Le margis-chef Mamadou Saliou Barry, le chauffeur Ibrahima Sory Bah dit « Fabilose » et le soudeur Boubacar Thiam ont comparu hier, lundi 14 janvier 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. Ces trois personnes sont accusées d’avoir volé la voiture d’un citoyen nommé Abdoulaye Bah dans une attaque à main armée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, que cette attaque aurait eu lieu, le 20 novembre 2014 aux environs de 22 heures. Ce jour-là, un groupe d’individus armés a enlevé le véhicule Rav4 appartenant à Abdoulaye Bah ainsi que d’autres objets qui se trouvaient à l’intérieur du véhicule. Suite à une plainte contre x déposée par la victime, la police a engagé une investigation.

Grâce au système de géolocalisation, les agents de police ont réussi à tracer un des téléphones volés. Ce qui leur a permis de mettre main sur le margis-chef Mamadou Saliou Barry qui détenait le téléphone en question. Aussitôt arrêté, il a cité le nom du chauffeur Ibrahima Sory Bah, et ce dernier a été également interpellé. Les deux jeunes ont été mis sous mandat de dépôt le 23 janvier 2015. Quelques semaines plus tard, Boubacar Thiam a été également arrêté dans le cadre de cette même affaire.

Mais à leur comparution ce lundi, 14 janvier 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn, tous ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Mamadou Saliou Barry a expliqué comment il a obtenu ce téléphone. « J’ai acheté ce téléphone à Bordeaux (dans le marché de Madina) à 800 mille francs guinéens. Deux mois après, le téléphone est tombé en panne. Je l’ai envoyé chez le réparateur Ahmadou Sarr. C’est à partir de là, que le téléphone a été localisé.

Les agents sont venus chez le réparateur, il m’a appelé pour me dire qu’il a fini de le réparer. Dès que je suis venu, les agents m’ont mis aux arrêts. Ils m’ont fait savoir que le téléphone a été retiré au cours d’un braquage à main armée à Kipé. Mais je ne sais rien de cette attaque. Moi je suis gendarme », a expliqué l’accusé.

Dans la même lancée, le chauffeur Ibrahima Sory Bah dit ne rien savoir sur cette affaire. «Moi je suis chauffeur de taxi. Ils m’ont fait arrêter et conduit à la direction de la police judiciaire(DPJ). Ils disent que c’est moi qui ai vendu le téléphone à Mamadou Saliou Barry. Ensuite, ils m’ont présenté aussi une arme en disant que c’est chez moi à Koloma qu’ils ont pris cette arme. Tout ça ce n’est pas vrai. Mamadou Saliou Barry est un voisin et ami à mon frère. Je ne l’ai pas vendu de téléphone encore moins réalisé une opération avec lui », a-t-il dit.

Boubacar Thiam, le troisième accusé qui est soudeur de profession, a soutenu aussi qu’il n’en sait rien de cette affaire. Selon lui, c’est après son interpellation (le 19 février 2015) qu’il a fait la connaissance de ses co-accusés. «J’étais sur ma moto, lorsqu’ils m’ont arrêté et ont retiré ma moto. Ils m’ont montré des photos du plaignant Abdoulaye Bah. Je n’ai jamais touché une arme à plus forte raison participé à une attaque armée. Je ne connais rien dans cette affaire. Je n’ai jamais connu ces gens-là auparavant », a-t-il assuré.

Après les explications des accusés, l’affaire a été renvoyée au 21 janvier 2019 pour la suite des débats. Cette audience connaitra notamment la comparution de la victime qui va donner aussi sa part de vérité devant le tribunal.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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