Révision du fichier électoral : « si Inovatrix est choisi, il n’y aura d’élections dans le pays » (UFR)

29 juin 2019 à 19 07 12 06126

Le processus d’organisation des prochaines élections législatives continue de préoccuper l’Union des Forces Républicaines. L’UFR constate déjà des problèmes dans le travail de la CENI, notamment le choix de l’opérateur chargé de procéder à la révision du fichier électoral. Le parti de Sidya Touré dénonce le choix fait par la commission électorale et annonce que sans une bonne révision du fichier il n’y aura pas d’élections, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’organisation de ces élections, dont la date n’est pas encore connue, était au centre de l’assemblée générale de l’UFR, ce samedi 29 juin 2019. Selon l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, la CENI a décidé de recruter, de façon opaque, l’opérateur Inovatrix pour procéder à la révision du fichier électorale. Une révision recommandée par les experts qui ont audité ce fichier et qui ont décelé de nombreux problèmes, dont plus de 1.500.000 fictifs.

Mais le problème, indique l’UFR, c’est que cet opérateur est lié à Gemalto, l’opérateur qui a été changé. Pour le parti de Sidya Touré, ce choix effectué par la CENI vise donc à empêcher l’assainissement du fichier électoral et à permettre au parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, de continuer à frauder. C’est pourquoi, l’honorable Ibrahima Bangoura annonce que si cet opérateur est maintenu, il n’y aura pas d’élections en Guinée.

« Si Inovatrix est choisi, ça veut dire qu’ils veulent aller au 3ème mandat, il n’y aura pas d’élections dans le pays. Donc nous avons la même position, le 3ème mandat, on ne veut pas. Si Inovatrix est choisi, on n’est pas d’accord. Inovatrix c’est Gemalto ; Gemalto c’est Inovatrix. Les deux sont les mêmes. On ne sera pas d’accord qu’on choisisse Inovatrix », a dit l’opposant.

Par ailleurs, le vice-président de l’Union des Forces Républicaines accuse la commission électorale nationale indépendante de vouloir contourner la loi dans la mise en place de ses démembrements. Une chose que l’opposition, en général, n’acceptera pas, souligne-t-il. « Au niveau des démembrements de la CENI, il y a les articles 8, 23 et 28 qui régissent la mise en place des démembrements. Donc que disent ces articles-là ? Que dit la loi ? L’article 8 dit que les partis politiques doivent être représentés dans tous les démembrements de la CENI, à savoir les CECI, les CEPI et les CESPI. L’article 8 dit qu’il doit y avoir au moins partout 3 partis politiques.

Hon. Ibrahima Bangoura

Alors, avant il y avait 2400 délégués dans tout le pays. Aujourd’hui avec la nouvelle loi, s’ils vont mettre en place les démembrements, ils vont aller jusqu’à 20.022 délégués. Donc ils disent que comme il y a beaucoup de dépenses, il faudrait revenir à un système hybride. Que la CENI et les partis politiques se mettent d’accord sur un système qui va contourner la loi. On a dit au niveau des partis politiques, voilà ils commencent à contourner la loi, et cela va en leur faveur. Donc nous, nous avons dit au niveau de l’opposition, que nous ne sommes pas d’accord, ils n’ont qu’à appliquer la loi. Puisqu’on a voté la loi, cette loi doit être appliquée.

Pourquoi nous le disons ? C’est parce que lorsque nous sommes sur le terrain au moment des élections, dès que nous protestons, la CENI rétorque toujours qu’elle, elle ne fait qu’appliquer la loi. Donc si nous nous mettons d’accord avec elle pour contourner la loi, lorsque nous irons sur le terrain et que nous protestons, ils vont nous opposer cela. Donc c’est un risque que nous ne voulons pas prendre », a-t-il expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (0024) 622919225 / 666919225

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Dr Ousmane Kaba à Alpha Condé : « une seule personne ne reste pas imam dans un village »

29 juin 2019 à 19 07 02 06026

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a reçu la visite des secrétaires généraux de la jeunesse de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, membres du FNDC, ce samedi, 29 juin 2019. Les échanges ont essentiellement porté sur la mobilisation générale, après la sortie du président Alpha Condé qui a dévoilé son intention de rester au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat. Le PADES a réitéré son engagement à contrer toute modification de la Constitution, en synergie avec le FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Docteur Ousmane Kaba, président du PADES, a tiré à boulets rouges sur la gouvernance actuelle de la Guinée, qui ne plaide pas en faveur des promoteurs du 3ème mandat. « Aujourd’hui, la Guinée qui se bat s’appelle FNDC. Le combat que nous engageons aujourd’hui, c’est un combat pour la jeunesse de Guinée. Parce que les jeunes ont besoin de deux choses essentielles qui manquent aujourd’hui dans ce pays : la bonne éducation et l’emploi. La jeunesse guinéenne manque d’éducation malheureusement. C’est le pays qui dépense le moins pour l’éducation de ses enfants. Sachez qu’en Guinée le budget alloué à l’éducation n’est que de 13%. Dans tous les autres pays qui nous entourent, c’est 35 à 40%. Ça veut dire que dans ce pays, on ne prépare pas suffisamment l’avenir des enfants. En Guinée, tous les jeunes son chômeurs. Parce que le gouvernement guinéen n’est pas capable d’encourager la création d’emploi par les entreprises », a dénoncé le président du PADES.

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba a dénoncé le manque d’infrastructures qui fait que notre pays baigne dans la misère. « Ce gouvernement n’a pas été capable de donner des infrastructures à la Guinée. Le mot infrastructure, ça veut dire que c’est qui est indispensable. Qu’il y ait une production dans un pays, il est indispensable d’avoir des routes, il est indispensable d’avoir des chemins de fer, il est indispensable d’avoir d’électricité. On n’a ni routes, ni chemins de fer, ni électricité. On n’arrive même pas à suivre les matchs de la CAN. C’est extraordinaire. Le peuple de Guinée est dans la misère et on nous dit, laissons-le finir son travail. Mais quel travail? C’est la pauvreté? C’est l’obscurité? Il faut laisser la Guinée dans l’obscurité, est-ce que c’est ça? »

Après avoir dépeint ce sombre tableau de notre pays, Dr Kaba soutient que cet état de fait ne doit pas continuer avec une gouvernance qui a montré se limites. « On laisse notre jeunesse dans un pays sans routes, sans eaux, sans électricité, sans des bons hôpitaux, il n’y a pas de travail et la ville est sale. Au moins, laissons-leur la démocratie. On ne peut pas continuer comme ça. Comment voulez-vous que quelqu’un qui a lutté 40 ans pour l’alternance démocratique en Afrique, quelqu’un qui donnait des leçons de politique et de morale à toute l’Afrique, pendant 40 ans, et qu’aujourd’hui cette même personne refuse d’entendre, refuse de voir? Ça ne peut pas marcher. L’alternance est indispensable à la démocratie, on ne peut pas faire de démocratie sans alternance. C’est impossible. Une seule personne ne reste pas imam dans un village », a fulminé le président du PADES.

Dans ce combat engagé par le FNDC, Dr Ousmane Kaba ne mâche pas ses mots à l’encontre des promoteurs d’une violation de la Constitution. « Je n’ai jamais vu la Guinée unie plus que la lutte contre le 3ème mandat, toute la Guinée est ensemble. La Guinée est d’un côté, les voleurs sont d’un côté. Toute la Guinée est réunie d’un seul côté, ceux qui pillent l’économie nationale sont d’un autre côté. On va leur dire, le message est clair, il n’y aura pas de 3ème mandat en Guinée, il n’y aura pas de nouvelle constitution en Guinée », a-t-il martelé

De nombreux membres du FNDC ont pris la parole, appelant à une unité d’actions de tous ceux qui sont opposés au 3ème mandat.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le gouverneur « oblige » le FARC et le FNDC à renoncer à leurs manifestations

29 juin 2019 à 18 06 17 06176

Plus aucun doute désormais. Les deux manifestations pro et anti troisième mandat qui étaient prévues demain, dimanche 30 juin 2019, n’auront pas lieu à Labé. Les organisateurs, qui avaient annoncé qu’ils vont défier le maire de la ville, ont été dissuadés par le gouverneur de la région, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants sur place.

Jusqu’à ce samedi matin, la situation était confuse à Labé. Malgré l’interdiction de leurs manifestations par le maire de la ville, le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) laissaient entendre que leurs mobilisations restent maintenues et qu’elles auront effectivement lieu.

C’est pourquoi, le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, a convié les responsables des deux mouvements pro et anti nouvelle constitution à une rencontre dans les locaux du gouvernorat. Rencontre à laquelle ont pris part également les autorités communales, préfectorales ainsi que les forces de défense et de sécurité. Le gouverneur a convaincu les deux camps à surseoir à leurs manifestations de rue.

« Les autorités ont brandi des arguments que nous avons jugés logiques. Nous avons donc pris acte et nous avons décidé d’informer nos militants de l’annulation de notre manifestation qui était prévue demain, dimanche. On a accepté cette doléance, mais c’est la marche du dimanche qui a été annulée. Et, nous allons nous retrouver pour planifier d’autres manifestations », a déclaré Habib Bah, le coordinateur du FNDC de Labé.

De son côté, Samba Camara, le coordinateur du FARC, n’a pas voulu s’exprimer devant les journalistes présents. Mais hors micro, il confie qu’en lieu et place du carnaval qui était prévu, sa structure compte organiser une assemblée générale demain, pour expliquer à ses partisans les motifs de l’annulation de sa manifestation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Alpha Condé nous a donné la légitimité de demander son départ »

29 juin 2019 à 18 06 12 06126

L’Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG) appelle ses militants à soutenir le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La démarche vise à barrer la route au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé qui se précise chaque jour un peu plus. L’annonce en a été faite ce samedi, 29 juin 2019, par Cellou Dalein Diallo à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique intervient au lendemain de la sortie du président Alpha Condé qui a carrément défini sa position par rapport à l’idée d’une nouvelle Constitution. Elle a été marquée par la présence des secrétaires généraux de la jeunesse de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, membres du FNDC. C’est pour cette raison que le bouillant élu de Matam a sonné la mobilisation générale, notamment à l’UFDG.

Selon Aly Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, un des porte-paroles de la délégation, ils sont porteurs d’un message des partis de l’opposition, à savoir le caractère sacré de la constitution guinéenne. « Comme vous le savez, outre les partis politiques, il y a la société civile, se rajoute les syndicats, j’en passe. Toutes ces personnes se sont mises ensemble pour dire qu’il faut respecter les lois de la République. Ils veulent créer un débat, mais il n’y a pas de débat sur la constitution. On ne créera pas de débat sur une nouvelle constitution, on ne fera pas de débat sur une révision constitutionnelle. Nous allons tuer l’œuf dans le ventre, ça ne va pas sortir, ce n’est pas possible. Mais, pour arriver à cela, il y a des préalables. Nous disons que vous devez chacun de son côté, dans son quartier, informer son voisin, vous devez vous donner la main pour soutenir les coordinations du FNDC qui sont en train d’être mises dans les communes et dans les quartiers. Vous devez être dans la dynamique. Chacun doit se donner la main pour que le jour où le militant Alpha Condé décidera de faire ou de prendre la décision de le faire (en tant que président) de nous soumettre à un référendum pour une révision constitutionnelle ou une nouvelle constitution, il faut qu’on soit prêt à faire en sorte que le plus proche lieu pour lui de quitter la Guinée soit le port de Conakry, parce que c’est là-bas il habite », a-t-il martelé.

Dans son intervention, Cellou Dalein Diallo a dit sa reconnaissance aux responsables de jeunesse des partis politiques de l’opposition et membres du FNDC pour leur visite au siège de l’UFDG. « Vous savez à quel point l’UFDG attache de l’importance au FNDC, puisqu’ici, chaque samedi, nous avons rappelé que toute l’action de l’UFDG dans le cadre de la lutte contre le 3ème mandat s’inscrira dans la dynamique du FNDC. L’UFDG ne fera en son nom aucune manifestation, n’obéira à cet objectif qu’au mot d’ordre du FNDC. Instruction a été donnée à toutes structures à la base et à l’extérieur du pays de se mettre à la disposition du FNDC et de ne mener le combat contre l’assassinat programmé de notre démocratie que dans le cadre du FNDC. Alors, soyez rassuré mes jeunes frères qu’à l’UFDG, vous avez un appui fort. L’UFDG, tous les militants, tous les sympathisants de notre parti sont prêts à répondre au mot d’ordre que le FNDC lancera et lorsque le FNDC le lancera. Mais, les gens sont mobilisés, ils sont débout, prêts à répondre. Il ne s’agira pas de sortir un jour. Alpha nous a donné l’opportunité et la légitimité de demander son départ, on ne se privera pas de ça. Comme il veut commettre un parjure, en violant son serment et la constitution de la République, la seule sanction sera son départ dès que le processus à cet égard sera engagé », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décès de Taran Diallo : témoignage émouvant de la Belle-fille, Mme Diallo Fanta Kaba

29 juin 2019 à 16 04 54 06546

Comme annoncé précédemment, de nombreuses personnes se sont réunies hier, vendredi 28 juin 2019, au Palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry, pour rendre un dernier hommage au maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo, avant son inhumation. Plusieurs témoignages ont marqué ce symposium, dont celui de sa Belle-fille, madame Diallo Fanta Kaba. La voix pleine d’émotion, la jeune dame a magnifié les qualités de l’homme qu’elle considère comme étant son père.

Guineematin.com vous livre ci-dessous son émouvant témoignage.

« Vous êtes venus dire au-revoir à votre père, à votre oncle, cousin, fils, beau-fils, ami. Moi aujourd’hui, je dis au-revoir à mon ange-gardien. Mon ange-gardien terrestre. Mon père biologique décédé, mon beau-père, monsieur Souleymane Taran Diallo, est monté sur l’estrade au Palais du peuple et devant des centaines de personnes, il a fait la promesse que je ne souffrirais jamais, que je ne pleurerais jamais, que je n’aurais jamais mal, que je ne ressentirais jamais l’absence de mon père, car il serait là pour m’aimer, me protéger et me chérir.

C’est ce qu’il a fait, il a tenu sa promesse jusqu’au bout. Papa était drôle, extrêmement brillant, l’esprit vif, le cœur sur la main. Tout son maître était amour, compassion et respect de son prochain. Il aurait soulevé des montagnes pour moi, il m’offrait toujours le meilleur de ce qu’il avait. Je me suis mariée dans la famille Taran Diallo lorsque le contexte politique était extrêmement difficile, avec des tensions sociales et raciales exacerbées. Lorsque je me mariais, les gens étaient sceptiques : « fais attention, tu es malinké, tu te maris chez les peulhs, tu vas souffrir ». Jamais, jamais ça n’a été le cas.

Mon beau-père a toujours été mon protecteur contre vents et marées. Pas une fois il m’a fait pleurer, pas une fois il ne m’a refusé quelque chose ; même lorsqu’il ne pouvait pas, il trouvait une solution, il me disait toujours oui. Il m’a traité comme une princesse. Il se serait dressé entre le monde entier et moi si quelqu’un me voulait du mal. Il nous a rassemblés. Grâce à lui, je peux dire avec certitude que Labé c’est chez moi, autant que les gens de Labé peuvent dire que Kankan c’est chez eux, grâce à mon beau-père Souleymane Taran Diallo.

Si dans chaque famille de ce pays, il y avait une personne comme lui, ce pays serait indivisible. Personne ne pourrait lui faire tomber. Papa était un guinéen avant tout et le pays doit être fier d’avoir eu en son sein quelqu’un comme lui. En tout cas, moi je suis fière et je vous le dis ici. Merci mon père pour tout l’amour que tu m’as donné. Tu as été extraordinaire et je t’aime de tout mon cœur. Repose en paix ! ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : manifestation contre EDG

29 juin 2019 à 16 04 29 06296

Plusieurs jeunes ont manifesté dans la matinée de ce samedi, 29 juin 2019, devant le siège de l’Electricité de Guinée (EDG) à Kankan. Ils protestaient contre le vol du carburant devant permettre de fournir la ville en courant, dont se rendent coupables certains agents de la société. Les manifestants ont réclamé la fermeture de l’EDG de Kankan pour amener les autorités à réagir face à cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le jeudi, 27 juin dernier, Lancei Traoré, un agent de l’EDG de Kankan, a été pris avec des bidons de 20 litres contenant du gasoil. Du carburant qu’il aurait volé à la centrale de la société et qui devait permettre de faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent le courant à la ville de Kankan. Et, cette situation est intervenue à un moment où la commune urbaine est confrontée à une faible desserte du courant.

Révoltés par cet acte, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour aller protester devant installations de l’EDG. Car, selon eux, c’est le vol du carburant destiné à cette centrale électrique qui plonge Kankan dans le noir. « Il y a longtemps, on était venu ici pour alerter les responsables de la centrale par rapport au vol de carburant dans la cour. Maintenant, avant-hier (jeudi), un de nos amis et le directeur communale de la jeunesse, Sidiki Belmando Kaba, qui étaient venus ici, ont mis main sur un voleur de carburant à 15 heures.

Mohamed Lamine Kaba,
Mohamed Lamine Kaba

Son pick-up était rempli de bidons de 20 litres et il était à son 5ème voyage. Actuellement, pourquoi il y a délestage en ville ? C’est parce qu’il y a du vol ici, pourtant le gouvernement fait de son mieux. Donc, c’est pourquoi nous sommes sortis ce matin pour exprimer notre colère vis-à-vis d’EDG. Maintenant, la population de Kankan ne veut plus voir les responsables d’ici. D’ailleurs, ils n’ont qu’à fermer ici jusqu’au lundi, on ne veut même pas de courant jusqu’à ce que les choses soient claires », a déclaré Mohamed Lamine Kaba, un des manifestants.

Daouda Sangaré,
Daouda Sangaré

Sur les lieux, la manifestation a commencé à dégénérer. Des jeunes du quartier Energie se sont opposés à tout rassemblement dans leur quartier. On a failli assister à un affrontement entre manifestants et contre manifestants. Mais, les deux camps ont fini par trouver un terrain d’entente, explique Daouda Sangaré, un des protestataires contre EDG. « Ils nous ont demandé de ne pas jeter des pierres, on a dit qu’on est d’accord. Mais, eux aussi, ils sont dans ce quartier, ils doivent tout faire pour ne pas qu’il y ait vol de carburant à la centrale. Si on n’est là, c’est parce qu’il y a eu vol de carburant », a-t-il dit.

Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan,
Mamady Kourouma

Il a fallu l’intervention de Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan, pour que les manifestants acceptent de quitter les lieux. Il leur a fait comprendre que l’agent incriminé se trouve déjà dans les mains de la police. « Pour le vol de carburant, les enquêtes iront jusqu’au bout, le réseau va être démantelé. Quant au présumé voleur, il a été déféré à la police, donc on va suivre le dossier avec la justice », a promis l’élu local.

A noter que beaucoup de jeunes de Kankan peinent à suivre les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de football en cours, en raison du manque de courant. Les quartiers de la ville sont desservis à tour de rôle.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Déclaration du SLECG : il n’y aura pas de grève avant les vacances

29 juin 2019 à 16 04 09 06096
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

C’est un ouf de soulagement pour l’école guinéenne. La grève qui était jusque-là suspendue comme une épée de Damoclès sur le système éducatif guinéen n’aura finalement pas lieu.

À l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 29 juin 2019, le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) a rendu public une déclaration dans laquelle il dit s’abstenir de tout déclenchement de grève à l’orée des examens nationaux, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au siège du SLECG à Donka.

Cette déclaration d’une page a été lue par Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, fraîchement rentré de Genève.

« Le bureau exécutif national du SLECG, soucieux du bon déroulement des examens nationaux et de l’avenir de nos enfants, après consultation de la base, décide de s’abstenir de tout déclenchement de grève à l’orée des examens nationaux pour permettre aux élèves de passer les examens dans un environnement apaisé », a lu Aboubacar Soumah.

Dans la même déclaration, le bureau exécutif national du SLECG invite le gouvernement « au respect scrupuleux » des différents points du protocole d’accord du 10 janvier 2019.

« L’application des contenus de ce protocole d’accord permettra à coup sûr de sauver l’école guinéenne des grèves et permettra à nos élèves de recevoir une formation de qualité en vue d’un avenir radieux de notre pays », a conclu Aboubacar Soumah, sous les applaudissements approbateurs des enseignants qui sont présentés au siège du SLECG à Donka.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boffa : le RPG-AEC sans abri !

29 juin 2019 à 15 03 48 06486

Ça va certainement étonner beaucoup, mais c’est pourtant une réalité. Le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir en Guinée depuis 8 ans et demi, n’a pas de siège à Boffa. Depuis quelques années, la formation politique tient ses réunions dans un endroit public de la ville, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est tout près de la direction préfectorale de la santé que se trouve le bâtiment qui servait de siège au parti du président Alpha Condé dans la commune urbaine de Boffa. Mais il y a trois ans, le RPG Arc-en-ciel a dû libérer le local, complètement délabré. De ce bâtiment, il ne reste aujourd’hui qu’un simple mur, très dégradé, et perdu sous un feuillage.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Aly Wilson Camara, le secrétaire fédéral du parti au pouvoir à Boffa, a expliqué que « le toit était complètement gâté à tel niveau que pendant les saisons des pluies on ne pouvait plus tenir nos réunions là-bas. Donc on a quitté parce que de fois les arbres tombaient sur les tôles », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, depuis son départ de ces lieux, le RPG Arc-en-ciel tient ses réunions à la maison des jeunes de Boffa. Pourtant, Elhadj Aly Wilson Camara affirme que le parti a déjà trouvé un terrain pour la construction d’un siège. Mais, le projet tarde à se réaliser, faute de moyens.

« Nous avons trouvé une place où construire un nouveau siège, mais on n’a pas les moyens nécessaires pour le faire. Maintenant, nous demanderons à nos chefs de nous aider à construire notre propre siège. Parce que même le bâtiment que nous avons quitté ne nous appartenait pas, il appartient à la commune », a dit le fédéral du RPG Arc-en-ciel.

A rappeler que Boffa est la préfecture d’origine et l’un des fiefs de l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR. Le parti au pouvoir ne trouve-t-il pas nécessaire de construire un siège dans cette ville acquise à un de ses adversaires ?

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Kindia : 23 formateurs-référents outillés sur la doctrine de la police de proximité

29 juin 2019 à 15 03 37 06376

Dans le cadre de la réforme des services de sécurité, l’atelier de formation de vingt trois (23) policiers formateurs-référents en Guinée a pris fin hier vendredi, 28 juin 2019, à Kindia. La démarche s’inscrit dans le cadre du processus d’appropriation des acquis et de la pérennité du concept de la police de proximité. La cérémonie a été présidée par le gouverneur Kindia, en présence du directeur central de la sécurité publique et de nombreux responsables administratifs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation qui a regroupé 23 formateurs-référents de la police de proximité, dont une femme, est une initiative mise en œuvre par l’ONG COGINTA, en partenariat avec la direction centrale de la sécurité publique, avec un financement du département d’Etat américain. Selon nos informations, elle s’inscrit dans le cadre du processus d’appropriation des acquis et de la pérennité du concept de la police de proximité dans notre pays.

Hippolyte Harkite Sib, coordinateur du projet Partenaires pour la Sécurité et la Réforme de la Police au service du citoyen à COGINTA,
Hippolyte Harkite Sib

Dans son intervention, Hippolyte Harkite Sib, coordinateur du projet Partenaires pour la Sécurité et la Réforme de la Police au service du citoyen à COGINTA, s’est dit satisfait de la qualité de la formation avant d’expliquer son bien fondé. « En 2015 et 2018 nous avons travaillé à Conakry, principalement à Dixinn et à Kaloum. En 2017 et 2019, nous avons aussi travaillé à Kindia et à Kankan .Et depuis 2019, nous sommes entrain d’investir présentement dans les différentes communes de Siguiri, de Labé et de Mamou. Tout cela s’inscrit dans le cadre de l’introduction de la police de proximité qui consiste d’une part à professionnaliser la police et aussi rapprocher la police des citoyens. C’est dans cette perspective que nous avons organisé cet atelier de formation, pour former les formateurs-référents de police de proximité. Cela veut dire que désormais, nous sommes dans le cadre du processus d’appropriation et de pérennisation de la police de proximité par le ministère de la sécurité. Désormais, nous sommes très satisfaits de cette formation qui vient de se dérouler, parce que nous sommes très confiants que nous avons des formateurs locaux guinéens sur qui nous pouvons compter », a-t-il fait savoir.

Colonel Moussa Barry
Colonel Moussa Barry

Dans la même lancée, le Colonel Moussa Barry a remercié les partenaires et le département de tutelle qui accompagnent la Guinée depuis le début du processus de la réforme des services de sécurité, à travers la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité. Selon cet assistant du coordinateur national de la police de proximité au Ministère de la Sécurité, tous ces acteurs « ont contribué pour le succès de cette formation des formateurs et des coordinateurs régionaux ».

madame Cissé Hadja Sarangbé Camara, gouverneur de la région de Kindia
Hadja Sarangbé Camara

C’est madame Cissé Hadja Sarangbé Camara, gouverneur de la région de Kindia, qui a présidé la cérémonie en présence de plusieurs invités. Après avoir remercié tous les acteurs impliqués dans la réussite de ce projet, elle a dit son espoir de voir se démultiplier les connaissances acquises à l’occasion de cette formation. « Nous devons aujourd’hui être fiers des résultats obtenus dans les 5 communes de Conakry et les 4 régions administratives par l’application de la police de proximité, aussi et surtout par la désignation des policiers-référents au niveau du cadre des établissements scolaires conformément à la vision du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé. Dans le cadre de la pérennisation des acquis de la présente formation, j’invite les formateurs au retour dans leurs unités respectives, à démultiplier et à appliquer le contenu des différents modules qui ont été dispensés », a suggéré Hadja Sarangbé Camara.

La cérémonie a pris fin par la remise des satisfécits aux participants.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin

Tél : 628516796

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Interdiction des manifestations des pro et anti 3ème mandat à Labé : voici la réaction de l’UFDG

29 juin 2019 à 15 03 19 06196
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Sous le feu des critiques depuis qu’il a interdit les manifestations des pro et anti troisième mandat dans sa ville, le maire de Labé bénéficie du soutien de sa formation politique. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 29 juin 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a volé au secours de l’autorité communale de Labé. L’opposant salue le « sens de responsabilité » de Mamadou Aliou Laly Diallo.

Le maire de Labé a surpris beaucoup en décidant d’interdire deux manifestations politiques qui étaient prévues demain, dimanche 30 juin 2019, dans la ville. D’un côté, le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC) et de l’autre, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Deux mouvement opposés autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum, et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Même s’il a justifié sa décision par le souci de maintenir la paix et la quiétude dans la commune urbaine de Labé, l’élu de l’UFDG, Mamadou Aliou Laly Diallo, n’échappe pas aux critiques. Beaucoup d’internautes se sont étonnés de voir un élu de l’opposition interdire des manifestations politiques dans sa ville. Certains même sont allés jusqu’à le qualifier de Bouréma Condé (le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a interdit toute manifestation sur l’ensemble du territoire guinéen depuis plusieurs mois).

Mais, le maire peut compter tout de même sur le soutien de son camp politique. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président et député de l’UFDG, trouve cette décision du maire de Labé tout à fait responsable. « Il faut d’abord saluer le sens de responsabilité du maire de Labé. Il a prouvé que c’est un responsable, c’est un homme bien réfléchi, qui maîtrise le sujet pour lequel il a été élu maire. Nous le saluons et nous le félicitons pour ça.

Ce maire a reçu deux courriers, évidemment la tension était élevée. Est-ce que ce n’était pas un piège ? Parce que tout le monde sait que monsieur Alpha Condé n’a personne à Labé, le pouvoir voulait donc prendre des gens à Conakry et aller semer la pagaille à Labé, où l’UFDG remporte les élections avec 97 ou 98%. Donc, le maire de Labé n’est pas tombé dans ce piège », estime le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Toutefois, l’opposant souligne que cette décision du maire de Labé ne peut pas être un alibi pour interdire les prochaines manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Il reste entendu que ça va être la dernière fois que des situations comme ça vont passer. Si la stratégie des gens qui veulent d’une nouvelle constitution consiste à écrire des courriers rapidement, le jour où le FNDC veut manifester eux aussi ils disent qu’ils vont manifester pour que les maires annulent les différentes manifestations en disant qu’il y a des risques d’affrontement, c’est peine perdue, ça ne se fera plus. De toutes les façons, les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution vont se faire.

Elles vont commencer le jour où le président va dépasser le Rubicon ; le jour où il va dire lui-même moi Alpha Condé, je vais organiser un référendum constitutionnel à telle date. A partir de ce jour-là, on ne cherchera pas à savoir est-ce que quelqu’un d’autre aussi veut manifester le même jour et au même endroit ; est-ce qu’il y a des risques d’affrontement, parce que monsieur Alpha Condé lui-même a parlé de confrontation. Nous allons organiser des manifestations dans tout le pays pour barrer la route à ce projet et empêcher Alpha Condé de s’offrir un troisième mandat.

Donc, cela ne peut pas être un alibi, ça ne peut pas être une jurisprudence pour que les maires interdisent les manifestations. D’ailleurs, quand on va commencer nos manifestations contre ce projet de troisième mandat d’Alpha Condé, on ne va même pas écrire pour demander la permission de qui que ça soit. On n’a pas besoin d’écrire à quelqu’un pour ça », a prévenu Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Faranah : un présumé voleur de moto échappe de justesse à un lynchage

29 juin 2019 à 12 12 07 06076
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah,
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah

L’insécurité prend de l’ampleur à Faranah avec une multiplication des cas de vol. Le dernier cas en date s’est produit dans la soirée d’hier vendredi, 28 juin 2019. Un inconnu, qui a subtilisé l’engin d’un conducteur de mototaxi, a failli se faire lyncher par une foule en colère. Il n’a eu son salut que grâce à l’intervention des gendarmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce vol de moto est le deuxième cas en l’espace de deux jours à Faranah. Ce dernier cas a provoqué la colère des taxi-motards qui ont voulu en finir avec le voleur, pris la main dans le sac et remis aux autorités.

Selon Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah, il a fallu beaucoup de diplomatie pour que le pire soit évité dans cette affaire. « J’étais au garage pour réparer mon véhicule. De là-bas, un de mes chefs de ligne m’a appelé pour m’informer de ce cas de vol. Il m’a dit que le suspect a été transféré à la maison centrale. Quand je suis arrivé là-bas, j’ai trouvé beaucoup de conducteurs que j’ai réussi à canaliser. Ils ont quitté les lieux. Plus tard, on m’a informé qu’ils sont allés au domicile du présumé voleur et qu’ils voulaient y mettre le feu. Je suis parvenu à les en dissuader. Puis, ils sont repartis vers la maison centrale qu’ils voulaient casser. Avec certains chefs de ligne, on leur a expliqué que s’ils cassaient les lieux, beaucoup de tueurs, de coupeurs de route et autres voleurs vont s’échapper. Ce qui va multiplier les cas de crimes dans la ville. Ils ont fini par comprendre nos conseils », a expliqué monsieur Kéita.

Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Souleymane 1 Traoré

Interrogé sur la question, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a promis qu’il va engager des poursuites contre le présumé auteur du vol. « C’est un présumé voleur qui a été appréhendé par la sûreté de Faranah et par la suite, le directeur m’a informé de cette situation, en indiquant qu’il y a une foule qui s’est mobilisée dans la cour de la sûreté, qu’il avait un problème réel parce que la population voulait le lyncher. Donc, quand j’ai été appelé, j’ai informé l’escadron mobile numéro 13 de Faranah qui est venue pour maintenir la sécurité de la sûreté. Nous avons rencontré le syndicat des moto-taxis, on les a assurés que justice sera dite et que la vérité va jaillir. Le présumé auteur est en garde à vue et dès demain samedi, les enquêtes vont commencer non seulement par rapport à lui, mais aussi par rapport à ses éventuels complices et coauteurs possibles », a dit l’empereur des poursuites.

En outre, Souleymane 1 Traoré a lancé un appel au calme. « Je lance un appel à la population à la retenue. Je sais que la population a soif de la justice, c’est pourquoi les gens manifestent. Et puis, il y a une confiance qu’il faut restaurer entre la population et la justice. Au nom du parquet, je rassure la population que la justice va triompher et que la vérité sera dite dans cette affaire de façon publique. Je leur dis qu’ils n’ont pas besoin de se rendre justice eux-mêmes, parce qu’un lynchage salit non seulement l’image de la ville de Faranah, mais aussi ne permettra pas que la vérité jaillisse parce qu’il y a les éventuels complices, les éventuels coauteurs. Et, c’est une enquête qui permettra de démanteler tous ces réseaux », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Meurtre de Boukariou Baldé : sa famille poursuit le Gouverneur de Labé et Cie

29 juin 2019 à 11 11 57 06576
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Après le silence des autorités guinéennes, suite au meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé, tué par des agents de la sécurité à l’université de Labé, le 31 mai dernier, sa famille prend les choses en main. Près d’un mois après ce crime, les avocats de la famille ont déposé une plainte au tribunal de première instance de Labé, a appris Guineematin.com de bonne source.

Cette plainte, déposée à Labé par l’entremise des avocats maître Hamidou Barry et maître Thierno Souleymane Barry, avec le soutien de l’OGDH, vise les autorités du Gouvernorat et de la sécurité. Ce sont entre notamment Elhadj Madifing Diané (le Gouverneur de la région administrative de Labé), le commandant Alphonse Gomou (commandant de la compagnie d’intervention et de sécurité de Labé) et le colonel Nango Richard Fangamou (commandant de l’escadron mobile de la Gendarmerie de Labé) qui sont visés par cette plainte, signée par monsieur Mouctar Baldé, père de l’étudiant.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cette plainte :

Plainte de la famille de l’étudiant Boukariou Baldé

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Fin de la Zihara à Bambéto : « chaque guinéen doit être honnête à l’égard de son prochain »

29 juin 2019 à 11 11 51 06516

Entamée il y a une semaine, la ziara organisée à la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma, a pris fin hier, vendredi 28 juin 2019. Cette cérémonie religieuse a regroupé des fidèles musulmans, membres de la confrérie Tidjaniste, venus de plusieurs préfectures de la Guinée. Elle a été l’occasion pour les participants de lire le Coran, d’invoquer les noms du créateur et du Prophète de l’Islam et d’inviter les guinéens à la fraternité, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La mosquée de Bambéto a refoulé du monde dans la soirée de ce vendredi. Cette Zihara, qui a connu la présence des plus grands érudits du pays, notamment venus du Fouta, a commencé par la lecture du saint Coran, suivie d’invocations et de cantiques religieux.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la mosquée de Bambéto,
Elhadj Mamadou Saidou Diallo

Dans son intervention, Elhadj Mamadou Saidou Diallo, imam râtib de la mosquée de Bambéto, a dit toute sa joie de voir réuni tous ces érudits venus de divers horizons de la Guinée. « Nous sommes réunis ici pour clôturer la Zihara, la tournée que les khalifes du Fouta Djallon ont envoyé pour conférer avec leurs frères ici à Conakry. Cette tournée a commencé le mardi, 19 juin dernier. Nous sommes parvenus à sillonner 7 mosquées de Conakry. Et aujourd’hui, il a été décidé de clôturer cette cérémonie ici, puisque ça a commencé ici, à Bambéto. Et aujourd’hui, nous sommes très heureux de compter parmi nous ces érudits, ces grands chefs religieux venus de partout, du Fouta et d’ailleurs pour la clôture de cette Zihara ».

Par ailleurs, Elhadj Mamadou Saidou Diallo a magnifié ses coreligionnaires qui ont renforcé leur foi à travers cette Zihara avant d’appeler les guinéens à la fraternité. « Cette forte mobilisation à cette mosquée prouve que la vérité, c’est l’Islam. C’est seulement l’Islam qui peut réunir tous ces sages, tous ces érudits, toutes ces heures, en un seul endroit, sans que personne ne s’en plaigne. La richesse, on en veut ; mais, la richesse ne peut réussir ce que l’Islam a pu faire aujourd’hui. J’exhorte tous les fidèles musulmans à renforcer leur foi en Islam, à s’aimer les uns les autres. Tous les guinéens que nous sommes, nous sommes des frères et sœurs, nous devons nous aimer, chacun doit être honnête à l’égard de son prochain », a-t-il exhorté.

Elhadj Mouhamadou Badrou Bah, imam râtib de la grande mosquée de Labé et inspecteur de la ligue islamique régionale,
Elhadj Mouhamadou Badrou Bah

De son côté, Elhadj Mouhamadou Badrou Bah, imam râtib de la grande mosquée de Labé et inspecteur de la ligue islamique régionale, a salué la mobilisation des fidèles musulmans à l’occasion de cette cérémonie. Selon lui, cette Zihara est une pratique initiée par nos aïeux et mérite d’être pérennisée. « Les musulmans que nous sommes, nous devons perpétuer cette pratique que nous avons reçue de nos parents. Les musulmans que nous sommes, nous devons nous rencontrer très souvent pour prêcher le pardon, l’amour et l’entente entre frères et sœurs guinéens. Nous devons continuer sur cette voie de Cheick Amadou Tidiane. Quelle est cette pratique ? C’est l’amour entre les uns et les autres. Il est important que chaque musulman prenne les nouvelles de son frère en Islam, qu’ils se retrouvent très souvent et lire le Coran et prier pour la paix, l’entente et le développement du pays. Nous sommes aujourd’hui à Conakry, comme nous qui venons de Labé, il y a aussi des gens qui viennent de Kankan, il y a des gens de la Forêt parmi nous. Donc, nous saluons toujours de telles initiatives », a dit le chef religieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Persistance de la torture en Guinée : ce que le président de l’INIDH demande aux forces de l’ordre

29 juin 2019 à 11 11 10 06106

L’institution nationale indépendante des droits humains a bouclé hier, vendredi 28 juin 2019, sa deuxième session annuelle. Tenue au palais du peuple de Conakry, la cérémonie a été présidée par Dr Alya Diaby, président de l’INIDH. Elle a connu la présence du ministre conseiller à la présidence, chargée des relations avec les institutions républicaines, des représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et des ONG de défense des droits humains, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette session qui a duré 20 jours, les membres de l’INIDH ont réussi notamment à adopter le rapport alternatif de l’examen périodique universel (EPU) et lancer la deuxième édition de la palme d’or nationale des droits de l’homme. Dans son discours de clôture, Dr Diaby, le président de l’INIDH, a rappelé qu’il a participé à la célébration de la journée internationale de soutien aux victimes de torture, le 26 juin dernier, à Labé.

Ce fut l’occasion pour cet activiste des droits de l’homme, de partager avec les acteurs et partenaires impliqués dans l’élimination de la torture, sa préoccupation. « Cette journée, (…) a été un moment intense pour nous de rappeler à la triste réalité de la persistance du phénomène de torture en Guinée », a-t-il souligné.

Il a mis cette occasion à profit pour interpeller les forces de l’ordre sur la nécessité de mettre un terme à la torture sous toutes ses formes. « L’INIDH en appelle aux forces de maintien d’ordre qui sont les gendarmes, policiers, bénévoles, gardes forestiers au respect de l’interdiction de la torture et autres peines ou traitements inhumains et dégradants ».

Décidée à encourager la promotion et la protection des droits de l’homme en Guinée, l’INIDH s’est engagée à organiser cette année la deuxième édition de la palme nationale des droits de l’homme. La première édition avait été remportée par les deux premiers chefs religieux du pays, Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry et Monseigneur Vincent Koulibaly, archevêque de Conakry.

Pour cette année, la Palme nationale des droits de l’homme (PANADH) portera sur le thème : « Promotion et protection de la femme avec pour sous thème : la lutte contre les violences basées sur le genre (viols, mutilations génitales féminines, lutte contre les violences faites aux femmes de ménage et les domestiques). Ceci dit, je déclare solennellement ici et maintenant que ce 28 juin marque l’ouverture aux candidatures à la PANADH 2019 », a dit le président de l’INIDH.

ministre conseiller du président de la République, chargé des relations avec les institutions, Elhadj Mohamed Lamine Fofana,
Elhadj Mohamed Lamine Fofana

Présent à la cérémonie, le ministre conseiller du président de la République, chargé des relations avec les institutions, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, a tenu à saluer le travail professionnel et sérieux mené par les commissaires de l’INIDH pendant cette session. « Le gouvernement apprécie à sa juste valeur le travail d’encouragement de tous ceux qui se battent pour la promotion et la protection des droits dans le monde et en Guinée y compris les droits catégoriels », a déclaré le ministre de la justice par intérim.

A rappeler que l’’INIDH est l’une des 13 institutions constitutionnelles du pays. Elle est chargée de promouvoir et de protéger l’ensemble des libertés et des droits fondamentaux de la personne. Elle est chargée également de prévenir la torture et toutes autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cellou Dalein rend hommage à Souleymane Taran : « le dernier mot que Taran m’a dit… »

29 juin 2019 à 9 09 15 06156

Comme annoncé précédemment, Souleymane Taran Diallo, jusque là maire de la commune de Ratoma, a rejoint sa dernière demeure ce vendredi, 28 juin 2019, au cimetière de Hamdallaye. A l’occasion des obsèques, le président de l’UFDG, en lui rendant un dernier hommage, n’a pu contenir ses larmes. Au palais des Sports du stade du 28 septembre, le chef de file de l’opposition a révélé les derniers mots qu’il a eus avec le défunt, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Visage sobre, mine serrée, visiblement touché par la perte d’un de ses plus proche collaborateurs, Cellou Dalein Diallo a commencé par présenter, au nom de l’UFDG, ses condoléances à la famille biologique du défunt, sa famille sportive, celle administrative et au peuple de Guinée tout entier. Selon lui, « Souleymane Taran Diallo a placé sa vie sous le signe du don de soi. D’abord, dans le choix de son métier, l’enseignement, profession exigeante qui demande de multiples qualités, des qualités intellectuelles, puisqu’il s’agit de transmettre le savoir et d’assurer une éducation solide qui assure l’avenir d’une nation. Des qualités humaines, puisque pour aider à réussir, il faut la bienveillance et le sens du partage de ce que l’on a appris. Souleymane Taran, qui incarnait en lui toutes ces qualités, portera en sacerdoce de l’enseignant 30 ans de sa vie en Guinée et aux Seychelles. Souleymane Taran a été aussi un sportif de haut niveau ».

Parlant des qualités du défunt sur plan politique, qui constitue à ses yeux le troisième pilier de l’ancien maire de Ratoma, le président de l’UFDG a décrit là aussi un homme de conviction, qui s’est toujours mis à la disposition du parti. « Il a d’abord été militant de base, président du comité de base, secrétaire général de section, secrétaire fédéral. Et, c’est tout naturellement qu’il sera désigné président de la délégation spéciale de Ratoma. Et, c’est sans appel qu’aux dernières élections communales, les populations de Ratoma le plébisciteront en lui confiant les destinées de leur commune. (…) ».

En outre, Cellou Diallo a magnifié le sens du partage qui a caractérisé l’illustre disparu. « Taran a été un homme d’une incroyable générosité, au service de toute la communauté. Je voudrais rapporter le dernier fait qui souligne la générosité de Souleymane Taran. La dernière conversation que nous avons eue se rapportait à l’installation des commissions à la mairie de Ratoma. Il m’a dit président, je vais attribuer deux commissions au RPG. Et pour me convaincre, il dit monsieur le président, nous devons le faire, parce que nous devons leur prouver que nous sommes capables de partager. Nous devons leur dire que lorsque tu seras président de ce pays, tu tiendras la balance égale entre les guinéens et que dans le partage, nul ne sera lésé. C’est la dernière phrase que Taran a prononcée. C’est cela Taran, la générosité, le partage. Parce qu’il sait que le manque de partage est source de conflit », a-t-il laissé entendre, au bord des larmes.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Référendum constitutionnel en vue : « Boffa votera 100% OUI »

29 juin 2019 à 7 07 50 06506
Tidjane Soumah, préfet de Boffa
Tidjane Soumah, préfet de Boffa

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 28 juin 2019, Tidjane Soumah, le préfet de Boffa, s’est prononcé sur le débat en cours autour d’un changement de constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’administrateur assure que sa préfecture va plébisciter la nouvelle constitution lorsque celle-ci sera soumise à l’approbation populaire. Il a évoqué également d’autres sujets, dont la cohabitation entre les communautés et les sociétés minières.

Selon Tidjane Soumah, le changement de constitution que le pouvoir actuel souhaite faire est une nécessité. Car, dit-il, « la constitution actuelle ne colle pas à la réalité du terrain. C’est diamétralement opposé. Donc à Boffa, je peux vous rassurer qu’il n’y a pas réticence par rapport à la nouvelle constitution. Donc tout Boffa votera 100% OUI au référendum. Nous sommes les premiers à nous prononcer favorablement au changement constitutionnel. C’est Boffa qui a donné le ton pour la première fois, après Kindia a entériné », a-t-il souligné.

Le préfet n’occulte pas cependant le fait que ce projet de nouvelle constitution est loin de faire l’unanimité dans le pays. Mais, il estime que les opposants de ce projet ne peuvent pas empêcher l’organisation du référendum prévu par le pouvoir. « Ce qui serait peut-être possible pour ceux qui ne veulent pas de la nouvelle constitution, c’est de faire la campagne pour le NON. Mais, ils ne peuvent pas empêcher la tenue du référendum », a dit monsieur Soumah.

En plus de la politique, l’administrateur a évoqué la situation locale, avec notamment les remous enregistrés souvent dans les zones minières. Il indique que quatre (4) sociétés minières évoluent dans la préfecture de Boffa, dont seulement Alufer est en phase d’exploitation. Chalco, Bauxite de Kimbo et SBGC sont, quant à elles, en phase de construction. Aux dires du préfet, toutes ces entreprises respectent le contenu local et s’acquittent convenablement des taxes à payer. En ce qui concerne les manifestations enregistrées souvent dans les zones minières, il affirme qu’elles sont causées par certains ressortissants de la préfecture.

Tidjane Soumah, préfet de Boffa

« Les sociétés minières respectent bien le contenu local en donnant la priorité aux fils du terroir dans les recrutements. Bon nombre de jeunes des localités impactées travaillent dans ces sociétés. Alufer, aujourd’hui, est à 115 jeunes formés et qui seront employés. Elles accompagnent aussi les femmes dans les cultures maraîchères, les jeunes dans leurs activités génératrices de revenu. Au niveau des compensations minières il y a des petits problèmes, mais pas au niveau des communautés.

Le plus souvent, ce sont les ressortissants qui viennent avec les problèmes. Quand les sociétés font le recensement, elles payent les compensations. Mais lorsque les fonds payés sont pour la communauté, il y a des gens qui interfèrent pour détourner l’orientation de cet argent. Alors que ces fonds devraient servir à réaliser des infrastructures communautaires. Les fonds individuels aussi, ils attendent quelques mois après la perception par les impactés, ils viennent dire que les montants reçus sont petits par rapport aux plantations touchées », a expliqué le préfet.

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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