Menaces sur les appels téléphoniques et la connexion internet : Orange Guinée communique

11 juillet 2021 à 16 04 21 07217

La Direction Générale d’Orange Guinée informe son aimable clientèle qu’elle a été saisie par le bureau de la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) concernant l’application d’un avis de grève à compter du 12 juillet 2021

La Direction Générale d’Orange Guinée tient à rassurer l’ensemble de ses clients des dispositions prises pour assurer la continuité de services, conformément à nos obligations de cahier de charges.

La Direction Générale d’Orange Guinée compte sur la bonne compréhension de tous.

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Accident d’un camion à Balandougouba (Mandiana) : 6 morts et 10 blessés

11 juillet 2021 à 16 04 10 07107

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, samedi 10 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Balandougouba, située à 125 kilomètres de Mandiana. C’est un camion benne qui s’est renversé sur une colline, alors qu’il transportait des femmes qui quittait une mine artisanale pour rejoindre leur village. Et, selon des informations confiées au correspondant préfectoral de Guineematin.com, le bilan est très lourd : six femmes sont mortes sur place et dix autres personnes ont été blessées (dont 9 femmes et l’apprenti-chauffeur).

Très ému par cette énorme perte, monsieur Djanko Camara, le sous-préfet de Balandougouba, joint au téléphone par Guineematin.com, a expliqué que parmi les 6 femmes décédées, cinq sont du district de Kinieni (situé à 2 Km de Balandougouba centre) et la sixième est du centre. Et, sur les dix personnes blessées, quatre sont du centre et les six autres sont du district de Kinieni.

Djanko Camara, sous-préfet de Balandougouba

« Nous somme endeuillés par cette tragédie qui vient de frapper nos différentes familles. Cet  accident a tué six femmes qui quittaient la mine d’or. Pour rentrer au village, elles sont montées sur un camion rempli de gravier. Malheureusement, au niveau de la colline, située à moins de deux kilomètres de Balandougouba centre, le camion s’est renversé », a dit le sous-préfet de Balandougouba, Djanko Camara. 

À en croire l’autorité sous-préfectorale, quatre des dix personnes blessées ont été envoyées chez des guérisseurs traditionnels, réputés très efficaces pour le traitement des fractures, dans le district de Gnany ; et, les 6 autres blessés ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Mandiana.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, ainsi qu’à l’autorité sous-préfectorale de Balandougouba.

De Mandiana, Mamady Konoma Kéïta pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26  

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Guinée Games, mais pourquoi se cassent-ils la nénette pour l’avoir ?

11 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Libre Opinion : Antonio Souaré, un homme, une vision et un patriote acharné au travail qui a fait du néant, l’une des entreprises les plus dynamiques de la sous-région ouest africaine.

Guinée Games, c’est la matérialisation de la pensée de cet homme sur le terrain ; c’est l’adéquation parfaite du dire et du faire, du verbe vers le concret. Qui eut cru à cette époque, il y’a une vingtaine où les chiffres d’affaires tournaient autour 500 milles gnf ? où les gains des parieurs étaient 10 fois supérieurs au stock disponible ?

Antonio Souaré a eu très tôt le nez creux, en y mettant toute son énergie or, il aurait pu comme un coq en pâte, mener une toute autre vie.

Maintenant que Guinée Games dégage une santé financière irréprochable, certains veulent en profiter pour tirer des plans sur la comète. Guinée Games, c’est la vache à traire à tout prix.

Des principes, des règles insidieuses à la mords-moi le nœud sont échafaudés avec pour dessein de se faire la tête d’Antonio Souaré.

Bien qu’ayant officiellement transférer la gestion de l’entreprise à un tiers, il n’en demeure pas que c’est sa création, le fruit de son imagination, qu’il ne peut voir décapiter sans sourciller.

Lorsqu’on a assez amassé sur le dos du peuple, on finit par avoir les dents du fond qui baignent, on finit par devenir insatiables. Guinée Games, c’est le nouveau gâteau à se partager. Et pourtant au-delà de toutes les supputations, il s’agit d’une entreprise citoyenne, au centre de toutes les préoccupations du monde culturel, footballistique et juvénile de la Guinée ; Guinée Games donne sans en redemander, Guinée Games soutient sans contrepartie, Guinée Games finance sans condition aucune. Une telle entreprise n’est pas à abattre. Si la Lonagui s’en accapare, hélas c’est la mort programmée de ce fleuron des sociétés Guinéennes.

Pourquoi la Lonagui ne doit pas toucher à Guinée Games ?

Depuis la migration de PMU vers la LONAGUI c’est une gestion opaque des fonds par la Direction, cas de malversations financières, et l’amateurisme. Tous les superlatifs sont possible pour qualifier cette gestion peu orthodoxe selon nos sources.
Mais pour comprendre ce dont nous parlons revenons en arrière plus précisément en AOUT 2019 date à laquelle l’entreprise à été nationalisée.
Autrefois une structure privée avec pour non PMU WNIYA SARL, L’entité a été reprise par la Lonagui en Aout 2019 après 10 ans gestion par un privé. A l’époque, pour rendre possible cette migration plusieurs promesses avaient été faites par l’actuelle Directrice Générale Dame Aminata Sylla notamment le maintien de tous les avantages dont disposaient les travailleurs avant la nationalisation à savoir : le contrat de travail type CDI certifié par l’APIP, Prise en charge sanitaire du personnel et leur petite famille au moins à hauteur de 60%, la prime de 1% sur le chiffre d’affaire net réalisé du mois, les sim flottes pour les appels professionnels et les carburants de fonctionnement comme ça existait à winiya. A ce jour depuis la nationalisation de PMU par la Lonagui histoire est de constater qu’en plus de perdre tous ses avantages la moitié des caissiers et caissières dans les différentes agences qui avaient dix (10) ans d’expériences ont été remplacés par des nouveaux qui il faut le rappeler n’ont pratiquement aucune connaissance dans l’exploitation des jeux hippiques à en croire nos sources. Avec cette attitude qu’on peut qualifier de promesses manquées ou du moins trahison de la part de nouvelle direction sous la houlette de dame Aminata Sylla les travailleurs de PMU/LONAGUI sont aujourd’hui partagés entre amertume et déception. En lieu et place d’un contrat CDI comme promis par les responsables de la Lonagui les travailleurs sont soumis à une signature de notes d’engagements.
Parlons à présent de la clé de répartition de la manne financière générée par l’exploitation de PMU/LONAGUI. Dans l’ancien temps avant la nationalisation de PMU WINIYA nos enquêtes ont révélé que la clé de répartition se présentait comme suit :
Parieurs : 53%
Société PMU : 32%
Etat trésor public : 10%
Activités socioculturelles : 1%
Lonagui : 2%
PMU France : 2%.

Cependant depuis la reprise de la société par la Lonagui force est de constater qu’aucune information ne filtre dorénavant sur la nouvelle clé de répartition en terme simple la direction de la Lonagui entretient le flou sur les fonds générés par les jeux. Personne ne sait à date selon nos sources à part dame Aminata Sylla à combien s’élève ces fonds et comment ils sont repartis entre le trésor public, les parieurs, la Lonagui mais aussi les prestataires étrangers, car il est important de mentionner que depuis la nationalisation de PMU la gestion du serveur informatique et la plateforme sont assurées par les camerounais et la gestion des terminaux revient aux maliens et à date aucune information ne filtre sur les pourcentages accordés à ces partenaires dans le cadre de la clé de répartition. Une situation qui favorise des malversations financières à grande échelles. Toujours selon nos sources les chefs d’agence qui autrefois avaient accès à la liste des paris effectués pour une question de transparence n’ont plus droit à cela de nos jours. Poursuivant dans le cadre notre enquête il faut rajouter le cas lié à la destination des purgés. On appelle « purgé » dans le jargon des jeux tout gain non réclamé par les parieurs après la course du jour. Dans l’ancien PMU avant la migration vers la Lonagui ces purgés étaient collectés par la Direction ensuite remis dans la cagnotte pour les parieurs. Mais à ce jour depuis la nationalisation personne ne connait la destination de ces purgés. Nos enquêtes nous ont amené à constater qu’il y a un manque de transparence dans l’exploitation de PMU/LONAGUI, un manque de visibilité dans le traitement des paris et la perte des avantages des travailleurs autrefois garanties par leur ancien employeur. Ce qui nous amènent d’ailleurs, à des questionnements légitimes:
Quelle est la nouvelle clé de répartition des recettes de courses PMU version LONAGUI?
La part de l’état et des activités socioculturelles sont-elles versées respectivement au trésor public et au Ministère de la culture par la Lonagui si oui à combien s’élève les pourcentages?
La plateforme qui est aujourd’hui gérée par les camerounais sur quelle base elle a été obtenue?
Quel est le taux de CA revenant aux camerounais dans le cadre de l’obtention de la plateforme?
Quel est le prix d’achat de la plateforme ?
Quel est le taux de pourcentage sur le CA revenant aux maliens dans le cadre de l’exploitation des terminaux de vente dans les kiosques. Voilà autant de questions auxquelles la direction de la Lonagui devrait répondre pour espérer convaincre l’opinion publique sur leur capacité à pouvoir reprendre la société Guinée Games qui est deux (2) fois plus complexe que PMU avec un système plus sophistiqué sans oublier les milliers d’emplois générés par la direction de Guinée Games depuis plus de 20 ans. WAIT AND SEE

Une opinion de Henry Camara

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Les mots et les maux du ministre

11 juillet 2021 à 13 01 10 07107
Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Je sais tu t’intéresses de près à tout ce qui se passe dans ton pays. Et comme tel, tu dois être au courant de ce qu’il convient d’appeler les sales pour les ministres. Lesquels sont sur la ligne de mire de celui qui les a nommés. Contre toute attente, après avoir anéanti une partie et affaibli une autre partie de son opposition, mon patron a ouvert un nouveau front. Cette fois ce sont ses ministres qui sont sa cible. 

A la place du slogan gouverner autrement, nous avons un autre slogan. Celui-ci est désormais « Désormais ». Désormais nous allons faire ceci, désormais nous allons faire cela. Dans la foulée, il menace de couper les vivre aux ministres. C’est-à-dire leur budget. Or couper le budget d’un ministre n’est ni plus ni moins que couper sa tête. C’est son budget qui fait d’un ministre ce qu’il est. C’est le même budget qui lui donne ce qu’il a. Personnellement, je préfère être limogé que d’être privé de mon budget. 

Au-delà des apparences, la fonction ministérielle est peu ou pas enviable. Les problèmes commencent le jour où un ministre est nommé. Dès le soir de la diffusion du décret, les sollicitations commencent. Le même soir parents, amis et connaissances remplissent la maison. Et personne ne veut rentrer les mains vides. Suivra la fameuse cérémonie de sacrifice exigée par la famille. Sachant qu’un nouveauministre n’a, le plus souvent, pas de ressources, il commence à s’endetter pour organiser cette cérémonie. Ou si quelqu’un la finance, il attend le retour de l’ascenseur. C’est une autre forme de dette.

Après cette cérémonie, le lobby, qui a ouvré à la nominationdu ministre, demande d’aller remercier celui qui a soumis le nom du nouveau promu au président. Là non plus on ne va pas les mains  vides. Ce n’est pas tout, la dépense à la maison est multipliée par dix. Il y a désormais un chauffer, un garde du corps, d’autres agents de sécurité à la maison. Sans compter les femmes de ménage, les cuisiniers et autres bons à rien qui passent le temps à tourner le pouce à la maison. Au département tu as un planton, une secrétaire. Tous ces gens-là attendent quotidiennement à ce que le ministre leur mette quelque chose dans la poche. 

Côté famille, la famille et la belle famille sont aussi aux aguets. Chacun veut se remplir les poches. Il y a aussi les amis, les anciens collaborateurs, les anciens de la promotion et tous ceux qu’on a côtoyés durant la carrière. Tout ce monde sollicite, chacun quelque chose. Et que de dire des voisins, des chefs religieux, des journalistes et autres activistes de la société civile. Lesquels sollicitent tous le fameux prix du carburant. 

A titre d’exemple, la semaine dernière l’imam de notre mosquée est venu la maison me tendre une ordonnance médicale pour me demander de l’aider à avoir le prix. Curieusement, cette ordonnance date de 2017. Quand j’ai vu la date, ça m’a fait sourire. J’ai donné ce que j’ai pu mais j’ai compris qu’un imam sans source de revenu est quelqu’un qui peut se permettre de tout. Mais bon, ce ne sont les imams qui constituent l’objet de cette lettre. C’est plutôt la vie d’un ministre. 

Au lieu de te raconter mon calvaire, j’ai préféré te décrire la situation pour que tu te rendes compte toi-même de ce que je vis. Comme si tout cela ne suffisait pas, ma femme refuse d’avoir de l’empathie pour moi. Elle, dont les parentssollicitent d’un côté l’évacuation d’un de leurs malades et de l’autre l’inscription d’un de ses frères dans une université canadienne. Madame estime que si je ne satisfaits pas ces deux demandes de sa famille c’est que je ne veux pas. Mais je peux, selon elle. 

J’essaie de la persuader que la fonction de ministre est un mirage. Mais elle veut ni ne peut me comprendre. C’est dans ce contexte où je suis véritablement assailli par les sollicitions que le patron menace de me couper les vivres. Tu comprends dès lors que je préfère le scénario catastrophe. C’est-à-dire le limogeage. J’aillais dire la délivrance. Car, une telle hypothèse mettrait fin à toutes ces sollicitations que même l’homme le plus riche du monde ne peut satisfaire. 

Mes problèmes financiers m’ont rappelé un hadit du Prophète PSL que j’ai lu récemment et selon lequel : « Si on donne une vallée pleine d’or à un homme il voudra une deuxième. S’il a la deuxième il voudra une troisième ». Il conclut par dire que seule la terre peut remplir le ventre d’un homme. Depuis quand je suis devenu un chef religieux, te demanderas-tu ? Eh bien cher ami, l’épreuve que je suis en train de traverser est en train de me changer. 

C’est pourquoi, je souhaite être débarrassé de ce poste de ministre. Car ce n’est pas un ministre qui devient voleur et corrompu dans ce pays. C’est la société qui l’oblige à l’être. Sur ce je te supplie de prier pour moi afin que le Créateur mechoisisse ce qui est mieux pour moi. 

Ton ami, le ministre Habib Yembering Diallo, joignable au 664 27 27 47.

Toute ressemblance entre cette histoire ministérielle et une autre n’est que pure coïncidence. 

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Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

11 juillet 2021 à 11 11 08 07087

Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

C’est une triste nouvelle !  Ousmane Sylla, étudiant de la deuxième année du département des sciences du langage de l’université Julius Nyerere de Kankan a rendu la vie dans la soirée d’hier, samedi 10 juillet 2021. Ce jeune de 25 ans jouait avec ses amis un match de football au quartier Énergie qui opposait les étudiants de la Licence 2 (entre les classes A et B). Après sa crise sur le terrain, il a été transporté d’urgence à l’hôpital régional ; mais, c’est un dépôt de corps qui a été constaté. 

Originaire de la préfecture de Kindia, Ousmane Sylla a décroché son baccalauréat en 2019 à Conakry pour être orienté à l’université de Kankan. 

Après une nuit à l’hôpital régional, le corps du jeune étudiant quittera à jamais Kankan ce dimanche, 11 juillet 2021, pour être transporté dans les heures qui suivent à Kindia où il rejoindra sa dernière demeure. 

Paix à son âme, amine !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Suicide à Télimélé : un jeune homme s’est pendu à Hafia

11 juillet 2021 à 10 10 29 07297

Le corps sans vie de Oury Baïlo Bah, un mécanicien de 32 ans, a été retrouvé dans sa chambre au quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé. Le jeune homme se serait pendu par un fil électrique hier, samedi 10 juillet 2021.

Selon les informations recueillies par le correspondant local de Guineematin.com, le défunt était en Côte d’Ivoire où il a contracté une maladie psychiatrique. Il avait alors été ramené à Télimélé pour être immobilisé pendant un bon moment avant d’être délivré par son père. 

Selon sa famille, tout semblait bien se passer pour Oury Baïlo jusqu’à 13 heures. Malheureusement, lorsqu’il est entré dans sa chambre, il s’est pendu par un fil électrique. 

Et, dès qu’elle a constaté son décès, sa famille a informé les autorités locales qui y ont envoyé une délégation. Dans un premier temps, le corps a été envoyé à l’hôpital préfectoral avant d’être rendu à la famille qui annonce son enterrement ce dimanche, 11 juillet 2021.

Paix à son âme, amine !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 655363665

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Quelle méthode de calcul adéquate pour le gain ou la perte du pouvoir d’achat ?

11 juillet 2021 à 9 09 43 07437
Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique

Par Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique : Puisqu’il nous est venu à l’idée d’aborder la notion du pouvoir d’achat (sujet à polémique suite à l’évolution du Niveau Général des Prix), allons tout droit sur la véracité principale dont prolifèrent tous les autres. 

De nos jours, bon nombre d’employés des secteurs public et privé voient leur pouvoir d’achat s’effrité en raison de l’inflation (causée principalement par la hausse des denrées alimentaires) qui pour le moment demeure incontrôlée par les autorités compétentes en la matière malgré tous les efforts fournis dans le cadre de la stabilisation des prix (présence des variables externes pour lesquels nous n’avons pas de bouclier anti-choc). Mais si tout va bien, la Banque Centrale de la République de Guinée compte contenir cette inflation en la ramenant à deux (2) chiffres en décembre 2021, avant de s’établir à 9,4 % donc à un (1) chiffre au troisième trimestre de l’année 2022 (cf. Communiqué du Comité de Politique Monétaire du 31 mars 2021) si jamais l’effet lié à la fermeture des frontières avec certains pays voisins, le coût des transports maritimes qui est passé du simple au double voir même le triple, la Covid-19 quoi que non encore évalué ainsi que les travaux de reconstruction des infrastructures routières venait à être atténué.   

Pour faciliter la compréhension de nos lecteurs (la majorité n’étant pas économiste vu le choix du canal de diffusion de ce papier qui sera accessible à tout le monde) nous allons partir des exemples simples et pratiques afin d’éclairer la lanterne des autorités administratives, les délégations syndicales qui se pencheront sur le sujet dans le futur ainsi que les employés des secteurs cités ci-haut sur les véritables enjeux des réformes à entreprendre en matière de correction de la perte du pouvoir d’achat en leur exposant la méthode de calcul standard élaborée pour la circonstance. 

D’entrée de jeu, il convient de souligner que la plupart des agents économiques estiment de manière simple que lorsque leur revenu augmente de 5% et que celle de l’inflation de 2%, leur pouvoir d’achat a progressé de 3%. Par ailleurs, malgré le fait que cette méthode de calcul soit plus ou moins acceptable, elle comporte toutefois beaucoup de limites car faire une simple soustraction entre l’évolution des revenus et l’inflation ne donne qu’un résultat approximatif de la hausse du pouvoir d’achat. 

De la définition du Pouvoir d’achat :

Le pouvoir d’achat correspond à la quantité de bien pouvant être achetée avec un revenu donné. Par exemple, avec GNF 330 000 en poche en juillet 2021, on peut acheter un sac de riz de 50 kg en raison de GNF 6 600 le kg.    

Calculer l’évolution du pouvoir d’achat revient dans ce cas à déterminer l’évolution des volumes de biens pouvant être acquis, en fonction de la variation des revenus des agents économiques et des prix. En reprenant le même exemple, imaginons que le revenu disponible augmente de 10% (le nouveau revenu disponible sera de : 363 000 = 10% de 330 000) mais que le prix du kilogramme de riz n’augmente que de GNF 2 000 pour se chiffrer à GNF 8 600 (+30%), on ne peut plus acheter que 42 kg de riz (363 000/8600).  

Autrement dit, le pouvoir d’achat en riz a reculé de 19% (de 50 à 42 kg). On le voit clairement ici : faire la différence entre la hausse des revenus (+10%) et l’inflation (+ 30%) ne donne pas le même résultat puisque la soustraction aboutirait dans notre exemple à une baisse de pouvoir d’achat de 20%.

De l’utilisation de la bonne formule : cas du gain du pouvoir d’achat. 

L’évaluation avec précision du gain ou de la perte de pouvoir d’achat, revient à mesurer le rapport entre l’évolution des revenus et l’évolution des prix. Pour ce faire, la formule à utiliser est la suivante : Gain/Perte du pouvoir d’achat = [(1+r) /(1+i)] – 1 avec r étant le taux de croissance du revenu et i l’inflation

Lorsque la croissance des revenus et l’inflation restent voisines de 0 ou sont très faibles, la soustraction [r-i] donne effectivement un résultat assez proche. Avec les 5% de hausse des revenus que nous avons illustré à l’introduction, et 2% d’inflation, le gain réel de pouvoir d’achat est de 2,94% (soit quasiment les 3% obtenus par soustraction).

En revanche, lorsque les valeurs s’accroissent (ce qui est le cas sur une longue période), les écarts deviennent flagrants. Par exemple, lorsque le revenu augmente de 50% et que les prix progressent de 20%, le gain réel de pouvoir d’achat ne sera pas de 30% mais plutôt de 25%.

De la perte du pouvoir d’achat suite à une stabilité du revenu 

Pour calculer la perte du pouvoir d’achat, le même raisonnement que nous avons utilisé jusque-là peut s’appliquer. L’exemple le plus édifiant consiste à poser comme hypothèse une stagnation des revenus combiné avec un doublement des prix (100% d’inflation). Faire dans ce cas la soustraction entre l’évolution des revenus (0%) et l’inflation (-100%) conduirait à conclure tout simplement que le pouvoir d’achat a été réduit de 100%. Or, si les prix doublent, lepouvoir d’achat baissera réellement de 50% (1+0/1+1) -1=0,5%100 ce qui donne les -50%). Ce qui veut dire que les agents économiques pourront acheter deux fois moins de produits. 

Au terme de cette analyse, nous devrions souligner que ce papier ne prétend, en aucun cas, remettre en cause les combats qui sont menés depuis plusieurs années par les acteurs à plusieurs niveaux, plus particulièrement les divers combats menés par les délégations syndicales de ce pays dans le souci de défendre l’intérêt des travailleurs. Mais, elle se veut tout simplement une contribution à l’avancement de la recherche sur le mode de correction de la perte du pouvoir d’achat occasionnée par l’inflation dans le contexte l’économie guinéenne.

Safayiou DIALLO, Analyste économique

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