Télimélé : le préfet en conclave avec les sous-préfets et les maires de la préfecture

12 juin 2019 à 22 10 44 06446

Le nouveau préfet de Télimélé poursuit ses rencontres de prise de contact avec les différents acteurs de sa zone de juridiction. Amadou Sadjo Diallo a conféré ce mercredi, 12 juin 2019, avec les sous-préfets et les maires de la préfecture. L’objectif était d’échanger avec les administrateurs territoriaux et les élus locaux pour s’enquérir des conditions de fonctionnement de leurs collectivités et projeter une éventuelle tournée de l’autorité préfectorale dans ces localités, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs points relatifs au bien-être de la préfecture ont été débattus à cette occasion, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’environnement, des eaux et forêts et de la sécurité. Prenant la parole, le préfet a exhorté ces différents responsables à une mutuelle collaboration, gage selon lui, du développement de toute localité.

« Vous devez vous rappeler que vous êtes les représentants de vos populations d’une part et les représentants de l’État d’autre part. Vous ne devez pas faire tout ce que vous voulez, abstenez-vous de faire tout ce qui pourra vous compromettre, agissez pour le bien-être des citoyens qui aspirent à un lendemain meilleur. Ce qui passe nécessairement par les infrastructures sociales de bases », a dit Amadou Sadjo Diallo.

S’adressant particulièrement aux maires, il renchérit en ces termes : « Vous les maires, estimez-vous heureux aujourd’hui, grâce au leadership et à l’esprit d’ouverture du président de la République, le professeur Alpha Condé. Vous avez la chance de coïncider au transfert des compétences de l’État aux collectivités. La plus petite commune qui percevait 25 millions pour son fonctionnement, reçoit maintenant plus d’un milliard de francs guinéens. C’est un acte courageux de sa part qu’il faut reconnaître et saluer », a dit le préfet.

Par ailleurs, Amadou Sadjo Diallo a invité les deux communes de convergence que sont : Sarékaly et Daramagnaki à redoubler d’efforts pour mériter la confiance des partenaires. Car, dit-il, l’avenir de toutes les autres collectivités du pays en dépend.

Pour ce qui est de l’environnement, le préfet a pointé du doigt certains responsables territoriaux et autres élus, qu’il accuse de contribuer grandement à sa destruction. Il a promis toutefois, d’user de tous ses moyens pour freiner ce désastre. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il annonce avant l’institution d’une journée préfectorale de reboisement. Prévue en juillet prochain, cette journée sera une occasion pour chaque citoyen de la préfecture de Télimélé de planter au moins un arbre, afin de contribuer à la protection de l’environnement.

Le préfet annonce, enfin, qu’il va communiquer très prochainement à ces autorités locales le programme de la tournée qu’il compte mener dans les différentes collectivités de la préfecture.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Forum économique Guinée-Côte d’Ivoire : « nous allons le faire et réussir », dit Sékou Kaba

12 juin 2019 à 22 10 36 06366

En prélude à la tenue du forum économique Guinée-Côte d’Ivoire prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, une délégation conduite par le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire vient de séjourner à Conakry. Elle a rencontré les autorités guinéennes ce mercredi, 12 juin 2019 pour échanger autour des préparatifs de la rencontre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est sous le thème : « Transformation de nos matières premières, quel enjeux pour l’économie ? », que ce tiendra ce premier forum économique Guinée-Côte d’Ivoire les 21 et 22 juin 2019 dans la capitale ivoirienne. Selon les organisateurs, 400 participants sont attendus à la rencontre. Pour la réussite de l’événement, le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire, organisateur de l’événement, à la tête d’une délégation, est venu à Conakry échanger avec les départements sectoriels concernés sur les préparatifs. Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à la direction nationale des guinéens de l’étranger, Sékou Kaba s’est dit satisfait.

« L’objectif de ce forum, c’est de renforcer la coopération sud-sud pour que nos pays voisins travaillent ensemble. Cette fois-ci, il y a eu certes, un peu de retard mais on va faire avec. Donc nous allons réussir ce challenge et nous sommes certains que les années suivantes vont être beaucoup mieux organisées (…) Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts à Abidjan, c’est pourquoi je suis venu voir les autorités à Conakry et je repars satisfait. Le budget, bien sûr on n’a pas pu l’atteindre, mais nous allons le faire et réussir. Et nous allons montrer qu’on peut faire quelque chose de potable sans trop d’argent », a indiqué le responsable de la diaspora guinéenne en Côte d’Ivoire.

De son côté, le chef service du bureau d’accueil, d’orientation et de suivi des guinéens de l’étranger, a salué l’initiative. Alphadjo Camara promet que son département mettra tout en œuvre pour soutenir les initiatives de nos compatriotes visant à promouvoir le développement et l’intégration économique entre les Etats. « L’une des missions régaliennes du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, c’est de faire en sorte que nos compatriotes de l’étranger puissent initier des projets pour mieux rapprocher les opérateurs économiques, au bénéfice de deux parties.

Nous, c’est une initiative que nous saluons et que nous soutenons parce que nous savons qu’aucun pays ne peut se développer à vase clos. Il faut tendre la main, aller échanger avec les autres et profiter des bonnes pratiques des autres pays. Ce forum, nous le saluons et nous encourageons nos compatriotes de la Côte d’Ivoire. Nous souhaitons surtout que ce forum soit une réussite totale pour permettre aux autres conseils que nous avons installés à travers le monde, de faire la même chose », a dit ce cadre du ministère des affaires étrangères.

Il ajoute que son département a déjà « adressé des courriers aux ministères sectoriels pour qu’ensemble on puisse travailler pour conférer à cet événement un cachet particulier. Nous avons travaillé avec tous les points focaux, une commission technique est déjà mise en place, les courriers sont déjà prêts, qu’on doit adresser aux autorités. Nous allons envoyer ça incessamment pour vous dire que nous sommes fins prêts pour accompagner cet événement. Et les opérateurs économiques guinéens et le gouvernement, tout le monde est mobilisé pour que cet événement ait des retombées positives pour la Guinée ».

Le représentant de l’agence pour la promotion des investissements public-privé à cette rencontre, a promis aussi que sa structure se battra pour la réussite de de ce forum. Alpha Barry invite les opérateurs économiques et les entrepreneurs à prendre part à cet événement, qui vise à créer des rapprochements entre les investisseurs guinéens et ivoiriens. « Nous invitons tous les acteurs économiques à se rendre à Abidjan pour vendre l’image de la Guinée. Nous avons beaucoup de secteurs d’activités à développer dans notre pays. Les mines et surtout l’agriculture que nous comptons expérimenter avec nos voisins ivoiriens, qui constituent aujourd’hui une locomotive pour la sous-région », a souligné le représentant de l’APIP.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Tél. : 622460945

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Recrutement d’un opérateur pour assainir le fichier électoral : l’opposition dénonce la CENI et menace

12 juin 2019 à 21 09 23 06236

Les responsables de l’opposition guinéenne sont très en colère contre la procédure de recrutement de l’opérateur en charge de la gestion du fichier électoral. Au cours d’une conférence tenue ce mercredi, 12 juin 2019 à Conakry, les adversaires du pouvoir ont dénoncé une procédure opaque visant à maintenir la fraude en faveur du parti au pouvoir. Ils ont menacé de se faire entendre autrement si cette situation n’est pas vite corrigée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Tour à tour, les opposants ont dénoncé la manière dont Me Amadou Salifou Kebé, le président de la CENI, a décidé de façon « unilatérale », de recruter un cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique. L’honorable Mamadou Cellou Baldé, responsable de l’UFDG et député uninominal de Labé, se dit étonné « d’avoir appris comme ça que la CENI était en train de lancer un appel d’offre en catimini pour recruter un cabinet d’audit pour le fichier électoral. Nous avons estimé que la CENI s’est entourée dans une opacité totale pour accéder aux désidératas du gouvernement.

Et ça, c’est dans l’objectif de garder en tout cas le dispositif acquis par la mouvance de fraude électorale, notamment les fictifs : les 1 million 500 mille sans empreintes digitales, les plus de 3 millions non dédoublonnés, mais une fois encore tout le dispositif de fraude qui, jusque-là est acquis par la mouvance et qui a été décelé par le comité d’experts. C’est ce qui fait que nous récusons, nous réfutons et nous ne reconnaîtrons pas l’opérateur qui sera choisi à l’issue de cette procédure tout à fait opaque, qui viole systématiquement le code des marchés publics guinéen », a-t-il dit.

Abondant dans le même sens, Mohamed Tall, responsable de l’UFR et ancien ministre de l’élevage, a indiqué que les pratiques auxquelles nous assistons maintenant, sont les mêmes qui ont contribué à mettre notre pays en retard. « Cette histoire d’audit, comme on l’a dit, c’est le dialogue politique. Le dialogue politique-là, il y avait tout le monde dedans (mouvance, opposition, les partenaires techniques et financiers). On a jugé nécessaire d’évaluer le fichier parce que chacun était conscient que le fichier comportait des anomalies. On a tous été d’accord sur ça. Ensuite, les partenaires ont dit : pour vous faciliter la tâche, nous on est prêts à financer l’expertise internationale.

C’est ainsi qu’on a fait venir des experts étrangers neutres. Les experts qui ont fait l’audit ont révélé un certain nombre d’insuffisances. Et, ils ont fait des recommandations faciles à reconnaître. On sort de cela, on entend la mouvance dire autre chose. C’est comme si on faisait exprès de fatiguer les Guinéens. Je vais donner quelques indications : sur deux sociétés qui, apparemment sont ciblées : INOVATRIX et BRITEX. INOVATRIX, c’est une société ukrainienne, BRITEX, c’est une société tunisienne.

INOVATRIX travaille intimement avec GEMALTO. Et, c’est GEMATO qui avait fait le travail avant 2015 sur le fichier. Mais, c’est eux qui ont créé les problèmes de doublons, etc. Pourquoi, parce que leur système ne permet pas un de doublonnage sérieux. Et on fait appel à ce même INOVATRIX pour venir créer un peu plus de complications à notre fichier », a-t-il fustigé.

Les opposants annoncent que si rien n’est fait dans les prochains jours en vue de l’application correcte des recommandations issues de la retraite de Kindia et des précédentes rencontres que la CENI a eues avec les acteurs politiques, ils vont prendre « des décisions fortes » à l’issue d’une rencontre qu’ils comptent organiser très prochainement.

Ibrahima Spry Diallo pour Guineematin.com

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Religion : la conférence du collège des évêques du Canada lancée en Guinée

12 juin 2019 à 20 08 59 06596

La Guinée abrite depuis ce mercredi, 12 juin 2019, la conférence du collège des évêques du Canada. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a eu lieu à l’Eglise la « Mission de la Réconciliation et de la Guérison » de Keïtayah (Dubréka), en présence du secrétaire général adjoint des affaires religieuses, a constaté sur place Guineemain.com, à travers un de ses reporters.

Placée cette année sous le thème : « Courir avec l’audience », cette conférence regroupe plusieurs évêques venus du Canada mais aussi de l’Afrique. Elle consiste à faire des prières communes pour la préservation de la paix et la quiétude sociale dans les différents pays membres du collège des évêques du Canada.

Dr Joseph Togna Doré, président de l’Alliance des Eglises et Missions Evangéliques de Guinée, AEMEG,
Dr Joseph Togna Doré

A l’ouverture des travaux, Dr Joseph Togna Doré, président de l’Alliance des Eglises et Missions Évangéliques de Guinée (AEMEG), a rappelé cette rencontre est annuelle et que l’année dernière elle a eu lieu à Londres. « Cette année, c’est la Guinée qui a été choisie. Et, nous sommes donc réunis pour prier. Parce que la vocation première des serviteurs de Dieu que nous sommes, c’est de prier pour nos nations. Parce que le monde ne se porte pas bien, il n’y a pas que la Guinée. Le monde entier va très mal, il est donc du ressort de l’église de se rassembler, de se donner la main et de prier. Dieu dit que là où deux, trois personnes sont réunies en son nom, il est au milieu d’eux », a-t-il indiqué.

Poursuivant, l’évêque a souligné que pour cette conférence, les prières qui seront faites vont concerner particulièrement la Guinée, le pays qui abrite la rencontre. « Vous voyez qu’en Guinée, il y a beaucoup de sujets de prière pour lesquels les hommes de Dieu vont se concerter et nous allons présenter ces sujets à Dieu. Nous allons présenter notre pays à Dieu, nous allons présenter nos autorités à Dieu. Il y a des échéances électorales qui s’annoncent, il y a un référendum qui s’annonce. Tous ces sujets nécessitent la main de Dieu. C’est pourquoi, nous sommes ensemble pour prier parce que dans la prière tout se passera dans la joie et dans la concorde », soutient le leader religieux.

Représentant les autorités religieuses à cette cérémonie, Elhaj Karamo Diawara, secrétaire général adjoint des affaires religieuses, a livré le message du gouvernement mais aussi de son institution aux participants à cette conférence.

Elhaj Karamo Diawara, secrétaire général adjoint des affaires religieuses,
Elhaj Karamo Diawara

« Aimables hôtes, la tenue de cette conférence et la consécration d’un archevêque dans notre pays, constituent une grande bénédiction pour notre cher pays la Guinée. Au nom du président de la République, chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, et de son Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, et tous les croyants de Guinée, nous exprimons notre grande considération au fait que avez choisi la Guinée pour abriter cette grande conférence.

C’est pourquoi, à cette grande occasion, je voudrais exprimer les sentiments de reconnaissance de son excellence le professeur Alpha condé, du Premier ministre, du gouvernement et du secrétariat général des affaires religieuses aux efforts que vous ne cessez de consentir pour la consolidation de la paix et renforcer l’unité nationale. J’aime souvent dire : sans la religion, l’être humain est comme l’animal ; sans vous les religieux, on ne peut parler de la paix, de l’unité nationale, de la quiétude sociale, la stabilité politique et l’acceptation des autres dans la différence.

Je voudrais dire à nos hôtes que la Guinée est un bon exemple là où les différentes confessions religieuses vivent en parfaite harmonie. Pas de différence entre un chrétien et un musulman guinéens. C’est pourquoi, le gouvernement a jugé nécessaire de créer un département ministériel pour convenir l’ensemble des religions en Guinée. C’est pourquoi je suis parmi aujourd’hui et j’en suis très fier », a-t-il dit.

La Guinée, le Canada, le Cameroun, la Sierra Léone, le Ghana et le Libéria sont les pays qui participent à cette rencontre religieuse.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Meurtre de Boukariou Baldé : ce qu’en dit le grand imam de Labé

12 juin 2019 à 17 05 26 06266
Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé,
Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé

Le meurtre par bastonnade du jeune, Amadou Boukariou Baldé, étudiant à l’université de Labé, continue de susciter des réactions dans la ville. Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé, s’est prononcé sur le sujet au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, votre quotidien électronique. Le très respecté leader religieux a regretté ce drame et prodigué des conseils à tous les acteurs concernés.

Décryptage !

Guineematin.com : Amadou Boukariou Baldé a été tué par bastonnade à l’occasion d’une manifestation estudiantine réprimée par les forces de l’ordre à l’université de Labé. Comment vous avez appris ce décès ?

Elhadj Mamadou Badrou Bah : aucune âme n’est plus chère qu’une autre, mais ça fait beaucoup plus pitié quand c’est un étudiant qui est décédé dans des circonstances pareilles. Parce que nous avons appris qu’il a été tué. Il fallait que nous soyons au courant parce que ça a été fait dans notre circonscription. Nous étions partis à la mosquée pour la Nafila puisque c’était au mois de Ramadan. Il a été demandé au gouverneur d’aller, parce que le jeune qui été frappé lors des échauffourées à l’université souffrait énormément. Selon nos informations, c’était pour voir comment est-ce qu’ils pourront procéder à son évacuation sur Conakry.

Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé,

Quand le gouverneur a été informé, il est allé aux nouvelles du jeune. Mais avant ça, nous avions été informés qu’il y a eu une manifestation des étudiants au centre universitaire de Labé. J’espère que vous savez un peu c’était dû à quoi, puisque vous êtes journaliste et vous avez dû glané des informations auprès des acteurs. Donc nous avons appris, comme beaucoup de personnes, qu’il y a eu des échauffourées à Hafia. Et, quand on a vu la précipitation avec laquelle le gouverneur est sorti, on était inquiet, on s’est dit qu’il y a quelque chose de très grave. On remercie Dieu, puisque tout ce qui arrive est déjà prédestiné. Mais, nous prions Dieu, le créateur, de nous épargner ce genre de malheurs.

Les enfants peuvent être mécontents de certaines choses, mais nous adultes, nous devons savoir qu’il y a toujours des solutions pacifiques à tout problème, qui ne soient pas de tuer. Dans le monde entier, il y a toujours des mouvements de protestation de ce type, surtout dans le milieu estudiantin, mais on doit pouvoir apporter des solutions à ces revendications sans tuer. C’est ce que j’avais à apporter comme conseils. C’est vrai que nous sommes là, nous avons de très bons rapports avec l’université de Hafia.

Et les étudiants, surtout dans le domaine religieux, nous invitent parfois à aller là-bas pour animer des conférences islamiques. Et certaines promotions, quand elles sortent, les étudiants viennent nettoyer la mosquée et demandent nos bénédictions, ainsi de suite. Donc, c’est avec une grande amertume et beaucoup tristesse que nous avons appris la mort de cet étudiant. Ce que nous demandons à Dieu, c’est de nous éviter un tel tragique évènement dans le futur. Nous demandons que Dieu ait son âme au paradis et nous présentons nos condoléances à ses parents.

Guineematin.com : beaucoup de personnes estiment que ce problème aurait pu être géré autrement si les responsables de cette université avaient accepté de dialoguer avec les étudiants. Pour ces gens, si ce drame s’est produit, c’est parce que ces autorités universitaires ont négligé les revendications des étudiants. C’est votre avis aussi ?

Elhadj Mamadou Badrou Bah : je connais certains responsables de l’université, je connais Elhadj Gongorè (Recteur de l’université). Vous savez certainement mieux que moi ce qui s’est passé dans ces manifestations qui ont conduit malheureusement à la mort de cet étudiant. Mais, selon ce qu’Elhadj Gongorè nous dit de ses étudiants, des courses qu’il fait aussi bien en Afrique qu’en Europe pour améliorer leurs conditions d’études à Hafia, je ne pense pas qu’il veuille, de son plein gré, négliger les revendications des étudiants. Quelqu’un qui est passé par là, qui connaît la préoccupation des étudiants et qui nous appelle parfois pour nous dire qu’il a eu des ordinateurs pour les étudiants et qu’il veut même envoyer des panneaux solaires pour les étudiants, je ne pense pas, sauf erreur de sa part, qu’il veuille négliger la demande des étudiants de Hafia.

Mais, si vous avez des informations contraires à ce que j’ai dit, je crois qu’on doit mettre ça au compte des erreurs qu’il a dû commettre et qui peuvent arriver à tout être humain. Cependant, j’invite tout un chacun à faire du sérieux dans ce qui lui a été confié. Quand on te confie une responsabilité, tu dois pouvoir bien l’assumer. Parce que s’il y a manquement dans un service, ce sont les responsables du service qui devront l’assumer.

Guineematin.com : est-ce que vous avez un conseil à donner aux étudiants, aux responsables de l’université de Hafia et aux autorités de Labé ?

Elhadj Mamadou Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé,

Elhadj Mamadou Badrou Bah : en tant que musulman, en tant que chef religieux, nous nous referons aux versets coraniques pour dire quoi que ce soit. Dieu a dit que parmi vous (les humains), il doit y avoir des gens qui conseillent le bien contre le mal. Ce qui est arrivé là, tout le monde sait que ce n’est pas bien, ce n’est pas bon. Ce que nous disons, c’est que ce n’est pas facile de diriger une ressource humaine, surtout des étudiants qui sont en majorité des jeunes. Donc, quand on vous confie cette responsabilité, il faut le faire avec tact.

Aux autorités régionales, je leur dirai que quand ça coince et qu’il faut à tout à prix envoyer des gens (des forces de l’ordre) pour agir, il faut envoyer des gens dotés d’une bonne moralité, des gens qui ne soient pas violents et qui connaissent l’importance d’un être humain, qui savent ce que vaut l’être humain. Chacun doit pouvoir bien se comporter dans ce qu’il fait. Cela est propre à tout être humain qui gère une entité. Car Dieu a dit que chacun répondra de ses actes d’ici-bas. Donc, avant que cela n’arrive, il faut s’assurer que ce que tu as fait est bon. Chaque responsable doit se dire qu’avant lui, il y a eu quelqu’un, se dire que celui-ci a bien géré avant de partir, et que lui aussi doit en faire autant car il va quitter un jour. Et, il doit s’assurer de bien faire avant de quitter.

Entretien réalisé à Labé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Vol à main armée à Wanindara : la victime, Dr Sadialiou Baldé au tribunal

12 juin 2019 à 16 04 33 06336

Le procès des présumés auteurs de l’attaque à main armée contre Dr Sadialiou Baldé au quartier Wanindara se poursuit devant le tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés, l’audience du mardi, 11 juin 2019 a été consacrée à l’audition de la victime et aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Le procureur a requis 15 ans de réclusion criminelle contre les trois (3) accusés, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier criminel, trois (3) individus sont poursuivis pour vol à main armée. Il s’agit de Morlaye Keita dit « Blood », Ibrahima Camara dit « Sinsila » et Aboubacar Camara dit « Sosoboy ». C’est en juin 2017 que ces trois accusés ont été arrêtés. Leur interpellation est survenue au lendemain d’une attaque à main armée qu’ils auraient commise le vendredi, 18 juin 2017 aux environs de 21 heures, au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Selon la victime Dr Sadialiou Baldé, les trois jeunes, armés de fusils de fabrication locale et de couteaux, ont profité de l’obscurité et de la pluie qui s’abattait, pour l’intimider et lui retirer une somme de 600 mille francs guinéens et son téléphone portable.

« C’était la nuit, à 21 heures, il pleuvait beaucoup. J’étais parti à la T5 pour récupérer de l’argent que me devait un chauffeur. Sur le chemin du retour, j’ai dépassé un jeune qui était arrêté, un peu plus loin, j’ai rencontré trois autres. Un est venu de mon côté gauche, les deux autres du côté droit, tous armés de gros couteaux, et le quatrième est venu, lui, armé d’un fusil et d’une paire de ciseaux. Morlaye Keita a pointé le couteau au niveau de ma poitrine et ils ont commencé à me dépouiller. Je me suis un peu débattu, mais Aboubacar Camara qui tenait le fusil a tiré en l’air, puis ils m’ont frappé avec quelque chose au niveau de l’épaule, je suis tombé.

Ils ont pris mon téléphone et l’argent que j’avais sur moi, qui équivaut à 600 mille francs. Sur le coup, j’ai reconnu Morlaye et Aboubacar, mais je n’ai rien dit pour ne pas qu’ils me tuent. On habite même quartier, je les ai connus quand ils étaient petits. Après avoir fini de me dépouiller, ils ont fuient. Je suis parti alerter la gendarmerie et une enquête a été ouverte, puis ils ont été arrêtés. Depuis ce jour, je n’arrive plus à travailler correctement, mon épaule me fait mal et je dois aller pour des soins à Dakar. Tout ce que je vous demande monsieur le président, c’est de rendre justice », a-t-il expliqué.

Après ces explications, l’audience a tourné autour des plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile, maître Amadou Bah, a indiqué que son client a perdu gros dans cette affaire et demande réparation. « Monsieur le président, dans cette affaire, vous constaterez que mon client a été victime de tentative d’assassinat. Il a été atteint dans sa chaire et dans son patrimoine, c’est pourquoi monsieur le président, pour dissuader éventuellement les futures contrevenants, nous vous demandons de condamner les accusés à la hauteur de leur forfaiture et nous demandons réparation des préjudices causés à mon client, en lui restituant les 600 mille francs guinéens et son téléphone volé par ses agresseurs. Et, à titre de dommages et intérêts, nous demandons 20 millions de francs guinéens », a plaidé l’avocat du plaignant.

De son côté, le représentant du ministère public, Daouda Diomandé, dans ses réquisitions, a indiqué que ces accusés ont longtemps semé la terreur dans le quartier Wanindara. « Monsieur le président, il faut savoir que ce groupe de bandits a longtemps fatigué les habitants de Wanindara. Ils fument du chanvre indien pour venir s’attaquer aux paisibles citoyens. Il faut qu’ils sachent qu’on ne doit pas voler, qu’on ne doit pas s’en prendre aux gens impunément et s’en sortir. C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir dans les liens de la culpabilité ces trois accusés et les condamner à 15 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans », a sollicité le procureur.

Après les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions du procureur, ce fut au tour de l’avocat de la défense de plaider la cause de ses clients. Maître Abou Camara a, tout au long de sa plaidoirie, dénoncé le manque de preuves contre ses clients et demandé au tribunal de se prononcer incompétent de juger cette affaire.

L’affaire a été renvoyée au 25 juin 2019 pour décision être rendue.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Comment vivent les Guinéens en Malaisie ? Balla Moussa Dioubaté, président du CGM à Guineematin

12 juin 2019 à 16 04 22 06226
Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie
Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie

Depuis quelques années, la Malaisie est devenue une destination privilégiée des Guinéens. Nombreux sont nos compatriotes qui vivent aujourd’hui dans ce pays, qui a connu un développement fulgurant dans différents domaines, notamment celui de l’éducation. Ils sont étudiants, salariés mais aussi hommes d’affaires, et travaillent dur pour avoir une vie meilleure. Mais comment vivent ces ressortissants guinéens très loin de leur pays ? Pour en parler, Guineematin.com a reçu comme invité Balla Moussa Dioubaté, ingénieur informaticien et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie (CGM), en séjour à Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : les Guinéens deviennent de plus en plus nombreux en Malaisie, dites-nous comment vivent-ils dans ce pays asiatique ?

Balla Moussa Dioubaté : il faut d’abord dire que la majorité des guinéens vivant en Malaisie, sont là-bas dans le cadre des études. Donc, la plus part sont internés dans les universités pour suivre les études normalement ; d’autres aussi sont logés en dehors des campus des universités. Ce sont ceux-là qui constituent la majorité des guinéens vivant en Malaisie. En plus de ceux-là, il y a bien évidemment d’autres guinéens qui sont dans d’autres activités : certains font du business et d’autres sont là-bas en tant que fonctionnaires.

Une fois diplômés, certains ont eu la chance de travailler dans des entreprises. Il y en aussi qui sont dans des activités personnelles. Des gens qui se sont arrangés à faire des salons de coiffure ou du moins se faire des boutiques où ils vendent des produits locaux, qui attirent aussi l’attention des malaisiens, en plus des africains qui sont là-bas. Donc pratiquement ce sont là les activités que mènent les guinéens vivant en Malaisie. Mais la plupart quand même sont dans le cadre des études.

Guineematin.com : vous avez décidé de vous unir pour mieux faire aux difficultés qui peuvent survenir. C’est ainsi que vous avez mis en place le Conseil des Guinéens de la Malaisie. Que fait concrètement cette structure ?

Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie

Balla Moussa Dioubaté : en Malaisie, il y a des groupements, le Conseil des Guinéens de la Malaisie, est régi par le Haut Conseil des Guinéens de l’étranger qui avait été initié par le gouvernement. Initiative qui a permis la mise en place de conseils dans tous les pays où il y a une forte communauté guinéenne. Donc, tel a été le cas de la Malaisie. Et, ce conseil regroupe en quelque sorte toutes les autres associations de guinéens se trouvant en Malaisie. C’est une sorte de fusion des associations qui se voient regroupées au sein du conseil. Donc, ce conseil se permet de gérer tous les problèmes liés à la communauté en général, et c’est l’interlocuteur direct des autorités diplomatiques et la communauté guinéenne.

Dans ce cadre, nous gérons beaucoup de cas sociaux. Que ça soit des problèmes d’arrestations, des cas de dépassement de séjour et aussi beaucoup d’étudiants qui sont diplômés mais qui ont du mal à retourner au pays. Malheureusement, certains se retrouvent dans le dépassement de séjour. Et quand ils sont arrêtés, les autorités malaisiennes ne leur donnent pas des billets retour pour les rapatrier. Donc ces cas, nous les gérons. Et niveau de la communauté, surtout au bureau du conseil, la plupart des cas on se lève, on fait des contributions volontaires. Et, pour certains cas particuliers, l’ambassade intervient. Donc, c’est comme ça que nous fonctionnons.

En ce qui concerne le cas des guinéens arrêtés et qui se trouvent en prison, nous menons des démarches, et il arrive par moment où nous prenons des avocats pour nous aider afin qu’ils recouvrent leur liberté. Et, s’il y a des cas de rapatriements qui se posent, on essaye de gérer ça à notre niveau. Si nous n’arrivons pas à le gérer, on remonte l’information à l’ambassade qui vient au secours. Mais aussi, il y a certaines particularités : si on trouve que les parents de la personne sont joignables, on les contacte, pour qu’ils prennent en charge les frais de rapatriement. Dans ce cas, nous, nous menons uniquement les démarches sur le terrain. De l’année passée jusqu’à l’heure où je vous parle, nous avons eu à gérer 8 à 9 cas de ce genre.

Guineematin.com : à part la gestion de ces problèmes, le conseil des guinéens de la Malaisie mène-t-il d’autres activités ?

Balla Moussa Dioubaté : nous avons à eu à faire beaucoup d’autres activités, notamment la mise en place de beaucoup de commissions de travail, la création d’un club culturel qui représente la Guinée au cours des différentes cérémonies. En plus de ça, nous avons créé notre site web, nous avons eu à mener des activités culturelles, sportives, et aussi nous avons eu à organiser avec brio la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance de la Guinée qui a été un grand succès parmi les célébrations de l’extérieur.

Guineematin.com : quelles sont les perspectives ?

Balla Moussa Dioubaté : en perspectives, nous avons un grand projet que nous avons entamé. Nous sommes actuellement sur les phases préparatoires. Il s’agit de l’organisation, courant cette année, du forum d’investissement Guinée-Malaisie. Et ce projet, nous l’avons bien entamé, nous travaillons de connivence avec l’ambassade, la direction des guinéens de l’étranger ainsi que toutes les structures gouvernementales qui sont liées à ça. Nous avons aussi spécifié quelques domaines d’intervention. Comme vous le savez, chaque pays a ses réalités. Ce n’est pas dans tous les domaines que nous allons faire intéresser les gens.

Il y a quelques domaines, à savoir : l’éducation, l’agriculture mais aussi les infrastructures. Dans ce cas, nous allons avoir le temps de nous concentrer plus et nous avons la certitude que dans ces domaines, les malaisiens seront intéressés à venir investir dans notre pays. Ça, c’est dans nos projets. Nous avons commencé les démarches, aussi bien du côté guinéen que du côté malaisien. Il s’agit des rencontres en cours avec les investisseurs malaisiens qui se font à notre niveau, et chaque fois qu’on finit ces rencontres, on fait un rapport au niveau de l’ambassade. Et en fin de compte, quand tout le projet sera prêt, la date finale sera communiquée.

Guineematin.com : quel sont vos rapports avec les autorités de Conakry dans ce sens ?

Balla Moussa Dioubaté : les rapports que nous entretenons avec les autorités de Conakry, je peux dire que ce ne sont pas des rapports directs, mais plutôt à travers la représentation diplomatique guinéenne en Malaisie. Il faut reconnaître qu’ils nous soutiennent pour certains cas. Mais dans d’autres cas, ils disent qu’il n’y a pas un fonds spécial lié au bureau de l’ambassade pour les rapatriements par exemple, contrairement aux autres pays de l’Europe où l’Organisations Internationale pour les Migrations (OIM) donne des fonds pour faciliter le retour et l’intégration.

Mais les pays comme la Malaisie, il n’y a pas ce genre de soutien. C’est ce qui fait que la communauté est tout le temps devant pour faire des contributions afin de faciliter leur retour. Et, ça cause un autre problème parce que l’intégration au sein de la communauté devient difficile. Mais de toutes les façons, à notre niveau, on s’arrange à ce que tout soit fait pour ne pas que les gens restent en prison.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Funérailles de la mère du PM : voici le communiqué de la Primature

12 juin 2019 à 16 04 05 06056

Son Excellence Monsieur le Président de la République Professeur, Alpha CONDE, le Premier Ministre, Dr Ibrahima Kassory FOFANA, les Familles TOURE, FOFANA, CONTE, KEITA, CONDE, YANSANE, DOSSO, COMNOS remercient tous ceux qui de près ou de loin ont compati à leur douleur suite au décès de leur mère, belle-mère, tante, grand-mère Hadja Nana Fofana, née Touré. Décès survenu le 10 juin 2019 à Conakry.

Ils informent par la même occasion que les condoléances continuent d’être reçues au domicile familial de Dr Ibrahima Kassory FOFANA à Lambanyi, Commune de Ratoma.

La levée du corps aura lieu le vendredi 14 Juin 2019 à 9h à l’hôpital sino guinéen suivi de l’enterrement à Forécariah le même jour après la prière de 14 heures.

Paix à l’âme de l’illustre disparue !

Amine !

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Stigmatisation des femmes infertiles : des journalistes à l’école des fondations MERCK et PROSMI

12 juin 2019 à 15 03 36 06366

Une centaine de journalistes de la presse publique et privée de Guinée a pris part à une journée d’information autour de l’infertilité qui s’est tenue hier mardi, 11 juin 2019 à Conakry. Organisée par la fondation MERCK, en collaboration avec la fondation PROSMI, la rencontre vise à outiller les hommes de médias pour leur permettre de briser la stigmatisation des femmes n’ayant pas fait d’enfants, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans les sociétés africaines, le fait pour un couple de ne pas faire d’enfants, est généralement attribuée à l’infertilité de la femme. Ce qui entraîne souvent une stigmatisation des femmes n’ayant pas eu d’enfants, conduisant parfois au divorce. C’est pour lutter contre cet état de fait que la fondation MERCK et son partenaire de PROSMI ont mobilisé 98 journalistes guinéens pour les sensibiliser autour du thème : « Rôle des médias pour briser la stigmatisation autour de l’infertilité et des femmes infertiles en Afrique ».

La rencontre a été présidée par la Première dame de la République, Hadja Djénè Condé, et a connu la présence du ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, ainsi que plusieurs cadres du ministère de la santé.

directeur exécutif de la fondation PROSMI, Kerfalla Kaba,
Kerfalla Kaba

Dans un discours de bienvenue, le directeur exécutif de la fondation PROSMI, Kerfalla Kaba, a rappelé que la fondation PROSMI, dirigée par la Première dame, Hadja Djénè Condé, œuvre depuis 8 ans à l’amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées. Parmi ses œuvres, il a cité la constriction et l’équipement de plusieurs centres de santé du pays, mais aussi la distribution de kits d’hygiène à Conakry et à l’intérieur pendant l’épidémie à virus d’Ebola, etc. « En organisant cette formation, les fondations PROSMI et MERCK veulent s’appuyer sur ce pourvoir aussi important dont vous êtes les représentants, pour enclencher un changement de comportement des populations envers les victimes d’infertilité, qui n’est pas une fatalité», a-t-il indiqué.

Dr Rasha Kelej, CEO de MARCK Foundation,
Dr Rasha Kelej

Après avoir remercié les autorités guinéennes pour l’accueil qui lui a été réservée, Dr Rasha Kelej, CEO de MARCK Foundation, a fait savoir que la stigmatisation liée à l’infertilité touche tous les pays, particulièrement ceux d’Afrique. « Il y a plusieurs femmes qui souffrent de la stigmatisation liée à cette infertilité. Par contre, cette infertilité touche autant les hommes que les femmes. Votre rôle va aller droit au but pour aider beaucoup les femmes qui sont stigmatisées, qui sont discriminées alors qu’elles ne sont pas la seule cause d’infertilité. J’espère qu’après cette formation, vous allez passer le message pour dire que l’infertilité n’est pas une fatalité. Elle peut être traitée comme le diabète et d’autres pathologies», explique-t-elle.

ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé,
Amara Somparé

De son côté, le ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre. « Je salue cette initiative hautement salutaire surtout quand on connait les ravages que peuvent causer les questions d’infertilité dont souffrent certaines femmes dans nos sociétés », a-t-il dit. Profitant de cette occasion, le ministre a rappelé l’histoire de N’Nah Fanta, une dame qui a escroqué des centaines de femmes n’ayant pas fait d’enfants, en leur donnant des faux remèdes contre l’infertilité contre des sommes d’argent. Elle a fini par être arrêtée à Conakry et mise à la disposition de la justice.

A noter que parmi les causes de l’infertilité, les spécialistes qui ont pris part à cette rencontre ont cité entre autres : les infections sexuelles non traitées, les avortements clandestins, les infections causées par les mutilations génitales, mais aussi l’exposition au tabac, l’essence, le plomb et les polluants.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Justice pour Amadou Boukariou, tué à Labé : des étudiants manifestent à Conakry

12 juin 2019 à 15 03 05 06056

Le meurtre de l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, battu à mort par des agents des forces de l’ordre à l’université de Labé, continue de susciter de l’indignation et de la protestation dans le milieu estudiantin. Après la manifestation des étudiants de l’université de Labé, leurs collègues de Conakry se sont également fait entendre.

Plusieurs étudiants des institutions d’enseignement supérieur de la capitale ont manifesté ce mercredi, 12 juin 2019, pour réclamer justice dans cette affaire, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Vêtus de T-shirts portant l’effigie du jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé, et munis des pancartes sur lesquelles sont mentionnés les noms des universités publiques et privées de la capitale, les étudiants se sont rassemblés dans l’enceinte de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Ils ont entamé leur mouvement par la lecture d’une déclaration, avant d’effectuer une marche pacifique de là jusqu’au niveau du cimetière de Cameroun, dans le quartier Camayenne.

Mafoudia Touré, étudiante en licence 1 à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée, ISSEG
Mafoudia Touré

Dans leur déclaration lue par Mafoudia Touré, étudiante en licence 1 à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG), les manifestants interpellent leurs camarades sur le triste sort de leur collègue, mort à Labé le 31 mai 2019 par suite d’une bastonnade qui lui a été administrée par les services de sécurité. « Nous sommes interpellés. Notre conscience, notre solidarité et notre redevabilité sont urgemment interpellés suite à la mort de notre ami et camarade étudiant, Amadou Boukariou Balé, âgé de 21ans, en Licence 2 informatique, bastonné à mort et abandonné dans la rue par les forces de sécurité et de maintien d’ordre du côté de Labé », a-t-elle dit.

Ces étudiants rappellent que leur ami a été tué alors qu’il était sorti manifester en guise de solidarité à deux autres de ses collègues qui étaient malades, mais qui furent convoqués par leur chef de département pour prendre part à une évaluation, malgré leur situation sanitaire. « Lui Amadou et d’autres de nos amis étudiants avaient estimé que cette décision du chef de département était injuste et avaient donc jugé nécessaire de passer par tous les moyens légaux pour faire fléchir le chef de département. C’est ainsi que le 31 mai, lors d’une manifestation pacifique organisée par les étudiants de Labé, Amadou Boukariou fut assassiné sur champ de la solidarité envers la corporation estudiantine », a expliqué Mafoudia Touré.

Elle souligne que les deux étudiants malades pour lesquels la manifestation a été organisée sont moralement abattus aujourd’hui et Amadou, lui, est dans sa tombe. « C’est dommage, regrettable et pathétique », a regretté la porte-parole des manifestants, qui estime que la faute n’incombe pas aux deux étudiants malades, mais plutôt aux auteurs et commanditaires du crime.

De ce fait, les étudiants exigent que tous les auteurs et commanditaires de cette forfaiture soient identifiés, arrêtés, jugés et condamnés à la hauteur de leur acte. « Il serait lâche de notre part de nous laisser dominer par la peur sans faire un retour d’ascenseur, de solidarité à l’endroit de notre ami, Amadou Boukariou Baldé », lance-t-elle à l’encontre des autres étudiants du pays.

Ainsi donc, les étudiants promettent d’organiser d’autres séries de manifestations jusqu’à la satisfaction de leur revendication, qui est la justice pour le jeune Amadou Boukariou Baldé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Recrutement d’un opérateur technique : l’opposition guinéenne dénonce la CENI

12 juin 2019 à 14 02 26 06266

Déclaration : Les Partis d’opposition dénoncent avec force la manière dont la CENI et son Président ont mené la procédure d’appel d’offres relative au recrutement d’un « cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion  du fichier électoral biométrique de la République de Guinée ».

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Protection de l’environnement : le CIRD plante 10 arbres à l’école primaire de Kaporo

12 juin 2019 à 14 02 19 06196

Le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) a célébré, en différé hier, mardi 11 juin 2019, la journée internationale de l’environnement. A cette occasion, la structure est allée planter 10 arbres à l’école primaire de Kaporo (Conakry). Une façon de contribuer à la protection de l’environnement, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un programme annuel que le CIRD met en œuvre depuis 2017 et qui consiste à planter des arbres dans des écoles primaires de Conakry. Cette année, c’est l’école primaire de Kaporo, dans la commune de Ratoma, qui a été choisie. Les membres du Centre International de Recherche et de Documentation ont planté 10 arbres, dont 3 Jackiers, 2 Avocatiers, 2 Palmiers, 2 Kolicias et un Cocotier dans la cour de l’établissement. « L’objectif principal est, comme vous le savez, la protection de l’environnement et aider à lutter contre le réchauffement climatique.

directeur adjoint du CIRD, Dr Ramadane Diallo
Dr Ramadane Diallo

De façon un peu plus large, c’est aussi de sensibiliser les élèves sur les enjeux et les conséquences du réchauffement climatique dans notre quotidien et les amener aussi à s’approprier de ces questions-là pour promouvoir les bonnes pratiques allant dans le sens de la protection de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Cette initiative ne vise pas que les établissements scolaires, mais aussi les forêts classées et d’autres espaces publics qui sont en manque de bois. En 2017 par exemple, on a planté plus de 30 arbres au niveau de la forêt de Kakimbo », a indiqué le directeur adjoint du CIRD, Dr Ramadane Diallo.

Il en a profité pour formuler des recommandations à l’endroit des encadreurs et des enseignants de l’école primaire de Kaporo dans le cadre l’entretien des arbres plantés. « Nous avons un appel à l’endroit de l’école bénéficiaire de ce don. Nous avons adopté une démarche participative et inclusive. L’idée c’est vraiment de les amener à participer à cette démarche qui va dans le sens d la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Donc notre appel, c’est que l’école doit entretenir ces arbres-là, encourager les enfants à faire usage de bonnes pratiques pour que ces arbres servent à quelque chose dans le cadre de la protection de l’environnement. Nous leur demandons de tout faire pour entretenir ces arbres », a lancé ce responsable du CIRD.

Madame M’Mah Bangoura, directrice de l'école primaire de Kaporo,
Mme M’Mah Bangoura

Un appel qui est tombé dans de bonnes oreilles, assure les responsables de l’établissement. Madame M’Mah Bangoura, directrice de l’école primaire de Kaporo, s’est réjouie de cette action du CIRD avant de promettre de tout faire pour protéger ces arbres. « C’est avec surprise que j’ai vu ce centre international de recherche et de documentation venir nous offrir ces arbres. Avant, il y avait des arbres ici, mais avec les constructions des logements, tout a été coupé. Maintenant, si ce centre a pensé à nous en nous offrant ces plants, je suis très contente.

Ces arbres vont offrir beaucoup d’avantages à la communauté et aux élèves puisque ça va donner de l’ombre, des fruits et entrer dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous avons une APEAE ici, avec elle, on sensibiliser la communauté et les voisins afin qu’ils nous aident à protéger et entretenir ces arbres dans l’intérêt des élèves et la communauté locale », a promis la directrice.

A rappeler que depuis 1972, la journée internationale de l’environnement est célébrée le 05 juin de chaque année à travers le monde. Elle est l’occasion de mener des actions en faveur de la protection de notre planète qui est fortement menacée par le réchauffement climatique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 \ 666 919225

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Statut général de la fonction publique : voici le rapport

12 juin 2019 à 13 01 45 06456
Mme Diallo Hadja Assiatou Bah

Le nouveau texte de loi sur le statut général des agents de la fonction publique a été finalement adopté par l’Assemblée nationale, le 5 juin, à l’unanimité des députés présents. Ce texte qui définit les droits et devoirs des agents de la fonction publique a eu pour commission de fond, la commission fonction publique, action sociale et affaires religieuses, présidée par l’Honorable Assiatou Bah Diallo de l’UFDG.

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen et adoption de ce texte, la présidente de la commission a à la fois introduit et procédé à la lecture de ce rapport.

Un reporter de Guineematon.com qui a suivi les débats vous propose, ci-dessous et in extenso, l’introduction très appréciée de Madame Siradiou Diallo et l’intégralité du rapport portant « Statut général des agents de la fonction publique ».

« Au lendemain de la fête de l’Aid, je saisis cette occasion qui m’est offerte en tant que Présidente de la Commission Publique, Action Sociale, et Affaires Religieuses pour souhaiter une bonne fête à vous et à vos familles. Qu’il me soit également permis de formuler un vœu pour notre pays. Je souhaite que la Guinée en finisse avec le cycle de violence et qu’elle amorce, un nouveau virage, un nouveau départ, une nouvelle vision, de nouvelles perspectives. Je souhaite qu’elle soit un havre de paix, un royaume d’Amour ouvert à tous, où chacun peut tout ce qu’il veut, pourvu qu’il ne veuille pour personne ce qu’il ne veut pas pour lui-même, mieux qu’il veuille pour tous ce qu’il veut pour lui-même afin de reconstruire le tissu social qui en a grand besoin. Que votre chemin de vie soit pavé d’esprit de pardon, de Paix, d’Amour de bienveillance, de Tolérance, de Joie et de Bonheur. Monsieur le Président et chers collègues Après les Rendez-Vous ratés du moi dernier, nous voilà de nouveau réunis ce matin autour du projet de loi portant statut des agents de la Fonction Publique . Cette loi devait être corrigée sur les insuffisances, les lacunes et autres dysfonctionnements de l’Administration guinéenne Il vous souviendra que nous n’avions pas d’autre choix que de reporter la rencontre autour du texte de loi. Et tout le monde aura compris que c’était reculer pour mieux sauter ! Un report qui aura permis, si besoin en est, de mesurer le profond sens des responsabilités des honorables députés, de garder intacte notre crédibilité… En prime la morale est sauve ! Par bonheur, l’inter commission a bel et bien eu lieu. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’y a pas eu foule. Toutefois la richesse et la qualité des interventions des honorables députés ont fait toute la différence. C’est le lieu et le moment de rendre à César, ce qui est à César. Parmi la dizaine de députés présents, les honorables Babara Fofana, Kalémoudou Yansané, Alpha Sila Bah et Dr Ben Youssouf Keita que je salue au passage, ont soulevé des questions pertinentes. La Directrice Nationale de la Fonction Publique Mme Aissatou Bah et le PREMA, Mr Amara Camara qui maitrisent bien leurs dossiers ont largement éclairé nos lanternes respectives. Au bout du compte, vu l’importance du sujet, nous avons sollicité des réponses écrites. Et nos amis de la Fonction Publique, ont diligenté un document bien argumenté, charpenté que la Commission a bien exploité. Mr le Président, Etant donné que le rapporteur de la Commission est absent, faut-il confier au Rapporteur Général le soin de lire le présent rapport ou dois-je continuer sur ma lancée ! ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir ce rapport :

Rapport sur le Statut général des agents de la Fonction publique

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Parlement : les députés face à 7 textes dont celui des boissons alcoolisées (Beverage Market)

12 juin 2019 à 13 01 32 06326

Sauf changement de programme, les députés guinéens vont examiner pour adopter en séance plénière un total de sept textes allant de conventions aux projets de loi, en passant par des chartes et de résolutions.

La plénière de ce mercredi, 12 juin 2019, était initialement fixée le 10, selon la deuxième tranche du chronogramme de la session des lois 2019, adopté le 15 mai dernier.

Guineematin.com, vous propose ici la liste de ces textes annoncés pour ce mercredi.

  1. Convention entre le gouvernement guinéen et le Royaume d’Espagne relative à la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité, signée le 19 janvier 2019 à Conakry ;
  2. Projet de loi portant protection de la propriété littéraire et artistique en Guinée
  3. Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique signée le 2 novembre 2001 à Paris
  4. Convention portant création de l’alliance pour le bio digesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC) ;
  5. Résolution 521 (XVII) relative à l’amendement de l’article 38 des statuts de l’Organisation mondiale de tourisme (OMT), visant à introduire le Chinois comme langue officielle de l’Organisation à part l’Anglais, le Français, l’Espagnol, le Russe et l’Arabe ;
  6. Charte de la renaissance Culturelle africaine ;
  7. Convention d’Etablissement entre la Guinée et la société Beverage Market incorporated pour la construction d’une usine de construction de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée ;

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Boké : le Consortium SMB-Winning indemnise pour plus d’un milliard GNF 40 personnes dans la zone d’AMR

12 juin 2019 à 13 01 15 06156

Communiqué : Mardi 11 juin, le Consortium SMB-Winning a procédé au paiement d’un milliard cinq millions neuf-cent quarante-neuf mille cinq cent francs guinéens (1.005.949.500 GNF) afin d’indemniser 40 personnes des villages Hancoundèchandi, Tchianguibaly et Lènguébôfi, pour l’agrandissement d’une Mine dans le permis de la Société Alliance Minière Responsable (AMR).

La cérémonie de paiement s’est déroulée en présence d’un huissier de justice, des autorités locales et des communautés bénéficiaires, ainsi que des représentants du Consortium et des agents de la société SEES.

Le présent projet concerne le Bloc P5-5 dans Hancoundèchandi, district de Guilléré dans la CU de Boké, les Blocs 903, 904, 905 dans Tchianguibaly, district de N’Dangara et 906 sis à Lènguébôfi, district de Dambantchian, commune rurale (CR) de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Pour Moussa Thiam, directeur environnemental et social de la société AMR : « En procédant à cette cérémonie publique d’indemnisation sous l’autorité d’un huissier de justice et le contrôle des autorités locales, nous voulons nous assurer que les indemnisations sont conformes au cadre légal et n’entrainent pas des tensions entre les différents bénéficiaires ».

De son côté, Mamadouba Cissé, directeur des micros réalisations, insiste sur l’importance de l’usage de cet argent : « Bien sûr, il faut distinguer les montants communautaires destinés au développement des communautés et les montants individuels. Néanmoins, je rappelle que la bauxite n’est pas une ressource renouvelable et qu’il faut déjà penser à l’après. Le Consortium offre une opportunité unique de soutien en termes d’accompagnement pour les personnes indemnisées souhaitant créer une activité génératrice de revenus et il faut en profiter ».

« Cette cérémonie témoigne de l’attachement du Consortium au développement des communautaires et de son respect pour les habitants de notre région, a déclaré le président de district N’Dangara Salifou Camara. Le montant des compensations nous permet déjà de nous projeter dans l’avenir alors que les mines continuent de tourner à plein régime ».

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Parlement : plusieurs textes au programme dont la Charte africaine de la renaissance culturelle

12 juin 2019 à 11 11 52 06526

Sauf changement de programme, les députés guinéens vont examiner en séance plénière et sans doute adopter ce mercredi, 12 juin 2019, un total de sept textes, dont des conventions, des projets de loi ainsi que de chartes et de résolutions.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste de ces textes annoncés pour ce mercredi.

1.  Convention entre le gouvernement guinéen et le Royaume d’Espagne relative à la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité, signée le 19 janvier 2019 à Conakry ;

2.  Projet de loi portant protection de la propriété littéraire et artistique en Guinée

3.  Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique signée le 2 novembre 2001 à Paris

4.  Convention portant création de l’alliance pour le bio digesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC) ;

5.  Résolution 521 (XVII) relative à l’amendement de l’article 38 des statuts de l’Organisation mondiale de tourisme (OMT), visant à introduire le Chinois comme langue officielle de l’Organisation à part l’Anglais, le Français, l’Espagnol, le Russe et l’Arabe ;

6.  Charte de la renaissance Culturelle africaine ;

7.  Convention d’Etablissement entre la Guinée et la société Beverage Market incorporated pour la construction d’une usine de construction de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée ;

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Baïdy Aribot divise les ténors de l’UFR : Deen Touré dénonce le discours de Saïkou Yaya Barry

12 juin 2019 à 10 10 32 06326

La crise qui couve au sein de l’union des forces républicaines de l’ancien Haut représentant, Sidya Touré, semble éclater au grand jour. Une crise liée à la position du deuxième Vice-gouverneur de la Banque centrale, Baïdy Aribot, en froid avec le parti, depuis son départ de l’Assemblée nationale et sa nomination dans ses nouvelles fonctions.

Accusé de soutenir le projet de nouvelle Constitution, Baïdy Aribot essuie les critiques les plus acerbes de la part de sa formation politique où il a déjà été remplacé au poste de Secrétaire exécutif. Ce que ne partagent pas tous les cadres de l’UFR au nombre desquels des poids lourds comme le Président du groupe parlementaire Alliance républicaine et député uninominal de Matam, Dr Ibrahima Deen Touré.

Ce modéré de l’UFR a mal dirigé les attaques verbales formulées lors de l’Assemblée générale du parti le samedi passé, contre Baïdy Aribot. Il l’a fait savoir à un reporter de Guinematin.com et ne cache pas sa déception.

« La volonté de nuire ou de servir un homme ou une cause prend naissance dans la tête par le biais de la pensée, dans la réflexion et finalement dans la conception. C’est à partir de ce stade que ça arrive dans la parole », dit-il à l’entame de ses propos.

« Vous avez entendu, dans le but de convaincre des gens pour agir, qu’à l’Assemblée générale du 8 juin de l’UFR, il y a eu des attaques à l’encontre de notre collègue Baidy Aribot. Que l’on prononce à l’Assemblée générale de l’UFR des paroles violentes et des attaques directes à l’adresse de Baidy Aribot ne peut être le fait de notre parti politique », déplore Dr Deen.

Plus loin, il pense que « c’est juste des attitudes isolées d’individus peut-être dans un cas de règlement de compte. Quand à l’UFR, je dis toujours que c’est un parti de dialogue et de débat où la pensée unique ne peut régner, la stigmatisation n’a pas sa place ».

A ces va t-en-guerre, le Conseiller personnel de Sidya Touré rappelle que l’UFR est un parti modéré, « qui est bâti sur une doctrine libérale qui refuse l’exclusion et qui ne laisse pas au bord de la route. C’est pour cela que le parti doit complètement se désolidariser de toute attitude va-t-en-guerre ou de toute attitude de violence quelles que soient sa forme et ses causes.

Et c’est pour cela, conclut-il « que l’on doit éviter d’attaquer les gens à cause de leurs idées. Ce qui n’empêche pas le combat, mais en même temps exclut le combat entre personnes ».

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Examens nationaux 2019 : le message du DPE de N’zérékoré aux candidats et aux enseignants

12 juin 2019 à 10 10 17 06176

En prélude aux examens nationaux session 2019, le DPE de N’zérékoré a entamé une tournée de sensibilisation hier mardi, 11 juin dans les différentes directions sous-préfectorales de l’éducation relevant de sa juridiction. C’est la sous-préfecture de Koulé, regroupant en son sein les directions sous-préfectorales de l’éducation de Koulé, Kobéla, Koropara et Palé, qui a été la première étape de cette tournée de Moussagbè Diakité, en compagnie de plusieurs cadres de sa direction, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est à la maison des jeunes de Koulé Yaketa que la délégation, conduite par le directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré a été reçu par les élèves et les enseignants et les responsables éducatifs de la localité. Devant cette assemblée, Moussagbè Diakité a déclaré que cette année, « nous voulons que seulement les méritants passent aux examens nationaux. Et, quand le téléphone d’un candidat sera saisi dans un centre d’examen, d’abord le candidat sera éliminé immédiatement pour toutes les épreuves et le téléphone sera incinéré devant lui.

Cette année, il est interdit de porter des collants, des paires de chaussures fermées dans les centres d’examen. Et, si le téléphone d’un surveillant est saisi, non seulement le téléphone sera incinéré et l’enseignant ou le surveillant sera arrêté et traduit à la justice, avec interdiction de participer aux examens nationaux pendant 3 à 4 ans. Donc, pour prévenir, nous passons de l’étape de la sensibilisation à l’étape de la sanction. Et cette année, les examens nationaux ne seront plus comme les années précédentes », a prévenu le DPE.

C’est pourquoi, le responsable du secteur éducatif à N’zérékoré invite les candidats au travail pour éviter toute surprise désagréable. « Je demande aux élèves de se mettre à la tâche, d’apprendre les leçons, c’est le temps pour vous d’apprendre les leçons. Et, sachez que vous n’êtes pas les seuls dans le pays, il y a beaucoup de candidats au Bac, BEPC, à l’examen d’entrée en 7ème année. Donc si on ne se met pas dans la logique, sachez que ça ne va pas marcher. Alors, je vous invite au travail et à la révision. Arrêtez de regarder les matchs de foot. Donnez la priorité à l’apprentissage », a conseillé Moussagbè Diakité.

Ce mercredi, le DPE et sa suite seront à Gouécké, où seront regroupées les directions sous-préfectorales de l’éducation de Gouécké, Womey et Soulouta.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224 620166816/666890877

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Alerte pour 2020 : Quel est l’intérêt réel du changement de la Constitution ?

12 juin 2019 à 10 10 02 06026

Libre Opinion : Comme seule la Guinée sait en produire, cette agitation autour d’une nouvelle constitution est une affaire étrange. De tous ceux qui la défendent, personne n’a vu à quoi elle ressemble. Mais, ils sont quand même déterminés à convaincre la terre entière que c’est le graal qui va permettre de résoudre tous les soucis de la Guinée. Néanmoins, personne n’est dupe ; car, tout le monde sait que le seul enjeu qui les anime est de faire sauter le verrou constitutionnel qui, à l’état actuel, va permettre aux guinéens de dire au revoir à Alpha Condé en 2020.

Faire avorter cette alternance permet à une oligarchie et ses affidés de continuer à se sucrer sur le dos de la pauvre population guinéenne. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons : intimidations, divisions, victimisation, battage médiatiques… Tout y passe. Pourvu que l’objectif visé soit atteint peu importe les moyens.

Après avoir arrêté et traduit devant des tribunaux des citoyens opposés aux assauts contre la constitution, les propagandistes prétendent que les défenseurs de la constitution sont opposés à la liberté d’expression. Récapitulons : ils lancent des hostilités contre la constitution, des citoyens disent non, ces derniers sont persécutés, et c’est bien selon le régime, ceux qui réclament le respect de la loi qui violent celle-ci.

Mais quand on voit la brutalité avec laquelle sont traitées les voix discordantes, que ce soient les citoyens qui manifestent pour exiger la fourniture de services tels que l’électricité ou l’eau courante ou ceux exprimant une opposition au régime, on comprend encore un peu plus pourquoi ils n’aiment pas cette constitution qui garantit la liberté d’opinion, d’expression et de manifestation.

Mais à y réfléchir, en tant que citoyens, nous avons manqué d’exigence à l’égard de nos dirigeants. Cette complaisance pourrait expliquer leur condescendance à notre égard. Les postes qu’ils occupent ne leur inspirent que les avantages qu’ils peuvent en tirer. C’est pour eux un aboutissement. Les devoirs et contraintes liés à ces postes sont absents de leurs calculs. Quand une disposition légale leur est contraignante, soit elle est violée, interprétée de façon tendancieuse ou purement et simplement changée. Et on est très souvent étonné du décalage entre ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils font.

Pourtant, une société complaisante à l’égard de ses dirigeants fabrique des Hommes politiques ; une société exigeante produit des Hommes d’Etat. Et des Hommes politiques, nous en avons à foison. Les Hommes d’Etat, on en cherche encore à la bonne place. L’absence de cette exigence qui pousse chacun à offrir le meilleur de lui-même, bride les potentialités quand elles existent. Dans cet attentisme, on se retrouve avec un leadership au rabais, une élite dirigeante qui n’apporte rien de positif à la société car elle se pense couverte de bénédictions que les autres n’ont pas. Et très souvent l’éloge de cette supposée bénédiction est faite par ceux qui auraient dû exiger des comptes.

Cette histoire autour de la constitution est peut être une opportunité de faire comprendre à ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui et par conséquent, à ceux qui y seront à l’avenir, que leurs droits sont limités, qu’ils ont des devoirs à respecter. Leur faire comprendre qu’il ne leur suffit pas juste de vouloir tordre la loi pour qu’elle épouse la forme qu’ils désirent.

Le principal slogan de ceux qui prennent d’assaut la constitution est de réclamer à ce qu’on laisse le régime finir son travail. Sans blague!!! On peut prendre l’assainissement urbain pour illustrer le travail dont ils parlent. Un autre domaine comme la sécurité aurait bien pu servir d’illustration. On est dans un pays où la plus grande décharge se trouve au milieu de la capitale. Où les ordures tuent à répétition des citoyens au sens propre du terme. Et ils osent sous-entendre une satisfaction en invoquant un travail. Des Hommes d’Etat auraient pris des mesures la première fois que cela s’est produit en 2017. Les politiciens que nous avons ont laissé l’exploit se reproduire. Des Hommes d’Etat auraient tiré la conclusion de l’échec en démissionnant quand cela s’est reproduit en 2019. Ils ont décidé de prendre des mesures : faire place nette aux ordures ! Les laisser où elles sont. Et on doit les laisser continuer à la fin du bail légal ? C’est de très mauvais goût.

Et même en supposant, après une bonne dose de complaisance et de mauvaise foi dans une réalité parallèle, que ce régime aurait fait un bon travail, il serait totalement irresponsable de laisser piétiner la constitution. Elle est ce qui définit nos institutions et en garantit l’équilibre. Il est difficile de voir en Afrique un régime qui a réalisé des infrastructures comme l’avait fait celui du Colonel Kadhafi. Il était le point fort de son système mais aussi son point faible. Ses ennemis (ou plutôt les successeurs de ceux-ci) ont eu raison de lui et de ses infrastructures. Avec des institutions fortes, une alternance au pouvoir, l’histoire aurait probablement été différente.

Pour la République de Guinée qui est née d’un référendum organisé par la France coloniale en Septembre 1958, l’idée d’un référendum est à première vue séduisante. Mais qui ose imaginer ce qu’en auraient été les résultats si notre actuelle CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) avait été en charge de ces votations ? En respectant la vérité des urnes qui lui était défavorable, la France nous a certes laissé là un grand défi à relever. Mais on ne va pas jouer à l’apprenti sorcier sur notre constitution en la laissant aux mains d’un organe qui s’est montré incapable d’organiser de façon apaisée la moindre votation.

Le seul héritage, et pas des moindres, que le président Alpha Condé peut laisser aux guinéens, c’est un successeur élu à la suite d’élections libres et transparentes en 2020. Ses amis devraient l’y encourager. Mais vu comme cela s’agite autour de lui, il n’a pas l’air de bien vouloir le faire. Et en tant que citoyens, nous devons maintenir la vigilance et faire comprendre que les petits calculs ne passeront pas.

De la constitution en vigueur, j’aime bien l’imprescriptibilité des crimes économiques inscrite dans le préambule. Peut-être que certains en plus de vouloir continuer à s’enrichir, ont du mal avec la possibilité qu’un jour on interroge l’origine de leur fortune grandissante. Le droit élémentaire à la vie consacré par l’article 6 est un idéal humain que chacun doit saluer. Que dire de l’article 27 (certainement celui que le pouvoir actuel déteste le plus) qui limite le mandat présidentiel dans la durée et le nombre ? Il garantit aux Hommes d’Etat chevronnés un repos mérité et nous protège des tyrans en devenir aussi longtemps qu’on ne transige pas avec le respect de la présente constitution. Il y a bien d’autres articles qui peuvent susciter de belles émotions et ils méritent tous d’être rigoureusement protégés.

Les institutions fortes font les nations fortes. Et la gardienne de ces institutions est la constitution. Elle n’a pas à être changée pour les caprices d’un homme ou l’appétit d’un groupe. Elle ne doit pas être taillée à la mesure de qui que ce soit, quelque soit ce qu’il est supposé nous apporter. S’opposer au tripatouillage constitutionnel est un devoir pour chacun de nous. Un devoir qui nous permet de prendre en main, en tant que citoyens, le destin de la Guinée. Faisons comprendre à tous ceux qui en doutent encore, que ça ne marchera pas. “Amoulanfe”.

Chérif SOW

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : 104 projets adoptés par le CA de l’AREI

12 juin 2019 à 9 09 35 06356

Le forum sur les énergies renouvelables en Afrique se poursuit à Conakry. Après le lancement des travaux par les présidents Alpha Condé et Idriss Deby Itno, le Conseil d’Administration (CA) de l’Initiative Africaine sur les Energies Renouvelables (AREI) s’est retrouvé pour adopter 104 projets d’électrification du continent africain. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée dans la soirée d’hier mardi, 11 juin 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Des représentants de l’Union européenne, l’Union africaine et des partenaires techniques et financiers ont pris part à cette conférence de presse. A cette occasion, le Conseil d’Administration de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI) a annoncé l’adoption de 104 projets visant à électrifier tout le continent. Une fois réalisés, ces différents projets permettront d’accroitre la production énergétique sur le continent.

Devant la presse nationale et internationale, les conférenciers ont indiqué que trois partenaires se sont, pour le moment, engagés à réaliser des projets d’électrification en Afrique comme promis lors de la COP 21 à Paris. Il s’agit de l’Union européenne, la France et l’Allemagne. Le quatrième partenaire c’est les Etats-Unis d’Amérique. Mais, les projets américains sont en cours d’analyse pour qu’ils soient soumis à une adoption lors de la prochaine réunion qui aura lieu en septembre 2019 à New York.

L’accent a été également mis sur quelques projets phares comme ceux de la dorsale d’interconnexion entre le Ghana, la Côte D’Ivoire et le Burkina Faso, ainsi que la dorsale Cameroun-Tchad. Dans cette liste de projets, il y a la construction d’une centrale solaire à Agadez, au Niger.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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