Lancement de l’ANAFIC à Labé : la présence des ministres inquiète les opposants au 3ème mandat

16 juin 2019 à 22 10 50 06506

Déclaration : La coordination régionale du FNDC-Labé observe avec la plus grande attention le séjour de quelques membres du gouvernement dans la région de Labé.

Ce séjour des membres du gouvernement justifié officiellement par le lancement des activités de développement de l’ANAFIC est mis à profit par les ministres usant de l’hospitalité et la confiance des populations des localités relevant de la région administrative de Labé pour promouvoir le projet de troisième mandat pour Monsieur Alpha CONDE.

Ce fut le cas des localités de Hidayatou et de Yembering, dans la préfecture de mali.

La coordination régionale du FNDC-Labé condamne avec la dernière énergie cette attitude malsaine et fait savoir qu’elle veille à chacun de leur pas et qu’aucun espace ne leur sera offert pour promouvoir cette forfaiture dans toute la région de Labé.

La coordination régionale du FNDC-Labé demande à toutes les citoyennes et à tous les citoyens des localités qui seront traversées par le convoi gouvernemental d’empêcher tout événement ou message de promotion du projet de troisième mandat.

Vive la république de Guinée.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons.

Labé, le 16 juin 2019

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

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PMU : le pari gagnant de la LONAGUI ?

16 juin 2019 à 22 10 19 06196

Créée par un décret en 2000, la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) serait-elle sur le point de rompre avec la routine qui la caractérise depuis ? On pourrait bien le croire, avec cette volonté de la nouvelle direction d’aller au-delà du simple rôle de régulation (police des jeux, paiement des licences et des redevances, etc.) pour se lancer dans l’exploitation d’au moins un type de jeu.

Une option d’ores et déjà entérinée par l’assemblée générale du tout aussi nouveau conseil d’administration.

En tout cas ce serait une étape de franchie pour la réalisation de l’une des principales tâches assignées à la société par sa tutelle : rapporter plus de recettes à l’Etat. Juste en mettant un terme à ce qui est jusque-là (quasiment) l’exception guinéenne dans la sous-région, et même ailleurs. Entre autres exemples, la LONASE au Sénégal et la LONACI en Côte d’Ivoire font dans l’exploitation du PMU depuis des lustres, et engrangent ainsi des recettes sans commune mesure avec celles que la LONAGUI tire des activités de l’opérateur privé WINIYA.

Ce qui explique en grande partie ce choix porté sur les courses hippiques, à la suite d’un travail de prospection mené sur le terrain. Une décision, il faut le dire, qui tombe à pic : par un hasard de calendrier elle coïncide opportunément avec la fin de la concession de dix ans accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier (par ailleurs patron de GETMA-Guinée), à l’époque de la transition militaire dirigée par le CNDD.

Ce qui évite aux deux parties la gestion d’une situation de rupture abusive (ou de résiliation) d’un contrat qui arrive à son terme le 4 août prochain. Et comme la LONAGUI semble bien décidée à se lancer dans la course, en exploitant le PMU à l’instar de la plupart de ses homologues de la sous-région, elle n’aura pas en l’occurrence de contrat de concession à signer avec une autre société privée. Cependant, il va sans dire qu’elle devra travailler avec des partenaires sur les volets techniques, stratégiques et autres, surtout qu’il s’agit de courses qui se déroulent sur des hippodromes français (Paris-Vincennes, Auteuil, Enghien, Chantilly, etc.).

Quel sort pour les employés actuels ?

« Qu’allons-nous devenir » ? Une question lancinante qui hante certainement les nuits de nombreux employés de WINIYA. Le sort des travailleurs actuels du PMU est d’une grande importance, puisque ce sont, au bas mot, des centaines d’emplois directs et indirects qui sont concernés.

Mais, s’il faut se fier à certaines indiscrétions, aux yeux des autorités de la LONAGUI cette situation est plutôt perçue comme une aubaine. Tout en évitant aux employés et à leurs familles les affres du chômage, leur maintien (ou leur reprise, si on veut), va permettre au nouvel exploitant d’être rapidement opérationnel grâce à une main d’œuvre qualifiée et disponible.

Et dire qu’il y a longtemps que la LONAGUI aurait pu franchir ce pas sans qu’on ne parle de véritable réforme, encore moins d’abus d’autorité.

En effet, selon le décret qui l’a portée sur des fonts baptismaux et les statuts qui la régissent, la société dispose du droit de patrimoine et de monopole sur l’organisation, l’exploitation et la régulation des jeux de hasard, de loterie et assimilés sur toute l’étendue du territoire national.

Le plus grand pari à gagner, en choisissant cette option, reste bien entendu celui de la rigueur. Pour démentir un vieux cliché dans le pays : celui qui fait des structures publiques en général des « tocards » sur lesquels il serait imprudent de miser.

Diariou Baldé

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Traumatismes sonores : Dr Aliou Diallo dit tout à Guineematin (Interview)

16 juin 2019 à 19 07 27 06276
Docteur Mamadou Aliou Diallo, médecin assistant au service ORL- CCF de l'hôpital national Donka basé à l'hôpital Jean Paul II.jpg1
Dr Mamadou Aliou Diallo, médecin assistant au service ORL- CCF de l’hôpital national Donka basé à l’hôpital Jean Paul II

Le développement des Technologies de l’Information et de la Communication n’a pas que des avantages. Ecouter de façon prolongée la radio, la musique et autres éléments sonores, devenu une pratique courante, peut avoir des conséquences graves sur la santé. Pour en savoir davantage sur les conséquences de l’usage abusif des écouteurs et des mesures à prendre pour y faire face, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Dr Mamadou Aliou Diallo, médecin au service ORL (Ortho-Rhino-Laryngologie) de l’hôpital Donka, basé à Jean Paul II.

Guineematin.com : les marchés guinéens sont inondés de téléphones, de postes récepteurs et de leurs accessoires. Beaucoup de personnes utilisent des écouteurs pour écouter des éléments sonores. Est-ce que cette utilisation, qui parfois est abusive, peut avoir des conséquences sur la santé des utilisateurs ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : les écouteurs présentent, en termes d’utilisation abusive, un danger pour les utilisateurs. C’est un danger pas pour les écouteurs seulement, mais lorsque vous parlez d’une utilisation abusive. Souvent, ça représente un danger. Pour ce qui est des écouteurs, le danger vient lorsque l’on utilise des intensités qui ne seront pas accommodées par l’organe de l’audition, c’est-à-dire l’oreille. Ce qu’il faut d’abord rappeler, ce que l’oreille est un organe d’audition et de l’équilibre, en plus du rôle que joue le pavillon de l’oreille. Cette oreille comporte trois parties. Nous avons l’oreille externe : ça, c’est le pavillon de conduite externe qui joue le rôle de transmission de la source du son au niveau de l’oreille moyenne. Et, l’oreille moyenne également, joue le rôle de transmission de ce même son par un phénomène mécanique à l’oreille interne et, c’est lorsque ces deux parties de l’oreille externe fonctionnent en plus maintenant l’intégration du son qui se fera au niveau du cerveau et à travers le nerf auditif qui naît à partir de l’oreille interne, c’est dans cette oreille interne que se trouve l’organe de l’audition proprement dite. Lorsque que les sons sont un peu forts, il y a un phénomène d’accommodation qui se fait au niveau de l’oreille moyenne. Le rôle des muscles de l’oreille moyenne, c’est de diminuer l’intensité du son. Et lorsque le son est très faible, ces muscles d’accommodation également se relâchent pour permettre le passage d’une quantité maximale de l’énergie sonore. Mais, lorsque le son est très fort, l’accommodation ne peut pas le freiner. Cette intensité forte va atteindre la cochlée. C’est dans la cochlée que les ondes sonores sont transformées en impulsions électriques qui seront transmises au cerveau. Le cerveau traduit ces impulsions en sons connus et compréhensibles. Donc, cette forte intensité va entraîner des légions au sein de cette cochlée où se trouvent des cellules et ces légions vont se traduire par une baisse de l’audition. Alors, ça peut s’accompagner également des troubles de l’équilibre pour des acouphènes ou les naissances des bruits qui peuvent se faire sans qu’il n’y ait une source sonore externe.

Guineematin.com : alors que beaucoup de personnes se servent des écouteurs pour écouter la radio ou d’autres éléments sonores tels que la musique, est-ce qu’il y a des mesures préventives pour faire face au traumatisme sonore ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : dans ce cas, il faut d’abord prévenir. Il y a des préventions à des degrés différents. D’abord, lorsque ce n’est pas absolument nécessaire d’utiliser les écouteurs, il ne faut pas les utiliser. Lorsqu’il est nécessaire de les utiliser, il faut savoir à quelle intensité il faut régler le son. Les sons qui sont à une intensité de moins 80 décibels (dB), ce sont des sons qui n’entraînent pas le traumatisme. C’est à partir de 80 décibels (dB) jusqu’à 120 dB que les sons entraînent des traumatismes parfois graves. Donc, c’est l’intensité du son qu’il faut connaitre. Il y a des écouteurs qui sont sur le marché, lorsque que vous les branchez à un téléphone, vous écoutez, lorsque vous réglez une intensité très forte de façon automatique, il y a un signal ou un message qui peut apparaître pour vous dire que ça, c’est nuisible pour la santé. Ces écouteurs, avant de les utiliser, il faut connaitre à combien de décibel je dois mettre le son avant de les utiliser. Il faut savoir également, à partir de 80 décibels, le phénomène d’accommodation qui est prévu au niveau de l’oreille moyenne pour bloquer la quantité d’énergie excessive ou laisser passer la quantité d’énergie nécessaire pour l’addition, ne peut pas s’effectuer lorsque l’intensité est trop forte. Lorsque l’intensité atteint 80 décibel voire 90 décibels, le phénomène d’accommodation ne peut pas bloquer les sons-là. Donc, une quantité d’énergie qui va passer dans l’oreille interne, ça va entraîner les légions des cellules de l’audition. Donc, l’influx nerveux ne va pas naître comme ça se doit. Cela peut également provoquer des bruits, des acouphènes de manière technique que la personne peut entendre à l’absence d’une source sonore externe et cela va l’empêcher de dormir, d’entendre les bruits de l’environnement et ça paralyse en quelque sorte l’intéressé. Il va sentir des douleurs à partir du moment où l’intensité dépasse les 80 décibels. Au lieu donc d’avoir une audition normale, c’est une audition douloureuse qu’il va avoir. Avec le bruit intense, la personne va sentir des douleurs.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut traiter les maux qui sont causés par cette forte intensité d’énergie ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : oui, ces maux peuvent être gérés. La première des choses, c’est d’arrêter les facteurs qui occasionnent ces maux. Si c’est au début, on peut maîtriser. Mais, lorsque c’est devenu très grave, l’intéressé va continuer à vivre avec ce handicap-là. Les cellules auditives à la naissance, c’est des cellules qui ne régnèrent pas. A l’absence de tout traumatisme, ces cellules meurent en fonction de l’âge. Elles ne vont plus revivre. Lorsqu’il y a un traumatisme, ce traumatisme peut entraîner la mort des cellules. Donc, si à l’état normal déjà les cellules meurent sans être remplacées, lorsqu’il y a un traumatisme, le nombre de cellules qui vont mourir va être très élevé et il va y avoir des cellules qui sont endommagées qui continueront à exister là.

Guineematin.com : quels conseils avez-vous à donner aux personnes qui utilisent les écouteurs ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : aujourd’hui, il y a beaucoup de jeunes qui viennent ici se plaindre de bourdonnements d’oreilles et qui utilisent abusivement les écouteurs. Mais, il faut savoir également que plus l’exposition est longue, plus le danger est élevé ; c’est-à-dire, si dans la journée, l’intéressé utilise des écouteurs avec des intensités fortes pendant toute la journée, les conséquences ne seront pas identiques à celles de celui qui utilise les écouteurs seulement le matin ou le soir. Il existe deux types de traumatismes. Il y a le traumatisme sonore aiguë, lorsque vous écoutez le son avec une intensité très forte même si c’est une seule fois, ça peut entrainer un danger, même si c’est en une seconde. II y a aussi une exposition longue pendant des mois ou années avec une intensité très faible, mais quand même qui est là, qui traumatise de manière continue. C’est qu’il faut aussi savoir, ce n’est pas seulement les écouteurs qui entrainent le traumatisme sonore, même dans les boites de nuit, quelqu’un qui fréquente les boites de nuit peut avoir des traumatismes sonores. Quelqu’un qui utilise une imprimante pour travailler peut avoir des traumatismes sonores. Celui qui travaille avec un tracteur ou qui travaille à côté d’un groupe électrogène peut avoir des traumatismes sonores tout comme les sirènes. Lorsque vous allez dans une mosquée ou dans une église, vous restez à côté du haut parleur, cônes ou des baffles, vous pouvez avoir des traumatismes sonores.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Lancement de l’ANAFIC à Dalaba : le gouverneur de Labé boycotte une initiative du gouvernement

16 juin 2019 à 16 04 56 06566

Le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a refusé catégoriquement de mobiliser ses préfets, sous-préfets et maires pour la rencontre de lancement de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), organisée ce dimanche, 16 juin 2019, par les ministres et hauts cadres de l’Etat ressortissants de la Moyenne Guinée sur instruction du président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Toutes les autorités régionales, préfectorales et communales des Régions Administratives (RA) de Mamou et Labé étaient conviées ce dimanche, 16 juin 2019, à Dalaba pour plancher sur les problèmes de développement de la Moyenne Guinée en liens avec les fonds de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

Cette rencontre qui était placée sous la présidence des ministres et autres hauts cadres de l’Etat ressortissants de la Moyenne Guinée devait également peaufiner des stratégies appropriées pour faire comprendre à la population de cette région, une partie du territoire national entièrement contrôlée par l’opposition politique, l’intérêt qu’elle peut tirer de l’adoption d’une nouvelle constitution en République de Guinée.

C’est dans ce cadre que les ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Sanoussy Gbantama Sow, Moustapha Mamy Diaby, Mouctar Diallo, Thierno Ousmane Diallo qui présidait la séance, Boubacar Barry, Mamadou Taran Diallo et plusieurs autres hauts commis de l’Etat ressortissants de la région et les responsables de l’ANAFIC ont rallié la ville de Dalaba où ils ont été accueillis par le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo entouré de tous ses préfets, sous-préfets et maires des communes rurales et urbaines avec 100% de présence.

Le contrôle des présences a montré que pour la Région Administrative (RA) de Labé, il n’y avait que le gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané arrivé sur les lieux en tenue civile et sans chauffeur ni garde-corps. Celui qui se fait passer aujourd’hui comme étant le « Super Man » du président Alpha Condé n’était accompagné que de la journaliste Djéïnabou Bah, envoyée spéciale de la radio privée BTA FM de Labé.

Cette absence inexpliquée et inexplicable de la Région Administrative à la rencontre stratégique gouvernementale de Dalaba a provoqué une déception généralisée chez tous les ministres ressortissants de la Moyenne Guinée. Et les participants ont tenu à ce qu’on mentionne dans le rapport de mission que la Région Administrative (RA) de Labé n’était représentée que par son super gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, bénéficiant de la protection absolue du chef de l’Etat.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Elhadj Mandjaye Magassouba en colère contre l’imam qui prie en N’ko : « on doit le mettre en prison »

16 juin 2019 à 13 01 41 06416
Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré
Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré

Le comportement de Nanfo Diaby, l’imam et enseignant de la langue N’ko (maninka) qui conduit la prière dans cette langue à Kankan continue de susciter des réactions à travers le pays, notamment chez les leaders religieux musulmans. Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba, 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé et président de la fondation Ahmed Sékou Touré, a contacté Guineematin.com pour se prononcer sur le sujet. Il dénonce un blasphème dangereux et impardonnable, et appelle les autorités à arrêter et emprisonner Ismaël Nanfo Diaby avant qu’il ne soit trop tard.

Décryptage !

Guineematin.com : bonjour Elhadj, vous avez souhaité réagir à la décision de l’imam, Ismaël Nanfo Diaby, de conduire la prière en langue N’ko. Quelle est votre position sur la question ?

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : je vais dire à mes frères et sœurs en islam que le professeur de N’ko appelé Nanfo Ismaël Diaby a fait un blasphème impardonnable en faisant une mauvaise interprétation du coran. Pour justifier son acte, il dit avoir vu dans le coran, précisément dans la Sourate Ibrahim, que Dieu a dit qu’il a demandé à chaque prophète de prêcher dans sa langue pour que son peuple puisse comprendre son message. Mais, est-ce que Nanfo Diaby est un prophète pour qu’il puisse se servir de ce verset pour prier dans sa langue ? Je dis non. Nanfo Diaby n’est pas un prophète, et il ne peut pas donc prendre ce verset pour argument afin de justifier son acte.

Donc, s’il se permet aujourd’hui d’aller faire prier nos frères et sœurs en langue maninka, c’est très grave. En le faisant, il ne fait ni honneur à la langue maninka, ni honneur à la religion musulmane. Ce qu’il a fait est un blasphème, la religion musulmane est contre cela. Aujourd’hui, je me pose des questions sur la santé mentale de Nanfo Diaby. Il mérite d’être interné dans un centre psychiatrique pour qu’on vérifie s’il n’est pas un déficient mental. Parce qu’un homme normal ne peut se permettre un tel acte.

Dieu a dit que les musulmans doivent se référer au prophète dans tout ce qu’ils font, parce que lui le prophète (Paix et Salut sur lui) ne faisait rien sans se référer aux enseignements qu’il a reçus de Dieu, le Tout Puissant. Alors, si le musulman doit se référer au prophète (Paix et Salut sur lui), ce dernier a fait toute sa prière dans la langue arabe, il a passé toute sa vie à prier dans la langue arabe.

Un prédicateur peut, dans ses prêches, traduire la signification des versets coraniques dans sa langue pour faciliter la compréhension des enseignements du coran aux fidèles musulmans, mais jamais il ne doit officier la prière dans une langue autre que l’arabe parce que c’est dans cette langue que le coran est écrit. Il n’y a pas un prédicateur sur cette terre qui aime la langue maninka plus que Mohamed Chérif Haïdara. Ce dernier fait ses prêches en langue maninka, mais jamais il n’a fait la prière en langue maninka. En priant, Mohamed Chérif Haïdara lit la Fatiha en langue arabe, il prie en langue arabe.

Moi qui vous parle, je suis juriste islamologue, mais jamais je n’ai vu ou entendu qu’on pouvait faire la prière dans une langue qui n’est pas l’arabe. Ça, c’est formellement interdit par la religion. Aucune prière faite dans une autre langue ne peut être exaucée ; c’est d’une extrême dangerosité. Je le répète, le professeur Nanfo Diaby doit être atteint d’une maladie mentale. Un homme normal ne peut se permettre de faire ce qu’il a fait à Kankan. Je souhaite qu’on l’amène en prison ou dans un centre psychiatrique. On doit le mettre en prison.

Guineematin.com : pour vous, cette action de Nanfo Diaby ne saurait être délibérée, c’est soit il est frappé de déficience mentale ou alors il a d’autres intentions inavouées ?

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : je tire deux hypothèses de cette attitude du professeur Nanfo. Premièrement, peut-être que ce sont les ennemies de l’islam qui lui ont versé de l’argent afin de salir l’islam, afin de fouler aux pieds les principes de l’islam. La deuxième hypothèse est qu’il est probablement atteint de démence, sans que les gens ne le sachent. Ismaël Nanfo Diaby que vous voyez, c’est quelqu’un qui avait fait la prison auparavant, peut-être c’est ce qui le suit jusque-là. Moi, je m’appelle Fodé Mandjaye Magassouba, je suis un pur malinké, je ne voudrais pas qu’il salisse notre langue et je ne souhaite pas qu’il salisse la religion musulmane.

Ce que je souhaite, c’est que tous les musulmans ne se lèvent pour organiser une marche contre lui. Je souhaite que les gens manifestent pour exiger qu’on emprisonne Ismaël Nanfo Diaby jusqu’à ce qu’on sache quel est son état de santé parce que peut-être qu’il est malade, il est fou. Il n’y a aucun verset coranique, il n’y a aucun hadith qui indique qu’on peut prier en langue maninka, absolument aucun. Sinon en Guinée, presque toutes les ethnies peuvent écrire et lire dans leur langue. Il y a aussi les langues étrangères : le français, l’anglais, etc. mais vous ne verrez personne au monde qui prie dans sa langue.

Le prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui) a dit que quiconque fait au nom de l’islam une chose qui n’est pas autorisée par cette religion, il sera châtié à l’au-delà. Pourtant, ce n’est pas la première fois que Nanfo Diaby fait des actions pareilles. Les musulmans ne doivent pas rester sans rien faire. Si nous musulmans, nous ne faisons rien contre Nanfo Diaby, il risque de créer des problèmes en Guinée. En islam, si tu n’es pas dedans, tu dois quitter, les musulmans ne doivent pas rester en simples spectateurs. Si les musulmans restent muets face à cette grave erreur, Nanfo risque de diviser les religieux, il risque de créer un problème dont l’issue sera incertaine dans la religion.

Dieu a dit dans son coran que quiconque interprète mal le coran sera un perdant dans la vie d’ici-bas et à l’au-delà. Donc, chers musulmans, le temps est venu pour que vous vous leviez pour réclamer l’arrestation de Ismaël Nanfo Diaby jusqu’à ce qu’on connaisse son état de santé mentale. Les gens doivent aussi enquêter sur les sources de revenu du professeur Ismaël Nanfo. Il se peut qu’il y ait des gens tapis dans l’ombre, mal intentionnés qui financent Ismaël Nanfo pour qu’il agisse de la sorte.

Il se peut même que ça soit des djihadistes qui soient derrière cet homme. Ils vont attendre que ça dégénère pour agir. Donc, les autorités religieuses doivent prendre toutes les précautions. Aujourd’hui, il a été interdit de conduire la prière dans les mosquées, mais vous voyez qu’il continue de prier chez lui, en langue maninka, et il se fait filmer. Des gens proches à lui peuvent le suivre et faire de même. Il est temps que les autorités religieuses prennent toutes les dispositions pour l’arrêter.

Guineematin.com : à vous entendre on a l’impression que vous avez des craintes face à cette situation.

Elhadj Fodé Mandjaye Magassouba : bien-sûr que j’ai peur. Pourquoi j’ai peur ? J’ai peur non pas pour ma personne physique, mais j’ai peur pour la stabilité du pays. Je crains que des djihadistes ne soient derrière Nanfo, j’ai peur que ça ne soit des gens qui financent Nanfo pour créer ces problèmes dans notre religion. Vous savez, les djihadistes profitent toujours d’une circonstance, ils profitent d’une situation pour faire leurs forfaitures.

L’autre inquiétude qui m’anime, c’est que je ne souhaite pas que Ismaël Nanfo Diaby profite de cette situation pour diviser les musulmans. Aussi, j’ai peur parce que Ismaël Nanfo qui est un leader d’opinion, des gens peuvent l’imiter sans savoir que ce qu’il fait est mauvais. Donc c’est le temps de le maîtriser et le mettre en prison pour ne pas qu’il ait d’autres adeptes.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Difficultés des non-voyants lors des examens nationaux : Georges Niang tire la sonnette d’alarme

16 juin 2019 à 13 01 24 06246
Georges Sagna Niang, président de l'association des aveugles et malvoyants
Georges Sagna Niang, président de l’association des aveugles et malvoyants

A quelques semaines des examens nationaux session 2019, l’heure est aux préparatifs tant au niveau des responsables éducatifs que des candidats. Parmi les candidats, figurent des élèves particuliers : des aveugles et malvoyants, au nombre de 10, tous niveaux confondus. Ce qui constitue une particularité pour l’union guinéenne des aveugles et malvoyants.

Georges Sagna Niang, le président de cette association, est revenu sur les préparatifs des examens pour ces candidats, au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, interpellant les autorités sur certaines difficultés que rencontrent les aveugles lors de ces échéances.

Décryptage !

Guineematin.com : bonjour monsieur Niang, 10 candidats aveugles et malvoyants prendront part aux examens nationaux de cette année. C’est une première dans notre pays. Qu’est-ce que cela représente pour votre organisation ?

Georges Sagna Niang : effectivement, la particularité de ces examens, c’est la présence de 10 candidats déficients visuels. Cette année, nous avons, au niveau de l’école primaire Sogué de la cité de solidarité, 4 candidats déficients visuels qui doivent passer l’examen d’entrée en 7ème année ; au niveau du BEPC, nous avons 3 candidats dont 2 filles ; et au niveau du Baccalauréat, nous avons 3 candidats dont 2 garçons.

Guineematin.com : ces candidats déficients visuels ne sont pas comme les candidats normaux, comment se passent aujourd’hui leurs préparatifs ?

Georges Sagna Niang, président de l'association des aveugles et malvoyants

Georges Sagna Niang : au niveau d’abord de l’examen d’entrée en 7ème année, à l’école primaire du centre Sogué, les préparatifs vont bon train, toutes les dispositions sont prises à leur niveau pour leurs candidats. Et au niveau du secondaire, c’est un système qu’on appelle système d’intégration, ça ce n’est pas une école des déficients visuels mais des écoles privées qui acceptent de recevoir les déficients visuels au sein de leurs établissements pour suivre les cours avec les élèves normaux. Et à ce niveau, les écoles, en général, qui ont des candidats au Brevet et au Bac ont déjà fini avec leurs programmes.

Le problème est au niveau des services des examens des différentes communes. L’année passée, nous n’avions pas eu des candidats au BEPC et au Bac, seulement à l’examen d’entrée en 7ème année où on avait des candidats. Les autres années où nous avons eu des candidats, nous avons toujours eu des difficultés pendant les examens. Cette fois-ci, c’est pour cela je préfère tirer la sonnette d’alarme à temps pour que des dispositions soient prises au niveau du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Peut-être que monsieur le ministre n’est pas au courant de ce programme et que la Guinée doit réellement se frotter les mains, être fière de présenter des candidats déficients visuels. Au moment où la sous-région présente des centaines de candidats déficients visuels, nous nous sommes à 10 encore. Ça veut dire le taux est très minime, mais c’est déjà un pas.

Guineematin.com : vous parlez de difficultés auxquelles les déficients visuels font face pendant les examens nationaux. De quoi s’agit-il au juste ?

Georges Sagna Niang : d’abord, ces déficients visuels composent avec les mêmes sujets que les autres enfants normaux sur toute l’étendue du territoire national, il n’y a pas de sujets particuliers pour ces enfants. Seulement, la particularité, c’est la spécificité de l’écriture braille. Ce n’est pas donné à tout le monde de déchiffrer nos écritures, nous avons des spécialistes en la matière. Quand il s’agit du BEPC, nous essayons de les regrouper dans une même commune pour pouvoir faciliter le suivi et leur évaluation, parce qu’il faudrait un surveillant spécialisé en braille qui vienne dicter le sujet noir blanc pour l’aveugle, qui prend en braille. Et l’aveugle en question lui aussi, il essaye de traiter son sujet en braille.

Ensuite, les épreuves de ces candidats déficients visuels et les épreuves des candidats voyants ne peuvent pas être emballées dans les mêmes copies. Les copies en braille doivent être emballées dans des enveloppes kaki sur lesquelles on écrit « pour aveugles » ; là, il y a une différence. Sinon, à la correction, il y en a qui peuvent rencontrer ces copies braille, qui ne connaissent pas et qui les prennent carrément pour jeter à la poubelle. C’est pour cela que nous prenons des dispositions pendant la correction pour qu’il y ait une commission braille, composée de spécialistes en la matière, pour corriger les copies des candidats aveugles et malvoyants.

Aussi, le gouvernement, l’Etat prend en charge les cahiers de brouillon pour les personnes voyantes mais pas pour les aveugles. Les aveugles utilisent les papiers bristol à la place du braille, et même ça, nous ne sommes pas subventionnés par le département. Les enveloppes kaki dans lesquelles on emballe les épreuves des malvoyants sont souvent payées par moi. Pendant les examens, personnellement, à titre volontaire, je fais le tour de tous les centres où il y a des candidats déficients visuels pour m’enquérir de leurs réalités, pour ne pas que leurs copies se perdent, pour leur dire comment gérer ces enfants. Parce que souvent, après l’épreuve, il faut donner un petit temps de 5 minutes à l’aveugle pour qu’il puisse ranger ses copies en braille et qu’il les mette en ordre. Tout ça, il faudrait le dire aux gens qui ne le savent pas.

Guineematin.com : est-ce que vous avez cherché à avoir des discussions avec les responsables éducatifs pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes à temps ?

Georges Sagna Niang : c’est pour cela je lance un appel à monsieur le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour lui dire de prendre ce problème à deux bras. Tous les cadres presque du ministère de l’éducation nationale me connaissent dans cette situation, ce n’est pas aujourd’hui que nous présentons des candidats déficients visuels. Depuis plus d’une décennie, nous présentons des candidats déficients visuels. Il y en a qui ont terminé et qui sont cadres de l’Etat, d’autres sont partis à l’étranger, il y a même des journalistes aussi.

Mais chaque année, il faudrait que le même problème revienne sur la table par la négligence de certains cadres de l’éducation par apport aux examens des personnes déficientes visuelles. Seulement la direction communale de Dixinn qui se met entièrement à notre disposition et qui nous aide dans le regroupement de nos candidats à Dixinn. Les autres communes, je m’en plains et je continuerai à m’en plaindre aussi.

Guineematin.com : donc aujourd’hui votre souhait, c’est d’être entendu par le ministre en personne ?

Georges Sagna Niang : oui, par ce que dès le départ, j’ai informé tous les cadres qu’on connait de l’éducation pour ne pas que les mêmes problèmes se répètent encore cette année. Et chacun m’a demandé de l’appeler à l’approche des examens, pour qu’il essaye de gérer le problème. Mais aujourd’hui, les téléphones restent fermés, les messages vocaux ne sont pas écoutés, c’est un regret quand même parce que je ne le fais pas pour moi, mais pour la nation. Les cadres ne répondent plus à mes appels, c’est lorsqu’il y aura des problèmes le jour de l’examen que chacun va dire tu m’as pas appelé. Parce que parfois, c’est pendant l’examen que les difficultés surviennent.

Les candidats non-voyants sont toujours installés en retard dans les centres : ils viennent, on dit bon on ne savait même pas qu’il y a des candidats malvoyants. Il me faut souvent passer au moins 10 coups de téléphones, déranger toute l’éducation pour que ces candidats soient installés. Ce n’est pas normal, c’est leur droit aussi. C’est le temps pour moi aussi de tirer le chapeau au ministère de l’enseignement supérieur qui ne ménage aucun effort après le baccalauréat pour l’orientation de ces enfants déficients visuels dans les institutions d’enseignement supérieur, selon nos demandes. Ça, le ministre Yéro est à féliciter. Mais, il faudrait que le pré-universitaire aussi s’active pour faciliter la tâche aux candidats déficients et leur permettre de passer leurs examens dans les meilleures conditions.

Interview réalisée par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Mois de l’enfant en Guinée : l’abandon du mariage d’enfants au centre de l’événement

16 juin 2019 à 13 01 07 06076
Alpha Camara, directeur national adjoint de l'enfance
Alpha Camara, directeur national adjoint de l’enfance

Les festivités commémoratives du mois de l’enfant se tiendront le 19 juin 2019 en Guinée. Cette année, c’est la commune rurale de Koba, dans la préfecture de Boffa, qui a été choisie pour abriter la cérémonie. Selon Alpha Camara, directeur national adjoint de l’enfance, il sera question notamment de faire des plaidoyers en faveur de l’abandon du mariage d’enfants. Il a confié l’information à Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Célébré depuis 1992 en Guinée, le mois de juin qui est également le mois de l’enfant, est une occasion pour le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance de mener des activités et des plaidoyers en faveur de l’enfant guinéen. Cette année, l’événement est placé sous le thème : « Bâtissons des communes promotrices de l’abandon du mariage d’enfants ». Et, il se tiendra dans la commune rurale de Koba (Boffa), selon le directeur national adjoint de l’enfance.

« Koba fait partie des 40 communes de convergence. Vous n’êtes pas savoir qu’aujourd’hui, l’une des nouvelles approches dans le cadre du développement de nos collectivités est basée sur ça. À ce niveau qu’est-ce qu’on va faire ? Il ne s’agit pas de partir parce que c’est Koba. Il s’agira pour nous spécifiquement de faire un plaidoyer et la sensibilisation à tous les niveaux pour la prise en compte de la problématique des enfants, la protection des enfants et surtout la prise en compte de leurs besoins. Au niveau de nos collectivités, c’est maintenant qu’on y pense. Sinon avant, toutes les actions menées n’ont jamais eu à prendre en compte les besoins des enfants.

Et nous, tirant les leçons de ce passé, nous avons estimé qu’il est l’heure de penser à la prise en compte des besoins des enfants. Et comme les activités susceptibles d’être mises en œuvre au niveau des collectivités passent forcément à travers les PDL ( Plan de Développement Local) et les PAI ( Plan Annuel d’Investissement), il faut cette sensibilisation de ces collectivités, les communautés, les élus, les prestataires de services et les leaders d’opinion pour la prise en compte du besoin des enfants dans les PDL et les PAI », a dit Alpha Camara.

Alpha Camara, directeur national adjoint de l'enfance

Il précise toutefois, que la commune rurale de Koba n’est pas la seule ciblée, mais toutes les autres communes de convergence. « Nous avons également en vue, des ateliers régionaux d’appropriation des 10 aspirations des enfants, et cette organisation concerne les quarante communes de convergence, ce n’est pas seulement que Koba. On le fera en étroite collaboration avec le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation qui assure la tutelle de ces collectivités », annonce-t-il.

Selon ce responsable du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, la particularité de la célébration de cette année sera « la mise en place des conseils consultatifs des enfants au niveau communautaire. Ces conseils vont réaliser les plaidoyers et des sensibilisations pour qu’aujourd’hui les collectivités prennent en compte le besoin des enfants dans les PDL et les PAI ».

En ce qui concerne l’environnement dans lequel vivent les enfants de Guinée, Alpha Camara indique qu’il n’est pas encore sain et pointe du doigt la non-application de la loi. « Nous avons voté assez de lois mais il faut avoir les moyens pour appliquer ces lois. Le respect des droits des enfants fait partie des préoccupations du gouvernement. C’est petit à petit qu’on construit, nous ne pouvons pas dire à 100% que tout ce que nous disons est tout à fait rose.

Nous avons des insuffisances. C’est vrai qu’il y a des lois qui sont votées mais il reste aussi l’application de ces lois. Il faut créer des structures qui peuvent encore mieux aider les structures existantes à mieux cerner cette problématique. Nous sommes en train de créer vraiment les conditions pour améliorer l’épanouissement des enfants. Mais on n’est pas encore arrivé à 100% », reconnait-il.

Le directeur national adjoint de l’enfance en profite pour adresser un message aux enfants de Guinée. « Mon appel est que les enfants considèrent qu’ils ne sont pas oubliés. Ils sont les futurs cadres de cette nation et tout ce que leurs aînés font c’est pour leur assurer un épanouissement pour qu’ils puissent se développer dans un environnement sain. Pour cela, ils doivent également pouvoir participer. C’est pourquoi à Koba, la célébration qui va se passer, à l’instar des premières, les enfants vont participer pleinement à travers des sketchs et autres », a fait savoir monsieur Camara.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Page noire : Fabert Djanka Kamano n’est plus !

16 juin 2019 à 12 12 55 06556

Les familles Kamano, Yaradouno, Millimouno, Tolno, Sandouno, Leno, Yombouno, Lelano, Feindouno, Teinguiano ont le profond regret de vous annoncer le décès de leur père, oncle, cousin, neveu, feu Fabert Djanka Kamano, plombier à l’hôpital nationale Donka. Ce décès est survenu dans la soirée du vendredi dernier, 14 juin 2019, à la suite d’une longue maladie.

L’enterrement est prévu demain, lundi 17 juin 2019, à son domicile, au Kilomètre 36, à Sanoyah Mangué Bougni.

Prions pour le repos de son âme !

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : les organisateurs saluent un bilan satisfaisant

16 juin 2019 à 12 12 46 06466
Dr Colle Chantal et Mme Nouhou Safiatou Alzouma

La directrice de l’unité indépendante de mise en œuvre de l’AREI (l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables) et le point focal de l’AREI pour l’Afrique de l’Ouest ont coanimé un point de presse dans la soirée d’hier samedi, 15 juin 2019 à Conakry. L’objectif était de faire le point du forum sur les énergies renouvelables en Afrique, tenu du 11 au 14 juin dernier dans la capitale guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Colle Chantal, point focal AREI pour l’Afrique de l’Ouest,
Dr Chantal Colle, point focal AREI pour l’Afrique de l’Ouest,

Dans son intervention, Dr Colle Chantal, point focal AREI pour l’Afrique de l’Ouest, a d’abord exprimé sa joie par rapport à la mobilisation qui a caractérisé ce forum des énergies renouvelables en Afrique, tenu ici à Conakry. Selon elle, l’objectif de ce forum qui a réuni plus de 260 étrangers, sans compter les nationaux, « est de montrer qu’il y a une vraie dynamique qui s’est inscrite et qu’il faut maintenant la présenter de façon concrète au-delà de l’initiative, mais également pour le secteur privé et également pour les populations. Parce qu’il est important qu’elles (les populations) comprennent en quoi les énergies renouvelables, c’est important et c’est l’avenir.

Durant ce forum régional sur les énergies renouvelables, il s’est tenu un certain nombre de choses. Et l’année prochaine, il se tiendra plus de choses. Parce que nous nous inscrirons dans une dynamique plus intensive avec le secteur privé encore. La première chose qui s’est tenue et que vous avez suivi, c’est le conseil d’administration extraordinaire de l’AREI pour l’adoption de projets. Vous avez constaté qu’était présent le président Idriss Déby (président du Tchad et vice-coordinateur de l’AREI, ndlr) …

La seconde partie du forum, hormis le lancement, ça a été le volet consacré au secteur privé. Vous avez vu que le 12 juin, il y a eu toute une journée consacrée au secteur privé sur le contient et qui était animée par l’Union européenne parce qu’un nouvel outil de financement a été mis par l’Union européenne, pour permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle dans les énergies renouvelables. Les journées du 13 et 14 ont été des journées de formation qui ont été initiées par l’IDU», a-t-elle notamment souligné.

Chantal Colle précise que le conseil d’administration extraordinaire avait un seul objectif cette fois-ci. « C’était l’adoption des projets. Pour atteindre les objectifs 2030, il faut déjà atteindre les objectifs 2020 ; les objectifs 2020, c’est 10 gigawatts et une enveloppe financière de 10 milliards de dollars qui a été mise en place lors de la COP 21. Il vous souviendra qu’en 2017, à Conakry, il y avait un certain nombre de projets qui ont été adoptés : 19, puis 5 à New York, ce qui nous a fait 24. Et depuis 2017, il ne s’était rien passé.

En revanche, bilatéralement bien-entendu, les pays ont continué à jouer leur rôle et à défendre les énergies renouvelables dans leurs pays respectifs. D’où notre rôle de comité technique, de montrer cela à tous, de montrer le travail qui a été fait et le fait que nous sommes en train d’arriver à ces perspectives de gigawatts pour pouvoir travailler sur les levées de fonds de 3030 pour les 300 gigawatts. Donc, lors du conseil d’administration, 104 projets ont été adoptés, 3 milliards d’euros et 2.7 gigawatts ont été adoptés à Conakry, le 11 juin. Et, aujourd’hui, 8 milliards des 10 milliards ont été utilisés pour le continent », a-t-elle révélé.

Nouhou Safiatou Alzouma, directrice de l’Unité Indépendante de mise en œuvre de l’AREI,
Nouhou Safiatou Alzouma, Directrice de l’Unité Indépendante de mise en œuvre de l’AREI

De son côté, Nouhou Safiatou Alzouma, directrice de l’Unité Indépendante de mise en œuvre de l’AREI, a indiqué que « l’AREI est une initiative qui a été portée par nos Chefs d’Etat, donc au plus haut niveau d’engagement politique sur le continent. Donc, l’objectif de l’AREI, c’est d’aider l’Afrique à exploiter son énorme potentiel en énergie renouvelable en vue d’améliorer les conditions de vie de tous les africains et aussi à amorcer notre transition vers un développement sobre en carbone.

Nous savons que le contient a assez de potentiels en énergie renouvelable : solaire, éolien, hydraulique, biomasse ; ce potentiel n’est pas malheureusement exploité pour plusieurs raisons. Donc, l’objectif de l’AREI, c’est d’essayer d’équiper nos pays, nos régions, à mettre en place les écosystèmes favorables pour attirer les investissements et aussi faciliter le financement des projets directs qui sont éligibles aux critères de l’AREI », a-t-elle fait observer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Commémoration de la visitation : les femmes catholiques de Guinée en fête à Conakry

16 juin 2019 à 12 12 22 06226

Organisée par l’union nationale des organisations féminines catholiques de Guinée, la célébration de la fête commémorative de la ‘’Visitation’’ a été officiellement lancée hier, samedi 16 Juin 2019, à Conakry. C’est l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Coulibaly, qui a présidé la cérémonie de lancement de cette célébration à la paroisse catholique ‘’Saint Michel’’ de Coléah, en présence de plus d’un millier de femmes catholiques venues de tous les diocèses de Guinée, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était à Coléah.

Célébrer la fête de la visitation, c’est se rappeler ce jour où Marie, enceinte de son fils, Jésus, est allée rendre visite à sa cousine Elisabeth qui était également enceinte. « Dès qu’elle (Marie) s’est présentée à la porte et a salué sa cousine (Elisabeth), l’enfant que cette dernière portait dans son ventre a tressailli. Alors, Elisabeth a dit que Marie est bénie parmi toutes les femmes ; et que le fruit de ses entrailles (Jésus) est aussi béni. Elisabeth a senti que c’est le seigneur qui est venu à sa rencontre », apprend-on des saintes écritures.

Ainsi, pour commémorer cette rencontre entre cousines qui date d’avant la naissance de Jésus christ, les femmes catholiques de Guinée organisent et célèbrent chaque année (depuis une quinzaine d’années maintenant) la fête de la visitation. Pour cette année, la visitation est célébrée sous le thème : « Que tous soient un ». Et, ce sont les Elisabeths de Conakry (les femmes catholiques de Conakry) qui ont reçu leurs cousines Maries (les autres femmes catholiques) venues de tous les coins de la Guinée.

La rencontre entre cousines de Conakry et du reste de la Guinée a eu lieu vendredi à la paroisse ‘’Saint Michel’’ de Coléah. Ceci, après une marche qui s’est déroulée de l’ENAP jusqu’à l’enceinte de ‘’Saint Michel’’ où des chants de joie ont été entonnés et des bénédictions ont été formulées. Cette rencontre a été suivie la nuit par une veillée de prière pour rendre grâce au seigneur.

Cependant, c’est ce samedi que le lancement officiel de la célébration de cette fête commémorative a eu lieu, en présence de l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Coulibaly, qui a présidé cette cérémonie, ponctuée de chants de joie, de prières et de remise de cadeaux.

Dans son allocution de circonstances, l’Archevêque de Conakry a invité les femmes catholiques de Guinée à « vivre dans une communion profonde », avant de les exhorter à travailler ensemble comme Marie et Elisabeth ; et toujours réciter le chapelet.

Monseigneur Vincent Coulibaly

« En récitant tous les jours le chapelet, vous continuez la fête de la visitation et vous faites une chaine de prière qui fait le tour de notre famille et de notre pays. Et, cette chaine, soutenue par Marie, portera des fruits abondants pour notre Eglise et notre pays… Récitez le chapelet tous les jours pour demander, par l’intercession de Marie, cette grâce de la communion profonde entre vous… Nous recevons des grâces nombreuses et variées qui passent par Marie qui est toujours au milieu des disciples de son fils. Marie, notre mère, présente chaque jour nos soucis, nos engouasses, nos projets et nos espérances à Jésus… C’est pourquoi, vous devez réciter chaque jour la prière de votre association : fais de moi un instrument de la paix. Si nous le faisons, nous méritons de nous réunir et célébrer chaque année la fête de la visitation. Mais, si nous ne le faisons pas, c’est du théâtre. Et, le théâtre, c’est pour les hommes et non pour Dieu », a dit Monseigneur Vincent Coulibaly.

Actuellement, la Guinée est à la croisée des chemins, avec des remous sociopolitiques de plus en plus récurrents. Et, « que tous soient un » est une manière pour les organisatrices de la visitation de promouvoir l’unité entre les chrétiens (surtout les femmes), tout en invitant l’ensemble des citoyens guinéens à se donner les mains pour faire de leur diversité ethnique, linguistique et religieuse une diversité constructive. Mais, pour Etienne Sylima Camara, Curé de la Paroisse Saint Michel de Coléah, il ne faudrait pas se limiter simplement aux discours.

Etienne Sylima Camara, Curé de la Paroisse Saint Michel de Coléah,
Etienne Sylima Camara

« Je crois qu’on fait beaucoup de théories sur l’unité ; mais, je me demande si on se préoccupe concrètement de l’unité. Est-ce que c’est vraiment un souci pour nous ? Parce qu’il ne suffit pas simplement d’écouter les enseignements, sans se soucier de ce qu’on dit, de ce qu’on fait. Je crois qu’on est maintenant à la phase où on doit agir. Et, Dieu sait qu’il y a du boulot pour l’unité de notre Eglise, notre nation et du monde entier. Car, aujourd’hui, nous sommes plus hypocrites dans la réalité. Nous rions les uns avec les autres ; mais, dans les faits, nos cœurs sont loin de nos paroles… Qu’ils soient un pour que le monde croit que tu m’as envoyé. Ça voudrait dire quoi ? Si on n’est pas uni, Jésus est un menteur. Donc, vous comprenez pourquoi on doit être uni. Alors, moi, je dirais que ce thème n’est pas pour une année ; c’est le thème de chacun de nous dans sa vie chrétienne. Que tous soient un, comme toi père tu es en moi et moi en toi. Par cette prière, Jésus nous invite à trois choses. D’abord, il nous invite à l’unité parce la dispersion provoque l’affaiblissement. Ensuite, quand nous sommes unis, nous construisons le corps du Christ. Et, si on n’est pas uni, on divise Jésus. Et, Saint Paul nous a clairement dit que Jésus n’est pas divisé. Enfin, Si nous sommes unis, nous reflétons sur la terre le Dieu-père, fils et esprit saint. Donc, l’unité est une obligation pour nous et non une recommandation », a expliqué le père Curé Etienne Sylima Camara, dans son exposé lors de la conférence qui a suivi le discours de l’Archevêque de Conakry.

directrice nationale des affaires chrétiennes, madame Hélène Bouré,
Mme Hélène Bouré

Présente à cette fête commémorative, la directrice nationale des affaires chrétiennes, madame Hélène Bouré, a remercié les femmes catholiques qui ont organisé et célébré la visitation. « Elles m’ont donné l’honneur d’assister à cette conférence dans laquelle elles nous interpellent à l’union, à la paix et à l’unité en un mot. Alors, j’encourage toutes les femmes à cultiver l’unité et la paix dans les milieux où elles vivent. Car, là où la femme se lève, c’est la nation qui est débout », a indiqué madame Hélène Bouré.

présidente nationale des femmes catholique de Guinée, Juliette Titi Kamano,
Mme Juliette Titi Kamano

Pour sa part, la présidente nationale des femmes catholique de Guinée, Juliette Titi Kamano, s’est réjouie de la réussite de la mobilisation. « Le sentiment que j’ai pour cette cérémonie est immense. C’est un sentiment de joie et de satisfaction réelle. Parce que nous avons réussi à réunir toutes les femmes catholiques de Guinée ensemble pour dire oui à la paix. Déjà, notre devise qui est prière, unité, service est la solution à tout pour avoir la paix dans notre pays. Il faut prier. Parce qu’une personne qui n’a pas la crainte de Dieu est une personne qui va faire du mal. Et, puisque nous, les femmes, nous sommes les premières victimes des violences et nous sommes les premières bénéficiaires de la paix, nous nous unissons pour dire oui autour d’un thème que tous soient un… Nous (les femmes catholiques) demandons à tous les Guinéens, qu’ils soient politiciens de la mouvance ou de l’opposition, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, qu’on soit un. Parce que nous devons être ensemble pour aller de l’avant », a dit Juliette Titi Kamano.

A noter que la célébration de la fête de la visitation à Conakry durera trois jours et plus de 15 000 participantes sont attendues.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : Sant ‘Egidio et le programme Bravo célèbrent la 29ème journée de l’Enfant africain

16 juin 2019 à 11 11 09 06096

Les initiatives se multiplient pour ce mois de juin 2019 dans le cadre de la célébration du mois de l’enfant. C’est dans cette dynamique que la communauté Sant ‘Egidio et le Programme BRAVO ont organisé hier, samedi 15 juin 2019, une fête en faveur des enfants au quartier Camayenne, dans la commune de Dixinn. La démarche vise à sensibiliser les tout-petits de Conakry et leurs parents sur les droits des enfants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie visait à célébrer la 29ème journée de l’Enfant africain. Elle s’est tenue au centre DREAM, situé au quartier Camayenne, et a mobilisé plusieurs enfants et leurs parents. Les organisateurs ont mis l’occasion à profit pour exprimer leur engagement à œuvrer en faveur des droits des enfants, notamment pour l’obtention d’un acte de naissance.

Fatoumata Touré, assistante à la coordination du Centre DREM de Sant'Egidio
Fatoumata Touré

« Nous, de Sant ‘Egidio, nous sommes engagés à faire en sorte que tout le monde ait un acte de naissance. Nous voulons que tous les enfants aient un nom reconnu par tous, qu’ils puissent aller à l’école, qu’ils puissent avoir les documents, qu’ils puissent être protégés. Nous célébrons aussi aujourd’hui cette journée parce que le programme Bravo de la communauté Sant ‘Egidio commence à Conakry un programme visant à garantir gratuitement à chaque enfant le certificat de naissance », a dit l’assistante à la coordination du centre DREAM.

coordinatrice du projet Droit au Nom, Gloria Laura MELLANO,
Gloria Laura MELLANO

Coorganisatrice de cette cérémonie, la coordinatrice du projet Droit au Nom, Gloria Laura MELLANO, a profité de cette cérémonie pour parler de ce projet. « Le projet Droit au Nom, c’est un projet de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée. C’est un projet financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement. Ce projet comprendra deux régions : la région de Conakry et la région de Labé. Pour ce qui concerne la région de Conakry, il y aura le centre DREAM de Sant ‘Egidio, qui mènera des activités de sensibilisation auprès de la communauté ; et pour ce qui concerne la région de Labé, il y aura l’ONG LVIA en collaboration avec d’autres cadres qui mèneront des activités dans les 53 communes toujours dans le cadre des sensibilisations auprès des familles ou des communautés », a fait savoir Gloria Laura MELLANO.

Check Oumar Fofana, élève de la 6ème année au Groupe Scolaire le Prince,
Check Oumar Fofana

Dans la foulée, les enfants ont prononcé des discours portant sur les préoccupations de l’heure. Check Oumar Fofana, élève de la 6ème année au Groupe Scolaire le Prince, a expliqué que beaucoup d’enfants souffrent de mauvaises pratiques. « Nous sommes des enfants du monde entier et nous voulons changer le monde. Il ne nous plaît pas comme il est maintenant. Il est plein de belles choses, mais trop de personnes souffrent de la faim, de la guerre, d’une couleur de peau différente, parce que le fort veut écraser le faible. Notre planète est pleine de belles choses, mais elle est de plus en plus envahie par les déchets, l’air est de plus en plus pollué et l’eau est de plus en plus sale », a dénoncé Check Oumar Fofana.

Tounkara M'Balia, élève de la 5ème année au Groupe Scolaire Mariama Diané Plus,
Tounkara M’Balia

Pour sa part, Tounkara M’Balia, élève de la 5ème année au Groupe Scolaire Mariama Diané Plus, dira que les enfants ont besoin de paix pour leur épanouissement. « Nous voulons vivre en paix. Nous n’aimons pas grandir dans un monde en guerre, car la guerre est stupide et même celui qui gagne, souffre et a toujours peur. Et nous voulons dire à tous que c’est plus important de sauver la terre que d’avoir beaucoup d’argent. Et mieux vaut un T-shirt et une paire de chaussures en moins, que les enfants travaillent comme des esclaves dans beaucoup de parties du monde ».

La cérémonie a pris fin la coupure du gâteau préparé pour la circonstance.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : (00224) 622919225 / 666 919225

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Dessins : l’ambassadeur d’Allemagne offre des livres à l’association Bulle d’encre de Guinée

16 juin 2019 à 10 10 37 06376

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Guinée vient d’offrir des livres de bandes dessinées d’auteurs allemands à l’association Bulle d’encre de Guinée (association des dessinateurs de Guinée). La remise officielle de ce don a eu lieu le jeudi dernier, 13 mai 2019, au siège de ladite association à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’occasion d’une visite des locaux de l’association que Son Excellence Mathias Veltin a procédé à la remise de ce don. Un don qui fait suite à une assistance financière et technique que le diplomate allemand, connu pour son amour et son attachement aux bandes dessinées, a apporté au festival Bulle d’encre de Guinée (festival de caricature et de bandes dessinées). Selon lui, cette visite des locaux de l’association Bulle d’encre de Guinée vise en tout premier lieu à toucher du doigt les réalités, les conditions dans les lesquelles ces passionnés de l’art et de la culture travaillent.

Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d'Allemagne en Guinée
Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d’Allemagne en Guinée

« Je suis venu vous rendre visite, mais aussi pour continuer une sorte de coopération. Monsieur Oscar (président de l’association) et les autres membres de l’association savent très bien que je suis moi-même un ami des BD (Bandes Dessinées). Je sais que vous travaillez dans des conditions très dures, mais je vous encourage à développer un secteur des BD qui est reconnu dans la région ici et en Allemagne. On a eu l’occasion de faire venir des collègues de l’Allemagne il y a une année et j’espère qu’on pourra continuer cette collaboration pendant le prochain festival des BD prévu en décembre 2019. Et, j’ai reçu une confirmation de notre institut pour apporter un soutien à ce festival à travers la présence des allemands. Le constat des allemands est qu’il y a quelque chose à découvrir ici. Vous les avez invité pour qu’ils vous apprennent mais en vérité, eux ils ont aussi appris auprès de vous, c’est encourageant. C’est un secteur qui joue un rôle économique important en Allemagne », a dit le l’ambassadeur allemand.

En outre, Mathias Veltin a exprimé son souhait d’échanger régulièrement avec les membres de Bulle d’encre de Guinée. Selon lui, cette association, dont les membres sont pour la plupart des jeunes, pourra si elle est accompagnée, valablement propulser les bandes dessinées en Guinée et au-delà de nos frontières. « Je suis rassuré aussi que la future génération est là pour continuer. Parce que c’est rassurant de savoir que l’initiative ne vient pas que d’une seule personne même si elle est la plus connue. Mais, il y a beaucoup ici qui sont là pour porter haut les BD. Je suis confiant qu’on puisse continuer les échanges entre l’Allemagne et la Guinée en ce qui concerne les BD ».

Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée
Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée

De son côté, Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée, au nom de ses collègues membre de l’association, a remercié le généreux donateur. Il promet une utilisation correcte de ces livres de bandes dessinées. « Merci beaucoup excellence, merci pour ce geste. D’ailleurs, votre visite nous honore. Le fait de quitter l’ambassade et venir chez-nous, dans notre réduit et dans ces conditions, prouve suffisamment que vous êtes une grande personne. Vous avez un grand cœur et ça prouve aussi l’amour que vous avez pour la bande dessinée et les dessinateurs. Ce cadeau que vous nous offrez, sera utilisé à bon escient. Je vous rassure que ces bandes dessinées seront utilisées et seront exposées aussi à la 6ème édition du festival Bulle d’encre qui aura lieu en décembre prochain au centre culturel franco-guinéen », s’est-il engagé.

A noter que les membres de l’association Bulle d’encre de Guinée ont eux aussi offert des cadeaux à Son Excellence Mathias Veltin. Il s’agit de quelques photos caricaturales du diplomate allemand. Des cadeaux qu’il a pris avec une grande joie, teintée d’émotion.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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