Est-il obligatoire de jeûner les 6 jours après le Ramadan ? Entretien

5 juin 2019 à 21 09 49 06496
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

La communauté musulmane a célébré hier, mardi 04 juin, la fête marquant la fin du mois saint de Ramadan 2019. Après 29 jours de jeûne et de pénitence, il est de coutume chez les fidèles d’observer six (6) autres jours de privation. Mais, quelle est l’importance de jeûner six jours du mois suivant le Ramadan ? Est-ce une obligation pour le fidèle d’observer ces six autres jours de pénitence ?

Pour répondre à ces questions, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Oustaz Ramadan Bah, chroniqueur et imam à la mosquée de Koloma, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : généralement, après la fête du Ramadan, certains fidèles musulmans continuent à jeûner 6 jours supplémentaires. Parlez-nous de l’importance de ces jours.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : Les 6 jours sont authentiques. C’est un hadith du prophète Mohamad (PSL) qui parle de cela. Celui qui jeûne le mois de Ramadan et fait suivre les 6 jours du mois de Chawal, c’est comme s’il avait jeûné toute l’année. Donc, c’est très important de jeûner ces 6 jours. Chacun veut avoir beaucoup de récompenses chez Allah. Donc, c’est une occasion de faire peu pour avoir beaucoup. Jeûner le mois de Ramadan et faire accompagner ce mois de 6 jours est une occasion qu’il faut saisir quand on a les capacités. Le jeûne n’est pas obligatoire, il est surérogatoire. Ceux qui peuvent tenir peuvent observer ces 6 jours du mois de Chanwal.

Guineematin.com : par rapport à ces six jours, on remarque que les jeûneurs le font par intervalles. Ils le font aujourd’hui et attendent un jour après pour continuer. Est-ce normal ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : oui c’est normal. On peut faire des intervalles. Il n’y a pas de problèmes de jeûner et attendre encore si vous voulez 2 ou 3 jours puis de continuer. Ce n’est pas condamnable, c’est dans la mesure du possible. Mais, ce qui est dit, c’est d’avoir les 6 jours dans le mois. Il n’est pas dit de les jeûner successivement.

Guineematin.com : est ce que c’est une obligation de jeûner ces 6 jours ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : non, ce n’est pas une obligation. C’est seulement le jeûne du mois de Ramadan qui est obligatoire. Le reste dans l’année, c’est surérogatoire. C’est une question qui est bien posée parce qu’il y a certains, dès que le mois de Chanwal commence, s’ils voient quelqu’un en train de manger, automatiquement, ils le haïssent et le taxent des noms qui ne sont pas bien ; alors que ce jeûne est surérogatoire. Il n’y a aucune sanction contre ceux qui n’ont pas observé les 6 jours. Mais, les récompenses sont immenses pour ceux qui ont jeûné les 6 jours, surtout quand nous savons que le jeûne du mois de Ramadan seulement efface les péchés de toute l’année. Si le serviteur se méfie des grands péchés et les 6 jours qui accompagnent ce mois de Ramadan, c’est autre chose. Donc, là, la récompense est grande. On ne peut pas dire sûrement qu’il entrera au paradis ; mais, il est proche de celui qui va entrer au paradis

Entretien réalisé par Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Fête de l’Aïd El Fitr : deux personnes tuées à Kindia et Conakry (Police)

5 juin 2019 à 16 04 11 06116

Au lendemain de la célébration de de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan, la police nationale a livré ce mercredi, 05 juin 2019, le bilan de cette journée. Elle annonce deux morts et plusieurs cas d’accidents moins graves enregistrés à travers le pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les jours de fête sont généralement des moments pendant lesquels de nombreux accidents sont enregistrés en Guinée. C’est pourquoi, la police nationale a déployé un important dispositif sécuritaire hier mardi, à l’occasion de la célébration de la fête du Ramadan. A l’issue de cette journée, l’institution salue la réduction du nombre d’accidents de la circulation cette année. Elle déplore cependant un accident mortel à Kindia.

 contrôleur général de police, Mamoudou Camara, porte-parole de la police nationale
Contrôleur Général Mamoudou Camara

« Au terme des festivités, le bilan sur l’ensemble du territoire, comparativement aux précédentes fêtes, est globalement positif. Cependant, on déplore un seul cas de mort enregistré dans la commune urbaine de Kindia au quartier Köndéta mosquée où un véhicule de marque Toyota, en marche arrière, a heurté une femme et mort s’en est suivie. La victime, Aminata Sylla, est âgée de 25 ans environ », a annoncé le contrôleur général de police, Mamoudou Camara, porte-parole de la police nationale.

L’officier de la police ajoute qu’une autre personne a été retrouvée morte dans une piscine à Conakry. La victime se nomme Mamadou Sall Diallo, âgé de 14 ans. Son corps a été retrouvé dans la piscine de Tassana. « Le gérant de l’hôtel est interpellé au commissariat central de Dabompa pour des fins d’enquête », précise-t-il.

Selon la police, plusieurs autres cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés mais sans dégâts importants. C’est notamment à Bambeto où une voiture RAV4 a fini sa course dans une boutique, sans dommage corporel ; un second cas à Matoto où une moto a heurté un piéton avec délit de fuite à Yimbaya pharmacie ; une autre moto a heurté un piéton au niveau de Tombolia ; et deux autres cas d’accidents ont été enregistrés à Sonfonia dont moto contre moto et une moto contre un véhicule à la Cimenterie et à Fofomèrè.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622680041

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Sansalé/Boké : 5 écoles fermées par manque d’enseignants

5 juin 2019 à 15 03 59 06596

Sansalé est une commune rurale de Boké, située à 135 km du chef-lieu de la préfecture. Pauvre, elle n’abrite aucune société minière mais reste impactée par la présence de ces sociétés dans la zone. Pour en parler, un envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré le maire de cette collectivité, Sékou Gassama.

L’autorité s’empresse d’évoquer les difficultés auxquelles est confrontée la localité. « Notre commune a un centre de santé et deux postes de santé. Au niveau de l’éducation, nous avons 13 écoles primaires et sans aucun collège. Parmi ces écoles primaires, 5 sont fermées faute d’enseignants. Les autres écoles sont soit multigrades soit elles n’ont qu’un seul enseignant titulaire pour tout le cycle », a déploré M. Gassama.

La situation sécuritaire est encore plus préoccupante. Selon le maire, cette collectivité manque cruellement d’agents de sécurité. « Imaginez-vous que sur une distance de 135 km, il n’y a ni policier, ni gendarme, ni douanier alors qu’on fait frontière avec la Guinée Bissau. Il n’y a que quelques militaires postés aux frontières. L’insécurité est là à tout moment.

Heureusement, avec la Guinée Bissau, nous avons des relations de bon voisinage. Les Bissau-guinéens nous respectent et nous nous assistons mutuellement pour résoudre sans heurts les problèmes de nos communautés. C’est ce qui nous aide ici », soutient-il.

Et ce n’est pas tout. Sansalé fait face aussi à un enclavement qui freine son développement. « Sansalé n’a pas de pistes rurales. A 95% des cas d’ailleurs, nos pistes sont impraticables (…) En plus, la localité subit sérieusement les effets de l’exploitation minière dans la région. « Depuis l’installation des ports miniers à Kamsar et environs, nos pleines sont envahies par les eaux, nos cultures sont détruites. Cela a affecté sérieusement nos récoltes, et désormais, le statut de grenier de Boké, reconnu à Sansalé, ne tient plus la route.

Heureusement, il y a la culture d’anacarde qui sauve la population. Nos citoyens sont totalement démunis avec la destruction de nos pleines. Figurez-vous que j’ai été obligé d’aller en Guinée Bissau pour déplacer un tracteur. Les gens louent le tracteur à 1 million et demi pour labourer pendant 2 heures de temps. Par exemple, si trois familles louent le tracteur, après 2 heures de labour, on partage entre elles. Cela, en attendant la réaction de l’Etat », a indiqué le maire de la commune rurale de Sansalé.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com de retour de Boké

Tél : 628 08 98 45

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Kidnapping d’Alpha Souleymane Baldé : de lourdes peines requises contre les présumés auteurs

5 juin 2019 à 15 03 44 06446

Le procès des présumés auteurs de l’enlèvement du richissime commerçant, Alpha Souleymane Baldé, se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés et de la victime, l’audience du lundi dernier, 3 juin 2019, a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Le procureur a requis 30 ans de réclusion criminelle contre les cinq (5) accusés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier criminel, cinq (5) individus sont poursuivis pour prise d’otage, séquestration, vol à main armée, association de malfaiteurs et complicité. Il s’agit de l’adjudant Sâa David Kamano, en service à l’escadron mobile de gendarmerie n°4 de Matoto ; Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta, Abdoul Mazid Diallo(en fuite) et Mohamed Sidy Diallo (en fuite). Des faits que les accusés ont niés lors des audiences précédentes.

C’est la partie civile qui a ouvert le bal dans cette phase cruciale des plaidoiries. Le collectif a indiqué durant sa prestation qu’il y a cumul d’infractions dans cette procédure. Selon maitre Joseph Loua, l’un des avocats de la partie civile, « dans cette affaire, vous noterez qu’il y a cumul d’infractions. Notre client a vraiment souffert. Donc, nous demandons qu’il vous plaise de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité et les condamner au remboursement du montant de la rançon qui est de 105 milles dollars, plus les 5 millions de francs guinéens, mais également un million cinq cent mille FG qu’ils ont pris dans le sac de mon client et les 500 mille dans le tiroir de la chambre dans son chantier. À titre de dommage et intérêt, 3 milliards de francs guinéens au préjudice de notre client Alpha Souleymane Baldé et d’ordonner la saisie de tous les biens appartenant aux accusés en faveur de la partie civile », a-t-il plaidé.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a fait savoir que les accusés dans cette affaire étaient des récidivistes. « Monsieur le président, je m’en vais vous signaler que les accusés sont des habitués des faits. Ils avaient été jugés et condamnés à 10 ans de réclusion criminelle dans l’affaire du kidnapping de Bobo Hongkong en 2015, où ils ont réussi à emporter 250 milles dollars. Par quel miracle se sont-ils retrouvés au dehors ? On ne le sait pas. C’est pourquoi, je vous demande de prendre toutes les dispositions. Dans cette affaire, les faits sont clairs et il faut que ces bourreaux sachent qu’on ne doit pas s’en prendre aux gens impunément et s’en sortir. C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir dans les liens de la culpabilité les fuyards
Abdoul Mazid Diallo et Mohamed Sidy Diallo, de les condamner à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 10 ans et de décerner un mandat d’arrêt contre eux. Quant à Lamine Kanté, Sàa David Kamano et Sékou Oumar Kéita, vous les condamnerez à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans », a-t-il requis.

Après les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions du procureur, ce fut autour des avocats de la défense de plaider la cause de leurs clients. Au prime abord les avocats de la défense ont soulevé une contradiction dans le témoignage de la partie civile. Selon eux, rien de concret pouvant incriminer leur client n’a été prouvé.

L’affaire a été renvoyée au lundi 10 juin 2019 pour la suite des plaidoiries des avocats de la défense.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Environnement : « Le fleuve Niger est sérieusement menacé… », Maire de Faranah

5 juin 2019 à 15 03 24 06246

Nous partons à la source du fleuve Niger qui prend sa source à kobikoro dans la préfecture de Faranah, une préfecture située à plus de 400 kilomètres de Conakry. Ce fleuve traverse près de 9 pays avant de se jeter dans l’océan atlantique.

Toutefois, la tête de source est aujourd’hui menacée par plusieurs activités dont l’agriculture, le maraichage, la fabrique de briques et la coupe du bois pour la commercialisation.

Des actions sont entreprises par la commune urbaine en vue de sauver ce fleuve dont dépendent des millions d’habitants sur le continent.

Idiatou CAMARA a rencontré le jeune maire de la commune urbaine Oumar CAMARA.

M. le Maire qu’est-ce que cela vous fait d’être un jeune maire dans un environnement dominé par des personnes âgées pour la plupart ?

Sourire…c’est naturellement une fierté pour moi pour ma famille et tous ceux qui nous ont soutenu. Je rappelle que je suis issu d’un mouvement indépendant, le mouvement indépendant pour le développement local de faranah, un mouvement initié par les jeunes et qui regroupe l’ensemble des ethnies et non un parti politique. C’est dire que les gens ont cru en nous. C’est aussi une pression puisqu’il faut réussir forcément, pour ne pas qu’on dise que les jeunes n’ont pas été à la hauteur.

J’ai une dette vis-à-vis de mes parents de la Guinée, mes parents m’ont mis à l’école et m’ont soutenus, le pays aussi m’a tout donné, donc à mon tour de rendre cette monnaie. Et aujourd’hui je dois dire que tout se passe bien pour le mieux et faranah inspire sur ce plan, je parle de la confiance portée aux jeunes que nous sommes et nous ferons tout pour être à la hauteur de cette confiance.

Si on vous demandait l’état de santé de l’environnement de faranah, que diriez-vous ?

J’avoue que l’environnement est menacé dans le sankaran. Vous le savez ce fleuve nourrit et fait vivre des millions de familles sur le continent Africain. Mais l’histoire nous condamnera si nous ne faisons rien, et c’est dans ce cadre que nous avons entrepris des campagnes de reboisement, vous savez il y’a la pêche, la carbonisation avec le charbon de bois, qui est devenu préoccupant je dois dire. Donc nous sommes en train de monter des projets pour trouver des financements afin que demain l’histoire ne nous condamne pas.

Vous au niveau, je veux dire au niveau de la commune que faites-vous pour changer cette situation visiblement très préoccupante ?

Vous l’avez dit la situation est très préoccupante, pour y faire face actuellement nous sommes en train de finaliser notre plan de développement local, et l’environnement est une priorité dans ce document je puis vous l’assurer.

Ce qui est appréciable, il faut le dire, c’est le fait que la jeunesse prend conscience de la situation et pose des actes concrets. Je peux vous citer des actions comme le nettoyage aux alentours du fleuve, puisque des gens viennent déverser tout, habits sales, eaux usées et ordures, ce qui est déplorable. Nous comptons d’ailleurs reboiser 200 hectares aux abords du fleuve Niger.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Kindia : une mère de famille mortellement fauchée par un automobiliste

5 juin 2019 à 11 11 09 06096

Un accident de la circulation mortel s’est produit dans la journée d’hier, mardi 4 juin 19, au quartier Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia. Une dame, du nom de madame Aminata Sylla, a été heurtée par un véhicule au quartier Manquepas, dans la commune urbaine, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 11 h que dame Aminata Sylla, en provenance du marché pour son domicile, situé au quartier Condeta Mosquée, a été heurtée par un automobiliste. Selon nos informations, la victime a été emboutie contre la cour du bâtiment de l’ancien ministre de la sécurité, maitre Abdoul Kabélé Camara. Le choc lui a té fatal.

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Interrogée par notre reporter, Bintou Touré, rescapée de l’accident, est revenue sur la scène. « Dès après la prière du matin, nous nous sommes rendues au marché pour acheter les condiments. A notre retour, au niveau de la cour du ministre Abdoul Kabélé Camara, c’est là que nous avons entendu un bruit derrière nous. Nous autres, nous avons pris la fuite. La femme a été emportée par la voiture jusqu’ à la coincer au mur de la cour. C’est ainsi que je suis venue informer son mari à la maison. Moi, j’avais vite compris qu’elle a rendu l’âme. C’est son corps qui a été déposé à l’hôpital régional », a expliqué Bintou Touré.

Âgée de 27 ans et mère de 3 enfants, Aminata Sylla a regagné sa dernière demeure après la prière de 17 h au cimetière de Condeta 3.

Nos sources ajoutent que le conducteur du véhicule est présentement au commissariat central de police de la ville. Interrogé à ce sujet par notre reporter, le commissaire s’est abstenu de tout commentaire.

Dans la même journée d’hier, c’est un électricien qui a été tué par le courant. Mohamed Lamine Sylla, c’est son nom, était en train de faire un travail de dépannage au quartier Tafori lorsqu’il a été électrocuté.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-51-88-88

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Aïd El Fitr à Labé : Cellou Baldé réclame la vérité sur le meurtre de Boukariou

5 juin 2019 à 8 08 23 06236

Comme d’habitude, la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan a été une occasion pour les autorités politiques et religieuses de notre pays de formuler des prières mais aussi d’évoquer certains sujets de préoccupation.

A Labé par exemple, l’un des sujets qui fait débat actuellement, c’est celui relatif au meurtre d’un étudiant, violenté par des agents des forces de l’ordre. Le député de cette ville en a profité pour appeler à des mesures permettant de retrouver et sanctionner les auteurs de cet acte, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

A Labé, toutes les autorités : gouverneur, préfet, maire et le député uninominal de cette ville ont passé la prière marquant la fête du Ramadan à Bowoun Loko. Et, c’est le grand imam de la ville qui a officié la prière sur place. Dans son sermon, Elhadj Mamadou Badrou Bah a formulé des prières et des exhortations à l’endroit des fidèles musulmans.

Elhadj Mamadou Badrou Bah

« Vous n’êtes pas sans savoir que notre pays traverse actuellement une phase inquiétante. C’est pourquoi, nous demandons à tout un chacun de formuler des prières et des bénédictions pour que notre pays demeure dans la paix. A Labé, nous traversons un moment difficile : il ne pleut pas comme d’habitude. Formulons des vœux pour que Dieu nous protège et qu’il nous donne de la pluie. Aux jeunes, nous les exhortons à obéir leurs parents. Quant aux autres fidèles musulmans, qu’ils demeurent dans la foi en Dieu.

Après le mois de Ramadan, continuez à adorer Dieu ; rappelez-vous que l’être humain change à travers l’évolution de son âge ; rappelez-vous qu’il y a des gens que ne font que diviser les personnes, rappelez-vous qu’à l’au-delà tout un chacun se verra payé à la hauteur de ses actes. Et ce jour, les regrets n’ont pas d’importance, aucun pardon ne sera entendu. Donc, répentissez-vous pendant qu’il est temps, car c’est la seule voie pour entrer au paradis », a demandé le leader religieux de Labé.

De son côté, le député uninominal de Labé a souhaité bonne fête à ses concitoyens avant d’évoquer un sujet qui le préoccupe actuellement. Il s’agit du meurtre d’un étudiant violenté par des policiers à l’université de Labé. L’honorable Cellou Baldé a appelé à la justice pour ce jeune. « Quel que soit ce qui s’est passé à Hafia (où se trouve l’université de Labé) , quel que soit l’acte de vandalisme qui a caractérisé la manifestation, je condamne fermement la perte en vie humaine qui s’est passée à Hafia.

Hon. Cellou Baldé

Le jeune Boukariou était venu dans l’intention d’étudier et rentrer avec un diplôme. Les forces de l’ordre doivent répondre de leurs actes suite à cet événement malheureux. C’est pourquoi je lance un appel à toutes les autorités judiciaires locales, de faire tout ce qui est de leur ressort pour que la vérité puisse jaillir dans cette affaire. Que les commanditaires de cet acte soient arrêtés et traduits devant les cours et tribunaux. Que les sanctions nécessaires soient prises à leur encontre », a lancé le député de l’UFDG.

A rappeler que selon les autorités administratives de Labé, une enquête a été ouverte sur le meurtre de cet étudiant, causé par une bavure policière.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fête du Ramadan : « Aimons-nous pour que le créateur ait pitié de nous », exhorte un imam

5 juin 2019 à 8 08 06 06066

Les messages de sensibilisation et d’exhortation n’ont pas manqué à l’occaion de la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan, ce mardi, 04 juin 2019, à Conakry. A Bantounka 2, dans la commune de Ratoma, l’imam a appelé notamment à l’amour de son prochain et à l’entraide pour le développement de la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est Thierno Abdoulaye Diallo, 3ème imam de la mosquée de Bantounka 2, qui a conduit la prière de l’Aïd ce mardi dans ce quartier. Dans son sermon, le leader religieux a appelé d’abord les fidèles musulmans à ne pas reprendre le chemin de l’illicite après la fin du Ramadan.

« Aujourd’hui c’est la fête. Fête signifie faire du bien pour son prochain, cultiver la fraternité et l’amour, s’entraider. Voilà ce à quoi on doit s’atteler aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’aller dans les bars, boire de l’alcool ou fumer de la cigarette. Durant le mois de Ramadan on faisait ici nos prières, on lisait et interprétait le coran pour adorer Dieu, donc ne gâtons pas cela parce qu’on est content de la fête », a lancé l’imam devant une foule qui l’écoutait.

Poursuivant, le leader religieux a souligné que « la paix dans le pays dépend du comportement de chacun de nous. Aimons-nous pour que le créateur ait pitié de nous. Prions pour la paix dans ce pays. Cultivons l’unité et bannissons l’ethnocentrisme pour aspirer à un développement équilibré et harmonieux, pour que Dieu nous épargne des guerres fratricides et des calamités comme ce qu’on a vu ailleurs », a-t-il exhorté.

A noter que cette prière a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans et s’est déroulée dans une grande ferveur.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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