Accident de la circulation à Gaoual : un mort et plusieurs blessés

25 juillet 2021 à 22 10 39 07397

C’est vers 11 heures, ce dimanche, 25 juillet 2021, qu’un grave accident de la circulation s’est produit sur la colline de Chiriifou Kounda, à l’entrée de la commune urbaine de Gaoual. Sur les 18 passagers du minibus, un a rendu l’âme sur place, un a été transporté à l’hôpital dans le coma, quatre ont eu des contusions et des plaies superficielles et les 12 autres sont sortis avec de simples égratignures.

Selon des témoignages recueillis par un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement dans cette préfecture, ce minibus bleu de marque Ford trafic, immatriculé RC 80 33 U, était en provenance de Touba pour Conakry, la capitale guinéenne.

Conduit par Mamadou Lamine Diallo ce véhicule de transport en commun s’est renversé sur la colline de Cherifou Kounda, juste avant le pont de Koliba, à l’entrée de la Commune urbaine de Gaoual. 

Sur place, il y a eu un mort et plusieurs autres personnes blessées qui ont été transportées d’urgence à l’hôpital préfectorale de Gaoual pour des soins intensifs.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Dr. Bakary Théa, le Directeur de l’hôpital préfectoral de Gaoual a expliqué qu’un des 18 passagers est décédé avant d’arriver à l’hôpital, un autre accidenté est dans le coma, Quatre des 16 restants ont eu des contusions et des plaies superficielles sur diverses parties du corps. Les 12 autres passagers ont été plus chanceux avec de simples égratignures. 

D’ailleurs, Dr Aliou Kanté, le médecin urgentiste, ces 12 personnes sont mêmes sorties de l’hôpital après les premiers soins et sont rentrés à Touba.

À en croire des sources concordantes, consultées par Guineematin, le défunt, Mamadou Diakhaby est le fils de monsieur Soriba Diakhaby et de madame Diahoumba Diakhaby du district de Burka, relevant de la commune rurale de Touba. Son corps a été rendu aux parents pour son inhumation  prévue demain, lundi, à Touba.

Pour sa part, légèrement blessé dans cet accident, le chauffeur, aurait été mis à la disposition de la police, après les premiers soins. Né à Maférinya, préfecture de Forécariah, il y a une trentaine d’années, Mamadou Lamine Diallo est accusé d’excès de vitesse et de défaillance du système de freinage de son véhicule.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

JO de Tokyo : 2 athlètes guinéens ratent la compétition pour cause de retard

25 juillet 2021 à 18 06 47 07477
Fatoumata Lamarana Touré (natation)

Ils sont cinq athlètes guinéens à avoir quitté Conakry pour Tokyo, mais seulement trois d’entre eux pourront participer aux Jeux Olympiques de cette année. Les deux autres sont déjà écartés de la compétition pour cause de retard, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Il s’agit de Mamadou Samba Bah (judo) et Fatoumata Lamarana Touré (natation). Selon nos informations, le premier a manqué la pesée officielle avant son combat contre le Mongol Tsendochir Tsogtbaatar. Et la seconde a raté le coup d’envoi de sa compétition, qui a eu lieu ce dimanche, 25 juillet 2021, au Centre aquatique de Tokyo. Partie de Conakry vendredi matin, la délégation guinéenne est arrivée dans la soirée à Addis-Abeba, où elle a fait une escale de 24 heures. Elle a quitté la capitale éthiopienne samedi, à 22 heures (heure locale) et n’a pu arriver à Tokyo que ce dimanche à 11 heures.

Ce retard est la conséquence du tâtonnement des autorités guinéennes. Mercredi dernier, le gouvernement avait annoncé que la Guinée se retirait des Jeux Olympiques, à cause du Covid-19. Le lendemain, il a fait un rétropédalage, annonçant que le pays participera finalement à la compétition, après avoir eu « l’assurance des autorités japonaises et de l’ambassade de la Guinée au Japon que toutes les dispositions sanitaires seront prises pour protéger la délégation guinéenne ». Après 11 participations aux JO, la Guinée court toujours après sa première médaille olympique.

Une mission qui s’annonce très difficile pour les trois athlètes guinéens qui ont encore la possibilité de participer à la compétition : Fatoumata Yarie Camara (lutte libre), Mamadou Tahirou Bah (natation) et Aïssata Deen Conté (athlétisme). Non seulement ils sont arrivés tardivement dans la capitale japonaise, mais aussi certains d’entre eux, comme la lutteuse Fatoumata Yarie Camara, se plaignent d’un manque d’équipements.

Heureusement pour cette dernière, le programme des JO annonce son entrée en compétition seulement mercredi en huit, le 04 août. Une chance pour Fatoumata Yarie d’avoir quelques jours de préparation et de concentration qui contraste avec l’énorme stress de ces derniers jours avec un si long et compliqué voyage…

Fatoumata Yarie Camara

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Baccalauréat 2021 : le domicile d’un délégué attaqué à N’Zérékoré

25 juillet 2021 à 17 05 02 07027

A cause de sa rigueur, un délégué a frôlé le pire pendant le déroulement du baccalauréat 2021 à N’Zérékoré. Des inconnus ont tenté d’incendier nuitamment sa maison pendant qu’il dormait à l’intérieur. Et le lendemain, il a dû faire appel aux services de sécurité pour pouvoir quitter son centre d’examen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Ibrahima Sory Camara, responsable de la scolarité de l’université de N’Zérékoré, est le délégué du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au centre N’Zébéla Tokpa de la ville. Il a été la cible de certaines personnes, choquées par sa détermination à empêcher la fraude pendant le déroulement des épreuves du baccalauréat. Le délégué a d’abord reçu des menaces, avant de se faire attaquer par des inconnus.

« Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai reçu un appel d’un inconnu. Il m’a demandé si j’ai des enfants, j’ai répondu par l’affirmative. Il m’a dit que ce que je fais est bon, mais de laisser les enfants copier. J’ai dit : mon ami, moi, je fais mon travail, je ne triche pas et j’évite de faire un mauvais jugement sur quelqu’un. Entretemps, j’ai coupé. Quelques minutes après, je reçois un premier message qui me dit : sache que ta vie et celle de ta famille sont en danger mon frère, surtout celle de ton fils de 5 ans. Je me suis dit que c’est quelqu’un qui connaît très bien ma famille.

Donc, à 1 heure du matin, des gens sont venus attaquer ma maison. Ils ont escaladé le mur, ils ont mis du gasoil sur la porte, puis ont mis le feu. Dès que j’ai senti l’odeur, je me suis levé pour venir éteindre le feu. Peu de temps après, je reçois un deuxième SMS, disant ceci : camarade, j’ai empêché les gens de brûler ta maison et ta voiture. Donc, à toi de voir. Demain, on a 3 matières, ta femme est déjà ciblée à Conakry. A 1h 21, il envoie un autre SMS me disant : si tu veux, informe le DPE ou l’IRE. L’essentiel, c’est toi. Libère les enfants demain, laisse-les copier », a-t-il expliqué.

Le lendemain, samedi, dernier jour du baccalauréat, a failli être attaqué par des candidats en colère. Il a dû quitter son centre sous escorte policière. « Le matin, après la montée des couleurs, on s’est entretenu et je leur ai dit de rentrer dans leurs salles d’examen respectives. Soudain, j’ai vu un groupe de candidats, des filles et des garçons, venir prendre mes pieds et pleurer, pour me dire de les laisser copier. J’étais même ébahi par cette scène. Mais ça ne m’a pas ébranlé, j’ai continué mon travail jusqu’à la fin.

Et lorsqu’on a fini, ils se sont arrêtés au portail, en disant qu’ils ne partiront pas sans qu’on ne leur rende les téléphones saisis. Donc, j’étais obligé d’appeler la DPE qui a appelé aussi la sécurité. Les agents de sécurité sont venus nous escorter jusqu’à la DPE ». Aujourd’hui, Ibrahima Sory Camara craint sérieusement pour sa sécurité. C’est pourquoi, il a pris des dispositions pour éviter une nouvelle attaque à son domicile. « Je viens  de négocier avec la gendarmerie pour envoyer des agents chez moi, afin d’assurer ma sécurité », a-t-il indiqué.

Selon M. Camara, il a rassemblé 43 téléphones saisis sur des candidats au centre N’Zébéla Tokpa, sans compter ceux qui ont été détruits pour dissuader les fraudeurs.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

Lire

Fraude au baccalauréat, évasion de prisonniers… Les mots et les maux du ministre

25 juillet 2021 à 15 03 56 07567
Habib Yembering Diallo

Cher cousin,

Une fois n’est pas coutume, je me mets à table pour t’écrire comme nous le faisions autrefois. La raison est simple, tu as dû suivre ce qui se passe actuellement avec cette fameuse société israélienne qui a mis en place Pegasus, un logiciel espion qui permet d’accéder à toutes nos données à la fois : paroles, images et textes… Cela veut dire que ce que nous croyons être un secret est plus connu que ce que nous disons et faisons sur la place publique.

Même si, pour le moment, notre pays n’est pas cité comme un partenaire de la société israélienne, il serait trop naïf de penser que l’hypothèse est exclue. De manière générale, nous devons nous dire qu’autant la science nous a facilité la tâche, autant il faut s’attendre au revers de la médaille. C’est-à-dire que ce que nous croyons être un secret est tout sauf un secret.

C’est donc pour être totalement à l’abri d’une mauvaise surprise que je renoue avec une vieille habitude : écrire avec le papier et le Bic. Ceci dit, la révélation de la presse sur cet espionnage pratiqué n’est pas mon sujet. Je reviens donc à mon sujet pour te dire que je ne doute pas un seul instant que tu suis avec grand intérêt l’évolution de la situation dans notre pays. Une situation inquiétante voire désespérante. J’en veux pour preuve, le concert de sabotage orchestré contre mon homologue de l’Education nationale.

Il n’existe pas de liens particuliers entre ce collègue et moi. Ni familiaux, ni amicaux. Mais, j’ai été sidéré par la façon dont il a été foudroyé de critiques. Le pauvre ayant mis fin à des pratiques mafieuses entretenues par les cadres de certains départements et les fondateurs des universités privées, ces derniers l’attendaient au tournant. Mais, il n’y a pas que ceux dont les vivres ont été coupés qui en veulent à l’homme. Il y a aussi, semble-t-il, tous ceux qui, au sein de l’opposition et de l’intelligentsia du pays, ne lui pardonnent pas d’avoir été un « collabo » du troisième NAMBARA… Jamais un ministre n’a été aussi vilipendé, notamment sur les réseaux sociaux.

A quelques exceptions près, tout le monde a contribué à l’échec de l’examen. Car, nos compatriotes croient à tort que cet échec sera celui du ministre. Mais, il sera celui de notre pays. Au crépuscule de sa carrière et ayant probablement (voire sûrement) ses enfants sous d’autres cieux, le ministre n’est pas perdant. D’autant plus que ceux qui ont voulu saboter les mesures qu’il a prises lui ont paradoxalement rendu service en affichant leur complot sur la place publique.

Cher cousin, tu te rendras compte que les habitudes ont la vie dure. Depuis le collège, en passant par le lycée jusqu’à l’université, je me suis toujours écarté de mon sujet pour parler d’autres choses. C’est cette infidélité dans ma dissertation qui m’a empêché de devenir journaliste. Même si, avec le recul, je ne me plains pas d’avoir opté pour d’autres spécialités. Je te vois déjà sourire et te dire que décidément même ses fonctions de ministre n’ont pas changé mon cousin. Lequel, pour aller de Kaloum à Kassa passe toujours par Kakoulima.

Bref, je reviens donc à mon sujet. Tu as sans doute eu les échos de cette évasion digne de la mafia sicilienne qui s’est passée à la principale prison civile de notre pays. Cette affaire est loin de connaître son épilogue. Certes des agents ont été sanctionnés. Mais, mon patron est dans tous ses états. Lors du dernier conseil des ministres, je n’ai pas osé le regarder dans les yeux. Il est vrai que cela ne date pas d’aujourd’hui. Il faut être un vrai fils de son père pour pouvoir regarder cet octogénaire dans les yeux, même si tout va bien. A plus forte raison dans un contexte où il a des griefs contre toi.

Pour le moment, deux départements sont dans sa ligne de mire. Et comme dans pareil cas, les cadres de mon département et ceux de celui de mon collègue se rejettent la responsabilité. Les uns disent qu’ils font tout pour arrêter les bandits et les autres les libèrent. Cela les décourage. Les autres répliquent qu’ils préfèrent libérer un coupable que de condamner un innocent. Leurs querelles font l’affaire des hors la loi. Comme le dernier cas. Lequel cas, et comme je l’ai déjà dit plus haut, est loin de finir. Je suis particulièrement inquiet. Car, si je n’ai pas peur d’être limogé, j’ai cependant peur d’être limogé suite à une défaillance avérée de mon département.

C’est pour cette rasions que j’ai fait appel à notre cousin qui vit au village pour m’aider. Comme lors de la dernière crise que j’ai connue, je souhaite qu’il fasse la même chose pour désamorcer la crise. Je lui ai fait parvenir les frais comme la dernière fois. De ton côté, je voudrais que tu me fasses deux choses : les conseils habituels ; et, bien sûr, si tu as la possibilité d’intervenir d’une manière ou d’une autre auprès du grand patron afin qu’il nous accorde un sursis pour réparer la faute commise.

Sachant compter sur ton habituelle promptitude, je te dis à bientôt.

Ton ami, le ministre, Habib Yembering Diallo, toujours joignable au 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire ministérielle et une autre n’est que pure coïncidence.

Lire

Humanitaire : l’ONG « Cœur des Enfants » vole au secours des enfants démunis de Conakry

25 juillet 2021 à 10 10 54 07547

Basée aux États-Unis, l’ONG « Cœur des Enfants », évoluant dans l’amélioration des conditions de vie des tout-petits a offert hier, samedi 24 juillet 2021, des aliments aux enfants de Conakry, la capitale guinéenne. Importés des États-unis, ces aliments (des chocolats, des biscuits et autres) ont coûté 15 mille dollars US, soit 150 millions de francs guinéens. La cérémonie de remise, qui s’est déroulée à la blue zone de Kaloum, a enregistré la présence des cadres du ministère de l’Action sociale et de l’enfance, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

400 kits d’aliments pour enfants venus des États-Unis, c’est ce que l’ONG Coeur des Enfants, à travers sa présidente fondatrice, Klotoume Kromah, étudiante en médecine à l’Université de Rochester à New York, compte distribuer pour redonner du sourire aux enfants de Guinée pendant ces vacances.

Klotoume Kromah, présidente fondatrice de l’ONG Cœur des Enfants

« Aider ma communauté a toujours été quelque chose de précieux pour moi. Avant, je me disais qu’il fallait que je termine mon doctorat avant de me lancer. Mais, après, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’on n’a pas besoin de beaucoup pour bien faire. Il suffit juste d’une initiative et du courage pour avoir les personnes de bonne volonté qui vont nous suivre et nous accompagner dans notre démarche. Comme ça été le cas avec mes ami (e)s aux États-Unis, à l’Université Rochester. On a pu faire une collecte de 15 mille dollars ; soit 150 millions de francs guinéens en moins de deux semaines. On a payé les denrées alimentaires comme des chocolats, des biscuits et tout ce qui est mangé pour enfants qu’on a envoyé ici pour donner le sourire aux enfants. Ces aliments ont été certifiés par le service contrôle qualité et approuvés par le ministère de l’Action sociale. C’est une activité que je veux vraiment continuer à faire pour mon pays. Je voudrais aussi profiter pour inciter la jeunesse guinéenne à faire de même. Car, comme je l’ait précédemment, tout ce dont on a besoin, c’est la volonté et le courage ; le reste, les bonnes volontés seront là pour nous accompagner. Cette initiative vise tous les enfants en situation difficile. Aujourd’hui par exemple, nous avons eu 4 centres d’accueil venus de Conakry et les enfants qui nous ont été remis par la Directrice communale de l’enfance de Kaloum », a dit Klotoume Kromah, présidente de l’ONG Coeur des Enfants. 

Laurence Rouyer Camara, présidente de la maison du bonheur « Hakuna Matata »

Pour sa part, madame Laurence Rouyer Camara, présidente de la maison du bonheur « Hakuna Matata » a remercié les donateurs pour leur générosité. « Cette action me fait chaud au coeur. Parce que c’est toujours bon de recevoir des dons surtout que nous, on ne vie que de ça en majeur partie. Et, surtout, la quantité d’enfants qu’on a aujourd’hui au centre, on a besoin vraiment d’aide. C’est des dons alimentaires, forcément, les enfants vont être contents. L’importance quand même de bien manger, c’est aussi être en bonne santé. Nous remercions sincèrement l’ONG Cœur des Enfants » pour ce don ». 

Madame Sama Kaba, secrétaire générale du ministère de l’action sociale

Au nom de la ministre de l’Action sociale, la secrétaire générale de ce département, Madame Sama Kaba, a félicité et encouragé l’initiatrice de ce projet. « Nous remercions et félicitons l’ONG « Coeur des Enfants » qui a bien voulu donner des cadeaux aux tout-petits, des albinos et des enfants de toute nature. Nous les encourageons pour cette initiative parce que les enfants ont besoin de cadeaux, d’éducation pour leur bien être. Nous remercions particulièrement la fondatrice de cette ONG, madame Kromah qui a quitté l’extérieur pour penser aux enfants de son pays, la Guinée ».

Pour cette première journée, ces jeunes volontaires de l’Université Rochester de New York ont offert 150 kits aux enfants de quatre centres d’accueil de Conakry. À travers ce geste, l’ONG « Coeur des Enfants » compte distribuer 400 kits alimentaires à tous les enfants en situation précaire dans les cinq communes de Conakry. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : (+224) 626-66-29-27

Lire

Elle accouche et poursuit son baccalauréat : après Mamou et Macenta, le cas de Fanta Diané à Kankan

25 juillet 2021 à 9 09 55 07557
Fanta Diané, candidate du bac qui a accouché

Candidate au baccalauréat unique session 2021, Fanta Diané fait parler d’elle actuellement à Kankan. Après avoir accouché la nuit du jeudi au vendredi, 23 juillet 2021, à 4 heures du matin, à l’hôpital régional de Kankan, elle a pris la route du centre d’examen dès 7 heures pour continuer le baccalauréat, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan. 

Fanta Diané est originaire du lycée 3 Avril de Kankan, après le premier jour du baccalauréat, elle a ressenti des douleurs aux alentours de 23 heures, la nuit du jeudi. 

Kaba Aminata Mory, laborantin et mari de la candiate, Fanta Diané

Rencontré au centre Nourdine islam au quartier Missiran, Aminata Mory Kaba, laborantin et mari de Fanta Diané explique : « Je l’ai envoyée à l’hôpital à 3 heures 50’ et elle a accouché d’un garçon. A 6 heures 50’, on était déjà à la maison et elle a jugé bon d’aller au centre d’examen. Nous avons demandé aux médecins qui ont dit qu’il n’y a pas de problème si elle peut tenir. Donc, je suis là pour m’assurer quelle va bien. Après avoir accouché, je lui avais demandé de renoncer au BAC ; mais, elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas renoncer après voir fait les épreuves du premier jour ».

Bref, Fanta Diané tient à décrocher son baccalauréat et entrer à l’université dès l’année prochaine. « Je suis revenue parce que je tiens à décrocher mon baccalauréat pour bien préparer mon avenir. Je veux aller à l’université  et j’encourage les femmes mariées à étudier. On peut bien s’occuper de son foyer et étudier en même temps », a fait observer la candidate.

Fanta Diané est à son premier geste. Si son cas est rare ; mais, il n’est pas inédit. Fatoumata Kourouma avait accouché d’un garçon dans laminée du mardi 16 juillet 2019, peu après son admission à l’hôpital régional de Mamou. Dès après son accouchement, elle était repartie affronter les épreuves du baccalauréat unique au centre du Lycée Grand-Ducal. 

En 2020, c’est Aïssatou Soumaoro qui avait également accouché avant de continuer son baccalauréat unique au centre d’examen Dadis Camara de Macenta. La candidate du lycée de Kouankan, qui avait donné naissance à des jumeaux (un garçon et une fille), avait d’ailleurs décroché son baccalauréat.

Guineematin.com souhaite donc une très bonne chance à Fanta Diané et à tous les candidats de cette année.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Me Traoré sur le dossier des détenus politiques : « on est arrivés au bout de nos efforts »

25 juillet 2021 à 8 08 44 07447

C’est à la fois un aveu d’impuissance et une interpellation de l’opinion nationale et internationale que Me Mohamed Traoré a fait dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, samedi 24 juillet 2021. Il a laissé entendre que les avocats des opposants détenus à Conakry sont au bout de leurs efforts sans pouvoir faire évoluer positivement le dossier.

Depuis la libération conditionnelle de Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, tous des responsables de l’UFDG (le principal parti de l’opposition guinéenne), les attentions sont de moins en moins focalisées sur le dossier des détenus politiques en Guinée. Pourtant, plusieurs opposants au 3ème mandat du président Alpha Condé, dont Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes), Kéamou Bogola Haba (président d’honneur du parti UGDD), Foniké Menguè (responsable des antennes et de la mobilisation du FNDC) et tant d’autres, sont toujours détenus, la plupart sans jugement, à la Maison centrale de Conakry. Et, malheureusement, même leurs conseils n’ont aucune lisibilité sur la procédure les concernant, annonce Me Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats qui défend ces détenus politiques.

Me Mohamed Traoré

« En tant qu’avocat, je ne peux pas vous dire aujourd’hui à quel niveau se situe le dossier de ces détenus politiques. Dans un dossier qui est plus politique que judiciaire, le rôle de l’avocat est très réduit. Le silence autour du dossier est la conséquence justement de la politisation à outrance de ce dossier. Aujourd’hui, tout dépend de la volonté du chef, ce n’est pas lié à la procédure. Tout ce qui est pris comme mesures, concernant la libération des détenus, concernant la conduite même de la procédure, ne semble pas maîtrisé par les magistrats qui sont chargés du dossier. C’est pourquoi, à un moment donné, j’ai même dit que le procureur de la République lui-même ne maîtrisait pas le calendrier de cette affaire. Il y a une sorte de mainmise sur ce dossier de telle sorte que même nous avocats, on n’a aucune lisibilité sur le déroulement de la procédure. C’est désolant mais c’est cela la réalité », explique l’avocat.

Selon lui, les avocats de la défense sont aujourd’hui au bout de leurs avocats dans ce dossier. C’est pourquoi, il estime que la mobilisation de tout le monde est nécessaire pour faire évoluer positivement cette affaire. « Aujourd’hui, il faut la mobilisation de toutes les personnes éprises de justice, que ça soit au plan interne, que ça soit au plan international. En tout cas, nous avocats, on est arrivés au bout de nos efforts. Nous faisons des dénonciations, des points de presse et beaucoup de choses pour alerter l’opinion nationale et internationale mais malheureusement, nos efforts semblent être infructueux jusqu’à présent.

Et ce que je regrette le plus, c’est que les gens se contentent de demander la clémence du président de la République alors que les personnes qui sont détenues ont plus besoin de justice, ont plus besoin de vérité que de clémence. Parce que la clémence voudrait dire dans une certaine mesure qu’ils sont déjà coupables des faits qui leur sont reprochés, alors qu’il n’en est rien. Je pense que les démocrates de ce pays, les personnes éprises de paix et de justice, au lieu de parler de clémence, devraient œuvrer plutôt à ce que ce procès s’ouvre rapidement pour que ces personnes puissent s’exprimer par rapport à ce qu’on leur reproche. Mais, parler simplement de clémence, de grâce alors qu’on n’est même pas dans un procès d’abord, je pense que c’est totalement déplacé », a dit Me Mohamed Traoré.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Guinée : après l’évasion à la Maison centrale, le fossé s’élargit entre la police et la justice

25 juillet 2021 à 8 08 32 07327

Comme on le sait, Mohamed Sidy Diallo s’est évadé de la prison la plus sécurisée du pays la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021. Cette affaire, tout aussi rocambolesque qu’abracadabrante, continue à susciter une vive indignation dans le pays. Un extrait de l’intervention du Directeur général de la police fait les choux gras sur les réseaux sociaux. Le patron de la police déplore la fuite du cerveau présumé de rapt de plusieurs opérateurs économiques.

Cette opération digne de celles de la Mafia italienne aura de lourdes conséquences. Car comme on ne le dira jamais assez, l’impunité est la porte ouverte à la récidive. Non seulement le fuyard pourrait préparer d’autres opérations plus spectaculaires mais aussi les opérateurs économiques et autres richissimes hommes d’affaires ont désormais la peur au ventre.

Dans un pays où la culture de sanction existe, lorsqu’une telle affaire se produit, des têtes tombent. Ici ce sont des cheveux sont coupés. Ce sont des agents d’exécution qui ont fait les frais de la fuite de celui dont la seule évocation du nom fait frémir plus d’un homme d’affaires. Les patrons de la police et ceux de la justice, eux, ne sont pas menacés.

Or s’il est vrai que les agents suspendus sont ceux qui étaient en contact direct avec le fuyard, il est au tout aussi vrai que dans pareil cas ils ne sont pas les seuls à rendre compte. Ce qui fait dire aux observateurs que ce sont les pauvres qui payent le prix fort dans cette affaire.

Une affaire qui en dit long sur l’état de notre Etat. Car dans cette même prison il y a des citoyens dont le seul tort serait celui de s’opposer à la modification de la constitution. D’autres auraient eu la malchance d’être au mauvais moment et au mauvais endroit. Pendant que ces citoyens groupassent en prison, ils voient l’une de leurs plus tristes compagnons sortir pour des raisons qu’ils ignorent.

On nous dira que ce n’est pas en Guinée seulement où un célèbre prisonnier s’est évadé. Certes. Mais c’est en Guinée où un tel homme cohabite avec des prisonniers politiques. Alors que ces derniers attendent toujours que justice leur soit rendue, ils se rendent compte que la justice ressemble parfois à une toile d’araignée : elle capture le faible et se fait écraser par le fort.

Sans doute que la justice guinéenne aurait souhaité juger un homme accusé d’avoir kidnappé des Guinéens dont certains ont perdu la vie. Malheureusement, nous assistons une nouvelle fois à l’éternelle et stérile polémique entre la justice et la police. La première accusant la seconde d’organiser la fuite de criminels. Ce à quoi, la police rétorque qu’elle remue terre et ciel pour arrêter les criminels qui sont par la suite relâchés par la justice.

La crise de confiance est telle que certains accusent la police de libérer les prisonniers la nuit afin qu’ils aillent à la « chasse ». Et le butin serait partagé. Devant cette situation les autorités devaient mettre les bouchées doubles pour restaurer la confiance. D’autant plus que la dernière évasion n’est pas de nature à restaurer cette confiance.

Le président Alpha Condé, qui a donné l’impression de vouloir changer de fusil d’épaule ces derniers temps, devrait faire de cette affaire un point d’honneur. Pour mettre hors d’état de nuire à la fois les bandits et leurs complices.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Lire