Côte d’Ivoire: 10 ans après la crise post-électorale, Alassane Ouattara reçoit Laurent Gbagbo

27 juillet 2021 à 21 09 56 07567
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo

C’est la première rencontre entre le chef de l’État et son prédécesseur depuis le retour de ce dernier le mois dernier après son acquittement des accusations de crimes contre l’humanité à la CPI. Laurent Gbagbo est arrivé au palais présidentiel mardi 27 juillet en fin d’après-midi. « Comment tu vas Laurent? Content de te voir », a lancé Alassane Ouattara à Laurent Gbagbo en l’accueillant sur le perron du palais présidentiel à Abidjan.

C’est l’événement que tout le monde attendait en Côte d’Ivoire : les retrouvailles entre le gagnant officiel de la présidentielle 2010, et celui qui déclare encore aujourd’hui que la victoire lui a été confisquée. Cette rencontre est considérée comme une étape essentielle au processus de réconciliation nationale, que tous les bords politiques appellent de leurs vœux.

Dix ans après la terrible crise post-électorale responsable de plus de 3 000 morts selon les Nations unies, Alassane Ouattara reçoit donc Laurent Gbagbo. Jusqu’à présent, les deux hommes ne s’étaient parlé que discrètement au téléphone au début du mois.

La dernière fois que les deux hommes se sont vus, c’est le 25 novembre 2010 à l’occasion d’un inédit débat télévisé d’entre-deux tours, au ton courtois, ne laissant pas présager de la violente crise électorale qui allait suivre. La suite est connue : Laurent Gbagbo est arrêté en avril 2011, transféré à la Cour pénal internationale qui l’acquittera. Durant ces dix années, aucun contact direct n’a eu lieu entre les deux hommes.

Marche vers la réconciliation

Depuis son retour triomphal le 17 juin dernier, le fondateur du FPI s’est d’abord rendu dans son village natal de Mama, s’est envolé pour Kinshasa à l’invitation de l’opposant Jean-Pierre Bemba (son voisin de cellule à la CPI), a dîné avec le président congolais Félix Tshisekedi, avant de rendre visite à l’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié, devenu son allié depuis les législatives de mars dernier.

La rencontre entre les deux présidents Ouattara-Gbagbo fait suite à des déclarations peu amicales issues de leurs camps respectifs ces derniers jours. Lors de la fête de Tabaski, il y a une semaine, le chef de l’État appelait à poursuivre la marche vers la réconciliation. Le lendemain, le gouvernement annonçait une entrevue prochaine avec son prédécesseur. Depuis, les deux camps sont restés discrets sur ce rendez-vous, on n’en connait pas le format exact. Il n’est par exemple pas certain qu’il y ait un tête-à-tête entre les deux hommes.

Plusieurs dossiers possibles au menu

Côté pouvoir, on n’a de cesse de répéter que la rentrée de l’opposant historique en Côte d’Ivoire illustre avant tout le retour d’un citoyen chez lui. Du côté des partisans de Laurent Gbagbo, on définit l’entrevue de cet après-midi de « visite de courtoisie dans une éthique républicaine ». Elle insiste sur la logique d’apaisement de l’ancien chef d’État. En somme, ces retrouvailles s’inscrivent d’abord dans une logique de fraternité africaine.

Pour l’instant, aucun détail ne filtre sur le contenu de l’entretien. Mais ce ne sont pas les sujets d’ordre politique qui manquent. Au début du mois, Laurent Gbagbo annonçait vouloir saluer les prisonniers d’opinion de tout bord politique toujours en détention. La requête, refusée par le ministre de la Justice pour raison de sécurité, pourrait être remise sur la table.

Il y a aussi la situation judiciaire de l’opposant, condamné par la justice ivoirienne durant son séjour à la CPI à vingt ans de prison dans l’affaire dite du « casse de la BCEAO ». Le président Alassane Ouattara avait déjà laissé entendre qu’une amnistie serait possible.

Et puis il y a bien sûr l’avenir politique des deux présidents. On prête au chef de l’État l’intention d’imposer un âge limite de 75 ans aux candidats à la fonction suprême, qui aurait pour effet d’éliminer de fait les deux hommes.

Les deux camps s’évertuent en tout cas à dire que cette première audience joue d’abord en faveur d’une décrispation du climat politique.

RFI

Lire

Des jeunes s’affrontent à cause d’une fille à Siguirini : un mort et 3 blessés

27 juillet 2021 à 17 05 28 07287

Une violence bagarre a éclaté lundi soir, 26 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Siguirini, relevant de la préfecture de Siguiri. Deux groupes de jeunes se sont affrontés à cause d’une fille, faisant un mort et trois blessés.

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Bakary Camara, un membre de la société civile locale, a expliqué que c’est « l’infidélité » d’une fille qui est à l’origine de cette bagarre. Cette fille entretenait des relations amoureuses avec deux jeunes membres de groupes rivaux. Et chacun de ces jeunes a bénéficié du soutien de ses amis.

Les deux camps se sont violemment affrontés, notamment à l’aide d’armes blanches. Poignardé dans cette bagarre, Soumaïla Savané, âgé d’une vingtaine d’années, a trouvé la mort suite à cette bagarre. Et les trois autres blessés ont été conduits à l’hôpital pour des soins.

Selon Bakary Camara, les Donzos ont interpellé 23 personnes y compris la fille à l’origine de cette bagarre. Accusés d’être impliqués dans ces violences meurtrières, ces jeunes ont été mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Siguirini.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

BEPC à Faranah : Souadou Camara accouche à 4H et se rend à 7H dans sa salle d’examen

27 juillet 2021 à 17 05 15 07157
Souadou Camara, candidate au BEPC à Faranah

C’est une preuve de bravoure et de détermination que Souadou Camara, une candidate au BEPC (brevet d’études du premier cycle), vient d’administrer dans la matinée de ce mardi, 27 juillet 2021, à Faranah. Quelques heures seulement après avoir accouché d’un magnifique petit garçon, cette jeune fille de 20 ans s’est rendue à l’école pour affronter les épreuves de la deuxième journée du BEPC, a appris Guineematn.com à travers son correspondant dans la préfecture de Faranah.

Souadou Camara

Certes, elle n’est pas la première de la République à reprendre le chemin d’une classe d’examen après avoir accouché ; mais, son cas est une leçon. Cette jeune candidate, bien qu’en état de famille très avancé, et après une première journée du BEPC (où l’épreuve de mathématiques a donné des maux de tête à beaucoup de candidats), était en pleine révision lorsqu’elle a commencé à ressentir des douleurs. C’était aux environs de 23 heures ; et, son bébé était prêt à venir monde. Cette situation n’a pas été facile. Mais, après des heures de travail dans la nuit du lundi au mardi, elle a accouché d’un petit garçon à 4 heures. Et, trois heures après avoir accouché, Souadou Camara s’est rendue dans son centre d’examen (Centre Aviation) pour affronter les épreuves de la deuxième journée du BEPC.

« Je suis venue à l’école parce que j’ai le souci de mes études et pour ne pas perdre l’année entière », a-t-elle dit au correspondant local de Guineematin.

A noter que Souadou Camara est une candidate venue du Collège Faranah II pour le Centre Aviation.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 620241513/660272707

Lire

Infiltration de l’UFDG : quid des accusations de Cellou Dalein contre Alpha Condé ?

27 juillet 2021 à 14 02 51 07517
Cellou Dalein Diallo, fédéraux et élus de l’UFDG de Labé et Mamou

Face aux secrétaires fédéraux et élus de l’UFDG dans les régions de Labé et Pita, qui étaient chez lui hier, lundi 26 juillet 2021, le principal opposant au régime de Conakry accuse celui-ci de vouloir « miner le parti de l’intérieur ». Cellou Dalein Diallo soupçonne Alpha Condé de vouloir dynamiter sa force de frappe qu’est l’UFDG. Cette crainte ressemble quelque peu à l’adage selon lequel « Celui qui n’a rien à dire clamera que ses vaches sont en train d’être trempées dans leur enclos ». Dire que l’homme qui a tout politisé depuis son avènement au pouvoir songe à infiltrer son opposition est un pléonasme. C’est une évidence que même Toto ne saurait ignorer.

Cette annonce risque tout simplement de semer le doute voire la discorde entre d’une part les responsables du parti et d’autre part entre ceux et les militants. Dans un contexte où la presse révèle que certains États font recours à des sociétés spécialisées pour espionner les opposants, les journalistes et autres activistes de défense des droits de l’Homme, nous devons tous nous dire que notre seul secret est ce que nous n’avons jamais dit ou fait. Le reste devient un secret de polichinelle.

Dans la ligne de mire de l’opposition, il y a bien évidemment ceux qui font la navette entre le pouvoir et l’opposition. D’autant plus que certains prisonniers politiques libérés par le pouvoir ont tout de suite annoncé leur renoncement à la politique. L’opposition ne sera jamais convaincue  par le mot abandon. Elle pense plutôt que les anciens bagnards ont signé un pacte avec le pouvoir : libération ou retour d’exil contre l’adhésion au parti au pouvoir. Ou tout au moins la divulgation de tout ce qu’ils savent sur la stratégie de leur ancien parti.

Pour prendre exemple sur le cas d’Alhoussainy Makanera Kaké, qui est cité comme étant le plus illustratif en matière de transhumance politique en Guinée, chaque camp –pouvoir et opposition- devra se dire que rien n’est définitivement acquis tout comme rien n’est définitivement perdu. Le meilleur ami d’aujourd’hui peut devenir le pire ennemi de demain. Et vice versa.

D’ailleurs, il n’y a pas qu’au sein de l’opposition où on est paranoïaque. Le pouvoir lui aussi est aux aguets. L’attitude et le comportement de ceux que George Clémenceau qualifie de convertis est suivie à la loupe. C’est pourquoi ces derniers sont toujours plus virulents contre l’opposition que les militants de première heure. Pour les nouveaux venus, il faut montrer au nouveau patron qu’ils sont plus royalistes que  le roi.

Bref, les militants de l’opposition reprochent souvent leur Direction d’ouvrir grandement les portes du parti à ceux qui claquent celle du parti au pouvoir. Ils estiment que les nouveaux venus bénéficient plus de respect et de considération qu’eux qui ont usé la culotte au service de l’opposition. Ce à quoi, les patrons de cette opposition rétorquent qu’ils ne peuvent pas fermer la porte à un nouvel adhérent.

En réalité, le pouvoir et l’opposition se livrent à une véritable surenchère pour débaucher dans le camp adverse. Le pouvoir offre aux nouveaux venus de l’argent et de poste de responsabilité. L’opposition, qui  n’a ni l’un ni l’autre, donne ce qu’elle a, c’est-à-dire une responsabilité au sein du parti. Et, c’est cela qui provoque souvent des grincements de dents.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Lire

Education : aidez l’AJAC à ouvrir une bibliothèque à Kakoni (Gaoual)

27 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Si vous êtes un acteur du monde éducatif ou tout simplement un citoyen soucieux du développement de ce secteur prépondérant, c’est à vous que s’adresse l’association des jeunes et amis de Kakoni (AJAK). Elle sollicite votre soutien pour pouvoir mettre en place une bibliothèque dans cette sous-préfecture de Gaoual.

Ce projet découle d’un constat inquiétant que cette organisation de jeunes a fait sur le terrain, et qui nécessite une réponse urgente afin de sauver l’école à Kakoni. Guineematin.com a reçu deux responsables de l’AJAC : Mamadou Aliou Diallo (président) et Alpha Idrissa Diallo (chargé des relations extérieures) pour parler de cette importante initiative.

Lisez notre entretien !

Guineematin.com : bonjour messieurs !

AJAC : bonjour !

Guineematin.com : vous avez lancé récemment un projet de collecte de livres en vue de la mise en place d’une bibliothèque chez vous, à Kakoni. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative ?

Mamadou Aliou Diallo : ce projet fait suite à un constat que nous avons fait sur le terrain. En fait, il y a quelques années, Kakoni était la référence en matière d’admission au BEPC parmi les sous-préfectures de Gaoual. Mais depuis 2017-2018, nous avons constaté que le nombre d’admis ne fait que baisser dans cette localité. Et nous nous sommes rendus sur le terrain pour chercher à savoir le problème à l’origine de cette situation. A l’issue de nos échanges avec les cadres du secteur éducatif, certains élèves et des parents d’élèves, nous avons compris qu’il y a beaucoup de problèmes liés à l’éducation dans la sous-préfecture. Et parmi ces problèmes, figure en bonne place, le manque de documents.

Donc, nous nous sommes dit qu’il faut nécessairement avoir des livres et les mettre à la disposition des élèves pour leur permettre de pouvoir faire des recherches afin d’améliorer leurs performances. C’est ainsi qu’à notre retour à Conakry, nous avons organisé une réunion pour réfléchir là-dessus, et nous avons conclu qu’il est important de mettre en place une bibliothèque là-bas. C’est dans ce cadre donc que nous avons lancé une collecte de livres et de brochures, en vue de résoudre le problème lié au manque de documents à Kakoni. Parce qu’il faut préciser que ces élèves n’ont pas accès à internet, donc le seul moyen de les appuyer que nous avons trouvé, c’est de chercher des documents et mettre en place une bibliothèque.

Alpha Idrissa Diallo : pour commencer, je voudrais d’abord rappeler que Kakoni était la vitrine de l’éducation à Gaoual. Mais aujourd’hui, il faut oser le dire, c’est la risée. Je donne juste un exemple : l’année dernière, Kakoni n’a eu qu’un seul admis au BEPC. Ces dernières années, à travers AJAC, nous avons réussi à ouvrir un lycée à Kakoni. Mais si on a un seul admis au BEPC, comment est-ce qu’on peut faire fonctionner ce lycée ?

Guineematin.com : ce lycée risque de fermer

Alpha Idrissa Diallo : effectivement. Aujourd’hui, ce lycée n’a que 12 élèves. C’est pour tout cela que nous nous sommes dit qu’il faut travailler d’abord à améliorer le système à la base et chercher à faire fonctionner le lycée. Après notre constat sur le terrain et l’analyse de la situation, on a décidé d’abord d’initier un projet qui consistait à envoyer des enseignants à Kakoni à quatre mois de l’examen pour renforcer ceux qui sont là-bas. Ceux-ci seraient chargés de faire des révisions intenses avec les candidats. On a soumis ce projet à nos ressortissants, mais on n’a malheureusement pas eu le financement nécessaire pour l’exécuter.

C’est ainsi qu’on s’est dit, comme cette année on ne pourra pas aider les candidats qui sont là-bas, on va chercher alors à mettre en place une bibliothèque là-bas pour qu’à partir de l’année prochaine, les élèves et même les enseignants puissent venir là pour faire des recherches. Donc, c’est comme ça qu’est né ce projet de collecte de livres et de brochures. Et nous nous réjouissons déjà de l’intérêt que ce projet suscite chez les gens. Parce que depuis son lancement, beaucoup de personnes ont répondu favorablement à notre appel, en nous apportant soit des documents ou de l’argent.

Guineematin.com : la collecte que vous avez lancée s’étendra jusqu’au 8 août 2021, mais est-ce que vous avez déjà identifié un local sur le terrain qui pourra abriter cette bibliothèque ?

Mamadou Aliou Diallo : bien sûr. Nous avons déjà échangé avec les autorités locales sur cette question. Notre antenne basée à Kakoni travaille avec les autorités pour trouver un local qui va abriter cette bibliothèque. Et dès que la collecte sera terminée, nous allons acheminer les documents à Kakoni et ouvrir officiellement la bibliothèque de cette sous-préfecture.

Guineematin.com : on le dit souvent, en Guinée, les gens s’intéressent peu à la lecture. Pensez-vous alors que la mise en place de cette bibliothèque peut vous aider à résoudre les problèmes constatés à Kakoni ?

Mamadou Aliou Diallo : on ne va pas dire que le problème sera totalement résolu, mais une partie du problème sera résolu. Vous savez, quand vous avez un grand problème, il faut le subdiviser et chercher à trouver des solutions à ses différents aspects. Si vous agissez ainsi, vous allez finalement résoudre tout le problème. Et nous pensons que si cette bibliothèque est implantée à Kakoni, elle sera effectivement fréquentée par les élèves. La dernière fois que nous sommes partis là-bas, nous leur avons donné des exposés à faire, mais ils nous ont dit qu’ils n’ont pas où faire des recherches.

Et quand je leur ai dit d’aller sur internet, ils ont répondu que même en le faisant, ils n’ont pas aussi où imprimer des choses parce qu’ils n’y a pas un centre informatique là-bas. Donc, je pense que s’ils n’ont pas accès aux nouvelles technologies, mais si la bibliothèque est là, ils iront là-bas pour faire leurs recherches. Et au-delà des élèves, cette bibliothèque sera aussi utile pour les enseignants.

Guineematin.com : aujourd’hui, quel est votre appel à l’endroit de tous ceux qui vont entendre votre message ?

Mamadou Aliou Diallo : nous appelons toutes les ONG, associations, institutions et toutes les personnes de bonne volonté à nous appuyer dans ce projet éducatif, ce projet humanitaire. Parce que ce projet va permettre aux élèves et aux encadreurs qui sont à Kakoni de renforcer leurs capacités, à travers la recherche. Et c’est en renforçant leurs capacités qu’ils seront utiles à la nation. Aujourd’hui, nous sommes en concurrence. Et pour gagner cette concurrence, il faut tout d’abord gagner le pari de l’éducation. Donc, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à répondre à ce besoin pressant qui est là.

Alpha Idrissa Diallo : il faut rappeler d’abord la nécessité qui est là. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes quittent Kakoni pour aller dans d’autres villes pour étudier. Si on appuie ces gens-là et on leur crée des bonnes conditions sur place, ils n’ont pas besoin de bouger, parce que leurs parents sont là-bas. Donc, notre appel s’adresse aux associations, ONG, acteurs de l’éducation, jeunes leaders et à toutes les personnes de bonne volonté. Nous leur demandons de soutenir ce projet pour aider ces jeunes à préparer leur avenir. En plus, ces gens-là, s’ils sont bien formés, ça sera profitable à toute la nation guinéenne, parce qu’ils iront servir le pays partout où besoin. Donc, il faut les aider.

Pour tous ceux qui veulent soutenir ce projet, veuillez appeler les numéros ci-dessous :

Tél. : 628 27 85 89/628 51 17 21/669 75 73 70.

Lire

Déguerpissent dans une école à Matoto : 213 millions disparus

27 juillet 2021 à 13 01 17 07177
image d’archive

« Le 15 octobre 2020, Bafodé Guirassy a pris des gendarmes qui sont allés envahir les locaux de mon école. Quand je l’ai appris, je me suis rendu sur les lieux. Mais, les gendarmes qui étaient envoyés pour occuper les lieux m’ont dit que je n’ai pas accès à mon école… Ils ont cassé mes bureaux et ont emporté des biens et un montant de 213 millions francs guinéens, répartis comme suit : 23 millions au compte de mon école, 120 millions étaient pour mon fournisseur, 70 millions appartiennent à des femmes mareyeuses. Donc, c’est  tous ces montants réunis qui constituent les 213 millions francs guinéens volés dans mon bureau. J’ai toutes les preuves de mes déclarations », a notamment expliqué Ibrahima Mariama Barry.

Poursuivi pour « vol de biens et de numéraires » au préjudice de monsieur Ibrahima Mariama Barry (son locataire), le concessionnaire Bafodé Guirassy était de nouveau hier, lundi 26 juillet 2021, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. A la barre, le prévenu a nié les faits mis à sa charge dans cette affaire où on lui reproche d’avoir subtilisé 213 millions de francs guinéens lors d’une opération de déguerpissement forcé à Matoto, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce dossier, c’est une affaire de location d’un bâtiment à étage qui a mal tourné. Et, les faits incriminés à l’encontre de Bafoué Guirassy remontent au 15 octobre 2020 dans la commune de Matoto. A l’époque, Ibrahima Mariama Barry occupait le bâtiment de Bafodé Guirassy qu’il exploitait à titre d’école. Cela faisait suite à un contrat de location signé entre les deux hommes. Et, devant le tribunal ce lundi le locateur Bafodé Guirassy s’est défendu contre son accusateur (son locataire).

« Dans notre premier contrat, on a conclu neuf millions cinq cent mille francs guinéens payables en deux tranches pour un total de neuf salles de classe,  un bureau et des latrines. Mais, comme on a augmenté le nombre de salles de classe,  j’ai demandé à ce qu’il paie désormais vingt-cinq millions de francs guinéens (25 000 000 GNF) au lieu de neuf millions cinq cent mille francs guinéens (9 500 000 GNF). Il (Ibrahima Mariama Barry) n’était pas d’accord. J’ai donc dit, s’il (Ibrahima Mariama Barry) ne peut me payer ça (vingt-cinq millions de francs guinéens), de me restituer le bâtiment ; moi, je vais trouver un preneur. Il n’a pas accepté. C’est ainsi que saisi un huissier de justice pour aller récupérer les locaux ; et, ce dernier (l’huissier de justice) a fait  l’inventaire de tous les biens qui étaient sur place », a indiqué le prévenu Bafodé Guirassy.

Appelé à la barre, le poursuivant dans cette affaire (Ibrahima Mariama Barry) a corroboré les propos du prévenu concernant le contrat de location de neuf millions cinq cent mille francs guinéens (9 500 000 GNF) et l’augmentation des frais de location qui lui ont été proposé. Mais, il assure que 213 millions de francs guinéens et des biens ont disparu dans son bureau lors de la descente musclée de Bafodé Guirassy dans ses locaux.

« C’est vrai qu’il y a un contrat de profession, c’est une location de son bâtiment pour faire une école. Et, ce contrat portait sur 9 salles de classe,  des bureaux  et de latrines pour une somme de neuf millions cinq cent mille francs guinéens (9 500 000 GNF). C’est ce contrat qui me lie au doyen Bafodé Guirassy. Un contrat à durée indéterminée. À la deuxième année de l’exécution de ce contrat, pendant que j’étais en pleine jouissance du contrat, monsieur Guirassy vient me dire d’augmenter les frais de loyers, alors que l’année scolaire en cours n’était pas même pas encore finie. J’étais en train de faire le dernier recouvrement.

Sur ça, il y a eu beaucoup de négociations, même ses fils sont intervenus pour dire d’attendre au moins que l’année scolaire se termine. Mais, il a refusé. Moi je lui avais dit d’attendre, je vais réfléchir à ça pour savoir si je pourrai le faire ou non.  Mais, c’est pendant ce temps, un jour, le 15 octobre 2020, il (Bafodé Guirassy) a pris des gendarmes, ils sont allés envahir les locaux de mon école. Quand je l’ai appris, je me suis rendu sur les lieux et les gendarmes qui étaient envoyés pour occuper les lieux m’ont dit que je n’ai pas accès à mon école. Je n’ai pas discuté, j’ai juste appelé mon avocat pour l’informer.

Ils ont donc cassé mes bureaux et ont emporté des biens et un montant de 213 millions francs guinéens répartis comme suit.  23 millions de francs guinéens au compte de mon école. 120 millions de francs guinéens de ce montant étaient pour mon fournisseur, parce que je suis président d’un établissement de transfert d’argent. 70 autres millions de francs guinéens de ce même montant appartiennent à des femmes mareyeuses. Donc, c’est  tous ces montants réunis qui constituent les 213 millions francs guinéens volés dans mon bureau. J’ai toutes les preuves de mes déclarations », a dit Ibrahima Mariama Barry.

Finalement, le tribunal a ordonné un transport judiciaire à l’école de Ibrahima Mariama Barry avant de lever l’audience sans communiquer une date de renvoi du dossier en cours de jugement.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

Lire

Dara-Labé (Labé) : le poste de santé de Kouraba officiellement inauguré

27 juillet 2021 à 13 01 11 07117

Les autorités sanitaires de Labé ont présidé, samedi 24 Juin 2021, la cérémonie de l’inauguration officielle du poste de santé de Kouraba, un district relevant de la commune rurale de convergence de Dara-Labé, à près de 25 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Mamadou Mouctar Barry, président de l’ADEK

Le nouvel édifice flambant neuf a été réalisé à partir d’un plan type conçu et validé par les départements de la Santé et de l’habitat. Il est composé d’un ensemble de huit (8) salles reparties en bureaux, salle de consultation, d’observation, d’accouchement, pharmacie ou programme élargi de vaccination, des halls d’attente et terrasses ainsi qu’un ensemble de toilettes pour le personnel soignant et les malades. Le tout est bâti sur une superficie de 2 500 mètres carrés.

« Ce poste de santé a été entièrement financé par l’Association pour le Développement de Kouraba (ADEK), à travers ses membres résidents et ressortissants pour un montant global de 173 millions 913 mille francs guinéens. La pause de la première pierre a eu lieu le mardi, 16 septembre 2016. Les travaux de construction et l’équipement partiel ont été achevés en 2019. C’est le lieu de remercier le directeur préfectoral de la Santé (DPS) de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo qui a accepté de nous envoyer une équipe médicale pour le fonctionnement provisoire du poste avant son ouverture officielle. Cet acte a beaucoup soulagé notre population », a expliqué le porte-parole des donateurs, Mamadou Alpha Bah.

Mamadou Alpha Bah, porte-parole des donateurs

Poursuivant son allocution de circonstance, le doyen a déclaré que les membres de l’association pour le développement de Kouraba sont conscients du fait « qu’il reste encore beaucoup de choses à faire, notamment la réalisation d’un forage, la construction du logement pour le personnel, la clôture du site abritant le poste de santé, le renforcement des équipements, etc… C’est le moment solennel d’adresser ce plaidoyer à la mairie de Dara-Labé pour qu’elle nous appuie auprès de ses bailleurs de fonds bi et multilatéraux en vue de nous trouver le financement nécessaire pour parachever les travaux de réalisation de ce poste de santé ».

Il a mis un accent particulier sur « la satisfaction de notre population qui bénéficie de soins médicaux normaux depuis l’arrivée du nouveau chef du poste, Dr Aboubacar Barry, le 21 juin 2021. Nous le félicitons et le remercions pour son engagement et sa disponibilité à servir notre population ».

Et d’ajouter : « chers invités, nous sommes convaincus qu’avec la conjugaison des efforts de notre population, et ceux du personnel et l’appui des autorités que vous êtes, le poste de santé de Kouraba sera le meilleur de notre région ».

L’orateur a également mis l’occasion à profit pour présenter à l’assistance les membres du bureau exécutif de l’Association pour le Développement de Kouraba (ADEK) et son antenne locale qui ont eu la charge de piloter la réalisation de ce poste de santé. Il s’agit pour le bureau exécutif de :

1-      Président : Mamadou Mouctar Barry ;

2-      Vice-président : Mamadou Baïlo Bah ;

3-      Premier chargé de projets : Abdoul Mazid Bah ;

4-      Deuxième chargé de projets : Mamadou Moussa Bah ;

5-      Trésorier : Mamadou Sotho Bah ;

6-      Chargé de l’information : Mamadou Houdy Bah ;

7-      Premier Secrétaire Administratif : Mamoudou Baldé ;

8-      Deuxième Secrétaire Administratif : Ismaël Bah ;

9-      Chargé de l’Education et de la Formation : Mamadou Yaya Bah ;

10-  Première chargée de l’organisation : Rouguiatou Baldé ;

11-  Deuxième chargé de l’organisation : Mamadou Bah ;

12-  Premier chargé des Relations Extérieurs : Amadou Oury Bah ;

13-  Deuxième chargé des Relations Extérieurs : Amadou Oury Baldé ;

14-  Premier conseiller : Elhadj Mamadou Alpha Bah ;

15-  Deuxième conseiller : Elhadj Oury Bah ;

16-  Troisième conseiller : Elhadj Abdoul.

En ce qui concerne l’antenne locale de l’Association pour le Développement de Kouraba, nous avons :

1-      Président : Mamadou Baldé ;

2-      Vice-président : Mamadou Yaya Bah ;

3-      Trésorier : Ibrahima Diouldé Bah ;

4-      Chargés de l’Organisation : Boubacar Gallé Bah, Mamadou Barry Kessou ;

5-      Chargés de l’Information : Mamadou Soto Bah, Oumar Bah ;

6-      Chargés des Affaires Sociales : Hadja Kadiatou Bah, Mamadou Saïdou Bah ;

7-      Chargés des Sports : Elhadj Bobo Bah, Thierno Mamadou Bah

« Nos remerciements et félicitations vont à l’endroit de tous les ressortissants du district de Kouraba de l’intérieur et de l’extérieur ainsi que tous ceux qui se sont investis dans la réalisation de ce poste de santé », a-t-il conclu.

Avant cette importante communication de l’Association pour le Développement de Kouraba, l’assistance avait déjà eu droit à plusieurs autres interventions des notables de la contré et des autorités locales.

Elhadj Alhassane Barry, chef du district Kouraba (Dara-Labé)

Ainsi, c’est le chef du district de Kouraba, Elhadj Alhassane Barry qui a été le premier à prendre la parole pour souhaiter la bienvenue aux invités. Il a été suivi par l’imam de la localité, Elhadj Ismaël Bah, membre de la ligue islamique sous-préfectorale.

Pour le maire de la commune rurale de convergence de Dara-Labé, Abdoulaye Sow, cette belle initiative des enfants de Kouraba prouve à suffisance que la politique nationale de la décentralisation est une bonne politique.

Elhadj Abdoulaye Sow, Maire de la commune rurale de convergence de Dara-Labé

« C’est avec un immense plaisir que je prends la parole en ce jour mémorable à l’occasion de l’inauguration solennelle de ce poste de santé. Immense plaisir parce que l’édifice est l’œuvre des fils ressortissants et résidents de la localité. Cela prouve à suffisance que l’actuelle politique nationale de la décentralisation est une bonne politique. Et nos citoyens commencent à le comprendre ou l’ont déjà compris. Le développement doit partir de nos villages. Nous devons voir nos besoins prioritaires, rechercher des stratégies et des moyens pour apporter des solutions à nos problèmes. Si la paix, l’entente et la cohésion sociale règnent au sein de nos populations, elles pourront réaliser de belles choses qui sont utiles à la communauté. C’est le 3ème poste de santé réalisé à côté du centre de santé de Dara-Labé. C’est un plus pour les soins de la population. Le premier objectif de ceux qui nous apportent des appuis, c’est pour que la santé se maintienne chez nous », a-t-il déclaré.

Prenant la parole au nom des autorités préfectorales, Dr Abdoulaye Diari Diallo de la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Labé n’est pas passé par 4 chemins. Il a d’abord remercié et félicité les citoyens de Kouraba pour ce qui a été déjà fait. Ensuite, il a invité à une mobilisation générale des fils du terroir pour la réalisation d’un logement du chef du poste de santé, la clôture du domaine abritant le poste de santé.

Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de privilégier la santé préventive que la santé curative. Il a confié le poste aux femmes pour l’hygiène et la sécurité sanitaire.

Le cordon inaugural a été coupé par le directeur régional de la santé (DRS), Dr Mamadou Houdy Bah. 

À rappeler que la cérémonie a été rehaussée de la présence du Khalif général de la confrérie tidjaniyah de Dara-Labé, Elhadj Mamadou Oury Barry.

Elhadj Ismaël Bah, imam de Kouraba (Dara-Labé)

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Kankan : Diakaria Koulibaly inaugure un centre emplisseur de gaz butane

27 juillet 2021 à 12 12 15 07157

Le ministère guinéen des Hydrocarbures et son partenaire, la société Guinée Gaz, ont procédé à l’inauguration du centre de production et de vente de gaz butane construit à Kankan. La cérémonie a eu lieu dimanche dernier, le 25 juillet 2021, en présence du ministre des Hydrocarbures et son homologue de l’Administration du territoire et de la décentralisation, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au quartier ex Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, que se situe ce vaste centre emplisseur de gaz butane. Il est le fruit de la coopération entre ce ministère des Hydrocarbures et la société Guinée Gaz, appartenant au Groupe Kerkoub pour l’investissement. Selon le ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de construction de centres mini-dépôts gaziers dans les 33 préfectures du pays.

Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures

« La présente cérémonie inaugurale, qui intervient deux mois après celle du dépôt principal de Kamsar, s’inscrit dans la dynamique d’un vaste programme de construction de centres mini-dépôts gaziers dans les 33 préfectures de la Guinée. C’est un programme planifié par le partenaire Guinée Gaz sur une période de deux ans. Ce centre emplisseur, opérationnel à partir de ce dimanche 25 juillet 2021, en plus de l’opportunité d’emploi, permettra d’assurer la disponibilité du gaz butane à des prix officiels nettement abordables pour les consommateurs », a-t-il indiqué.

Selon Mohamed Seyidi M’haimed, vice-président de la société Kerkoub pour l’investissement, ce centre a une capacité de 25.000 kilogrammes. Il dispose d’un magasin de stockage des bouteilles, d’un hall de remplissage des bouteilles, et d’un groupe électrogène de 30 KVA. A l’image des centres emplisseurs construits et équipés dans les autres régions administratives du pays, il sera approvisionné à partir du dépôt de Kamsar.

Mohamed Seyidi M’haimed, vice-président de la société Kerkoub pour l’investissement

« Pour mener à bien son programme, la société s’est dotée d’un dépôt d’une capacité de 1500 tonnes à Kamsar. Elle a déjà construit et équipé huit centres dans les huit régions du pays, dont l’approvisionnement est assuré à partir de Kamsar par dix camions citernes. Ces centres vont contribuer au développement socio-économique du pays », a dit Mohamed Seyidi M’haimed.

Présent à la cérémonie, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a instruit les autorités locales à veiller à ce que ce gaz ne profite uniquement qu’aux populations de la région. Et il a mis en garde les trafiquants qui tenteraient d’aller le revendre dans d’autres pays voisins.

Bouréma Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

« Une fois la frontière franchie, le gaz devient comme le pétrole à un moment donné, son prix est multiplié par deux. Cela n’arrivera pas avec ce gaz. J’en appelle ici au gouverneur, aux préfets, aux sous-préfets, aux forces de défense et de sécurité, ces bouteilles-là sont connues, elles sont estampillées, on va commencer à trafiquer ces bouteilles, mais n’acceptez pas cela. Et ceux qui vont le tenter échoueront, parce que nous allons être très sévères à la frontière », a dit le ministre.

Actuellement, les bouteilles de gaz de 6 et 12 kilogrammes de gaz butane sont vendues à 130 000 GNF et 300 000 GNF sur le marché. Mais, avec la mise en place de ce mini-dépôt gazier à Kankan, les habitants de la région vont les acheter désormais respectivement à 69 000 GNF et 134 000 GNF, selon le gouvernement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

BEPC 2021 : « aucune fraude ne sera tolérée à Guéckédou », prévient le préfet

27 juillet 2021 à 11 11 35 07357
Fatoumata Dembadouno, candidate au BEPC à Guékédou

A l’image de leurs collègues des autres villes du pays, les candidats au BEPC de la préfecture de Guéckédou ont entamé hier, lundi 26 juillet 2021, les épreuves du brevet d’études du premier cycle (BEPC). 

C’est le préfet, Tamba Nestor Tonguino, qui a procédé au lancement officiel de cet examen national, au lycée-collège Bambo, dans la commune urbaine. Il a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats, tout en leur mettant en garde contre toute tentative de fraude, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Guéckédou.

Tamba Nestor Tonguino, préfet de Guékédou

Avant de lancer la première épreuve (Rédaction), le préfet de Guéckédou a tenu d’abord à rassurer les candidats, à qui il a demandé de garder la sérénité. Tamba Nestor Tonguino les a ensuite appelé au sérieux et à éviter tout acte compromettant. « Ne venez pas avec des téléphones ni avec des documents. Car aucune fraude ne sera tolérée », a prévenu l’autorité préfectorale.

Maxime Kolié, DPE de Guékédou

Abondant dans le même sens, le directeur préfectoral de l’éducation a demandé aux surveillants « de respecter la déontologie du métier. Quant aux élèves, je leur dis d’avoir confiance en soi, le reste Dieu les aidera. Aux parents d’élèves, je demande d’éviter le laxisme et d’éviter d’aller vers les gens pour leur dire faites ceci et cela. Mieux vaut être encore rigoureux dans l’éducation des enfants si nous voulons un avenir radieux pour nos enfants », a dit Maxime Kolié, DPE de Guéckédou.

Cette année, la préfecture de Guéckédou compte 3.557 candidats dont 1.187 filles inscrits pour le brevet d’études du premier cycle. Ces candidats sont répartis dans 12 centres d’examen. 

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Armée guinéenne : le bataillon Gangan7 à l’école des droits de l’homme au camp Samoreya de Kindia

27 juillet 2021 à 11 11 29 07297

Organisée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droit de l’homme (HCDH), en partenariat avec les autorités militaires guinéennes, une session de formation ou de renforcement des capacités des hommes du bataillon Gangan7 a démarré hier, lundi 26 juillet 2021, au camp Samoreya de Kindia. Cette session de formation, axée sur le rôle et responsabilité des forces armées en mission de maintien de la paix dans la promotion et la protection des droits de l’homme, la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion du droit international humanitaire, s’inscrit dans le cadre de la modernisation et la professionnalisation de l’armée guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

Constitué de 709 soldats dont 49 femmes, le bataillon Gangan 7 est en attente d’être déployé dans les mois à venir au nord Mali (une région en proie à des groupes armés depuis 2012) dans le cadre d’une mission de maintien de la paix sous les couleurs de l’ONU. Mais, avant son déploiement, ce bataillon doit être formé et sensibilisé sur des questions relatives aux droits de l’homme et dont la mise en pratique lui permettra d’accroitre son efficacité dans l’accomplissement de sa mission. Et, c’est tout le sens de la présente session de formation organisée par le HCDH, en partenariat avec les autorités militaires guinéennes, à l’intention des hommes et femmes de Gangan7. La cérémonie de lancement des travaux de cette formation s’est déroulée en présence de la ministre de la citoyenneté, Dr Zalikatou Diallo.

Dr Dialikatou Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté

« La modernisation et la professionnalisation des forces de sécurité sont aujourd’hui au cœur de la politique du président de la république professeur Alpha Condé. En effet, la Guinée est présente à la MINUSMA à Kidal, au Nord du Mali, où le Bataillon Gangan participe aux côtés des autres pays amis, à la paix et à la sécurité régionale. Ce bataillon a fait honneur à l’armée et au peuple de Guinée en faisant preuve de discipline, de compétence et de courage face à l’adversité », a dit Dr Zalikatou Diallo.

De son côté, le Directeur du CEOMP, le Colonel Sadiba Koulibaly, est revenu sur ce qui a motivé l’organisation de cette formation pour Gangan7.

Colonel Sadiba Koulibaly, Directeur du CEOMP (centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix)

« Les questions de droit de l’homme sont universelles. Toute mission dans le cadre des opérations de maintien de la paix doit respecter les concepts et les prescriptions des droits de l’homme. C’est pourquoi, avant leur déploiement au Mali, ils reçoivent toute les sensibilisations sur le maintien de la paix », a-t-il indiqué. 

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

Lire

Gaoual : 706 candidats dont 224 filles concourent pour le BEPC

27 juillet 2021 à 8 08 42 07427

Au total, ils sont 706 candidats issus de l’enseignement général et du franco arabe à prendre part au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la préfecture de Gaoual. Pour l’enseignement général, 516 candidats dont 155 filles sont inscrits contre 190 candidats pour le franco arabe dont 69 filles, a appris un journaliste de Guineematin.com de la Direction préfectorale de l’éducation de Gaoual.

A Koumbia, c’est le maire de la commune rurale, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba qui a procédé au lancement des épreuves, au complexe Collège-lycée de cette municipalité hier, lundi 26 juillet 2021, en présence du Sous-préfet, Alsény Diallo et du délégué régional auprès de ce centre d’examen, Mamadou Koumbassa.

Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, le maire de Koumbia, au nom des autorités à tous les niveaux, a prodigué d’utiles conseils aux candidats.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

« Je souhaite que Koumbia soit le premier au BEPC et à tous les autres examens. Je vous demande de ne pas copier et d’éviter tout ce qui est interdit, à commencer par le téléphone. Je ne veux pas qu’il y ait d’exclus parmi vous. Je vous demande d’éviter la fraude et l’usage du téléphone. Je vous demande du courage, d’être sereins et très attentifs, j’espère que vous avez bien révisé vos leçons. Je vous souhaite une très bonne chance », a lancé le maire aux candidats. L’année dernière, a rappelé le maire, Koumbia, a fait 100 % au brevet.

Pour sa part, le délégué régional, Mamadou Koumbassa, a rassuré que tout a été mis en ordre pour un déroulement normal du BEPC à Koumbia.

Mamadou Koumbassa, délégué régional au BEPC à Koumbia

« Les kits sanitaires sont sur place, la machine de détection de métaux et téléphone est opérationnelle, l’enrôlement a été fait bien avant, les listes des candidats sont affichées devant chaque salle, les surveillants sont présents et sont affectés à deux par salle d’examen. Les services de sécurité sont déployés et il y a un agent de santé », a indiqué cet originaire du Badiar. 

Dans ce centre, il y a 187 élèves candidats inscrits dont 45 filles issus des collèges de Koumbia et de Wendou M’Bour. Mais à l’entame du BEPC, sept élèves répertoriés absents dont 3 filles.

La préfecture de Gaoual compte cette année, trois centres d’examen pour le BEPC. Il s’agit de Touba qui reçoit les candidats de Touba et Malanta, Gaoual centre qui accueille les élèves de la Commune urbaine, de Kakoni et Kounsitel et le centre de Koumbia qui  réunit en son sein les élèves de Koumbia et Wendou M’Bour (Foulamory, n’ayant pas de candidat pour cette année).

Entamé ce lundi 26, le BEPC prendra fin jeudi prochain, 29 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire