Kankan : un présumé voleur de moto échappe à un lynchage au grand marché

16 juillet 2021 à 22 10 32 07327

Dans l’après-midi de ce vendredi, 16 juillet 2021, un jeune homme a été sévèrement battu par une foule en colère au quartier Kabada II, dans la commune urbaine de Kankan. La victime aurait été surprise en train de voler une moto au grand marché.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que ce présumé voleur a été attrapé au grand marché. Une foule s’est déchaînée sur lui en le rouant de coups pendant quelques minutes. Mais, il réussit à s’extirper de la foule et à s’enfuir. Seulement, il sera très vite rattrapé non loin de là par un groupe de jeunes déterminés à lui régler ses comptes. Il a été passé à tabac de nouveau et laissé pour mort devant un atelier de couture à quelques microns de l’école primaire de Kabada II.

« On m’a appelé pour dire qu’il y a un jeune couché devant notre concession. J’ai informé les autorités de la nouvelle. J’ai aussi informé la police. Le numéro de l’ambulance ne passe pas », a indiqué Alpha Mamoudou Kaba.

Aux dernières nouvelles, ce présumé voleur se trouverait à l’hôpital régional de Kankan où il a été évacué depuis quelque temps par une ambulance.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Guinée : liberté surveillée pour Ousmane Gaoual, Cellou Baldé, Chérif Bah et Abdoulaye Bah

16 juillet 2021 à 22 10 08 07087

C’est un ouf de soulagement pour les familles des quatre prisonniers politiques guinéens. Le régime Alpha Condé vient d’accorder une liberté conditionnelle à Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah et Abdoulaye Bah pour des raisons de santé. La décision a été annoncée dans la soirée de ce vendredi, 16 juillet 2021, au JT de la télévision nationale.

Les quatre cadres de l’UFDG sont toujours astreints à plusieurs obligations et ils sont interdits de sortir de Conakry, la capitale guinéenne.

À suivre !

Lire

Le maire de Siguiri désavoue le préfet : « je ne reconnais pas sa décision »

16 juillet 2021 à 19 07 33 07337

Le maire de Siguiri s’oppose à l’installation d’un nouveau conseil de district à Dankakoro par le préfet de Siguiri. Elhadj Koumba Sékou Magassouba annonce qu’il ne reconnaît pas cette décision de l’autorité préfectorale, qui « n’a pas cette compétence ». Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce vendredi, 16 juillet 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le torchon brûle entre le préfet de Siguiri et le maire de la ville. Les deux autorités s’opposent autour du renouvellement du conseil de district de Dankakoro, localité relevant de la commune urbaine. Le colonel Moussa Condé a décidé de nommer les nouveaux dirigeants et de les installer, sans consulter Elhadj Koumba Sékou Magassouba. Et ce dernier rejette catégoriquement cette décision, rappelant que c’est à lui qu’il revient d’installer un conseil de district relevant de sa juridiction.

Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de Siguiri

« Les sages de Dankakoro m’ont officiellement saisi à travers une correspondance, m’informant de la démission de leur bureau de district. Et, ils m’ont proposé un nouveau bureau. J’ai annoté la correspondance. Au moment où j’étudiais cette proposition, j’ai vu une décision du préfet nommant le bureau de district de Dankakoro. Quand j’ai vu la décision, je me suis immédiatement rendu à la préfecture, où j’ai été reçu par le secrétaire général chargé des affaires administratives. Ce dernier m’a présenté des excuses, en disant que c’était une erreur et que le préfet ne devait pas prendre une telle décision.

Mais après notre rencontre, c’est le secrétaire général chargé des affaires administratives lui-même qui est allé installer le même bureau. Mais ce bureau qui vient d’être installé par la préfecture est leur bureau. Moi, étant le maire de la commune urbaine dont relève le district, je ne reconnais pas ce bureau. Et, je ne veux pas voir un seul membre de ce bureau à la mairie. Je suis le seul à pouvoir installer un bureau de district relevant de ma juridiction », a déclaré Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kalan (Labé) : un motocycliste et une chèvre tués dans un accident de la circulation

16 juillet 2021 à 19 07 26 07267

Ce drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi, 16 juillet 2021, à Diohé, un district relevant de la commune rurale de Kalan, dans la préfecture de Labé. Alseny Diallo conduisait une moto lorsqu’il est entré en collision avec un camion benne au niveau d’un virage situé à quelques mètres du pont de Sêla. Il est mort sur place.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 15 heures que cet accident s’est produit. Alseny Diallo transportait un adolescent et une chèvre sur sa moto sur moto lorsqu’il a rencontré ce camion à Siréya, dans le district de Diohé. Lui et la chèvre n’ont pas survécu au violent choc de la collision frontale qu’ils ont eu avec cet engin lourd.

« C’est en quittant Tarambaly, juste à quelques mètres après le pont de Sêla, que l’accident s’est produit.  Il s’agit de deux  motards qui se suivaient, tous quittaient Dionfo. L’un d’entre eux supportait un adolescent et une chèvre. Arrivé au niveau d’un virage, le motard est entré en collision avec un camion benne qui quittait Labé et partait en sens inverse.  Sous le choc, le conducteur de la moto ainsi que la chèvre qu’il transportait (qui était destinée à être immolée pour la fête de tabaski) ont tous rendus l’âme. Quant à  l’adolescent, il a eu des blessures et a été transporté d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Le second motard est venu à son tour cogné la moto à bord duquel se trouvait celui qui a rendu l’âme. Heureusement lui aussi a eu la vie sauve. Quant au chauffeur du camion, il a perdu le contrôle de son engin avant de terminer sa course dans la brousse », a témoigné Alpha Amadou Diallo,  un citoyen de Diohé.

Aussitôt informée, la gendarmerie a déployé des agents sur le lieu de l’accident pour dresser un constat. Et, aux dernières nouvelles, les deux motos et le chauffeur du camion benne impliqué dans cet accident ont été transporté à Labé pour des fins d’enquêtes. Quant au corps de Alseny Diallo, il a été rendu à sa famille pour inhumation.

A noter que Alseny Diallo était un jeune chauffeur de taxi âgé de 25 ans qui vivait à Conakry. Il est venu à Kalan avec l’intention de célébrer la fête de Tabaski au près de sa famille dans son village natal à Kourako Hotto Lâré.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

N’Zérékoré : un bœuf tue une personne et blesse 2 autres

16 juillet 2021 à 19 07 17 07177

Les faits se sont produits ce vendredi, 16 juillet 2021, à Manakpôloye (un secteur du quartier Nyenh Kpana II, dans la commune urbaine de N’zérékoré). Mamady Condé, vendeur de friperie au grand marché de N’zérékoré, a été grièvement blessé au vendre par une vache. Ce jeune père de famille a succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital. La même vache a blessé deux autres personnes avant que les gens ne l’abattent.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une vache qui s’est échappée des mains de son maitre qui venu semer la terreur au domicile de Mamady Condé et lui ôter la vie.

« Nous étions à la maison ce matin avec mon grand frère (Mamady Condé),  récemment venu de la cote d’ivoire après le décès de notre frère. Je travaillais à coté et lui, il nous a laissé à la maison pour partir revendre au marché parce qu’il est commerçant. Quelques temps après, il est revenu du marché. Il a trouvé ses enfants à la maison et une vache à côté. La personne qui tenait la corde sur l’animal n’a pas pu maitriser la vache. Elle est descendue dans la concession trouver mon frère (Mamady Condé) là-bas et lui a donné des coups au niveau de son ventre. Après, elle (la vache) est allée blesser un motard et un enfant au niveau de ses yeux. Finalement, les gens avaient du mal à la maitrisée. Il a fallu qu’on la fusille avec 5 coups avant qu’elle meurt sur place. Et, après on a envoyé les blessés l’hôpital ; mais, mon frère (Mamady Condé) a rendu l’âme sur la route », a expliqué Moussa  Kanté, le jeune frère de la victime.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620166816/666890877

Lire

Assassinat de Mme Aïssatou Boiro : 5 accusés à nouveau devant la justice

16 juillet 2021 à 17 05 53 07537
Feue Madame Aïssatou Boiro

Près de 9 ans après l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro, ancien directrice nationale du Trésor, et de Paul Temple Cole, informaticien, le dossier se trouve toujours devant la justice guinéenne. Cinq accusés qui ont été condamnés dans cette affaire ont relevé appel contre la décision du tribunal de première instance de Dixinn. Leur procès en appel s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Diallo, alias Junior, et Elhadj Oumar Barry, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans, dans le cadre de l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro et de Paul Temple Cole. Un double crime perpétré en l’espace de quelques minutes, dans la soirée du 9 novembre 2012, au quartier Kipé, en banlieue de Conakry. De leur côté, Okolo Omo Zahpa, Elhadj Ousmane Baldé et Oumar Lamarana Diallo, ont écopé chacun de 20 ans de réclusion criminelle dans cette affaire. Mais, les avocats de ces cinq condamnés ont interjeté appel contre cette décision du tribunal de première instance de Dixinn, rendue le 4 avril 2019.

C’est ainsi qu’un nouveau procès s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant le Cour d’appel de Conakry. Les avocats espèrent pouvoir convaincre la juridiction supérieure à annuler les peines infligées à leurs clients en première instance. « Mon client est poursuivi pour association de malfaiteurs, vol à main armée, détention d’armes de guerre et assassinat, alors qu’ils ne se sont jamais (lui et ses coaccusés, ndlr). Il n’a jamais tenu même une arme de chasse à plus forte raison une arme de guerre. Il n’a jamais fait l’armée, il n’a jamais manipulé une arme. Il a été condamné à tort et de façon injuste par le TPI de Dixinn. Voilà pourquoi j’ai relevé appel », a expliqué Me Labila Michel Sonomou, l’avocat d’Elhadj Ousmane Baldé.

De son côté, Me Kounadi Thérèse Traoré, l’avocate de l’accusé Elhadj Oumar Barry, a laissé entendre que son client n’était pas en Guinée lorsque les faits pour lesquels il a été condamné se sont produits. « Mon client était au Liberia pour des soins à cette époque. On ne peut pas comprendre qu’il soit là-bas et qu’il commette ces actes à Conakry. Et même s’il était impliqué, je trouve sa peine très excessives », a-t-elle indiqué. Les conseils des trois autres accusés ont également tenté de justifier que le tribunal de première instance de Dixinn a condamné leurs clients « sans aucun motif valable ». Les accusés aussi se sont succédé à la barre, tous rejetant en bloc les faits mis à leur charge.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

Lire

Test COVID pour voyageurs : lenteur et favoritisme à la gare routière de Bambéto

16 juillet 2021 à 17 05 26 07267

C’est devenu une habitude pour de nombreux guinéens qui vivent à Conakry ! A l’approche de la Tabaski, ils sont nombreux ces habitants de la capitale guinéenne qui prennent les routes de la Guinée profonde pour aller célébrer cette grande fête musulmane en famille au village. Mais, cette année, des restrictions lieux à la prévention et à la lutte contre la pandémie de COVID-19 rendent ce déplacement un peu difficile. Car, selon un communiqué récemment publié par les autorités guinéennes, tout voyageur qui quitte le ‘’Grand Conakry’’ pour l’intérieur du pays doit obligatoire se munir de son carnet de vaccination et d’un certificat de résultat de test COVID-19 négatif. Il doit présenter l’un de ces documents à chaque point de contrôle sanitaire se trouvant sur sa route. Faute de quoi, il sera sommé de payer une pénalité dont le montant est fixé à 50 mille francs guinéens.

Déjà, des « tests rapides gratuits » sont proposés aux voyageurs dans certaines gares routières de Conakry. C’est le cas à la gare routière de Bambéto (dans la comme de Ratoma) où les agents testeurs étaient envahis dans la matinée de ce vendredi, 16 juillet 2021, par des citoyens qui désirent fêter à l’intérieur du pays. Certains parmi eux sont déjà en instance de voyage. Ils sont venus avec leurs bagages et impatientent dans la très longue file d’attente. Cependant, ils ont l’air agacé par le « lenteur » des agents.

Elhadj Harouna Diallo

« Je suis là pour faire le test COVID-19, je dois voyager à l’intérieur pour la fête de tabaski. Je suis venu faire le test parce que les vaccins sont aujourd’hui inaccessibles. Nous, on n’a pas eu les premières doses ; donc, il est impossible d’avoir les deuxièmes doses. Comme le communiqué est passé dans les radios et télés, je me suis dit de venir faire le test pour s’en servir pour ne pas avoir des petits problèmes en cours de route. Le constat que je fais, c’est seulement au niveau des résultats. Ça retarde beaucoup. J’ai passé plus d’une heure ici. Heureusement, je ne voyage pas aujourd’hui, sinon je l’aurais raté. Mais, je suis venu faire le test à temps  pour ne pas pouvoir retarder mon jour de voyage », a indiqué Elhadj Harouna Diallo, un des voyageurs que nous avons trouvé sur place.

En plus de la « lenteur agaçante », d’autres citoyens dénoncent le « traitement de faveur » que les agents font preuve à l’égard de certaines personnes. C’est le cas de Ibrahima Kadafi Diallo, un jeune étudiant, qui s’apprête à rallier la ville de Labé dans quelques heures.

Ibrahima Kadafi Diallo, étudiant

« Je souhaite aller à Labé demain matin pour passer la fête avec ma mère, mon père et toute la famille. On doit se retrouver là-bas. Déjà, on est arrivé tôt le matin à la gare routière ici, on a pu faire le test assez rapidement, il n’y avait pas une longue file. On a fait le test depuis longtemps, mais on est toujours en train d’attendre les résultats ; et ça prend beaucoup de temps. Parce qu’on voit qu’il y a beaucoup de gens qui veulent voyager. Il y en a qui ne portent pas de bavette, donc c’est un peu compliqué. Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Par exemple des gens qui viennent faire le test devant nous ici et ils obtiennent leur résultat avant nous. Ça, je ne comprends pas. Il y a aussi les gens qui voyagent dans le taxi (transport en commun) qui ne font pas le test. C’est pratiquement des gens qui partent en véhicule personnel ou à moto qui sont là pour faire le test », a dit ce jeune étudiant.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire

Labé : la justice libère une femme accusée d’avoir tué son mari

16 juillet 2021 à 16 04 52 07527

La femme qui était accusée d’avoir tué son mari la semaine dernière à Labé a recouvré sa liberté. La justice a libéré Hassanatou Diallo après le rapport médical qui l’a innocentée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Dans la nuit du 8 juillet 2021, Mamadou Bhoye Barry, un forgeron de 55 ans, est décédé dans sa chambre peu après s’être disputé avec son épouse, Hassanatou Diallo, enceinte. Ce décès, survenu à Tchimmewil, un secteur du quartier Koulidara, a suscité beaucoup de bruit à Labé.

Car la première information qui a circulé dans la ville laissait entendre qu’il est mort après que la femme a tiré son sexe. C’est ainsi que les services de sécurité ont interpellé Mme Barry Hassanatou Diallo pour des fins d’enquête. Et cette enquête a révélé que M. Barry n’a subi aucune violence et qu’il est mort à la suite d’une crise. C’est ainsi que le parquet de Labé a décidé de libérer sa femme.

Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé

« Pour  pouvoir nous déterminer par rapport à une poursuite quelconque, il fallait qu’on se réfère d’abord aux résultats qui pourraient sortir des analyses de l’hôpital. Ce rapport nous est parvenu et il conclut que la mort de ce monsieur n’est nullement due à un quelconque acte de violence, il s’agit d’une crise. Les gens doivent comprendre qu’il y a des gens qui meurent sur des terrains de football, des sportifs qui sont en bonne santé.

Il y a aussi des gens qui meurent en pleine prière. Sur ce, la mort de ce monsieur étant naturelle, il n’a pas le droit de poursuivre quiconque. Voilà donc pourquoi le dossier a été classé, puisqu’il n’y a même pas d’indice contre Hassanatou Diallo », explique Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé.

Libérée hier, jeudi 15 juillet 2021, Hassanatou Diallo est rentrée chez ses parents. Car la situation reste tendue dans la famille de son mari, où elle est vue comme la meurtrière du monsieur. C’est pourquoi d’ailleurs le procureur Koman Koïvogui a tenu à mettre en garde ceux qui seraient tentés de s’en prendre à la dame, qui a été innocentée par la justice. « Dans la maison où le monsieur a rendu l’âme, il y avait la coépouse de la dame (l’accusée) qui était là. Et lorsque celle-ci a été interrogée par les agents, elle a dit n’avoir entendu aucun cri.

Est-ce qu’on peut tirer le sexe d’un homme sans au moins qu’il cri ? C’est vrai qu’il y a eu une dispute entre l’homme et sa femme par rapport à une histoire de téléphone et autre. Mais il n’y a rien dans l’acte médical qui prouve que la dame a porté main sur ce monsieur. Donc pour ceux qui sont en train de proférer des menaces, quiconque poserait un acte à l’endroit de la femme et qui violerait la loi, il va me trouver sur son chemin. Je ne vais pas tolérer cela », prévient le magistrat du parquet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Elhadj Mansour Fadiga : « Nanfo Diaby, c’est Satan qui est venu distraire les musulmans »

16 juillet 2021 à 13 01 35 07357
Elhadj Mansou Fadiga

Invité de l’émission « La Grande interview » de Guineematin.com, ce jeudi 15 juillet 2021, Elhadj Mansour Fadiga, célèbre chroniqueur islamique et imam de la mosquée centrale de Nongo, s’est prononcé sur le cas de Nanfo Diaby. Il a laissé entendre que cet autre imam agit par erreur ou par ignorance en faisant la prière (salat) dans la langue maninka. Car, dit-il, il n’est pas possible de traduire avec exactitude les versets du coran (qui sont écrits en arabe) dans une autre langue.

« Dieu qui a fait descendre le coran nous a dit : dans la prière, lisez ce qui vous est facile dans le coran. Mais ce coran-là est intraductible. Nanfo pense que le coran est traductible. Or, ce n’est pas faisable. Ce que le grand savant Souleymane Kanté (l’inventeur de l’écriture N’ko, dont Nanfo Diaby est un fervent promoteur, ndlr) a mis sur papier, c’est selon sa compréhension à lui. Mais il n’a pas dit que c’est ça le coran. Peut-être  que c’est en maninka qu’on peut trouver une seule traduction du coran. Moi, j’ai deux traductions du coran en poular (qui ne sont pas les mêmes). En français, on a plus de 50 traductions. Tous ceux-ci essayent de traduire Al Fatiha, mais ce n’est pas la même chose, parce que chacun d’entre eux se débrouille selon sa compréhension. C’est pourquoi ce que Nanfo Diaby appelle coran en maninka n’est pas le coran », a-t-il déclaré.

Ce leader religieux se montre d’ailleurs très dur à l’égard de l’imam Ismaël Nanfo Diaby, qu’il assimile à Satan. « J’ai appris qu’il avait même dit lors de son procès qu’il n’est pas musulman. Alors, s’il ne l’est pas, il faut qu’il laisse tous les symboles des musulmans. En plus, on dit qu’il est à la tête d’une nouvelle confrérie à Kankan. Cela prouve effectivement que c’est Satan qui est venu distraire les musulmans. Il est venu distraire certains de nos parents, en disant que nous les Malinkés aussi c’est Dieu qui nous a créés et il comprend notre langue, donc nous allons l’adorer dans notre langue. Nous sommes tous d’accord que vous pouvez l’adorer dans votre langue, mais pas dans la prière qu’on appelle Salat. La prière là, nous devons la faire comme le prophète nous l’a montré. Car il nous a dit ceci : priez comme vous m’avez vu prier », a dit Elhadj Mansour Fadiga.

Arrêté le 13 mai 2021, alors qu’il avait regroupé ses partisans pour faire la prière de l’Aïd El Fitr à son domicile, à Kankan, Ismaël Nanfo Diaby a été jugé pour trouble à l’ordre public apporté par son ministère de culte et violation de l’interdiction de parler au nom de l’islam prise par le Secrétariat général des Affaires religieuses à son encontre. 26 mai dernier, le tribunal de première instance de Kankan l’a reconnu coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 6 assortis de sursis, et à 500.000 francs guinéens d’amende. Une décision saluée par Elhadj Mansour Fadiga. « Il faut le combattre vigoureusement pour éviter de diviser davantage les musulmans. Sinon le grand imam de Labé ne pourra plus être imam à Conakry, parce que chaque région va prier dans sa langue. Donc, on doit le combattre parce que c’est un divisionniste », a dit l’imam de la mosquée centrale de Nongo.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

INTEGRA lance un atelier sur le financement des projets à forte valeur ajoutée sociale

16 juillet 2021 à 10 10 58 07587

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, a réalisé  un atelier durant la période du 06 au 08 juillet dernier, sur le financement des projets générateurs de revenus.

Financé par l’Union européenne et  mis en œuvre par le Fonds d’Equipement des Nations Unies (UNCDF), ce sont vingt-deux (22) projets retenus lors de l’appel à candidature lancé entre février et  avril 2021  dans le cadre de la sélection des porteurs de projets. Toutes ces propositions ont été analysées et classées par un comité de sélection selon la taille de l’investissement, la viabilité financière, le niveau de préparation et l’impact sur le développement local.  

Durant ces trois jours, les échanges ont porté sur les points suivants :

  • les défis liés à l’accès au financement,
  • l’approche LFI (local finance initiative) préconisée par UNCDF,
  • la définition des concepts utiles aux entrepreneurs,
  • le cycle de développement des projets générateurs de revenus,
  • l’impact d’un projet d’entreprise sur le développement local,
  • les relations entre les banques et les porteurs de projets

Les promoteurs de startup ont eu donc l’occasion de prendre connaissance de leurs insuffisances dans la formulation de leurs projets et aussi dans le montage de leur business plan ; Il a aussi été question pour eux d’être capables d’élaborer des budgets prévisionnels cohérents à travers des cas pratiques qui ont été présentés, et d’avoir une bonne maitrise de leurs activités. Les entrepreneurs présents à cet atelier n’ont pas manqué de rappeler les difficultés qu’ils rencontrent avec les banques commerciales dans l’octroi des financements notamment dans le secteur agricole.

Pour les représentants des banques, c’était l’occasion de signifier leurs attentes, leurs exigences dans la composition des dossiers à soumettre auprès des institutions financières. Dian Baldé, Spécialiste en investissement de l’UNCDF-Guinée revient sur l’importance de cet atelier :

« Cet atelier fait suite à un appel à projet qu’on avait organisé. Les échanges de cet atelier constituent la phase initiale de l’accompagnement qu’INTEGRA propose aux porteurs de projets. Notre tâche dans ce projet est d’appuyer certaines PME et projets d’investissements de développement local qui ont une certaine taille et certains potentiels en matière d’employabilité des jeunes ou d’impact sur le développement local. La viabilité financière potentielle du projet est primordiale et est notre premier critère de choix, donc il faut que le porteur du projet puisse nous démontrer qu’une fois que son projet bénéficie de notre assistance technique, qu’il sera en mesure d’être bancable et viable ».

Virginie Touré, Promotrice de la Société Guinéenne de Développement Durable (SGDD) évoluant dans la transformation des produits alimentaires exprime sa satisfaction quant à l’organisation de cet atelier : « Le problème de financement est un véritable frein au développement des PME que nous sommes, avec le programme INTEGRA qui est une bonne opportunité pour nous entrepreneurs. Nous avons la chance d’apprendre à mieux rédiger notre business model afin d’avoir un bon financement. Grace à cette rencontre de travail, mon but est de développer le marché de l’agriculture biologique en Guinée afin que nous puissions exporter désormais nos produits bio dans la sous-région en particulier et dans le monde entier en général ».

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

Suivez INTEGRA Guinée sur Twitter| Facebook |

Suivez la Délégation de l’Union européenne en Guinée sur Twitter | Facebook |

#INTEGRA_GUINEE | #AfricaTrustFund | #PNUD | #ITC | #ENABEL | #GIZ | #TeamEurope | #EUSolidarity | #AUEU | #UE | #GOVGN

Lire

N’Zérékoré : la mairie « en guerre » contre les tas d’immondices

16 juillet 2021 à 10 10 50 07507

La mairie de N’Zérékoré a lancé hier, jeudi 15 juillet 2021, une campagne d’assainissement de la ville. Cette opération vise à débarrasser la capitale de la Guinée forestière de ses nombreux tas d’immondices, en vue de créer un environnement sain dans la ville, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est au quartier Tilépoulou, où se trouve un important tas d’immondices, que les autorités communales ont lancé cette opération d’assainissement. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan annuel d’investissement (PAI) de la mairie de N’Zérékoré, adopté lors de sa dernière session budgétaire. Selon le maire Moriba Albert Délamou, il faudra plusieurs jours pour que cette montagne d’ordures » soit dégagée.

Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de N’zérékoré

« Depuis 2018, ces ordures sont là. Et elles empêchent les populations de bien vivre. Parce qu’il y a des odeurs, il y a de l’intoxication qui peut causer des maladies aux riverains. Donc, nous nous sommes dit qu’il faut débarrasser nos populations de ça. Et nous sommes là ce matin pour faire ce travail. Nous avons loué plus d’une dizaine de bennes et deux machines chargeuses que vous voyez en mouvement, en train de ramasser ces ordures-là. Il nous faudra au moins 4 à 5 jours pour pouvoir dégager complètement ces lieux », a-t-il indiqué.

A l’issue de cette opération d’assainissement, la mairie prévoit d’aménager cet endroit pour éviter qu’il ne redevienne un dépotoir d’ordures. « Il faut que les citoyens acceptent de mettre leurs ordures ménagères dans les sachets. Une PME va venir ramasser ces ordures là pour ne plus qu’il y ait un tas d’immondices. On va transformer cet endroit en jardin. Ça sera un jardin fleuri pour que cette affaire d’ordures soit un mauvais souvenir ici », a promis le maire de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou.

Oumar Bérété, vice-président du conseil de quartier de Tilépoulou

Cette action de la commune est bien accueillie par les autorités sur le terrain. Oumar Bérété, vice-président du conseil de quartier de Tilépoulou, demande aux citoyens de jouer aussi leur participation pour créer un environnement dans leur localité. « Aujourd’hui, la commune s’est mobilisée dans mon quartier pour venir dégager le tas d’immondices. Cela me va vraiment droit au cœur. Ce que je peux dire à mes citoyens, quand on essaie de te laver le dos, il faut essayer de te laver le vendre.

Parce qu’avec la saleté, on risque d’attraper toutes sortes de maladies infectieuses, dont la diarrhée, la dysenterie, le paludisme… Donc j’invite les riverains à surveiller ces lieux pour le bonheur des filles et fils de Tilépoulou », a-t-il lancé, tout en annonçant que « quiconque sera pris en train de mettre des ordures ici sera sanctionné ».

Reste à savoir maintenant si cette énième campagne d’assainissement produira le résultat escompté. Car c’est la troisième fois que la mairie de N’Zérékoré lance une opération de dégagement de la « montagne d’ordures » de Tilépoulou, mais les deux premières ont été sans succès.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

Lire

Vol à main armée à Kindia : 20 ans de réclusion criminelle requis contre 5 accusés

16 juillet 2021 à 10 10 30 07307

En audience criminelle hier, jeudi 15 juillet 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kindia a demandé la condamnation de cinq accusés (Alhassane Diallo, Alhassane Ouendenou, Nouhou Sow, Bandiougou Diallo et Daouda Diallo) tous poursuivis pour « vol à main armée ». Les mis en cause ont plaidé non coupable des faits mis à leur charge devant le tribunal criminel, mais le ministère public a tout de même requis 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de chacun d’eux.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces accusés ont été interpellés et trimballés en justice après attaque à main armée perpétrée dans une boutique ‘’Orange Money’’ au carrefour Yéolé, dans la commune urbaine de Kindia. C’était au cours de l’année 2020 ; et, la boutique appartenait à un certain Dardaye Diallo.

Présenté au tribunal criminel de Kindia ce jeudi, ces accusés ont réfuté les charges articulées contre eux. Et, leur avocat, Me Fodé Camara a plaidé la relaxe de ses clients. Mais, le ministère public a estimé qu’il y a suffisamment de preuves qui accablent les accusés dans cette affaire. Et, en conséquence, il a demandé au tribunal de condamner chacun d’eux à 20 de réclusion criminelle.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 22 juillet prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224)628516796

Lire

Guinée : escalade et surenchères se succèdent

16 juillet 2021 à 7 07 23 07237
Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et de l’ANAD

Devant l’impasse politique et le maintien d’une bonne partie de cadres du principal parti de l’opposition en détention, les militants dudit parti réclament à cor et à cri la reprise des manifestations. Une exigence qui oblige les responsables de céder bien malgré eux. Avec l’arrestation et la détention des uns et la restriction de liberté de mouvement des autres, les responsables de l’UFDG, encore en liberté, savent qu’avec la reprise des manifestations le nombre de pensionnaires de Coronthie pourrait augmenter.

C’est peut-être pour cette raison que l’alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD), qui n’était au départ qu’une simple alliance électorale, est aujourd’hui transformée en une alliance politique. Rompant ainsi l’isolement de l’UFDG, devenue la bête noire de la grande innovation de la gouvernance Condé : l’opposition à l’opposition.

En effet, cette opposition, dite constructive, s’oppose plus à l’opposition, qu’elle qualifie de radicale, qu’au pouvoir. Ce qui fait d’elle une opposition toute particulière sur le continent, voire dans le monde. Cette opposition, dite constructive veut caresser le pouvoir dans le sens du poil pour obtenir un changement dans le pays. En réalité, elle s’est rendue compte que pour être en odeur de sainteté avec Sékoutouréya il faut tout simplement marquer sa différence, son différend, voire son hostilité avec celui qui est susceptible de s’installer dans ce palais par les urnes.

Seulement voilà, les fruits de son opposition à l’opposition tardent à venir. Pire, le pouvoir semble avoir compris l’opportunisme de ceux qui insultent l’autre camp pour se faire une place au soleil. Ce pouvoir ignore la main indirectement tendue et semble s’inspirer du slogan de Donald Trump en disant RPG first. Il privilégie ses militants au détriment des opportunistes de tout acabit.

C’est pourquoi, la décision de l’UFDG d’exercer à nouveau un droit constitutionnel qui est la manifestation, apporte de l’eau au moulin de l’opposition à l’opposition. Laquelle estime qu’une manifestation est inopportune. Cette opposition ne se contente pas de renvoyer dos à dos le pouvoir et la vraie opposition. Elle condamne la seconde, à laquelle sera imputée les morts d’hommes et les dégâts matériels qui en découleront. Depuis 2010, le pouvoir a réussi à ancrer dans la tête de beaucoup de nos compatriotes que celui qui a appelé à manifester est aussi –sinon plus- coupable que celui qui a tiré à bout portant sur un manifestant.

De cause à effet, on entend ici et là des appels pour supplier Cellou Dalein à revenir sur sa décision. Ou plus exactement à ignorer le cri de cœur de ses militants. Parmi les nouveaux pacifistes, qui appellent au boycott des manifestations, il y a paradoxalement un des anciens et parmi les plus farouches partisans de manifestations. En l’occurrence Boubacar Diallo, alias Grenade qui a bénéficié récemment d’une grâce présidentielle.

L’ancien prisonnier politique ne s’arrête pas là. Il promet de s’opposer à une manifestation. Mais d’autres, plus représentatifs que lui, comme l’ancien ministre Mouctar Diallo, avaient promis au pouvoir de mettre fin aux manifestations sur la roue le Prince. La réalité fut aux antipodes de cette promesse.

Sachant qu’il a réussi par les arrestations et les intimidations là où ses transhumants ont échoué par la sensibilisation et la distribution de quelques billets de banques à certains jeunes leaders de l’axe, le pouvoir a décidé à nouveau  d’user de la méthode qui a produit ses effets : l’arrestation de certains opposants. C’est dans ce cadre qu’il faudrait mette l’arrestation du responsable de communication de l’ANAD.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’augmentation du nombre de détenus politiques à la Maison centrale pourrait produire des effets contraires à ceux escomptés par le pouvoir. La venue d’autres remontera le moral de ceux qui croupissent en prison. Et les nouveaux venus savent qu’ils rejoignent d’autres qui tiennent bon. En outre l’opposition ne manquera pas de brandir ces arrestations comme étant la preuve du décalage entre le discours officiel, qui appel au dialogue, et la vraie nature du pouvoir. Lequel, en augmentant le nombre de détenus politiques, se fragilise et devient le plus grand perdant.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Lire