Boké : « toutes les dispositions sont prises pour la réussite des examens de sortie »

7 juillet 2021 à 20 08 44 07447
Amara Boké Camara, inspecteur régional de l’ETFP

C’est l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qui a donné l’assurance dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Boké, ce mercredi 7 juillet 2021. Selon Amara Boké Camara, toutes les dispositions sont prises pour la réussite des examens de sortie qui vont débuter vendredi prochain dans cette région.

« A Boké, toutes les dispositions sont déjà prises pour un examen réussi. Nous avons reçu il y a quelques jours, l’emploi du temps général que nous avons distribué dans toutes les écoles. Nous avons reçu aussi les feuilles d’examen, les procès-verbaux, bref nous avons tout ce qu’il faut pour lancer après-demain les examens », a déclaré le premier responsable de l’enseignement technique et professionnel dans cette région.

Cette année, les autorités ont décidé de changer la méthodologie habituelle en commençant par la phase pratique pour terminer par celle théorique. Et ce n’est pas la seule innovation qui est apportée à ces évaluations, indique Amara Boké Camara. « La seconde particularité est que dans les années précédentes, on faisait juste des pièces poubelles. Mais cette année, madame la ministre a décidé qu’on fasse des ouvrages utiles à l’école et à la nation.

Cet ainsi donc que les élèves maçon du CFP de Boké sont programmées à Sangarédi pour exécuter la clôture du site retenu pour la construction du poste primaire de cette sous-préfecture.  La clôture doit être faite avec le portail et tout ce qu’il faut. En électricité bâtiment, les candidats vont évoluer à l’école régionale des arts et métiers pour parachever les installations électriques au niveau de ce centre.

Il y a aussi les candidats de la chaudronnerie du CFP de Boké qui vont faire des portes et portails qui seront montés à Sangarédi pour que la clôture soit fermée et que personne n’y entre. Il y a aussi les candidats de l’école nationale d’agriculture et d’élevage (ENAE) de Koba qui doivent faire des pépinières et construire quelque chose pour les chèvres, pour les canards ou en tout cas quelque chose lié à l’élevage », annonce le responsable éducatif.

A noter que la région de Boké présente 2099 candidats dont 801 filles aux examens de sortie de cette année. Ces candidats sont répartis dans 10 centres  situés dans les préfectures de Boké, Boffa, Fria et Koundara, et dans les sous-préfectures de Kamsar, Koba et Sangarédi. La phase pratique se déroulera du 9 au 21 juillet prochain et celle théorique va démarrer le 22 juillet pour s’achever le 27 du même mois.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : 628 98 49 38

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Examens de sortie : Kankan est « fin prêt » pour les épreuves

7 juillet 2021 à 20 08 40 07407

A deux jours du début des examens de sortie, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan se montre rassurant. Dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com, ce mercredi 7 juillet 2021, Aly Kaké a assuré que tout est en place pour le bon déroulement des épreuves dans cette région.

Cette année, la région de Kankan présente 1913 candidats dont 1123 filles aux examens de sortie dans les écoles d’enseignement technique et professionnel, qui vont débuter le 9 juillet prochain. « Ces candidats sont répartis entre 5 centres d’examen, dont 4 dans la commune urbaine de Kankan et 1 dans la commune urbaine de Siguiri », a indiqué Aly Kaké, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan.

Aly Kaké, inspecteur régional de l’enseignement technique de la formation professionnelle par intérim

Parlant des préparatifs de ces évaluations nationales, le responsable éducatif soutient que tout ce qui est nécessaire pour le bon déroulement des épreuves est déjà en place. « Nous avons reçu le matériel nécessaire dans des cartons, donc on est fin prêt, on n’attend que le jour. Je lance un appel à l’endroit des candidats, en leur disant d’être sereins, de faire preuve de courage et de sérieux. Ils ont passé toute l’année à fréquenter les écoles et à étudier, maintenant nous les évaluons pour leur permettre de décrocher leurs diplômes. Donc nous les encourageons à faire du sérieux », conseille M. Kaké.

Contrairement aux années précédentes, les examens de sortie de cette année vont commencer par la phase pratique. Celle-ci se déroulera du 9 au 21 juillet prochain. Et la phase théorique va démarrer le 22 juillet pour s’achever le 27 du même mois.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Grève annoncée en Guinée : pas d’appels téléphoniques, ni de connexion internet à partir du lundi

7 juillet 2021 à 17 05 56 07567

La paix et la stabilité sont-elles menacées en République de Guinée ? Imaginez le pays coupé du reste du monde, tout au moins par les appels téléphoniques et la connexion internet ! C’est pourtant ce que menacent de faire les travailleurs du secteur des télécommunications à partir du lundi prochain et jusqu’à ce que les gouvernants actuels de la Guinée reviennent sur leur décision qui nous impose des taxes insupportables sur nos appels téléphoniques.

Dans son appel à la grève de ce mercredi, 07 juillet 2021, parvenu à la rédaction de Guineematin.com, les responsables de la FESATEL (Fédération syndicale autonome des télécommunications et assimilés) invitent les professionnels des télécommunications à cesser tout travail et de rester à la maison à partir du lundi prochain, 12 juillet 2021, et jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Dans cette lettre adressée au ministre du Travail, la FESATEL demande au gouvernement l’annulation pure et simple de l’arrêté numéro 457 du ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique et la mise en place d’un comité tripartite, composé des représentants de l’Etat, du patronat et des partenaires sociaux (FESATEL) pour statuer sur la pression fiscale du secteur..

La FESATEL reproche à l’Inspecteur du travail sa volonté manifeste d’empêcher les négociations par des reports inexplicables des réunions prévues à cet effet.

Aujourd’hui, comme on le sait, à cette grève de la FESATEL, vient s’ajouter la menace de la Fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée (FESABAG) qui, fâchée par le patronat, a également brandi un préavis de grève.

Faut-il signaler que le moindre succès d’un débrayage dans le secteur des télécommunications entraînera la paralysie, voire le blocage redouté du pays, au moment où le Gouvernement a soigneusement évité l’augmentation du prix du carburant à la pompe, en juin dernier, pour éviter les prévisibles conséquences d’une colère populaire au moment où le pays est confronté à une crise politique qui perdure…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cet avis de grève :

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Escroquerie en bande organisée : un avocat réclame plusieurs milliards à 4 citoyens

7 juillet 2021 à 17 05 04 07047

Le procès opposant Me Aboubacar Ouattara à Fatoumata Traoré, Fayala Traoré, Sékou Keïta et Bintou Doumbouya, s’est poursuivi ce mercredi, 7 juillet 2021, devant le tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. L’avocat au Barreau de Guinée poursuit ces quatre citoyens pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel ». L’audience d’aujourd’hui est consacrée aux réquisitions du procureur et aux plaidoiries des avocats, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ce sont les avocats du plaignant qui ont lancé cette avant dernière étape du procès. Dans ses plaidoiries, Me Amadou Bah a commencé par rappeler la genèse de cette affaire. Il a expliqué que c’est la dame Fatou Traoré qui a élaboré un faux contrat de fourniture d’équipements (tenue et chaussures) à l’armée guinéenne, qu’elle a soumis à Me Aboubacar Ouattara. Et l’avocat, sans savoir que le contrat est faux, lui a remis des montants faramineux (799.050 euros et 2 milliards 409 millions 650 mille francs guinéens) pour financer le projet.

« Fatou Traoré a fait miroiter Me Ouattara d’un contrat qui n’existe pas. C’est lorsque Me Ouattara est allé expliquer cette affaire au ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, que ce dernier a dit que ce contrat n’existe pas. Donc ce n’est pas une petite infraction. Et cette dame n’a pas agi seule pour commettre cette infraction. Elle a agi en bande organisée avec un certain Guillaume. Sékou Keïta, Bintou Doumbouya, Fayala Traoré font également partie  de cette bande organisée », a déclaré ce membre du collège d’avocats qui défend le plaignant.

La partie civile réclame le paiement des montants déboursés par Me Aboubacar Ouattara dans cette affaire, mais aussi d’un montant de 2 milliards de francs comme dommages et intérêts. « Aujourd’hui, Me Ouattara a vendu sa concession, il a vidé son compte, il s’est endettée, il est suspendu à cause de cette affaire. Il a subi des préjudices énormes. C’est pourquoi nous vous demandons de les condamner solidairement au paiement de 799.050 euros et 2 milliards 409 millions 657 mille francs guinéens à titre principal, et 2 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts », Me Amadou Bah.

De son côté, le procureur a demandé la condamnation de Fatou Traoré à 10 ans d’emprisonnement ferme et les trois autres à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis. « Il y a eu effectivement escroquerie, faux et usage de faux, abus de confiance (…). Dame Fatoumata Traoré a exhibé des faux documents à maître Aboubacar Ouattara. Elle a réussi à rentrer dans son patrimoine, elle a réussi à le ruiner. Tout ce que madame lui demandait, il le faisait. Elle a même demandé à maître Aboubacar Ouattara de faire un sacrifice de 7 singes blancs pendant 7 jours. Ce sacrifice l’a coûté 35 millions de francs guinéens. Elle a acheté des véhicules et Fayala Traoré et Sékou Keita sont intervenus dans leur gestion.

C’est pourquoi, nous poursuivons Sékou Keïta et Fayala Traoré pour recel. Il est clair comme l’eau de roche que ces véhicules ont été achetés dans la fortune de maître Aboubacar Ouattara (…) la bande organisée a bel et bien existé. Donc nous vous demandons de condamner Fatou Traoré à 10 ans d’emprisonnement, condamner sa fille Bintou Doumbouya à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis, condamner Fayala Traoré et Sékou Keïta à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis pour recel. En ce qui concerne les dommages et intérêts, le ministère public vous laisse la latitude de prendre la décision », a requis le procureur Daouda Diomandé.

Après ces réquisitions, la parole est revenue aux avocats de la défense pour présenter leurs plaidoiries.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

Tel : 620589527/664413227

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Elie Kamano contre Super V : le procès ouvert au tribunal de Dixinn

7 juillet 2021 à 15 03 43 07437
Salifou Camara Super V

Le différend opposant Salifou Camara « Super V » et Elie Kamano est visiblement loin d’être terminé. Alors que l’ancien président de la Fédération guinéenne de football poursuit l’artiste et homme politique devant le tribunal de première instance de Kaloum, le second aussi poursuit le premier devant le tribunal de première instance de Dixinn.  Cet autre procès s’est ouvert ce mercredi, 7 juillet 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce dossier, c’est Elie Kamano qui poursuit Salifou Camara dit « Super V » pour « atteinte à la vie privée d’autrui » sur la base de l’article 358 du Code pénal. Le procès s’est ouvert en l’absence du plaignant (dont le procès était en cours au tribunal de première instance de Kaloum) mais aussi du prévenu. Et cette première audience a été consacrée uniquement à la fixation de la caution.

L’avocat de la partie civile a proposé la fixation de la caution à 500 000 francs guinéens et le renvoi du procès au 28 juillet 2021. Et le représentant du ministère public n’a trouvé aucune objection à la requête de la partie civile. La présidente du tribunal, Aïssata Kalissa, a accédé donc à cette demande, en fixant le montant de la caution à 500 mille francs et en renvoyant l’audience au 28 juillet pour l’ouverture des débats.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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L’avocat d’Elie Kamano rejette sa condamnation : « nous ne ferons jamais cela »

7 juillet 2021 à 14 02 29 07297
Elie Kamano et Me Salifou Béavogui

Surprise et consternation, ce sont les sentiments exprimés par Me Salifou Béavogui, suite à la condamnation d’Elie Kamano par le tribunal de première instance de Kaloum. Au sortir de la salle d’audience, l’avocat a rejeté cette décision, annonçant que son client ne l’exécutera pas, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Je suis vraiment surpris aujourd’hui. La décision qui est intervenue, c’est une première pour moi. Je n’avais jamais, de ma carrière, entendu une telle décision. Un juge qui prend sa décision et qui dit : vous l’exécutez avant le 14 juillet, nous ne ferons jamais cela. M. Elie Kamano est un homme courageux qui a traversé beaucoup de situations plus douloureuses, plus compliquées que celle-ci. En être humain et avec sa bonne éducation, il peut présenter des excuses mais pas de la sorte. Un tribunal rend une décision, exécute sa décision et nous donne rendez-vous pour voir s’il a présenté ses excuses, il ne le fera jamais », a déclaré Me Salifou Béavogui.

Dans sa décision rendue ce mercredi 7 juillet 2021, le juge Mohamed Diawara a déclaré l’artiste et homme politique Elie Kamano, coupable des faits d’injures publiques et de diffamation par le biais d’un système informatique pour lesquels il est poursuivi par l’ancien président de la Fédération guinéenne de football, Salifou Camara « Super V ».

Sur l’action civile, le tribunal a condamné le prévenu à payer un montant de 50 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts au plaignant, à lui présenter des excuses sur sa page Facebook et dans 5 organes de presse et à supprimer la vidéo publiée sur sa page Facebook, dans laquelle il s’est attaqué à « Super V ». C’est seulement après reçu les preuves de l’exécution de cette décision que le tribunal prévoit de statuer sur l’action publique, en disant si Elie Kamano est condamné à une peine d’emprisonnement ou non.

Opposé à cette décision, Me Salifou Béavogui dit avoir déjà interjeté appel. Il souhaite que le dossier soit transféré à la Cour d’appel de Conakry, où un autre procès sera organisé. « J’ai immédiatement relevé appel de la décision et je souhaite que le dossier soit transmis à la Cour d’appel. Nous savons désormais qu’au tribunal de première instance de Kaloum, il y a une coalition contre lui (Elie Kamano) pour le nuire. Ça, c’est une façon de le nuire, de le réduire au silence.

La preuve est qu’il n’a jamais été régulièrement convoqué à l’audience, mais on l’a pris et l’a jeté en prison comme ça. Il a fallu beaucoup de tractations pour qu’il soit libéré. Nous sommes farouchement opposés à cette décision et nous faisons appel. Le dossier n’a qu’à aller à la Cour d’appel, les juges les plus avertis diront le droit », a dit l’avocat du reggaeman et leader de parti politique, Elie Kamano.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Accord Guinée- Sénégal : Macky Sall expulsera-t-il les opposants d’Alpha Condé exilés à Dakar ?

7 juillet 2021 à 13 01 20 07207
Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno au sortir de la Maison centrale, le 13 mars 2020

L’assemblée nationale guinéenne a ratifié le dimanche dernier un accord de coopération militaire et technique avec le Sénégal. Cet accord avait été signé le 19 juin par les présidents Alpha Condé et Macky Sall en marge d’une session de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Accra.

Ledit accord porte sur 12 points dont, entre autres, la sécurisation conjointe des frontières, la non utilisation du territoire de l’une des parties contre les intérêts de l’autre, la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Les termes de cet accord suscitent à la fois commentaire, interprétation et inquiétude. Pour nombre de commentateurs, la Guinée, forte de cet accord, pourrait exiger et obtenir l’expulsion de certains exilés politiques qui ont trouvé refuge dans ce pays après la présidentielle controversée du 18 octobre 2020, suivie d’une purge contre les opposants au troisième mandat. On parle notamment de Sékou Koundouno et d’Ibraima Diallo. Lesquels pourraient faire les frais de l’accord obtenu par Conakry et que le pouvoir guinéen brandirait pour mettre la pression sur le Sénégal. Pure imagination et spéculation pour les uns. Réel motif d’inquiétude pour les autres.

Ceux qui estiment que le Sénégal n’aura pas le choix que de céder devant une éventuelle pression de son voisin ont pour argument que de la même manière que la Guinée a obtenu la signature d’un accord qu’on pourrait interpréter comme de « non-agression », de cette même manière elle pourrait obtenir l’expulsion de ceux dont la présence à Dakar n’est pas de son goût. Les autres rétorquent que c’est mal connaître le Sénégal que de penser qu’il dérogera à une règle qui a fait sa réputation.

Dans  tous les cas, la Guinée et le Sénégal ne sont pas à leur premier différend en ce qui concerne la présence d’opposants guinéens dans la capitale sénégalaise. Depuis notre indépendance, ceux qui ne sont pas en odeur de sainteté avec le régime de Conakry trouvent refuge à Dakar. De tous les temps, les opposants se sont succédé au pays de la Teranga, y compris un certain Alpha Condé ou plus loin dans l’histoire le célèbre écrivain Camara Laye.

D’ailleurs, parmi les raisons qui font que Sékou Touré prenait le président Léopold Sédar Senghor comme un ennemi, il y avait surtout la présence de ses opposants à Dakar. Comme on le sait, la fermeture de la frontière entre les deux pays est récurrente. On rapporte que durant la révolution, certains guinéens qui traversaient cette frontière étaient abattus comme du gibier. Leurs dépouilles charcutées par les charognards. Dans certaines régions frontalières, des administrateurs trop zélés avaient demandé de sentir l’odeur des « traitres » abattus à la frontière.

Bref, ce n’est pas la première fois que la situation est tendue dans cette partie du continent. Ce n’est pas la première fois non plus que la Guinée exigera du Sénégal l’expulsion de ses opposants. Mais, les différents chefs d’Etat sénégalais y ont toujours opposé une fin de non-recevoir. Ce qui fait dire certains observateurs que Macky Sall pourrait difficilement accepter aujourd’hui ce que ses prédécesseurs ont refusé hier.

En outre, les présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf ont débouté Conakry par conviction personnelle. Or, depuis leur départ du pouvoir, la donne a quelque peu changé au Sénégal. Depuis 2000, une société civile plus active et plus exigeante a émergé. Une expulsion des opposants au régime de Conakry susciterait une véritable levée de boucliers et une vaque d’indignation que le régime sénégalais, déjà fragilisé par les dernières manifestations, ne pourra pas maitriser. Bref, c’est un risque que Macky Sall n’osera pas prendre.

Toutefois, on pourrait s’attendre à ce que le Sénégal demande à ses hôtes encombrants d’être plus discrets pour éviter les courroux de Sékoutouréya. Il y a un précédent qui donne de l’espoir aux familles de Diallo et Koundouno. Même Hissène Habré, pourtant accusé de crime contre l’humanité, n’a pas été expulsé par le Sénégal. Or, le duo Ibrahima Diallo et Sékou Koundonou n’a pas fait mal même à une mouche, à plus forte raison à un citoyen de la Guinée. Au contraire ! Ils sont considérés par beaucoup de leurs compatriotes et même au-delà comme étant des jeunes engagés, des citoyens modèles qui pouvaient tout avoir en monnayant leur engagement citoyen. Mais, qui ont pris le risque de combattre le troisième mandat et de défendre la Constitution de leur pays à leur risques et périls, Donc, ce sont des héros aux yeux de la plupart des citoyens guinéens et africains.

Habib Yemberig Diallo pour Guineematin.com

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Armée : le président Alpha Condé décore 6 coopérants français

7 juillet 2021 à 12 12 30 07307

Le ministère de la Défense a servi de cadre ce mercredi 7 juillet 2021 à la cérémonie de décoration de six coopérants militaires en fin de mission, suite à un décret du chef de l’Etat. C’est le ministre de la Défense Dr. Mohamed Diané en personne qui a remis les précieuses distinctions aux récipiendaires en présence de l’ambassadeur de France en Guinée et de toute la hiérarchie militaire réunie à cet effet.

Dr. Mohamed Diané s’est dit très heureux de présider à nouveau une cérémonie de remise de médailles par lesquelles le Président de la République, Chef de l’Etat et Chef suprême des Armées, a bien voulu récompenser les coopérants militaires français en fin de séjour en Guinée.

« Vous vous en souvenez, Son Excellence Monsieur le Président de la République, dans sa magnanimité, a toujours bien voulu témoigner la reconnaissance du Peuple de Guinée aux coopérants militaires en fin de séjour de travail au sein de notre Armée », a rappelé le ministre de la Défense nationale. 

Cette fois, ils sont six coopérants de la mission militaire française à bénéficier des médailles que la Grande Chancellerie des ordres nationaux vient de procéder à  la remise officielle. Il s ‘agit du lieutenant-colonel Loïc DAVAILLON, du lieutenant-colonel Eric CORNIC, du Chef de bataillon  Franck RITOUET, du chef d’escadron Jean-Henri BONNEL, du capitaine Eric RIGER et de l’Adjudant-chef Marie-Paule  LORQUIN

Dr. Diané a indiqué que ces décorations traduisent la satisfaction de son Département et surtout celle du Chef Suprême des Armées à l’endroit des différents coopérants pour les services de qualité rendus aux Forces armées guinéennes.

« Le travail des coopérants militaires français aux côtés des forces de défense, traduit lui-même la bonne santé de la coopération historique qui existe entre la France et la Guinée. Il est aussi le reflet de la volonté commune des autorités militaires françaises et  guinéennes de dynamiser leur collaboration dans le cadre de la montée en puissance de l’Armée Guinéenne pour mieux faire face aux nouveaux défis sécuritaires de la sous-région ».

Pour le ministre de la Défense nationale, cette volonté commune des deux pays se matérialise efficacement dans la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de Sécurité, amorcée depuis l’avènement du Professeur Alpha CONDE à la magistrature suprême de la Guinée.

« Durant trois ans, les coopérants auxquels nous disons au revoir aujourd’hui, ont contribué au renforcement des capacités de nos structures pour de meilleures approches de travail dans ce processus de Réforme », a dit le ministre d’Etat.

Les six coopérants laissent ainsi à leurs postes respectifs, des traces indélébiles qui impacteront durablement l’œuvre de construction de notre Armée dont l’ambition a toujours été d’être une Armée d’excellence, capable d’assurer dignement sa mission régalienne.

S’adressant directement aux heureux récipiendaires du jour, le ministre de la Défense,  au nom du Chef Suprême des Armées, a adressé ses chaleureuses félicitations à tous et leur a souhaité plein succès dans les futures missions qu’ils auront à effectuer. « Par ailleurs, j’ose croire, chers coopérants, que ces distinctions cimenteront pour toujours les liens d’amitié que vous avez tissés avec vos frères d’arme guinéens durant votre séjour de travail. Je profite de cette occasion pour rassurer de nouveau tous nos partenaires, de notre volonté inaltérable de dynamiser davantage notre coopération », a conclu Dr. Mohamed Diané.

Transmis par le service de communication du ministère de la Défense nationale

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Haïti : assassinat du président Jovenel Moïse

7 juillet 2021 à 12 12 14 07147
Jovenel Moïse, président de la République d’Haïti

La nuit dernière, le président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse, 53 ans, a été assassiné par un commando armé ! Mais, contrairement au Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, qu’on dit avoir été tué au front, le dirigeant haïtien a été attaqué dans sa résidence privée. Également blessée lors de cette attaque, son épouse, Martine Marie Etienne Joseph, a été hospitalisée dans un état grave. 

Dans la matinée de ce mercredi, 07 juillet 2021, c’est le Premier ministre par intérim qui a appelé la population au calme en attendant son adresse à la Nation.

À préciser que les opposants haïtiens ne reconnaissaient plus la légitimité du président Jovenel Moïse depuis le 07 février dernier. Mais, ils ne réclamaient sa mort ; mais, sa traduction en justice.

« La situation sécuritaire du pays est sous le contrôle de la police nationale et des forces armées d’Haïti. La démocratie et la république triompheront », a assuré le bureau du Premier ministre intérimaire, Claude Joseph.

Dans la matinée de ce mercredi, les rues de la capitale, Port-au-Prince, sont désertes ; mais, des médias locaux parlent des actes de pillage dans certains endroits.

Après le dictateur tchadien, Idriss Deby Itno, le mardi 20 avril 2021, aujourd’hui Jovenel Moïse est le deuxième chef d’État contesté qui est assassiné en trois mois dans son pays.

À suivre !

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Injures et diffamation : Elie Kamano condamné à payer 50 millions à Super V

7 juillet 2021 à 12 12 03 07037

Le tribunal de première instance de Kaloum a rendu sa décision ce mercredi, 7 juillet 2021, dans le procès de l’artiste et homme politique guinéen, Elie Kamano. La juridiction a déclaré le prévenu coupable des faits d’injures publiques et de diffamation pour lesquels il est poursuivi, mais ne l’a condamné pour l’heure que sur l’action civile, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Elie Kamano n’est que partiellement situé sur son sort. Car le tribunal n’a pas donné toute sa décision dans cette affaire. Après avoir déclaré le reggaeman et leader de parti politique coupables des faits qui lui sont reprochés, le juge Mohamed Diawara ne s’est prononcé que sur l’action civile. Il a condamné le prévenu au paiement d’un montant de 50 millions de francs guinéens, à titre de dommages et intérêts, pour les préjudices causés à Salifou Camara « Super V », ancien président de la Fédération guinéenne de football.

Le tribunal l’a enjoint aussi à supprimer la vidéo publiée sur sa page Facebook et dans laquelle il s’est attaqué au plaignant et de lui présenter des excuses sur sa page Facebook et dans cinq organes de presse, dans un délai de cinq jours. Il lui est exigé ensuite de rassembler les preuves montrant qu’il a exécuté cette décision et de les présenter le 14 juillet 2021 au tribunal de première instance de Kaloum. C’est seulement à l’issue de cela que le juge rendra sa décision sur l’action publique. Il devra donc attendre une semaine encore pour savoir s’il sera condamné à une peine d’emprisonnement ou non.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

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Traite des personnes : le rapport des Etats-Unis qui accable la Guinée

7 juillet 2021 à 11 11 25 07257

Dans son rapport 2021 sur la traite des personnes dans le monde, le département d’Etat américain place la Guinée sur la liste de surveillance de niveau 2. C’est-à-dire parmi les pays qui ont un nombre estimé de victimes de formes graves de traite très important ou qui augmente de manière significative, et qui ne prennent pas d’actions concrètes proportionnées ; ou alors des pays pour lesquels il n’y a pas de preuve d’efforts accrus pour lutter contre les formes graves de traite des personnes par rapport à l’année précédente.

Le rapport souligne que « le gouvernement guinéen ne respecte pas pleinement les normes minimales pour l’élimination de la traite, mais fait des efforts importants pour y parvenir ». Il fait état de plusieurs formes d’exploitation d’êtres humains en Guinée, notamment le trafic sexuel d’enfants « répandu à Conakry et dans les villes minières telles que Kamsar, Lero et Siguiri ». Mais aussi, l’existence de réseaux de trafiquants qui prennent des femmes et des enfants en Guinée pour les emmener dans d’autres pays, où ils sont soumis à l’exploitation sexuelle et à des travaux forcés.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le rapport concernant la Guinée :

GUINÉE : liste de surveillance de niveau 2

Le gouvernement guinéen ne respecte pas pleinement les normes minimales pour l’élimination de la traite, mais fait des efforts importants pour y parvenir. Ces efforts comprenaient la poursuite et la condamnation d’un plus grand nombre de trafiquants et l’identification d’un plus grand nombre de victimes. Le gouvernement a approuvé des procédures opérationnelles standard (SOP) pour l’identification des victimes et alloué des ressources au comité de lutte contre la traite (CNLTPPA) pour la première fois en cinq ans. Cependant, le gouvernement n’a pas fait preuve d’une augmentation globale des efforts par rapport à la période de référence précédente, même en tenant compte de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur sa capacité de lutte contre la traite. Les services d’hébergement pour les victimes sont restés insuffisants et le gouvernement n’a pas soutenu les ONG fournissant des soins aux victimes. Le gouvernement n’a pas fourni un financement suffisant au Bureau pour la protection du genre, des enfants, et Morals (OPROGEM), l’unité de police chargée des enquêtes sur la traite. Malgré la prévalence de la mendicité forcée des enfants dans les écoles coraniques, les autorités guinéennes n’ont jamais poursuivi un maître coranique pour mendicité forcée. Par conséquent, la Guinée est restée sur la liste de surveillance de niveau 2 pour la deuxième année consécutive.

POURSUITE

Le gouvernement a maintenu des efforts mitigés d’application de la loi anti-traite. Les articles 323 et 324 du code pénal incriminent le trafic sexuel et le trafic de main-d’œuvre et prévoient des peines de trois à sept ans d’emprisonnement, une amende ou les deux pour les infractions de trafic impliquant une victime majeure, et de cinq à 10 ans d’emprisonnement, une amende ou à la fois pour ceux impliquant un enfant victime. Ces sanctions étaient suffisamment sévères ; cependant, en autorisant une amende au lieu d’une peine d’emprisonnement, les sanctions pour trafic sexuel n’étaient pas proportionnelles à celles prévues pour d’autres crimes graves, tels que le viol. En vertu des articles 893 et 894 du code de l’enfance révisé, entré en vigueur en mars 2020, les délits de traite d’enfants étaient passibles de peines de cinq à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 50 millions à 100 millions de francs guinéens (5 010 à 10 010 dollars) ; ces peines étaient proportionnelles à celles prévues pour d’autres crimes graves, tels que le viol. L’article 343 du code pénal incrimine séparément la mendicité forcée et prévoit des peines d’un à trois ans d’emprisonnement et une amende ; ces sanctions n’étaient pas suffisamment sévères.

Les gendarmes et l’OPROGEM étaient les principales entités gouvernementales chargées d’enquêter sur les cas de traite, et le Secrétaire général des services spéciaux, de lutte contre les stupéfiants et de lutte contre le crime organisé pouvait enquêter sur les cas de traite transnationale. Des magistrats désignés du ministère de la Justice ont poursuivi les affaires de traite. Le gouvernement n’a pas communiqué de données complètes sur l’application de la loi et, en raison de la mauvaise tenue des dossiers et de l’amalgame de la traite avec d’autres crimes, les données de l’application de la loi sur les cas de traite comprenaient probablement des cas de contrebande ou de travail des enfants. En 2020, avec les données de 33 préfectures et d’une zone spéciale, le gouvernement a signalé au moins une enquête, des poursuites contre 45 prévenus et des condamnations de 20 prévenus. Les autorités ont également enquêté sur sept cas de proxénétisme et 22 cas de sollicitation de mineur. Cela se compare à trois enquêtes, trois poursuites et aucune condamnation signalée en 2019 avec les données de cinq préfectures. Malgré la prévalence d’enfants guinéens exploités dans la mendicité forcée dans les écoles coraniques en Guinée et dans les pays voisins, le gouvernement n’a jamais poursuivi un maître coranique corrompu pour mendicité forcée d’enfants. Une ONG a signalé que des magistrats, qui ne comprenaient pas la gravité de la traite, refusaient souvent de condamner les trafiquants condamnés à des peines de prison.

Le gouvernement n’a pas fourni de ressources suffisantes à l’OPROGEM, continuant ainsi d’entraver sa capacité à enquêter sur d’éventuels délits de traite ; le gouvernement n’a pas consacré de budget à l’OPROGEM depuis 2016. Les responsables ont signalé qu’un manque de connaissances générales sur la traite et les dispositions relatives à la traite en vertu du code pénal de 2016 persistait parmi les responsables gouvernementaux, en particulier les juges et les procureurs des tribunaux inférieurs. Le gouvernement a rarement dispensé une formation anti-traite aux forces de l’ordre et aux agents judiciaires travaillant en dehors de la capitale et n’a pas déclaré avoir formé les nouveaux procureurs ou juges sur la traite. Le CNLTPPA, en partenariat avec une organisation internationale et un donateur étranger, a élaboré un programme de formation sur l’identification des victimes pour les agents d’aéroport et formé 30 agents d’aéroport au cours de la période considérée.

PROTECTION

Le gouvernement a maintenu des efforts de protection insuffisants, mais a accru ses efforts pour identifier les victimes. Le manque de formation et de coordination entre les ministères, ainsi que des services gouvernementaux incohérents et parfois indisponibles, ont continué d’entraver les efforts d’identification et d’assistance aux victimes. Le gouvernement a signalé avoir identifié 212 victimes de la traite et 62 victimes potentielles de la traite. Sur les 212 victimes, le CNLTPPA et le Syndicat national des travailleurs domestiques ont identifié 200 victimes de travail forcé, dont 80 enfants, exploitées en servitude domestique ; les autorités ont identifié 12 enfants exploités dans le cadre du trafic sexuel. Il s’agissait d’une augmentation significative après avoir identifié huit victimes de la traite et 29 enfants victimes potentielles de la traite au cours de la période de référence précédente. Le gouvernement n’a pas indiqué combien de victimes, le cas échéant, il faisait référence aux soins. Le CNLTPPA a approuvé des SOP pour l’identification des victimes et l’orientation vers les services, élaborées en collaboration avec une organisation internationale ; le gouvernement a distribué des documents écrits et formé 28 responsables gouvernementaux et parties prenantes de la société civile sur les POS en septembre 2020.

Le gouvernement n’avait pas de politique formelle pour encourager les victimes à participer aux enquêtes et aux poursuites contre leurs trafiquants présumés. Des rapports ont indiqué que les victimes et leurs parents étaient réticents à porter plainte contre les trafiquants en raison d’un manque de confiance dans le système judiciaire. Les juges pourraient autoriser les victimes à témoigner par vidéo ou par écrit ; cependant, aucune victime ne l’aurait fait au cours de la période considérée. Le gouvernement s’est associé à un cabinet d’avocats pour pouvoir offrir une assistance juridique aux femmes et aux enfants victimes de la traite, mais n’a déclaré avoir fourni d’assistance à aucune victime au cours de la période considérée. Les ONG gèrent des cliniques juridiques générales pour conseiller les femmes et les enfants victimes d’infractions, notamment de traite. Les autorités ont signalé que les victimes avaient sous-utilisé les cliniques juridiques en raison d’un manque de sensibilisation ; en réponse, le CNLTPPA et une ONG ont mené une campagne de sensibilisation pour mieux faire connaître le programme. Ni le gouvernement ni les ONG n’ont offert d’assistance juridique aux victimes de sexe masculin. Le code pénal de 2016 a permis aux ONG de porter plainte au nom des victimes ; le gouvernement n’a pas indiqué si les ONG avaient utilisé cette disposition au cours de la période considérée. Les victimes pouvaient légalement obtenir un dédommagement du gouvernement ; dans un cas, le tribunal a accordé un dédommagement aux parents d’un enfant victime de la traite au cours de la période considérée. Les victimes pouvaient intenter des poursuites civiles contre leurs trafiquants ; cependant, aucune victime n’a choisi cette option, en grande partie par manque de sensibilisation. Le gouvernement n’avait pas de politique formelle pour fournir une résidence temporaire ou permanente aux victimes de pays où, si elles étaient rapatriées, elles seraient confrontées à des difficultés ou à des représailles, mais pourrait fournir des permis de travail et de séjour aux victimes sur une base ad hoc ; Les ressortissants de la CEDEAO n’avaient pas besoin de statut particulier pour rester en Guinée. Le gouvernement n’a signalé aucune victime ayant demandé ces services au cours de la période considérée. Il n’y a eu aucun rapport selon lequel le gouvernement aurait détenu, condamné à une amende ou emprisonné des victimes pour des actes illégaux que les trafiquants les auraient forcés à commettre ; cependant, en raison de la faiblesse de l’identification des victimes, les autorités peuvent avoir détenu certaines victimes.

LA PRÉVENTION

Le gouvernement a intensifié ses efforts pour empêcher la traite. Le CNLTPPA a adopté un nouveau plan d’action national (PAN) de lutte contre la traite 2020-2022. Le gouvernement a alloué 2 milliards de francs guinéens (200 200 $) sur deux ans au CNLTPPA pour la mise en œuvre du PAN, ainsi que 500 millions de francs guinéens supplémentaires (50 050 $) pour les dépenses de fonctionnement, pour la première fois en cinq ans. Malgré cela, le manque de personnel et de coordination, les troubles sociaux et la pandémie ont entravé les efforts du gouvernement pour lutter contre la traite, organiser des formations et organiser des événements de sensibilisation du public au cours de la période considérée. Les observateurs ont noté que le CNLTPPA, dirigé par le ministère de l’Action sociale et de la Promotion de la femme et de l’enfant, n’avait pas l’autorité nécessaire pour mettre en œuvre efficacement la politique de lutte contre la traite et coordonner les activités du gouvernement. Le CNLTPPA a tenu des réunions trimestrielles et, en partenariat avec la société civile et des donateurs étrangers, a organisé plusieurs campagnes de sensibilisation à la prévention de la traite. En outre, des ONG ont formé 25 journalistes au reportage et à la sensibilisation du public aux problèmes de traite. Le gouvernement a mis en place une hotline gratuite pour signaler la violence à l’égard des femmes et des enfants, ce qui pourrait inclure des cas de traite ; la hotline a reçu 2 196 appels au cours de la période considérée, mais le gouvernement n’a pas signalé avoir identifié de victimes de la traite ni ouvert d’enquête en conséquence. Le gouvernement avait des politiques pour réglementer les recruteurs de main-d’œuvre étrangère et les tenir civilement et pénalement responsables du recrutement frauduleux ; cependant, ni l’OPROGEM ni le ministère du Travail n’avaient les ressources ou le personnel formé pour surveiller et appliquer ces politiques de manière cohérente et n’ont signalé avoir renvoyé aucun cas potentiel pour enquête. Le gouvernement n’a pas déclaré avoir fait d’efforts pour lutter contre la mendicité forcée des garçons guinéens dans les écoles coraniques des pays voisins d’Afrique de l’Ouest, ni si le ministère de l’Action sociale continuait de coordonner les unités de contrôle des frontières interinstitutions pour s’assurer que les enfants traversant les frontières internationales voyageaient avec leurs familles. Le gouvernement n’a pas fait d’efforts pour réduire la demande d’actes sexuels commerciaux. Le gouvernement n’a pas déclaré avoir fourni de formation anti-traite à son personnel diplomatique. Le gouvernement a dispensé une formation aux droits humains, y compris une formation à la lutte contre la traite, à ses troupes avant leur déploiement en tant que soldats de la paix ; des responsables internationaux et guinéens ont dispensé cette formation à 698 membres du personnel guinéen de la MINUSMA à ce jour. Bien qu’il ne soit pas explicitement signalé comme traite des êtres humains, il y a eu un cas ouvert d’exploitation sexuelle présumée avec des indicateurs de traite par un casque bleu guinéen déployé dans la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RDC en 2019 ; l’enquête de l’ONU sur l’incident restait en suspens à la fin de la période considérée.

PROFIL DE TRAFIC

Comme indiqué au cours des cinq dernières années, les trafiquants d’êtres humains exploitent les victimes nationales et étrangères en Guinée, et les trafiquants exploitent les victimes guinéennes à l’étranger. La plupart des victimes identifiées étaient des femmes et des enfants. Les trafiquants exploitent les garçons dans le travail forcé dans la mendicité, la vente de rue, le cirage de chaussures, l’extraction d’or et de diamants, l’élevage, la pêche et l’agriculture, y compris dans l’agriculture et dans les plantations de café, de noix de cajou et de cacao. Certaines entités gouvernementales et ONG affirment qu’en Guinée, le travail forcé est le plus répandu dans le secteur minier. Les trafiquants exploitent les adultes et les enfants dans le travail forcé dans l’agriculture. Des rapports indiquent que des enfants sont envoyés dans la région côtière de Boké pour le travail forcé dans les fermes. Les enfants des villages de Moyenne et Haute Guinée peuvent être plus vulnérables à la traite en raison du manque d’écoles et d’opportunités économiques dans la région. En raison des perturbations économiques liées à la pandémie dans le secteur informel et des fermetures d’écoles, les observateurs ont signalé une augmentation du nombre d’adultes et d’enfants guinéens cherchant un emploi dans les mines d’or artisanales et, par la suite, exploités dans le cadre du travail forcé et du trafic sexuel. Les responsables gouvernementaux reconnaissent la ville de Koundara, dans le nord-ouest de la Guinée, comme un point de transit pour les trafiquants. Les trafiquants, souvent des parents éloignés, promettent de s’occuper ou de fournir une éducation aux enfants des parents les plus pauvres et, à la place, les exploitent dans la servitude domestique ou la mendicité forcée. Certains maîtres coraniques corrompus forcent les garçons fréquentant les écoles coraniques à mendier. Certains trafiquants prennent des enfants avec le consentement des parents ou sous le faux prétexte de fournir une éducation et les exploitent dans la mendicité forcée dans les écoles coraniques au Sénégal – via Koundara – Mauritanie et Guinée-Bissau, ou le travail forcé dans les mines d’or d’Afrique de l’Ouest. Au cours de la période considérée, des ONG ont allégué que des réseaux organisés avaient exploité des enfants dans la mendicité forcée. Des trafiquants exploitent des enfants guinéens dans des travaux forcés en Côte d’Ivoire. La Guinée est un pays de transit pour les enfants ouest-africains soumis au travail forcé dans les mines d’or dans toute la région. Un petit nombre de filles des pays d’Afrique de l’Ouest migrent vers la Guinée, où les trafiquants les exploitent dans le service domestique, la vente de rue et, dans une moindre mesure, le trafic sexuel. Le trafic sexuel d’enfants est répandu à Conakry et dans les villes minières telles que Kamsar, Lero et Siguiri. Les Nord-Coréens travaillant dans les secteurs des mines, de la construction, de la pêche et de la santé et dans le commerce du sexe peuvent avoir été contraints de travailler par le gouvernement nord-coréen. Les professionnels de la santé cubains travaillant en Guinée ont peut-être été contraints de travailler par le gouvernement cubain. Les autorités guinéennes ont allégué que des trafiquants contraignaient des femmes chinoises à se livrer à des relations sexuelles commerciales dans des bars et restaurants appartenant à des Chinois à Conakry.

Les trafiquants exploitent les femmes et les filles guinéennes dans le travail forcé pour le service domestique et le trafic sexuel en Afrique de l’Ouest, en Europe et au Moyen-Orient, ainsi qu’aux États-Unis. Les réseaux de trafic guinéo-égyptien recrutent frauduleusement des femmes pour le travail domestique en Égypte et les exploitent dans le commerce du sexe. Les migrants irréguliers voyageant vers l’Europe sont vulnérables aux réseaux de trafic qui facilitent les voyages par voie terrestre de la Guinée vers l’Afrique du Nord, et exploitent par la suite les migrants dans le cadre du travail forcé ou du trafic sexuel. Au cours d’une période de rapport précédente, une organisation internationale estimait qu’environ 1 040 Guinéens étaient victimes de la traite en Afrique du Nord. Des rapports indiquent que les réseaux de traite recrutent frauduleusement des femmes guinéennes, libériennes et sierra-léonaises pour travailler à l’étranger, utiliser l’aéroport de Conakry pour transporter les victimes vers des situations d’exploitation au Koweït et au Qatar ; une organisation internationale a signalé une augmentation du recrutement frauduleux pour le travail forcé dans le service domestique au Moyen-Orient, en particulier en Égypte et au Koweït. Il a été rapporté que certains hommes guinéens épousent des filles guinéennes, les emmènent en Angola et vendent les filles à des bordels locaux, tandis que les hommes travaillent dans des mines de diamants. Au cours des années précédentes, les autorités ont identifié des victimes guinéennes du travail forcé en Finlande. Les trafiquants sexuels ont exploité des femmes thaïlandaises et chinoises en Guinée.

RECOMMANDATIONS PRIORITAIRES :

Intensifier les efforts pour enquêter, poursuivre et condamner les trafiquants présumés, y compris les maîtres coraniques corrompus et les fonctionnaires complices, et condamner les trafiquants condamnés à des peines de prison importantes. • Modifier le code pénal pour supprimer les dispositions relatives aux peines qui autorisent des amendes au lieu d’une peine d’emprisonnement et veiller à ce que les peines prescrites pour la mendicité forcée soient proportionnelles à celles prescrites pour d’autres crimes graves. • Augmenter considérablement les efforts pour identifier les victimes de la traite parmi les populations vulnérables, y compris les enfants dans les écoles coraniques, les travailleurs des sites miniers artisanaux, les femmes voyageant au Moyen-Orient dans le cadre de programmes de recrutement frauduleux potentiels, les professionnels de la santé cubains et les travailleurs nord-coréens, et orienter les victimes prestations de service. • Allouer un financement dédié à l’OPROGEM pour permettre les enquêtes pénales. • Augmenter le financement et le soutien en nature des ONG pour garantir que toutes les victimes identifiées reçoivent des services. • Former les forces de l’ordre et les prestataires de services aux procédures standard pour identifier les victimes de la traite et les orienter vers les services. • Fournir à l’OPROGEM et aux inspecteurs du travail les ressources et la formation nécessaires pour surveiller les agences de recrutement et enquêter sur les cas de travail forcé. • Établir un système de collecte de données uniforme et complet sur les efforts de lutte contre la traite, en distinguant la traite des êtres humains des autres crimes. • Redoubler d’efforts pour sensibiliser le public à la traite, y compris la traite interne, le travail forcé des enfants et la mendicité forcée dans les écoles coraniques. • Renforcer l’autorité du CNLTPPA pour mettre en œuvre une politique anti-traite et coordonner les activités et le partage d’informations entre les agences menant un travail de lutte contre la traite.

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Loubna Serraj, lauréate du 3ème Prix Orange du Livre en Afrique

7 juillet 2021 à 10 10 45 07457

Le Prix Orange du Livre en Afrique récompense Loubna Serraj pour son roman Pourvu qu’il soit de bonne humeur, publié au Maroc aux éditions La Croisée des chemins

Dans le cadre de ses engagements en Afrique et de son ancrage sur le Continent, la Fondation Orange a lancé, en octobre 2018, le Prix Orange du Livre en Afrique. Ce Prix, en partenariat avec l’Institut Français, répond à la volonté d’œuvrer pour la promotion des talents littéraires africains et de l’édition locale africaine. 

Pour cette 3 e édition, 74 romans ont été proposés par 44 maisons d’édition issues de 16 pays. Une première sélection des titres a été faite par 5 comités de lecture au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et en Tunisie. 

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner ce communiqué de la Fondation Orange

3ème Prix Orange du Livre en Afrique

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Gaoual/Kadé accouche deux semaines après la mort de son mari : « je demande de l’aide »

7 juillet 2021 à 10 10 14 07147

Deux semaines après la mort de Mamadou Sidibé, l’une des deux victimes de la manifestation du 22 juin dernier à Gaoual, son épouse a donné naissance à un garçon. Kadé Doumbouya a accouché le lundi, 5 juillet 2021, à l’hôpital préfectoral de Gaoual. La veuve appelle à l’aide pour pouvoir élever ses deux enfants, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Ce qui devait être un motif de grande joie a suscité plutôt de la tristesse dans la famille de Mamadou Sidibé. Car son deuxième enfant n’aura pas l’occasion de connaître son père, qui n’est plus de ce monde. Le 22 juin 2021, il est sorti avec plusieurs autres jeunes et femmes de Gaoual pour manifester dans la rue. Ils réclamaient la réouverture des mines d’or découvertes récemment dans cette préfecture, et qui ont été aussitôt fermées par le gouvernement, qui dit vouloir réglementer leur exploitation.

C’est dans ce mouvement de protestation, violemment dispersé par les militaires déployés sur le terrain pour appuyer les gendarmes et policiers, que Mamadou Sidibé a perdu la vie, laissant derrière lui une fille de 3 ans et veuve en grossesse avancée. Deux semaines après son décès, son épouse a donné naissance à un garçon, à l’hôpital préfectoral de Gaoual. Kadé Doumbouya, qui ne fait aucune activité génératrice de revenu, sollicite l’aide des bonnes volontés pour pouvoir élever cet enfant.

Kadé Doumbouya, veuve

« C’est mon mari qui faisait tout pour moi, maintenant il mort, je n’ai plus aucun soutien. C’est notre deuxième enfant qui vient de naître, ma première fille à 3 ans. Je demande aux personnes de bonne volonté de me venir en aide, sinon je me demande comment nourrir mes enfants, comment les habiller, comment faire face à tous nos besoins », lance la veuve, en larmes. 

Daouda Keïta, un proche de Mamadou Sidibé, et quelques amis, ont déjà fait un geste à l’endroit de la nourrice. Ils lui ont apporté un sac de riz et une somme de 200 mille. Une façon pour eux pour donner l’exemple et encourager d’autres personnes à lui venir en aide. 

Daouda Keïta, membre de la famille

« Je demande à tout le monde de soutenir Kadé Doumbouya, elle en a vraiment besoin actuellement. C’est son mari qui faisait tout pour elle. Mais il est mort maintenant, et on sait dans quelles conditions il est mort. Il laisse sa femme et ses deux enfants sans aucun soutien. Donc nous demandons à tous ceux qui peuvent lui apporter quelque chose de le faire pour l’aider à élever ses enfants », sollicite Daouda Keïta.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

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Examens nationaux : 9246 candidats affronteront les épreuves à Faranah

7 juillet 2021 à 9 09 29 07297

La préfecture de Faranah présente 9246 candidats aux examens nationaux 2021. A deux semaines du début des épreuves, les responsables éducatifs locaux s’activent sur les derniers réglages pour permettre le bon déroulement de ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire. C’est dans ce cadre que le directeur préfectoral de l’éducation a réuni les chefs de centres pour leur donner les consignes à appliquer sur le terrain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Faranah.

« Nous venons de faire une réunion pour la bonne organisation des différents examens nationaux à Faranah. Au cours de cette réunion, nous avons dit aux chefs d’établissements dont les écoles ont été retenues comme centres d’examen, de nettoyer les cours. Nous avons aussi invité les parents d’élèves à s’abstenir de tout acte compromettant la réussite de ces examens. Aux enseignants, il ne sera pas question qu’un seul enseignant surveille deux examens », a indiqué Sayon Didi Oularé, DPE de Faranah.

Le lycée régional d’application Gamal Abdel Nasser de Faranah est l’un des établissements retenus comme centres d’examen. Son proviseur Kandas Camara assure que tout est déjà mis en place pour le bon déroulement des épreuves. « Cette année, nous avons plus de mille candidats au compte du lycée GAN, les trois options confondues. Nous avons dressé la liste de ces candidats et procédé au contrôle. Tous nos candidats ont été photographiés, toutes les erreurs sont déjà corrigées et les professeurs ont terminé leurs programmes. 

Notre école est retenue comme centre pour les trois examens. Donc les 510 bancs sont arrangés et se trouvent en bon état. Les classes et les toilettes sont nettoyées. Pendant le déroulement des examens, on ne veut voir aucun parent d’élève aux alentours de la cour. Et nous demandons aux candidats de laisser leurs téléphones à la maison », a lancé le responsable éducatif.

A noter que 9246 candidats de Faranah se répartissent comme suit : 1526 candidats répartis dans 52 salles pour le Baccalauréat ; 2595 candidats répartis dans 86 salles pour le Brevet d’études du premier cycle ; 5125 répartis dans 165 salles pour le Certificat de fin d’études élémentaires, autrement appelé examen d’entrée en 7ème année.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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