Cellou Baldé après sa libération : « nous souhaitons voir Etienne Soropogui et les autres recouvrer leur liberté »

19 juillet 2021 à 20 08 01 07017
Cellou Baldé

Deux jours après sa sortie de prison, l’ancien député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, s’est exprimé ce lundi 19 juillet 2021, dans l’émission « Grand débat » de la radio GPP FM, basée à Labé. Le responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG a exprimé sa joie suite à la liberté conditionnelle qui lui a été accordée avec trois de ses collègues membres du principal parti d’opposition du pays, remerciant tous ceux qui leur ont apporté leur soutien depuis leur incarcération. L’opposant a émis aussi le souhait de voir les autres détenus politiques, dont Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes) recouvrer aussi leur liberté.

« Aujourd’hui, je vais saluer et remercier tous ceux qui nous ont assistés de près ou de loin depuis notre arrestation. Remercier également tout le monde suite à la compassion dont j’ai fait l’objet après le décès de mon père. Mon souhait était de rester auprès de mon père jusqu’à ces derniers instants, malheureusement, il est décédé pendant que j’étais en détention. Je demande à tout le monde de lui pardonner.

C’est vrai, aujourd’hui, nous sommes contents d’avoir obtenu cette liberté provisoire, mais c’est une joie à demi-teinte. Parce que, Etienne Soropogui, Elhadj Abdoulaye Baldé (l’imam de Wanindara), Elhadj Allarény, Elhadj Saliou Diouldé qui est venu des Etats-Unis pour un bref séjour en Guinée, sont en prison, sans compter tous les autres jeunes et pères de familles anonymes qui se trouvent là-bas. Notre souhait aujourd’hui, c’est de voir ces gens-là aussi recouvrer leur liberté comme nous », a-t-il déclaré.

Même s’il dit ne pas vouloir s’aventurer sur la procédure les concernant, en raison des contraintes judiciaires, l’ancien député a tenu tout de même à rassurer ses partisans qu’il n’a pas changé de camp politique. « Je rassure tout le monde que Cellou Baldé de l’UFDG que vous connaissez, c’est le même qui est sorti de la maison centrale », a dit l’ancien député de Labé, tout en disant être à la disposition de la justice pour la suite du dossier.

Mamadou Cellou Baldé, Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous des responsables de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée) ont été arrêtés avec de nombreux autres responsables et militants de l’opposition, suite aux violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020. Après avoir passé 8 mois en en détention préventive à la Maison centrale de Conakry, les autorités guinéennes ont décidé d’accorder une liberté conditionnelle à ces quatre opposants, officiellement pour des raisons de santé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Macka Baldé sur la semi-liberté accordée à 4 opposants : « le président Alpha Condé veut unir les Guinéens »

19 juillet 2021 à 19 07 54 07547
Macka Baldé, vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD)

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la liberté conditionnelle accordée à Elhadj Ibrahima Chérif Bah, Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, le vendredi dernier, 16 juillet 2021, suscite assez de réactions, notamment dans le milieu politique. Sur ce sujet, les acteurs politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle saluent tous cette libération avec chaque camp ses commentaires…

Lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, Macka Baldé, le vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), a salué l’acte posé par le pouvoir central avant de déplorer les réactions de l’UFDG après la libération de ses responsables.

« La liberté provisoire accordée à ces quatre personnes est un acte très salutaire au niveau des NFD et de la mouvance présidentielle. Vous savez, le Président de la République veut unir les Guinéens, il veut que la paix règne ; et, c’est pour cette raison que vous constatez, depuis un certain temps, des décrets qu’il est en train de prendre pour gracier les détenus. Si vous voyez que ceux-ci (Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah et Abdoulaye Bah : ndlr) n’ont pas été graciés jusqu’à présent, c’est parce qu’ils n’ont pas été encore condamnés par la justice. Mais, je puis vous assurer qu’au niveau de la mouvance présidentielle à laquelle nous appartenons, c’est un acte qui nous réjouit à plus d’un titre. Et, nous pensons que cela va nous permettre de rapprocher les positions entre l’opposition radicale et la mouvance présidentielle que nous sommes », a réagi Macka Baldé.

Par contre, ce proche collaborateur de Mouctar Diallo, ancien ministre de la jeunesse, se dit étonné de la réaction de l’UFDG qui tend à banaliser l’acte posé par les autorités guinéenne. « Je suis étonné de voir un certain nombre de réactions de la part de l’UFDG  où on dit que c’est un non évènement ou bien que c’est pour noyer le poisson. Je pense que le parti demande une chose et son contraire. D’un côté, l’UFDG demande la libération de ses militants et responsables ; mais, de l’autre, s’il y a un acte allant dans ce sens, ils banalisent. C’est pour vous dire jusqu’où ce parti ne comprend plus ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire et à quel moment il faut se taire. Sinon, l’acte a été salué par tout le monde, y compris les principaux concernés. Quand vous êtes privés de liberté comme c’est le cas de ces quatre personnes et que vous soyez chez vous avec votre famille, vous dites quand eux ils sont libres il ne faut pas applaudir, peut-être que vous voulez qu’ils restent en prison. Encore une fois, cela dénote que l’UFDG ne se préoccupe pas de ses proches mais plutôt des privilèges de certains qui sont autour de Dalein », a lancé le vice-président des NFD.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Préparatifs de la Tabaski à Conakry : les citoyens se plaignent de la cherté des prix sur le marché

19 juillet 2021 à 19 07 02 07027

La communauté musulmane de Guinée s’apprête à célébrer l’Aïd El Kebir ou l’Aïd Al Adha (communément appelée fête des moutons ou la fête de Tabaski) ce mardi, 20 juillet 2021. A Conakry, les marchés sont inondés d’habits et d’articles divers pour satisfaire aux nombreux besoins des citoyens. Mais, malgré l’engouement pour cette grande fête musulmane, les commerçants se plaignent de la rareté de la clientèle. C’est le cas au marché Madina où, en dépit la foule qui bouscule dans les étroites couloirs, les vendeurs peinent à écouler leurs marchandises, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce grand centre des affaires de Conakry, l’ambiance qui y règne ce lundi (veille de la fête) n’est apparemment qu’un mirage. C’est une foule de touristes pauvres qui y défile sans répit. Quasiment tout le monde demande les prix des articles (habits, chaussures…), mais rares sont ceux qui sortent l’argent de la poche pour acheter. Ils se plaignent de la cherté des prix. Et, pour ce malien vendeur de bazin, Aboubacar Diakité, les affaires ne bougent pas.

« Cette année il n’y a pas trop de vente par rapport à la fête précédente. La population se plaint de la cherté de la vie et la hausse des prix. Nous nous prenons des bazins à Bamako, cousu et non, pour les revendre ici. Donc, il est important qu’on cherche des bénéfices aussi. Il y a eu des augmentations cette année. Par exemple on vendait le Bazin gaisner l’année dernière à 500.000 francs les 3 mètres. Mais, vu la hausse du prix de Bazin à Bamako, les frais de transport, les taxes…, on est passé de 500 à 600 voire 650.000 les 3 mètres. Il y a d’autres qualités qu’on appelle euro, on vendait à 600 mille avant et 700 mille aujourd’hui. Mais, on a des clients fidèles qui viennent se plaindre, on est obligé de faire des rabais pour eux. Mais, malgré tout, ça ne marche pas vraiment », a-t-il indiqué.

Pour Oumar Sylla, vendeur d’habits indiens et turcs, c’est une période de vache maigre pour les vendeurs. Lui, il a importé beaucoup d’habits, mais les clients ne se bousculent pas à sa porte. Cependant, il admet que les prix ne sont vraiment pas abordables.

« Le mois de ramadan passé était bien par rapport à cette année. Les clients ne viennent pas. Beaucoup ont voyagé et ceux-là qui viennent, parlent de la cherté du prix. Ce n’est pas de notre faute aussi. Ces habits là sont importés. Donc, il y a le problème de taxe qui s’impose à nous. Vous savez chez nous ici tout le monde est habitué au Bazin, c’est pourquoi nous avons envoyé cette marque indienne pour changer un peu de look. Cette veste pour enfants, on l’a vend entre 250 et 300 mille francs », a-t-il dit.

De son côté, Halimatou Kourouma, vendeuse de bazins et d’habits pour enfants, se lamente aussi de la rareté de clients, bien qu’elle arrive à écouler quelques articles.

Halimatou Kourouma, vendeuse d’habits à Madina

« Le plus souvent c’est les habits de la fête de Ramadan que les gens reconduisent pendant la fête de Tabaski par faute d’argent. C’est pourquoi les clients ne viennent pas trop par rapport la fête de Ramadan. Depuis l’arrivée de Covid-19, la situation financière des gens n’est pas aussi bonne. Moi j’achète mes bazins à Bamako et c’est là où il y a eu augmentation, sans parler du transport. Mais, ça va un peu, parce que malgré tout on arrive à se comprendre avec certains clients », a-t-elle indiqué.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : le procureur proteste contre la décision du tribunal

19 juillet 2021 à 18 06 48 07487
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Le procureur de Kankan n’est pas d’accord avec le verdict du tribunal dans l’affaire du décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. Aly Touré dénonce une décision injuste et annonce qu’il va interjeter appel, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans une salle d’audience pleine à craquer que le tribunal correctionnel de Kankan a rendu sa décision ce lundi, 19 juillet 2021, dans cette affaire qui était très suivie depuis le début. Le juge a déclaré les trois agents de santé : Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin-gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme), non coupables des faits d’homicide involontaire pour lesquels ils étaient poursuivis, suite au décès de Marime Kandé, une femme enceinte de 12 semaines qui a rendu l’âme le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Il a requalifié les faits en corruption pour la sage-femme, la condamnant à un an d’emprisonnement et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, le tribunal les a tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit constitué. Une décision accueillie avec surprise et étonnement par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, qui avait requis 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 5 millions de francs d’amende contre Fatoumata Camara, et 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 3 millions de francs d’amende contre Dr Mamady Souaré et Dr Fodé Kaba.

Aly Touré annonce qu’il va relever appel contre cette décision. « C’est une décision très décevante qui ne va pas en droite ligne avec le droit. C’est totalement contraire aux faits. Donc, bien sûr, nous allons user de notre droit que la loi a accordé, notre droit d’appel, parce qu’on n’est pas du tout d’accord  avec la décision que le tribunal a rendue. C’est une décision qui dément tout ce qui a été fait au cours de la procédure, alors que les faits crèvent les yeux. Je ne comprends pas pourquoi le tribunal est allé dans ce sens. Mais comme il est souverain et indépendant, nous aussi, nous allons user de nos droits en relevant appel », a dit le magistrat du parquet.

Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense

Par contre, c’est la joie dans le camp des prévenus. Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense, salue le courage du tribunal. « C’est un sentiment de satisfaction qui nous anime aujourd’hui. Aujourd’hui, il faut remercier ce tribunal qui a eu tout le courage de prendre une telle décision qui s’imposait en la matière, malgré les tracasseries dans la cité. Parce que la population s’est intéressée à ce dossier et la passion était là tout au long de la procédure. Mais ils (les juges) ont été responsables, ils ont pris la décision qui s’imposait. Nous ne pouvons que remercier la justice, car la décision n’est pas fortuite, elle est une décision sage », a réagi l’avocat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Bac 2021 : « les téléphones qui seront saisis seront brûlés », prévient l’IRE de Boké

19 juillet 2021 à 18 06 36 07367

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux session 2021 vont démarrer le jeudi prochain, 22 juillet, en Guinée. Cette année, ce sont les candidats au baccalauréat unique qui vont ouvrir le bal. Et, dans la région de Boké, ils seront 4 956 candidats dont 1 994 filles à affronter les épreuves de cet examen sous l’œil vigilant de 332 surveillants. Ces candidats seront repartis dans 22 centres et occuperont 166 salles de classe, annonce-t-on.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 19 juillet 2021, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, a tenu à mettre en garde les candidats et surveillants qui seront tentés d’envoyer des téléphones dans les centres d’examens.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

« Cette année, le baccalauréat sera suivi de près, parce que des dispositions pratiques ont été prises. Dans chaque centre, il y aura des appareils détecteurs de téléphones. Tous ceux qui portent des téléphones, dès que le délégué arrive à la porte, la machine va signaler le nombre de téléphones dans la salle. Maintenant, quand on prend un téléphone dans une salle, non seulement le porteur du téléphone sera éliminé, mais aussi les surveillants seront éliminés. Tous les téléphones qui seront saisis seront regroupés pour les confier à la justice. Et, dès la fin des épreuves, nous allons les mobiliser ensemble, devant le préfet et devant tout le monde, nous allons mettre de l’essence et les brûler tous. Ça, c’est pour dire halte au vol… Je demande aux candidats d’être sereins et surtout ne pas avoir peur. Ils doivent savoir que le Bac c’est comme les autres évaluations ordinaires. Ils n’ont qu’à laisser les téléphones à la maison pour éviter des faux problèmes. Aux collègues surveillants, nous devons être sincères envers nous-mêmes et envers nos candidats. En tout cas, cette fois-ci, tout surveillant qui sera pris sera poursuivi », a prévenu Moriba Sidibé.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel 628-98-49-38

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Guinée : les syndicats de l’éducation exigent l’annulation d’une décision du MENA

19 juillet 2021 à 18 06 21 07217

A quelques jours du début des examens scolaires, les relations sont tendues entre le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation et les syndicats des enseignants. Ces derniers sont très remontés contre l’annonce faite il y a quelques jours par le ministre Alpha Amadou Bano Barry, relative à leur exclusion du processus d’organisation de ces évaluations nationales. Dans une déclaration publiée ce lundi, 19 juillet 2021, plusieurs structures syndicales ont exigé « l’annulation pure et simple de cette décision pour que les examens se déroulent dans les meilleures conditions ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration lue par Salifou Camara, Secrétaire général de la FSPE (Fédération syndicale professionnelle de l’éducation) :

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

Travail-Justice-Solidarité

DÉCLARATION DU MOUVEMENT SYNDICAL DE L’ÉDUCATION

Camarades travailleuses, Travailleurs du secteur de l’éducation Nationale, de L’Enseignement Technique et de l’Enseignement Supérieur,

Chers Parents d’élèves,

-Considérant les actes de discrimination antisyndicale en violation de la liberté syndicale (convention 87) et les articles 4 et 5 de la convention 151 sur les relations de travail dans la fonction publique ;

-Considérant le fondement du dialogue social comme facteur de la paix prôné par L’OIT,

-Considérant que le tripartisme est d’une nécessité absolue à l’échelle professionnelle, nationale et internationale ;

-Considérant la déclaration du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation lors de sa prise de service comme serment de respect du partenariat entre organisations syndicales de l’Education, de l’APAE et de l’Administration ;

-Considérant la nécessité de faire observer nos examens nationaux par l’ensemble des acteurs du système éducatif selon la vision du chef de l’Etat le professeur Alpha Condé ;

-Considérant la participation active et constructive du mouvement syndical de l’Education aux différents examens;

-Considérant que l’APAE à l’instar des syndicats de l’Education, est une organisation de masses non gouvernementales ;

-Considérant que les articles 39 et 41 de la loi organique N° 027 portant statut des agents de l’Etat, constituent une violation flagrante et notoire du droit du travail et des conventions de l’OIT qui sont supranationales, le mouvement syndical condamne avec la dernière énergie la volonté des autorités du MEN-A à ternir les relations sociales, les clauses de sécurités syndicales et des acquis syndicaux, chèrement acquis au nom de la paix et de la quiétude sociale,

Condamne la volonté manifeste du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation de nuire aux activités syndicales d’une part,

Rappelle que les organisations syndicales des travailleurs ont pour but la promotion des intérêts économiques et sociaux de leurs membres, de participer à des organes paritaires en matières économique et sociale, assurer le respect de la législation, des accords collectifs et de représenter les intérêts individuels devant les autorités administratives d’autre part,

Rappelle que les facilités doivent être accordées aux représentants d’agents publics en vertu de l’article 6 de la convention 151 sur les relations de travail dans la fonction publique,

Exige l’annulation pure et simple de la décision du MEN-A pour que les examens nationaux se déroulent dans les meilleures conditions et invite les autorités du MEN-A à l’implication sans condition de toutes les organisations syndicales de l’Éducation comme par le passé pour le maintien du bon partenariat entre l’administration et le syndicat.

vive l’école guinéenne

vive le mouvement syndical de l’éducation

Ensemble unis et solidaire nous vaincrons

Conakry le 19/07/2021

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Évasion à la maison centrale : 6 responsables suspendus, 4 arrêtés et 2 en fuite

19 juillet 2021 à 18 06 08 07087

Comme on le sait, il y a eu une évasion spectaculaire à la Maison centrale de Conakry la nuit d’avant-hier, samedi, à hier, dimanche 18 juillet 2021. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a ainsi réussi à s’enfuir de la plus grande prison de la République de Guinée.

Dans un communiqué transmis aux médias ce lundi, 19 juillet, le ministère de la justice annonce la suspension de six personnes qui sont soupçonnées de complicité. Il s’agit du régisseur (Colonel Soriba Bangoura), du régisseur adjoint (Amadou Bö Kéita), du gardien-chef (Kerfalla Diaby), du chef de section (Zackaria Savané), du chef de poste (Louis Loua), de l’agent de garde (Malick Cissé). Ces six responsables de la maison centrale sont déjà mis à la disposition de la DPJ (Direction de la police judiciaire). Seulement, le communiqué précise que deux d’entre ont pris la poudre d’escampette : le chef de la section (Zackaria Savané) et l’agent de garde (Malick Cissé).

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce communiqué :

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Lutte contre la traite des personnes : Expertise France signe un accord de partenariat avec la Guinée

19 juillet 2021 à 17 05 08 07087

Expertise France et le Comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (CNLTPPA) sont désormais liés par un accord de partenariat. Cet accord a été signé le jeudi, 15 juillet 2021, à Conakry, sous l’égide de Madame la ministre de l’Action Sociale et de l’Enfance. A travers ce document, les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de combattre efficacement la traite des personnes en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le projet d’appui à la lutte contre la traite des personnes (ALTP) dans les pays du Golfe de Guinée est financé par l’Union Européenne à travers le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique et mis en œuvre par Expertise France à hauteur de 18 millions d’euros, pour une durée de 48 mois. 

Ce projet s’articule autour de quatre axes qui sont : la consolidation de la légitimité ; le leadership et le renforcement des capacités opérationnelles des instances interministérielles de lutte contre la traite des personnes ; le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale ; le renforcement des services spécialisés et des services de droit commun accessibles aux victimes et la dynamisation de la coopération transfrontalière.

La signature de cet accord de partenariat s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée. Elle a été présidée par la Ministre et de l’Action sociale et de l’enfance Madame Aïssata Daffé, les défis du Comité National de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées en Guinée sont énormes. Pour y faire face, la représentante du gouvernement guinéen à cette cérémonie, a préconisé l’implication de toutes les parties prenantes afin d’éradiquer ce fléau.

Hervé Conan, Directeur Général adjoint en charge des opérations d’Expertise France

Selon Hervé Conan, Directeur Général adjoint en charge des opérations d’Expertise France, cette cérémonie « va au-delà des aspects purement formels. Aujourd’hui, cet acte traduit une volonté commune et engagée, celle d’unir les efforts de tous pour contrer ce phénomène qui a des enjeux humains, sociaux, économiques, sécuritaires, et qui expriment la recherche de justice qui anime chacun de nous ».

« La signature d’aujourd’hui est pour nous une étape importante de la dynamique de collaboration fructueuse établie entre nous (Expertise France et le ministère guinéen de l’Action sociale et de l’Enfance), permettant d’initier un nouveau processus de continuité très ambitieux et qui rappelle à chaque partenaire sa responsabilité de s’engager davantage dans l’éradication de ce fléau qui sévit dans la région. Cette occasion confirme aussi le ferme engagement de notre agence à soutenir les efforts des autorités nationales dans le combat universel pour le respect des droits humains et pour garantir la justice et la sécurité aux populations », ajoute Hervé Conan.

C’est la ministre de l’Action sociale et de l’Enfance qui a présidé la cérémonie de signature de cet accord de collaboration. Hadja Aïssata Daffé a mis l’occasion à profit pour remercier Expertise France pour son engagement aux côtés de la Guinée.

Hadja Aissata Daffé, ministre de l’action Sociale et de l’Enfance

« Nous remercions et félicitons d’abord Expertise France pour avoir intégré la Guinée dans ce projet qui est financé par l’Union Européenne. La traite des personnes en Guinée se présente sous plusieurs formes. Nous avons l’exploitation des enfants, il y des femmes qui sont aussi maltraitées. Notre pays sert parfois de transit à certaines personnes qui envoient des enfants en passant par là.

Récemment, on a retrouvé une femme avec 6 enfants venus de la Sierra Leone. Mais on a pu les récupérer et les retourner en Sierra Leone. Et nous avons aussi des enfants qui nous reviennent de la migration qui ont été ramassés dans certains pays de la sous-région, que notre département récupère en collaboration avec l’OIM pour faire le retracement familial et les retourner jusqu’à dans leurs familles. Donc, voilà entre autres les problèmes que nous avons. Et si aujourd’hui Expertise France vient travailler avec notre département de l’Action sociale et de l’enfance, nous ne pouvons que la féliciter et la remercier », a dit la ministre.

 Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : +224622919225 / +224666919225

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Veille de la Tabaski à Conakry : les clients se font rares dans certains salons de coiffure

19 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Les périodes de fête sont souvent des moments de vache laitière pour les salons de coiffure de la capitale guinéenne. La clientèle est abondante et les gérants de ces salons de beauté se font pleines les poches. Malheureusement, cette année, à moins de 24 heures de la fête de Tabaski, nombreux sont les salons qui scrutent encore le route dans l’espoir de voir un client vers un pas vers leurs portes. C’est apparemment une période de vache maigre qui n’enchante personne, même si par endroit on affiche encore un certain optimisme pour les quelques heures qui nous séparent de la fête.

Dans la matinée de ce lundi, 19 juillet 2021, un reporter de Guineematin.com a fait le tour de certains salons de coiffure de Conakry. Et, le constat est quasiment le même partout. Tout le monde se plaint du manque de clients. Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé Dadia (dans la commune de Ratoma), s’est abstenu de spéculer sur le prix des coiffures pour éviter de faire fuir les quelques clients qui tapent encore à sa porte. Il applique toujours le prix d’avant fête, mais les clients ne viennent qu’au compte goutte.

Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé

« Le travail se passe plus ou moins bien en ce moment avec l’arrivée de la fête. Nous espérons gagner un peu d’argent même si l’engouement n’est pas pour le moment le même que les années précédentes. Là nous avons peu de clients à cause certainement de la conjoncture actuelle. D’ailleurs, nous maintenons les prix de coiffure habituels pour ne pas faire fuir nos clients. Mais, comme vous pouvez le constater, on a peu de clients pour le moment. On espère en avoir plus dans l’après-midi », a-t-il dit tout en laissant transparent un certain espoir sur son visage.

Trouvé dans son salon situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Moriba Radrigue Koïlamy affiche le même espoir. Son salon est encore quasiment désert de monde, mais il espère de l’ambiance et une forte affluence dans l’après-midi. Il ne peut pas être sur de gagner le parie, mais sa seule option (à défaut de fermer et rentrer chez lui) est d’espérer des heures meilleures.

« L’afflux de clients, par rapport par exemple à la fête du Ramadan, n’est pas le même. Il y a peu d’engouement cette fois-ci, les clients se font plus rares. Avant, les clients faisaient la queue ici à partir de l’avant veille de la fête. Mais, aujourd’hui, pour le moment ils ne sont pas venus. Il y en aura peut être dans l’après-midi », a indiqué Moriba Koïlamy.

Kady Doumbouya, coiffeuse à Kipé

Cependant, contrairement à nos précédents interlocuteurs, Kady Doumbouya ne se plaint pas de manque de clients. Son salon enregistre déjà quelques visages. Les entrées sont fréquentes, même si le salon n’est pas encore bondé de monde. Elle a grand espoir qu’il y aura d’autres clients avant la fin de la journée. Et, elle dit être prête à les recevoir et à satisfaire leur moindre désir en matière de beauté.

« Par la grâce de Dieu nous avons beaucoup de clients. Nous sommes prêtes et on est prêtes à recevoir d’autres encore », a dit Kady Doumbouya.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622673681

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Aboubacar Soumah en colère contre le ministre Bano : « il est en train de créer des problèmes… »

19 juillet 2021 à 14 02 13 07137

Les syndicats de l’éducation ne sont pas contents de leur exclusion du processus d’organisation des examens nationaux 2021. Plusieurs organisations syndicales évoluant dans le secteur se sont réunies ce lundi, 19 juillet 2021, à Conakry, pour publier une déclaration dans laquelle elles protestent contre cette décision du ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation. A cette occasion, le secrétaire général du SLECG (Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) a pris la parole pour dénoncer la façon dont le Pr Alpha Amadou Bano Barry gère le secteur éducatif guinéen. Selon Aboubacar Soumah, le ministre est en train d’aggraver les problèmes qui gangrènent ce secteur, au lieu de les résoudre.

« À l’avènement de notre ministre actuel, on a pensé qu’il était venu avec des solutions, mais nous avons constaté le contraire. Aujourd’hui, il est en train de créer des problèmes dans le secteur de l’éducation. Vous voyez comment il est en train d’organiser les examens : jusqu’à présent, les enfants ne sont pas rentrés en possession de leurs emplois du temps, les centres d’examen sont réduits. Tout cela pour réduire le nombre de délégués, pour réduire le nombre de surveillants. Nous les enseignants, cette phase d’évaluation des enfants est une phase pour nous d’avoir quelque chose. Quelque chose nous permettant de traverser les vacances. Mais, ce sont ces avantages-là qu’il est en train de nous arracher.

Aujourd’hui, si tu ne donnes pas de l’argent, on ne te prend pas pour surveiller. Si tu ne donnes pas de l’argent, on ne te prend pas pour la correction. On a pensé qu’il était venu pour corriger ça, mais ça s’est plutôt aggravé. La manière dont il est en train d’organiser les examens, on n’a jamais vécu cela auparavant. Il a retiré l’organisation des examens dans les mains de la structure qui est chargée de le faire, tout est géré maintenant par le MENA. Ce qui n’est pas normal. Chacun doit jouer son rôle. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ça », a déploré Aboubacar Soumah, avant d’appeler les structures syndicales à prendre leurs responsabilités pour défendre les intérêts des enseignants.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com 

Tel : +224 622 07 93 59

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Vers la Tabaski à Kankan : cherté du prix du mouton au parc de Sasangbré

19 juillet 2021 à 13 01 47 07477

Dans moins de 24 heures, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer l’Aïd El Kebir ou l’Aïd Al Adha (communément appelée fête des moutons). Et, pour cette célébrer cette grande fête musulmane, de nombreux guinéens prennent d’assaut les parcs de bétails dans l’espoir d’acheter un bœuf ou tout au moins un bélier à immoler après la grande prière. Mais, la préfecture de Kankan (dans la région de la Haute Guinée), le prix des bœufs est exorbitant. C’est à coût de millions qu’un seul simple mouton se négocie au parc à bétails de Sasangbré. Et, compte tenu de cette cherté des prix, les clients se font rares. Ce, au grand dam des vendeurs, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Dans ce parc situé dans la commune urbaine de Kankan, les clients ne se bousculent pas. Et, parmi ceux qui y viennent, rares sont ceux qui achètent un bœuf ou un mouton. Le prix est exorbitant, il est largement au dessus des moyens du guinéens lambda. Un mouton se vend jusqu’à 2 millions 500 mille francs guinéens.

Alpha Mamoudou Samaké, client

« Les moutons coûtent très cher. L’année dernière, j’ai acheté un bélier à 1500000 francs. Mais, cette année, j’ai acheté la même qualité à 2000000 de francs guinéens. Au début, ils (les vendeurs) m’ont dit que c’est 2500000 francs », a témoigné Alpha Mamoudou Samaké, un client rencontré sur placé.

Cependant, du côté des vendeurs de bétails, on justifie cette cherté des prix par les difficultés d’approvisionnement (en république du Mali) et les frais de transport et de douane.

Alpha Kabinet Bayo, vendeur de bétails

« Les bétails sont devenus très cher au Mali. C’est au Nord du Mali qu’on prenait les bétails, mais vous savez qu’il y a instabilité là-bas depuis quelques temps maintenant. C’est pourquoi le peu qui provient de ce pays est très cher aujourd’hui. A cela s’ajoute les frais de la douane qu’on paye à la frontière », s’est défendu Alpha Kabinet Bayo, un des vendeurs de bétails à Sasangbré.

De son côté, le président des vendeurs de bétails de Sasangbré, Ibrahima Bérété, expliqué cette cherté des prix par la dévaluation du francs guinéens face au franc CFA. Et, il se plaint du manque de client dans ce parc bondé de bétails, mais quasiment désert de monde.

Ibrahima Bérété, président des vendeurs de bétails de Sasangbré

« Il y avait plus de monde l’année dernière que cette année en même période. Nous constatons une baisse de la clientèle. Nous savons que c’est à cause du prix de bétails, il y a eu de l’augmentation par rapport au prix de l’année dernière. Il ne faut pas que les gens pensent qu’on s’enrichit sur le dos des citoyens. Chaque année, il y a augmentation du franc CFA. Actuellement, 5000 francs CFA est égal à 92 000 francs guinéens. Donc, nous vendons le bétail en fonction du prix du CFA », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Concours IDIMI : ABLOGUI récompense ses lauréats à Conakry

19 juillet 2021 à 12 12 51 07517

L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a procédé le vendredi dernier, 16 juillet 2021, à la remise trois prix aux lauréats du concours de son projet « IDIMI ». Il s’agit d’un projet qui donne de l’opportunité aux jeunes qui ont des idées innovatrices à les présenter au public afin qu’ils puissent avoir des soutiens financiers.  La cérémonie de remise des prix a eu lieu dans un réceptif hôtelier à Conakry. C’était en présence des membres du jury, du représentant de l’ambassade de France et des amis et parents des heureux bénéficiaires, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les lauréats ont obtenu des chèques dont les montants varient de 2 millions à 7 millions de francs guinéens. Cette modeste manne financière devrait ainsi permettre la concrétisation de leurs différentes idées en projet. Le président de l’ABLOGUI, Mamadou Alpha Diallo, assure que ce 20 jeunes qui ont été sélectionnés sont une sorte de vitrine, mais aussi des ambassadeurs pour la jeunesse guinéenne. Et, il promet d’ailleurs d’organiser une exposition avec leurs photos, leurs idées pour enfin en faire une source d’inspiration pour d’autres jeunes du pays.

Mamadou Alpha Diallo, président de l’ABLOGUI

« Le projet IDIMI qui veut dire : j’ai dit (en langue Kissi), est un projet qui vise à donner la parole à la jeunesse guinéenne. Nous savons tous que dans notre pays, nous avons une partie importante de la population qui est constituée de jeunes. Mais parfois, on a l’impression que ces jeunes ne sont pas suffisamment entendus. Et donc, cette initiative-là a pour objet de vraiment leur donner la parole pour qu’ils expriment, à travers des idées, leur vision du pays et aussi qu’ils proposent des solutions face aux défis auxquels le pays est confronté. C’est pourquoi on a organisé un concours. Nous avons lancé un formulaire en ligne. 200 jeunes ont postulé. Parmi ces 200, nous avons sélectionné pour la phase finale du concours 20 jeunes. Ces jeunes ont compéti ici et nous avons finalement attribué trois prix. Ces 20 jeunes qui ont été sélectionnés, pour nous c’est une sorte de vitrine, ce sont des ambassadeurs pour la jeunesse guinéenne. Et, nous allons organiser une exposition avec leurs photos, leurs idées ; et, nous allons inviter d’autres jeunes pour qu’ils viennent s’inspirer » expliqué Mamadou Alpha Diallo.

Parmi les trois lauréats de cette première édition du concours IDIMI, c’est  Oumou Kaïry Baldé, qui a occupé la 1ère place. Elle a bénéficié d’un chèque de 7 000 000 de francs guinéens. Un motif de joie et de motivation pour elle.

Oumou Kaïry Baldé, lauréate du 1er Prix du Concours IDIMI

« L’émotion est très énorme. Je suis très contente de l’initiative et je m’en vais remercier les organisateurs et toutes les personnes qui ont accepté d’accompagner l’initiative afin d’inviter les jeunes autour des thématiques assez intéressantes qui peuvent quelque part résoudre certains problèmes que nous rencontrons dans la société guinéenne. Je suis en train de concrétiser l’idée en projet et de créer une plateforme du commerce pouvant connecter les femmes agricultrices de Guinée, afin de les aider à trouver plus de marché, réduire les pertes qu’elles enregistrent et les ventes dérisoires qu’elles font. Ce prix, je vais le mettre dans mes activités. Je suis en train de passer à l’étape de prototypage de mon projet. Donc, j’ai besoin de fonds. Ces 7 millions seront consacrés à mes activités, » a-t-elle indiqué.

De son côté, pour avoir occupé la deuxième place de ce concours, Ismaël Nabé a reçu 4 millions de francs guinéens. Et, il promet de les utiliser à bon escient dans le cadre de la matérialisation de son projet.

Ismaël Nabé, lauréat du 2ème prix concours IDIMI

« C’est un grand plaisir en parlant de ce prix. On va dire que ça montre aux enfants qu’il y a des gens pour écouter les jeunes guinéens. Parce qu’il y a des millions, au-delà de moi, qui ont des idées plus radieuses et innovantes. Mais, ils n’ont pas toujours la latitude, des espaces ou des plateformes comme ce qu’ABLOGUI a fait pour les permettre d’exprimer leurs idées. Alors, cette chance nous a été accordée, je pense qu’il était important pour nous de donner le meilleur de nous-mêmes pour vraiment être écouté pertinemment. Tous ceux qui ont perdu n’ont pas démérité et ceux qui ont gagné aussi ne sont pas les plus méritants. Je pense qu’ici, c’est la force des idées qui a parlé. Je pense que je  vais utiliser à bon escient cette somme dans le cadre de la matérialisation de ce projet », a dit Ismaël Nabé.

Pour sa part, la troisième de ce concours IDIMI, Simonne Koumba Camara, lauréate du 3ème prix Concours IDIMI, a fait savoir que c’est grâce à sa persévérance qu’elle a bénéficié de ce prix. 

Simonne Koumba Camara, lauréate du 3ème prix Concours IDIMI

« Je déborde de joie, je remercie les initiateurs, ABLOGUI et tous ses partenaires. Merci vraiment de donner la chance à la jeunesse guinéenne de s’exprimer. Là, on sent que nos jeunes ont du talent. L’idée qui m’a mené à gagner ce prix, c’est la contre les adductifs à la pâte d’arachide dans la commune urbaine de Kankan. Je suis transformatrice, j’encadre les femmes transformatrices ; et, si je vois une telle pratique qui n’est pas bonne pour la santé des consommateurs, je dois lutter contre ça.  Au début je n’ai pas considéré, j’ai postulé à la hâte. Et certaines personnes m’ont découragé, que la pâte d’arachide n’est pas un produit important. C’est une mission et ça me passionne déjà» a-t-elle indiqué.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Agriculture : remise d’intrants agricoles aux producteurs de maïs de Siguiri

19 juillet 2021 à 11 11 26 07267

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la production du maïs en Guinée, le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG) a procédé au lancement de son ‘’sous-projet intégré maïs (PIM) à Siguiri, le samedi dernier, 17 juillet 2021. Et, à cette occasion, le PDAIG a procédé à la remise d’intrants agricoles à quinze (15) producteurs de maïs de Siguiri en guise d’encouragement dans la poursuite de la production du maïs dans cette partie de la Guinée. Cette remise s’est déroulée en présence du président de la chambre préfectorale d’agriculture et des représentants de la fédération des unions des producteurs de maïs de la Haute Guinée (FUPROMA/HG), rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

C’est le siège de la mairie de Siguiri qui a servi de cadre à la cérémonie de remise officielle de ces intrants agricoles aux producteurs de maïs de la préfecture. Et, pour le président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri, Sékou Gackou, ce don est un geste d’encouragement visant à inciter les producteurs de maïs à fournir plus d’efforts dans la culture du maïs.

Sékou Gackou, président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri

« Le projet de développement intégré de Guinée vient de nous offrir, à travers nos vaillant producteurs de la filière de maïs, de grands stocks d’intrants en vue du renforcement de leur capacité productive d’une part et d’autre part améliorer les productions et la productivité de la culture du maïs en Guinée. Cette initiative salvatrice découle des idées prônée par le professeur Alpha condé à travers les politiques et plans nationaux dont le PNDA, le PNDES. La filière maïs devient de nos jours une filière incontournable, parce que le maïs est la denrée la plus convoitée, tant au niveau des hommes qu’au niveau des volailles et autres animaux. Cela pour interpeller nos grands producteurs à multiplier d’effort ; car, de par ce geste, nous comprenons qu’ils sont parmi les vrais acteurs du monde agricole », a indiqué Sékou Gackou.

Le PDAIG est un projet financé par la Banque Mondiale. Il est en phase pilote ; et, pour ce premier temps, ce ne sont que quatre préfectures de Guinée qui sont concernées. Et, à en croire Bakary Touré, le coordinateur du sous-projet intégré maïs, une nouvelle variété de maïs d’une rentabilité de 8 à 10 tonnes à l’hectare sera expérimentée par les agriculteurs.

Bakari Touré, coordinateur du sous-projet intégré maïs

« Le projet de développement intégré de Guinée vous remercie de votre mobilisation massive pour accueillir ces intrants agricoles… C’est au vue du grand rôle que joue le maïs dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui menace notre pays, qu’un programme spécial fut créé, celui du programme intégré de maïs. Ce programme servira de phase dans quatre préfectures cibles dont Dinguiraye, Mandiana, Siguiri et Labé de par l’introduction d’une nouvelle variété améliorée appelée KABAMANO. Sa rentabilité est de 8 à 10 tonnes par hectares dans la mesure où tout le paquet technologique est utilisé », a expliqué Bakary Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : les médecins jugés non coupables

19 juillet 2021 à 11 11 10 07107

C’est un ouf de soulagement pour les agents de santé poursuivis en justice suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. A l’issue de leur procès, la justice a conclu qu’ils ne sont pas coupables des faits d’homicide involontaire qui leur étaient reprochés. Le verdict est tombé ce lundi, 19 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs semaines de détention à la prison civile de Kankan, Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin) et Fatoumata Camara (sage-femme), recouvrent leur liberté. Le tribunal de première instance de Kankan a estimé que les trois agents de santé ne sont pas responsables de la mort de Mariame Kandé, une femme enceinte de 12 semaines, qui est décédée le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Seule la sage-femme a écopé d’une condamnation (moins lourde que celle qu’elle encourait) dans cette affaire. Le tribunal a requalifié les faits d’homicide involontaire en corruption pour lesquels elle était poursuivie en corruption (parce qu’elle avait réclamé un montant de 700.000 francs à la famille de Mariame Kandé comme frais des soins). Pour cela, elle a été condamnée à un an d’emprisonnement assorti de sursis et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, ils ont été tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué.

Le décès de Mariame Kandé avait suscité une vive indignation en Guinée.  Ce qui avait amené le gouvernement à faire un communiqué pour annoncer la suspension du médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente, et leur mise à disposition de la police pour des fins d’enquête. Au terme de l’enquête préliminaire, Dr Mamady Souaré et Fatoumata Camara ont été inculpés pour homicide involontaire et placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kankan. Quelques plus tard, Dr Fodé Kaba, un autre médecin en service dans ce centre hospitalier a été également inculpé et placé en détention préventive.

Au cours de leur procès, les prévenus ont tous nié les faits mis à leur charge, assurant n’avoir aucune responsabilité dans le décès de cette femme enceinte. Mais le procureur de la République près le TPI de Kankan, Aly Touré, n’a pas été convaincu par leurs explications. Il avait demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire et de condamner la sage-femme à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 5 millions de francs d’amende, et les médecins à 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 3 millions de francs d’amende.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Hawa Diallo abandonne son bébé à Dinguiraye : « j’ai eu peur d’aller avec lui chez mes parents »

19 juillet 2021 à 10 10 53 07537

Mariée et âgée d’une trentaine d’années, Hawa Diallo a tenté d’abandonner son bébé dans une concession dans le secteur Fougoah (relevant du quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Dinguiraye). L’acte s’est produit hier, dimanche 18 juillet 2021, aux environs de midi. Arrêtée et envoyée à la police peu après son acte, la jeunes maman a dit avoir abandonné son bébé de deux semaines par peur de le ramener chez ses parents et chez son mari…

Hawa Diallo a clairement indiqué que son mari n’est pas le père de cet enfant (une fille). Et, pendant toute la période de sa grossesse, aucun membre de sa famille ne s’est rendu compte de son état. Elle n’était même pas avec ses parents et son mari durant cette période de sa vie. Elle se trouvait loin, très loin d’eux, dans une mine d’or à Siguiri. Et, quand elle a décidé de rentrer chez elle, elle a jugé utile d’abandonner son enfant dans une concession pour éviter d’être réprimandée par ses parents et son mari. C’est alors qu’elle est allée déposer son bébé dans la concession de monsieur Ibrahima Diakité, un maitre coranique. Mais, son plan n’a pas marché, elle a été très vite démasquée, arrêtée et mise à la disposition de la police.

« C’est aux environs de midi, pendant que j’étais à la boutique et que ma femme était à la cuisine que la jeune dame, Hawa Diallo, est entrée dans notre concession pour déposer son bébé à la rentrée de la concession avant de tenter de s’en fuir. Ma femme est sortie de la cuisine et a aperçu le bébé emballé pleurait. D’abord, elle avait cru que c’était notre bébé. Elle est venue voir et elle a compris que ce n’était pas le nôtre. Elle m’a appelé pour m’informer et j’ai  directement appelé la dame qui venait juste de me dépasser pour qu’elle revienne prendre son bébé. Mais, elle a nié, disant que ce n’est pas son bébé. Quand j’ai insisté, elle a sorti son téléphone et a appelé un motard qui est venu la prendre pour tenter de s’en fuir. C’est ainsi que j’ai appelé mon grand frère Moussa pour l’informer. Il a pris sa moto et  nous les avons poursuivis. Lorsque nous sommes arrivés à leur niveau, le motard s’est arrêté et elle est descendue de la moto. C’est là que nous l’avons prise et elle a finalement reconnu que c’est son enfant. Nous avons informé la police qui est venue la prendre pour l’envoyer au commissariat », a expliqué Ibrahima Diakité.

A la police, Hawa Diallo a reconnu les faits d’abandon d’enfant qu’on lui reproche et elle a expliqué les raisons qui lui ont conduit à tenter de se débarrasser de son pauvre enfant.

« Elle a laissé entendre qu’elle est mariée à Conakry par un homme de Pita pour lequel elle a fait deux enfants. Mais, depuis un an, elle est en séparation de corps avec ce dernier. C’est pourquoi, elle a quitté Conakry pour Siguiri chez sa marâtre. Et, c’est au cours de son séjour dans cette zone aurifère qu’elle a rencontré un orpailleur dont elle est tombée amoureuse. C’est ce dernier qui l’a enceinté ; et, lorsqu’elle lui a informé de sa grossesse, il a coupé tout contact avec elle. Cet orpailleur a déménagé et a même changé de numéro de téléphone. Ainsi, de peur que sa marâtre ne soit informée de son état, elle s’est cachée et est allée se réfugier dans une autre famille où elle est restée jusqu’à ce qu’elle ait accouché le 30 juin dernier. Elle a alors décidé de rentrer chez ses parents à Conakry. Mais, elle a décidé de se débarrasser de son enfant avant d’aller à Conakry. Elle a donc déplacé une moto jusqu’à Dinguiraye où elle a abandonné sa fille de deux semaines dans la concession du maitre coranique Ibrahima Diakité », a expliqué le commissaire central Souleymane Diakité.

À la police, Hawa Diallo a précisé avoir agi ainsi pour éviter d’être réprimandée ou au pire d’être rejetée par ses parents et son mari.

« Ce n’est pas dans l’intention de faire du mal au bébé. C’est la raison pour laquelle je l’ai emmenée dans une famille. Sinon, je pouvais le tuer ou le jeter en pleine brousse. Mais, c’est parce que j’ai peur d’aller avec le bébé chez mes parents et je ne veux pas que mon mari sache que j’ai fait un enfant là où j’étais… », s’est-elle défendue.

A noter qu’après son audition à la police, Hawa Diallo a finalement été déférée à la justice.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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La justice pénale internationale et l’Afrique : la Guinée pour illustration

19 juillet 2021 à 10 10 10 07107
Dr. Thierno Souleymane Barry, professeur de droit et Avocat à la Cour

Libre Opinion : Comme le 17 juillet de chaque année, la Journée mondiale de la justice pénale internationale commémorant l’adoption du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI) a été célébrée le samedi dernier, 17 juillet 2021. Dès ses débuts en 2002, un climat de tension, qui tend à s’estomper aujourd’hui, s’est instauré entre l’institution et l’Afrique, zone réceptacle de crimes entrant dans la compétence de la CPI. Ainsi, serait-t-il nécessaire de présenter l’institution et les potentialités qu’elle représente dans la lutte contre l’impunité dans ce continent, particulièrement dans notre pays, la Guinée.

La CPI : une juridiction pénale internationale permanente

Tirant les leçons des tribunaux pénaux internationaux ponctuels, limités dans l’espace et le temps et fonctionnant sur la base de leur primauté et les difficultés qu’elle génère, les plénipotentiaires des Etats ont adopté le Statut de Rome le 17 juillet 1998. La CPI est l’unique juridiction pénale permanente de l’histoire de l’humanité. Elle est née des expériences des Tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo crées le lendemain de la Deuxième guerre mondiale et des Tribunaux pénaux internationaux du Rwanda et de l’Ex-Yougoslavie et surtout des efforts des universitaires, des Ongs et de certains Etats progressistes. Elle est chargée de juger les crimes les plus graves affectant l’humanité : crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime de génocide et crime d’agression. Organisation internationale fondée sur un traité, les Etats y adhèrent volontairement.

Les potentialités offertes par la CPI dans la lutte contre l’impunité en Afrique

Puisqu’au départ, la plupart des affaires pendantes devant la CPI concernaient l’Afrique, plusieurs voies se sont élevées pour suspecter l’institution d’être seulement dirigée pour réprimer les responsables africains. On a en mémoire la prise de position de l’Union africaine encourageant les Etats africains à dénoncer le Statut de Rome et sortir de l’institution. Cependant, en dépit de son imperfection, avec la diversification des affaires de la CPI touchant d’autres zones du globe et les récents développements dans les affaires concernant le Congo et la Côté d’Ivoire, on se rend compte qu’il s’agit bel et bien d’une institution pénale internationale jugeant à charge et à décharge les crimes internationaux, peu importe la nationalité de ses auteurs. Pour ne pas avoir à faire avec la CPI, il suffit simplement de se garder de commettre les crimes entrant dans sa compétence et lorsque ces crimes sont commis dans le sol d’un Etat africain, qu’ils ne sombrent dans l’impunité. 

La justice pénale internationale et Guinée

La Guinée est partie au Statut de Rome depuis le 14 juillet 2003. Les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 sont qualifiés de crimes contre l’humanité et entrent dans la compétence de la CPI qui a placé l’affaire sous examen préliminaire en phase 3 (recevabilité). Après instruction et épuisement des voies de recours, le pool des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Dixinn a renvoyé l’affaire pour être jugée depuis 2017. La responsabilité de juger appartient à la justice guinéenne et à défaut, la CPI demeure compétente. En termes simples, au vu des lenteurs de procédure, nécessaires au début mais inexplicables aujourd’hui, le risque est grand de voir ce dossier devant la juridiction pénale internationale compétente, la CPI. Faudrait-t-il alors, accuser la CPI d’ingérence ou de reconnaitre le manque de volonté du pays à faire face à ses obligations librement consentis en vertu du Statut de Rome ?

Pour terminer, la CPI a encore des beaux jours devant elle tant et aussi longtemps que les crimes graves vont continuer à se perpétrer en toute impunité. Des mécanismes juridictionnels nationaux efficaces réprimant ces derniers dans le cadre du principe de la complémentarité inscrit aux articles 1 et 17 du Statut de Rome donnant priorité aux juridictions nationales constituent le salut.

-Juris Guineensis No 9.                                                            Conakry, le 17 juillet 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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Dr Abdoulaye Diallo : « il faut dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010… »

19 juillet 2021 à 10 10 01 07017
Dr Abdoulaye Diallo Ballal Koyin, président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD)

Que faut-il faire pour réussir le dialogue politique et social en Guinée ? Dr Abdoulaye Diallo, alias Ballal Koïn, président du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD), a répondu à cette question au cours d’une conférence de presse animée le samedi, 17 juillet 2021, à Conakry. L’opposant indique qu’il faut tout d’abord dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010 et libérer tous les prisonniers politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A l’image de la plupart des partis politiques d’opposition, le Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) n’est pas séduit par le cadre de dialogue politique et social, mis en place il y a quelques mois et qui tarde toujours à démarrer. Le président de cette organisation politique trouve en effet qu’il n’y a aucune lisibilité sur cette initiative présidentielle. « On a parlé de dialogue, mais on n’a pas désigné les acteurs. Il n’y a pas d’ordre du jour, il n’y a pas d’objectifs. Donc, c’est un slogan qui ne va aboutir à rien. Alors les gens ne peuvent se lancer dedans comme ça », a déclaré Dr Abdoulaye Diallo, alias Ballal Koïn.

Pour que ce cadre de dialogue puisse réussir, l’opposant estime qu’il y a des préalables à résoudre. « Aujourd’hui, pour qu’on aille à un dialogue inclusif et participatif, il faut dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010, libérer tous les détenus politiques, dépassionner le débat et dire ce qu’ils (les tenants du pouvoir) veulent. Ils veulent de la réconciliation nationale ? D’accord, qu’ils montrent l’exemple, qu’ils appellent les partis politiques et on se concerte en faisant un bon discours sur le dialogue. On va faire des plénières et des commissions et ça marche », a dit le président du MSD.

Dr Abdoulaye Diallo Ballal Koyin, président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD)

Par ailleurs, ce mouvement politique a donné sa position par rapport à la reprise prochaine des manifestations de rue, annoncée par l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays).  « Nous au MSD, nous disons que comme les responsables de l’UFDG finissent toujours par accepter ce qu’ils ont refusé au début, nous ne sommes pas dans la position d’accepter leurs manifestations. Parce qu’il y a trop de pertes en vie humaine et des dégâts matériels qui résultent de ces manifestations. Donc, ils n’ont qu’à trouver une autre forme de protestation qui ne soit pas des manifestations de rue.

Ils ont assumé ici une fonction sans rang protocolaire, qui est le chef de file de l’opposition. Ils ont participé à une Assemblée nationale la plus médiocre de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont toujours accompagné le RPG quand ils étaient à l’Assemblée nationale. Maintenant ils disent qu’ils vont manifester, mais manifester pourquoi ? En tout cas, nous, nous sommes fatigués. Ces gens-là ont manifesté ici depuis 2010, mais leurs manifestations n’ont rien apporté de positif. Donc, ils doivent arrêter », a lancé Dr Abdoulaye Diallo dit Ballal Koïn. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

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Reprise des manifestations : le conseil de l’imam Mansour Fadiga à Cellou Dalein et Alpha Condé

19 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Elhadj Mansour Fadiga, imam de la grande mosquée de Nongo

Comme on le sait, malgré la libération des 4 responsables de l’UFDG, plusieurs dizaines d’autres croupissent toujours en prison depuis bientôt neuf mois. Pour exiger la libération de ces compatriotes emprisonnés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020, le principal parti de l’opposition guinéenne menace de reprendre les manifestations de rue dès la fin des examens nationaux de fin d’année scolaire. 

Interrogé récemment sur la question dans l’émission la « Grande Interview » de Guineematin.com, Elhadj Mansour Fadiga, premier imam de la Mosquée Bilal de Nongo, a dit avoir déjà donné au président de l’UFDG un autre conseil. Le guide religieux avait profité d’un passage de Cellou Dalein Diallo, qui était allé prier dans sa mosquée, pour lui demander de changer de stratégie… 

« J’ai souvent eu des leaders politiques qui sont venus prier dans ma mosquée. Pas plus tard qu’un an, mon frère, le président Cellou Dalein Diallo est venu prier chez moi. Ce jour, le conseil que j’ai eu à lui donner c’était de changer de fusil d’épaule. Parce que chez nous ici, rares sont des manifestations qui se terminent sans effusion de sang des innocents. Je lui ai dit, comme il en est ainsi, il faut changer de stratégie de lutte. Donc, si j’entends encore qu’ils veulent sortir, je leur dirai de faire attention. Parce que ce sont les innocents qui vont encore perdre leurs biens, voire leurs vies. J’invite aussi le pouvoir à faire tout pour apaiser la situation. Quand Dieu a décrit ses bons serviteurs, il a dit que c’est des gens qui savent pardonner. Celui qui est au pouvoir, c’est à lui on demande pardon… », a notamment dit Elhadj Mansour Fadiga.

Interrogé sur sa position par rapport au changement de la Constitution de 2010, le chef religieux a été on ne peut plus clair… « Je n’étais pas d’accord pour le changement de la constitution. J’avais même fait une déclaration le 1er mars 2020 qui a fait le tour des médias. Là où j’ai invité le chef de l’État à ne pas changer la constitution. Je lui ai rappelé que quand le président Lansana Conté voulait changer la constitution, vous l’aviez critiqué. Vous n’étiez pas d’accord. Donc, à votre tour, vous ne devrez pas le faire. En tout cas, moi, je ne suis pas d’accord. Et, je suis fier de l’avoir fait. Car, pour moi, je me suis acquitté de mon devoir devant le peuple et devant Dieu. Je ne sais pas ce qui va se passer par la suite », a rappelé Elhadj Mansour Fadiga. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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SMD/NORDGOLD POURSUIT ES ACTIONS EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTE

19 juillet 2021 à 8 08 19 07197

La Société Minière de Dinguiraye SMD, filiale du groupe Nordgold, un des acteurs miniers du pays, s’investit dans l’amélioration des conditions de vie des communautés environnantes.

A ce titre, elle a effectué encore des dons et assistances sur fonds propres pendant ces six premiers mois de l’année 2021 et s’est projetée pour le reste de l’année à travers son planning annuel pour un montant global de HUIT MILLIARDS SEPT CENT QUATRE VINGT DIX SEPT MILLIONS SEPT CENT QUATRE MILLES SEPT CENT QUATRE VINGT SEIZE FRANCS GUINEENS (8,797,704,796 GNF).

A mi-parcours, de Janvier à Juin 2021, cinq milliards cent vingt-cinq millions quatre cent vingt-neuf mille neuf cent vingt-six francs guinéens (5,125,429,926 GNF) ont déjà été investi en faveur de la communauté dans les domaines ci-après :

  1. Développement des infrastructures sociales de base : 1,018,130,000 GNF 

Dix forages, rénovation d’un bâtiment du collège de Léro, électrification du centre de santé amélioré de Siguirini.

  • Formation et renforcement des capacités :

L’éducation de la jeune est le moteur du développement aujourd’hui. L’appui de ce secteur permet plus tard d’avoir de la main d’œuvre qualifiée qui favorise la promotion du contenu local. La SMD investit 229,750,000 GNF pour atteindre cet objectif en faveur des communautés. En plus de la construction d’un Lycée moderne d’excellence à Léro (R+2) l’année dernière pour plus de 2 milliards GNF, la SMD compte construire cette année une école professionnelle des Métiers dans la sous-préfecture de Siguirini pour environs 2 milliards GNF.     

  • Gestion du programme, Sponsoring et Mécénat : 527,250,000 GNF 

Les assistances en terme d’accompagnement et de la valorisation des mœurs et coutumes de la communauté riveraine et des activités juvéniles ne sont pas en marge de la vision de la SMD.

  • La compensation des domaines agricoles : 3,350,299,926 GNF 

En six mois d’activités, la SMD a déboursé ce montant dans le cadre des compensations des terres touchées par ses opérations.

  • Projets planifiés et en cours   

De Juillet à Décembre 2021, ces derniers mois seront consacrés à la construction de l’école professionnelle des métiers pour la communauté de Baraka pour 200 000 USD et le siège de la Gendarmerie de Siguirini pour 250 millions GNF.

Le chantier de la construction du siège de la gendarmerie à Siguirini dans la préfecture de Siguiri avancement et sera bientôt disponible pour les bénéficiaires.

Du Coté de Dinguiraye, l’Ecole Primaire de Mamoudouya dans Diatifère qui a été récemment endommagée par une tornade sera bientôt rénovée par la SMD pour la rentrée scolaire prochaine.

La SMD/NORDGOLD au service de la communauté locale

COMMUNICATION EXTERNE SMD

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Maison centrale de Conakry : 3 complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy arrêtés

19 juillet 2021 à 8 08 12 07127

Une évasion assez curieuse a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021, à la Maison centrale de Conakry. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a réussi à s’enfuir de la grande prison de Guinée. Plusieurs personnes, soupçonnées être ses complices ont été interpellées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Sidy Diallo

Selon nos informations, Mohamed Sidy Diallo réussit à s’évader de la Maison centrale de Conakry, un endroit pourtant très sécurisé. Son absence a été constatée dimanche matin, alors qu’il avait répondu à l’appel lors du contrôle effectué en début de soirée du samedi. Une évasion qui laisse beaucoup d’interrogations et des soupçons de complicité, surtout que rien n’a été cassé pour lui permettre de sortir.

Et trois responsables de la prison : le régisseur adjoint, le gardien principal, le gardien chef adjoint, plus un agent de la garde pénitentiaire ont été identifiés comme étant ses complices présumés. Les trois premiers ont été interpellés et le dernier, lui, est pour l’heure introuvable, a-t-on appris. Selon le Contrôleur général Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale, les personnes interpellées seront présentées au directeur central de la police judiciaire, ce lundi 19 juillet.

Mohamed Sidy Diallo était détenu depuis avril 2021 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre.

A suivre !

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