Conakry : de vibrants hommages rendus à Taran Diallo, ex maire de Ratoma

28 juin 2019 à 21 09 08 06086

Cinq jours après son décès brutal à la suite d’un arrêt cardiaque, le désormais ancien maire de la commune de Ratoma (Conakry), Souleymane Taran Diallo, a rejoint sa dernière demeure ce vendredi, 28 juin 2019. Il a été inhumé au cimetière de Hamdallaye où repose également sa mère. Mais, avant l’enterrement qui a eu lieu dans l’après-midi, un symposium a été organisé au palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry, pour rendre un dernier hommage au défunt, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Moundjour Chérif, directeur de cabinet au Gouvernorat de la ville de Conakry,
Dr Moundjour Chérif

Autorités du pays, acteurs politiques et sportifs, amis et proches de Souleymane Taran Diallo sont venus partager ce moment avec la famille biologique du maire et rendre un dernier hommage au défunt. Pour Dr Moundjour Chérif, directeur de cabinet au Gouvernorat de la ville de Conakry, « c’est toute la République de Guinée qui en deuil à la suite du rappel à Dieu de Souleymane Taran Diallo. (…) Souleymane Taran que j’ai connu il y a quelques 3 à 4 ans, est un homme de culture, un pédagogue, un commis de l’administration, affable, collaboratif ; que dis-je, Souleymane Taran Diallo que j’ai connu a été un homme très sage, un réparateur même du mal des autres, généreux, social, sociable », a notamment dit le représentant du Gouvernorat de Conakry.

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn,
Mamadou Samba Diallo

S’exprimant au nom des maires de Guinée, Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn, a présenté ses condoléances une fois encore à la famille biologique du défunt et la Guinée toute entière. Selon lui, « feu Souleymane Taran Diallo a été toujours ce que nous souhaitons être. C’est-à-dire être à la disposition des populations. Il a tout le temps écouté tout le monde pour choisir ce qui est bon et rejeté ce qui est mauvais. Nous avons eu une perte énorme : une perte politique, une perte administrative, et surtout une perte sociale, parce qu’il est social. Tout le monde a perdu, mais je sais que j’ai perdu. Parce que depuis notre avènement à la tête des différentes communes, en qualité de présidents de délégations spéciales au mois d’octobre 2015, ce monsieur je l’ai découvert. Jusqu’à maintenant, on était ensemble. Durant les épreuves les plus difficiles, on s’est toujours concerté pour prendre la bonne décision. J’adresse mes sincères condoléances à sa famille biologique, à sa famille politique. Je souhaite que la terre de Guinée qu’il a tant servie lui soit légère, que Dieu le reçoive dans son paradis », a-t-il prié.

honorable Ben Daouda Nassoko,
Hon. Ben Daouda Nassoko

Parlant au nom de toute la famille sportive, honorable Ben Daouda Nassoko, a eu du mal à s’exprimer. Très ému, il a rappelé que feu Taran, « est de la grande famille des experts de la Guinée aux Seychelles. Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il a mené une carrière pluridisciplinaire, assez riche sur le plan sportif, culturel et politique. Sur le plan sportif, le défunt fut un éminent cadre ayant occupé de hautes fonctions au ministère en charge des sports. En tant que serviteur du mouvement olympique, Souleymane Taran a passé beaucoup de temps à l’échelle nationale. Il a été pendant une quinzaine d’années président de la fédération guinéenne de Taekwondo. Il a été aussi membre du comité olympique de 2001 à 2018. Tristesse et consternation ont aussi envahi les membres de la famille sportive à l’annonce du décès de ce grand homme. Le mouvement olympique guinéen est durement touché. Souleymane Taran Diallo est un sage, son œuvre de promouvoir le sport et l’olympisme en Guinée est immense et ne peut se décrire en quelques mots », a-t-il dit.

ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Boureïma Condé,
Gl. Boureïma Condé

Pour sa part, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Boureïma Condé, a présenté les condoléances du gouvernement à la famille du défunt. Selon lui, c’est avec beaucoup de tristesse qu’il parle d’un grand guinéen et ami du lycée. « Collègue universitaire de Taran, un peu plus avant j’ai eu la chance de partager le lycée 2 août avec lui ici dans la même classe. Taran, ceux qui ont connu le dépliant, qui l’ont décrit, comme étant un homme modeste, un homme juste, un homme équitable, humble, généreux et disponible, n’ont rien inventé de l’homme. Peut-être qu’ils sont restés en deçà des qualificatifs qu’il faut lui trouver. Je parle donc d’un Taran de la décentralisation. Le maire de Ratoma, un grand maire, un maire exemplaire. Un maire modèle, très disponible, Taran le fut. Respectueux de l’autorité administrative et des principes qui régissent la décentralisation, Taran le fut. Il n’y a eu aucune invitation des maires de Conakry à laquelle Taran est venu en 2ème position, toujours le premier. Rigoureux dans l’application des principes, vous comprendrez dès lors mesdames et messieurs, que la perte que nous avons enregistrée depuis le lundi dernier, au-delà d’une perte biologique de la famille de Taran, de la famille de Labé, de la famille du Fouta, au-delà d’une perte de la famille politique, Taran, c’est une grande perte également dans la famille administrative », a indiqué le ministre.

Thierno Saïdou Diallo, fils aîné du maire Souleymane Taran Diallo,
Thierno Saïdou Diallo

S’exprimant au nom de la famille, Thierno Saïdou Diallo, fils aîné du défunt, a exprimé sa reconnaissance à toutes les personnes de près ou de loin qui ont partagé leur douleur. Selon lui, feu Taran était pour lui « un homme de référence, le géant dans l’ombre, de qui j’ai fait mes premiers pas. C’est lui qui m’a appris patiemment tant de choses ; qui m’a donné l’éducation et les armes pour affronter sereinement la vie. Papa, tu m’avais préparé à beaucoup de choses, mais tu ne m’avais pas prévenu qu’il serait si difficile de t’accompagner à ta dernière demeure. Perdre son père, c’est perdre une partie de soi », a-t-il déclaré.

A noter que le président de la République n’a pas manqué à ce rendez-vous. Alpha Condé est venu se recueillir sur la dépouille de Souleymane Taran Diallo et présenter personnellement ses condoléances à sa famille avant de partir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. (00224) 621 09 08 18

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Amélioration de la qualité du travail de la police : 190 agents formés à l’école de police de Kagbelen

28 juin 2019 à 20 08 35 06356

190 agents de la police et de la garde communale de Coyah et de Dubreka ont bouclé une formation de trois mois ce vendredi, 28 juin 2019, à l’école nationale de police et de protection civile de Kagbelen. Cette formation a été organisée par l’Union européenne, en collaboration avec Civipol conseil et Coginta, dans le cadre du programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité en Guinée.

La cérémonie de clôture de cette formation a connu la présence de représentants de la délégation de l’Union européenne en Guinée, de cadres du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, du ministère de la sécurité et la protection civile et plusieurs cadres des communes de Coyah et Dubreka, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

176 policiers et 14 gardes communaux de Coyah et Dubreka ont pris part à ce stage. Pendant trois mois, ils ont été outillés sur différentes facettes du métier de policier qui sont : rédaction de rapports, accueil du public, résolution des conflits, procédures, droit et déontologie, prise en charge des femmes victimes de violences basées sur le genre. .

Selon Jean Luis Burle, le chef des opérations de Civipol conseil et représentant de la délégation de l’Union européenne en Guinée à cette cérémonie, cette formation vise à améliorer la qualité du travail des agents de police dans le cadre de la doctrine dénommée police de proximité.

Jean Luis Burle, représentant de la délégation de l'Union Européenne et chef des opérations Civipol conseil
Jean Luis Burle, représentant de la délégation de l’Union européenne et chef des opérations Civipol conseil

« La police de proximité n’est pas une nouvelle police, mais une nouvelle utilisation de la police où les agents ne font plus uniquement la répression de l’insécurité ; mais surtout de la prévention, en allant au contact de la population, en faisant des patrouilles préventives dans les quartiers, en accueillant les citoyens dans les commissariats de manière courtoise et professionnelle et en veillant au respect de la déontologie et des droits de l’homme.

Cette nouvelle utilisation de la police implique un changement dans les activités et les méthodes des policiers des commissariats. Ils doivent donc être formés sur ces nouvelles activités et ces nouvelles méthodes. C’est les but la formation dont nous célébrons aujourd’hui la fin », a-t-il fait savoir.

Il en a profité pour inviter les agents concernés à mettre en pratique les connaissances acquises pour rendre meilleure la qualité de leur travail et améliorer dans le même temps l’image de la police aux yeux des citoyens.

« Mesdames et messieurs les agents et officiers de la police et de la garde communale qui avez participé à cette formation, il vous revient maintenant à appliquer ce que vous avez appris et surtout à montrer l’exemple à vos collègues, en adoptant un comportement irréprochable dans vos relations avec les citoyens et en faisant votre travail avec rigueur et efficacité, dans le strict respect de la loi.

Vous avez le devoir d’être exemplaires dans l’exercice de vos fonctions, pour que d’autres suivent votre exemple. Redresser l’image de la perception de la police auprès de la population guinéenne est un beau défi. Vous êtes désormais en première ligne pour le relever », a dit Jean Luis Burle.

Abou Bangoura

Par la voix d’Abou Bangoura, agent en service au km 36, les stagiaires ont remercié les organisateurs de cette formation, qu’ils souhaitent voir démultipliée à travers le pays. « Nous, stagiaires, souhaiterions que la multiplication de ce genre de formation et l’intégration de ce programme de police de proximité dans les autres commissariats, afin de couvrir toute la République. Nous remercions toutes autorités qui se sont investies dans l’organisation et le déroulement de cette formation », a déclaré le porte-parole des participants.

Cette cérémonie a pris fin par la remise symbolique des attestations de fin de stage aux récipiendaires.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Examens nationaux 2019 : qu’en est-il des préparatifs à Boffa ?

28 juin 2019 à 19 07 52 06526

Les examens nationaux, session 2019, approchent à grand pas. Les autorités éducatives à tous les niveaux s’activent actuellement pour permettre un bon déroulement de ces évaluations. Et, la direction préfectorale de l’éducation de Boffa ne reste pas en marge de ces préparatifs, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon monsieur Ibrahima Keita, chef de la cellule examens et transferts scolaires (CETS) de Boffa, toutes les dispositions sont aujourd’hui prises pour le bon déroulement des trois examens nationaux à venir. Les listes des candidats avec PV sont disponibles, les centres sont choisis et apprêtés, les commissions de surveillance et de correction sont aux derniers réglages.

Ibrahima Keita, chef de la cellule examens et transferts scolaires (CETS) de Boffa,
Ibrahima Keita

La direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Boffa présentera cette année 4346 candidats à l’examen de fin d’études élémentaires dont 1763 filles, répartis dans 22 centres ; 1661 candidats au BEPC dont 532 filles, qui seront examinés dans neuf (9) centres et 547 candidats au Baccalauréat unique dont 189 filles, répartis en deux (2) centres.

Le responsable du service examen souligne que les enseignants qui ont surveillé ou corrigé l’an dernier ne seront pas utilisés cette année encore. Sauf ceux qui se sont particulièrement démarqués par leur expérience et la rigueur dans le travail. Sinon, vu l’effectif des enseignants par rapport aux nombre des centres d’examens, la DPE se dit être dans l’obligation de procéder à un roulement.

A rappeler que les examens nationaux de cette année vont démarrer, comme d’habitude, par le certificat de fin d’études élémentaires qui aura lieu du 04 juillet au 06 juillet. Suivra ensuite le brevet d’études du premier cycle, prévu du 08 au 13 juillet. Et, le Baccalauréat unique se tiendra du 15 au 19 juillet 2019.

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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SOS pour Mamady Diawara, atteint d’une étrange maladie

28 juin 2019 à 19 07 27 06276

Mamady Diawara, un jeune homme d’une vingtaine d’années, est atteint d’une maladie aussi grave qu’étrange. Cet habitant de la commune urbaine de Siguiri a vu son nez se fendre tout seul sans qu’il ne sache les raisons de cette situation.

Selon lui, cette maladie a commencé peu après l’extraction de trois dents qu’il est allé faire à l’hôpital de Kankan. « J’avais des maux de dents, je suis parti à l’hôpital préfectoral de Siguiri, ils m’ont recommandé d’aller à l’hôpital régional de Kankan. Je suis parti à Kankan, j’ai extrait trois dents à l’hôpital. C’est suite à cela que j’ai eu cette maladie qui ronge mon nez », témoigne Mamady Diawara.

N’ayant pas de moyens ni de soutiens lui permettant d’aller diagnostiquer sa maladie et suivre un traitement adéquat, le jeune homme appelle à l’aide des bonnes volontés. Ceux qui sont disposés à lui apporter secours peuvent le contacter au numéro suivant : 623 36 59 05.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guinéematin.com

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Lutte contre la Polio : le PEV à pied d’œuvre pour vacciner plus de 4 millions et demi d’enfants

28 juin 2019 à 16 04 00 06006

Le Programme Élargi de vaccination (PEV) multiplie les actions pour conférer un succès retentissant à la prochaine campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A. C’est dans cette dynamique que le PEV a échangé avec les médias ce vendredi, 28 juin 2019, à son siège à Dixinn. La démarche visait à donner de larges informations sur cette campagne en vue de l’atteinte de ses objectifs, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A est prévue du 04 au 07 juillet 2019. Selon le PEV, la démarche vise « à contribuer au renforcement de l’immunité collective et des acquis ayant arrêté la circulation du poliovirus en vue de la certification de l’éradication de la poliomyélite ».

En effet, cette campagne de vaccination contre la polio est consécutive à la détection au Mali, en septembre 2015, d’un cas de Poliovirus chez un enfant originaire de Siguiri. Mais, la polio ne respectant pas les frontières, les autorités guinéennes ont pris le taureau par les cornes, avec l’appui des partenaires, pour faire face au problème. C’est ainsi que 9 passages de vaccination contre la polio ont été déjà organisés entre septembre 2015 et décembre 2016. Il en a été de même pour des Journées Nationales et Journées Locales de Vaccination en 2017 et 2018.

C’est dans la suite logique de ce combat engagé par les autorités que la campagne de 2019 sera lancée prochainement. Selon les organisateurs, pendant ces quatre jours, ce sont 4 millions 666 mille 695 enfants de 0 à 5 ans qui sont ciblés sur toute l’étendue du territoire national. Pour y arriver, il a été mobilisé 5 millions 180 mille doses de vaccins.

Pour cette première campagne nationale de 2019, les équipes de vaccination feront du porte-à-porte. Ces équipes passeront dans chaque ménage, gare routière, centre de santé, et tout autre endroit d’attroupement pour vacciner les enfants de 0 à 5 ans et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois, précise le PEV.

Leaders religieux, acteurs de la société civile, leaders d’pinions, responsables de familles, sont tous invités à jouer leur partition pour faciliter la tâche aux équipes de vaccinateurs dans tout le pays pour faire de ces journées un succès éclatant.

Selon les statistiques, seulement un (1) enfant sur quatre (4) est vacciné en Guinée. D’où la nécessité de mobiliser tous les acteurs pour que ces journées de vaccination connaissent le succès escompté. Nul n’est besoin de rappeler que « la vaccination reste le 2ème moyen de contrôler les infections dans le monde après l’eau potable.

Elle offre l’occasion d’un contact avec le système de soins dès le début de la vie et donne à chaque enfant la possibilité d’être en bonne santé dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge avancé. La vaccination confère une éradication des maladies, permet de sauver des millions de vies chaque année et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires des plus efficaces et les moins coûteuses au monde ».

Aux dires des spécialistes, même si elle a presque disparu du monde, la Guinée, le Nigéria et la Mali connaissent encore des cas de poliomyélite. Les multiples campagnes de vaccination organisées dans le monde ont réduit les cas de polio de plus de 99%. Plusieurs pays, comme l’Inde, l’ont éradiqué à travers la vaccination répétée de leurs enfants de moins de 5 ans. Pourquoi pas la Guinée ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Siguiri : il poignarde deux femmes et se donne la mort par pendaison

28 juin 2019 à 13 01 59 06596

Un jeune homme a grièvement blessé deux femmes avant de se donner la mort à Siguiri. Cela s’est passé dans la journée d’hier, jeudi 27 juin 2019, à Kofilani, un district relevant de la sous-préfecture de Kintinia, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est un problème de cœur qui est à l’origine de cette situation. Faya Kamano a soupçonné sa fiancée de sortir avec un autre homme. Chose qu’il n’a pas supportée. Le jeune homme a décidé alors de mettre fin à la vie de la fille, puis à la sienne. Il est allé poignarder sa fiancée et la sœur de cette dernière avant d’aller se donner la mort par pendaison.

« C’est aux environs de 17 heures que le corps du jeune a été retrouvé pendu dans une grotte. Il n’a pas laissé d’écrit ; mais, on apprend que la victime a poignardé une jeune dame et la sœur de cette dernière avant qu’il se donne la mort.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le défunt voulait se marier avec cette jeune dame. Mais, ces derniers temps, il a soupçonné sa fiancée de sortir avec un autre garçon. C’est ainsi qu’il est parti avec une pioche pour poignarder la jeune dame et la sœur de cette dernière. Quand elles sont tombées, il a cru qu’elles étaient déjà mortes ; et, il s’est enfui. Quelques heures après, il a été retrouvé pendu », a expliqué, au micro de Guineematin.com, le Lieutenant Salifou Sylla, l’officier de constat.

Faya Kamano a été inhumé le même jour. Quant aux deux femmes qu’il a blessées, elles reçoivent actuellement des soins à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Labé : la mairie refuse les manifestations des pro et anti 3ème mandat

28 juin 2019 à 13 01 43 06436

Les pro et les anti-troisième mandat en Guinée voulaient se mesurer le dimanche, 30 juin 2019, à Labé. Le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC) et le Front National pour la défense de la constitution (FNDC) ont appelé, chacun, à une mobilisation des citoyens de Labé ce même jour. Mais, la mairie de la ville a décidé d’interdire les deux manifestations, invoquant le souci de maintenir la paix, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

« Il y a eu deux demandes qui ont été déposées spontanément le même jour. Donc pour préserver la quiétude sociale et la paix, on ne peut pas permettre à deux camps politiquement adversaires de manifester le même jour sur le même territoire. Ils ne peuvent pas manifester le même jour. Donc, l’avis n’est pas favorable ce dimanche, 30 juin 2019 », a déclaré le maire de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cette décision du maire, le coordinateur de l’antenne préfectorale du FNDC à Labé, indique que la manifestation de sa structure reste, malgré tout, maintenue. « La commune nous a dit que pour des raisons de préservation de la paix à Labé, elle ne peut pas accepter la tenue de notre marche. Mais, au moment où je suis en train de parler, notre marche est maintenue. Nous allons nous retrouver le soir pour voir comment nous allons nous préparer pour la tenue de cette marche », a dit Habib Bah.

Même réaction de la part des responsables du FARC. Joint au téléphone par Guineematin.com, le fondateur du Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution soutient que leur carnaval aura bien lieu le dimanche dans la ville. Selon Samba Camara, rien ne justifie l’annulation de cette manifestation. Avec ces différentes déclarations, on se demande bien ce qui va se passer le dimanche, 30 juin 2019, dans la commune urbaine de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : « la meilleure éducation est celle de l’islam », dit un cadre du gouvernorat

28 juin 2019 à 13 01 18 06186

L’association des étudiants guinéens à l’Université islamique de Médine (Arabie Saoudite) a bouclé hier, jeudi 27 juin 2019, son séminaire annuel à Mamou. 6ème du genre, la rencontre a permis d’outiller 650 personnes sur plusieurs principes de la religion musulmane, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La cérémonie de clôture de cette session a connu la présence d’une délégation des autorités administratives et religieuses de Mamou. Des autorités que les organisateurs n’ont pas manqué de remercier pour leur franche collaboration. « Nous louons Allah le Tout-Puissant, qui nous a permis de tenir ce séminaire à Mamou. Nos remerciements vont également à l’endroit de toutes les autorités à tous les niveaux. Nous avons compris une fois de plus que les populations de Mamou sont engagées et déterminées à mieux connaitre leur religion.

Dr Mamadou Yaya Bah

Nous avons mobilisé plus de 600 participants qui sont des fonctionnaires, des ouvriers, des imams, des élèves et étudiants, des femmes. C’est notre manière de contribuer à la promotion de l’islam à Mamou et ailleurs. Au nom des étudiants guinéens vivant à Médine et à mon nom personnel, je dis grand merci à toutes les personnes qui se sont impliquées pour la réussite de cette rencontre religieuse », a déclaré Docteur Mamadou Yaya Bah, président des étudiants guinéens vivant à Médine.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l'éducation de Mamou
Elhadj Kerfala Mansaré

Présent à la cérémonie, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou a salué cette action des étudiants guinéens à Médine. Pour Elhadj Kerfala Mansaré, « nous avons un sentiment de satisfaction parce que ces étudiants viennent nous accompagner dans nos attributions. Notre mission, c’est pour que l’instruction et l’éducation s’épanouissent dans la religion. L’éducation, c’est le fondement de la société. Quand on échoue à l’éducation, on perd tous les avantages d’ici-bas et dans l’au-delà. Nous félicitons et nous remercions donc les enfants prodiges de Mamou. Quitter l’Arabie Saoudite, venir avec fonds propres, former, instruire et créer l’harmonie entre les populations de Mamou, les musulmans de Mamou et d’ailleurs, c’est une mission divine. Nous appelons tous les jeunes à en faire autant, se remettre en cause et suivre les bons exemples », a exhorté le responsable éducatif.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou,
Elhadj Amadou Kolon Barry

De son côté, Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, a remercié les organisateurs pour cette initiative, avant de les inviter à multiplier ce genre de rencontres dans le pays. « Nous vous remercions très chaleureusement pour cette belle initiative, vous avez montré votre patriotisme. Si chaque enfant du pays qui réside hors du pays faisait comme vous, la Guinée allait se développer dans tous les domaines. Multiplier ces formations dans le pays, car un pays se développe avec la formation, l’instruction et l’éducation de ses enfants. Nous allons nous-mêmes initier des séminaires durant l’année avant l’arrivée de nos enfants de Médine », a-t-il annoncé.

Elhadj Moustapha Diallo, conseiller au Gouvernorat
Elhadj Moustapha Diallo

Elhadj Moustapha Diallo, qui a présidé cette cérémonie au nom du gouverneur de Mamou, a abondé aussi dans le même sens que ses prédécesseurs. « Au nom du gouverneur de la région, nous remercions très infiniment les organisateurs pour leur efforts consentis pour la bonification de nos sociétés. Il faut prioriser les formations de nos enfants dans tous les domaines : domaine religieux et domaine scientifique. Qu’Allah vous récompense par son paradis éternel. Nous avons compris aujourd’hui que la meilleure éducation est celle de l’islam. Un enfant formé spirituellement sera un cadre compétent et honnête. Nous vous disons merci pour l’implication inconditionnelle pour la pacification du pays, gage du développement d’un pays. Dans toutes les mosquées de Mamou nous vivons pacifiquement en harmonie, en fraternité. C’est des choses à apprécier et à encourager. Mamou est une référence dans le domaine de la région, continuons dans cette lancée », a dit le conseiller du gouverneur de Mamou.

A noter que plusieurs thèmes ont été débattus au cours de ce séminaire, qui a duré 5 jours. Il s’agit entre autres, de la purification majeure, les 6 piliers de la foi, comment lire le coran, les droits conjugaux, l’éducation des enfants et la jurisprudence.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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« Colonel » Misbaou Sow entre en politique : « non ! Il n’a eu que le grade de Caporal-chef »

28 juin 2019 à 13 01 04 06046

C’est le ministère de la Défense nationale qui apporte ce démenti ! « Le Colonel » Misbaou Sow n’a jamais été officier de l’armée guinéenne, il n’a eu que le grade de Caporal-chef, il n’a pas réussi à terminer ses cours d’officiers à l’Académie royale de Meknès au Maroc, dit-on.

Le tout nouveau président du parti Rassemblement des forces démocratiques (RFD) n’aurait donc pas eu le grade de colonel de l’armée. « Misbaou Sow, matricule n° 18672/G, incorporé en 1990, n’a jamais été officier de l’armée guinéenne. Et, n’a jamais obtenu le grade de Colonel ; ni en Guinée, ni ailleurs », a indiqué le ministère guinéen de la Défense nationale.

Par ailleurs, on apprend que c’est en 2012 le nouveau leader politique a été radié des effectifs de l’Armée : « suite au recensement biométrique au sein des Forces de défense, Misbaou Sow a été radié des effectifs des Forces Armées guinéennes par arrêté n°0092 du 12 septembre 2012 (signé par Abdoul Kabèlè Camara) pour désertion, avec le grade de… Caporal-Chef. Depuis cette date, il n’a pas été réintégré ».

Enfin, le ministère de la Défense nationale indiqué que « cet ex-soldat continuait cependant, six ans durant, de juillet 2006 au 31 août 2012, à percevoir indûment sa solde alors qu’il n’était pas dans les rangs. Son dernier bulletin de solde en fait foi. Par ailleurs, renvoyé à deux reprises pour insuffisance de résultats (1992 et 1993), Misbaou Sow n’a pas réussi à terminer ses cours d’officiers à l’Académie royale de Meknès au Maroc ».

A suivre !

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Mauvaise nouvelle pour le Syli : Naby Keïta ne jouera pas contre le Burundi

28 juin 2019 à 11 11 44 06446

Naby Keïta ne disputera pas le prochain match de la Guinée face au Burundi, comptant pour la troisième journée de la phase de groupes de la CAN 2019. La star de l’équipe guinéenne a déclaré forfait après une rechute de sa blessure, a appris Guineematin.com, ce vendredi matin.

C’est une mauvaise nouvelle pour Naby Keïta et pour toute la Guinée. Le meneur de jeu guinéen va manquer le troisième match du Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019, prévu le dimanche, 30 juin prochain face au Burundi.

Après les différents coups qu’il a reçus lors du match que la Guinée a perdu face au Nigeria (0-1) et qui l’avaient obligé à sortir avant la fin de la rencontre, sa blessure, contractée lors de la demi-finale aller de la ligue des champions européenne face à Barcelone, a fait une rechute.

Les tests médicaux, effectués jeudi, ont révélé que le milieu de terrain de Liverpool souffre d’une blessure au tibia et de problèmes à la cuisse. La durée de son indisponibilité n’est pas encore connue, mais le meilleur joueur guinéen du moment va manquer « la finale » contre le Burundi. Une rencontre que le Syli national doit absolument remporter pour espérer une qualification en huitièmes.

Même en cas de qualification de la Guinée pour le tour suivant, il y a peu de chances que Paul Put puisse compter sur Naby Keïta. Ce dernier pourrait dire au-revoir à la CAN 2019.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Siguiri : une délégation brièvement prise en otage à Kakama

28 juin 2019 à 11 11 31 06316

Des producteurs de coton de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, étaient en colère dans la soirée du mercredi dernier, 26 juin 2019. Mécontents du non payement de l’entièreté d’une importante somme d’argent que leur doit le gouvernement, ces producteurs ont pris en otage brièvement une délégation du ministère du commerce, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le district de Kakama, relevant de la commune rurale de Siguirini, produit environ 500 tonnes de coton par an. Dans le cadre du partenariat qui le lit avec les paysans, le gouvernement achète depuis quelques années le coton produit par cette localité. Mais, pour la campagne de l’année 2018, le gouvernement n’avait jusque-là pas payé les paysans. « Kakama regroupe cinq (5) groupements de coton. Nous avons vendu du coton aux cadres de l’agriculture au compte de la campagne de 2018. Ils devaient nous payer depuis avril 2019. Mais, ça n’a pas été fait. Aujourd’hui donc, une délégation, venue de Siguiri est arrivée ici pour la paye. Sur les 2 milliards de francs guinéens, ils n’ont payé que 400 millions. Donc, nous leur avons dit qu’ils ne bougeront pas tant qu’ils ne paient pas tout notre argent. Nous leur avons dit d’appeler pour qu’on envoie notre argent afin qu’ils obtiennent leur liberté, puisque nous souffrons », a expliqué notre contact basé sur les lieux.

Par ailleurs, notre interlocuteur a tenu à préciser que Kakama n’ayant pas de ressources minières, les paysans ne comptent que sur la vente du coton. Mais aujourd’hui, ils souffrent le martyr puisqu’ils n’ont aucun sou. « Nos parents ont pris tout leur argent pour acheter des engrais, entretenir leurs champs. Aujourd’hui, ils n’ont plus d’argent. Certains avaient des projets de mariage, mais ça n’a pas pu se tenir, puisqu’il n y a pas d’argent. D’autres ont la toiture de leurs maisons décoiffée par le vent, mais n’ont pas d’argent pour réparer. Les gens fondaient leur espoir sur cet argent. Mais, le gouvernement refuse de payer », dénonce-t-il.

Du côté de la délégation, on minimise l’incident. Selon Sékou Abdoul Wagué, conseiller à la Chambre Nationale d’Agriculture et membre de la délégation, le paiement se fait par tranche, contrairement à ce que pensent les paysans. « Tout Siguiri doit recevoir en brut 400 milliards et demi de francs guinéens, qui a été réparti en 37 centres de paiement. On ne peut pas prendre tout cet argent et nous déplacer avec. C’est pourquoi, on a mis en place des centres de paiement. Aujourd’hui, nous sommes venus pour faire le paiement de la quantité du coton commercialisé pour la localité de Kakama. Mais, certains paysans d’autres localités, ayant appris que nous venons à Kakama, sont venus exiger qu’on les paye eux-aussi alors qu’ils ne sont pas concernés pour le paiement d’aujourd’hui. Nous avons programmés 37 centres d’achats. Chaque centre d’achat doit recevoir 700 et quelques millions. Nous avons payé le district de Maléah, nous sommes à présent à Kakama. Là, nous avons payé l’argent en totalité, c’est un montant de 795 millions. Ce sont les paysans des autres centres qui ne sont pas concernés pour le paiement d’aujourd’hui qui nous avaient bloqués. Mais, ils ont finalement compris et tout s’est réglé. On est rentré tranquillement à Siguiri. Nous reviendrons continuer le paiement des autres centres », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé veut changer la constitution : la réaction de Fodé Oussou

28 juin 2019 à 11 11 25 06256

Jusque-là muet sur la question, le président Alpha Condé a déclaré clairement qu’il va changer l’actuelle constitution, dont le seul but est de s’octroyer un troisième mandat. Même si les intentions du chef de l’Etat guinéen étaient connues à travers ses différentes prises de positions, c’est la première fois qu’il annonce clairement sa volonté de le faire. C’était lors du conseil des ministres d’hier, jeudi 27 juin 2019.

Au lendemain de cette sortie, des réactions se font entendre à Conakry. Interrogé sur le sujet par Guineematin.com, l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, considère cette déclaration du président de la République comme un non-événement. Pour l’opposant, Alpha Condé n’a rien dit et rien fait de nouveau et qu’il faut attendre qu’il engage la procédure pour réagir.

Décryptage !

Guineematin.com : le président Alpha Condé a dit clairement hier, en conseil des ministres, qu’il va changer la constitution. Vous êtes de l’opposition et vous êtes catégoriquement opposés à ce projet, que représente cette annonce pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : je précise d’abord que ce n’est pas hier que monsieur Alpha Condé a prouvé au peuple de Guinée qu’il a l’intention de changer la constitution. Depuis qu’il a eu son second mandat, il a commencé à réfléchir sur comment s’éterniser au pouvoir. Tous les discours qu’il a tenus quand il était président de l’Union Africaine en disant que les gens ne doivent pas se mêler dans les affaires intérieures d’un pays, allaient dans ce sens.

Maintenant, moi je souhaite que tous les membres du gouvernement qui ne sont encore ni à gauche ni à droite se prononcent pour donner leur position. Il y a beaucoup de membres du gouvernement qu’on n’a pas encore entendus, ils doivent s’exprimer pour dire s’ils sont pour ou s’ils sont contre ce projet de changement de constitution.

Guineematin.com : mais le Premier a dit, lors de sa dernière conférence de presse, que l’ensemble des membres du gouvernement sont d’accord ; le compte-rendu du conseil des ministres d’hier l’a réitéré, et on a entendu aucun ministre dire non moi je ne suis pas d’accord. Et, comme le dit le dicton, qui ne dit rien consent.

Dr Fodé Oussou Fofana : vous savez, nous connaissons notre pays, il ne faut que demain, lorsque la situation va changer, que ces gens-là viennent dire est-ce que vous m’avez entendu dire que je suis d’accord, moi j’étais contre. Donc, que les gens assument leur position. Il y a déjà beaucoup qui assument, mais il y en a d’autres qui n’ont jamais rien dit là-dessus.

Guineematin.com : pour vous, c’est la position de ces membres du gouvernement qui est importante ou celle du président Alpha Condé ? Le président dit qu’il veut changer la constitution. N’est-ce pas suffisant pour vous ?

Dr Fodé Oussou Fofana : écoutez ! Le fait dire j’ai pris acte, pour moi, ne veut rien dire. Mais, ce qu’il faut dire, c’est que monsieur Alpha Condé n’a jamais été aussi isolé comme il l’est aujourd’hui avec cette affaire de troisième mandat. Il est complètement isolé par ses amis, par la communauté internationale, par le monde entier. Personne n’est pour ce troisième mandat. Ceux qui sont pour le troisième mandat, ce sont les pyromanes qui sont à côté de lui. Tout simplement parce que si monsieur Alpha Condé n’est pas président de la Guinée en 2020, ils n’auront plus l’occasion de voler ce qu’ils sont en train de voler aujourd’hui. Donc pour nous, le fait de dire qu’il prend acte, ça ne veut rien dire.

Guineematin.com : si cela n’est pas suffisant pour vous, qu’attendez-vous alors ?

Dr Fodé Oussou Fofana : nous attendons sa déclaration officielle, nous attendons que monsieur Alpha Condé engage la procédure pour un référendum. Je n’ai aucun doute que monsieur Alpha Condé veut la constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais quand un problème est posé, il y a un fond et une forme. Dans le fond, tout le monde sait que monsieur Alpha Condé veut changer la constitution, il s’est battu pendant 5 ans pour ça. Quand il disait qu’il faut laisser l’Afrique prendre son destin en main, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de lui-même ; quand il disait qu’on ne doit pas se mêler des problèmes internes des pays, il ne parlait pas de l’Afrique, il parlait de la Guinée. Donc, dans le fond les intentions sont bien connues.

Mais, il y a une forme, et c’est ce que nous attendons. La forme, c’est le fait qu’il se déclare lui-même et qu’il prenne des dispositions pour aller vers l’organisation du référendum constitutionnel. Pour moi, jusqu’à présent, monsieur Alpha Condé n’a pas franchi le Rubicon, il n’a pas franchi la ligne rouge. Pour moi, le Rubicon, c’est quand monsieur Alpha Condé va sortir officiellement pour dire voilà la date à laquelle je vais organiser le référendum. C’est lui sait comment il va installer les chefs de quartiers avant, c’est lui qui sait comment il va organiser les élections législatives avant, c’est lui qui sait s’il va aller à un référendum sans que tous ces éléments-là soient réglés, c’est lui qui sait de quel droit il va se prévaloir pour changer la constitution.

Et, le jour où il va franchir ce Rubicon, il ne verra pas un parti politique devant lui, il verra devant lui le peuple de Guinée. Il verra que la Guinée ne dépend pas du conseil des ministres, ce ne sont pas les ministres qui vont se retrouver pour décider du sort de la Guinée, c’est le peuple qui décidera. Et, ce peuple-là va lui répondre lorsqu’il va engager le processus d’organisation d’un référendum pour changer la constitution.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Examens de sortie : ce qu’il faut retenir du déroulement des épreuves à N’zérékoré

28 juin 2019 à 0 12 38 06386

Les épreuves théoriques des examens de sortie ont pris fin ce jeudi, 27 juin 2019, dans les écoles professionnelles et techniques du pays. A l’issue de ces épreuves, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’zérékoré tire un bilan satisfaisant, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

Après quatre jours de travaux, les candidats aux examens de sortie ont bouclé les épreuves théoriques de ces échéances. Dans la région administrative de N’zérékoré, ils étaient au nombre de 1854 candidats inscrits pour ces évaluations. Selon Jean Guilavogui, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et professionnel, les choses se sont bien déroulées. « On n’a pas connu de défaillances au niveau des candidats, ni au niveau des surveillants. En tout cas, tout s’est bien passé jusqu’à ce dernier jour, jeudi. Aucun incident n’a été enregistré à Beyla, Macenta et à Guéckédou. Tout s’est bien déroulé », se réjouit-il.

Jean Guilavogui, inspecteur régional de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de N'Zérékoré
Jean Guilavogui, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’Zérékoré

Après cette phase théorique, celle pratique va suivre pour les candidats, à l’exception de ceux de l’ENI qui ont déjà fait la pratique. Jean Guilavogui assure que tout est mis en œuvre pour le bon déroulement de cette autre étape dans la région de N’zérékoré. « La première partie était axée sur le savoir et le savoir être. La seconde partie sera axée sur le savoir-faire. Dans toutes écoles, que ce soit publiques ou privées, toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement des travaux pratiques. D’abord, les délégués sont présents et ensuite le matériel est déjà disponible dans toutes les écoles.

Les candidats passeront un à un selon les épreuves qu’ils auront choisies pour répondre aux questions. Du côté du CFP, il y a deux types là-bas. Il y a le type approche par compétence (APC), c’est-à-dire celui qui a fait ses travaux du lundi jusqu’au vendredi. C’est demain qu’ils vont terminer, c’est-à-dire les quatre sections qui ont déjà composé de façon pratique au niveau du CFP. Maintenant les autres : la santé, eux ils vont composer dans les différents centres d’application. Car, dans chaque école, il y a des centres d’application et des centres de compétence », a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de la réussite, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle insiste sur le mérite des candidats. « On ne peut pas dire qu’il y aura 100% d’admission, mais surtout c’est le mérite que nous cherchons. Parce que, aller à la recherche d’un diplôme, c’est bon. Mais, ce n’est pas qu’un papier mais le contenu du diplôme, c’est-à-dire la maitrise professionnelle et technique du métier qu’il aura appris. C’est ce qui fait la valeur du diplôme. Ceux qui auront la chance d’être admis, il faudrait qu’ils reçoivent avec mérite. C’est notre souhait le plus ardent », a dit Jean Guilavogui.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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