Dialoguer ou reprendre les manifestations ? Cellou Dalein face à un dilemme

3 juillet 2021 à 22 10 23 07237
Cellou Dalein Diallo

Depuis quelques temps, le dialogue est sur toutes les lèvres. C’est un mot qui est en vogue. On y use et abuse. Certains estiment que le dialogue, qui est une façon de tordre le coup à la loi, a montré ses limites. D’autres rétorquent que le pays a et aura toujours besoin de dialogue. Arguant que toutes les constituions de ces dernières années y ont consacré au moins un article.

Par le passé, ce dialogue a eu comme résultant de permettre aux parties protagonistes d’accorder leur violon. Que ce soit sur un calendrier électoral, le maintien ou le départ d’une institution ou un homme qui est à sa tête. Ainsi, grâce à ce fameux dialogue, on a pu décrisper une situation des plus tendues. Sauvant des vies humaines dans un pays où la mort d’hommes lors des manifestations politiques est devenue la réglé et le zéro mort l’exception.

Et pourtant, le dialogue qui a actuellement le vent en poupe, est différent des autres. Cette fois il n’a que deux objectifs : d’un côté obtenir la libération de tous les détenus politiques et de l’autre la reconnaissance du troisième mandat par le principal parti de l’opposition. Voilà l’objectif de ce dialogue.

Sachant que la vraie opposition ne veut pas lâcher du lest, le pouvoir a réussi à obtenir plusieurs cartes à jouer. Si le dialogue n’aboutit pas, il compte sur ce que l’opposition qualifie de « chantage » pour obtenir la reconnaissance des résultats de la présidentielle d’octobre 2020. Entre autres la libération des opposants moyennant cette reconnaissance.

Déjà plusieurs d’entre eux ont recouvré la liberté après avoir demandé pardon au chef de l’Etat. Ce qui met la justice dans une position peu confortable. Laquelle justice clame et proclame son indépendance. Mais jusqu’ici ce sont les petits poissons qui ont été libérés. Les gros restent en prison. Ces derniers n’entendent pas baisser l’échine, jusqu’à demander pardon. Sans doute se rappelant de l’adage selon lequel « qui s’excuse s’accuse ».

C’est dans ce contexte que les militants de l’UFDG font monter les enchères. Ils exigent de leur Direction la reprise des manifestations de rue. Parce qu’ils savent que la meilleure façon de se défendre c’est d’attaquer.

Entre d’un côté cette prise de position des militants et la pression des partenaires de la Guinée, Cellou Dalein Diallo est au pied du mur. Le dialogue devient un cercle vicieux. Le pouvoir veut que les responsables politiques en prison emboitent le pas à leurs anciens codétenus pour bénéficier d’une liberté. L’opposition exige leur libération sans conditions. Entre les deux Fodé Bangoura, bombardé d’un décret de chef du dialogue politique, doit ménager la chèvre et le chou.

Si l’aile dure de l’opposition parvient à prendre le dessus pour reprendre les manifestations, le pouvoir aura un grain supplémentaire à moudre. Au lieu d’exiger la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle, il va demander l’arrêt des manifestations.

Ceci dit, le même pouvoir passe à l’attaque pour se défendre. Sans même attendre la moindre enquête encore moins une décision de justice, il porte de très graves accusations contre le parti qui donne de l’insomnie à Sékoutouréya. Le ministères de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité ont pondu un rapport accablant contre la bête noire du régime.

Un rapport jugé du déjà vu et entendu par le passé. En effet, le régime Condé ne fait que marcher sur les traces de celui de Conté. Par le passé, un certain Alpha Condé avait été accablé des mêmes accusations. Or depuis, la seule chose qui a changé c’est la tête. Tout le reste demeure le même.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Electricité : les travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques de Manéah lancés

3 juillet 2021 à 22 10 01 07017

Le ministère de l’Energie, à travers le Programme national d’amélioration et d’accès à l’électricité, a posé ce samedi, 03 juillet 2021, la première pierre des travaux de fourniture, d’installation et de mise en service pour la réhabilitation, la densification et l’extension des réseaux de distribution électrique du lot 1 Manéah, dans la préfecture de Coyah. Ce projet est conjointement financé par la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD), respectivement à hauteur de 50 millions de dollars et de 50 millions d’euros. Il vise à accroître les capacités de transformation et de transport du réseau électrique dans la localité. Organisée dans l’enceinte des écoles militaires de Manéah, la cérémonie a réuni les cadres du ministère de l’Énergie, les partenaires techniques et financiers et les autorités locales de Coyah, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place. 

Présidant la cérémonie de lancement de ces travaux de son département, madame Bountouraby Yattara, la ministre de l’Énergie, affirme que ce projet constitue le point de départ de la mise en œuvre du vaste et ambitieux programme d’investissement élaboré par le gouvernement guinéen.

Mme Bountouraby Yattara, ministre de l’énergie

« Je voudrais ici, au nom du président de la République, Professeur Alpha Condé et son gouvernement, remercier ces partenaires au développement pour la mobilisation de ces ressources en faveur du secteur de l’énergie. Il convient de rappeler que ce projet qui a pour but d’accroitre l’accès à l’électricité dans les régions identifiées en république de Guinée, se décline en trois objectifs, notamment : 

– Renforcer les capacités du réseau de distribution et augmenter le nombre de personnes raccordées dans les zones urbaines de Conakry, Dubréka, Coyah, Forécariah et Kindia ;

– Accroître les capacités de transformation et du transport du réseau électrique ;

– Étendre le nombre de localités électrifiées via mini-réseaux (solaires-diésel), dont la phase pilote portera sur une dizaine de localités, qui ne devraient pas bénéficier de branchement au réseau national au cours des 10 prochaines années. 

Ainsi dans la préfecture de Coyah les travaux seront  exécutés par deux entreprises dotées d’une grande expertise, à savoir : la STEG international services à Manéah et CEGELEC à Coyah. La supervision des travaux  sera assurée par le bureau d’ingénieur Conseil CABIRA. 

Les différentes réalisations du projet seront concentrées à Manéah entre le carrefour Lansanayah et la carrière de granite de Somayah et dans la commune urbaine de Coyah entre la sous-station de Manéah et l’usine d’eau de Coyah. Ce projet d’extension et de densification est une illustration éloquente des actions de modernisation des infrastructures énergétiques initiées et soutenues par le président de la république, Pr Alpha Condé. 

Ces réalisations vous permettront d’avoir un service d’électricité de qualité. À cet effort, le gouvernement sait qu’il peut compter sur votre soutien et votre hospitalité légendaire. Ce qui permettra d’achever les travaux dans les délais contractuels », a-t-elle dit.

Mohamed Mankona Yattara, coordinateur du programme national d’accès à l’électricité en Guinée

Mohamed Mankona Yattara, coordinateur du programme national de d’accès à l’électricité est revenu sur le contexte du projet en ces termes : « Depuis l’avènement du Pr Alpha Condé en 2010, nous avons réalisé les infrastructures de production au niveau du secteur de l’énergie. Aujourd’hui, l’heure est venue de distribuer cette énergie aux différentes populations de la Guinée. C’est ainsi que dans le PNDES il a été mis en place le programme national de l’accès à l’électricité. La première composante de ce programme est le projet d’accès à l’électricité financé conjointement par la banque mondiale et l’agence française de développement. Ce projet vise, dans sa première composante, à assurer l’électrification, la densification du réseau au niveau des communes de Coyah, Manéah  et Dubréka. À cela s’ajoute la densification au niveau de Forécariah et Kindia. Nous sommes venus ce jour pour procéder au lancement des travaux concernant les trois lots de Manéah, Coyah et Dubréka. Les entreprises habilitées à exécuter ces travaux sont la CEGELEC pour Dubréka et Coyah et STEG INTERNATIONAL SERVICES pour Manéah.  L’objectif visé par le gouvernement, est de donner la meilleure électricité dans toutes les maisons. Donc, il est question de refaire le réseau électrique et les travaux couvrent tous les aspects dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail pour le développement économique du pays. Nous tenons à l’occasion de ce lancement cumulatif de Manéah et de Coyah à inviter  tous les acteurs à apporter leur contribution à la réussite de ce projet dont la durée contractuelle est de 24 mois.

Aziz Diop, préfet de Coyah

Le préfet de Coyah, Aziz Diop, au nom des populations bénéficiaires de Coyah, a remercié le président de la République pour toutes les réalisations faites dans le secteur de l’énergie dans le but d’améliorer les conditions de vie des Guinéens. « Pour rappel, en 2010, la Guinée avait moins de 200 Mégawatts. En 2021, la Guinée a plus de 640 mégawatts grâce à la construction de deux barrages phares à savoir : Kaléta et Souapiti. Le président a dit qu’il ne suffit pas de produire, il faut fournir à la population une électricité de qualité. C’est pourquoi le réseau de transport électrique sera complètement réhabilité. Le président de la République a estimé également qu’il fallait assurer la sécurité à Coyah à travers l’éclairage public. Ce qui fait intégrer aujourd’hui Coyah et Dubréka dans le grand ensemble « Grand Conakry ». C’est pourquoi les populations de Coyah, notamment de Manéah et de la commune urbaine, me chargent de remercier une fois encore le Pr Alpha Condé. Qu’elles sont fières du président. Et nous, en ce qui nous concerne, nous ferons tout pour que les travaux se passent dans la sérénité », a rassuré M. Diop.

La Société tunisienne d’électricité et gaz (STEG), en charge des travaux du lot 1 Manéah s’engage, au terme des travaux, de réaliser  143 postes équipés de 163 kilovolts, 63 kilomètres de moyenne tension et 450 kilomètres de basse tension.  Un branchement pour 28 mille abonnés et 5058 éclairages publics seront également faits à Manéah. En outre, le lot 2 (commune urbaine de Coyah) et lot 3 (Dubréka) seront réalisés, eux, par l’entreprise marocaine CEGELEC.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Examens nationaux : des candidats se disent prêts à affronter les épreuves

3 juillet 2021 à 20 08 10 07107

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication du calendrier des examens nationaux 2021. Alors que beaucoup critiquent l’emploi établi par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, certains candidats ne trouvent rien à redire par rapport à cette programmation. Interrogés par un journaliste de Guineematin.com, ce samedi 3 juillet 2021, ces élèves se disent tout à fait prêts à affronter les épreuves aux dates indiquées.

Décryptage !

Léyi Evody Damey, candidate à l’examen d’entrée en 7ème année

Léyi Evody Damey, candidate à l’examen d’entrée en 7ème année, à l’école primaire Kipé 2 : « même si on dit que c’est demain l’examen, je suis prête à affronter les épreuves. Depuis le début de l’année scolaire, je viens régulièrement suivre les cours et les révisions, je ne chôme pas. Donc aujourd’hui, je n’ai aucun problème avec la date de l’examen, parce que je me suis suffisamment préparée ».

Abdoulaye Bah, candidat au BEPC

Souleymane Bah, candidat au BEPC, au collège Kipé : « je suis content du fait que nos programmes sont presque achevés, il ne nous reste qu’une petite partie en Histoire. Donc je peux dire que les préparatifs vont bon train. Actuellement, on intensifie les révisions, c’est pourquoi je dors peu la nuit. Je révise beaucoup pour être tout à fait prêt avant le début de l’examen ».

Abdoulaye Condé, candidat au baccalauréat

Abdoulaye Condé, candidat au baccalauréat, au lycée Kipé : « comme vous pouvez le constater, nous nous préparons conséquemment pour affronter les épreuves du Bac. D’ailleurs, nous finissons aujourd’hui le Bac blanc et tout se passe très bien. Personnellement, je suis fin prêt aujourd’hui à aller dans les salles d’examen pour affronter les épreuves. Et je rassure que je vais faire ce que les gens attendent de moi ».

A rappeler que les examens nationaux se dérouleront du 22 juillet au 1er août 2021. Contrairement aux années précédentes, c’est le baccalauréat qui va ouvrir le bal cette fois, du 22 au 24 juillet. Il sera suivi du brevet d’études du premier cycle (BEPC), du 26 au 29 juillet. Et le certificat de fin d’études élémentaires (CEE) va clôturer le processus, du 30 juillet au 1er août.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineemtin.com

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Des responsables d’écoles se confient : « nous sommes prêts pour les examens nationaux »

3 juillet 2021 à 19 07 05 07057

Alors que le calendrier des examens nationaux 2021 suscite des critiques au sein de l’opinion, il semble bien apprécié par les responsables d’écoles interrogés par un journaliste de Guineematin.com, ce samedi 3 juillet 2021. Ces derniers ne trouvent aucun inconvénient dans la programmation établie par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Ils assurent que leurs établissements sont tout à fait prêts pour ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire.

Du 22 juillet au 1er août 2021, c’est la période choisie pour le déroulement des examens nationaux, en Guinée. Contrairement aux années précédentes, c’est le baccalauréat qui va ouvrir le bal cette fois, du 22 au 24 juillet. Il sera suivi du brevet d’études du premier cycle (BEPC), du 26 au 29 juillet. Et le certificat de fin d’études élémentaires (CEE) va clôturer le processus, du 30 juillet au 1er août. Et ce calendrier est favorablement accueilli par Mountaga Souaré, le directeur de l’école primaire de Kipé 2.

Montaga Souaré, Directeur de l’école primaire de Kipé 2

« Nous avons accueilli avec joie cette date. Parce qu’à l’heure où nous sommes, nous tendons vers la fin des programmes. Pratiquement, les programmes sont bouclés. Les enfants vont terminer aujourd’hui l’examen blanc, cela prouve que nous sommes fin prêts. Donc, à Kipé 2, nous pouvons dire que tout bon élève est en mesure aujourd’hui d’affronter l’examen d’entrée en 7ème année sans problème », a déclaré le responsable éducatif.

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal du collège Kipé

Même son de cloche chez le principal du collège Kipé. Abdoulaye Fatoumata Traoré indique aussi que son établissement est déjà prêt pour ces examens nationaux. « De façon globale, les programmes sont épuisés. Quand on a un taux d’exécution qui dépasse les 95%, on peut dire que de façon globale les programmes sont presque achevés. Et aujourd’hui, c’est la fin de l’examen blanc chez nous, donc on peut dire que nous sommes fins prêts pour les examens nationaux », a-t-il dit.

Amadou Barry, censeur du lycée Kipé

Au lycée également, c’est le même sentiment qui se dégage. Selon Amadou Barry, le censeur de l’établissement scolaire, la semaine prochaine sera consacrée au bouclage des programmes qui ne sont pas encore achevés. « Aujourd’hui, nous avons seulement quelques rattrapages à faire, notamment en mathématiques, physique, chimie et biologie. Parce que dans ces matières, le programme est très vaste. Mais à ce niveau-là aussi, le problème ne se pose pas parce nous avons besoin juste d’une semaine.

Pendant cette semaine, on peut combler le retard qui existe. En ce qui concerne les autres matières, tous les programmes sont déjà achevés. Donc il y a lieu de procéder à des remédiations et à des révisions avec les élèves. Et ces remédiations et révisions sont déjà programmées par les différents professeurs. Nous finissons le bac blanc aujourd’hui et dès lundi, les élèves seront avec leurs différents professeurs. Donc nous sommes entièrement prêts pour aborder les examens à partir du 22 juillet », a dit M. Barry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Examens nationaux : « les candidats ont le moral tranquille », assure le DE du Collège-Lycée Filira

3 juillet 2021 à 18 06 51 07517

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux (BAC, BEPC, CEE) se tiendront du 22 juillet au 1er août 2021 en Guinée. Ce calendrier a été publié cette semaine par les autorités en charge de l’éducation nationale ; et, il chamboulé la planification de préparation (achèvement des programmes d’enseignement, révisions,…) des enseignants et des élèves candidats à ces évaluations nationales. Mais, au Collège-Lycée Filira de Boké, ce calendrier est visiblement bien accueilli. Les programmes d’enseignement ne sont pas tout à fait terminés, mais les candidats au brevet d’étude du premier cycle (BEPC) disent être prêts à affronter les épreuves. Apparemment, ils s’étaient préparés à cette éventualité depuis le début de l’année scolaire.

Ce sont des élèves et des encadreurs très confiant que Guineematin.com a rencontré ce samedi, 03 juillet 2021, dans cet établissement solaire du secondaire à Boké. Moussa Koulibaly, élève de la 10ème année comprend et accepte ce calendrier des examens. Et, il assure qu’il est prêt pour le BEPC qui se tiendra du 26 au 29 juillet prochain.

Moussa Koulibaly, Candidat au BEPC

« Je suis déjà prêts pour le Brevet. Malgré le rapprochement, je ne trouve aucun problème. C’est vrai que l’annonce m’a surpris, parce que je m’attendais à 9 mois de cours ; mais, s’ils ont jugé nécessaire de diminuer un mois dans l’année scolaire, je suis d’accord parce qu’au mois d’août ça pleut beaucoup. Nos professeurs nous ont dit que les programmes sont terminés, donc on a rien à craindre », a-t-il indiqué.

Pour sa part, M’mah Hawa Keïta, candidate au BEPC, dit être très bien préparée. Et, elle est prête à tout moment de passer aux évaluations pour tenter de décrocher son ticket pour le lycée.

M’mah Hawa Keïta, candidate au BEPC

« Je suis une redoublante de l’année passée, donc je suis déjà prête pour l’examen. Depuis l’année passée je révisais,  je travaillais presque sur les mêmes exercices. Donc, je n’ai aucun problème, même si l’examen c’est toute suite », a-t-elle rassuré.

De son côté, Aïssatou Korka Diallo, une autre candidate au BEPC, bouillonne de finir avec le BEPC. Elle vit cette attente avec quelques inquiétudes, mais elle est confiante en sa capacité à décrocher haut la main le brevet.

Aïssatou Korka Diallo, Élève en 10ème Année

« Depuis l’ouverture, nos professeurs nous prévenaient, ils disaient souvent de réviser et de se tenir prêt à tout moment, car on pourrait anticiper les examens cette année, vu le retard dans l’ouverture des classes et les grandes pluies du mois d’août. Moi je me suis préparé conséquemment. J’ai vraiment envie de décrocher le Brevet. C’est vrai je suis inquiète, mais pas tellement », a-t-elle indiqué.

Au niveau de l’encadrement de cet établissement scolaire, les responsables sont confiants. Le directeur des études, Mady Dabo, soutient que tout est déjà mis en place pour le bon déroulement des examens.

Mady Dabo, principal du collège Filira

« Pratiquement je ne vois pas de problème dans le fait qu’ils ont rapproché l’examen. Actuellement, nous sommes à 90% dans l’exécution des programmes d’enseignement. Certains professeurs même ont bouclé les programmes. Et, ceux qui n’ont pas achevé, j’ai établi un programme pour eux, même après le brevet blanc ils viendront continuer à donner les cours jusqu’à éponger leur programme pour que les enfants se sentent à l’aise. Les enfants sont content ils ont le moral tranquille. Et au niveau de la direction nous les prenons en charge dans les révisions gratuitement ».

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Examens nationaux : la région de Labé compte 26 731 candidats dont 13782 filles

3 juillet 2021 à 18 06 28 07287

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux (BAC, BEPC, CEE) se tiendront du 22 juillet au 1er août 2021 en Guinée. Ainsi en ont décidé cette semaine les autorités en charge de l’éducation nationale. Et, sur le terrain, l’heure est aux derniers réglages pour être présent à ce rendez-vous. Dans la région de Labé, on annonce que tout est déjà en place pour l’évaluation des  26 731 candidats (dont 13782 filles) à ces différents examens nationaux.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 03 juillet 2021, Malick Sall, le chargé des transferts au niveau de la cellule des examens à l’IRE de Labé, a laissé entendre qu’ils sont déjà à plein pied dans cette phase d’évaluations nationales.

« Sur le plan administratif, la direction préfectorale de l’éducation (DPE) est actuellement fin prête pour rentrer à plein pied dans cette phase d’évaluation. Nous sommes souvent en rapport avec nos différentes DPE qui nous ont fait la situation des lieux. Parlant des statistiques, au niveau régional, nous avons pour le certificat d’étude élémentaire (CEE), 18030 inscrits dont 9481 filles répartis en 126 centres. Au niveau du Brevet d’étude du Premier Cycle (BEPC), nous avons 6546 inscrits, dont 3407 filles repartis dans 31 centres. Au niveau du Baccalauréat, nous avons 2155 inscrits pour toute option confondue dont 894 filles répartis dans 21 centres. Pour l’ensemble des candidats de la région, tous les examens confondus nous avons 26.731 candidats dont 13.782 filles, répartis en 178 centres. Et des dispositions ont été prises antérieurement pour préparer tout ça », a indiqué Malick Sall.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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La menace de grève des enseignants a porté fruit : les primes d’incitation seront payées à partir du 5 juillet

3 juillet 2021 à 18 06 23 07237
image d’archive

La sortie de plusieurs structures syndicales de l’éducation, qui ont menacé récemment de boycotter les examens nationaux de cette année, n’a pas tardé à produire le résultat escompté. Le gouvernement guinéen a aussitôt réagi, en promettant de satisfaire leur revendication.

Les autorités ont indiqué que le paiement des trois mois d’arriérés des primes d’incitation des enseignants va débuter le lundi, 5 juillet 2021. C’est Salifou Camara, le secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), qui a annoncé cette nouvelle dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 3 juillet 2021.

Décryptage !

Guineematin.com : vous nous appreniez en off qu’une solution a été trouvée par rapport au paiement des primes d’incitation des enseignants pour lesquelles vous aviez menacé de boycotter les examens nationaux prochains. Expliquez-nous ce qu’il s’est passé réellement.

Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE

Salifou Camara : hier, vendredi, nous avons été appelés par le gouvernement, qui était représenté par le ministre des Finances, le ministre du Budget, le directeur national du Trésor public, etc. Nous avons discuté autour du paiement des trois mois d’arriérés des primes d’incitation. Ils nous ont fait savoir que le paiement commencera lundi prochain. Le premier mois sera payé ce jour-là, le deuxième mois sera payé le jeudi qui va suivre, et le troisième sera payé deux semaines après.

Guineematin.com : ça veut dire que votre menace de grève est suspendue ?

Salifou Camara : bon, nous attendons de voir ce qui va se passer. Si ce qui a été dit est appliqué, la menace de grève reste suspendue. Mais si toutefois cela n’est pas respecté, elle restera toujours maintenue.

Guineematin.com : en parlant des examens nationaux, beaucoup ont critiqué le calendrier établi par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, quel est votre avis sur la question ?

Salifou Camara : nous partageons les avis de certains, notamment sur le fait qu’on a mis cette fois l’examen d’entrée en 7ème année en dernière position. On se pose la question de savoir qu’est-ce qui ne va pas. Parce que nous savons que les candidats à l’examen d’entrée en 7ème année sont des enfants et nous savons aussi qu’en fin juillet-début août, il pleut abondamment à Conakry.

Alors, nous risquons de voir cette année, des salles d’examen sans candidats. Les gens peuvent avoir peur de laisser leurs enfants sortir parce que quand il pleut abondamment, l’eau risque d’emporter les enfants. On a souvent entendu que l’eau a emporté un enfant à Conakry. Donc on ne comprend pas pourquoi on programme les tout-petits en dernière position, pendant la vraie période des grandes pluies.

Guineematin.com : au-delà de l’alignement des examens, est-ce que vous pensez que techniquement ce calendrier est raisonnable ?

Salifou Camara : bon, par rapport à l’exécution des programmes, cela ne fait pas défaut. Mais par rapport aux préparatifs, il y a des préalables. Parce qu’aujourd’hui, les centres d’examen sont en manque de tables bancs. Malgré le budget alloué à l’organisation de ces examens, il y a des écoles qui n’ont reçu que 10 tables bancs, 32 tables bancs, ce qui est peu par rapport au besoin. Chaque année, à l’approche des examens, les chefs de centres vont dans les écoles privées pour emprunter des tables bancs afin de combler les vides dans les salles de classe.

Mais cela n’est pas évident cette année. Pourtant, la question des tables bancs est inclue dans le budget des examens nationaux. Donc, c’est quelque chose que nous déplorons. Ensuite, il y a un autre problème relatif au manque de matériels dans les centres d’examen. Le service examens ne met pas tout ce qu’il faut à la disposition des chefs de centres. Cela aussi impacte la crédibilité des examens.

Parce qu’un chef de centre qui est en manque de moyens, s’il doit payer certains matériels qui entrent dans le cadre de l’organisation des examens et s’il doit déplacer un camion pour aller transporter les tables bancs qu’il a empruntés dans une autre école, où il va enlever l’agent-là ?  Donc cela peut créer un problème de corruption quelque part.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit des enseignants membres de la FSPE par rapport à la tenue de ces examens nationaux ?

Salifou Camara : bien sûr. Nous disons qu’en évaluant les élèves, nous nous évaluons nous-mêmes, parce que nous avons travaillé avec eux durant toute une année scolaire. C’est pourquoi, quand les primes seront payées, nous disons aux enseignants de s’y mettre, de prendre ces examens au sérieux et de ne pas accepter qu’il y ait la corruption de quelque manière que ce soit. Que chacun veille au grain pour qu’à la publication des résultats, ceux qui sont déclarés admis soient des élèves compétents.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Kankan : des jeunes volontaires s’occupent de l’entretien des malades mentaux

3 juillet 2021 à 18 06 19 07197

Il existe à Kankan une association qui mène un combat assez particulier. Composée de plusieurs jeunes volontaires, elle s’occupe de l’entretien des malades mentaux. Un défi de taille que les membres de l’organisation essayent de relever avec courage et détermination, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’image des autres grandes villes de la Guinée, Kankan connaît la présence d’un grand nombre de malades mentaux dans ses rues. Abandonnés par leurs familles, ces fous déambulent dans la ville, avec leurs habits sales, se nourrissant des restes de repas jetés dans les poubelles.

Et cette situation a attiré l’attention de certains citoyens, qui ont décidé de mettre en place une organisation dénommée « association des volontaires pour la gestion des malades mentaux ». Créée en 2019, sous l’égide du Contrôleur général Mohamed Gharé, alors gouverneur de Kankan et actuel gouverneur de N’Zérékoré, cette association recueille les malades mentaux et les emmènent au fleuve Milo pour les laver et leur donner de nouveaux vêtements.

Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux

« Pour nous, c’est décevant de voir tous ces malades mentaux abandonnés à eux-mêmes. C’est pourquoi on a jugé bon de prendre charge leur entretien corporel, parce que quand vous êtes en contact avec un malade très sale, qui n’est pas dans un état de propreté, on aura du mal à vivre avec lui », explique Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux.

Rassembler ces fous et les conduire au fleuve Milo de Kankan n’est pas chose aisée. Mais l’équipe dirigée par Mohamed Condé se donne à fond pour y arriver. « Nos hommes sortent sur le terrain dès 5 heures du matin pour commencer le travail. Parce que chercher les malades mentaux, les rassembler, les laver et les raser n’est pas facile. C’est pourquoi nous agissons avec tact pour ne pas éveiller des soupçons à leur niveau », a-t-il indiqué.

Une fois que les malades mentaux sont recueillis dans la rue et rassemblés dans un endroit, le plus dur est fait. « Quand notre équipe rassemble ces malades mentaux, on sillonne les différents marchés de la ville pour cherche quelque chose afin de pouvoir acheter du savon. Et par endroits, on peut gagner des vêtements qu’ils peuvent porter après avoir été lavés », a dit Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux.

Ibrahima Kalil Konaté, SG de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux

A travers cette initiative, ces jeunes volontaires veulent aussi montrer que les malades mentaux ne doivent pas être abandonnés. « Ces malades-là sont nos frères, ils viennent de familles qui les ont abandonnés. Parce que chez nous, souvent, quand quelqu’un a une maladie mentale, sa famille l’abandonne. Pourtant, ça ne doit pas se passer comme ça, on doit plutôt les rapprocher et les assister. C’est ce qui peut les aider », souligne Ibrahima Kalil Konaté, secrétaire général de l’association.

 De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Perturbation de la circulation entre Coyah et Kindia : les opposants Mamadou Sylla, Bah Oury et Cie bloqués à Bangouyah

3 juillet 2021 à 11 11 40 07407

La circulation routière est complètement bloquée depuis des heures ce samedi, 03 juillet 2021, entre Coyah et Kindia sur la route nationale N°1. Les travaux sur une déviation empêchent tout passage pour rallier les deux rives du cours d’eau, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement sur place.

Actuellement, des centaines de camions, des voitures et des motos sont bloqués de part et d’autre. Parmi les milliers de personnes bloquées, il y a des femmes, des enfants, des personnes âgées et même des personnes malades.

Le chef de file de l’opposition guinéenne (Mamadou Sylla) et quelques membres de son cabinet (dont Bah Oury, le leader de l’UDRG) sont également coincés sur cette route de l’impossible.

Selon des informations confiées au journaliste de Guineematin.com sur place, les entrepreneurs chinois et guinéens se battent depuis hier nuit pour tenter de placer les daleaux et rétablir la circulation ; mais, ils se heurtent au fort débit du cours d’eau. 

Au moment où nous écrivions ces lignes (11 heures 30 minutes), des solutions sur le remblayage sont en cours d’expérimentation. Et, un cordon sécuritaire est établi sur place par la police et la gendarmerie.

A suivre…

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622680041

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Débat d’orientation budgétaire 2021 : voici le discours intégral de « Kaba Guiter (secteur privé)

3 juillet 2021 à 11 11 27 07277
Honorable Amadou Damaro Camara, président de l’Assemblée nationale

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’Assemblée nationale a enregistré hier, vendredi 3 juillet 2021, l’ouverture du Débat d’orientation budgétaire. Au nom du gouvernement, c’est le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, qui a fait la présentation.

Invité à prendre part à ces travaux, le secteur privé guinéen, représenté par Ansoumane Kaba , »Guiter », a tenu à faire des observations sur le cadrage macroéconomique du gouvernement pour les trois années à venir.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité dudit document :

DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE

INTERVENTION DU SECTEUR PRIVE

JUILLET 2021

Ansoumane Kaba, Kaba Guiter
  • Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
  • Mesdames et Messieurs les Ministres,
  • Honorables Députés,
  • Mesdames et Messieurs les Hauts Cadres de l’Administration,
  • Mesdames et Messieurs les Directeurs de sociétés et Chefs d’entreprises,
  • Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Le secteur privé salue et félicite les honorables Députés de la 9ème Législature et les assure de sa disponibilité à accompagner le développement économique et social de notre pays.

L’organisation du Débat d’Orientation Budgétaire devrait être l’occasion pour le secteur privé de faire des recommandations appropriées sur le Document de programmation Budgétaire pluriannuel 2022-2024. Malheureusement, la réception tardive du Document ne nous a pas permis d’apporter une contribution écrite.

Ce Débat d’Orientation Budgétaire se tient dans un contexte exceptionnel marqué par les impacts de la crise sanitaire sur l’économie nationale.

Le secteur privé salue les efforts du Gouvernement qui ont permis d’atteindre des résultats économiques appréciables en 2020.

Une telle performance, pour être durable, ne peut être possible que grâce à une mobilisation accrue des recettes intérieures, une amélioration de la compétitivité des entreprises et une augmentation des investissements du secteur privé.

La crise économique liée à la COVID-19 a impacté considérablement l’activité économique globale. Le chiffre d’affaires de la majorité des entreprises hors mines a fortement baissé.

En dépit de la résilience affichée par notre économie, cette tendance pourrait se maintenir et les perspectives à court terme s’assombrir si la charge fiscale sur les entreprises devenait insoutenable.

Il est certain qu’au-delà de cette année, les effets de la crise se répercuteront tant sur les Finances publiques que sur la trésorerie des entreprises.

Un Plan de soutien a été initié par le Gouvernement au profit des PME pour leur permettre de supporter les chocs dus à la contraction significative de l’activité économique. Ce plan mérite d’être poursuivi et amplifié.

Les Patronats saluent les efforts du Gouvernement dans le cadre de la dématérialisation des procédures de déclarations fiscales. La télédéclaration et le télépaiement sont des innovations majeures qui améliorent le suivi et la sécurisation des recettes fiscales.

Il faut surtout regretter l’étroitesse de l’assiette des entreprises concernées par la e-Tax, car la réforme ne vise que les entreprises soumises au régime déclaratif. Le niveau atteint par l’informalité des activités économiques est un facteur important dans la faiblesse de la pression fiscale.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le secteur privé est conscient des défis de la mobilisation des recettes fiscales. Dans un contexte de transition fiscale rendue nécessaire par l’opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), il devient urgent de repenser notre politique fiscale.

Au-delà de sa mission de financement du budget de l’Etat, la politique fiscale devrait accorder une attention soutenue à la promotion économique et sociale.

Il existe certainement des dispositifs d’incitation à l’investissement dans les secteurs porteurs de croissance et d’emplois. Mais, il convient aussi et surtout de les adapter au contexte socio-économique sous-régional qui fait face à plusieurs défis à la fois structurels et conjoncturels.

Nous partageons la préoccupation du Gouvernement d’élargir l’assiette fiscale, tout en maintenant les mesures incitatives au plan économique et des mesures protectrices du pouvoir d’achat au plan social. Autrement dit, il faut que le système fiscal permette d’améliorer les ressources publiques tout en préservant la solidité des entreprises.

Cependant, nous estimons que l’augmentation de la pression fiscale ne doit pas se traduire par l’accroissement de la charge fiscale sur les seules entreprises formelles. Elle doit plutôt viser les niches fiscales et les secteurs non fiscalisés et sous-fiscalisés.

VOICI NOTRE ANALYSE ET NOS RECOMMANDATIONS :

  • Premièrement, les dépenses fiscales constituent un levier de politique publique et un outil de promotion économique et social. Leur analyse permettrait d’évaluer l’impact des mesures fiscales dérogatoires accordées aux entreprises et aux ménages A ce titre, le secteur privé estime qu’il faut trouver le juste équilibre entre le besoin d’élargissement de l’assiette fiscale et la nécessité de soutenir l’investissement en tant que moteur de la croissance économique.

Il y a lieu de signaler tout de même que les exonérations ad hoc génèrent d’importantes pertes de recettes. Leur suppression serait salutaire pour les Finances publiques.

  • Deuxièmement, il faut optimiser la fiscalisation du secteur informel et extirper de ce secteur les opérateurs qui utilisent des méthodes souterraines pour échapper à l’imposition.

En effet, l’étroitesse de l’assiette fiscale s’explique en grande partie par le poids considérable du secteur informel.

  • Troisièmement, la fiscalisation des marchés publics n’est pas adaptée aux besoins de financement de l’économie et devient un canal de déperdition des recettes.

Il convient dès lors de revisiter le régime fiscal et douanier applicable aux marchés publics, de même que les autorisations d’achat en hors taxes accordées aux entreprises conventionnées et à leurs sous-traitants.

Cette démarche vise à rendre la matière imposable plus saisissable et à renforcer le régime d’imposition en fonction du chiffre d’affaires réalisé.

  • Quatrièmement, l’instabilité réglementaire caractérisée par de multiples arrêtés modifiant à la hausse les taux d’imposition empêche les entreprises de planifier le coût de leurs activités dans la durée. Nous suggérons que de telles dispositions relèvent du domaine de la loi.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La conjoncture économique est défavorable à une mobilisation accrue des recettes fiscales.

Conscient de cette réalité, le secteur privé estime que cette crise doit être une occasion d’approfondir la réflexion sur la nécessité de réorienter notre politique économique.

Il faut entre autres mieux organiser et soutenir les opérateurs privés évoluant dans des filières compétitives et stratégiques qui apportent une croissance et créent des emplois. Nous pensons notamment à l’agriculture vivrière et industrielle, à l’agroalimentaire, à la transformation des produits de la pêche et de l’élevage.

Les Patronats, Associations, Groupements professionnels et les autres Opérateurs du secteur privé souhaitent que les mesures d’amélioration du climat des affaires soient renforcées, en particulier celles qui ont un impact sur l’investissement, l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le poids élevé des coûts de facteurs ne favorise pas l’éclosion d’un secteur privé moderne et performant.

Nous devons nous préparer à affronter cette rude compétition que va nécessairement entraîner la mise en œuvre de la ZLECAF. Le défi reste donc la nécessité d’adapter notre politique fiscale et budgétaire à l’environnement économique et social régional.

C’est pourquoi, toute hausse brutale des impôts et taxes rendra moins compétitives les entreprises et pourrait conduire in fine à leur fermeture.

La croissance économique dans notre pays serait renforcée par des mesures publiques à prendre pour accompagner le secteur privé national, créateur d’emplois et de richesses. A cet égard, l’enjeu principal reste toujours l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Celle-ci passe par des investissements massifs et ciblés dans l’énergie et les infrastructures.

La relance de l’activité économique doit également s’opérer dans un contexte de maîtrise de l’inflation, facteur de compétitivité, sous l’effet d’une politique monétaire prudente mais accommodante pour l’activité des entreprises.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le secteur privé remercie Monsieur le Ministre du Budget de l’avoir associé à l’examen du Projet de Code Général des Impôts soumis à la Représentation Nationale pour adoption.

Le secteur privé a formulé des observations et des recommandations importantes dans le cadre de la mobilisation optimale de nouvelles ressources fiscales.

Notre politique fiscale doit permettre d’améliorer les recettes budgétaires. Toutefois, elle ne doit pas entraîner des conséquences négatives sur le niveau des investissements, sur le pouvoir d’achat, sur la compétitivité des produits et sur le niveau des emplois.

A titre d’exemple, il est prévu dans le projet de Code Général des Impôts, un Impôt Minimum Forfaitaire fixé à 0,5% du chiffre d’affaires, sans plafonnement. Le plafond en vigueur est de 75 millions pour les moyennes entreprises et 100 millions de Francs Guinéens pour les grandes entreprises, même s’il est constaté un déficit.

Supprimer ce maximum aggraverait les difficultés financières des entreprises et augmenterait le déficit comptable.

Le secteur privé estime que le taux de l’IMF ne peut pas être proportionnel au chiffre d’affaires réalisé sans être plafonné. Si tel est le cas, l’impôt sera forcément une taxe sur le chiffre d’affaires et les opérateurs économiques seront enclins à les répercuter sur le prix de vente. Cette répercussion conduira inéluctablement au renchérissement des prix, donc à la réduction du pouvoir d’achat.

Le secteur privé propose que l’IMF soit plafonné à un niveau raisonnable.

Concernant l’imputation des déficits antérieurs, nous demandons la suppression de cette limitation à 70% du bénéfice de l’exercice. Ceci est contraire aux pratiques généralement admises en matière de droit comptable et de pratique fiscale.

Nous recommandons le maintien des dispositions en vigueur dans le CGI actuel tout en prorogeant le délai de prescription du déficit reportable à cinq ans au lieu de trois ans.

En ce qui concerne les droits d’accises, les taux proposés dans le nouveau Code Général des Impôts auraient pour effet d’obérer la compétitivité des entreprises produisant localement au profit de celles qui importent. Cela se produirait au détriment de la création d’emplois locaux par les entreprises qui participent structurellement au développement économique et social.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

L’objectif que nous recherchons est de parvenir à plus d’équité, plus de justice et plus de neutralité fiscale, de sorte qu’il y ait une meilleure répartition de l’impôt en fonction de la faculté contributive de chacun.

Nous savons tous que de nombreuses niches de ressources et d’opportunités de recettes fiscales et non fiscales existent, mais restent insuffisamment exploitées.

L’Administration fiscale doit trouver des méthodes novatrices de gestion de ces recettes pour valoriser l’important potentiel fiscal existant. L’essentiel des charges fiscales doit cesser de reposer sur les seules entreprises du secteur formel.

Le Guinea Business Forum (GBF) qui est un cadre de concertation Public-Privé pourrait être mis à contribution pour coordonner toutes les initiatives et stratégies définies.

S’agissant de la dette intérieure, nous plaidons pour qu’une attention particulière soit accordée à l’apurement des créances des opérateurs privés. Un plan d’apurement progressif des dettes dues aux fournisseurs de l’Etat pourrait être programmé pour leur permettre de remplir leurs engagements vis-à-vis des banques et autres fournisseurs.

En matière de promotion du contenu local, la stratégie mise en place donne des résultats insuffisants et ne permet pas de valoriser les capacités des ressources humaines, entrepreneuriales et matérielles locales.

Le secteur privé plaide pour la mise en place progressive de véritables plans de soutien à la préférence nationale pour augmenter :

  • L’approvisionnement en biens et services des sociétés par les entreprises locales ;
  • L’embauche du personnel local ;
  • Les capacités des acteurs locaux dans l’environnement minier.

Nous proposons l’application stricte du droit de préférence nationale notamment en relevant le quota de cotraitance et de sous-traitance locales et en définissant les mécanismes de suivi.

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Distingués Invités,

Nous exprimons notre profonde gratitude au Gouvernement Guinéen avec à sa tête Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory FOFANA, sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha CONDE, pour les efforts constants en faveur du développement socio-économique de notre pays.

Nous remercions également l’Institution parlementaire, en particulier Son Excellence Monsieur Amadou Damaro CAMARA, pour son rôle constructif dans le dialogue entre les Institutions et les Opérateurs économiques.

Nous ne saurions terminer notre propos sans vous réitérer encore une fois l’engagement du secteur privé à œuvrer pour le développement socio-économique de notre pays.

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Parlement : la société civile dénonce les incohérences du document présenté par le ministre du Budget

3 juillet 2021 à 11 11 09 07097
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a procédé hier, vendredi 02 juillet 2021, à l’ouverture du  « Débat d’orientation budgétaire », la 3ème fois de son histoire, en vue de partager avec les élus du peuple et les acteurs socio-économiques les objectifs macroéconomiques de l’Etat pour la période 2022-2024. A cette occasion, la société civile à travers le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, Dr Dansa Kourouma, a pris une part active dans les travaux.

Dans son discours de circonstance, que Guineematin.com vous propose en intégralité, l’activiste relève des incohérences et des faiblesses du document présenté par le ministre du Budget, avant de formuler des propositions pour améliorer la gouvernance du pays.

Dr. Dansa Kourouma, président du CNOSC

Propositions de la Société Civile Guinéenne relatives au débat d’orientation budgétaire

En tant que structure de veille, d’alerte, de propositions et d’interpellation citoyenne, la société civile guinéenne a favorablement accueilli l’invitation qui lui est faite par la représentation nationale pour sa contribution au débat d’orientation budgétaire. 

Ainsi, étant donné l’importance de recueillir les avis des acteurs de la société civile et d’autres entités de la vie nationale sur les questions relatives au budget, à son élaboration, exécution et contrôle afin de donner à l’action publique plus de légitimité et de transparence.

Vu l’importance du débat sur les questions diverses relatives à la vie nationale et la place incontournable du parlement comme espace de confrontation des opinions contraires en démocratie ;

Dans le cadre de la mission du CNOSCG à participer activement à l’élaboration, au contrôle et la mise en œuvre des politiques publiques aux niveaux national et local ;

Nous sommes heureux de prendre part à cet échange d’idées que nous souhaitons fructueux malgré l’invitation tardive que nous avons reçue, et l’incidence que cela pourrait avoir sur la qualité et la pertinence de notre communication. En dépit du fait que notre communication portera des recommandations, d’ailleurs nombreuses, nous souhaiterions que dans le cadre de telles rencontres, nous soyons informés plusieurs jours à l’avance.

Notre réflexion est fondée sur deux axes l’un part du discours du chef de l’Etat dans son adresse à la nation du 30 janvier 2021, et sur l’analyse de la ventilation des dépenses par pilier et par secteur et sous-secteur dans le cadre du PNDES (2016-2020). 

Dans son adresse à la nation du 30 janvier 2021, le chef de l’État a procédé à la clarification de son concept de campagne « Gouverner autrement ». C’est un exercice qui apparait à priori comme une sorte d’arbitrage opéré entre les opinions diverses et contradictoires des citoyens autour dudit concept. Ensuite, à travers ce discours il s’est aussi acquitté d’un devoir démocratique, celui de rendre compte de sa vision dans le but de permettre aux guinéens d’appréhender ses orientations pour les 6 années à venir.

La promotion de la bonne gouvernance est réaffirmée à travers son intention d’œuvrer dans le sens de la moralisation de l’administration publique à travers la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et l’abus des biens sociaux. Un accent particulier est mis sur le respect de l’autorité hiérarchique suivi de l’innovante question de la certification des cadres et des institutions publiques à travers le concours de partenaires au développement comme la BAD.

La question de la réforme et de la restructuration de l’administration publique est une préoccupation majeure qui est évoquée dans son adresse pour, selon lui, permettre à l’Administration d’accomplir pleinement sa mission de service public et apporter des réponses pratiques et innovantes aux attentes du peuple.

⁃ Malgré le constat fait par le PRG dans cette célèbre rhétorique politique <<Gouverner autrement >> l’incivisme et l’indiscipline sources de la plupart des maux dont souffre le pays (corruption, violences politiques, impunité et surtout le repli identitaire…) sont presque ignorés dans les priorités du budget.

⁃ Soit nous sommes impuissants face à l’incivisme soit nous sommes complices. Je suis d’ailleurs plus convaincu de notre complicité, puisqu’en dehors de la semaine de la citoyenneté, les 51 autres semaines de l’année que faisons-nous ?

La culture du civisme et la justice sont des conditions essentielles du dialogue, de la responsabilité, de la participation active des citoyens au développement national, qui passent par la jouissance et l’exercice pacifique des devoirs et droits démocratiques.

⁃ Nous sommes complices parce nous ne parvenons pas à donner au système éducatif les moyens nécessaires pour sa renaissance et surtout pour qu’il contribue à corriger les maux dont souffre notre pays.

Je suis gêné en tant que Médecin mais surtout citoyen par l’état piteux de certains hôpitaux du pays et apeuré par la situation des infrastructures et la qualité des soins dans les services d’urgence de notre pays. Je ne parlerai pas des plateaux techniques des centres de santé et hôpitaux de l’intérieur du pays. 

Que faisons-nous pour la santé ?

Allons-nous continuer à brader les ressources du pays pour des soins à l’étranger ? Nous pouvons fermer nos frontières avec le Sénégal, mais les hôpitaux sénégalais sont bondés de malades guinéens de tout âge. 

J’en souffre dans ma chair que les accidentés de la circulation ou domestiques décèdent du fait des mauvaises conditions de transport ou par retard des premiers soins…

Le DOB est une avancée mais il est impuissant face aux problèmes du pays dont le manque de dialogue citoyen et institutionnel sur toutes les questions intérêt national. Dont l’adoption de la budgétisation sensible au genre, aux enfants et aux jeunes mais aussi résistant à la corruption (dépenses courantes élevées, taux d’exécution sectoriel faible)

Quant à la question de l’analyse de la ventilation des dépenses par pilier et par secteur et sous-secteur dans le cadre du PNDES (2016-2020).  Cet ambitieux plan de développement repose sur quatre piliers. Son analyse nous éclaire et doit permettre de guider nos orientations futures et sa prochaine version (PNDES II).

Sans être exhaustif, notre réflexion nous a conduit aux constats ci-après :

Constats :

  • Financement extérieur sur l’ensemble de la période (2019-2021) est plus élevé que le financement mobilisé par le budget national du développement pouvant se justifier par la faible capacité de mobilisation de nos ressources internes et faisant peser sur le pays la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
  • Absence de priorités par rapport aux secteurs essentiels. La part de financement prévu par le budget national du développement  était de 11, 73 % pour l’ensemble du secteur de l’éducation pourtant la moyenne subsaharienne   est de 20 %  du budget national de développement ,  11,78 % pour la santé publique pourtant la moyenne subsaharienne est de  15 % ,  0,63 % pour les secteurs cumulés de la communication et de la culture ( pourtant la culture est un vecteur de rayonnement des États), 0,32% du transport ,  18 % pour les infrastructures , 12, 78 % pour le développement local  ce qui ne favorise pas le lutte contre la pauvreté  et les inégalités,  4,71 % pour la jeunesse et le sport.
  • Prééminence du financement extérieur sur le financement intérieur dans les secteurs de l’énergie, infrastructures, de l’hydraulique, les travaux publics, administration et décentralisation dénotant la faible attention que le gouvernement leur a accordé dans le cadre des financements prévus dans le PNDES (2016-2020).
  • Non intégration de la justice dans la nomenclature des dépenses, ce qui traduit la faible attention portée au secteur pourtant essentiel au fonctionnement de la démocratie et de l’État de droit ainsi que l’amélioration du cadre des investissements ;
  • Les artisans guinéens ne bénéficient que peu ou pas des commandes publiques ;
  • Je suis peiné face à la périlleuse attente de justice des victimes donc de dignité s’ajoute les souffrances quotidiennes de la vie (soins, charges familiales, inconforts liés aux handicaps liés aux séquelles, etc.). Vivement un acte symbolique de l’État en termes de reconnaissance de statuts de victimes de la république et non d’un parti politique. En entendant la justice qui tarde l’ensemble des victimes civiles, militaires et paramilitaires des différents événements politiques et sociaux le sont à cause du choix de notre pays à aller vers la démocratie dont les règles tantôt inappropriées sont tantôt incompréhensibles par la population, dont la majorité est analphabète, pauvre ou en chômage chronique.
  • Faible mobilisation des recettes fiscales surtout minières (=2%) pour attendre la moyenne africaine dans les pays miniers (13%) ;
  • Si on se réjouit de la connaissance des chiffres incriminés par la corruption on ignore la somme mobilisée dans le cadre de la lutte contre la corruption. De telle sorte que l’impact de la lutte contre la corruption est presque nul. Tout simplement la volonté exprimée dans le discours est presque dénouée d’éléments qui garantissent sa mise en œuvre.

A la suite de notre réflexion, nous formulons les propositions suivantes :

Recommandations :

D’un point de vue général  

  1. Impliquer la Société Civile dans l’évaluation du PNDES (2016-2020) comme l’a prévu le document I du plan suscité (voir page 107) et le volume III dudit document.
  2. Améliorer la qualité des données financières, sociales, économiques ; le PNDES I contenait plusieurs insuffisances en termes d’indicateurs.  Tantôt, ils étaient sans objet (SO) ou avec objet à déterminer (AD).
  3. Faire participer la société civile et les agents économiques à travers leurs associations faîtières  à l’élaboration, à l’exécution et au contrôle de  du budget de l’Etat comme c’est la pratique dans plusieurs pays.
  4. Promouvoir la transparence  fiscale (comme le veut le budget citoyen)  à travers la production, la vulgarisation  des documents budgétaires complets, actualisés  dans les langues nationales essentielles du pays et  les canaux appropriés.  
  5.  Renforcer  la mobilisation des ressources internes  afin de favoriser le financement des dépenses d’investissement par une part élevée du budget national  à travers la sécurisation de l’assiette fiscale , la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales , la réduction de la part de l’économie informelle ;
  6. Rendre institutionnel  la  politique nationale de suivi-évaluation de tous les programmes et projets et à tous les niveaux de la gestion publique.

Concernant l’agriculture :

  •  Sélectionner et affecter  les  engrais fournis par l’Etat  en fonction des réalités pédologiques,
  • Renforcer les efforts étatiques dans le sens de la modernisation  des infrastructures agricoles (machines et équipements, formation, irrigation, etc.)

Concernant l’élevage :

  • Implémenter une stratégie nationale visant l’amélioration et la diversification de la production animale ; 

Concernant la pêche :

  • Renforcer  la vigilance étatique pour  empêcher la pêche  illégale,

 Concernant les mines

  • Réduire les exemptions et exonérations fiscales  faites à certaines entreprises minières.

 Concernant l’énergie et l’environnement

  • Financer la transition écologique et la résilience aux effets du changement climatique en rendant opérationnel le fonds fiduciaire sur l’environnement,
  • Augmenter la part des dépenses allouées  aux  énergies renouvelables.

Concernant le commerce/industrie

  • Favoriser la formalisation de l’économie informelle à travers la mise en place des structures de formalisations appropriées,
  • Soutenir les politiques nationales d’exportation pour les produits phares
  •  Renforcer les  compétences des structures de  contrôle de qualité et leurs ressources matérielles.

Concernant le tourisme/hôtellerie

  • Financer la restauration des sites touristiques et patrimoines culturels, (voies d’accès, artisanat local, réceptifs, éco tourisme).

Concernant le secteur de l’eau

  • Accroître et entretenir  les capacités de production des installations existantes et en créer de nouvelles ;
  • Réduire les fuites  d’eaux et favoriser le partage équitable de l’eau.

 Concernant le transport

  • Diversifier les moyens de transport ;
  • Améliorer l’état des infrastructures de transport à travers la  création d’une agence nationale de gestion des routes qui à la place du fonds d’entretien routier va mobiliser les droits et taxes sur les hydrocarbures permettant de financer les infrastructures ;
  •  Installer et  entretenir  les  panneaux d’éclairage le long des principales artères de la capitale qui deviennent de plus en plus obscure.

Concernant le volet  Social

  • Malgré la réaffirmation de la volonté de l’Etat à soutenir le développement d’un environnement favorable à la dynamisation des ong en GUINEE dans le PNDES finissant la tendance actuelle est l’étouffement de la société civile. L’absence de mécanismes d’accompagnement des initiatives des ong nationales ce n’est qu’en appliquant la loi 013 et le point sur l’utilité publique qui garantit aux OSC les plus pertinentes et les plus crédibles l’accès aux financements publics et la commande publique.
  • Reconnaitre le caractère d’utilité publique aux Organisations de la société civile remplissant les conditions conformément à la Loi 013/AN/2005, qui régit les Associations, Ong et OSC en République de Guinée, notamment en ses articles 06, 07, 8 et 16 et suivants.
  • Renouveler les instances des ordres professionnels en santé et les dotés de moyens financiers pour leur fonctionnement. 
  • Accorder une subvention aux organisations de la Société civile dans le budget national de l’Etat afin qu’elle soit plus efficace, efficiente  et indépendante dans son rôle de veille, d’alerte et de propositions.
  • Créer  un fonds d’urgence sociale pour  la prise en charge les personnes vulnérables  et des victimes des violences basées sur le genre, des traites et pratiques assimilées ;
  • Créer un fonds dédié à l’éducation de la jeune fille.

Concernant l’éducation

  • Augmenter  la part des dépenses d’investissement allouées au secteur de l’éducation ;
  • Construire les infrastructures éducatives pour  garantir à tous le droit à l’éducation.

Concernant la cultures et jeunesse

  • Mettre en place un fonds de promotion des activités socioéducatives et culturelles des jeunes qui doivent assurer le fonctionnement des maisons de jeunes et de la culture. Nous avons des beaux bâtiments inertes sans activités et sans vies …

Concernant la lutte contre la corruption 

Création de la prospérité seulement en distribuant des liquidités à des familles est insuffisante.

  • Il faut permette aussi aux ouvriers et homme de métier de profiter de la richesse nationale en accédant aux opportunités de marchés de L’Etat 
  • Politique de cadrage budgétaire à moyen terme révèle des incohérences:
  • L’augmentation des crédits disproportionnés avec la mobilisation et sécurisation des recettes;
  • Création de structures sans moyens humains et financiers (structures fantômes)
  • Allocations budgétaires méprisent les capacités de lutte contre la corruption (allocations budgétaires aux différents fonds et agences sans citer l’agence nationale de lutte contre la corruption);
  • Pauvreté du mécanisme de financement de la lutte contre la corruption.
  • Allouer les fonds nécessaires au bon fonctionnement des structures de lutte contre la corruption tout en garantissant leur indépendance ;
  • Renforcer le dispositif juridique et institutionnel pour favoriser la dénonciation, la poursuite et la répression des actes de corruption ;   

Concernant la décentralisation 

  • Appuyer davantage les collectivités locales dans les programmes de formation et de perfectionnement pour la qualification de la main d’œuvre locale ;
  • L’amélioration de la dotation des autorités administratives locales (préfets sous-préfets) pour être efficace dans leur mission et s’assurer de l’effectivité ; Certains Sous-préfets ont une mobilité très réduite et cela ne favorise pas leur travail de tutelle dans les collectivités ;
  • Accroitre les capacités techniques des collectivités de Conakry sur l’assainissement en moyen matériels et technique). Ceci devra être appuyé par un transfert de compétence avec la société Albayrak ;
  • Assurer la formation des agents de la garde communautaire sur les aspects de droits de l’homme et de protection civile ;

En définitive, il ressort de cette réflexion  que le cadre de programmation pluriannuel du budget doit tenir en compte un certain nombre de préoccupations dans divers secteurs. La transparence dans l’élaboration, l’exécution et le  contrôle du budget doit être renforcée, de même que la qualité des données statistiques devant permettre les prévisions. Si les prévisions sont fondées sur des données erronées, insuffisantes, lacunaires,  il va s’en dire que  les évaluations seront biaisées.  S’il est indéniable que la société civile est un acteur essentiel dans la promotion de la bonne gouvernance, la transparence, le contrôle citoyen des politiques publiques, nous plaidons qu’à l’avenir, nous soyons associés aussi bien aux processus d’élaboration du budget qu’à l’évaluation des politiques publiques conduites par l’Etat. Une telle participation est d’autant plus justifiée que le PNDES I l’a évoqué à maintes reprises.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie, au nom de toute la société civile guinéenne, d’intégrer à vos réflexions et de prendre en compte les  préoccupations et propositions  émises à travers mon allocution.

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Précisions sur la situation contractuelle de Guinée Games

3 juillet 2021 à 9 09 07 07077

Pour faire suite à la diffusion de courriers de la LONAGUI sur les médias et réseaux sociaux faisant état de la cessation du contrat de concession attribué à Guinée Games pour l’exploitation des jeux en République de Guinée, nous souhaitons aujourd’hui apporter quelques précisions, après avoir observé un délai de réserve, en raison des négociations qui seront précisées plus bas.

Premièrement, le contrat de concession attribué à Guinée Games en 2001 et reprit par son avenant et enregistré le 20 Avril 2011 au Ministère de l’économie et des finances stipule en son article 3 que le contrat est attribué pour une période de 10 ans. Cependant, dans l’article 3-1 du même avenant, il est signifié que : « Le présent contrat est renouvelable par tacite reconduction, sauf dénonciation au cours de sa période de validité liée au manquement des obligations par l’une des parties et annoncée Trois (03) mois avant la fin du contrat. »

La date d’échéance du délai de dénonciation était donc le 20 Janvier 2021. Pourtant, jusqu’au 21 Juin 2021, il n’avait jamais été notifié par la LONAGUI une quelconque volonté de mettre fin au contrat.

De plus, en date du 12 février 2021, une réunion dont l’ordre du jour était « Renégociation de la convention » s’est même tenue dans les locaux de la LONAGUI et à l’issue de cette réunion, un échéancier pour établir un nouveau contrat a même été proposé par la LONAGUI, devant aboutir à la signature finale en date du 31 Mars 2021. A ce jour encore, aucun projet de nouvelle convention ne nous est parvenu.

Comme chaque année, nous avons d’ailleurs reçu les factures afférentes à l’acquisition des licences d’exploitation pour l’année 2021, et dont le montant cette année était réévalué de 400% comparativement à l’année 2020. En date du 7 mai 2021, la LONAGUI nous notifiait par courrier l’acceptation d’une remise de 25% sur le montant total sous réserve de respecter un échéancier de paiement soldant le total du montant dont nous devions nous acquitter avant le 15 Juin 2021 (pour la dernière tranche). Nous nous sommes acquittés de cette dernière tranche le 7 Juin 2021 (copie des chèques faisant foi).

Sur les manquements dont nous pourrions avoir fait preuve, nous rappelons que nous nous sommes toujours mis à disposition de la LONAGUI pour faire preuve de la plus grande transparence, notamment, en proposant une solution technique en date du 8 mars 2021, sur laquelle nous n’avons jamais eu de retour. Nous précisons également que pour chaque tirage, un agent de la LONAGUI est présent pour veiller au strict respect de la conformité de la procédure. Enfin, sur les cas d’annulation de pari, nous rappelons qu’un pari annulé est obligatoirement basculé en cote 1.0 qui fait que le gain est égal à la mise, ce qui signifie donc le remboursement dudit pari.

Guinée Games opère aujourd’hui un réseau qui s’étend sur l’ensemble du territoire nationale, qui compte près de 10 000 emplois directs (salariés, concessionnaires, franchises et sous-traitants) et près de 50 000 indirects. Ce réseau a été construit en lien avec le premier fournisseur technique en Afrique opérant dans plus de 23 pays dont le Sénégal, la Côte-d’Ivoire, le Mali, le Togo, le Tchad faisant du réseau commercial de Guinée Games l’un des plus complets de la sous-région.

Notre société a toujours montré sa capacité d’innovation et permet aussi de prouver qu’une société guinéenne pouvait réussir là où dans beaucoup de pays, ce sont souvent les entreprises étrangères qui performent.

Ces réussites nous ont permis de devenir un acteur majeur de soutien au développement social, culturel et sportif de la Guinée grâce à l’accompagnement d’un nombre important de projets.

Pour finir, nous espérons qu’au bout des discussions entamées depuis quelques mois maintenant, nous trouverons un accord bénéfique aux deux entités dans le respect des lois et conventions en la matière.

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Conakry : magistrats, avocats, officiers de police, journalistes… outillés sur les MGF

3 juillet 2021 à 8 08 47 07477

Organisé par le département juridique de la banque mondiale, en collaboration avec le ministère guinéen de la justice, celui de l’autonomisation des Droits des femmes et l’institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit (IRDED), un atelier de renforcement de capacité sur les mutilations génitales féminines (MGF) s’est tenue à Conakry hier, vendredi 02 juillet 2021. Cet atelier, financé par la Banque mondiale, a regroupé des magistrats, des avocats, des officiers de la police judiciaire, des représentants des organisations de défense des droits de l’Homme, des journalistes et des  médecins. Et, l’objectif de cette formation est de rendre ces acteurs plus efficaces dans la lutte et la répression des mutilations génitales féminines (MGF) en Guinée, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Au cours de cet atelier, un manuel de lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) a été distribué aux participants. Un outil qui, selon Me Thierno Souleymane Baldé, avocat au barreau de Guinée et un des auteurs dudit manuel, permettra de mener efficacement la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Me Thierno Souleymane Baldé, avocat au barreau de Guinée

« Vous savez, il y a des milliers et des milliers de jeunes filles qui sont victimes d’excision chaque année. Et, malheureusement, cela a un impact assez négatif dans leur vie quotidienne. Ça a un impact direct au niveau de la vie de ces femmes. Nous voyons beaucoup de couples qui divorcent, nous voyons beaucoup de femmes qui ont l’hémorragie pendant l’accouchement, nous voyons beaucoup de jeunes filles malheureusement qui meurent pendant l’excision. Donc, c’est vraiment des pratiques assez négatives, qui ont un impact pénible au niveau de la vie des femmes, et qui persiste encore de nos jours alors qu’elles n’ont absolument rien à voir avec la religion, contrairement à ce qu’on imaginait. Donc, l’objectif c’est d’avoir ces manuels qui vont être distribués aux magistrats, aux avocats, aux officiers de la police judiciaire pour les outiller afin de leur permettre de faire leur travail de manière beaucoup plus efficace », a dit Me Thierno Souleymane Baldé.

Selon Hadja Souadou Diallo, magistrate et conseillère technique au ministère de la justice, en dépit des avancées notoires dans le domaine de la protection des droits des jeunes filles en Guinée, des centaines d’entre elles continuent d’être mutilées chaque jour, aussi bien en milieu urbain que rural. Pour Hadja Souadou Diallo, « les résultats que nous avons obtenus ces dernières années risquent d’être remis en question si nous ne prenons garde en protégeant les jeunes filles contre les abus et les souffrance dont elles sont victimes au sein de la société », prévient-elle, ajoutant que plus de 94% des guinéennes sont aujourd’hui touchées par les MGF. 

Hadja Souadou Diallo, conseillère au ministère de la justice

« Ce sont autant de femmes et de filles qui portent la souffrance physique et mentale pour le reste de leur vie, lorsque leur excision n’a pas entraîné la mort. Les mutilations génitales féminines sont également un grave obstacle au développement. Les MGF n’affectent pas seulement les femmes et les enfants, mais tout le monde au tour d’eux. Notre seul choix est d’empêcher la pratique de MGF en premier lieu. Et, la loi a un rôle majeur à jouer dans la prévention des MGF. Un cadre juridique approprié, une meilleure connaissance de la loi et une meilleure application de celle-ci sont la clé pour mettre fin à cette pratique d’ici 2020-2030. L’élaboration de ce manuel juridique permettra d’informer les praticiens de droit les modalités d’application des dispositions des instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux mutilations génitales féminines d’une manière plus large », a indiqué Hadja Souadou Diallo.

Au sortir de cette formation, Joséphine Loly Tinguiano, substitut du procureur près le tribunal de première instance de Mafanco, a laissé entendre que cet outil qui vient d’être mis à leur disposition leur permettra d’être plus efficace dans la répression des violences basées sur le genre.

Madame Loly Tinguiano, substitut du procureur du tribunal de première instance de Mafanco

« En ma qualité de substitut du procureur de Mafanco, en tant que représentante du ministère public, nous sommes au cœur de la répression dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre. Quand on parle de violences basées sur le genre, il y a beaucoup plus d’infractions, notamment les MGF, les cas de viol, les cas de harcèlement moral et tant d’autres infractions. Donc, cette formation me permettra de renforcer mes capacités et d’être mieux outillée dans le cadre de la répression efficace sur les violences basées sur le genre », a expliqué Joséphine Loly Tinguiano.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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