Ministère du Commerce : Mikaïla Aminata Kourouma devient Secrétaire générale

21 juin 2019 à 23 11 52 06526

Le président de la République vient de nommer madame Mikaïla Aminata Kourouma, économiste, matricule 194309 M au poste de Secrétaire Générale du Département du Commerce. Madame Mikaïla Aminata Kourouma était conseillère chargée de mission au ministère des Investissements et des Partenariats Publics privés.

Cette nomination a été officialisée à la télévision nationale dans la soirée de ce vendredi, 21 juin 2019. À rappeler que le poste de secrétaire générale au ministère du Commerce était vacant depuis près d’un mois. Fanta Cissé qui occupait ce poste avait été muté dans les mêmes fonctions au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri: guéguerre au sein du RPG-AEC pour des places pour le Hajj 2019

21 juin 2019 à 21 09 27 06276

Rien ne va plus entre les structures de base du RPG Arc-en-ciel de Siguiri. Les sections nouvellement créées dénoncent les anciens responsables des quatre anciennes sections et ont apparemment envie d’en découdre. L’attribution de cinq (5) places à des militants pour le pèlerinage à la Mecque (le Hajj) et le don de sacs de riz sont à la base des problèmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En effet, la restructuration du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, il y a de cela deux mois, a conduit à la mise en place de huit sections à Siguiri, dirigées par huit nouveaux jeunes aux dents longues. Ces derniers ne sont pas en odeur de sainteté avec les 4 secrétaires généraux des 4 anciennes sections. L’attribution de cinq places pour le Hajj et le don d’une certaine quantité de riz aux militants par le président Alpha Condé est la source du malentendu, apprend-on.

Selon Mohamed Keïta, nouveau secrétaire général de la section Bolibana1, « chaque année, depuis 3 ans maintenant, le président offre à chaque préfecture des places pour le hajj. Cette année 2019, il a donné 5 places à Siguiri pour récompenser ses militants. Dans la nouvelle structure du parti, une fédération est prévue dans chaque préfecture, mais aucune fédération n’est installée d’abord. La délégation qui est venue a confié toutes les activités du parti aux sections. Nous pensions, quand le président donné 5 places à Siguiri, que ce sont les 8 secrétaires généraux des 8 sections qui devaient procéder aux choix des candidats. Mais, les anciens secrétaires généraux se sont retrouvés pour choisir sans nous consulter. Quand nous avons riposté, il y a eu des bonnes volontés qui ont plaidé. Ensuite, le président a offert 400 sacs de riz, le même comportement s’est produit. C’est pour cela que nous leur avons demandé de déguerpir du siège », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Sékouba Traoré, secrétaire général de la section de Siguirikoro2, a mis en garde les anciens. « Il y avait 4 sections, quand la délégation était là pour l’installation, ils ont dit qu’ils tiendraient l’installation de la fédération pour être dans ce bureau. Maintenant, pour quelle raison ils nous empêchés de travailler ? Ils ne veulent pas quitter le siège. Le parti n’est pas la propriété familiale de quelqu’un, la démagogie est finie, les trafics d’influence sont finis », lance-t-il.

A signaler que les anciens secrétaires généraux n’ont pas voulu répondre à nos questions.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : vers l’organisation du Festival Internationale du Sport Extrême (FISE) en 2020

21 juin 2019 à 21 09 14 06146

La capitale guinéenne va abriter en 2020 la coupe du monde des sports urbains. En prélude à ce rendez-vous, dénommé Festival International du Sport Extrême (FISE), le Groupe Hurricane, organisateur de cet évènement, a conféré avec les hommes de médias, ce vendredi, 21 juillet 2019. La démarche visait à lever un coin de voile sur les particularités de cette activité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Matak Clavier, vice-président du groupe Hurricane
Matak Clavier

Dans son intervention, Matak Clavier, vice-président du groupe Hurricane a commencé par rappeler que le FISE, qui était un projet d’étudiants, a pris naissance en 1997. Ainsi, au vue du succès que ce sport a eu, le fondateur a eu à créer Hurricane pour organiser dans le temps le FISE. Ce qui a eu pour conséquences la création en 2014 de la toute première FISE Word Séries. « La FISE Word Séries est en fait une tournée mondiale qui a des stocks dans tous les pays notamment en Chine, au Japon, en Arabie Saoudite. Et chaque athlète va gagner des points dans chaque pays pour pouvoir être à la fin d’année vainqueur de la coupe du monde BMX. Donc, notre projet d’avoir le premier FISE Word en Afrique est un projet majestueux. Et après ça, on pourra avoir des images non seulement qui communiquent pour la ville de Conakry tout autour du monde, mais en plus améliorent l’envie de tourisme fans du FISE. Nous ne voulons pas en faire un simple évènement et partir, nous avons vraiment envie de développer main dans la main, avec une entreprise guinéenne, pourquoi pas une entreprise FISE Guinée avec des locaux qui vont avoir envie de développer ce sport d’une part, laisser les infrastructures après l’évènement pour que les athlètes de ce sport progresse en Guinée, pour qu’ils soient les champions de demain », a-t-il expliqué.

En outre, le vice-président du groupe Hurricane a indiqué que c’est un guinéen, du nom de Djibril Bangoura, qui est porteur du projet dans notre pays. « Djibril Bangoura était à Montpellier, il a vu le FISE et nous a dit qu’en Afrique de l’Ouest, il faut que ça se passe à Conakry, il faut que nous soyons les premiers. Et du coup, nous avons présenté ce projet aux différents ministères et notamment au ministère des Sports ; et, l’engouement a été instantané. Donc, l’opportunité de rencontrer un guinéen en France, qui nous a permis d’être-là et l’engouement de tous les ministères ici présents nous permettent de croire à ce projet », a-t-il ajouté.

Kabassan Keïta, directeur national des sports,
Kabassan Keïta

De son côté, Kabassan Keïta, directeur national des sports, a salué l’initiative. Selon lui, le département en charge des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique travaille déjà afin que le FISE 2020 à Conakry soit une réalité. « Comme vous le constatez, on parle de sport extrême. Et aujourd’hui, nous sommes ravis que cette discipline soit pratiquée en Guinée, je veux parler de world skate que vous voyez avec la fédération pilotée par votre collègue Daouda Bah. Et, nous avons aussi le BMX, même si ce n’est pas contrôlé par la fédération guinéenne de cyclisme. Mais, vous voyez plein de jeunes qui utilisent ces vélos de sport qu’on appelle vélo BMX et avec peut-être le concours d’Hurricane, nous allons avoir des compétitions de BMX les prochains mois. Donc, nous au département, nous sommes très ravis d’avoir cette compétition en Guinée, mais nous recherchons d’abord l’accord du gouvernement pour qu’on puisse organiser une telle compétition et vous savez que ça va mobiliser un millier d’étrangers qui vont venir en Guinée. Donc, sur le plan sécuritaire il y a un travail à faire, sur le plan organisationnel aussi. C’est pourquoi, vous voyez les collègues des autres départements qui vont nous appuyer dans ce sens. Notre objectif, c’est de réussir 2020. Nous allons communiquer dans les prochains jours en conseil interministériel pour qu’on puisse avoir l’accord du gouvernement et mettre en place le comité d’organisation», a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Labé : retour sur la mission du ministre Taran Diallo

21 juin 2019 à 18 06 05 06056

Communiqué : Dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative présidentielle en faveur d’un développement soutenu des collectivités (Communes Urbaines et Rurales) à travers l’Agence Nationale de Financement Collectivités Locales (ANAFIC), le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, Mamadou Taran Diallo, a effectué une mission de travail en Moyenne Guinée et principalement dans la préfecture de Labé du 14 au 20 juin 2019. Le déplacement dans le cadre d’une tournée impliquant les membres du gouvernement issus de la région du Fouta Djallon.

Les travaux ont démarré le 16 juin 2019 à Dalaba, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Hôtellerie et du Tourisme, El hadj Thierno Ousmane Diallo. Avant le lancement proprement dit des activités, la délégation s’est rendue chez la notabilité pour lui transmettre les salutations du président de la République, Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé ainsi que celles du premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory Fofana. En retour, les sages  ont remercié la délégation et formulé des prières pour un développement harmonieux de la Guinée dans la paix et la cohésion sociale. Ils ont également fait des bénédictions pour le chef de l’Etat, le gouvernement et pour tous les fils et toutes les filles du pays.

La délégation s’est ensuite rendue à l’Institut de Dalaba où en présence des gouverneurs des régions de Labé et de Mamou, des préfets de Dalaba, Mamou et Pita et l’ensemble des sous-préfets et maires desdites préfectures, s’est tenue une cérémonie qui a permis de :

  • Présenter l’ANAFIC, comme outil de conduite des projets,
  • Expliquer les fondements et mécanismes de financement des besoins de nos collectivités,
  • Clarifier la responsabilité des élus locaux dans le processus de sélection des projets à financer et des entreprises pour leur réalisation
  • Donner les raison de la présence des  ministres dans les régions d’origine pour le lancement des travaux 

L’occasion a été par ailleurs mise à profit pour rappeler la pertinence du vivre-ensemble dans la paix et la quiétude ainsi la nécessité de révision de la  constitution. Sur ce dernier point, l’accent a été mis sur la liberté de chacun de voter pour ou contre sans enfreindre les droits de son prochain.

La séance a été clôturée par des prières et bénédiction en faveur de la paix.

Le 16 juin 2019, le ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, Mamadou Taran Diallo en compagnie du ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, Thierno Ousmane Diallo, sont arrivés à Labé. Au gouvernorat, ils ont rencontré le gouverneur de région, le préfet, le maire en compagnie de leurs principaux collaborateurs. Après une réunion de prise de contact qui a permis de s’accorder sur le chronogramme de la visite de travail, tous se sont rendus chez le grand imam, Elhadj  Boubacar Bah, ou les attendait la notabilité qui, comme à Dalaba, a béni l’initiative présidentielle et prié pour la paix et l’unité nationale.

La délégation gouvernementale s’acheminera ensuite tour à tour à :

  • Kouramangui : située à 35 km où elle procèdera à la pose de la première pierre d’une école à Telema district dont les populations ont été comblées par ce projet, puis à Kouramangui centre, pour le lancement des travaux du stade sous-préfectoral. Il faut souligner que les sages, les élus locaux et les populations de cette commune ont réservé à la delégation un accueil digne des grands moments.
  • Popodara : située environ à 15 km de la préfecture de Labé qui a bénéficié d’un centre de santé et d’aménagements hydroagricoles. Après les interventions du Sous-préfet, du maire, de l’ingénieur  conseil et du représentant de l’ANAFICqui ont remercié le président de la république, Pr Alpha Condé, et de son gouvernement  pour cette initiative, le ministre Mamadou Taran Diallo et son collègue du Tourisme ont transmis le message de paix et d’unité nationale à la population

Le 17 juin 2019,  le Maire de la Commune Urbaine  conduira la mission à Donghol-Dayebhé, Kouroula et Hoggobouro ou les populations  recevront la délégation dans la joie et l’allégresse  pour  le démarrage des travaux de construction ou de réhabilitation d’infrastructures scolaires.

 Le 18 juin 2019, la sous-préfecture de Tarambaly va accueillir dans une ambiance festive la délégation gouvernementale à laquelle s’est entre-temps ajouté le Ministre du Commerce, Boubacar Barry.

Enfin, Dionfo commune rurale ayant bénéficié d’un établissement d’enseignement secondaire et d’une boucherie sera la dernière étape de la mission.

Le ministre de la citoyenneté et ses collègues ont bénéficié dans les communes visitées de la préfecture de Labé d’un accueil chaleureux, ce qui leur a permis de présenter le projet de programme initié pour une croissance partagée, l’objet de la nouvelle constitution et les raisons du maintien et du renforcement de la paix et de l’unité nationale pour un essor économique et sociale de notre pays, la Guinée, notre patrimoine commun.

Créée pour une gestion efficiente des 15% des revenus miniers dédiés au développement local, l’ANAFIC sert aussi d’instrument pour le renforcement de la paix et de l’unité nationale.

Par le service de communication du ministère de la Citoyenneté

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Kankan : la hausse du prix du maillot ne décourage pas les inconditionnels du Syli national

21 juin 2019 à 17 05 30 06306

A quelques heures du démarrage de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 de football en Egypte, le prix du maillot du Syli National a connu une hausse étonnante dans les marchés de Kankan. Les vendeurs ont profité de la forte demande pour se livrer à une spéculation qui ne dit pas son nom, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La CAN Sénior démarre ce vendredi au Caire, en Egypte, avec le pays hôte qui défie le Zimbabwe. La Guinée entrera dans la compétition demain samedi, 22 juin 2019, contre les Barréas de Madagascar. A la veille de ce match très attendu par les 13 millions de guinéens, férus de football, la tunique du 11 national est très recherchée. A Kankan, où l’ambiance est déjà électrique, le prix du maillot a connu une hausse inattendue.

D’ailleurs, il n’y a pas que le prix du maillot qui a connu une augmentation. Tous les gadgets et autres objets aux couleurs nationales ont connu une flambée sans précédent.

Faya Oliano

Selon Faya Oliano, commerçant au grand marché Lofèba de Kankan, c’est la hausse des prix depuis Conakry qui a provoqué cette situation que connait Kankan. « Avant, on revendait les maillots avec short à 27.500 fg. Mais actuellement, à Conakry c’est 35.000 fg. Les survêtements étaient vendus à 120.000 fg en gros. Mais maintenant, c’est à 150.000 fg en détails. Le panta-court se négociait entre 40 à 50.000 FG. Mais aujourd’hui, il est passé à 60.000 fg. C’est depuis Conakry que le prix a flambé, le prix du transport aussi a augmenté », argue notre interlocuteur.

Tamba Hélène Oliano,
Tamba Hélène Oliano

Cette flambée des prix de la tunique guinéenne sur les marchés de Kankan refroidit plusieurs supporteurs du Syli qui veulent pourtant l’arborer pour rester dans la ferveur de la CAN. C’est le cas de Tamba Hélène Oliano, rencontré au marché à la recherche d’un maillot. « Les prix du drapeau et du maillot guinéen sont chers sur le marché pour nous. Soyons honnêtes, on ne peut pas tout à fait acheter le drapeau à 5.000 fg et le maillot à 40.000 fg pour supporter notre équipe, parce que nos conditions économiques sont difficiles. Nous souhaitons à ce qu’on revoit les prix à la baisse, pour que nous puissions bien supporter l’équipe nationale », a-t-il imploré.

Moussa Kouyaté,
Moussa Kouyaté

Même si beaucoup de citoyens jugent ce prix inabordable, d’autres par contre s’offrent la tunique quelque le prix à payer. C’est le cas de Moussa Kouyaté, un inconditionnel du Syli National. « Moi, j’achète le maillot c’est parce que j’aime la Guinée. Cette année, je suis sûr que la coupe est pour nous. En plus de ce que j’ai acheté aujourd’hui, je viendrai dans les jours à venir acheter les autres couleurs aussi. Même si on augmente le prix plus que ça, moi je viendrai acheter, parce que j’aime la Guinée », a-t-il lancé.

Il faut signaler que malgré la hausse du prix du maillot, la demande reste forte dans la commune urbaine de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Projet Blue SAHEL : l’UE et l’Espagne offrent 2 véhicules et d’autres matériels à la gendarmerie guinéenne

21 juin 2019 à 17 05 08 06086

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Blue SAHEL, piloté par la Guardia Civil Espagnol, l’Union Européenne, en partenariat avec le Royaume d’Espagne, a offert deux véhicules pick-up et des matériels et équipements militaires à la gendarmerie guinéenne. La cérémonie officielle de remise de cet important don a eu lieu ce vendredi, 21 juin 2019, au Haut commandement de la gendarmerie nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée,
Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée

Dans son intervention, Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, a dit que cette remise de matériels et équipements vise à renforcer davantage la coopération entre l’UE et la Guinée dans le domaine militaire. « Nous avons des objectifs communs, la République de Guinée et l’Union européenne et ses Etats membres ; c’est la stabilisation, la sécurisation de la région, la paix et la stabilité dans le monde. Ça, c’est un noble objectif qui doit être décliné avec des actions concrètes sur le terrain. La récente formation et la remise de matériels aujourd’hui entre dans le cadre d’une mise à niveau de capacité de vos effectifs, monsieur le Général, pour faire face à un défi qui est bien le nôtre, qui est d’empêcher que les méchants de ce monde nous perturbent la paix et la stabilité dans nos pays. Sachez monsieur le Général que nous serons toujours à vos côtés pour cette noble cause qui est celle de stabiliser la région, sécuriser les frontières, le contrôle de tous éléments qui sont perturbateurs : que ça soit la drogue, que ça soit le trafic d’armes, que ça soit le trafic d’êtres humain set la lutte contre le terrorisme ».

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire,
Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, a dit sa joie et sa reconnaissance aux donateurs. Selon lui, « cette cérémonie de remise de matériels et équipements symbolise la mise en valeur des deux formations organisées en faveur de nos forces de sécurité notamment : la Douane, la Police et la Gendarmerie dans le cadre de l’exécution du projet Blue SAHEL. Ces formations avaient pour but de renforcer les compétences de la gendarmerie nationale en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, l’immigration irrégulière, la surveillance des frontières, le contrôle du territoire, la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, de munitions, des explosifs, de trafic d’êtres humains, l’exploitations et le trafic des espèces protégées, le trafic de drogue, des faux médicaments et des véhicules volés », a-t-il énuméré.

Par ailleurs, le patron de la gendarmerie guinéenne a dit que ces matériels permettront à ses agents de lutter davantage contre le grand banditisme le long de nos frontières. « A l’instar des pays de la bande sahélo-saharienne, qui ont bénéficié de formations mais aussi des équipements depuis des années de la part de l’Union européenne, la gendarmerie nationale, à son tour reçoit aujourd’hui deux véhicules 4X4 et un important lot de matériels et équipements dans le cadre du projet. Après ces formations et la remise de ces matériels et équipements, la gendarmerie nationale est renforcée davantage dans l’accomplissement de ses missions régaliennes, notamment la gestion des frontières », a-t-il souligné.

Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale
Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et Directeur de cabinet du ministère de la défense nationale

S’exprimant au nom du ministre en charge des affaires présidentielles et de la défense nationale, Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale a salué l’octroi de ces dons. Pour lui, « ces dons arrivent à un moment crucial où certains pays de la sous-région font l’objet d’attaques terroristes mettant ainsi en évidence la vulnérabilité de nos Etats liée à la porosité de nos frontières. (…) C’est un évènement majeur dans la mesure où ce don s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité afin de nous aider dans notre mission régalienne de défense de l’intégrité territoriale, de sécurisation de nos frontières, et dans la défense des intérêts majeurs de notre Etat. C’est un évènement majeur et cela se situe dans le cadre de la coopération entre notre pays et le Royaume d’Espagne et l’Union européenne. Si nous voulons sécuriser notre pays, nous ne pourrions utiliser ce matériel à d’autres fins, sinon le but pour lequel effectivement ce don a été fait. Au nom du gouvernement guinéen, nous vous rassurons qu’une utilisation à bon escient sera fait de ce matériel », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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CAN 2019 : ambiance de fête chez les supporteurs du Syli au marché de Madina

21 juin 2019 à 16 04 44 06446

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 de football s’ouvre ce vendredi 21 juin en Egypte. Le Syli National de Guinée va affronter demain samedi son homologue de Madagascar. A Conakry, l’ambiance monte autour de notre onze national, symbole de fierté et d’unité de tout un peuple. Au marché de Madina, l’on se bouscule pour s’arracher les maillots, banderoles et autres gadgets à l’effigie du Syli de Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’effervescence au grand marché de Madina, dans la capitale guinéenne. Maillots, casquettes, bracelets, gilets, lunettes, bagues, montres, banderoles et des t-shirts à l’effigie du Syli National ou du Rouge-Jaune-Vert, s’achètent comme des petits pains.

Si c’est la crue chez les vendeurs, les acheteurs se plaignent de la montée des prix de ces objets qui ne les décourage pas pour autant.

Madame Mama Adama Kéita, vendeuses de gadgets divers aux couleurs du Syli,

Des supporteurs, venus d’horizons divers, sont contents de vivre ces moments, même s’ils redoutent d’être déçus, comme c’est le cas quelques fois avec un Syli national imprévisible.

Madame Mama Adama Kéita, vendeuses de gadgets divers aux couleurs du Syli, invite à l’union sacrée autour de notre équipe nationale. « Vraiment, il faut qu’on supporte la Guinée pour que notre équipe nous apporte la coupe. Nous vendons beaucoup d’articles, mais le plus vendu, c’est les maillots et les lunettes pour les enfants. Dès après la fête, nous avions commencé à revendre les effigies et vraiment on ne se plaint pas », a expliqué la dame, très joyeuse.

Même son de cloche chez Fatoumata (elle a refusé de donner son nom de famille) qui rêve de voir le Syli soulever le trophée au soir du 19 juillet prochain. Mais avant, elle appelle ses concitoyens à se mobiliser derrière les joueurs pour les encourager à gagner toutes les rencontres. « On revend des maillots, des chapeaux, des montres, des lunettes, des bracelets… il y a tout avec nous ici, même dans 3 mois tous ces articles ne vont pas finir. Il y en a en quantité parce que cette année, c’est pour nous la coupe. J’invite les joueurs à nous offrir des bons matchs, surtout de ne pas avoir peur de jouer, de défendre le drapeau national en tant que guinéens, qu’ils jouent pour satisfaire leur famille qui les regarde. Ils doivent se battre pour nous envoyer la coupe », a lancé la dame dans une ambiance de fête à Madina.

De son côté, Fofana Alsény, étudiant de son état, est un fervent supporter du Syli de Guinée. Il est venu acheter un maillot pour faire la fête dès demain matin, avant le match qui va opposer la Guinée à Madagascar. Tout de même, il dénonce l’augmentation des prix des produits même s’il compte se battre pour se trouver un joli maillot.

« Je suis venu pour acheter un maillot, parce que syli national va jouer demain. C’est la raison pour laquelle je suis à Madina aujourd’hui, afin de trouver un bon maillot à porter demain pour supporter ma Guinée. Je suis très content du Syli national, c’est pourquoi je ne peux pas supporter sans maillot. Mais, ce qui était vendu à 25 000 FG est revu à la hausse. Aujourd’hui, il faut débourser 50 000 FG. Mais de toute façon, il faut que j’achète un maillot. Demain à 5h du matin, je dois porter mon maillot et le drapeau national, sortir pour exprimer mon soutien au Syli de Guinée », a dit le jeune homme, plein d’enthousiasme.

En outre, Alsény Fofana ne se limite pas seulement à l’achat d’un maillot, il invite ses amis du quartier à venir massivement pour s’acheter des maillots ou montres pour que la fête soit effective demain. « J’invite mes amis de sortir massivement supporter le Syli national. C’est notre fierté. A mon retour à la maison, je vais inciter tout le monde à se procurer soit une montre, un gilet ou un maillot, en tout cas nous ferons notre mieux pour rendre la fête agréable », a martelé le jeune étudiant.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Marché de Madina : les citoyens entre malaise et inquiétude devant la hausse du Leppi

21 juin 2019 à 15 03 43 06436
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Les images du Syli National de Guinée, habillé en tenue traditionnelle leppi à l’arrivée de l’équipe en Egypte pour participer aux phases finales de la CAN, ont fait le tour de la toile et suscité l’émerveillement de nombreux compatriotes. Ces images ont suscité une ruée vers le leppi, d’autant plus que nos compatriotes veulent valoriser nos produits à l’occasion de la prochaine fête de Tabaski. L’occasion est mise à profit par les marchands et autres affairistes de Conakry pour doubler, voire tripler, le prix du leppi sur marché, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant la forte demande suscitée par la rue vers le leppi, l’on constate ces derniers jours un manque à gagner et une hausse du prix dans certains marchés de Conakry, notamment au marché de Madina. Les citoyens, déçus de cette attitude, appellent à plus de flexibilité de la part aussi bien des négociants que des détaillants.

Kadiatou Diallo
Kadiatou Diallo

C’est le cas de Kadiatou Diallo, une cliente qui déplore la hausse du prix du leppi au marché de Madina. « On a dit de porter le leppi pour la fête de Tabaski. Mais vraiment, le prix est cher à l’heure actuelle. Tu pouvais avoir le leppi à 150.000 fg voire même à 130.000 fg. Je viens d’acheter le leppi à 300.000 FG les trois pagnes. Je leur demande de diminuer le prix de leppi pour que tout le monde puisse en avoir, si non ce n’est pas bon. Comme ils savent que les gens viennent énormément pour acheter le leppi, c’est pour quoi ils ont haussé le prix et ce n’est pas bon », se désole-t-elle.

Souleymane Sow

Pourtant, les vendeurs disent que cette hausse n’est pas liée à la forte demande. Selon Souleymane Sow, vendeur de leppi, les raisons se trouvent ailleurs. « À l’heure actuelle, il n’y a pas de leppi, parce que ceux qui fabriquent le leppi ne travaillent beaucoup là-dessus. En plus, certains producteurs sont partis à Siguiri dans les mines d’or, actuellement c’est le N’gara, le damier, le Kerndeli et le Forêt Sacrée qui sont là. Les gens viennent énormément à l’heure là pour les achats de leppi. Certains même viennent de l’Europe pour faire les achats. Mais malheureusement, ça manque sur le marché », soutient-il.

Par ailleurs, Souleymane Sow dit qu’il n’y a pas de prix fixe sur la vente du leppi. « Nous n’avons pas de prix fixe. Avant, on vendait les trois pagnes de leppi à 150.000fg. Mais maintenant, c’est parti jusqu’à 250.000 FG. C’est parce qu’il n’y en a pas, c’est pour cela que le prix est élevé », a dit le marchand.

Kadiatou Sissoko
Kadiatou Sissoko

Pour sa part, Kadiatou Sissoko, vendeuse de textile guinéen au marché de Madina, explique les raisons de l’augmentation du prix de leppi par la rareté de la matière première. « A l’heure actuelle, ce qui fait que le leppi est cher, c’est parce que les files qu’on utilise pour la fabrication du leppi ne se trouvent pas en Guinée, ils proviennent d’un autre pays. Les tisserands ne sont pas nombreux, les personnes qui veulent le leppi sont nombreuses plus que ceux qui tissent. Ce n’est pas la machine qui fabrique le leppi, c’est avec la main qu’on le fait », a dévoilé la bonne femme, avant de demander un appui pour les tisserands pour avoir les matériels servant à la fabrication du leppi.

Un autre vendeur, en l’occurrence Ibrahima Sory Diallo, plaide pour une diminution du prix du leppi. « Ce que je vais leur dire, à ceux de Labé, c’est de diminuer le prix du leppi et d’augmenter leur travail dans la fabrication de leppi, parce que ça, c’est pour tout le monde. La création du leppi, c’est bon. Mais, il faut qu’il y en ait suffisamment pour que les pauvres et les riches puissent en avoir. Trois pagnes à 250.000 GNF à 300 000 GNF, tandis-que tu n’as même pas de quoi passer ta vie… Comment est-ce que tu pourras avoir du leppi ? ».

En outre, cet autre vendeur invite les producteurs de miser tant sur la quantité que sur la qualité pour faire face à la forte demande. Selon Mamadou Bobo Diallo, « le prix du leppi est très élevé à l’heure actuelle. Il y a beaucoup de nos amis qui sont partis faire des achats à Labé pour le leppi, mais ça manque et nous souffrons beaucoup à l’heure actuelle. Les producteurs de leppi sont en brousse pour la culture, c’est pourquoi le leppi manque. On payait le prix en gros à 150.000. Maintenant, on a achète à 260.000 FG. Nous demandons aux producteurs de leppi de faire beaucoup plus d’efforts pour produire beaucoup de leppi de qualité, même si c’est cher. Les leppi du Nigéria et du Burkina sont plus bons que ceux de la Guinée », estime-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Dubréka : accusé d’avoir vendu un domaine public, le maire de Samatran village se défend

21 juin 2019 à 15 03 11 06116

Une vive tension existe présentement entre les citoyens de Samatran Village, relevant de la commune de Dubréka, et leur chef de quartier. Les citoyens accusent le responsable local d’avoir vendu deux parcelles relevant du lot 89, pourtant réservé à la construction de trois (3) salles de classes et d’autres infrastructures publiques. Mais, le mis en cause, Elhadj Ibrahima Sory Sylla, interrogé hier, jeudi 20 juin 2019, par un reporter de Guineematin.com, se défend et parle d’incompréhension entre lui et les citoyens

Selon nos informations, Samatran village a été lotie il y a une dizaine d’années. Mais, dans le lotissement, les agents lotisseurs auraient pris le soin de réserver le lot 89 pour la construction de l’école primaire et d’autres infrastructures d’utilité publique dans la zone. Dans un premier temps, quatre salles de classes avaient été construites par le quartier, apprend-on.

Dr Thierno Bah, médecin et domicilié à Samatran village,
Dr Thierno Bah

Mais, à la surprise des citoyens et sans leur consentement, le chef du quartier de Samatran Village aurait revendu les parcelles destinées à la construction des édifices publiques. Selon Dr Thierno Bah, médecin et domicilié à Samatran village, « il s’agit d’un problème entre le chef de quartier et la population de Samatran, village. Il a rédigé une lettre soi-disant au nom de toute la population de Samatran village, sollicitant auprès du conseil communal de vendre les parcelles 27 et 28 du lot numéro 89, destiné à l’unique école de Samatran, pour les vendre soi-disant pour construire 3 salles de classes. Alors, il a adressé cette demande à la commune et se basant sur cette demande, la commune a répondu favorablement. Il y a eu un vote au niveau du conseil communal, il semblerait que 26 sur les 41 conseillers ont voté favorablement. Le problème, c’est que monsieur le chef de quartier n’a associé personne, il n’a concerté personne pour rédiger cette lettre qui d’avance est fausse. Alors, les signataires de cette soi-disant lettre, c’est lui le chef de quartier, son jeune frère, sa femme et un imam du quartier, qui est son ami aussi. Ayant constaté les faits sur le terrain, parce que qu’ils sont venus verser du gravier ici et ils ont déposé des blocs de pierres qui sont visibles. Après plusieurs discussions avec le maire, nous sommes inquiets, parce que le maire nous a dit que toute décision prise par le conseil communal, qu’il ne voudrait pas revenir là-dessus », a expliqué le porte-parole des citoyens de Samatran village.

Par ailleurs, Dr Thierno Bah a indiqué qu’ils ne lâcheront jamais prise dans ce dossier. Selon lui, les habitants de Samatran qui suspectent une complicité entre leur chef de quartier et le maire de Dubréka dans la vente de ces deux parcelles, vont utiliser toutes les voies de recours possibles pour obtenir l’annulation de la vente des deux parcelles. « Nous suspectons le maire de complicité avec le chef de quartier. Parce que, si nous allons vers le maire, nous lui faisons comprendre que le document sur lequel son conseil s’est basé pour voter la vente des parcelles incriminées, il devrait chercher à vérifier si ce que nous avons dit est vrai ou faux, il devrait vérifier si nous sommes représentatifs ou non. Nous l’avons même invité sur le terrain, de venir animer un meeting public ici et de demander à la population ce qu’elle veut, est-ce que ce que nous lui avons dit est vrai ou pas. Mais apparemment, il n’est pas de cet avis. Nous avons dit que nous sommes prêts à nous donner les mains pour financer la construction de ces trois salles de classes dont on parle, sans vendre les parcelles de ce lot. Nous n’accepterons pas qu’un mètre carré de ce domaine soit vendu. Nous sommes prêts à aller jusqu’à la présidence de la République, nous n’excluons rien. Et, porter plainte ou manifester contre cette fortraiture-là fait partie des éventualités », a-t-il prévenu.

Elhadj Ibrahima Sory Sylla, chef de quartier de Samatran
Elhadj Ibrahima Sory Sylla

Interrogé par Guineematin.com, Elhadj Ibrahima Sory Sylla, chef de quartier de Samatran a reconnu avoir vendu des parcelles du lot 89. Mais selon lui, c’est pour une cause bien justifiée. « Moi, je ne savais pas qu’il y aurait un différend entre mes citoyen et moi sur ce domaine. J’ai écrit une demande, adressée à la commune et qui est signée de moi, d’un imam, d’un membre du conseil de la ligue islamique de Samatran et la femme présidente du quartier et le chargé de l’aménagement, pour qu’on accepte qu’on ait trois salles de classes, pour ajouter à celles que nous avons. Et, lors du conseil communal, ma demande a été acceptée. Donc, en tant que coutumier d’abord, parce que c’est moi qui ai donné ce domaine aux citoyens, mais aussi en tant que chef de quartier, j’ai vendu avec l’accord de la mairie de Dubréka deux parcelles de ce lot, pour financer la construction de trois salles de classes. Et donc, j’ai fait venir des machines pour nettoyer ici. Et quand les machines sont venues, les gens se sont levés pour protester, pour dire que le chef de quartier a vendu tous les équipements-là. C’est vrai, j’ai vendu ces parcelles sans informer les citoyens, mais l’argent que j’ai reçu, c’est une avance que j’ai demandée pour commencer la construction des trois salles de classes», s’est justifié le chef de quartier, sans préciser le montant perçu.

A noter que sur ce domaine conflictuel, quatre salles de classes, une direction et des toilettes ont déjà été construites. Mais, un vaste domaine reste encore inexploité.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Education : « même si on dit que l’examen c’est demain, nous à Dubréka, on est prêt »

21 juin 2019 à 13 01 53 06536
Mohamed Lamine Touré dit Kounda, Directeur Préfectoral de l’Education
Mohamed Lamine Touré dit Kounda, Directeur Préfectoral de l’Education

Les examens nationaux sont prévus au début du mois de juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Dubréka, l’heure est aux derniers réglages pour que le succès soit au rendez-vous. L’annonce en a été faite par Mohamed Lamine Touré, dit Kounda, Directeur Préfectoral de l’Education (DPE), dans une interview accordée à un reporter Guineematin.com hier, jeudi 20 juin 2019.

Selon monsieur Touré, la préfecture de Dubréka va présenter cette année vingt cinq mille cinq cent vingt-trois (25 523) candidats, dont onze mille cent trente (11 130) filles, tous examens confondus et tous profils confondus.

Guineematin.com : le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a fixé la date du démarrage des examens nationaux, session 2019, au 04 juillet prochain. Comment avez-vous accueilli cette annonce ?

Mohamed Lamine Touré : c’est la chose qu’on attendait le plus. Après les ateliers préparatoires, notre souci, c’est de savoir à quand les examens. Et donc, nous l’avons accueilli avec plaisir, mais nous l’avons aussi accueilli avec beaucoup de promesses et d’inquiétudes aussi. Comme le disait l’autre au 19ème siècle, c’était un siècle plein d’espoirs, mais il y avait aussi des inquiétudes. Mais, les circonstances ne sont pas les mêmes. Ici, nous sommes inquiets parce que vous savez que c’est le tournant le plus décisif du contenu de l’année scolaire, le moment où on doit évaluer. L’inquiétude, c’est est-ce que nous allons réussir le processus ? L’inquiétude, c’est est-ce que tous les paramètres que nous nous sommes fixés vont être bien mesurés par tous les acteurs du processus ? Inquiétude, parce que, est-ce que les objectifs que nous nous sommes fixés et avec les conditions de réalisation de ces objectifs, est-ce que le parcours sera bien fait ? Autrement dit, est-ce que les objectifs seront atteints avec toutes les conditions requises ? Mais, avec beaucoup de plaisir, parce que nous allons évaluer nos enfants, nous allons voir le résultat de ce que nous avons fait au courant de l’année scolaire.

Guineematin.com : la Direction Préfectorale de l’Education de Dubréka présente combien de candidats cette année, pour les trois niveaux et les profils ?

Mohamed Lamine Touré : pour les trois examens, nous avons 25 523 (vingt cinq mille cinq cent vingt trois) inscrits, dont 11 130 (onze mille cent trente) filles, tous examens confondus et tous profils confondus. Il faut aller dans les détails. Au CEE (Certificat d’Etudes Elémentaires), qui est reparti entre deux (2) profils, Enseignement Général et Franco-arabe, vous avez en inscrits 11 305, dont 5 175 filles, pour l’Enseignement Général. Au Franco-arabe, vous avez 727 inscrits, dont 219 filles. Ce qui fait un sous-total au premier examen (CEE) 12 032 candidats inscrits, dont 5 394 filles inscrits. Au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), nous avons en Enseignement Général 8 022 inscrits, pour 3 616 filles ; en Franco-arabe, nous avons 258 inscrits au total, dont 75 filles. Ce qui fait un sous-total de 8 280 candidats, dont 3 691 filles. Au BAC unique, en Sciences Expérimentales, on a 1187 inscrits, dont 591 filles. En Sciences Mathématiques, on a 1898 inscrits, dont 730 filles. En Sciences Sociales, on a 20 078inscrits, dont 714 filles. En Franco-arabe, Sciences Sociales, on a 48 inscrits, dont 10 filles. C’est seulement dans ce dernier profil d’ailleurs qu’il y a des candidats en Franco-arabe. Ce qui nous donne un sous-total au BAC de 5 211 inscrits pour 2 045 filles. Voilà en fait le nombre de candidats inscrit chez nous cette année.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut avoir une idée du nombre de centres d’examens et de surveillants mobilisés pour ces examens ?

Mohamed Lamine Touré : il faut parler de centres au moment précis et éviter de parler de surveillants. Puisque ça, c’est aussi une autre condition qui s’applique. Mais en matière de centres, nous avons prévu pour le CEE, 46 centres d’examens et 7 pour le franco-arabe. Ce qui donne un total de 53 centres. Au BEPC, nous avons 28 centres en Enseignement Général, plus un centre en Franco-arabe. Ce qui fait 29 centres. Au BAC, nous avons 19 centres : 4 en Sciences Expérimentales, 6 en Sciences Mathématiques, 7 en Sciences Sociales et 2 en Franco-arabe.

Guineematin.com : est-ce que toutes les dispositions sont prises par vos services pour le bon déroulement de ces examens à Dubréka ?

Mohamed Lamine Touré : cela va s’en dire. C’est sans doute, au jour d’aujourd’hui et au jour de la proclamation du calendrier que nous avons reçu hier, nous disons que dans la phase où nous sommes, dans le processus des examens, tout est au point. Et, par rapport au calendrier des examens, d’ici la fin du mois, il nous reste 10 ou 11 jours, plus 3 jours, ça fait deux semaines qui nous séparent des examens. Ces deux semaines nous permettront de dispatcher les PV, de peaufiner les préparations des centres d’examens, c’est-à-dire mettre les salles de classe en fonction des effectifs. Il vous souviendra que pour chaque salle de classe normative, il faut 30 élèves et deux surveillants. Je ne peux donc pas vous décliner le nombre de surveillants maintenant, parce que nous n’avons pas fini de constituer les salles de classes. Et parce que, il y a un élément très important que je vais taire, nous ne l’avons pas encore pour définir réellement le nombre de surveillants. C’est pourquoi, il faut clore cette discussion de surveillants. Donc, je dis que les 14 jours, nous allons les mettre à profit pour peaufiner le reste des préparatifs. Et tenez-vous bien, même si on dit que l’examen c’est demain, nous à Dubréka, on est prêt.

Entretien réalisé à Dubréka par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Sortie de crise à N’zérékoré, nouvelle constitution : le ministre Frédéric Loua à Guineematin

21 juin 2019 à 13 01 18 06186
Frédéric Loua, ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime

Comme annoncé précédemment, les responsables de l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré et les autorités locales ont signé le mercredi dernier, 19 juin 2019, un protocole d’accord permettant une sortie de crise dans la ville. L’un des artisans des négociations qui ont abouti à ce terrain d’entente, c’est Frédéric Loua, ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré, le ministre est revenu sur cette situation et sur la tournée qu’il mène depuis plusieurs jours en Guinée forestière.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez pris part aux négociations qui ont abouti à la signature d’un accord de sortie de crise entre le FNDC et les autorités de N’zérékoré. Parlez-nous de cet accord.

Frédéric Loua : en fait, ça fait près de deux semaines que je suis dans la région. J’étais venu dans le cadre du lancement des activités de l’ANAFIC et les évènements m’ont trouvé ici à N’zérékoré. J’ai commencé donc à m’investir avec les autorités de la place. Heureusement aujourd’hui, nous avons abouti à un consensus qui nous fait sortir de ces situations difficiles. La rencontre a été sanctionnée par une déclaration qui dit qu’à N’zérékoré, on allait surseoir aux manifestations de rue.

Le deuxième point, c’est que les autorités de la place s’engagent à ne pas poursuivre les organisateurs des marches. Ensuite, il était question de mettre en place une commission qui allait passer aussi inventorier les dégâts. Ce qui est important, c’est que toutes les parties sont d’accord pour cette sortie de crise. Ça permettra aux uns et aux autres de vaquer à leurs affaires. N’zérékoré est très sensible, la marche qui était prévue ce jeudi, 20 juin a été purement et simplement annulée.

Guineematin.com : l’accord a été trouvé ; maintenant, qu’est-ce qu’il faut pour pérenniser le calme qui est revenu dans la ville de N’zérékoré ?

Frédéric Loua : pour pérenniser ces actions, c’est de se conformer à ce qui a été dit et à ce qui a été écrit. Puisque très souvent, nous n’avons pas la maîtrise de nos gens que nous mettons sur le terrain, soit pour la marche ou soit je ne sais quoi. Le mieux, c’est de s’en tenir aux clauses qui disent qu’il n’y a plus de manifestation sur les voies publiques. S’il y a manifestation, c’est dans les sièges des organisateurs. Ça, c’est très important. Le comité de veille s’est engagé, ainsi que l’organisation de la société civile et les religieux, d’accompagner le processus. Nous-mêmes, nous y veillerons, nous autorités. Même étant à Conakry, nous pourrons faire un suivi rapproché de ce document qui a été signé.

Guineematin.com : les pick-up des services de sécurité sont encore visibles à certains endroits de la ville, et cela suscite une psychose chez la population. Qu’est-ce que vous en dites par rapport à ça ?

Frédéric Loua : ça ne devrait pas les inquiéter, c’est pour leur protection. Quand on dit que ça ne va pas dans une localité, le gouvernement a le droit de sécuriser les populations. Nous voyons N’zérékoré ville, mais n’oubliez pas que nous sommes vers les frontières. La dernière fois, il y a deux messieurs qui ont été arrêtés en boubous, plein de gris-gris dessus. Cela n’a rien à avoir avec une marche pacifique. Qui est là aujourd’hui à N’zérékoré ? On ne sait pas. Donc, il faut bien sécuriser la ville. Je salue la venue de nos forces de l’ordre pour pouvoir aider les responsables de N’zérékoré à maîtriser la situation.

Il y a des gens de bonne foi qui veulent que ça marche et il y a d’autres qui veulent tout détruire. Donc, n’ayez pas peur, ceux qui sont venus, c’est pour vous, c’est pour nous et c’est pour garantir la paix. C’est pour nous accompagner, c’est pour nous protéger, ce n’est pas pour brutaliser qui que ce soit. Mais, quelqu’un qui ne sort pas pour faire la pagaille, pourquoi avoir peur alors des gendarmes ou des policiers ? Ils viennent pour notre sécurité.

Guineematin.com : vous disiez tout à l’heure que vous êtes dans la région depuis près de deux semaines, vous avez fait une tournée avec le ministre Papa Koly Kourouma notamment. Quel était l’objectif de cette tournée ?

Frédéric Loua : nous avons fait Lola, Zoo, Beyla, Moussadou, Diecké et Yomou. C’était dans le cadre du lancement des activités de l’ANAFIC. Vous savez, le président de la République a bien voulu mettre à la disposition des communes, qu’elles soient urbaines ou rurales, 15 % des revenus issus de l’exploitation minière. C’est une nouveauté dans notre pays, et voilà une idée à saluer. Ainsi, la gestion relèvera directement de ces communautés. Les procédures de passation des marchés se feront par ces communautés et surtout les entreprises locales sont bénéficiaires justement de la mise en œuvre de ces projets. Donc ça va faire une valeur ajoutée dans ces localités, l’argent pourra tourner dans ces localités et c’est très important.

Comment faire pour pérenniser justement ce qui est mis en œuvre ? C’est par des documents qui peuvent être le socle de notre pays, qui peuvent être la loi fondamentale, ce que nous appelons la nouvelle constitution. Le monde a évolué avec la Guinée, les choses ont changé. Si les documents actuels ne sont plus en phase avec la réalité, c’est de tout mettre en œuvre pour que les documents de notre loi fondamentale reflètent notre vie. Donc nous avons passé aussi ces messages parce qu’il y avait un amalgame entre troisième mandat et nouvelle constitution et c’est ce qui a envoyé même des difficultés sur ce terrain.

Guineematin.com : et c’est quoi la différence entre ce projet de nouvelle constitution et un projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé ?

Frédéric Loua : les gens parlent de troisième mandat, s’il y a la modification de la constitution actuelle, là il peut y avoir troisième mandat comme le disait le président de la République. Mais là, ce que le président veut proposer aux guinéens, et c’est son droit de consulter son peuple, il veut consulter le peuple par un référendum pour une quatrième République avec une nouvelle constitution. C’est très différent d’une modification d’un article de la constitution, d’un troisième mandat. Je ne sais pas d’où sort cette affaire de troisième mandat. Les gens en parlent, ils ne savent même pas de quoi il s’agit. Le président de la République veut proposer aux guinéens une nouvelle constitution, c’est son droit le plus absolu.

Cette nouvelle constitution va nous amener dans la quatrième République. On a fait la première République, nous avons dit non à la France en 1958 par référendum, nous sommes rentrés dans la deuxième République, la troisième République est là également. Mais rappelez-vous, la constitution actuelle n’a jamais été soumise à la population, c’était pendant la transition, et cette transition avait pour mission d’organiser rapidement les élections. Ils se sont dotés d’un instrument qui est la constitution actuelle, qui n’a jamais été soumise au peuple de Guinée. Mais si aujourd’hui les choses sont dépassées, il est normal qu’on revienne à tout ce qu’il faut pour garantir notre avenir.

Guineematin.com : le silence du chef de l’Etat sur le sujet inquiète bon nombre de personnes, qui estiment que s’il y a nouvelle constitution, c’est uniquement à son avantage parce que ça lui ouvre la voie pour briguer un nouveau mandat. Quel est votre avis là-dessus ?

Frédéric Loua : vous parlez de quelque chose qui n’existe pas encore. Nous sommes dans un principe, avez-vous déjà vu le document de nouvelle constitution ?

Guineematin.com : voulez-vous dire que cette constitution n’existe pas encore alors que dans sa lettre de démission, l’ancien ministre de la justice, Me Cheick Sako, a invoqué entre autres, le fait de n’avoir pas été associé à la rédaction de cette constitution ?

Frédéric Loua : maître Cheick Sako n’est pas Frédéric Loua, ça n’engage que lui. S’il a été consulté ou pas pour que quelque chose, moi je le suis pas. Ce que je sais, j’ai été consulté par le Premier ministre quand il m’a posé la question : monsieur le ministre des Pêches êtes-vous d’accord ou pas pour le principe d’une nouvelle constitution ? Et là j’ai été très clair, j’ai répondu par le OUI que j’étais favorable à une nouvelle constitution. C’est un principe, mais si Cheick Sako dit qu’il n’a pas été associé, il est libre de le dire mais c’est lui seul qui sait. Moi je ne suis pas Cheick Sako, je ne suis pas au courant.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit de la population de N’zérékoré ?

Frédéric Loua : je suis originaire de cette ville, je n’ai pas un autre village, je suis originaire de Gonia. N’zérékoré est très fragile, il y a quelque chose qui se passe dans cette ville, un problème entre des individus devient facilement problème entre communauté. Et, quelque fois, ça a même une tendance à aller sur le plan religieux. C’est pourquoi je demanderai aux habitants de N’zérékoré, de se donner la main, de ne pas suivre les on-dit. Parce que là, j’ai reçu pas mal de coups de fils, j’ai reçu des témoignages qui n’ont rien à avoir avec ce qui s’est passé à N’zérékoré.

L’évènement de N’zérékoré n’était pas dans toute la ville en réalité, c’est une situation qui a été créée dans un quartier. C’était vers la scierie, ça s’est transporté vers Gonia, et ce n’est pas dans tout Gonia. C’était essentiellement dans Gonia 3, mais il y a eu extrapolation. On a dit que ça ne va pas à N’zérékoré et puis on a fait croire que c’est toute la ville qui était en ébullition, non. Je demande aux gens de N’zérékoré de vérifier l’information, de se donner la main pour construire cette belle cité que nous avons. L’argent a peur du bruit, les bailleurs étaient venus, quand ils ont vu ce mouvement, ils ont replié.

Je suis très heureux de vous le dire, j’étais ce matin au bureau du gouverneur quand j’ai vu les logisticiens venir s’enquérir de la situation et ils se sont rendus compte que c’est réel, le calme revenait. Ils nous ont dit nous allons voir comment acheminer le matériel pour Zogota à N’zérékoré. Donc c’est une bonne nouvelle, c’est de nous donner la main, aller vers le travail, développer notre localité que de suivre des gens qui n’ont pas la bonne information.

Entretien réalisé par Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : un trafiquant de pélican, espèce protégée, condamné par le tribunal de Dixinn

21 juin 2019 à 12 12 53 06536

De nombreuses espèces animales sont aujourd’hui menacées d’extinction. Pour freiner cet élan, la répression est de mise dans de nombreux cas. C’est dans ce cadre qu’Alama Sylla, un pêcheur de profession, a été reconnu coupable de capture et commercialisation d’un pélican par le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La répression contre les auteurs de crimes et délits fauniques se poursuit, même si les peines sont jugées légères par de nombreux observateurs. Pour avoir capturé et tenté de commercialiser un pélican, Alama Sylla, originaire de Dubréka, a été jugé et condamné à six mois de prison assortis de sursis et à une amende de 500 mille francs guinéens. Il est également condamné au payement du montant de 25 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile dans ce dossier, à savoir le ministère de l’Environnement, de Eaux et Forêts.

Selon nos informations, c’est le 6 juin 2019 que le pêcheur a été interpellé au quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma, par les agents du corps des conservateurs de la nature.

Au cours de son audition à la barre, le prévenu a reconnu les faits de capture, de détention et de commercialisation du Pélican. Mais, il dit n’avoir jamais été au courant que ce type d’animaux est protégé par la loi. « J’ai capturé l’oiseau à la mer, à Dubréka, au moment où je revenais de la pêche. Je l’ai transporté chez moi et je l’ai gardé pendant 3 semaines. J’ai aimé l’oiseau. A chaque fois que je reviens de la pêche, je lui apporte des poisons comme nourriture. Je l’ai trouvé sur l’eau. Il ne pouvait pas voler. Je l’ai capturé. Mais, je n’ai pas l’habitude de capturer des oiseaux pareils et je ne savais pas que c’est un animal qui est protégé par la loi », s’est défendu Alama Sylla.

Évoquant les circonstances dans lesquelles il a été arrêté, Alama Sylla dira que c’est à Sonfonia qu’il a été interpellé par les agents au moment où il partait revendre l’oiseau à 500 mille francs guinéens. « Je partais revendre l’oiseau à une dame qui m’a appelé au téléphone. On avait conclu le prix à 500 mille francs guinéens. Arrivé à Sonfonia, les agents m’ont arrêté avec l’oiseau ».

Après ces aveux du prévenu, l’avocat de la partie civile, maître Lansana Bayo Camara, a expliqué que le pêcheur ne dispose d’aucun document lui permettant de se livrer à cet exercice. Selon l’avocat, l’infraction est suffisamment établie à son encontre. « L’infraction de capture, de détention, de circulation et commercialisation du pélican est établi à son encontre. Il a reconnu qu’il n’a pas de document de capture, de détention, de circulation, et de vente des espèces intégralement protégées. Il n’a aucun document pour se livrer à cet exercice. Aujourd’hui, la Guinée est qualifiée comme un pays de trafic des espèces intégralement protégées », a rappelé l’avocat.

Par ailleurs, maître Lansana Bayo Camara va solliciter de condamner le prévenu au payement de « 247 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts ».

Pour sa part, le procureur Boubacar 1 Bah a, dans ses réquisitions, laissé entendre que tous les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis. « Il y a eu capture, détention, circulation et commercialisation d’une espèce animale protégée par la loi nationale et internationale. Donc, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité de capture d’une espèce intégralement protégée en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement assortis de sursis. Ensuite, nous sollicitons d’examiner la demande de la partie civile », a requis le procureur.

Au terme de l’audience, le pêcheur a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, à 500 mille francs guinéens d’amende et à 25 millions de francs guinéens de dommages et intérêts.

Selon nos informations, la Guinée est présentée comme une plaque tournante du trafic international des espèces sauvages et est toujours sous sanction par la Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction (CITES).

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde, amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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FNDC-Belgique : invitation à une manifestation contre le 3éme mandat d’Alpha Condé

21 juin 2019 à 12 12 43 06436

Nous, FNDC-Belgique avons l’immense honneur de vous inviter à Bruxelles, le 22 juin, à la grande manifestation que nous organisons contre le tripatouillage de la constitution guinéenne.

Le président Alpha Condé a envisagé, contre la volonté du peuple de Guinée, de changer la constitution pour s’octroyer une présidence à vie en nette violation des articles 27 et 154 que nous rappelons ci-après :

Article 27 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non.

Article 154 : La forme républicaine de l’Etat, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision.

Nous serons dès lors honorés de vous accueillir à Bruxelles et de pouvoir compter sur votre contribution à la réussite de la manifestation qui vise à dissuader le président Alpha Condé et son clan de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC) invite toutes les guinéennes et tous les guinéens à venir massivement participer à la manifestation du 22 juin 2019 à Bruxelles.

Date : 22 juin 2019

Heure : 12H30 à 15H00 devant le palais de Justice

Adresse : Place Poelaert 1, 1000 Bruxelles. Belgique

Comptant sur votre présence, nous vous prions d’agréer, l’expression de nos respectueuses salutations.

FNDC-Belgique

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Littoral : « je suis très satisfait de ma mission en Guinée »

21 juin 2019 à 11 11 56 06566

S’enquérir du niveau d’avancement des projets du PRCM, partenariat régional pour la conservation marine et côtière et rencontrer les médias dans le cadre de l’accompagnement des dits projets, étaient les objectifs de la visite de 3 jours de M. Demba Marico Coordinateur de programme « gestion intégrée et résilience côtière » au PRCM.

Des rencontres fructueuses et prometteuses aux dires de M.Marico qui s’est dit « satisfait » de son séjour en Guinée. Nous l’avons rencontré pour vous.

M. Demba Marico, vous venez de séjourner en Guinée dites-nous les conclusions de cette mission et dans quel cadre elle s’est tenue

Merci pour cette opportunité, en effet j’étais en Guinée pour une mission du PRCM de 3 jours.

J’étais donc venu dans le cadre de la concertation et du suivi des projets « réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’Ouest » PRISM. Un projet qui couvre 5 pays ouest-africains, à savoir la Guinée Bissau, la Guinée, le Sénégal, le Cap Vert et la Mauritanie.

L’objectif de ma mission était de rencontrer nos partenaires que sont tout d’abord le Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts pour la partie étatique, Guinée Ecologie pour le compte de la société civile et des médias qui travaillent sur l’environnement marin et côtier, que nous avons eu à former récemment au Sénégal sur ces questions de préoccupation majeure. J’ai eu des entretiens avec le BGEE, le bureau guinéen d’évaluation environnemental, le centre des zones marines et côtières, l’OGUIPAR, la direction de l’urbanisme et des médias aussi. Il s’agissait de voir déjà les acquis, les contraintes et les défis afin de les relever ensemble, pour une meilleure protection de l’environnement marin et côtier en Guinée.

Je dois dire que d’une manière générale, je suis très satisfait de ma mission, les projets avancement progressivement et nous nous en réjouissons, et comptons poursuivre l’élan, de manière à ce que nous atteignions les objectifs fixés.

Vous avez aussi rencontré des journalistes de l’environnement au cours de votre séjour, qu’est ce qui en a filtré ?

Comme je le disais tantôt nous avons eu à former des journalistes en avril dernier sur l’environnement marin, notamment en ce qui concerne, la pollution, la biodiversité marine et les infrastructures sur le littoral, ce qui est une véritable préoccupation actuelle. Notre entretien était fructueux et les journalistes sont très motivés et engagés pour la cause environnementale en général et marine en particulier, cela nous l’avons noté avec beaucoup de satisfaction. Vous savez, les journalistes sont la vitrine de ce que nous faisons. Il est important pour nous que nos partenaires nationaux tant étatiques que de la société civile puissent les associer dans les projets en cours.

Pour terminer dites-nous quelles sont les perspectives dans le cadre de la protection de l’environnement marin et côtier dans les pays couverts par le PRCM dont la Guinée, le Sénégal et le Cap Vert sont membres ?

De belles perspectives, je dois dire. Qu’il s’agisse des ateliers de formations, des visites de terrain ou des rencontres avec nos partenaires pour évaluer les acquis et les défis sont prévus. Des documents importants ont été également adoptés par les techniciens lors de mon séjour, et doivent être maintenant portés auprès des autorités compétentes. Lorsqu’ils seront adoptés à ce niveau, ils auront une force contraignante, surtout que la Guinée est en train d’élaborer la loi du littoral actuellement.

Nous allons continuer dans cette lancée, car nous y avons l’obligation, puisque si l’environnement marin et ses ressources sont menacés, ceci représentera forcément un danger pour nous et surtout pour les générations futures.

Un entretien réalisé à Conakry par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Boké : La maison des jeunes de la CR de Kolaboui remise à la jeunesse après sa rénovation par le consortium SMB-WINNING

21 juin 2019 à 11 11 48 06486

Communiqué : Après trois mois de travaux de construction d’un centre d’accueil et la rénovation de la maison des jeunes de kolaboui, le Consortium SMB-Winning a procédé jeudi, 19 juin 2019 à la remise desdites infrastructures.

C’était en présence des autorités locales de Boké et d’une forte délégation du consortium ainsi que les bénéficiaires massivement mobilisés pour la circonstance.

Les travaux de rénovation ont consisté entre autres à la couverture de la maison des jeunes, construction de deux terrasses, les menuiseries métalliques et vitrées en allure coulissante de plafonnage, à l’électrification et à la peinture. A cela s’ajoute la construction d’un centre d’accueil composé de trois chambres, d’une terrasse, d’un salon en annexe, d’un bar dancing avec un magasin et un bloc de latrine de trois cabines.

Les travaux ont été réalisés par ENCOTRAP, une entreprise locale, sur une durée de trois mois.

Le nouveau visage que présente désormais ces infrastructures est un réel ouf de soulagement pour les jeunes de kolaboui qui par la voix de leur porte-parole Alseny Soumah, délégué sous préfectoral de la jeunesse de kolaboui a indiqué : « C’est grâce à l’engagement et à la promesse du PDG du conseil d’administration de la SMB M. Fadi Wazni et de PDG de Winning Group M.SUN que ces actions sont réalisées. »

Pour M. Wu directeur des relations communautaires de la SMB, ce geste est un symbole d’amitié entre le Consortium et la jeunesse de kolaboui : « Surtout en cette période de CAN. Ce nouveau bijou va permettre aux jeunes de suivre dans le confort, les matchs de la CAN et de soutenir le syli de Guinée », a-t-il déclaré.

Au nom des autorités locales de Boké, le secrétaire général chargé des collectivités de Boké, Jean Béavogui a félicité et remercié le consortium SMB-WINNING pour cette œuvre salvatrice avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. Plus loin, il dira que l’initiative permettra de répondre aux besoins des jeunes.

« Ainsi », dit-il, « ce bijou vient encore s’ajouter à la longue liste des infrastructures que la SMB a réalisées dans la préfecture de Boké depuis son implantation sur le sol guinéen. Désormais cette maison et ce centre d’accueil pourront générer des revenus et créer des emplois pour des jeunes ».

Une manière de lutter contre le chômage des jeunes ou l’aventure incertaine.

Le service de communication du Consortium SMB-WINNING

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Bruxelles : manifestation de l’antenne FNDC contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

21 juin 2019 à 10 10 22 06226

Communiqué de presse de la coordination nationale du FNDC : Le Front National pour la Défense de la Constitution invite tous les militants de la démocratie membres ou non du FNDC présents en Belgique à se mobiliser massivement pour participer à la manifestation appelée par la coordination du FNDC-Belgique demain, samedi 22 juin 2019, à Bruxelles en face du grand palais de justice à partir de 14h.

Cette manifestation a pour but d’attirer l’attention de la communauté internationale, sur les conséquences désastreuses du coup d’État constitutionnel en planification en Guinée, en vue d’un troisième mandat pour Monsieur Alpha CONDE.

La coordination nationale du FNDC exprime son soutien et sa reconnaissance aux membres de l’antenne FNDC_Belgique pour leur mobilisation et leur détermination dans le combat pour la défense des acquis démocratiques en Guinée.

Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons .

Pour la coordination nationale du FNDC

Le responsable des opérations

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7 morts à Maléah : les corps des accidentés et les blessés admis à l’hôpital régional de Kindia

21 juin 2019 à 10 10 02 06026

Comme annoncé dans une précédente dépêche, un accident de la circulation mortel a lieu hier, jeudi 20 juin 2019, à Maléah, dans la commune rurale de Kolenté, relevant de la préfecture de Kindia. Les corps des sept (7) victimes et les blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total sept (7) morts ont perdu la vie dans ce tragique accident de la route qui s’est produit aux environs de 9 heures, hier jeudi à Kolenté, dans la localité de Maléah. On a également enregistré quatre (4) blessés et des dégâts matériels importants. Les corps des victimes et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia, a-t-on appris sur place.

Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia,
Commandant Ibrahima Diallo

Interrogé par notre reporter, Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia, est revenu sur les circonstances de l’accident. « Nous étions au bureau lorsqu’on a été informé par le commandant de la brigade territoriale de Kolenté qu’il y a eu un accident à Maléah. Arrivés sur les lieux, nous avons effectivement constaté les faits. C’est un camion remorque en partance vers Conakry qui est entré en collision avec deux voitures qui partaient à Labé : une voiture de marque Renault 19, immatriculée RC 1268 S, et une autre Peugeot 305, immatriculée RC 8177 R. Sur place, sept (7) personnes ont perdu la vie. Pour le moment, les causes de l’accident ne sont pas encore connues. Mais, nous ouvrons une enquête à cet effet », a-t-il indiqué.

Dr Abdoulaye Diallo,  interne au service  chirurgie générale à l'hôpital régional de Kindia,
Dr Abdoulaye Diallo

Après ce drame qui a ému plus d’un, les corps et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia. Selon Dr Abdoulaye Diallo, interne au service chirurgie générale à l’hôpital régional de Kindia, « nous avons reçu 4 blessés par suite d’un accident de la circulation qui s’est produit à Kolenté. Parmi les blessés, nous avons Aissatou Diallo, ménagère âgée de 25 ans, Ousmane Diallo, âgé de 70 ans, Alpha Daye Diallo et le chauffeur du deuxième véhicule. Ils suivent en ce moment un traitement intense. Ils sont tous conscients », a fait savoir le médecin.

Selon nos sources d’information, le chauffeur du camion remorque qui est entré en collision avec les deux voitures, est en fuite.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Labé : les contractuels de l’éducation dénoncent des « manœuvres » du ministre Mory Sangaré

21 juin 2019 à 9 09 49 06496

Les contractuels de l’éducation en service à Labé ont manifesté hier, jeudi 20 juin 2019, dans les rues de la commune urbaine où les manifestants ont rallié l’Inspection Régionale de l’Education dans le but de réclamer pour la Nième fois leur intégration sans concours à la fonction publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette manifestation d’enseignants contractuels réclamant leur intégration à la fonction publique a regroupé ce jeudi matin près de 50 participants.

«Le président de la République, Chef de l’Etat a donné des instructions très claires d’engager les contractuels de Guinée. Il est revenu encore une deuxième fois lors d’un conseil des ministres pour rappeler au ministre Sangaré d’accorder une attention particulière à ce dossier qui lui tient à cœur. Nous constatons que contrairement aux instructions données par monsieur le président de la République, le ministre Mory est en train de mélanger tout pour nous emmener vers une crise très grave, crise que nous ne souhaitons pas » a expliqué le coordinateur régional des enseignants contractuels de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Les manifestants se sont montrés très amers contre le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

« Nous demandons purement et simplement notre engagement à la fonction publique. Notre engagement sans conditions à la fonction publique. Et nous tenons à rappeler au ministre Mory Sangaré que le poste de ministre, c’est un poste stratégique. N’est pas ministre n’importe qui. C’est une haute confiance qu’on place à une personne pour occuper un poste politique » a-t-il ajouté.

Il était aussi question de primes d’encouragement accordées aux contractuels enseignants pendant la période de crise.

« Il doit prendre toutes ses dispositions pour ne pas diviser les enfants de ce pays, parce qu’il agit comme s’il n’a jamais été Labé ou comme si Labé a jeté du venin sur lui. Sinon, je ne vois pas comment est-ce qu’on peut les contractuels sur toute l’étendue du territoire et dire que Labé ‘’vous vous n’êtes pas des humains, vous êtes des animaux’’. Alors qu’il a été Labé ici. Beaucoup d’entre nous ont enseigné avec lui à Télidjé. Nous avons évolué avec lui. Il nous a gérés ici. Il connait ici mieux que quiconque. Et tout ce qu’il a eu c’est par rapport à ici. Il a bénéficié d’un décret, c’était à Labé. Cette chance s’est poursuivie jusqu’à ce qu’il soit ministre. Mais, de grâce qu’il pense un peu à Labé. Laissons la politique à côté. Les gens de Labé sont des guinéens. Ce sont des humains comme les autres. Vous ne trouverez même pas 5% de militants de l’opposition parmi les enseignants contractuels de Labé. Les plus nombreux sont dans les structures du parti au pouvoir à tous les niveaux ici. Et toutes les ethnies sont représentées ici. Toute la Guinée est représentée. Nous lui demandons donc humblement d’envisager cette option dans les plus brefs délais » a prévenu le porte-parole des manifestants.

A l’inspection régionale de l’éducation, les manifestants ont été accueillis par la cheffe de service, entourée de ses proches collaborateurs.

«Vous êtes venus exprimer ce que vous avez dans le cœur. Moi, je vous comprends parfaitement bien, parce qu’on dit dans notre langage que tu ne peux pas dire à quelqu’un qui a faim d’attendre le repas sera bientôt prêt pendant des heures. Il va te dire même si ce n’est pas prêt donnes moi maintenant je vais manger » a indiqué l’inspectrice régionale de l’éducation, Mme Guilawo Pierrette Toupou.

Devant les encadreurs de l’éducation de Labé, les enseignants contractuels qui ont battu le pavé ont formulé des prières pour maudire tous ceux qui sont animés d’une volonté manifeste de les nuire.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CAN 2019 : les Égyptiens prêts à accueillir la plus grande messe du foot africain

21 juin 2019 à 9 09 34 06346

La trente deuxième (32ème) édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football démarre aujourd’hui, vendredi 21 juin 2019, en Égypte. Le moins que l’on puisse dire est que le pays hôte est prêt, si l’on en croit le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il est de notoriété publique que l’Égypte est une grande habituée de la plus grande fête du football africain. C’est sa quatrième fois d’organiser les phases finales de la CAN, alors qu’elle a déjà remporté le trophée par sept (7) fois. Un record en Afrique !

Malgré tous ces facteurs, la population égyptienne est encore insatiable au même titre que son équipe, les Pharaons. Depuis quelques jours, l’ambiance est perceptible à travers le pays. Partout, sur les quatre (4) sites du tournoi (Caire, Suez, Alexandrie et Ismaila), les rues sont bondées de monde.

Le portrait de la star de l’équipe, Mohamed Salah de Liverpool, champion d’Europe des clubs pour 2019, est brandi. Les uns et les autres s’en donnent à cœur joie pour marquer ce moment. L’euphorie se transporte jusque dans les aéroports. Des affiches sont ça et là, les étrangers de tous bords sont soumis à un contrôle strict. Une exigence de la CAF, dit-on.

En conférence d’ouverture de la compétition hier jeudi, au siège de la CAF au Caire, Ahmad Ahmad a rassuré tout le monde. « L’Égypte est au delà de nos espérances prévisionnelles. Le pays est prêt pour accueillir l’Afrique toute entière pour cette grande fête du football », a dit le président de la CAF.

Le premier match de cette compétition oppose l’Egypte et le Zimbabwe et se jouera ce vendredi à 20 heures TU au stade national du Caire.

Quant à la Guinée, elle entre en lice demain samedi contre Madagascar, un des novices de cette compétition.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Verdict du procès d’opposants à un 3ème mandat à N’zérékoré : voici les réactions de leurs avocats

21 juin 2019 à 8 08 22 06226

Comme annoncé précédemment, les 44 opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé arrêtés lors de la marche pacifique organisée le 13 juin 2019 à N’zérékoré par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été fixés sur leur. Le tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu son verdict dans cette affaire hier, jeudi 20 juin 2019.

La juridiction a relaxé 22 d’entre eux pour délit non constitué et condamné les 22 autres à des peines allant de 3 à 6 mois de prison avec sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens chacun. Après la publication du verdict, les avocats de la défense ont réagi au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Décryptage !

Me Pépé Koulémou : les faits articulés contre nos clients n’étaient pas constitutifs des délits à eux reprochés. C’est pourquoi, nous avons bien soutenu qu’ils soient tous relaxés pour infraction non constituée. Alors, nous avons été suivis partiellement par le tribunal correctionnel de N’zérékoré qui a bien voulu relaxer certains prévenus et condamner d’autres. Nous devons faire appel au respect de la loi aussi bien par les gouvernants que par les gouvernés. Tous les Guinéens : ministres ou citoyens ordinaires comme vous, comme moi, devons tous respecter la loi. Nous avons dit hier que force doit rester à la loi, ce n’est pas parce que quelqu’un est ministre, préfet, gouverneur qu’il va inviter, inciter le peuple de Guinée à la violation de la loi.

Nous sommes ici pour demander l’application de la loi et c’est ce que nous avons pu faire hier. Nous nous sommes rendu compte véritablement que nos clients n’avaient rien fait pratiquement. Mais, qu’est-ce qui intéresse en réalité le peuple de Guinée ? C’est la paix sociale, l’unité nationale, donc nous avons plaidé de manière à ce que les gens soient rétablis dans leurs droits. Parce qu’ils ont été arrêtés, pour nous, arbitrairement. Nous avons estimé que leur arrestation n’est pas fondée.

Il y a même des élèves qui revenaient de l’école qui ont été interpellés, immobilisés et placés sous mandat de dépôt. Il y a également des gens qui venaient de la brousse qui ont été interpellés et placés sous mandat. Il y aussi des charretiers qui ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt. Nous avons donc fait une véritable guerre de procédurale avec monsieur le procureur et voilà que le tribunal correctionnel a bien voulu trancher comme il a tranché.

Me Salifou Béavogui : nous étions venus pour le triomphe du droit, nous l’avons obtenu. Merci au tribunal de première instance de N’zérékoré, merci aux autorités judiciaires. Nos clients sont libérés tant bien que mal : il y a eu des relaxés, comme l’a rappelé le doyen Me Pépé Koulémou et il y a eu des condamnés. Nous avons relevé appel, mais notre objectif c’était d’obtenir leur libération. Loin de toute menace, nous avons à l’œil monsieur le gouverneur de la ville de N’zérékoré, monsieur le préfet et monsieur le maire. Nous leur demandons de rester dans le cadre de leur administration pure et simple.

La prochaine fois, nous ne saisirons aucun procureur parce que nous avons compris que le procureur n’a pas le courage d’interpeller le gouverneur comme il l’a fait rapidement pour des jeunes gens. Donc la prochaine fois qu’ils (le gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré) sortiront de leur position pour essayer de troubler l’ordre public, ils reviendront à la barre. Si N’zérékoré ne peut pas les juger, nous demanderons devant une autre juridiction pour que justice soit faite. Ça, que chacun se rassure. C’est loin d’une menace mais nous parlons en tant qu’avocat de la défense.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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