Dans la perspective de l’organisation des élections législatives du 16 février 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé l’établissement et la révision des listes électorales. Mais, de nombreux couacs sont entrain d’émailler le processus. Dans la commune urbaine de Boké, l’enrôlement se passe entre engouement de citoyens et lenteur des agents de saisie, rapporte le correspondant de Guineemtin.com basé dans la préfecture.

Sur le terrain, les citoyens sont fortement mobilisés pour se faire enrôler. Mais, ils accusent les agents des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de lenteur. Par endroits, quelques électeurs passent toute la journée avant de se faire recenser. Pour d’autres, l’attente peut durer deux jours avant d’être devant la machine.

Dans le secteur 400 bâtiments du quartier Yomboya, plusieurs dizaines de citoyens sont mobilisés tout au tour des agents recenseurs. Débordés, les agents ont toutes les difficultés à se tirer d’affaires devant le désordre ambiant.

Depuis plus de 24h, Hamidou Sow attend sont tour, mais il n’arrive pas à se faire enrôler. « Depuis hier, je suis là pour me faire enregistrer. Mais, le problème est qu’il y a une seule femme qui fait la saisie. Pourtant, il y a beaucoup de monde. Cela nous fatigue beaucoup parce que nous aussi nous avons d’autres activités à faire. Nous voulons qu’ils soient au moins deux opérateurs de saisie. Il faut que l’équipe qui est là soit renforcée », a laissé entendre notre interlocuteur.

La même situation prévaut au niveau de la CAERLE, située dans le quartier Dibia, dans la commune urbaine. Là aussi des agents recenseurs ont du mal à travailler. Fréquemment, des cris de mécontentement sont entendus : « poussez-vous » ou encore « laissez-moi travailler », s’exclame souvent une dame, opératrice de saisie trouvée sur place. Interrogés par notre reporter, les agents n’ont pas souhaité intervenir.

Pour Elhadj Sékou Souaré, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké, des dispositions seront prises pour résoudre le problème. « Le début des opérations a été timide, mais au fur et à mesure que nous évoluons, il y a des améliorations. On a des difficultés parce que les machines sont nouvelles. Les gens s’adaptent petit à petit. Au début, certains faisaient 45 enrôlements par jour. Mais maintenant, il y a certains qui font jusqu’à 105 enrôlements dans la journée. Actuellement, il y a la maîtrise de la machine et le carburant est là », a précisé Elhadj Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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