici que ce dernier n’est en fait plus ni actionnaire, ni dirigeant de Guinée Games. « Il a cédé la totalité de ses actions dans Guinée Games depuis septembre 2016 et l’acte de cession a été notifié à la LONAGUI et aux organismes intéressés par la cession« , peut-on en effet lire dans le communiqué. 

Par ailleurs, dans ce même communiqué, la LONAGUI réitère son engagement de préserver les « emplois directs et indirects liés aux activités de la société Guinée Games et garantira les intérêts des parieurs et de l’Etat ».

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Qui pour diriger la Mairie de Kourou (Dalaba) ? Les responsables du RPG en total désaccord

2 juillet 2021 à 12 12 53 07537

Née il y a à peine sept (7) mois, la sous-préfecture de Kourou (qui relève de la préfecture de Dalaba) est déjà confronté à un sérieux problème. La composition de la délégation spéciale (l’organe exécutif qui dirigera cette commune rurale en attendant les élections communales) est aujourd’hui la source des tensions entre les populations. Deux camps se sont formés sur place : un favorable à Mamadou Touré et l’autre à Ousmane Diaby, dit ‘’Gassama’’ ; les deux responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui bataillent actuellement pour occuper la tête de la commune rurale. Les autorités administratives préfectorales de Dalaba et le gouverneur de la région administrative de Mamou sont accusés d’être derrière la cacophonie actuelle dans cette nouvelle commune. Le 12 juin, la mobilisation de certains citoyens a empêché l’installation de la délégation spéciale. Et, le mardi dernier, 29 juin 2021, une manifestation de protestation contre l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’est tenue dans cette localité, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Dans cette sous-préfecture, située à environ 47 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, les populations se regardent en chien de faïence. Chacun voudrait que son candidat soit à la tête de la commune ; et, visiblement, nul ne veut lâcher du lest. Mais, cette divergence sur fond de tension est surtout alimentée par les fils ressortissants de cette sous-préfecture vivant à Coyah et Conakry (dans la région de la Basse Guinée). Ce sont eux, en complicité avec le préfet de Dalaba (Boubacar Barry) et le gouverneur de la région de Mamou (Amadou Oury Lammy Diallo) qui sont accusés d’avoir fait capoter la première « liste consensuelle » qui avait été produite par les populations.

« Lors de la composition de la délégation spéciale, tout le monde s’est retrouvé dans le bureau du sous-préfet. Ils ont échangé et chaque district a fait le choix. Le district de Kourouba (qui était un secteur) a donné une personne, Dalatö une personne, Djinkonya une personne, Kourou-centre, Konkètö, Diabilafata, Böhoko et Dantatö ont donné deux personnes et Djoulala et Kenkégnebatö ont donné deux personnes. C’est cette liste qui a été composée à l’unanimité. Maintenant, dès lors qu’un élément (Mamadou Touré) de Kourou-centre a été à la tête de la liste et que cette liste a été transmise chez le préfet, puis à Conakry (au ministère de l’Administration et de la décentralisation), les gens de Djoulala et Kenkégnebatö, à travers leurs ressortissants à Coyah et Conakry se sont opposés. Ils ont dit qu’on ne peut pas choisir un élément de Kourou-centre et qu’il faut choisir la maire dans un autre district. Et, à Kourou-centre, les gens ont dit que cela est inacceptable », a confié Mamadou Cissé, porte-parole des populations de Kourou-centre et partisan de Mamadou Touré.

En effet, c’est le 25 novembre 2020 que Kourou (jusque-là un district relevant de la sous-préfecture de Ditinn) a été érigé en sous-préfecture avec pour chef-lieu ‘’Kourou-centre’’. Mais, avec ses sept secteurs (devenus aujourd’hui des districts), Kourou seul ne pouvait pas remplir les critères d’une sous-préfecture. C’est ainsi que les districts de Kourouba et Djinkonya (dans la sous-préfecture de Mafara) et Dalatö (dans la sous-préfecture de Ditinn) ont été détachés de leurs sous-préfectures d’origines pour être rattachés au district de Kourou pour finalement former un ensemble qu’on a appelé sous-préfecture de Kourou.

Seulement, ce qui semblait au départ réjouir les populations de Kourou est aujourd’hui devenu une source de tension. Et, pour cause, le nom de celui qui va conduire la commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires divise et menace la cohabitation pacifique et la cohésion sociale sur place.

Pour avoir lutté pendant des décennies pour que Kourou soit érigé en sous-préfecture, les populations de Kourou-centre estiment qu’il est mieux indiqué que le président de la délégation spéciale vienne de leur rang. Et, elles ont choisi Mamadou Touré.

« Pour ce temps-là, Kourou est une sous-préfecture jeune, ce sont nos parents qui se sont battus, il faudrait que les gens du village (Kourou-centre) soient récompensés en premier lieu. S’il y a des élections, ils peuvent s’entendre entre eux là-bas (Kenkégnebatö, Djoulala et leurs alliés). Mais, pour ce premier temps là, il faut quelqu’un de Kourou-centre ou Djalala ou en tout cas quelqu’un qui vient du district de Kourou d’alors qui était rattaché à la sous-préfecture de Ditinn », a indiqué Mamadou Cissé.

Cependant, cette conception et le choix des habitants de Kourou-centre sont très mal perçus par les populations des autres districts comme Kenkégnebatö, Djoulala et alliés. Ces dernières préfèrent un président en dehors de Kourou-centre. Et, elles ont porté leur choix sur un certain Ousmane Diaby qui est du district de Kourouba (une localité située à dix kilomètres de Kourou-centre). Mais, les populations de Kourou-centre ne veulent pas en entendre parler. Et, la visite du gouverneur de Mamou (soupçonné d’être de connivence avec les gens de Kenkégnebatö, Djoulala et alliés) n’y a rien changé de la situation.

« Le gouverneur de Mamou lui-même a effectué un déplacement à Kourou, les gens se sont réunis, le gouverneur a prononcé le nom de l’élément de Kourou-centre (Mamadou Touré). Mais, les gens de Kenkégnebatö et Djoulala, aidés par certains de leurs alliés, se sont opposés. Le gouverneur est rentré. Après, le préfet a effectué une mission de sensibilisation dans tous les districts pour demander s’ils maintiennent les éléments qu’ils avaient choisis. Tout le monde a confirmé les mêmes personnes. Maintenant, à notre fort étonnement, le préfet, le gouverneur et leurs cabinets se sont permis de modifier cette première liste en choisissant un monsieur (Ousmane Diaby dit Gassama) qui est dans un autre district de Kourouba qui se trouve à dix kilomètres de chez nous (Kourou-centre), comme tête de liste. Ils ont choisi son adjoint dans un autre district encore et laissé carrément le chef-lieu de la sous-préfecture (Kourou-centre). Nous, on ne savait pas ça. Mais, il y a juste une semaine, on nous a dit que le ministre a signé l’arrêté pour la délégation spéciale en choisissant la deuxième liste (celle qui a été modifiée et produite par le préfet de Dalaba et le gouverneur de Mamou). Nous aussi on a dit que si c’est ça, ça ne pourra pas marcher », a expliqué Mamadou Cissé.

Ainsi, pour exprimer vivement leur opposition à la « manigance » qui a porté (sur papier pour le moment) Ousmane Diaby à la tête de la commune rurale de Kourou, les citoyens de Kourou-centre ont manifesté le mardi dernier. Et, ils menacent de continuer ainsi jusqu’à ce que la première liste qui désignait Mamadou Touré comme président de la délégation spéciale soit reconduite par les autorités.

« On ne peut pas trouver des gens comme alliés, les ajouter à nous pour former la sous-préfecture, après quelques éléments de chez nous aillent corrompre d’autres pour les choisir comme chefs. C’est inacceptable. On ne va jamais accepter ça. C’est ce qui a fait qu’il y a eu une grande manifestation au village (Kourou-centre) le mardi. On a adressé des courriers partout, même au président de la République pour dire qu’on s’oppose à ça (la désignation de Ousmane Diaby) », a insisté Mamadou Cissé.

Algassimou Diawné pour Guineematin.com

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Guinée : le gouvernement prévoit une croissance du PIB de plus de 5,2% en 2021

2 juillet 2021 à 12 12 45 07457

Le ministre du Budget est passé ce vendredi, 2 juillet 2021, devant l’Assemblée nationale pour présenter sa communication au compte du débat d’orientation budgétaire de l’année. Ismaël Dioubaté a présenté un document qui s’étend sur un cadrage budgétaire à moyen terme (de trois ans) allant de 2022 à 2024, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, le ministre est revenu tout d’abord sur l’exécution du budget de l’Etat au premier trimestre de l’année en cours. Selon lui, en fin mars 2021, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5072,91 milliards de francs guinéens, soit un taux d’exécution de 21,58% (des objectifs budgétaires de l’année, ndlr). Les recettes fiscales représentent 92,85%, les recettes non fiscales 1,19%, et les dons, legs et fonds de concours 5,96%, a souligné Ismaël Dioubaté.

Sur le volet dépenses, l’exécution base engagement y compris le financement extérieur se situe à 4 645,08 milliards, soit 16,75% des prévisions annuelles. Pendant ces trois mois, les investissements ont bénéficié de 133,57 milliards de francs guinéens contre 2. 066 milliards 40 millions pour les dépenses de personnels, 1. 078 milliards 79 millions pour les transferts, 660,62 milliards pour les achats de biens et services et 63,15 milliards pour le remboursement de la dette en trois mois. Les dépenses sur ressources propres représentent 4 002,53 milliards contre une prévision dans le plan d’engagement de 4 141,99 milliards, soit un taux d’exécution de 96,63%.

Parlant de la situation budgétaire au plan national, Ismaël Dioubaté a fait état de perspectives macroéconomiques favorables pour l’économie guinéenne sur la période 2022-2024. L’activité économique devrait retrouver sa dynamique après la relance attendue en 2021 et se maintenir sur un sentier de croissance soutenue jusqu’en 2024. Ce dynamisme serait soutenu par un environnement interne plus favorable mais également grâce aux investissements structurants attendus dans le cadre de l’exécution de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Covid-19 (SNLC) 2020-2022 et du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025 ainsi que des initiatives présidentielles, a noté le ministre.

A terme, la croissance du PIB réel sera établie à plus de 5,2% en 2021 et 5,4% en moyenne annuelle sur la période 2022-2024.

Du cadre budgétaire 2022-2024

Pour cette tranche budgétaire, les principales hypothèses portent sur le taux de croissance du produit intérieur brut, le taux d’inflation, le taux de change du dollar, le volume des importations et des exportations. En termes de recettes, pour les trois prochaines années, les dons, legs et fonds de concours, sont projetés à hauteur de 5 809,97 milliards de francs guinéens dont 2 853,66 milliards en appui budgétaire et 2 956,31 milliards en dons projets et programmes.

Les dépenses pour la période 2022-2024 sont projetées globalement à 119 842,59 milliards dont 36 327,53 milliards en 2022 ; 39 599,97 milliards en 2023 et 43 915,09 milliards en 2024. Elles s’accroissent respectivement de 25,12% en 2022, 9,01% en 2023 et 10,90% en 2024, avec un taux annuel moyen de 15,01%. Pour atteindre ces objectifs de recettes à moyen terme, le ministre indique que les régies ont déjà mis en place des plans de réforme et de modernisation de leurs services.

S’agissant des orientations de la lettre de cadrage du premier ministre, elles s’articulent autour des points suivants :

  1. Préservation de la stabilité macroéconomique

L’effort de stabilisation macroéconomique mené avec succès sur la période récente doit être poursuivi, selon le ministre. Pour cela, il conviendra de :

·       Maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2,7% du produit intérieur brut ;

·       Limiter l’inflation à un niveau inférieur à 10%

  • Renforcement du capital humain et transformation économique durable

Mieux que les années précédentes, il y a lieu de renforcer en 2022, le respect des engagements internationaux souscrits par la Guinée. À ce titre, il a été demandé de :

·       Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation, qui devraient atteindre à moyen terme 15% du total des dépenses budgétaires, conformément aux engagements pris par la Guinée notamment auprès de l’Union européenne ;

·       Garantir que les crédits budgétaires en faveur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) atteignent un niveau minimal de 6% des dépenses du budget de l’État, qui correspond à la moyenne observée au niveau continental.

·       Accroitre l’effort budgétaire en faveur de la digitalisation du secteur public et la structuration d’un écosystème compétitif, porteur de croissance et de bien-être public.

3.    Intensification des efforts de mobilisation des recettes internes pour créer un espace budgétaire favorisant le financement des dépenses prioritaires.

L’objectif, selon le gouvernement, est de doubler les recettes à l’échéance du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025. L’atteinte de cet objectif suppose, en plus des initiatives en cours, de : 

·       Renforcer la sécurisation des procédures d’attribution et de gestion du numéro d’identification fiscale (NIF) par la direction nationale des impôts (DNI) ;

·       Intensifier les efforts d’immatriculation et de géolocalisation des entreprises ;

·       Achever, au plus tard le 30 juin 2022, le chantier de l’élimination des situations de non-concordance entre les déclarations en douane et les déclarations mensuelles uniques à la DNI ;

·       Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes et réduire d’au moins 50% le stock des arriérés fiscaux ;

·       Rationaliser les nombreuses exonérations fiscales accordées sans base légales ;

·       Établir, au 30 juin 2022, un rapport intermédiaire sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes signées par les trois régies financières et apprécier la probabilité du respect de cet engagement à l’horizon de décembre 2022, lit-on dans le document.

Les débats vont se poursuivre dans les travaux en Commissions et seront couronnés par une séance plénière qui permettra aux députés de revenir sur le document avant sa validation.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : les banques seront fermées lundi jusqu’à 12 H

2 juillet 2021 à 12 12 00 07007

Si vous avez une opération bancaire urgente, vous avez intérêt à l’effectuer dès maintenant. Car toutes les banques primaires du pays seront fermées lundi prochain, 5 juillet 2021, jusqu’à midi.

En effet, la Fédération syndicale autonome des banques et assurances et microfinances de Guinée (FESABAG) convie les employés des institutions bancaires à une assemblée générale de 8 heures à 12 heures.

Selon l’organisation syndicale, qui a lancé un préavis de grève hier, jeudi 1er juillet 2021, cette assemblée générale vise à informer les travailleurs sur la situation des négociations de la convention collective des banques.

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Amadou Diouldé Diallo, photographe de l’UFDG : un jeune oublié à la maison centrale de Conakry sans procès

2 juillet 2021 à 10 10 48 07487

Arrêté à son domicile à Yattaya T6 (dans la commune de Ratoma) et jeté en prison depuis novembre 2020, Amadou Diouldé Diallo croupit encore à la maison centrale de Conakry. Ce jeune caméraman proche de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) et de son président Cellou Dalein Diallo (le principal opposant au régime Alpha Condé) est poursuivi pour un chapelet d’infractions dont « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces et violences de mort par le biais d’un système informatique (les mêmes infractions reprochées aux opposants Etienne Soropogui, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Cie) ». Il a déjà fait plus de sept (7) mois de détention sans être jugé, alors qu’il a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Son dossier semble tomber dans les oubliettes au niveau du parquet de Dixinn ; et, aujourd’hui, sa famille s’inquiète et réclame sa libération.

C’est dans l’après-midi du samedi, 21 novembre 2020, que Amadou Diouldé Diallo a été arrêté chez lui à Yattaya, dans la haute banlieue de Conakry. « Ce sont des agents de la DPJ (Direction centrale de la police judiciaire) qui sont venus l’arrêter. Amadou faisait ses ablutions pour la prière de 14 heures lorsque les agents sont arrivés. Ils l’ont embarqué avec tous ses appareils (ordinateur, caméra, appareil photo, téléphones) », se souvient encore Mamadou Baïlo Diallo, son père.

Amadou Diouldé Diallo, photographe

Malade et alité depuis 2015, le doyen Mamadou Baïlo Diallo a observé, impuissant, les agents partir avec son fils. Les images de cette arrestation musclée lui sont restées sur les yeux et elles lui remontent très souvent à la tête. Il ne peut s’empêcher de verser des larmes à chaque fois qu’il pense ou parle de Diouldé Diallo. « C’est lui qui faisait tout pour moi. C’est lui qui prenait soin de moi et de toute la famille. Mon fils est juste un photographe, ils l’ont arrêté et emprisonné pour rien. Il n’a rien fait », a expliqué ce vieil homme qui, malgré ses efforts, n’a pu retenir ses larmes lors de cet entretien qu’il a accordé à Guineematin.com cette semaine.

Eprouvé par la maladie et très affligé par l’emprisonnement de son fils, Mamadou Baïlo Diallo trouve appui dans la foi et s’efforce à vivre avec l’espoir de voir son fils recouvrer la liberté sous peu. Car, tout comme il croit à la mort, Mamadou Baïlo Diallo croit à l’innocence d’Amadou Diouldé. Et, il est aussi convaincu que son fils est gardé en prison pour des raisons politiques. Un fils qui, depuis la prison, a tout perdu dehors.

Amadou Diouldé Diallo, photographe

« Pendant la campagne électorale de la présidentielle de 2020, des gens ont vandalisé et brûlé ses affaires à Wanindara. Quand Amadou est revenu de la campagne, il était un peu malade. Il s’est mis à se faire traiter. Et, un samedi, les agents de la DPJ sont venus l’arrêter. Quand ils sont venus, Diouldé a demandé : pourquoi vous m’arrêtez ? Un agent a dit : tu le sauras tout de suite. Ils l’ont pris, ils sont entrés dans sa chambre, ils ont fouillé et ont sorti ses appareils. Ils ont fermé la maison, embarqué Diouldé et ses appareils. Ils sont partis avec les clés de sa chambre. Quelques jours plus tard, le propriétaire de la maison où il était logé est venu nous dire que des bandits sont venus la nuit défoncer la porte et la fenêtre de sa chambre et ils ont pris le reste de ses affaires qui y étaient. Quand nous sommes allés voir, il n’y avait que le matelas et seulement quelques vêtements dans la chambre… Cela fait 26 ans maintenant qu’il est avec nous, je n’ai jamais entendu même une seule fois qu’il s’est bagarré avec un de ses camarades. Il a été arrêté juste parce qu’il est de l’UFDG. On l’avait démarché pour aller dans le camp du pouvoir, il avait refusé. Et, c’est à cause de ça seulement qu’il a été arrêté et emprisonné. Ils ont vandalisé tous ces appareils. Aujourd’hui, si par la grâce de Dieu il recouvre sa liberté, c’est à zéro qu’il va recommencer. Jusqu’au présent, il n’a pas été jugé. Je demande au pouvoir de libérer mon fils, à cause de Dieu. Parce qu’il n’a rien fait à qui que ce soit. Il n’est qu’un simple photographe. Il ne vole pas, ne triche pas », a précisé son père, Mamadou Baïlo Diallo.

A Rappeler que le jeune Amadou Diouldé Diallo a été placé sous le mandat de dépôt le 24 novembre 2020. Et, depuis cette date, il est écroué à la maison centrale de Conakry sans aucune forme de jugement. Aucune date n’a encore été fixée pour son procès dans cette affaire où il clame de toute force son innocence.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Calendrier des examens nationaux : ce qu’en dit Pépé Balamou du SNE

2 juillet 2021 à 10 10 29 07297
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE)

Comme annoncé précédemment, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a dévoilé hier le calendrier des examens nationaux 2021. Et celui-ci suscite beaucoup de critiques au sein de l’opinion, en raison notamment du fait qu’il soit très serré : aucun jour de repos n’est prévu pour les candidats aux trois examens qui vont clôturer l’année scolaire. Comment ce calendrier est-il accueilli par les acteurs du secteur éducatif guinéen ?

Un journaliste de Guineematin.com a posé la question au secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE), ce vendredi 2 juillet 2021. Tout d’abord, Michel Pépé Balamou a fait remarquer que cet emploi chargé n’est que la conséquence de l’injonction donnée par le président de la République au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Alpha Condé avait demandé au département de proposer rapidement un calendrier pour la tenue des examens nationaux au mois de juillet.

« Le syndicat national de l’éducation avait déjà déploré l’injonction donnée par le président de la République au MENA pour que les examens soient organisés au mois de juillet. Chose qui était en déphasage avec le calendrier scolaire normal, qui s’étendait du 1er décembre 2020 au 31 août 2021, et qui prévoyait l’organisation des examens au mois d’août. Les gens sont sortis pour dire qu’il y a une abondance pluviométrique au mois d’août alors qu’ils étaient là lorsqu’on concevait ce calendrier scolaire et personne n’a eu à dire mot.

C’est à un mois et demi qu’on se rétracte pour dire de revenir au mois de juillet. Nous, nous avions dit que techniquement, ce n’est pas possible, puisqu’il y a les examens blancs et les compositions des classes intermédiaires qu’il fallait organiser au mois de juillet. Et les professeurs qui surveillent, qui corrigent, qui relèvent les notes et qui font les classements des classes intermédiaires, si ce sont les mêmes qu’on va utiliser pour surveiller les examens, ça veut dire qu’ils auront d’intenses activités pendant ce mois de juillet », a-t-il indiqué.

Parlant de l’emploi proprement dit, l’enseignant estime qu’il n’est pas favorable aux candidats. « Trois jours pour l’examen du baccalauréat, sans jour de repos, nous pensons que cela relève d’un surmenage intellectuel pour les candidats qui aujourd’hui, sont frappés par une paresse intellectuelle du fait de l’intelligence artificielle que nous connaissons à travers les réseaux sociaux et autres. Maintenant que c’est arrivé, il faut y faire face, notamment en réduisant les horaires de passation de certaines épreuves.

Vous avez par exemple les matières fondamentales qui ont généralement 4 heures et d’autres qui ont 3 heures. Donc il faut diminuer une heure sur ces horaires et donner des sujets qui peuvent être traités en 3 heures et en 2 heures », a dit le secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE). En revanche, Michel Pépé Balamou trouve normale la décision du ministère de l’éducation nationale de commencer cette année par le baccalauréat, alors que d’habitude, c’est l’examen d’entrée en 7ème année qui ouvre le bal.

« Je crois que cela est parti du constat que plus on laisse le bac comme dernier examen, plus la machine de la fraude se met en branle et prend de la forme. Vous savez que les enfants de la 6ème année, ils ont peur de copier, c’est facile de les maîtriser. Donc le baccalauréat, c’est l’enjeu le plus grand. Plus cet examen reste derrière, plus les réseaux de traitement des sujets se mettent en place. Je crois que c’est ce que le département a compris cette année, en décidant de commencer par l’examen du bac et en lui accordant tout le sérieux pour qu’il ne ressemble pas à celui de l’an passé, qui est tout sauf un bac », a dit le syndicaliste.

A rappeler que le baccalauréat est prévu du 22 au 24 juillet. Il sera suivi du brevet d’études du premier cycle (BEPC), qui aura lieu du 26 au 29 juillet. Et enfin, l’examen de fin d’études élémentaires (CEE) se déroulera du 30 juillet au 1er août 2021.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Parlement : le Rapport du budget 2020 de l’Etat acté

2 juillet 2021 à 7 07 45 07457

Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté était de nouveau devant les députés le mardi, 29 juin 2021, pour défendre le Rapport 2020 de l’Etat, qu’il avait présenté le vendredi dernier. Au terme des débats, le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Amadou Damaro Camara, a déclaré que le Rapport est acté en attendant les lois de Règlement qui seront débattues et validées par les députés.

Le Président de la Commission des affaires économiques, financières, plan et coopération, l’Honorable Togba Traoré, interrogé par Guineematin.com, est revenu sur la quintessence des débats.

Honorable Togba Traoré, président de la Commission économique, financière, du Plan et de la Coopération

« C’est une première qu’un Rapport de budget soit présenté à l’Assemblée nationale. En ce qui concerne les recommandations, l’Assemblée nationale a préféré prendre acte du document pour des raisons simples. Tout texte voté par le Parlement devient une loi. Et pour le cas présent, nous attendons que le document passe par la Cour des comptes, que toutes les vérifications soient faites et selon l’esprit de la loi et qu’on nous dépose la Loi de règlement qui fera l’objet de vote après débats », a souligné l’ancien banquier.

En sa qualité de Président de la commission des affaires économiques et financières du Parlement, Togba Traoré, partage le même constat avec ses collègues députés sur les principaux enseignements tirés de ce Rapport du budget 2020 de l’Etat.

« Vous êtes censés comprendre qu’il y a un véritable contexte qui a caractérisé le budget de l’année 2020. Il y a eu trois élections qui ont été organisées et cette pandémie liée au Covid-19. C’est une réalité qui n’a pas facilité la mobilisation des recettes au niveau de l’Etat et donc des dépenses n’ont pas été également réalisées. Et le budget a tenu compte des conséquences de cette pandémie à travers le Plan de riposte du Gouvernement pour juguler les effets néfastes de la pandémie sur l’économie. Ce qui a fait que la mobilisation des recettes a connu des difficultés et certaines dépenses ont été abandonnées ».

Selon ce Rapport d’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2020, les recettes (18 mille 757, 45 milliards en décembre 2020 en Loi des finances rectificative contre une prévision de  21 mille 364, 1 milliards de francs guinéens) ont été faiblement mobilisées et les dépenses d’investissement exécutées à environ 5%.

Toutefois, le gouvernement se frotte les mains et parle d’un taux de croissance annuel de 7 % contre une prévision de 5,2% pour l’année 2020.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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