Nouvelle constitution, FNDC, affaire parc VIP de l’aéroport : ce qu’en dit le président de la DGA

14 juin 2019 à 23 11 51 06516

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Abdourahmane Baldé, le président du parti « Démocratie Guinéenne en Action » (DGA) s’est prononcé sur l’actualité brûlante de notre pays. Il a donné sa position sur plusieurs sujets dont le débat autour du projet de nouvelle constitution, la transmission d’une liste de personnes considérées par le FNDC comme étant les promoteurs d’un troisième mandat en Guinée à la CPI, mais aussi le refus de laisser le véhicule de Cellou Dalein Diallo accéder au parking VIP de l’aéroport de Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : l’actualité nationale est dominée notamment par le débat autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir est en train de prôner. Un projet qui est très loin de faire l’unanimité, au regard des voix discordantes qui se font entendre à travers le pays. En tant que jeune leader politique, quel est votre position par rapport à ce débat ?

Abdourahmane Baldé : d’abord, le projet de nouvelle constitution, je n’en connais pas. Parce qu’Alpha Condé n’a pas dit au peuple de Guinée : tenez un document, c’est la nouvelle constitution. Il y a des velléités de présentation de quelque chose qu’on appelle une nouvelle constitution. Pour l’instant, nous au niveau de la Démocratie Guinéenne en Action, nous pensons qu’il faut respecter les lois actuelles et nous estimons que quelqu’un qui n’a pas pu organiser les élections législatives ne peut pas organiser un référendum. Alors, en ce qui concerne les attaques de part et d’autre, nous estimons que la liberté doit être institutionnalisée, la démocratie et la liberté ne sont pas synonymes, la démocratie est l’institutionnalisation de la liberté.

Nous ne pouvons pas vouloir de la démocratie et bafouer les libertés fondamentales des personnes. Nous pensons qu’il y a bien-entendu la voix de la majorité, mais il y a également la reconnaissance des droits de la minorité dans toutes les démocraties. Alors, les abus de la liberté de parole doivent être corrigés par les libertés de parole. Si ce que vous avez entendu des autres ne vous plait pas, portez plainte contre eux ou décidez de parler aussi, décider d’agir. Vous devez prendre votre destin en main.

Guineematin.com : récemment, le FNDC a élaboré une liste de personnalités considérées comme étant les promoteurs de ce projet, la structure a transmis cette liste à la Cour Pénale Internationale (CPI). Que pensez-vous de cette démarche ?

Abdourahmane Baldé : je respecte les stratégies de chacun, selon son objectif. Mais, je pense que la solution de la Guinée ne viendra pas de l’extérieur, ce sont les guinéens et les guinéennes qui vont créer les solutions ou qui vont relever le défi. La CPI n’a pas pu arrêter les hommes les plus violents au monde, la CPI ne pourra pas régler les problèmes de la Guinée. Et c’est pourquoi, je pense qu’il faut s’armer d’idées, de connaissances, d’engagement, de volonté et de détermination pour libérer la Guinée des mains du colon. Parce que nous estimons jusqu’aujourd’hui que nos dirigeants sont manipulés, les dirigeants servent, pour la majorité, des intérêts étrangers. Et, la CPI fait partie des instruments, à notre avis, qui sont mis en place pour servir des intérêts cachés.

Alors, nous pensons que la CPI ne pourra absolument rien faire. Et d’ailleurs, ce n’est pas cette fois-ci que l’oppression a commencé en Guinée, mais du temps de Sékou jusque maintenant, la CPI n’a pas pu faire quelque chose. Je vous rappelle qu’il y a eu les crimes commis au stade du 28 septembre, la CPI s’est contentée de déclarations comme si la Guinée était un pays exceptionnel. Je pense tout simplement, qu’il vaut mieux régler nos problèmes en Guinée, identifier les bandits en Guinée, les juger en Guinée et se battre pour qu’il y ait des cours et tribunaux pour la réforme du système judiciaire guinéen, juger les bandits en Guinée et les mettre dans les prisons guinéennes.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit du président Alpha Condé au sujet de ce débat relatif à un éventuel troisième mandat qu’il compte briguer en 2020 ?

Abdourahmane Baldé : c’est de lui dire que si jamais il décidait d’allumer le feu en Guinée, il sera le seul perdant. C’est lui qui nous a dit qu’il s’est battu pendant 40 ans, c’est lui qui a dit être un combattant pour le panafricanisme, la liberté de l’Afrique, c’est lui qui a dit s’être engagé pour l’instauration de la démocratie en Guinée. Et si lui, à 80 et quelques années, au bout de deux mandats, il décide de falsifier les lois de la République, de mettre les Guinéens les uns contre les autres, parce que la plupart des intellectuels guinéens sont des alimentaires qui servent leurs poches, qui ne veulent pas servir la Guinée ; si sa vision ne se limite qu’à lui, il ne peut pas identifier un autre guinéen qui puisse briller mieux que lui, alors nous lui disons qu’un succès sans successeur est un échec, comme l’a dit un autre. Il lui appartient de tirer les leçons.

Si Alpha décide d’organiser un referendum pour s’éterniser au pouvoir, c’est qu’il n’a pas d’amis. Si Alpha décide de sortir par la grande porte, d’organiser des élections crédibles et transparentes, de laisser des lois en faveur du pays, de laisser une vision pendant 100 ans, il va sortir par la grande porte et il va devenir un bon ancien président qui viendra quand la Guinée aura besoin de lui, qui aura la possibilité de porter le Lépi du Fouta, le Kerndely d’ici, de porter la Forêt sacrée. Je pense qu’Alpha doit renoncer à cette affaire de 3ème mandat si jamais cela était sa volonté. Mais nous estimons, au nom de la Démocratie Guinéenne en Action, qu’il a la liberté de rester silencieux, mais il a l’obligation de respecter les lois sur lesquelles il a juré, notamment la loi mère que nous avons appelée notre constitution.

Guineematin.com : un autre sujet a fait du bruit ces derniers jours ; c’est le refus des autorités de l’aéroport de Conakry de laisser le véhicule de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, accéder au parking VIP de cet aéroport où il se gare habituellement lorsqu’il voyage. Que pensez-vous de cette décision ?

Abdourahmane Baldé : vous, en tant que journaliste, qu’attendez-vous de quelqu’un que vous accusez d’avoir massacré 100 militants de vos rangs ? Voulez-vous avoir des privilèges encore ou voulez-vous porter le tissu de Gandhi, sortir sensibiliser la population sur la nécessité de se battre contre l’injustice ? Il faut que les hommes politiques s’engagent à renoncer à certains conforts pour servir les Guinéens. Si jamais le président m’empêche de passer dans un parc VIP, je passerai par là où passe le guinéen lambda que je défends. L’acteur pour les droits de l’homme, le vrai acteur pour la démocratie, ne cherche pas de privilèges, il ne cherche pas de confort. Ça c’est un Mandela qui a fait 27 ans de prison, ça c’est un Gandhi qui a été emprisonné parce qu’il défendait les opprimés, il est aux côtés des opprimés, il se battait aux côtés des opprimés.

Donc nous au niveau de la Démocratie Guinéenne en Action, nous n’avons pas à nous immiscer sur le fonctionnement d’un autre parti, mais nous estimons que les acteurs pour la démocratie et la bonne gouvernance, les véritables acteurs pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Guinée, doivent renoncer aux privilèges. Et, je crois que ce débat est un débat honteux. Parce que nous avons déjà des dizaines de guinéens qui sont morts, jusque-là il n’y a pas eu de justice. Ces gens ont été froidement assassinés dans les rues de Conakry, alors que c’était des gens qui revendiquaient des droits légitimes, constitutionnels, ils voulaient la prospérité pour la Guinée. Je crois qu’il faut se mettre de l’autre côté, continuer à lutter et sortir du privilège encore une fois.

Guineematin.com : vous êtes à la tête d’un jeune parti politique, la Démocratie Guinéenne en Action qui a été lancée il n’y a pas longtemps, comment se passe votre implantation sur le terrain ?

Abdourahmane Baldé : nous ne sommes pas au niveau de l’implantation. Nous, à la différence de tous les autres partis, nous sommes à l’étape du développement des ressources humaines du parti. Les premiers responsables qui sont arrivés ont reçu des documents, ils sont en train de recevoir des formations sur la démocratie et la bonne gouvernance, les principes de la démocratie, sur la connaissance des droits de l’homme, sur beaucoup d’autres choses qui concernent leur engagement. Alors, ce n’est qu’après ça que nous allons ouvrir la chose et partir vers l’implantation du parti ici à Conakry et à l’intérieur du parti. Mais soyez certain que la Démocratie Guinéenne en Action sera représentée en Guinée et à l’internationale, partout dans le monde.

Guineematin.com : aujourd’hui, nous avons des centaines de partis politiques en Guinée, mais la plupart n’existe que de nom. Le parti se résume à son nom et à son président. Qu’est-ce qui différencie la DGA à ses formations politiques ?

Abdourahmane Baldé : nous sommes un parti de contribution. Et nous, nous utilisons ce qu’on appelle la destruction créatrice. Nous venons innover, nous pensons que le citoyen doit être instruit, c’est pourquoi je vous ai parlé de formation. Nous pensons que le citoyen qui doit se battre pour la construction de la démocratie dans un pays, doit avoir accès aux plus vastes connaissances. Ce sont les idées qui fondent la démocratie. Et nous, nous allons tout faire pour casser les limites de la pensée et de l’intellect pour que les hommes et les femmes qui nous croiront, ne tombent pas dans le piège des manipulateurs.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Assassinat de Malal Baldé à Pita : les accusés devant la Cour d’Appel de Conakry

14 juin 2019 à 23 11 39 06396

Abdoul Karim Bah et Thierno Madjou Bah ont comparu ce vendredi, 14 juin 2019 devant la Cour d’Appel de Conakry. Ils sont accusés d’avoir ôté la vie de Thierno Malal Baldé en 2016 dans la préfecture de Pita. Arrêtés, jugés et condamnés respectivement à 10 ans et 5 ans de prison par le tribunal criminel de Mamou, ils ont interjeté appel de la décision au niveau de la Cour d’Appel de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est au mois d’avril 2016 que le corps sans vie de Thierno Malal Baldé a été retrouvé à Pita. Après les enquêtes, trois suspects ont été cités par les services de renseignement. Il s’agit de Thierno Madjou Bah, Abdoul Karim Bah et Amadou Tidiane Sow. Ces trois suspects ont été aussitôt arrêtés et placés sous mandat le 1er mai 2016.

Au terme de leur procès, Abdoul Karim Bah et Thierno Madjou Bah ont écopé respectivement de 10 ans et 5 ans de réclusion criminelle. Amadou Tidiane Sow, lui, a été reconnu non coupable et remis en liberté. Le 19 février 2017, les accusés ont relevé appel de cette décision et leur nouveau procès s’est ouvert ce vendredi devant la Cour d’Appel de Conakry.

A la barre, ils ont, tous les deux, nié les faits. « C’est sur la base de simples déclarations faites par des gens qu’ils nous ont arrêtés. Nous n’étions même pas présents sur les lieux du crime. Et, c’est à des endroits différents qu’ils nous ont interpellés. On ne connaît rien de cette affaire », ont assuré les deux jeunes.

Après avoir entendu les accusés, la Cour a renvoyé l’affaire au vendredi prochain, 21 juin 2019 pour la comparution de la partie civile, absente à cette audience.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Manifestation contre un 3ème mandat : le FNDC à la rencontre des religieux

14 juin 2019 à 23 11 36 06366

Communiqué : Une délégation du Front National pour la Défense de la Constitution a été reçue par le Grand Imam de la mosquée Fayçal. La délégation du FNDC a attiré l’attention du Grand imam sur la situation politique du moment marquée par les velléités du Président de la République de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Le FNDC a invité les religieux à prendre des initiatives préventives pour dissuader Monsieur Alpha CONDE à renoncer à son projet de 3eme Mandat au nom de la paix. En retour, le Grand imam a remercié le FNDC pour cette initiative et a promis d’accorder une attention particulière à la demande du Front.

La rencontre a pris fin par la remise du Mémo du FNDC sur la situation sociopolitique de la Guinée au Grand imam, Eladj Mamadou Saliou CAMARA.

Lire

Attaques armées à Kankan : deux taxi-motards blessés par balles

14 juin 2019 à 19 07 20 06206

L’insécurité bat son plein à Kankan. Deux nouveaux jeunes en ont fait les frais à l’aube de ce vendredi, 14 juin 2019, dans la commune urbaine. Ils ont été blessés par balles par des individus non identifiés qui tentaient d’enlever leurs motos, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est à 4 heures du matin que des hommes armés ont ouvert le feu sur Sâa Eugène Kondiano, conducteur de taxi moto, au quartier Dalako. Blessé, le jeune homme a pris courage et a réussi à se sauver avec sa moto. Il est allé retrouver ses amis qui l’ont conduit à l’hôpital régional de Kankan. « On était tous à la gare routière de Bada, à l’attente des passagers. Soudain, il (La victime) a eu son client pour Dalako. Peu après, on l’a vu venir sur sa moto en train de crier au secours et il tenait son ventre. Aussitôt, on l’a envoyé aux urgences de l’hôpital », explique Nounkè Condé, un autre taxi-motard.

15 minutes après l’arrivée de Sâa Eugène Kondiano, un autre blessé a été admis aux urgences de l’hôpital régional de Kankan. Mohamed Talatou Kaba a été touché aussi par balle par des hommes armés qui ont emporté sa moto. « Il quittait Karfamorya. Arrivé au niveau de l’école Morifindjan Diabaté, il a trouvé deux bandits : l’un avait un couteau et l’autre avait un fusil. Ils lui ont dit de s’arrêter, il a refusé, il a plutôt accéléré pour tenter de s’enfuir. Ils ont tiré sur lui, la balle l’a atteint à la cuisse et il est tombé. Les bandits ont pris sa moto pour s’enfuir, le laissant couché sur place », a dit Mamady Kanté, un parent de la victime.

A l’hôpital régional de Kankan, c’est Dr Euba Cléman qui a reçu les deux jeunes blessés. « Quand nous avons reçu la première victime, elle était un peu agitée et tourmentée par l’action, elle avait deux lésions au niveau de l’abdomen, c’est des plaies pénétrantes et ponctiformes. Nous l’avons immédiatement pris en charge et nous avons essayé de faire des pansements.

15 minutes après la première victime, on a reçu l’autre dans un état d’agitation, il était accompagné de ses frères. On a vu qu’il y avait une lésion au niveau de la cuisse gauche, mais il n’y avait pas un saignement important. Donc on a infiltré pour explorer, ensuite faire un pansement », a expliqué le médecin.

Les deux blessés continuent à recevoir des soins à l’hôpital, et leur vie est hors danger. Quant aux hommes armés qui ont tiré sur eux, ils restent pour l’heure introuvables.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

Lire

Violences à N’zérékoré : la visite d’une délégation ministérielle à Yomou reportée

14 juin 2019 à 18 06 49 06496

Une délégation gouvernementale comprenant plusieurs ministres était attendue ce vendredi, 14 juin 2019, à Yomou. Mais, cette visite a été reportée à la dernière minute. Les membres du gouvernement ont rebroussé chemin pour aller tenter de calmer la situation qui est très tendue depuis hier à N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Yomou.

Selon les autorités de Yomou, ce sont les ministres de la santé, Niankoye Lamah ; de la pêche, Frédéric Loua ; de l’élevage, Roger Patric Millimono ; de l’assainissement, Papa Koly Kourouma entre autres, qui composent la délégation du gouvernement qui se rendait à Yomou.

Si l’objectif de leur visite n’a pas été communiqué, tout était mis en place pour leur réception. Mais, à 28 kilomètres de la ville, la mission aurait reçu un coup de fil lui demandant de se rendre d’urgence à N’zérékoré. Elle a rebroussé chemin pour aller dans la capitale de la Guinée forestière, afin de calmer les tensions qui sont très vives sur place.

Tensions dues à la répression de la manifestation de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), qui s’est soldée par un mort et plusieurs blessés. Suite à ces violences, le préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, a instauré un couvre-feu entre 16h30 et 7 heures du matin dans la ville.

A noter qu’aucune nouvelle date n’a été annoncée encore pour la venue de cette délégation gouvernementale à Yomou.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Déguerpissement au marché de Lambanyi : des dégâts et des larmes

14 juin 2019 à 15 03 20 06206

L’affliction est totale ce vendredi, 14 juin 2019, au marché de Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Cela, suite au déguerpissement de plusieurs occupants des lieux. Plusieurs conteneurs, hangars et baraques ont été détruits, entraînant d’importantes pertes pour leurs propriétaires, inconsolables, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cette opération a démarré tôt ce vendredi. Un bulldozer est venu raser une partie du marché de Lambanyi. Selon nos informations, le domaine en question appartient à un opérateur économique de la place. Ce dernier aurait tenté pendant plusieurs années de récupérer son terrain, mais en vain. Cette fois, il a décidé de passer à la vitesse supérieure, avec bien sûr la bénédiction des services de l’Etat, dont les forces de l’ordre.

Les propriétaires des conteneurs qui se trouvent sur le domaine et certains jeunes ont tenté de s’opposer à l’opération. Des heurts les ont opposés aux services de sécurité, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Le déguerpissement est allé à son terme, causant d’importantes pertes pour les vendeurs qui avaient leurs marchandises stockées dans les conteneurs.

« Je demande à Alpha Condé de venir au marché de Lambanyi »

Pour protester contre cette situation, plusieurs femmes sont parties investir la route. Elles y ont érigé des barricades, empêchant pendant un long moment, la circulation sur le tronçon Lambanyi-Enco5. Il a fallu l’intervention des gendarmes pour les chasser des lieux et libérer la route.

Interrogée sur cette situation, Thérèse Yomalo, une des victimes de ce déguerpissement, dit avoir perdu trois conteneurs et tout leur contenu. Elle interpelle le président Alpha Condé sur cette situation. « J’ai été surprise de voir les gendarmes ici aujourd’hui avec une machine qui est venue détruire nos places. Il paraît que des gens sont venus ici pour mettre des croix sur les places à déguerpir, mais moi je n’étais pas là, j’étais à Coyah.

J’avais trois conteneurs ici avec des marchandises à l’intérieur : il y avait de l’huile, des calebasses et des poulets dans ces conteneurs. Tout cela est parti, j’ai tout perdu parce qu’ils ont tout gâté. Maintenant, je demande au président Alpha Condé de nous aider. Parce qu’on n’a plus de places et non plus de marchandises. Si tu dis à quelqu’un de quitter là où il se débrouille pour avoir quelque chose, tu dois lui trouver une autre place. Je demande à Alpha Condé de venir au marché de Lambanyi, il va voir personnellement le drame causé ici », a lancé cette dame.

Assiatou Diallo, une autre victime, a expliqué qu’elle était à la maison lorsqu’elle a appris que ce déguerpissement est en cours au marché de Lambanyi. « Après, on est venu trouver effectivement qu’ils sont en train de casser. Nous, on avait des hangars ici, dans lesquels on avait des machines pileuses de maïs, d’arachides grillées et de maniocs, mais ils ont tout gâté. Il y a longtemps que mon mari a acheté notre place avec les responsables du marché, mais si on nous avait dit que les gens allaient venir casser ici aujourd’hui, on allait venir pour au moins faire sortir nos biens. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Maintenant on ne peut rien », a-t-elle dit.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 6669192225

Lire

Affaire exportation d’or au Venezuela : « c’est le Général Baldé qui a ordonné mon arrestation »

14 juin 2019 à 14 02 36 06366
Général Ibrahima Baldé, Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, accusé d’avoir fait interpeller Elhadj Boubacar Diallo, patron de la société SOKAMI

Elhadj Boubacar Diallo est interpellé et détenu à la maison centrale de Coronthie à cause d’un contrat mal exécuté entre lui et ses partenaires vénézuéliens. Le contrat entre les sociétés ‘’SOKAMI’’ (du guinéen) et ‘’Inversonnes DD CSA’’ (de Denis Rafael Perez Perozo, Carlos Andres Perez Leal et Carlos Vegas) porte sur près de 17 millions de dollars. Les deux sociétés ont signé un contrat de vente et d’exportation de 530 kilogrammes d’or.

Mais, l’exécution dudit contrat a souffert de manquements de la part des contractants qui ne se sont pas acquittés de leurs obligations contractuelles. Les vénézuéliens accusent notre compatriote de ne leur avoir pas livré l’or comme prévu et Elhadj Boubacar Diallo reproche à ses partenaires de n’avoir pas viré l’argent comme promis dans le contrat… Et, c’est lui qui a été arrêté, détenus à la maison centrale et qui fait face actuellement au tribunal.

Le procès de Elhadj Boubacar Diallo et ses huit coaccusés se poursuit devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ces prévenus sont poursuivis pour Association de malfaiteurs et escroquerie en bande portant sur la somme d’un million huit cent mille dollars (1 800 000 USD) au préjudice de la société ‘’Inversonnes DD CSA’’, représentée par Denis Rafael Perez Perozo, Carlos Andres Perez Leal et Carlos Vegas. Et, pour l’audience de mercredi dernier, 12 Juin 2019, c’est Elhadj Boubacar Diallo (présenté comme le cerveau de cette affaire) qui était à la barre. Le prévenu a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés, tout en dénonçant une cabale orchestrée contre lui par des guinéens pour le mettre en mauvaise posture face à ses ‘’partenaires’’ vénézuéliens avec lesquels il a signé un contrat d’achat et d’exportation de 530 kilogrammes d’or, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Selon Elhadj Boubacar Diallo qui a été entendu par le tribunal correctionnel de Dixinn, son partenaire (la société Inversonnes DD CSA) devait virer le prix des 530 kilogrammes d’or (16 millions 960 mille dollars) à un compte qui lui a été indiqué en Guinée par les fournisseurs (la société SOKAMI). Ceci, dans un délai de 12 à 15 jours après la signature du contrat. Seulement, au bout de 5 mois de contrat, Inversonnes DD CSA n’a pas envoyé plus d’un million huit cent mille (1 800 000) dollars. « C’est par tranche qu’ils ont envoyé ça aussi. Et, comme mes fournisseurs d’or (des orpailleurs qui sont un peu partout à l’intérieur du pays) me harcelaient pour entrer en possession de leur argent, j’ai décaissé le montant que la société (Inversonnes DD CSA) avait viré à un compte domicilié à la banque centrale. Un compte qui appartient à Mohamed Lamine, avec qui je collaborais », a expliqué Elhadj Boubacar Diallo, tout en précisant qu’il n’a jamais fourni la quantité d’or qui équivaut au montant qui a été viré et qu’il a décaissé.

Pour sa défense, le prévenu explique que le montant qui a été viré par son partenaire était un début de payement. « J’attendais le virement total des 16 millions 960 mille dollars pour livrer les 530 kilogrammes d’or. Parce que, dans le contrat, c’est ce qui était prévu. Si mon partenaire avait rencontré des difficultés de payement, il pouvait me le dire. Et, peut-être solliciter qu’on fasse les choses progressivement. Mais, il n’a rien dit. Et, dans le contrat que nous avons signé, il est dit que c’est après le virement de l’argent que je dois livrer la commande. Donc, un million huit mille dollars était un début de payement. J’attendais la suite ; et, c’est dans ça qu’on m’a arrêté », a indiqué Elhadj Boubacar Diallo.

Revenant sur les conditions de son arrestation, Elhadj Boubacar Diallo a dénoncé une procédure extraordinaire et pleine d’intimidations. « Des gendarmes sont venus chez moi avec un mandat d’amener. J’ai demandé comment ils peuvent m’envoyer un mandat sans pour autant m’avoir adressé une convocation au préalable… Ils m’ont embaqué et conduit à leur base. C’est à la brigade de recherche de Kipé qu’on m’a dit que le mandat est venu du haut commandement de la gendarmerie et non de la justice. « Ils ont dit que c’est le Général Baldé qui leur a donné l’ordre de m’arrêter », a confié le prévenu.

« Pourquoi avez-vous dit à votre partenaire de virer l’argent dans le compte de Mohamed Lamine, alors que vous possédez un compte ? » a alors demandé le juge Aboubacar Mafering Camara.

Et, Elhadj Boubacar Diallo de répondre : « c’est parce que je n’avais pas de licence. Et, si vous ne possédez pas de licence, il vous est impossible d’avoir un compte à la banque centrale. Mon compte était logé à First Bank. J’avais des partenaires qui voulaient acheter 530 kilogrammes d’or. Donc, je suis allé collaborer avec Mohamed Lamine qui a une société et qui a un compte à la banque centrale. Ça pouvait être Paul ou Pierre ; mais, le destin a voulu que je collabore avec Mohamed Lamine ».

« Vous saviez que vous n’aviez pas de licence d’exportation et pourtant vous avez signé un contrat avec cette société (Inversonnes DD CSA). Pourquoi ? », interroge pour sa part le ministère public.

« Il n’est pas interdit d’acheter ou de vendre de l’or en république de Guinée. La licence, c’est pour l’exportation. Et, c’est pour cette opération que j’ai collaboré avec Mohamed Lamine », a répondu Elhadj Boubacar Diallo.

Très à l’aise de parler de cette affaire « qui ne constitue en rien une infraction à la loi », le prévenu de 56 ans affirme que c’est lui qui a fait venir ces vénézuéliens en Guinée. « On a échangé pendant trois mois avant qu’ils ne viennent ici. Au début, ils ont dit qu’ils voulaient une tonne d’or. Mais, quand ils sont venus, j’ai demandé qu’ils fassent une intention. C’est après qu’ils m’ont adressé une lettre d’intention pour l’achat de 500 kilogrammes. Ils ont ensuite demandé un échantillon de 10 kilogrammes. J’ai fourni les 10 kilos et ils sont partis avec cet or dans une raffinerie aux Etats Unis. Après, ils m’ont appelé pour me dire que c’est une très bonne qualité d’or et ils ont demandé 30 kilos de plus. C’est ce qui fait les 530 kilogrammes de commande. Ils ont promis de virer l’argent ; mais, c’est seulement un million huit cent mille dollars qu’ils ont envoyés… Mais, dans cette affaire, j’ai compris que ce sont certains de mes compatriotes guinéens qui veulent me mettre en mal avec mes partenaires, dans l’intention de récupérer ma place. Je sais qu’il y a quelque chose derrière tout ça. Parce que quand j’ai été arrêté et emprisonné à la maison centrale, le juge d’instruction est allé me présenter une assignation de 250 millions de dollars. Dès qu’il a dit le montant, j’ai eu des maux de tête. Je suis tombé malade immédiatement », a dit Elhadj Boubacar Diallo.

Par ailleurs, le patron de SOKAMI a déclaré qu’à un moment donné, ses partenaires lui avait dit de ne pas envoyer l’or par l’aéroport ou le port. « Ils ont dit que le colis ne doit pas transiter par les voies légales ; sinon, la douane américaine allait le saisir… J’ai alors dit quand vous enverrez l’argent, je vais vous livrer l’or à la banque centrale. Et, à partir de là, c’est vous qui savez comment vous allez l’exporter », a indiqué Elhadj Boubacar Diallo.

Citant l’article 12 du contrat qui lie SOKAMI et Inversonnes DD CSA, le collectif des avocats de la défense (conduit par Me Dinah Sampil) a estimé que le tribunal correctionnel n’est pas compétent pour juger cette affaire. Car, soutiennent les avocats, « les deux sociétés ont déjà choisi le moyen de régler les problèmes qui naitraient dans l’exécution de leur contrat. Et, ce moyen est l’arbitrage. Donc, c’est le tribunal arbitral ou celui du commerce qui devrait s’occuper de cette affaire ».

De son côté, le conseil de la partie civile a expliqué que le montant qui a été escroqué à ses clients est estimé à plus de deux millions de dollars, contrairement à un million huit cent mille dollars qui a été annoncé par le prévenu. Mais, soutient-il, « parmi les prévenus qui comparaissent devant les tribunaux correctionnels, ceux qui semblent être intelligents sont des escrocs ».

« Qu’il retire ce mot, monsieur le président », ont réagi les avocats de la défense dans une cacophonie indescriptible.

A la fin de l’audience, les avocats de la défense ont demandé au tribunal de libérer le prévenu de la maison centrale et de le placer sous contrôle judiciaire, arguant que leur client comparait par citation directe. Une demande à laquelle le ministère public et l’avocat de la partie civile se sont catégoriquement opposés. « Elhadj Boubacar est en prison pour une autre procédure dans laquelle il est placé sous mandat de dépôt », a précisé le procureur audiencier, Daouda Diomandé.

Finalement, le tribunal a rejeté la demande de la défense, tout en renvoyant l’affaire au mercredi prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Problème d’héritage à Conakry : un militaire relaxé après 3 mois de détention

14 juin 2019 à 13 01 42 06426

Le Tribunal correctionnel de Dixinn a rendu son verdict hier, jeudi 13 juin 2019, dans le procès du militaire Thierno Sadou Barry, jugé pour menaces de mort et injures à l’encontre de sa mère, madame Aïssatou Baldé. La juridiction a reconnu le béret rouge non coupable des faits qui lui sont reprochés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le 12 mars 2019, suite à une plainte déposée contre lui par sa petite sœur, Aïssatou Dalanda Barry, pour menaces de mort et injures à l’encontre de leur mère, Thierno Sadou Barry est fixé sur son sort. A l’issue de son procès qui était en cours depuis plusieurs semaines, le militaire, âgé de 51 ans et père de 4 enfants, a recouvré sa liberté. Le tribunal correctionnel de Dixinn a estimé que le prévenu n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés et a ordonné sa mise en liberté.

A rappeler que tout au long de son procès, Thierno Sadou Barry a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué que les problèmes avec sa mère et ses sœurs ont commencé lorsque la concession familiale a été mise en location après la mort du père de famille. Etant l’aîné de la famille, le béret rouge a suggéré que l’argent soit géré par lui. Chose que sa mère et ses quatre sœurs n’ont pas accepté. Ce qui a entraîné des disputes incessantes depuis la mort du papa en 2015. Il a assuré être victime d’un coup monté par ses sœurs, afin de l’expulser de la concession familiale.

Une version appuyée par le ministère public qui a estimé que le prévenu n’est pas coupable des faits à lui reprochés puisqu’il n’y a aucune preuve l’accablant. « Monsieur le président, il faut que les citoyens sachent que le tribunal n’est pas un lieu où on règle ses compte avec des personnes. Si on ne se comprend pas avec son fils ou son frère, qu’on cherche une autre méthode. Monsieur le président, tout au long du procès, la partie civile n’a fourni aucune preuve de menaces ou injures, on ne peut pas condamner des personnes sur la base de simples dires. C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise d’ordonner la relaxation de monsieur Thierno Sadou Barry, pour délit non constitué », a requis le procureur, Daouda Diomandé.

Le militaire a pu donc rentrer chez lui après avoir passé trois mois à la maison centrale de Conakry.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

Lire

Répression des militants du FNDC à N’Zérékoré : Bantama Sow et Damaro Camara cités parmi les responsables

14 juin 2019 à 13 01 09 06096

Dans un communiqué de pressé rendu public ce vendredi, 14 Juin 2019, la coordination nationale du front national pour la défense de la constitution a dressé le bilan des malheureux évènements survenus hier, jeudi à N’zérékoré. Un bilan qui fait état d’un mort, 28 blessés dont 7 graves et 2 dans le coma. Également, le FNDC annonce 38 arrestations dans ses rangs et plusieurs magasins et boutiques vandalisés, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de la PCUD.

L’antenne FNDC de N’zérékoré avait projeté une manifestation hier, Jeudi 13 Juin 2019, pour marquer son opposition à tout projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution en Guinée. Et, selon la coordination nationale du FNDC à Conakry, les autorités de N’zérékoré avaient juré de réprimer cette manifestation.

« Le préfet et le maire de N’zérékoré avaient juré de réprimer cette manifestation des militants de la démocratie. Et, cette décision de répression prise par les autorités de N’zérékoré est l’exécution de l’appel lancé par le député Amadou Damaro Camara et le ministre Bantama Sow de traquer tous les membres du front national pour la défense de la constitution jusqu’à leur dernier retranchement », a indiqué la coordination nationale du FNDC.

Dans ce communiqué de presse lu par Oumar Sylla (Foniké Mangué), la coordination nationale du FNDC rappelle que « malgré le caractère républicain de la démarche des membres du FNDC de Nzérékoré, la police et la gendarmerie aux ordres de monsieur Alpha Condé (le président de la république de Guinée) et des autorités locales de N’zérékoré ont brutalisé, violenté et arrêté » les militants de la démocratie.

« Pour l’heure, on dénombre un mort, 38 arrestations, 28 blessés dont 7 graves et 2 dans le coma », a dit Oumar Sylla.

Ainsi, la coordination nationale du FNDC regrette et condamne des « violences préméditées par des membres du gouvernement » en complicité avec les autorités de N’zérékoré. « Le FNDC tient pour responsables des conséquences de cette situation : le gouverneur, le préfet et le maire de Nzérékoré, le député Amadou Damaro Camara et le ministre Bantama Sow », a dit Oumar Sylla tout en lançant un appel aux citoyens d’user de l’article 21 de la constitution pour résister face à toute forme de pression.

A noter que le front national pour la défense de la constitution informe en temps réel la cour pénale internationale de l’évolution de la situation en Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Médias : l’émission « univers de femme » véritable podium d’expression de la guinéenne

14 juin 2019 à 12 12 55 06556
Hadja Ramatoumaye TOURE
Hadja Ramatoumaye TOURE

Rendre hommage aux femmes dans toute leur diversité telle est l’ambition de l’émission « univers de femmes », une émission de la télévision nationale présentée par la talentueuse et persévérante Hadja Ramatoumaye TOURE, ce, depuis plus d’une décennie maintenant.

Pour parler de sa motivation, son parcours mais également de ses difficultés et perspectives pour le rayonnement de la femme guinéenne à travers cette émission phare de la télévision nationale, nous avons rencontré l’animatrice de la dite émission.

C’est une interview à bâtons rompus que nous vous demandons de suivre.

Bonjour Hadja Ramatoulaye TOURE, comment vous est venue l’idée de créer une telle émission et qu’est-ce qu’on y trouve là-dedans ?

Merci pour cette opportunité, pour vous répondre je dirai que pour moi la femme est une battante, qui mérite d’être soutenue, car on le sait la Guinéenne est très brave et s’investit entièrement pour elle et sa famille. Cette émission est aussi un refuge pour la femme, un tremplin pour toutes ces magnifiques femmes qui passent des journées, des nuits blanches pour nourrir les nombreuses familles à travers le pays. Il vous suffit de sortir à 4 heures du matin à Conakry, pour se rendre compte de la bravoure et de la détermination de la femme guinéenne pour s’occuper de ses proches. Tout cela, ne m’a pas laissé indifférente et c’est pourquoi j’ai acceptée de tout cœur d’animer cette émission, qui est une initiative de la télévision nationale.

Elle est ouverte à tout le monde de préférence les femmes Guinéennes, mais à toutes les femmes du monde, puisqu’il arrive lorsque nous avons des occasions d’aller tourner des émissions à l’extérieur, une manière de montrer ce dont est capable la guinéenne au-delà de nos frontières.

Justement si on vous demandait les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes guinéennes ?

Elles sont braves mais qu’à cela ne tienne, les femmes guinéennes souffrent beaucoup. Elles sont victimes d’harcèlement, de viols notamment sur les enfants, ce qui me révolte très sincèrement. Sans occulter la pauvreté, l’analphabétisme, et les maladies comme le VIH SIDA qui se féminisent malheureusement dans notre pays et dans le monde. C’est dire que certes, les autorités font des efforts pour améliorer les conditions de la femme, mais le chemin est encore long. D’où l’importance d’un tel cadre d’échanges, qui vise à informer, sensibiliser et éduquer l’ensemble des acteurs sur la condition de la femme en vue de la changer positivement.

Hadja Rama, tous les ans vous organisez une soirée pour célébrer la femme guinéenne, La onzième édition vient d’être célébrée quelle était sa particularité ?

Comme les précédentes, c’était une belle soirée au GHI Novotel notre partenaire de tous les temps que nous remercions vivement à travers ces lignes. Donc comme je le disais tantôt c’était une belle soirée où les femmes sont venues nombreuses comme par le passé. Elles sont venues de tous les corps d’activités, la santé, l’éducation, l’environnement, les femmes en tenues, de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile. La cérémonie était placée sous la présidence de la première dame de la République Hadja Djenne CONDE qui s’est faite représentée par Madame le Ministre en charge de la promotion féminine Hadja Mariama SYLLA.

La Première Dame vous a rendu un grand hommage dit-elle à cause de votre fidélité depuis 8 ans, vous célébrer sous son autorité cette soirée annuelle, dites-nous pourquoi une telle attitude, pourquoi ne pas changer de présidence d’honneur comme le voit souvent ?

(Sourire) Vous savez, j’ai cette qualité ou ce défaut je ne sais pas d’être fidèle, c’est ma nature et mon éducation qui me l’imposent. Et cela la Première dame me l’a bien rendue à l’occasion de la remise des trophées aux femmes qui m’accompagnent depuis toutes ces années. Cette remise je dois le rappeler s’est tenue à la fondation de la première dame et c’était une grande cérémonie, au-delà de mes espérances je dois dire.

On vous reproche souvent de rester à Conakry pour la réalisation des émissions, alors que les vrais problèmes sont vécus à l’intérieur du pays par les femmes qui ne sont pas dans le minimum de conditions comme dans les grandes villes

Vous avez raison, et ce n’est pas un souhait très sincèrement. Si ça ne tenait qu’à moi, je réaliserais presque toutes les émissions dans les préfectures et districts du pays mais on n’a pas ces moyens. Vous êtes avec moi depuis des années vous avez une idée de ce que je supporte comme difficultés financières et comme stress pour tenir le pari de l’organisation de cette émission depuis toutes ces années.

C’est l’occasion pour moi de lancer un appel au Gouvernement, aux bonnes volontés, aux partenaires de nous venir en aide. Si nous avons un véhicule adapté au terrain, ce serait très bien, nous pourrons ainsi aller vers ces femmes, qui, comme vous le dites font beaucoup de choses, qui souffrent aussi pour la recherche du quotidien, mais qu’on ne voit pas souvent.

On va parler environnement à présent dites-nous Hadja Ramatoulaye TOURE ce que les femmes peuvent faire pour protéger notre environnement que tout le monde sait dégradé aujourd’hui ?

Vous avez raison, notre environnement est dégradé et inquiète sincèrement, mais ne soyons pas pessimistes. Je pense qu’il est encore temps de nous sauver avec l’appui des femmes qui peuvent et qui doivent faire quelque chose. Vous savez la femme est un messager, elle est mère, épouse, sœur et amie, donc le baromètre de la société comme disait l’autre. Si la femme s’engage dans la sensibilisation et la prise de conscience, en ce qui concerne la déforestation, l’insalubrité comme c’est le cas actuellement à Conakry, la promotion des énergies renouvelables et vertes, le message passera forcément, et c’est en cela que j’invite toutes les femmes de Guinée, d’Afrique et du monde au devoir crucial de protéger notre environnement, pour nous et pour les générations futures.

On va se quitter au compte de cette interview mais avant dites-nous pour les prochaines années qu’est-ce qui est prévu en terme d’innovations surtout que vous avez le soutien de la première dame de la république

Beaucoup de choses sont prévues, mais vous allez accepter que je ne les dévoile pas ici, vous savez que les gens ne créent pas dans notre pays mais ils sont champions en récupération d’idées, donc que Dieu nous donne longue vie et une parfaite santé, et je puis vous rassurer que les prochaines années seront plus belles, plus ambitieuses et remplies de bonnes choses au bénéfice de la brave femme Guinéenne que je ne cesserai jamais de magnifier à travers ma plume et mon micro.

Merci à vous pour cette opportunité et c’était un plaisir d’échanger avec vous.

Lire

Boké : la Société UMS signe un contrat de transport minier avec un handicapé physique

14 juin 2019 à 12 12 24 06246

Communiqué : La Société United Mining Suppley (UMS) du Consortium SMB-Winning, vient de signer un contrat de partenariat dans le transport minier avec un handicapé physique, Ousmane Diané, président directeur général (PDG) de la société Global BTP logistique.

La cérémonie de signature dudit contrat s’est déroulée dans l’après midi du jeudi 13 Juin 2019 dans la préfecture de Boké.

Ainsi, grâce aux bons auspices de la Société UMS, le jeune Ousmane Diané a, désormais, la lourde responsabilité de gérer dix (10) camions bennes pour le transport de la bauxite dont les 15% de revenus seront versés à l’Association des Personnes Handicapées de Boké (APHAB).

directrice-qualité de l’UMS, Mme Sylvie Pelletier

De l’avis de la directrice-qualité de l’UMS, Mme Sylvie Pelletier : « Ce contrat que nous venons de signer avec une société de transport dirigée par une personne atteinte d’handicape physique, consiste à promouvoir l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées, ceci, pour prouver qu’elles ne sont pas obligées de vivre dans la mendicité, mais qu’elles doivent saisir des opportunités pour développer des activités et êtres autonomes dans le reste de leur vie.»

Visiblement heureux, le bénéficiaire du Contrat du transport minier se dit très satisfait de la SMB dont les partenaires ne cessent leur prêter mains fortes pour améliorer leurs conditions de vie.

C’est pourquoi, ils ont rassuré qu’avec cette convention, 1èredu genre, va peaufiner les relations des entreprises minières avec les communautés riveraines.

Utile de souligner que la Société des handicapés dispose désormais d’une flotte de dix (10) camions de transport minier.

Ce qui est donc perçu comme une fierté personnelle pour les personnes vulnérables surtout celles vivant en situation d’handicap.

Pour Ousmane Diané, «Ce geste de la société UMS contribuera à la promotion et à la protection des droits de personnes handicapées en République de Guinée. »

Par ce geste, a-t-il ajouté, «Le consortium SMB-Winning entonne une belle illustration quant à la transversalité de sa vision et de ses valeurs , celles d’incarner un modèle innovant de partenariat dans les domaines des mines, de transport et logistique. »

C’est dire que l’UMS affiche sa volonté manifeste d’accompagner les communautés en vue de promouvoir le contenu local en vigueur en République de Guinée.

Pour les représentants du cadre de concertation des acteurs de la finance inclusive, cette signature de contrat est la concrétisation de tous les efforts qu’ils ont menés depuis deux ans.

D’après le représentant résident adjoint en charge des programmes au PNUD, M. Eloi Konadio : «C’est une satisfaction à triple titre, puisqu’on inclut les personnes vivant avec des handicapes physiques mais aussi nous faisons participer aux activités dans le secteur privé à travers UMS ainsi que l’Administration, à travers la Banque Centrale de la République de Guinée. »

Une initiative hautement saluée et appréciée par le Ministère en charge des personnes handicapées.

Invitant les autres sociétés minières à emboîter le pas à l’UMS, le conseiller technique principal représentant du ministre de la Promotion Féminine et de L’Enfance, M.Togba Césaire POGHOMOU s’est dit réconforté par le geste.

Plus loin, il a indiqué : « Le geste que la Société UMS vient de poser avec une de nos cibles privilégiées, est la matérialisation de l’un des pans importants de la politique d’intégration, d’insertion et d’autonomisation des personnes handicapées ».

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

Lire

Criminalité faunique : une présumée trafiquante de tortues mise aux arrêts à Conakry

14 juin 2019 à 12 12 14 06146

Par le service de communication du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique) : Le 11 juin 2019, les agents du Corps des Conservateurs de la Nature et les activistes du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique) ont conduit une opération d’arrestation d’une femme impliquée dans le trafic d’animaux protégés à Conakry. La nommée Mariame Condé, citoyenne du quartier Enco 5 dans la commune de Ratoma, a été prise en flagrant délit de capture, détention, circulation et commercialisation de 112 tortues d’eau douce, espèces animales intégralement protégées.

C’est suite à une dénonciation faite par GALF et adressée au Point Focal de la Criminalité faunique du Ministère de la justice, relative à un trafic d’espèces animales protégées dans le quartier d’Enco 5 que cette opération a été planifiée et exécutée.

Ainsi, le mardi 11 juin 2019, Mariame Condé, âgée 67 ans a été prise à Enco 5 en flagrant délit de capture, détention illégale, circulation et commercialisation de 112 tortues Peluse de Schweigger, une espèce animale intégralement protégées par le code de protection de la faune sauvage et règlementation de la chasse. L’ensemble des espèces de tortues terrestres, d’eau douce et marine sont intégralement protégées, le commerce est formellement interdit donc quiconque détient ou fait commerce de tortues sur le territoire est en infraction et s’expose à la rigueur de la loi.

Dès après son arrestation, la présumée trafiquante a été conduite à la Direction Nationale des Eaux et Forêts pour être entendue sur procès-verbal et déférée par la suite devant le parquet du tribunal de première instance(TPI) de Dixinn. Aussitôt elle a été placée sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry en attendant son procès. Quant aux tortues saisies, elles ont été confiées au projet GALF pour être relâché dans les jours à suivre dans leur milieu, un endroit protégé.

A en croire aux déclarations des spécialistes, le phénomène de trafic d’espèces animales sauvages protégées a réduit ces dernières années grâce à l’application de la loi, mais les efforts doivent vraiment être poursuivis en République de Guinée. Or, poursuivent-t-ils, le pays est encore sous la sanction de la CITES (convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction) et souvent considéré comme la plaque tournante de la criminalité faunique en Afrique de l’ouest.

En outre, les défenseurs de l’environnement soutiennent que les actions de renforcement et d’application de la loi doivent être encouragées pour redorer le blason de la Guinée aux yeux de la communauté internationale, qui continue à présenter la Guinée comme un mauvais élève en termes de préservation de l’environnement, facteur de développement durable.

C’est dans cette dynamique que le projet GALF, un partenaire incontournable de la Guinée depuis 2012 dans la lutte contre la criminalité faunique et la corruption associée s’inscrit avec la franche collaboration des autorités pour faire du trafic faunique une préoccupation majeure.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique)

Lire

Manifestation contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : le bilan (avec la vidéo du maire de N’zérékoré)

14 juin 2019 à 11 11 47 06476

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un jeune guinéen, Mouctar Condé, a succombé à ses blessures dans la matinée de ce vendredi à l’hôpital régional de N’zérékoré. Comme 34 autres blessés, Mouctar Condé a été victime du bras de fer entre les autorités locales de N’zérékoré et les citoyens qui tenaient à manifester hier, jeudi 13 juin 2019, dans cette ville contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Au-delà du bilan humain, ce bras de fer engagé entre ceux qui ne veulent pas que le président actuel de la Guinée s’accroche au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, et les dirigeants a entraîné plusieurs dégâts matériels dont des boutiques pillées.

Dans la matinée de ce vendredi, 14 juin 2019, monsieur Moriba Albert Delamou, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, a accepté de nous livrer le bilan qu’il a dressé sur la manifestation d’hier.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose de suivre le premier responsable de la ville de N’zérékoré :

Interview réalisée par Foromo Gbouo Lamah, correspondant Guineematin.com à N’zérékoré

Lire

Manifestation contre le 3ème mandat à N’zérékoré : un mort, 34 blessés et plusieurs boutiques pillées

14 juin 2019 à 10 10 15 06156

Dans la matinée de ce vendredi, 14 juin 2019, les nouvelles qui nous viennent de N’zérékoré sont très mauvaises ! Les manifestations des Guinéens contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé commencent à faire des victimes.

Le bras de fer entre les autorités locales qui refusent toute manifestation et les citoyens qui ne veulent pas que le chef de l’Etat actuel s’accroche au pouvoir a déjà coûté la vie à un de nos compatriotes, blessé 34 autres, occasionné le pillage de plusieurs boutiques et des affrontement inter ethniques sont à craindre, a appris Guineematin.com dans la ville de N’zérékoré.

Poignardé aux environs de 16 heures dans le quartier Gonia Yiridjankro, dans la ville de N’zérékoré, Mouctar Condé avait été transporté à l’hôpital régional où il a rendu l’âme. Un autre blessé, par balle, lui, est considéré comme gravement atteint, même si on apprend que la balle aurait été extraite de son corps.

Au-delà des dégâts humains, plusieurs boutiques auraient été attaquées et pillées dans la ville de N’zérékoré. Et, la tension n’a encore pas baissé…

A suivre !

Foromo Gbouo Lamah est actuellement à Gonia Yiridjankro (N’zérékoré) pour Guineematin.com

Lire

Manifestations politiques en Guinée et pillages : l’inquiétude des opérateurs économiques

14 juin 2019 à 9 09 20 06206
Le président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah

La Guinée reprend peu à peu avec les manifestations politiques à mesure qu’on approche les périodes électorales. Cette situation est aujourd’hui exacerbée par les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

Comme on le sait, hier, la préfecture de N’zérékoré a donné le ton hier avec des manifestations très violentes, suivies d’attaques des biens privés. C’est justement contre les commerces à Conakry et à l’intérieur que le Groupe organisé des Hommes d’affaires de Guinée a produit une déclaration. Chérif Mohamed Abdalla et son groupe a tenu à rappeler que les précédents troubles politiques a déjà entraîné plus de deux cent vingt milliards de francs guinéens de perte pour plus de 1 700 opérateurs économiques.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la déclaration du GOHA :

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA
Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) observe avec beaucoup d’inquiétude la situation socio politique qui prévaut en Guinée.

Le GOHA rappelle que depuis un certain temps, les différentes crises socio politique que le pays a connu ont causé assez des dommages aux opérateurs économiques, aussi bien nationaux qu’étrangers.

A ce jour, on dénombre plus de 1 700 opérateurs économiques qui ont été victimes des pillages et autres destructions de leur commerce. Ce qui a entraîné plus de deux cent vingt milliards de francs guinéens de perte.

Par conséquent, le GOHA invite tous les opérateurs économiques à plus d’attention pour éviter que cette crise ne soit une occasion de plus, pour leur causer encore des pertes.

C’est pourquoi, le GOHA exhorte tous les opérateurs économiques à signaler à son niveau tout événement de nature à mettre en dangers leurs personnes et leurs biens.

Le GOHA sait compter sur la collaboration de tous et de chacun afin que l’exercice d’une activité économique en Guinée cesse d’être à risque.

En fonction de l’évolution de la situation, le GOHA informera les opérateurs économiques sur la conduite à tenir.

Le 13 juin 2019

Le président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah

Lire

Honorable Diao KANTE : un baobab au parcours atypique s’affaisse

14 juin 2019 à 7 07 07 06076

Honorable Elhadj DIAO KANTE, Président de la Commission des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger de l’Assemblée nationale et membre du Parlement panafricain, (PAP), a tiré sa révérence dans  la matinée d’hier, jeudi 13 juin 2019, en Afrique du Sud. Depuis l’annonce de cette nouvelle, c’est la tristesse qui se lit sur tous les visages à l’Assemblée nationale. A l’UNED (Union Nationale pour l’Egalité et le Développement), c’est l’effondrement. Pour sa famille biologique, lourdement affligée par la perte de trois membres en quelques semaines, c’est encore des larmes.

Lire