Blanchiment de capitaux : plusieurs orpailleurs outillés sur le mode opératoire de ce réseau

13 juillet 2021 à 22 10 08 07087

Organisé par l’association guinéenne pour la transparence (AGT), l’atelier de renforcement de capacité des négociants en pierres et métaux précieux s’est tenu ce mardi, 13 juillet 2021, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux résultant de la corruption dans le secteur de l’orpaillage, est un projet financé par OSIWA-GUINÉE pour préparer les orpailleurs à la détection des techniques utilisées par les « criminels financiers » pour injecter de l’argent sale dans le circuit normal financier, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre d’information, de sensibilisation et de formation des professionnels du métal précieux (l’or) s’est déroulée en présence des cadres du ministère des mines, de l’économie et des finances et l’Union nationale des orpailleurs de Guinée. Et, selon le président de l’association guinéenne pour la transparence, Oumar Kana Diallo, les échanges de ce mardi devraient permettre aux participants de mettre en œuvre le processus de conformité de lutte contre le blanchiment de capitaux et d’identifier les clients qui viendront à eux.

Oumar Kana Diallo, président de l’association guinéenne pour la transparence

« Cet atelier vise à augmenter le nombre de professionnels du secteur privé mettant en œuvre le processus de conformité de lutte contre le blanchiment de capitaux. Parce que nous avons constaté que par le passé le blanchiment de capitaux ne concernait que le secteur financier : les banques, le trésor, les institutions financières et les assurances. Mais, il a été démontré que le secteur privé, notamment les entreprises et professions non financiers désignés qui regorgent un grand nombre de secteurs qui utilisent une liquidité et que cette liquidité est à la base le plus souvent le blanchiment de capitaux. C’est ce qui nous a motivés à nous intéressé à ce secteur privé. Aujourd’hui nous travaillons avec les orpailleurs parce que c’est une corporation qui joue un rôle important dans l’économie nationale. Au niveau des orpailleurs, ces criminels financiers ont plusieurs méthodes. Mais ce qui a été mis à nu, c’est de venir avec de l’argent sale pour désorienter ou déséquilibrer le marché local en achetant tous les produits existants. Quand ils viennent, ils proposent un prix plus élevé que celui des professionnels. En revendant aussi, ils revendent à un prix plus bas que les professionnels du secteur. Donc, celui-là qui a besoin de blanchir 100 millions  de francs même, s’il perd 20 millions et il récupère les 80 millions, on dira qu’il a obtenu ces sous en vendant de l’or. Et, à partir de là, il a réussi à introduire son argent dans le circuit normal financier… Nous attendons que ces participants mettent en œuvre le processus de conformité de la lutte contre le blanchiment de capitaux, ensuite qu’ils soient capables d’identifier les clients qui vont venir vers eux, les bénéficiaires de ces transactions et quelle est la nature des transactions qu’ils sont en train d’effectuer et surtout identifier les personnes politiquement exposées. Parce que ces personnes passent toujours par le secteur privé pour blanchir leur argent », a expliqué Oumar Kana Diallo.

Pour le président de la CENTIF (cellule nationale de traitement des informations financières) au ministère de l’économie et des finances, Koly Mara, la justice est très active dans le cadre de la répression contre le blanchiment de capitaux. Et, il assure également que le service qu’il dirige est à pied d’œuvre pour finaliser une évaluation nationale visant à identifier les risques et les vulnérabilités du secteur minier face au blanchiment de capitaux.

Koly Mara, président de la CENTIF Cellule nationale du traitement des informations financières

« Nous, notre rôle dans cette lutte est préventif et répressif. Nous sensibilisons et formons les acteurs impliqués dans la lutte et nous collectons des informations que les assujettis nous remontent. Et quand nous constatons des cas avérés, nous faisons un rapport et nous transmettons au procureur de la république. La justice est très active dans cette affaire. Tous nos dossiers sont instruits, il y a eu des interpellations et même des condamnations. Nous sommes en train de finaliser l’évaluation nationale des risques. Cette évaluation permettra d’identifier les risques au niveau des différents secteurs dont le secteur des mines pour savoir le niveau des risques et de vulnérabilité dudit secteur. Vous savez, la Guinée est un pays minier par excellence. Et, au niveau de l’exploitation de l’or, il y a des sociétés qui exploitent et il y a l’exploitation artisanale. Donc, le risque est assez grand que les criminels financiers s’infiltrent, viennent acheter de l’or pour blanchir leur argent ; parce que quand ils exportent de l’or sous le label guinéen, ils auraient blanchi. Ils peuvent aussi utiliser l’argent de l’or et du diamant pour financer les groupes terroristes qui sont un peu partout dans les pays limitrophes », a indiqué Koly Mara.

De son côté,  Karifa Condé, le secrétaire général de l’Union nationale des orpailleurs de Guinée, a invité les participants à cette formation à s’approprier l’enseignement dont il sont aujourd’hui bénéficiaires.

Karifa Condé, participant et secrétaire général de l’union nationale des orpailleurs de Guinée

« Vous n’êtes pas sans savoir que le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO et un organisme régional de type GAFI qui promet aux États membres et leurs populations les politiques de protection contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. C’est dans cet ordre que s’inscrit l’association guinéenne pour la transparence. C’est pourquoi, je prie tous les participants de cet atelier d’accorder une attention soutenue pour nous permettre de saisir le contenu des messages qui seront véhicules par nos partenaires », a dit Karifa Condé.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Le procureur de Dubréka promet la guerre aux délinquants : « ça sera tolérance zéro »

13 juillet 2021 à 20 08 11 07117
Abdoulaye Israël Kpogomou nouveau procureur de la République de Dubréka

Après dix ans de service au tribunal de première instance de Kaloum, où il était substitut du procureur de la République, Abdoulaye Israël Kpoghomou vient de bénéficier d’une promotion. Dans un décret en date du 9 juillet 2021, le président Alpha Condé l’a nommé procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de Dubréka. Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 13 juillet 2021, ce magistrat du parquet a exprimé sa joie, remerciant le chef de l’Etat et le ministre de la justice pour cette confiance en lui.

« Franchement, c’est un sentiment de joie qui m’anime. Parce qu’il faut le reconnaître, à chaque fois que l’on bénéficie d’une promotion, c’est un sujet de joie. En même temps, j’exprime ma reconnaissance à monsieur le président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature, à monsieur le ministre de la justice, garde des sceaux, et à tout son cabinet, d’avoir placé leur confiance en ma modeste personne, afin d’aller assumer les fonctions très hautes de procureur de la République près le tribunal de première instance de Dubréka », a-t-il déclaré.

M. Kpoghomou va au tribunal de Dubréka avec l’ambition de mériter la confiance placée en lui par les autorités judiciaires du pays. Et pour cela, il promet de bâtir son action sur la rigueur, en veillant au respect strict de la loi. « A Dubréka, je vais me mettre au service de la République. Je vais exercer mes fonctions de procureur de la République dans la plus grande rigueur. Vous n’êtes pas censé ignorer que le ressort judiciaire de Dubréka fait partie des ressorts judiciaires les plus sensibles.

Cela compte tenu des contentieux domaniaux, des contentieux fonciers. Le volume des contentieux fonciers à Dubréka, il est énorme. C’est pourquoi, en ma qualité de procureur de la République, je vais mettre en place une politique pénale extrêmement rigoureuse. Rien que la rigueur. La clé de ma réussite à Dubréka sera la rigueur. Pour les délinquants, ça sera tolérance zéro », a promis le nouveau chef du parquet de Dubréka. 

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mort de Mariame Kandé à l’hôpital de Kankan : «… la femme a été frappée et torturée par son mari »

13 juillet 2021 à 19 07 35 07357
Dr. Mamady Souaré, médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan

Comme annoncé précédemment, le procès des trois agents de santé accusés de « homicide involontaire » suite au décès d’une femme enceinte, Mariame Kandé, à l’hôpital régional de Kankan s’est ouvert ce mardi, 13 juillet 2021, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Et, tour à tour, Dr Mamady Souaré (médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme) se sont présentés à la barre de cette juridiction de première instance pour donner leurs versions des faits. Mais, c’est Dr Mamady Souaré qui a surtout attiré l’attention du tribunal dans sa déposition. Car, dans sa déposition, ce médecin a laissé entendre leur victime présumée avait été par son mari constitué partie civile dans cette affaire, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

C’est une défense sur fond d’accusation de son poursuivant que le médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan s’est employé de construire ce mardi devant le tribunal. Dr Mamady Souaré réfute les faits portés à son encontre ; mais, il a aussi fait marque d’une volonté manifeste d’incriminer Souleymane Camara, l’époux de feu Mariame Kandé.

« On m’a rapporté que la femme (Mariame Kandé) a été frappée et torturée par son mari (Souleymane Camara). C’est d’ailleurs certainement la cause de l’avortement que la femme a subi alors qu’elle était en grossesse de 11 semaines. L’autopsie n’a pas été faite et la dame a été enterrée quelques heures après son décès… Mariame Kandé est venue à l’hôpital avec l’épouse d’une autorité préfectorale que je ne veux pas dénoncé ici. Après le diagnostic, la femme de cette autorité préfectorale a appelé le mari de Kandé (Souleymane Camara) pour lui dire de venir payer les frais de prestation de sa femme, sans dire qu’il y avait quelque d’autre en dessous », a indiqué Dr Mamady Souaré.

A noter que dans cette affaire, les débats ont été clôturés ce mardi et l’audience a été renvoyée à demain, mercredi 14 juillet 2021, pour les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Affaire faux matricules à la fonction publique : Juliette Titi Kamano met les parties au procès en confiance

13 juillet 2021 à 19 07 25 07257
Me Zézé Kalivogui, avocat à la cour et avocat du collectif des victimes

Souvent présentée comme la pierre angulaire de cette fameuse affaire de faux matricules à la fonction publique guinéenne, Juliette Titi Kamano, directrice nationale du concours et examens (précédemment directrice nationale des gestions de carrière à la fonction publique), était devant le tribunal correctionnel de Kaloum hier, lundi 12 juillet 2021. Et, devant cette juridiction de première instance, cette prévenue est poursuivie, aux côtés de 50 autres, pour « faux en écriture publiques et faux commis dans certains actes administratifs et complicité ». Des faits qu’elle nie en bloc et que son avocat qualifie de « calomnie et d’affabulation », rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La comparution de madame Juliette Titi Kamano ce lundi devant le tribunal correctionnel de Kaloum fait suite à un « mandat d’amener » décerné à son encontre à l’audience du 21 juin dernier. Et, comme on pouvait s’attendre elle n’a pas manqué d’arguments pour tenter de se tirer d’affaire. « Ma signature a été scanné ou imité », a-t-elle martelé entre autres pour dégager sa responsabilité dans les documents incriminés et dont on lui colle à la peau.

Cependant, pour les avocats de la défense et de la partie civile, la gymnastique verbale (déposition) de Titi Kamano à la barre les met en confiance dans cette procédure. Me Antoine Pépé Lama, membre du collectif des avocats de la défense estime d’ailleurs que dame Titi Kamano devait être sur le box des poursuivants dans cette affaire où elle a été fortement calomniée par la partie civile.

« Cinq (5) ans d’affabulation, d’accusation gratuite, de dénonciation calomnieuse, de nuisance contre l’honneur et la considération des honnêtes citoyens. C’est à cet exercice que monsieur Koly et sa bande se sont livrés pendant toute cette période. Aujourd’hui, les débats ont été largement édifiants et la conduite des choses nous a permis de comprendre dans quel camp se trouve le faux. Il a été prouvé dans les débats que c’est Koly et sa bande qui sont bénéficiaires de faux documents et qu’ils veulent à tout prix en jouir. Vous avez suivi madame Juliette Titi Kamano expliqué avec clarté, sincérité le début et la fin de ce dossier. Elle a indiqué les arrêtés qui sont faux. Il se trouve que les documents déclarés faux sont ceux qui se trouvent avec Koly et sa suite ; et, c’est avec ces arrêtés là qu’ils veulent à tout prix induire la justice dans les erreurs. Je vous donne un seul exemple relatif à l’arrêté n°4716 du 18 juin 2017. Vous remarquerez qu’à la page 3 notamment au numéro 174, c’est le nom de Koly Geopogui qui apparait et quand on a fait le comparatif avec l’arrêt original, il a été constaté que c’est par altération que Koly a introduit le nom de son fils dans un arrêt faux. Donc, en espèce c’est monsieur Koly qui devrait être à la place des prévenus et non l’inverse. Nous sommes vraiment désolés que son message soit relayé vigoureusement dans la presse et que l’opinion publique soit souillée par des propos qui ne se reposent sur aucun élément probant. Nous avons confiance que cette procédure va aboutir indubitablement à des décisions de relaxe et que Koly et sa bande se retrouverons à la place des prévenus », a indiqué Me Pépé Antoine Lama.

De son côté, Me Zézé Kalivogui, membre du collectif des avocats de la partie civile, estime que cette journée est une satisfaction même si la déposition de Titi Kamano lui laissent encore sur sa faim.

« Cette journée a été marquée par la comparution de certains prévenus notamment certains cadres de la fonction publique qui sont cités dans cette affaire. C’est une nouveauté qui nous satisfait à plus d’un titre. Le deuxième aspect de cette journée qui nous satisfait, c’est que ces prévenus ont comparu à leurs côtés leurs avocats. Ce qui équilibre un peu le débat. Maintenant, c’est tout à fait normal qu’elle (Titi Kamano) comparaisse dans la mesure où elle est renvoyée par le juge d’instruction à l’effet de donner sa version des faits relativement à ces cas. Il y a eu des signatures à elle pour savoir si elle les reconnaît. Pour le moment nous sommes sur notre faim dans la mesure où ces signatures qui sont compromises. Tant tôt elle dit que c’est imité ou scanner.  Nous allons poursuivre, ces débats iront jusqu’au bout pour qu’on sache qui a fait quoi dans cette affaire… Dans un débat comme celui-ci, il y a des éléments que nous retenons et le moment venu ça va être déballé. D’abord, c’est le tour des prévenus, vous n’avez pas encore écouté la partie civile ; et, ce débat ira jusqu’au bout », a promis Me Zézé.

A noter que le tribunal a finalement renvoyé l’audience au 20 septembre prochain pour la suite des débats.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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4 morts dans un incendie à Kountia : « la porte n’était pas fermée, mais on ne pouvait pas entrer »

13 juillet 2021 à 18 06 28 07287

Comme annoncé précédemment, quatre personnes ont trouvé la mort dans un incendie survenu hier nuit, lundi 12 juillet 2021, à Kountia CBA Nord, un district de la sous-préfecture de Manéah, dans la préfecture de Coyah. C’est vers 23h40 qu’un court-circuit s’est produit dans la maison de Mamadou Aliou Sow, alors qu’il dormait avec son épouse et ses trois enfants. Idrissa Sangaré et d’autres voisins ont tout fait pour secourir les victimes, mais ils n’ont pu sauver que la mère de famille.

Idrissa Sangaré, un des premiers secouristes

« J’habite dans le bâtiment qui a été incendié. Mais comme il est compartimenté, l’incendie n’a pas touché nos appartements. C’est à 23h45 que j’ai entendu les cris du vieux qui appelait son fils, je suis sorti en courant. Son fils aussi est sorti de sa chambre, on est venu se croiser à la porte de la maison touchée. Nous avons trouvé que la porte n’était pas fermée, mais on ne pouvait pas rentrer parce que tout le salon était en flammes.

Les fauteuils, les frigos et tout avaient pris feu, alors qu’eux (les victimes) étaient dans les chambres. On s’est retournés donc pour prendre des pioches et casser le mur par derrière afin de les faire sortir. Mais lorsqu’on a trouvé un moyen d’accéder à la chambre, c’est seulement la mère qui pouvait être sauvée. Le vieux, sa fille et ses deux garçons étaient déjà morts. On a pris la dame pour l’emmener à l’hôpital », a expliqué Idrissa Sangaré, interrogé par un journaliste de Guineematin.

Mohamed SOW, beau-frère du défunt Mamadou Aliou SOW

Ce drame laisse la famille des victimes dans un grand choc. Mais Mamadou Sow, qui a perdu son beau-frère et ses trois neveux, dit s’en remettre à la volonté de Dieu. « C’est ma petite sœur qui m’a appelé pour m’informer que ce bâtiment a pris feu. J’ai immédiatement bougé de chez moi pour venir, je suis arrivé ici à 1 heure du matin, j’ai trouvé que la maison était complètement en flammes.

Le mari de ma grande sœur, Mamadou Aliou Sow, et ses enfants Boubacar Sow, Fatoumata Touppé Sow et Mamadou Sow, qui est mon homonyme, sont morts dans la maison. Ma grande sœur, elle, c’est le plafond de la maison qui est tombé sur elle. Elle a pu être sauvée et elle est hospitalisée dans une clinique à Nongo. Je ne peux que m’en remettre à Dieu, car toute chose dépend de sa volonté », a dit M. Sow.

C’est sous une vive émotion que les quatre victimes ont été inhumées ce mardi, 13 juillet 2021, au cimetière de Kountia CBA. De nombreuses personnes se sont mobilisées pour les accompagner à leur dernière demeure.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Protection de l’enfance : la COLTE/CDE fait le point de ses activités

13 juillet 2021 à 17 05 20 07207

La Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant, Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) Guinée a tenu le samedi dernier, 10 juillet 2021, une assemblée générale extraordinaire à Conakry. Présidée par Dr Mamady Kankou CAMARA, le président du Conseil d’administration de la COLTE/CDE, cette rencontre a permis aux participants de faire le point des activités de l’organisation inscrites dans son plan d’action 2021, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est au terme de quatre jours de travaux sur la stratégie de la communication interne et externe de la COLTE/CDE, que cette assemblée générale extraordinaire s’est tenue. Elle visait à évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action de la coalition pour 2021, en vue de déterminer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Mais aussi, identifier les causes des insuffisances et proposer des solutions pour y faire face.

Mamadou Mansaré, chargé du suivi et évaluation de la COLTE CDE de Guinée

« Cette assemblée générale extraordinaire était l’occasion pour nous d’évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action de la COLTE/CDE, parce que nous avons un plan d’action qui détermine toutes les activités de la coalition. Donc, il était question pour nous, à cette occasion, de revoir ce qui a été planifié : qu’est-ce qui a été fait, qu’est-ce qui n’a pas été fait. Et pour ce qui n’a pas été fait, quelles sont les solutions à envisager pour nous permettre de corriger les insuffisances qui nous ont empêchés de le faire. L’idée de cette rencontre était de permettre à chacun de nous de donner son avis par rapport au fonctionnement de la COLTE/CDE. Et c’est ce qui fut fait », a indiqué Mamadou MANSARE, chargé de suivi et évaluation de la COLTE/CDE.

« Vous savez que la COLTE/CDE est une coalition qui a plusieurs démembrements. Donc, il doit y avoir une véritable communication pour harmoniser tous les outils avec ses ONG membres », a ajouté Mr. MANSARE.

Cherif Diallo, secrétaire général de la COLTE CDE Mamou

Interrogé par Guineematin.com à la fin de cette assemblée générale extraordinaire, Mamadou Alpha Diallo, le secrétaire général de l’antenne de la COLTE/CDE à Mamou, a dit toute sa satisfaction. « J’ai des bonnes appréhensions de cette rencontre, dans la mesure où les 16 personnes invitées ont toutes répondu présentes et nous nous sommes concertés pendant 4 jours sur la stratégie de communication interne et externe de la COLTE/CDE. On a terminé par une assemblée générale au terme de laquelle nous sommes tous sortis satisfaits, parce que chacun de nous a pu s’exprimer, chacun de nous a pu donner son avis par rapport à comment conduire les destinées de la COLTE/CDE.

Au terme de cette rencontre, personnellement, j’ai pu comprendre encore mieux comment est-ce que je pourrai communiquer et me comprendre avec les enfants, comment je pourrai communiquer avec des personnes qui détiennent des enfants en conflit avec la loi, comment protéger les enfants. Donc, ce sont des choses qui pourront me permettre de m’améliorer dans ma façon de faire à l’avenir en faveur des enfants », a laissé entendre Chérif Diallo.

A rappeler que la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant, Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) a été mise en place dans une volonté d’agir et de faire comprendre aux autorités et à toute la population guinéenne la nécessité de l’existence d’un mécanisme réel et fiable de promotion et de protection des droits des enfants. Elle regroupe plusieurs ONG nationales et internationales intervenant dans le domaine de l’enfance en Guinée, et dispose des antennes à Conakry et dans les 7 régions administratives du pays.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose dix points parmi les recommandations formulées par les participants à l’issue du diagnostic :

1- Révision du plan d’action de la COLTE/CDE en prévoyant les activités de ses ONG membres ;

2- Implication de la COLTE/CDE dans la mise œuvre de certaines activités de ses ONG membres ;

3- Renforcement de la sensibilisation par la coordination auprès de ses ONG membres ;

5- Les ONG membres de la COLTE/CDE doivent rendre compte de leurs activités à la coordination ;

6- Mise en place des outils de collecte de données des activités de ses ONG membres ;

7- Vulgarisation des documents juridiques de la COLTE/CDE ;

8- Harmoniser et vulgariser la définition des concepts clés liés à la protection des enfants ;

9- la révision du plan stratégique de la COLTE/CDE ;

10- rédiger des lettres de collaboration aux différentes institutions.

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Vers la reprise des manifestations : quels risques pour la Guinée et le régime Alpha Condé ?

13 juillet 2021 à 15 03 46 07467

Après l’accalmie dans les manifestations observées depuis la fin de la présidentielle controversée du 18 octobre 2020, certains caciques du pouvoir s’en étaient félicités. Estimant que depuis « la mise hors d’état de nuire » des principaux responsables de l’opposition, la cité est calme.  Des propos jugés cyniques par une bonne partie de l’opinion publique.

Malheureusement pour ceux qui ont mis ces opposants en prison. Si cette décision visait à dissuader l’opposition de manifester, elle semble aujourd’hui contreproductive. Du moins pour les militants. Alors que les responsables semblent effectivement avoir capitulé, les militants, eux, se montrent plus que déterminés à en découdre avec le pouvoir. Devant l’impasse et le maintien de leurs responsables en prison, ce sont en effet ces militants qui ont exigé la reprise des manifestations.

En voulant découdre de nouveau avec le pouvoir, les militants du principal parti de l’opposition ont mis leurs patrons devant une situation on ne peut plus délicate. Cellou Dalein Diallo et ses lieutenants, ou ceux qui restent encore en liberté, n’avaient pas eu trente-six mille solutions que de céder. Le patron de l’UFDG annonce donc ce que beaucoup considèrent comme un véritable spectre pour les habitants de Conakry. Les manifestations et leurs corolaires de répression, suivies des morts et des blessés hantent toujours la capitale. Particulièrement la commune de Ratoma.

Pour de nombreux observateurs, il est incompréhensible et inapproprié que le pouvoir durcisse sa position alors qu’il a obtenu ce qu’il vouait : un troisième mandat pour Alpha Condé. Sachant qu’on n’est jamais faible et vulnérable que quand on est fort, le pouvoir avait intérêt à calmer le jeu en libérant les détenus politiques. Malheureusement pour lui et pour tout le pays, après la crise consécutive au troisième mandat, les autorités devaient tout mettre en œuvre pour renouer le dialogue avec son opposition.

Au lieu de cela, elles ont tiré sur une ambulance en arrêtant les opposants et surtout en les maintenant en prison à un moment où ces derniers ont déjà avalé les couleuvres. En outre, le même pouvoir s’est taillé sur mesure une opposition dite « constructive » dont le leader est un ancien député élu sur la liste nationale du RPG arc-en-ciel. L’autre opposition (représentant une bonne partie des Guinéens) étant qualifiée de radicale.

L’opposition dite constructive, qui avait promis le pouvoir de s’opposer autrement, était censée faire bouger les lignes. C’était sans connaitre M. Alpha Condé. Mamadou Sylla, bombardé nouveau chef de file de l’opposition, est en train d’apprendre à ses dépens que le pouvoir ne craint qu’un leader qui a des militants…

S’agissant de ce pouvoir, il devrait savoir que s’octroyer un troisième mandat est une chose et instaurer la paix et les conditions de travail et d’investissement pour le pays en est une autre. Malheureusement, au moment où certains pays comme la Côte d’Ivoire décrispent la situation politique, la Guinée, elle, emprunte le chemin inverse. Le président semble ne s’entourer que des gens qui haïssent tout le monde de sorte que le pouvoir s’aliène tous ceux qui n’ont pas la carte jaune…

Malheureusement pour la Guinée, la reprise des manifestations pourrait enfoncer davantage le pays dans la crise. Le nombre de morts suite aux manifestations risque d’augmenter. Celui de détenus politiques aussi. Mais, le pouvoir qui aura montré ses limites dans la considération des citoyens qui ne partagent pas sa politique, ne risque-t-il rien en refusant de dialoguer avec ses vrais opposants et en créant cette ambiance dans notre pays ?

What and see !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : le procès des accusés ouvert ce mardi

13 juillet 2021 à 15 03 31 07317

Trois agents de santé sont accusés dans cette affaire : Dr Mamady Souaré, le médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, Dr Fodé Kaba, médecin gynécologue et Fatoumata Camara, sage-femme, en service dans cette maternité.

Ils sont poursuivis pour « homicide involontaire », suite au décès d’une femme enceinte, Mme Mariame Kandé, survenu le 16 mai dernier, dans ce centre hospitalier. Leur procès s’est ouvert ce mardi, 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est la sage-femme, Fatoumata Camara, qui a comparu la première dans cette affaire. A la barre, elle a démenti la version selon laquelle, la victime a été abandonnée pour n’avoir payé un montant de 700.000 francs que les agents de santé lui avaient réclamé. « Lorsque la dame est venue me voir dans la soirée du 15 mai 2021 avec son beau-frère, qui est médecin à l’hôpital, j’ai dit à ce dernier qu’il va payer 700.000 francs. Mais juste une blague, parce qu’il y a souvent des blagues entre lui et moi.

A chaque fois qu’on se voit, on se fait des blagues parce qu’il m’appelle belle-mère. Donc, quand je lui ai dit ça, il m’a dit d’arrêter de blaguer et de lui montrer le médecin chef. C’est ainsi que je leur ai montré le bureau du médecin chef. Et quand ils sont ressortis, il m’a dit que le médecin leur a dit qu’il n’y avait pas d’urgence et que la dame, Mariame Kandé, pouvait retourner dans son lit », a expliqué la sage-femme.

Les débats se poursuivent devant le tribunal de première instance de Kankan.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Kawessi (Télimélé) : une délégation spéciale contestée prend les rênes de la commune

13 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Le 7 juillet 2021, le préfet de Télimélé a procédé à l’installation de la délégation spéciale de Kawessi, une nouvelle commune rurale située à 232 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Mais cette équipe, chargée de diriger la collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections locales, est loin de faire l’unanimité. Elle est contestée par certains habitants de la localité qui accusent le sous-préfet de leur avoir imposé des dirigeants qu’ils ne veulent pas, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

C’est avec beaucoup de joie et d’espoir que les citoyens de Kawessi ont accueilli, en mars dernier, l’érection de cette sous-préfecture (créée récemment par le président Alpha Condé) en commune rurale. Mais cette bonne nouvelle n’a pas tardé à entraîner des frustrations. Frustrations liées au choix des neuf membres de la délégation spéciale qui va diriger la collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections communales et communautaires, qui doivent normalement se tenir en 2023.

Selon nos informations, le problème est parti de la décision du sous-préfet de Kawessi, Mamadou Lama Diallo, d’établir la liste des personnes qui vont composer cette équipe dirigeante, sans consulter la population locale. Beaucoup ont été surpris de ne pas retrouver les noms de cinq membres du conseil communal de Daramagnaki (la commune rurale dont relevait Kawessi). Et parmi ces cinq personnes figure Ibrahima Diallo, qui était pressenti pour être le maire de la nouvelle commune rurale de Kawessi.

C’est ainsi que plusieurs citoyens ont manifesté le 6 juillet dernier dans la localité pour protester contre « l’exclusion » de ces cinq personnes. Les manifestants ont dénoncé une décision « injuste » visant à imposer à la population locale ses dirigeants. Mais, malgré la contestation, portée à l’attention du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé a validé la liste transmise par le sous-préfet. Et les personnes qui la composent ont été installées le 7 juillet 2021, comme étant les dirigeants de cette collectivité.

Ibrahima Diallo, 2ème vice-maire de Daramagnaki

Un premier faux pas qui n’augure pas des lendemains meilleurs à Kawessi, estime Ibrahima Diallo, qui était jusque-là 2ème  vice-maire de Daramagnaki et qui était donné favori pour être le maire de Kawessi. « Cette liste a été concoctée par un gang juste pour s’accaparer des richesses de Kawessi. Quand on impose des gens à la place des conseillers régulièrement élus, c’est pour détourner des retombées des richesses issues de l’exploitation minière. Les dépenses qui seront effectuées seront illégales et le risque de détournement est énorme », a dit ce membre du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir).

Joint au téléphone, le nouveau maire n’a pas voulu s’étaler sur le sujet. Il a tout simplement dit que la liste des membres de la délégation spéciale a été approuvée par le préfet de Télimélé et la gouverneure de la région de Kindia. « Et vous pouvez voir les images de l’installation à la télévision nationale », a-t-il dit, avant de nous raccrocher au nez.

À suivre !

Mamadou Baldé pour Guineematin.com

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Mandiana : la mairie se lance dans un vaste programme de développement urbain

13 juillet 2021 à 12 12 43 07437

Avec l’appui de quelques partenaires au développement, la mairie de Mandiana de se lancer dans la dynamique d’un important programme de développement local. Il s’agit notamment de la réhabilitation de certains ouvrages de franchissement, le curage des caniveaux et du fleuve Sankarany. Cette initiative communale s’inscrit le souci constant du conseil communal de Mandiana d’assurer un minimum de bien-être et de confort aux populations de cette ville de la région de la Haute Guinée.

Pour de nombreux observateurs, la présente démarche de la mairie est une réponse concrète aux chefs de quartier qui lui avaient demandé sous fond d’humiliation, lors de la première session de la commune en 2021, de « poser des actes pratiques » dans le développement durable à Mandiana. Mais, pour le maire Ibrahima Sira Diakité et son équipe, ce programme de développement local s’inscrit dans la logique de création de bien-être pour les populations de cette ville aurifère. Et, c’est sous le thème : « protéger nos peuples avec leur avenir » les travaux de se programme ont été lancés.

Dans un premier temps, il s’agit de la réhabilitation des deux dalots endommagés entre les quartiers Château d’eau et Hermakono et sur la route de Traodan dans le quartier Mandiana1. Cette action facilitera significativement la circulation urbaine des populations et biens.

Dans un second temps, il sera question du curage des caniveaux de la ville et le curage du fleuve Sankarany dans l’espoir d’éviter aux populations de la commune urbaine les inondations en cette période de saison des pluies. Et, dans cette action, un accent particulier sur les caniveaux qui se trouvent au niveau du grand marché de la ville où des inondations monstrueuses avaient été enregistrées l’année dernière.

Cependant, ces mesures du conseil communal, bien que salvatrices, ne mettront pas fin au calvaire des habitants de la commune urbaine de Mandiana. Car, dans plusieurs quartiers de la ville, les routes sont quasiment impraticables. C’est notamment le cas à Mandiana1, Noumoussoulou et Oudiala (tous des quartiers situés au bord du fleuve Sankarany.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Kountia : Aliou Sow et ses 3 enfants tués dans un incendie

13 juillet 2021 à 12 12 17 07177

Un grave incendie a eu lieu la nuit dernière à Kountia CBA Nord, un district relevant de la sous-préfecture de Manéah, dans la préfecture de Coyah. Il a coûté la vie à quatre personnes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place ce mardi, 13 juillet 2021.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux, l’incendie s’est produit à 00h dans une maison, au moment où les membres de la famille victime dormaient. Le père de famille, Mamadou Aliou Sow, et trois de ses enfants dont une fille, ont été tués par le feu. Tout le contenu de la maison a également été consumé.

Nous y reviendrons pour plus de détails !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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L’ANAD ou le constat d’un ÉCHEC électoral : Par Mamadou Barry, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG

13 juillet 2021 à 12 12 01 07017
Mamadou Barry, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG

De l’Alliance ÉLECTORALE qui a réussi à mobiliser le Peuple de Guinée autour de Cellou Dalein DIALLO pour une ALTERNANCE effective et qui s’est donnée pour SEUL et UNIQUE objectif, la récupération de la victoire VOLÉE du candidat de l’ANAD, on passe à une alliance dite POLITIQUE PÉRENNE !! Comme si en politique, il y a quelque chose de PERIN !!!

De la REVENDICATION et de la RÉCUPÉRATION de la victoire de Cellou Dalein Dans Les urnes, on passe à une lutte pour la RÉCONCILIATION nationale, comme pour accepter le fait accompli de la « victoire » et de l' »installation » de Alpha Condé comme Président de la République.

Une alliance de récupération qui se transforme en une alliance de réconciliation. Nous voilà dans un processus d’ouverture au « fameux » DIALOGUE que Mr. HABA rejetait de toutes ses forces, clamant haut et fort que le seul dialogue qui tienne est celui de rendre au candidat de l’ANAD, son fauteuil présidentiel. Tout ça pour ça !!!!

Je l’ai dit Dans une publication antérieure que dès l’annonce des résultats de la Présidentielle de 2020, l’ANAD cesse d’exister et que ses partis membres et mouvement de Soutien doivent retourner à leur Base pour consultation, ré-mobilisation et définition d’une nouvelle approche de combat. On m’a traité alors de tous les noms d’oiseaux.

Aujourd’hui, Le constat est simple, Les leaders de l’ANAD dont les Assemblées Générales des partis membres ne peuvent tenir Dans une cabine téléphonique, après avoir compris que La bataille électorale est PERDUE, au lieu de retourner à leur « Base » pour la poursuite du combat pour l’alternance qui est la Première vocation de l’alliance, se tourne vers le plus grand parti du pays, pour « vivre » sur le dos de Cellou Dalein, les militants et surtout Les martyrs de l’UFDG.

Mais La logique et La démarche ne sont pas nouvelles dans la stratégie d’approche. Ces leaders de l’ANAD se disent, comme les autres avant eux, le fauteuil de Président, c’est foutu, parlons d’apaisement en espérant un dialogue pour un Gouvernement d’union nationale pour être ministres sur le dos de l’UFDG, une nouvelle Assemblée Nationale pour être Députés sur le dos de l’UFDG, une nouvelle CENI pour être commissaires sur le dos de l’UFDG et une fois leurs objectifs atteints, ils trouvent alors que Cellou Dalein a trop de défaut et vont à la mouvance !!

Voilà l’éternelle histoire et problématique de Gestion des alliances avec l’UFDG. Cela a été le cas avec Aboubacar SYLLA et Mouctar DIALLO aux législatives de 2013 aux détriments des cadres, des jeunes et des femmes de l’UFDG. Ces cadres sont où au jour d’aujourd’hui ???

Pour former le cabinet du cabinet du Chef de File de l’Opposition, le leader de l’UFDG a accepté de bonne foi d’approcher des leaders comme Papa Koly KOUROUMA, Mamadou SYLLA, Makanera et autres Jean Marc TELLIANO, encore et toujours aux détriments des cadres, des jeunes et des femmes de l’UFDG. Ces cadres sont où au jour d’aujourd’hui. Personne ne réussit à vivre en vase clos, mais en Politique aussi, il est important de Bien choisir ses compagnons de Route pour s’assurer une meilleure attente des objectifs.

Les militants de l’UFDG, au nom de tous nos martyrs, sont FATIGUÉS de voir leur parti SERVIR de CHEVAL de bataille pour des pseudos leaders qui ne pensent qu’à leurs ambitions personnelles et qui CRACHENT sur le parti des que Alpha Condé leur fait un appel du pied.

La priorité aujourd’hui n’est ni la signature d’une alliance Politique, ni encore moins le positionnement de certains petits leaders sur le dos de l’UFDG.

La SEULE et UNIQUE priorité de l’UFDG devrait être la libération de nos détenus politiques.

Toute autre action n’est que de la POUDRE AUX YEUX !

Bien à vous.

Mamadou Barry, secrétaire général adjoint de l’UFDG

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Me Mohamed Traoré : « la plupart des partis politiques qui s’opposent aux manifestations sont ceux qui ne peuvent pas mobiliser »

13 juillet 2021 à 11 11 20 07207
Me Mohamed Traoré, avocat des opposants emprisonnés à la maison centrale

Au lendemain des élections nationales de 2020, un groupe de partis politiques se disant de l’opposition constructive a exprimé son intention de faire désormais la politique « autrement » par opposition à d’autres qu’ils considèrent, à mots couverts, comme des fauteurs de troubles. Parmi eux, il y en a qui ont affirmé qu’ils ne sont pas des opposants qui jettent des cailloux ou brûlent des pneus. Ces propos leur ont valu beaucoup d’ovations de la part du pouvoir et de ses partisans. »

S’opposer autrement » signifiait dans leur entendement, privilégier le dialogue, critiquer tout en faisant des propositions concrètes. Ils ont qualifié cette approche d’opposition constructive. Ce sont les mêmes partis politiques qui fustigent les manifestations politiques. Ils mettent dos à dos le pouvoir et l’opposition dite radicale et certains d’entre eux soutiennent même parfois que ceux qui appellent à manifester sont les seuls responsables des morts, blessés et casses liées aux manifestations.

En faisant un bilan à mi-parcours de l’action de cette opposition « constructive », on peut bien se demander qu’est-ce qu’elle a pu obtenir du pouvoir par les biais de sa stratégie consistant à « s’opposer autrement ». En tout cas, la dérive hégémonique du pouvoir dans l’espace politique reste toujours marquée, les libertés individuelles sont de plus en plus bafouées. Quant au chef de file de l’opposition, un des concepteurs de cette  » manière différente de faire la politique », il est totalement mis à l’écart depuis qu’il a eu  » l’outrecuidance » de critiquer le président de la République.

Certains disent que l’opposition dite radicale devrait changer de stratégie en ne fondant pas son action sur les manifestations sur la voie et les espaces publics. Mais avec l’ostracisme dont le chef de file de l’opposition est l’objet, on constate que même en usant d’une stratégie « apaisée » ou en utilisant une méthode  » douce » à la limite de la langue de bois, l’opposition « dialoguiste » n’obtient rien puisque le pouvoir ne lâche rien, ne cède rien.

Cette opposition s’était empressée de se réjouir à l’annonce de la mise en place d’un cadre de dialogue politique et social et la nomination du secrétaire permanent dudit cadre. Mais des semaines après, on peut se demander si elle est aussi enthousiaste qu’elle l’était au départ. En définitive, quand cette opposition appelle à un changement de stratégie et condamne les manifestations, l’on est en droit de se demander si elle est vraiment de bonne foi puisque sa propre stratégie tarde à produire des résultats. Encourage-t-elle l’immobilisme ?

L’expérience montre d’ailleurs que très souvent, la plupart des partis politiques qui ont la dent dure envers les manifestations sont ceux qui ne peuvent pas mobiliser et dont les activités se limitent à la présence de leurs dirigeants dans les médias. Sinon, aucun parti politique ne peut se priver de cette arme citoyenne que le constituant met à sa disposition.

C’est pour cette raison que la constitution de 2020 a encore repris le droit de manifester. Au lieu de critiquer les manifestations, il serait plus utile d’amener l’État à repenser plutôt sa gestion des manifestations à moins qu’on ne veuille faire le jeu du pouvoir en contribuant à la restriction et, bien plus grave, à la suppression de fait du droit de manifester.

Me Mohamed Traoré

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Examens nationaux : 60 906 candidats (dont 17 890 filles) retenus à Kankan

13 juillet 2021 à 10 10 10 07107

Sauf changement de calendrier, les examens nationaux session 2021 démarreront le 22 juillet prochain en Guinée. Sur l’ensemble du territoire, ce sont 496 395 candidats (dont 213 958 filles et 24 889 candidats libres) qui ont été retenus pour les trois examens (CEE, BEPC et Baccalauréat). Et, dans la région administrative de Kankan, ils seront 60 906 candidats dont 17 890 filles à affronter les épreuves de ces différentes évaluations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon l’inspection régionale de l’éducation de Kankan, Famoro Keïta, ces candidats seront répartis dans 287 centres d’examens.

Famoro Keïta, inspection régionale de l’éducation de Kankan

« Nous avons 32 640 candidats, dont 10 552 filles et 194 centres au niveau de la région, le nombre de salle de classe qu’on doit utiliser, c’est 1 094 salles de classe, le nombre de surveillants qu’on doit prendre c’est 2191 surveillants au niveau de l’examen d’entrée en 7ème année.

Au niveau du BEPC, nous avons cette année 16.046 candidats, dont 4 476 filles. Nous allons utiliser 66 centre et le nombre de salles que nous allons utiliser sera 537, le nombre de surveillant que nous allons prendre sera 1074.

Au niveau du baccalauréat unique, cette année nous avons 12.220 candidats, dont 2.863 filles, on va utiliser 27 centres, 359 salles de classe et 718 surveillants.

Donc, le nombre total de candidats au niveau de la région de Kankan en 2021 dans les différents examens est de 60 906 candidats dont 17 890 filles », a indiqué Famoro Keïta, tout en précisant que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement de ces examens nationaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation à l’ENI de Faranah : « nous réclamons nos pécules »

13 juillet 2021 à 9 09 08 07087

Pendant que la phase pratique des examens de sortie est en cours dans les institutions d’enseignement technique et professionnel du pays, c’est le moment choisi par les élèves-maîtres de l’ENI (Ecole Normale d’Instituteurs) de Faranah pour se faire entendre. Plusieurs d’entre eux ont manifesté hier, lundi 12 juillet 2021, pour réclamer le paiement de leur bourse d’entretien, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est au retour de leurs lieux de stage que ces futurs instituteurs ont exprimé leur mécontentement. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale Faranah-Mamou, empêchant la circulation pendant un moment. Les manifestants exigent le paiement de leur bourse d’entretien avant le début de la phase pratique des examens de sortie. 

« On a commencé les cours avant ceux de l’université et ceux-là ont déjà reçu la première et la deuxième tranches de leur bourse d’entretien, tandis que nous, nous n’avons reçu qu’une seule tranche. Maintenant, nous réclamons le paiement des trois tranches à la fois avant que nous ne commencions l’examen théorique. Donc nous leur disons de nous aider à avoir nos pécules avant la fin de l’examen pratique. Ce n’est pas la deuxième tranche seulement, mais ce sont les trois tranches que nous voulons à la fois. Nous savons tous que la formation est plus importante, mais cet argent compte aussi pour nous, parce que c’est un moyen de satisfaire certains de nos besoins », explique Abdoulaye Sylla, élève-maître à l’ENI de Faranah.

Aboubacar Sylla, un autre manifestant, souligne que cette bourse d’entretien est très importante pour les élèves-maîtres. « On n’a pas de parents ici, on est obligé donc de payer le loyer à la fin de chaque mois. Si on ne le fait pas, les propriétaires vont nous chasser de leurs maisons. En plus, il y a certains qui habitent loin, ils payent 5000 francs pour venir à l’école et 5000 francs pour rentrer. Et si tu n’as pas d’argent, comment vas-tu faire ? Il y en a même qui mangent une seule fois dans la journée. Donc aujourd’hui, on est sorti pour réclamer nos pécules », a-t-il indiqué.

Grâce à l’implication de la direction de l’ENI de Faranah et des autorités locales, la situation a été maîtrisée. Mais les élèves-maîtres promettent de redescendre dans la rue si leur revendication n’est pas satisfaite.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 00224620241513/660272707

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