Funérailles du défunt maire de Ratoma : communiqué

26 juin 2019 à 23 11 40 06406

Décédé le lundi dernier, 24 juin 2019, Monsieur Souleymane Taran Diallo, ancien maire de Ratoma, rejoindra sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 27 juin, a appris Guineematin.com de la commission d’organisation des funérailles.

Ci-dessous, le programme :

Les funérailles de feu Mr Souleymane Taran Diallo, maire de Ratoma, seront organisées selon le programme ci-après :

PROGRAMME

8H30 : Levée de corps à la Morgue de l’hôpital national Ignace Deen

9H30- 11H30 : Symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre

12h00- 13h30 : Cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma

14h30 : Prière du vendredi à la Mosquée Turque

15H00 : Prière funèbre à la Mosquée Turque de Koloma

15H 30 : inhumation au cimetière de Hamdallaye

La commission invite l’ensemble des citoyens à se mobiliser massivement pour venir rendre un dernier hommage à notre illustre disparu.

Conakry, le 26 juin 2019

La commission d’organisation

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30 employés du Consortium SMB-Winning vont bénéficier d’une formation de 3 mois en Chine

26 juin 2019 à 18 06 32 06326

Communiqué : Avec plus de 9 000 employés, le Consortium SMB-Winning est l’une des principales entreprises de Guinée. Le département des ressources humaines a donc un rôle stratégique au sein de l’organisation afin que le groupe puisse mener à bien sa stratégie d’entreprise en comptant sur l’engagement et les compétences de chacun des employés.

Conscient de la nécessité d’investir dans le capital humain pour la performance du groupe, le Consortium a annoncé le 25 juin avoir sélectionné 30 de ses jeunes employés pour les faire bénéficier d’une formation de trois mois en Chine. Le même jour, une cérémonie sur la base vie de la SMB à Kaboyé était organisée pour fêter leur départ en présence de leurs familles et amis.

« Pour devenir le leader mondial de la bauxite, nous devons avoir le meilleur personnel du monde, explique Mme Oumou Camara, directrice de la formation à la SMB. C’est pourquoi nous attachons une grande importance à la formation de l’ensemble de nos salariés. »

« Ces séjours sont l’occasion de renforcer les liens culturels et les échanges techniques entre la République populaire de Chine et la République de Guinée, déclare M. Wang Shao Sheng, directeur de la mine de la SMB. Mais c’est surtout une formidable opportunité pour chacun de mes jeunes collègues de gagner en compétences pour devenir d’excellents professionnels du secteur minier. »

Selon Abdoulaye Camara, du département HSSE : « Cette équipe multidisciplinaire va bénéficier de formations de qualité, qui va renforcer leur statut sur le marché du travail guinéen. Ce type de formation témoigne de l’intérêt du Consortium d’investir dans le long terme en Guinée ».

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Kidnapping à Conakry : un gendarme et ses coaccusés condamnés à 20 ans de réclusion criminelle

26 juin 2019 à 18 06 24 06246
Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale
Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

Les cinq accusés dans le dossier du kidnapping de l’opérateur économique, Alpha Souleymane Baldé, ont été reconnus coupables et condamnés à de lourdes peines de prison par le tribunal criminel de Dixinn. L’adjudant Sâa David Kamano (en service à l’escadron mobile de la gendarmerie n°4 de Matoto), Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta, Abdoul Mazid Diallo (en fuite) et Mohamed Sidy Diallo (en fuite), ont écopé de 20 ans de réclusion criminelle, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’épilogue dans ce dossier où cinq individus étaient poursuivis pour prise d’otage, séquestration, vol à main armée, association de malfaiteurs et complicité. Au cours de l’audience criminelle du lundi 24 juin 2019, les 5 compagnons d’infortune ont subi la rigueur de la loi.

Selon nos informations, ils ont tous été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans. Pour les frères Abdoul Mazid Diallo et Mohamed Sidy Diallo (tous en fuite), un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.

C’est la fin d’une procédure qui a permis de mettre en lumière les fréquents enlèvements accompagnés de demandes de rançons que connait notre pays ces derniers temps.

Pour ce cas précis, il faut rappeler qu’Alpha Souleymane Baldé, un opérateur économique, proche du magnat Elhadj Ousmane Baldé Sans Loi, avait été enlevé à son domicile par ces cinq individus, dont certains ont reconnu les faits pendant les audiences. Ses ravisseurs avaient réclamé et obtenu la somme de 105 milles dollars, plus 5 millions de francs guinéens, mais également un million cinq cent mille FG pris dans le sac de la victime et 500 mille du tiroir de la chambre de son chantier.

D’ailleurs, ces cinq individus avaient été dépeints à la barre comme des criminels récidivistes. Dans ses réquisitions du 3 juin 2019, le procureur Daouda Diomandé avait fait remarquer ceci au tribunal : « Monsieur le président, je m’en vais vous signaler que les accusés sont des habitués des faits. Ils avaient été jugés et condamnés à 10 ans de réclusion criminelle dans l’affaire du kidnapping de Bobo Hongkong en 2015, où ils ont réussi à emporter 250 milles dollars. Par quel miracle se sont-ils retrouvés au dehors ? On ne le sait pas », avait lancé le procureur.

L’on se demande désormais s’ils vont purger la totalité de la peine ou s’ils vont bientôt se retrouver libres pour reprendre leur entreprise criminelle.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Manque d’électricité en Guinée : le tribunal de Boké attaqué

26 juin 2019 à 18 06 14 06146

Les manifestations contre le manque du courant électrique se multiplient à Conakry et dans la Guinée profonde. Au-delà des foyers de protestation dans la capitale guinéenne, des mouvements de révolte ont été signalés dans certaines villes de l’intérieur du pays.

C’est le cas à Boké où des manifestations se sont prolongées même après la fin du match que Syli national de Guinée a perdu face aux Super Eagles du Nigéria, ce mercredi, 26 juin 2019.

Selon des témoins qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, des manifestants très en colère ont attaqué des bâtiments publics de la ville comme le tribunal de première instance de Boké. Les occupants de cet établissement par exemple n’ont dû leur salut qu’à leurs capacités d’utiliser le terrain… Avec des jets de pierre, les mordus du cuir rond, sur leurs nerfs, ont fait éclater les vitres et semé la terreur sur place ! Et, au moment où nous écrivions ces lignes, ce sont les jeunes de Boké qui étaient encore les maîtres absolus de la ville.

A rappeler que le régime Alpha Condé (qui souhaite s’éterniser au pouvoir) dit avoir déjà décaissé plusieurs milliards de dollars (on parle de plus de trois milliards USD) qui auraient été investis dans le secteur de l’électricité en Guinée. Mais, ça, c’est sur le papier, puisque les gestionnaires des projets sont tous exclusivement des responsables et militants du parti au pouvoir (le RPG arc-en-ciel) qui ne sont donc jamais susceptibles de poursuites judiciaires pour les innombrables détournements des deniers publics. Ce qui fait que les montants débloqués sont souvent partagés entre copains et coquins avec des échecs successifs comme résultat… Et, vive les dégâts !

A suivre sur Guineematin.com

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Match Guinée-Nigeria : une coupure d’électricité paralyse la ville de Boké

26 juin 2019 à 16 04 59 06596

La ville de Boké est complètement paralysée dans après-midi de ce mercredi, 26 juin 2019. Les routes sont barricadées et la circulation coupée. Ce mouvement de colère fait suite à une coupure d’électricité intervenue pendant le match de la Guinée face au Nigeria, comptant pour la deuxième journée de la CAN 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Peu après le début du match Guinée-Nigeria, les habitants de la ville de Boké ont été surpris par une coupure générale de courant. Si personne ne connait les causes de cette situation, il faut dire qu’elle a provoqué une grande colère dans la commune urbaine. Pour exprimer leur colère, de nombreux jeunes sont sortis ériger des barricades sur la route.

De la rentrée jusqu’à la sortie de la ville, des barrages sont visibles dans toutes les rues. Les jeunes qui tiennent ces barrages empêchent toute circulation. Pour l’heure, aucun agent de sécurité n’est visible sur le terrain et aucune violence n’a encore été enregistrée. Les manifestants promettent de paralyser la ville jusqu’au retour du courant.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Débat à l’ISAV de Faranah : faut-il changer ou pas la Constitution ?

26 juin 2019 à 16 04 45 06456
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après son 2ème et dernier mandat

Alors que promoteurs et opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé sont dans des positions irréductibles, le débat prend forme dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée. C’est dans ce cadre qu’une mission d’enseignants, venue de Conakry, a été reçue hier mardi, 25 juin 2019, à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah. Les débats ont porté sur la question de savoir si on peut toucher à une Constitution ou pas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un des amphithéâtres de l’ISAV de Faranah qui a servi de cadre à cette rencontre, en présence des cadres régionaux et préfectoraux. De nombreux étudiants ont pris part à cette conférence-débat.

Le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Kéita, s’est réjoui de la tenue d’un tel débat à l’ISAV. « Je me réjouis à plus d’un titre de constater cette forte mobilisation à l’appel des autorités. Je remercie sincèrement les étudiants qui ont voulu que ce cadre réponde réellement à la vocation d’une université. Parce qu’en réalité, l’université est un cadre de débat, un cadre d’échanges et c’est cela que nous ressentons ce matin. Cette mission, comme elle n’est pas venue pour simplement lire des textes, elle a souhaité que ce cadre soit une tribune d’échange d’expérience, d’échange d’idées pour que plus jamais qu’on ne se trompe sur ce qui nous est commun. Il s’agit donc de savoir pourquoi une nouvelle Constitution pour la Guinée. C’est à la réponse à cette question que cette mission a été déployée. Ce n’est pas d’enseigner, mais dire la réalité scientifique et écouter les questions, les amendements, parce que ça va être un débat contradictoire entre vous et nous. Nous allons jusqu’à comprendre que c’est nécessaire et chacun va véhiculer le message », a dit le gouverneur.

Sory Sidibé

Pour sa part, Sory Sidibé, enseignant-chercheur, politologue de formation, chef de mission, est revenu sur la nécessité de ce débat porté par les intellectuels. « Nous avons décidé d’échanger avec les intellectuels, d’échanger avec les étudiants, le monde universitaire sur la question, est-ce qu’une Constitution est à changer ? Est-ce qu’on peut toucher à une Constitution ? C’est d’abord l’explication. Ce n’est pas pour dire il faut soutenir la révision constitutionnelle ou il ne faut pas soutenir. C’est de savoir est-ce qu’une Constitution est touchable ? Donc, on démontre qu’il y a eu l’existence des recherches plus scientifiques avant notre naissance, qui démontrent qu’une Constitution est bel et bien changeable. Comme l’a dit un penseur : « une Constitution est à faire, à défaire et à refaire ». Donc, c’est une œuvre humaine qu’on peut changer, on peut l’adapter à la réalité du pays. Pourquoi nous les enseignants ? Parce que c’est un travail pédagogique, c’est un travail scientifique. Soyons clairs, le débat de la Constitution, il faut les juristes, il faut les politologues, il faut les sociologues qui doivent s’exprimer sur la problématique de la Constitution. Nous avons retenu que le débat est posé dans les milieux universitaires, c’est ce qui est plus important. Le débat n’est pas tabou. Il faut que tout le monde s’approprie du débat », a laissé entendre Sory Sidibé.

Aboubacar Soumah, étudiant en Licence 3 du département Vulgarisation Agricole, a suivi le débat. Selon lui, il y a de l’incohérence dans les propos du conférencier. « Personnellement, j’ai vu pas mal d’incohérences, surtout dans les propos du conférencier. Parce que d’une partie, en répondant à une question, il a dit que la modification de la Constitution ne fait pas allusion au changement des conditions de vie de la population. Mais, moi je me pose la question, pourquoi maintenant nous changeons la Constitution ? Pendant que c’est le peuple qui décide, et tout ce que le gouvernement fait, il le fait pour le peuple. Et si les conditions de vie de la population ne se sont pas améliorées, pourquoi modifier la Constitution ? Aujourd’hui on l’appelle bâtisseur de la Guinée (le président Alpha Condé, ndlr). Tous les progrès réalisés, c’est en se référant sur cette Constitution. Aujourd’hui, ils sont fiers en disant qu’il a boosté tous les secteurs. Avec ça, est-ce que nous pouvons espérer à une modification de la Constitution ? Moi, je pense que c’est n’est pas normal, ce n’est pas évident. En toute sincérité, je ne suis pas pour… ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Performance du PNDES 2018 : l’élaboration du rapport en débat à Conakry

26 juin 2019 à 16 04 05 06056

Un atelier préparatoire de l’élaboration du rapport annuel de performance du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) au titre de l’année 2018 s’est tenu ce mercredi, 26 juin 2019, à Conakry. Organisé par le ministère du Plan et du Développement Economique, la rencontre vise à outiller les structures techniques du département et les BSD (Bureaux de Stratégie et de Développement) des autres ministères, en vue de leur contribution à l’élaboration de ce rapport, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

A l’ouverture des travaux, le directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique, a rappelé que le suivi et l’évaluation de ce programme ont été confiés au ministère du Plan. Cela, en vue de rendre compte des performances et des contre-performances du PNDES en direction de l’ensemble des parties prenantes du dispositif institutionnel du suivi et évaluation du Plan.

Sékou Oumar Diallo, directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique
Sékou Oumar Diallo, directeur exécutif du secrétariat technique du PNDES au ministère du Plan et du Développement Economique

Et, selon Sékou Oumar Diallo, « ce rapport dont nous voulons lancer aujourd’hui le processus, s’inscrit conformément à l’arrêté de monsieur le Premier ministre qui est relatif à l’organisation et au fonctionnement du DISE (Dispositif Institutionnel de Suivi et d’Evaluation). Donc, nous avons réuni l’ensemble des BSD, afin de les outiller notamment en termes de canevas pour qu’ils puissent le renseigner en vue d’élaborer le rapport annuel de performance global du PNDES. Nous attendons concrètement des BSD, c’est de remplir ce canevas correctement, et le cas de mesure de rendement du PNDES. C’est-à-dire l’ensemble des indicateurs qui vont permettre de faire le suivi et l’évaluation du PNDES. Donc, ils partiront avec ce canevas aujourd’hui, ils vont le remplir. Ensuite, on va organiser une retraite de validation du travail qu’ils ont eu à faire », a-t-il laissé entendre.

Parlant de ce qu’on peut retrouver sur ce canevas, Sékou Oumar Diallo a fait savoir qu’on n’y retrouvera « les indicateurs du PNDES, les performances par secteurs, notamment les quatre piliers du PNDES et aussi surtout ce qui concerne la gestion macro-économique, les aspects qui sont liés aux réformes structurelles, aux ODD (Objectifs de Développement Durable), les annonces de Paris et quelques indicateurs sur les projets et programmes de leur secteur ».

Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique, représentant la ministre Mama Kanny Diallo,
Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique

De son côté, Pema Guilavogui, secrétaire général du ministère du Plan et du Développement Economique, représentant la ministre Mama Kanny Diallo, a fait savoir que cet atelier a été initié par le département en charge du Plan et du Développement Economique, en vue de discuter sur les questions d’élaboration du rapport annuel de performance. « Vous savez, il est indiqué qu’après avoir mis en œuvre le PNDES, que l’on s’arrête pour comprendre un peu quels ont été les résultats engrangés, quelles ont été les difficultés dans la mise en œuvre de ces activités, et comment est-ce que l’on peut corriger le tir pour que l’on puisse se mettre dans un cadre qui soit bénéfique pour la population guinéenne.

Donc, il était important de se réunir d’abord pour se donner des outils ou un cadre de travail d’abord, se donner des outils pour aller dans le sens souhaité pour que le travail soit mieux coordonné, pour que les résultats qui sortent correspondent exactement à ce que nous attendons. Parce que si vous vous rappelez très bien, il y a des critères qui ont été identifiés dans le cadre de l’élaboration du PNDES et qui ont été élaborés de commun accord avec les ministères techniques. Donc, il s’agit d’alimenter ces indicateurs et de s’assurer que nous sommes dans les objectifs préalablement assignés », a-t-il expliqué.

A noter que ce rapport annuel de performance du PNDES, dont l’élaboration est en cours, va probablement être rendu public au mois de septembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le DPE de N’zérékoré prévient : « les auteurs de fraude seront poursuivis en justice »

26 juin 2019 à 15 03 31 06316
Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré,
Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré

Les dates pour le déroulement des examens nationaux pour la session 2019 ont été dévoilées par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Ce sont les candidats au Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires qui vont ouvrir le bal à partir du 04 juillet. A la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de N’Zérékoré, toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de ces évaluations, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Les examens nationaux pour la session 2019 vont débuter dans quelques jours sur toute l’étendue du territoire national. Selon Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré, interrogé ce mercredi, 26 juin 2019, les préparatifs vont bon train. « On a déjà fini de faire la sensibilisation des enseignants, des encadreurs scolaires à la base, des élèves dans les centres de regroupement de Koulé et de Gouécké. Au jour d’aujourd’hui, tous les centres d’examen sont identifiés, aménagés, prêts tant au niveau de l’entrée en 7ème année, qu’au niveau du BEPC et du baccalauréat. Nous sommes maintenant en train de faire les notes de service qui désignent les surveillants au niveau des différents centres d’examen », a-t-il expliqué.

Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré,

En ce qui concerne le nombre de candidats dans la préfecture de N’Zérékoré 2019, Moussagbè Diakité a fait savoir qu’il y en a à tous les niveaux. « Je présente un total de candidats pour tous niveaux confondus, tous profils confondus, 22 mille 511 candidats, dont 8 milles 719 filles. Ce nombre peut s’éclater entre les différents niveaux. Quand je prends par exemple l’examen de fin d’études élémentaires, je présente un nombre de 11 mille 215 candidats, dont 4 milles 733 filles. Au niveau du BEPC, je présente 7 mille 01 candidats, dont 2 mille 698 filles. Au baccalauréat unique, je présente 4 mille 295 candidats pour 1288 filles. Pour l’ensemble des candidats des différents niveaux, nous avons un nombre total de 63 centres d’examen, soit 10 au Bac, 18 au BEPC et 35 à l’élémentaire pour l’examen de fin d’études élémentaires ».

Parlant du matériel qui sera utilisé lors des examens, Moussagbè Diakité a fait savoir qu’il y a un problème à ce niveau. « Le matériel n’est pas tout à fait arrivé encore, mais c’est en route. Peut-être que ce soir, tout le matériel sera là, puisque depuis avant-hier les véhicules ont quitté Conakry. Donc, on s’attend d’un moment à un autre à la réception de ces fournitures là ».

Pour le bon déroulement des épreuves, le directeur préfectoral de l’éducation de N’Zérékoré s’est adressé aux surveillants et aux candidats par rapport à la rigueur qui doit caractériser ces examens. « C’est de respecter les règlements généraux des examens en République de Guinée. Nous avons fait la liste des pratiques déviantes que nous avons mises à la disposition de l’ensemble des administrateurs scolaires qui ont fait la restitution au niveau des enseignants et des élèves. Ensuite, le code de bonne conduite, nous avons fait la photocopie, nous avons remis à l’ensemble des chefs d’établissements et DES qui ont fait la restitution au niveau des enseignants et des élèves. Nous avons l’arrêté conjoint des différents ministres de l’éducation concernant les sanctions pour les fautes commises lors du déroulement des examens. Donc, chacun est informé suffisamment par rapport à ça. Donc, que ça soit les surveillants ou les candidats, ils savent tous que les téléphones portables, les ordinateurs, tout document étranger est interdit non seulement dans les centres d’examen mais aussi dans les salles d’examen. Cette année, lorsqu’un candidat ou bien un surveillant sera appréhendé avec un téléphone, le téléphone sera saisi, incinéré au centre d’examen et les auteurs seront poursuivis en justice. Les semi-internats et les internats sont formellement interdits et surtout les révisions nocturnes. Quiconque le fait, non seulement les candidats seront ajournés mais les auteurs seront poursuivis en justice », a-t-il martelé.

S’adressent spécifiquement aux candidats, Moussagbè Diakité demande aux candidats de « rester serein, de faire en sorte qu’ils puissent faire l’examen avec leurs efforts propres, sans compter sur un apport extérieur. L’apport extérieur a toujours mis en déroute les candidats. Donc, je demande aux candidats d’apprendre les leçons, de se mettre dans la logique du travail personnel. Puisqu’ils constituent l’avenir de ce pays là, lorsque déjà qu’ils comptent sur des documents, sur des machines à introduire dans les salles de classe, c’est-à-dire l’avenir du pays se trouve en l’air, se trouve compromis. Donc, qu’ils se mettent dans la logique du travail personnel et dans la logique d’être les futurs gérants de ce pays là et en conséquence, ils doivent se débarrasser de tous les documents, de tous les appareils qui peuvent compromettre le déroulement normal des examens ».

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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CAN/2019 : ce que disent les citoyens de Conakry sur le match Guinée-Nigéria

26 juin 2019 à 13 01 55 06556

La 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football se poursuit en Egypte. Au compte de la journée de ce mercredi, 26 juin 2019, la Guinée affrontera les Super Eagles du Nigéria. Après avoir été contraint au nul par Madagascar (2 à 2), le Syli National se doit de rassurer ses supporteurs et garder ses chances de poursuivre son aventure dans cette compétition. Cela passe par un bon résultat face à un grand d’Afrique, qui n’est autre que le Nigéria. A moins de deux heures de ce choc tant attendu, un reporter de Guineematin.com a recueilli les sentiments de certains compatriotes dans les rues de Conakry.

Les nombreux citoyens interrogés ont dit leur espoir de voir la Guinée l’emporter face au Nigéria en vue de se repositionner dans sa poule. Nous vous proposons ci-dessous les différents avis :

Kabinet Camara

Kabinet Camara, entrepreneur : « la fois dernière, le Syli a fait un match nul contre Madagascar. Mais, cela ne va pas nous décourager. Je pense que le syli national va faire du miracle aujourd’hui. Nous allons gagner le match contre le Nigéria sur le score de 2 buts à zéro. Pour cela, il faut que les joueurs aient l’esprit d’équipe et qu’ils mettent en tête qu’ils vont gagner. La nation guinéenne les soutient »

Patrice CIA Camara, membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel
Patrice Camara

Patrice CIA Camara, membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel : « le plus grand souhait que j’ai aujourd’hui est que le Syli de Guinée ait ses 3 points, puisque l’autre fois, on est resté sur notre faim jusqu’à la fin du match. La Guinée a fait un fait un beau match mais a manqué de réalisme. Je pense que ce temps de repos avant de commencer le match de ce soir devra permettre à l’encadrement technique du Syli de corriger ce manque de réalisme pour pouvoir obtenir la victoire. Lors du premier match, l’équipe a eu un problème de concentration. Lors de la première mi-temps, elle a oublié qu’elle a une deuxième mi-temps à jouer, et elle s’est sentie en vacances. Je pense que ce sont des erreurs à corriger. On ne peut pas aller à une compétition et ne pas être vigilant, et de manière professionnelle, on ne peut pas abandonner sur un corner un joueur seul au sein d’une défense, on ne peut pas laisser des contre-attaques. Je pense que si ces erreurs sont corrigées, il y a de fortes chances que le syli gagne par un score de 2 buts à 1. Et il faudrait que les joueurs soient en harmonie ».

Mme Camara Hawa Sylla,
Mme Camara Hawa Sylla

Madame Camara Hawa Sylla, vendeuse de maillots du Syli : « moi, je suis supporteur numéro 1 du Syli. Aujourd’hui, il faut que le Syli gagne le match et le syli va faire 2 buts à 1. Nous, on a confiance à nos joueurs. C’est sûr que la Guinée va marquer 2 buts. Je compte sur Naby Keita et Ibrahima Traoré. Leur premier match, c’était la défense qui n’était pas solide. Mais cette fois-ci, je crois qu’ils vont essayer de prendre une défense plus solide ».

Bakary Kaba

Bakary Kaba, électricien de bâtiments : « il est obligatoire que le Syli gagne le match là aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que la fois dernière, des faiblesses ont été enregistrées, mais pour aujourd’hui, le match est capital. Il faut que le Syli gagne. L’autre fois, l’entraîneur avait fait beaucoup d’erreurs, il faut qu’il change ça aujourd’hui. Cette fois-ci, et les joueurs et l’encadrement, ils savent tous qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. Ils doivent gagner le match. Le score ne sera pas trop. C’est 2 buts à zéro. Le premier but sera marqué par Sory Kaba et le deuxième par Naby Kéita Déco ».

Le coup d’envoi du match est prévu à 14 h 30 minutes GMT.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666 919225

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Le retour de Naby Déco, la punition d’Aly Keïta : voici le onze guinéen face au Nigeria

26 juin 2019 à 13 01 36 06366

Dans une heure (14h30’ GMT), la Guinée disputera son deuxième match de la CAN 2019 face au Nigeria. Paul Put, le sélectionneur guinéen, a dévoilé la liste des 11 titulaires pour ce match. On note trois changements par rapport au onze qui a débuté face à Madagascar.

Après une première sortie qui s’est soldée par une déception pour le Syli national, l’entraîneur de la Guinée a tiré les leçons de ce match. Pour cette deuxième rencontre, très décisive pour son équipe, Paul Put a procédé à trois changements dans son onze de départ.

Comme on pouvait s’y attendre, il a titularisé le meilleur joueur du moment, Naby Keïta. Tout juste revenu de blessure, le champion d’Europe en titre avec Liverpool avait été laissé sur le banc lors du match face à Madagascar. Il avait fait son entrée en jeu après le second but malgache. Et, la Guinée avait réussi à égaliser quelques minutes seulement après son apparition sur la pelouse. Le meneur de jeu guinéen retrouve donc logiquement sa place de titulaire.

Paul Put a décidé aussi de procéder à un changement de gardien de but. Le technicien belge a puni Aly Keïta qu’il a accusé d’être responsable du mauvais résultat de la Guinée face aux Malgaches. Il a mis le portier d’Ostersunds sur le banc au profit d’Ibrahima Koné.

Le troisième changement opéré par l’entraîneur de la Guinée, c’est au niveau de la défense. Pas convaincant lors du premier match, Julian Jeanvier laisse aussi sa place à Ernest Seka dans l’axe.

Voici le onze de départ de la Guinée

Gardien : Ibrahima Koné

Défenseurs : Issiaga Sylla – Simon Falette – Ernest Seka – Mikael Dyrestam

Milieux : Ibrahima Cissé – Amadou Diawara – Naby Keïta –

Attaquants : Ibrahima Traoré ©- François Kamano – Sory Kaba

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Faranah : Alpha Ibrahima Kéira justifie la nécessité d’une nouvelle Constitution

26 juin 2019 à 13 01 20 06206

Une délégation gouvernementale, conduite par Alpha Ibrahima Kéira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, est en séjour dans la préfecture de Faranah depuis quelques jours. La visite se situe dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Pour le ministre, les populations de Faranah se disent favorables à une nouvelle Constitution, en vue de permettre à Alpha Condé de parachever ses œuvres gigantesques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de sa visite à Faranah, Alpha Ibrahima Kéira a lancé les activités de l’ANAFIC. Il a procédé à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un centre de santé, la construction d’un marché à Tiro, une commune rurale située à 40 km de la ville, l’inauguration d’un forage et de deux machines à piler le riz dans le district de Laya Sando, situé à environ 15 km de la préfecture.

Selon le ministre de la sécurité, « depuis que le Pr Alpha Condé est là, les grands chantiers qu’il a réalisés sont des acquis incommensurables et qui ont justifié en 2015 son plébiscite à la tête de l’Etat guinéen. Il y a également les récentes infrastructure réalisées que ce soit dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine des infrastructures routières, dans le domaine de la pêche, de l’automatisation de la femmes, dans le domaine de la création de l’emploi et l’auto-emploie des jeunes, de la lutte contre la pauvreté et surtout la mise en œuvre de l’ANAFIC, qui devient un outil d’autogestion de l’administration des collectivités à la base dans le cadre de la réalisation des infrastructures socio-éducatives. Je crois qu’il était vraiment nécessaire que le gouvernement dépêche cette mission auprès des populations à la base, pour expliquer le bon fonctionnement, pour expliquer les acquis, les réalisation de la gouvernance du Pr Alpha Condé qui a reçu mandat du peuple de Guinée pour sortir la Guinée de la léthargie du retard économique et faire de la Guinée un Etat émergent ».

Par ailleurs, Alpha Ibrahima Kéira a dit qu’au cours de cette visite dans les collectivités, les populations ont interpellé la délégation sur la nécessité de permettre au président Alpha Condé de parachever ses actions en faveur des guinéens. « Nous étions venus également dans le cadre de cette mission pour écouter le peuple, écouter les forces vives à la base, pour enregistrer leurs doléances, leurs préoccupations. Mais, nous avons été aussi interpellés par la population pour que le président de la république puisse parachever ses œuvres gigantesques, son grand dessein pour le peuple de Guinée. Les populations de Faranah, unanimement, par leurs élus locaux, porte-voix des populations, dans une déclaration, ont demandé respectueusement au président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Donc, le message là m’a été remis et devant tout le monde dans la maison des jeunes de Faranah, dans les localités, les communes rurales, les districts, partout où nous sommes passés », a expliqué le ministre de la sécurité.

En outre, parlant de l’installation des antennes préfectorales du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), monsieur Kéira a fait Faranah n’en fera pas partie. « Depuis notre arrivée à Faranah, nous avons remarqué d’ailleurs une exception. C’est qu’aujourd’hui, il y a une structure qui se fait appeler FNDC, qui s’installe, d’après les réseaux sociaux, dans toutes les préfectures. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais, à Faranah ici ça n’existe pas et les jeunes ne cessent vraiment de manifester leur unité d’action et leur soutien inconditionnel au président de la République et lui demandent de tout faire pour faire honneur au peuple de Guinée et lui proposer un bel avenir par la voie d’une nouvelle Constitution… Je crois que ce message là est bien reçu, il est bien mis dans une enveloppe et on le remettra à notre retour à qui de droit, son excellence Pr Alpha Condé, le bâtisseur ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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CAN 2019 : ce qu’il faut retenir de la première journée

26 juin 2019 à 12 12 59 06596

La première journée de la phase de poules de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019, s’est achevée hier, mardi 25 juin 2019. Elle a été clôturée par le match qui a opposé le Ghana au Bénin à Ismaïlia. Que retenir de cette première journée ?

Il faut souligner tout d’abord que 27 buts ont été inscrits au cours des 12 rencontres disputées pendant cette première phase de la compétition. Sans surprise, la plupart des favoris ont fait l’essentiel en s’imposant devant leurs adversaires même si certains ont eu quelques frayeurs. C’est le cas de l’Egypte, le pays hôte de cette CAN, le Sénégal et le Maroc. Le Ghana, de son côté, a été accroché par le Bénin (2-2).

Malgré une mauvaise préparation, marquée par une grève des joueurs pour une question de primes, le Cameroun, champion en titre, a fait aussi une bonne entame en battant la modeste équipe de Guinée Bissau (2-0).

Mais, c’est surtout le Mali qui a impressionné lors de cette première journée qu’elle termine avec la meilleure attaque. La sélection malienne, qui a failli être exclue de cette compétition pour des problèmes administratifs, a marqué 4 buts et encaissé un seul (sur pénalty) face à la Mauritanie. Le jeu produit par les Aigles et la qualité de leurs attaquants, montrent qu’ils peuvent être plus qu’un outsider dans cette Coupe d’Afrique des Nations.

La plus grande surprise de ce début de la CAN 2019 est venue de l’Ouganda. Les Cranes ont réussi un hold-up (2-0) face à la République Démocratique du Congo. La Guinée, de son côté, n’a pu faire mieux qu’un nul (2-2) face à Madagascar.

La deuxième journée qui démarre ce mercredi, 26 juin 2019, s’annonce donc décisive pour des équipes comme la Guinée (qui doit affronter le Nigeria à 14h30 GMT), la RDC (qui sera opposée à l’Egypte à 20 GMT), le Ghana (qui doit jouer le Cameroun), mais aussi la Tunisie qui a concédé un nul (1-1) face à l’Angola lors de son premier match.

Même si un nul ne met pas fin à leurs espoirs de qualification, toutes ces équipes ont besoin de s’imposer pour rassurer leurs supporters, mais aussi pour éviter de se retrouver dans une position plus délicate lors de la dernière journée de cette phase de groupes.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Alerte à la SAG de Siguiri : « le jour où on va se soulever, l’usine sera arrêtée »

26 juin 2019 à 11 11 54 06546

Plusieurs travailleurs guinéens qui ont participé à la construction de la dernière usine de la société aurifère de Guinée à Siguiri sont remontés aujourd’hui contre cette société minière. Selon certains d’entre eux qui ont contacté Guineematin.com par téléphone, la SAG les a mis à la touche au profit de gens venus d’ailleurs. Ils sonnent l’alerte et menacent d’arrêter le travail à l’usine si rien n’est fait pour les rétablir dans leurs droits.

L’heure est aujourd’hui à la déception mais aussi la colère chez de nombreux travailleurs, recrutés lors du lancement des travaux de construction de la troisième usine de la société aurifère de Guinée (SAG) à Kintinia, une sous-préfecture de Siguiri. Selon nos informations, 628 personnes avaient été recrutées pour faire ce travail. Et, à l’issue des travaux de construction, ces travailleurs s’attendaient à être employés dans cette usine qui exploite de l’or. Mais, les choses ont tourné autrement après le lancement des activités de cette nouvelle usine.

« Le contrat de construction de cette usine avait été donné à une entreprise appelée SGS-BATIMENT. Celle-ci a sous-traité avec deux autres entreprises qui s’appellent WBHO et Group Five. Ces deux entreprises ont recruté des ouvriers locaux qui sont au nombre de 628 personnes. Après les travaux de construction de l’usine qui ont duré deux ans, il était prévu que la SAG recrute ces ouvriers locaux qui sont qualifiés pour faire le travail. Mais, à notre grande surprise, on a constaté le licenciement de ces travailleurs-là petit à petit jusqu’à la fin.

Maintenant, c’est des Ghanéens qui viennent pour travailler dans cette usine que les nationaux ont construite. Récemment, on a vu 100 Ghanéens qui sont venus pour travailler dans cette usine alors que ceux qui ont construit l’usine sont là, ce sont des Guinéens qui sont capables de faire le travail. Il y a des diplômés et il y a toute sorte d’ouvriers qualifiés parmi eux. Pourquoi ne pas prendre ceux-ci ? », s’interroge un travailleur concerné, qui a joint la rédaction de Guineematin.com au téléphone.

Un autre travailleur ajoute qu’ils ont informé le préfet de Siguiri de la situation. Ce dernier s’est impliqué dans l’affaire, mais jusque-là les choses n’ont pas évolué positivement. « On a porté l’affaire devant le préfet, il a aussitôt appelé la SAG. Les responsables de la société ont promis qu’ils vont recruter les gens. C’est après cela qu’ils ont envoyé une liste de 20 personnes. Sur 628 travailleurs, ils envoient une liste ne contenant que 20 noms qu’ils sont prêts à engager », déplore ce dernier.

Mais, ce n’est pas la seule raison de la colère de ces travailleurs. Ils dénoncent également le non payement intégral de leurs salaires pour les travaux de construction de l’usine en question. « L’entreprise Guinée Labour, qui gérait le payement des salaires de ces 628 travailleurs pendant la construction de l’usine, a détourné plus de 70 milliards de francs sur leurs salaires. On a saisi le préfet de cet autre problème.

Le préfet a appelé la SAG pour lui demander, la société a confirmé que Guinée Labour a effectivement détourné l’argent en question et elle a promis qu’elle va payer cet argent. Mais, ça fait plus d’un mois qu’on est là-dessus sans aucune issue favorable », souligne une de nos sources.

En colère et à bout de patience, ces travailleurs interpellent les autorités de Conakry pour demander leur implication afin qu’une solution soit trouvée rapidement à ce problème. A défaut, ils promettent de se faire entendre autrement. « On est prêt à faire un soulèvement, mais on a préféré d’abord communiquer sur le problème pour que les autorités au plus haut niveau soient informées. Maintenant, si on ne voit aucune réaction favorable, on va se soulever. Et, le jour où on va se soulever, l’usine sera arrêtée », prévient un travailleur concerné.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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LE SYLI A LA CAN 2019 : Opération « rachat » contre les Super Eagles du Nigeria ?

26 juin 2019 à 11 11 42 06426
image d’archive

Par Saliou Samb : Le Syli national de Guinée va jouer dans quelques heures un match important au compte de la Coupe d’Afrique des nations, contre la redoutable équipe du Nigeria. Au-delà du fait que le Syli gardera toutes ses chances de se qualifier au second tour, quel que soit le résultat, cette rencontre aura surtout un effet psychologique sur les joueurs et les supporters inconditionnels du Rouge jaune vert…

Après le début poussif contre la « petite » équipe de Madagascar, voilà un gros morceau qui se présente devant Ibrahima Traoré, Naby Keïta et leurs coéquipiers. Rien de mieux pour dégonfler les égos et revenir sur terre, avec un maximum de concentration. C’est le genre de match où la motivation vient d’elle-même : tous les observateurs avertis analyseront à la loupe l’attitude des joueurs guinéens ; voir si l’issue inattendue du duel contre les Bareas (2-2) a été un mal pour un bien pour une formation arrivée à la CAN avec beaucoup d’ambitions.

Sur le papier, le Nigeria, mondialiste et disposant d’un effectif riche et stable, sera sans doute présenté comme le favori de cette rencontre. Mais sur le terrain, la réalité du football – l’histoire de ce sport nous l’apprend – n’a absolument rien à voir avec les « certitudes », surtout quand l’adversaire est condamné à faire un grand match. Pour remporter ce choc, le premier duel sera d’abord et avant tout mental. Il ne faudra pas flancher à ce niveau, si le Syli veut se donner une chance de déplumer les Aigles. Il s’agira de jouer sur ses propres qualités (technique au dessus de la moyenne et vitesse), avec un bloc compact qui ne laisse aucun espace à une équipe nigériane, sûre de sa force. Il faudra être très vigilant par rapport à l’activité des attaquants nigérians, notamment, Samuel Chukwueze (Villareal) dont le talent est impressionnant. La Guinée peut également tirer avantage de la lourdeur évidente et de quelques failles de la défense du Nigeria, en soignant les relances et en multipliant les appels dans le dos de l’arrière-garde des Super Eagles. Il y a également de la place sur les flancs et les Hirondelles du Burundi l’ont prouvé lors du premier match des mondialistes. Sur le plan tactique, François Kamano et Ibrahima Traoré doivent à la fois harceler les latéraux nigérians et, immédiatement après la perte de balle, fermer les couloirs pour empêcher que les adversaires ne puissent exploiter les couloirs.

Je dois dire que je ne suis pas d’accord avec l’entraîneur Paul Put qui explique la contre-performance du Syli contre les Malgaches par le match « moyen » du gardien Aly Keïta. C’est un faux fuyant, une manière de se défausser par rapport à ses mauvais choix au sujet de deux nouveaux éléments qui ne sont pas mis au diapason de l’équipe lors du premier match : Mikael Dyrestam et Julian Janvier. Habitués à jouer dans d’autres conditions, ils ont été à des moments clés du match (notamment sur les deux buts), débordés par l’engagement des Bareas…

Je n’aime pas trouver des coupables dans un match de football où point n’est besoin de souligner que les premiers qui veulent la victoire sont les acteurs présents sur le rectangle vert. Mais en cas d’une nouvelle contre performance, Paul Put pourrait regretter d’avoir snobé des joueurs expérimentés comme Ibrahima Sory Sankhon (Saint Tron, Belgique), Sadio Diallo (Hatayaspor, Turquie), d’autres percutants comme Jules Keïta (Dijon, France) mais aussi et surtout des locaux performants comme Abdoulaye Paye Camara (HAC, Guinée) ou Alseny Camara « Cantona » (HAC, Guinée). Parce que la sélection en équipe nationale doit être, à l’image des équipes comme la Tunisie, l’Egypte, l’Afrique du sud, l’Angola ou… Madagascar, déterminé uniquement, non pas par les noms ou les championnats ronflants, mais par la performance du moment. Car en dehors des talents purs qui ne courent pas les rues, il n’y a aucune raison qu’un joueur ultra performant en Ligue des champions d’Afrique ne le soit pas à la CAN. Tout est une question de concentration, de motivation et d’engagement. Est-ce que l’entraîneur Put peut dire que Dyrestam et Janvier ont été performants et concentrés contre Madagascar ? Je ne le pense pas. Quoi qu’il en soit, pour ce match « opération rachat », il est clair, qu’à défaut de les remplacer, le coach guinéen doit muscler son discours tenu à ces deux nouveaux, leur inculquer le niveau d’exigence et d’engagement que requiert une phase finale de la CAN.

Cette parenthèse faite, je reste plus que confiant dans cette rencontre contre les Super Eagles. Un Syli national, concentré sur son sujet, solide en défense et qui n’offre aucune cadeau à l’adversaire, ne peut pas être moins coriace que le Burundi, battu difficilement par le Nigeria. Or, l’équipe de Guinée a des atouts que le Burundi n’a pas. Elle dispose de joueurs de classe mondiale (Naby Keïta, Ibrahima Traoré, Amadou Diawara) qui, dans un bon jour, peuvent faire toute la différence…

Bonne chance au Syli national !

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Manque d’électricité : des jeunes barricadent la rue et brûlent des pneus à Dabondy

26 juin 2019 à 11 11 37 06376

Alors que le Syli National de Guinée s’apprête à croiser le fer avec les Super Eagles du Nigéria au compte de la Coupe d’Afrique des Nations de football, des échauffourées sont enregistrées dans la banlieue de Conakry. Mécontents du manque de courant électrique dans leur quartier, des jeunes de Dabondy ont barricadé la route Transversale numéro 1 en brûlant des pneus ce mercredi 26 juin 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ambiance est électrique en ce moment (11h 05 mn) au niveau des rails de Dabondy, à quelques pas du poste de gendarmerie, sur la route Transversale numéro 1. Après avoir régné en maitres absolus des lieux pendant un moment, les manifestants ont été pris à partie par des agents, venus rétablir l’ordre et la circulation.

Il s’en est suivi un échange de cailloux et de gaz lacrymogène entre les deux parties. Les agents sont entrain de repousser les jeunes dans les profondeurs du quartier pour que la circulation puisse reprendre.

Des manifestations ont eu lieu le weekend dernier, pour les mêmes raisons, dans de nombreux quartiers de Conakry.

Les autorités guinéennes ne parviennent toujours pas à faire face à la demande des habitants de Conakry en électricité, malgré les milliards de francs guinéens investis dans le secteur.

Des délestages qui interviennent à moins de 3 heures du match tant attendu entre la Guinée et le Nigéria dont le coup d’envoi est prévu à 14 h 30 GMT.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Centre d’exposition de N’Zérékoré : immersion dans le quotidien des artisans

26 juin 2019 à 10 10 55 06556

Construit sous le régime de Lansana Conté sous l’appellation « village artisanal », le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré a été l’un des édifices rénovés dans le cadre du cinquantenaire de la fête tournante de l’indépendance nationale. Cet édifice flambant neuf accueille divers articles fabriqués par les artisans de la région qui font valoir leur génie créateur. L’envoyé spécial de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée Forestière y a fait un tour pour échanger avec les artisans sur les difficultés qui les assaillent en ce moment.

Placé sous la tutelle de la Direction Préfectorale de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré attire le premier visiteur de par la qualité et la beauté des articles qui y sont exposés.

Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie,
Moise Haba

Selon Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie, « ce lieu s’appelait village artisanal et a été construit sous la 2ème République, au temps du Général Lansana Conté où c’était fait en des cases rondes. Chaque préfecture avait sa case. Donc, elles étaient au nombre de sept (07). Après, ces cases ont commencé à se dégrader et elles sont tombées. Avec les festivités tournantes de notre indépendance, il a été prévu de faire un centre d’exposition artisanale. Comme le nom l’indique aujourd’hui, ce n’est pas pour la fabrication des articles artisanaux, mais c’est pour leur exposition. Au jour d’aujourd’hui, il y a principalement six (06) sections qui sont là, à savoir : la raphiaterie, la teinture, la section bambou, la sculpture, les antiquaires et la calligraphie. Ces derniers moments, il y a d’autres sections, notamment la coiffure, la couture et la chaudronnerie qui ont demandé d’avoir une case. Mais pour le moment, ils ne font pas d’exposition là-bas ».

Aux abords du centre, chaque artisan a son propre atelier où il fabrique les articles qui sont ensuite exposés à l’intérieur, dans les différents stands. Dans les différents échanges, chaque artisan a expliqué les difficultés liées à l’exercice de son métier, aussi bien dans la fabrication que dans l’exposition des objets.

Roger Bréhémou

Roger Bréhémou, section bambou chinois : « ça fait peut-être vingt (20) ans maintenant que je pratique cette activité. Au temps de Feu Sékou Touré, j’ai échoué à l’examen et à l’époque on étudiait aussi dans les langues locales. Moi, j’ai étudié le Kpèlèwo (langue des Guerzé, ndlr). J’ai alors décidé d’apprendre le rotin et le bambou chinois. Je fais même les salons en bambou, les étagères, les portes-bics, les cendriers et les thermos. La forme qu’on donne aux objets dépend de la coupe du bambou chinois mais aussi de la dimension. C’est le bambou qui me nourrit, j’ai construit une maison et j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille. Mes clients viennent de Conakry, de la Côte D’Ivoire. Pour le prix, les thermos sont à 65 mille FG, les pots de fleurs à 55 mille FG, les gobelets à 35 mille FG, les cendriers à 15 mille FG. Et si c’est le salon qu’on doit monter, c’est à 500 mille FG. Le transport du bambou est très difficile, il y a des endroits où le véhicule ne peut pas aller. Quelques fois, on est contraint de transporter sur la tête ou de déplacer un taxi-moto pour transporter petit-à petit. Je demande à l’Etat de nous aider, mais aussi de s’intéresser aux enfants abandonnés pour qu’ils viennent apprendre ce métier avec nous. J’avais cinq apprentis, ils m’ont tous quitté. Certains sont au Libéria et d’autres en Côte D’Ivoire. Je suis seul maintenant. C’est pourquoi, je demande aux jeunes de venir apprendre. Un moment va arriver, on ne trouvera pas le bois, sauf le bambou ».

Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré
Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré

Marie Françoise Lamah « Manéa Né », directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré : « j’ai commencé la teinture depuis 1998, mon maitre était là, il s’appelle Siba Kpaye. C’est avec lui que j’ai appris la teinture forêt sacrée, qui est faite à l’aide des produits issus de la forêt sacrée. D’autres pensent que si on dit forêt sacrée, c’est quelque chose qui est liée à l’initiation. Non, ce n’est pas ça. Pour la fabrication du tissu forêt sacrée, je garde ça comme secrets de cuisine. Quand je dévoile les étapes de la fabrication, d’autres s’en serviront pour imiter ce que je fais. Mais, le pagne est fait à l’aide de l’eau de la noix de cola, c’est ce qu’on appelle forêt sacrée. Il y aussi le pagne onidi. Là, c’est les produits chimiques qu’on utilise pour donner soit la couleur jaune, la couleur verte et ainsi de suite. Je suis vieille maintenant, je ne peux pas piler la noix de cola. Je veux une machine pileuse et avoir des équipements pour nous protéger, parce que nous utilisons aussi des produits chimiques, surtout au niveau de la teinture onidi où on utilise la soude caustique. En plus, je demande au gouvernement de m’aider à avoir une petite voiture pour la commercialisation des produits. Ceux qui quittent Boké, Kindia, Labé viennent ici prendre nos produits à bas prix et vont revendre chèrement. Si nous avons un véhicule, nous-mêmes on peut commercialiser nos produits à travers tout le pays. Comme ça, nous pouvons en profiter.

Siba Haba

Siba Haba, section raphiaterie et président des artisans raphiateurs de la Guinée forestière : « c’est nos parents qui nous ont appris ce métier. Ça fait plus de trente (30) ans que je pratique cette activité qui a pour matière première le raphia. Nous partons couper les feuilles de raphia dans les bas-fonds et on extrait les fibres qui sont ensuite séchées au soleil. Après, on tisse les fibres avant de faire des modèles. Avec le raphia, nous faisons des nappes de table, des hamacs, des sacs, des chapeaux, des chaussures, des cartables et plusieurs autres objets. Nos potentiels clients sont les commerçants grossistes qui viennent acheter pour revendre dans le marché. Les jeunes filles convoitent beaucoup nos produits, les élèves, mais aussi les femmes. Le prix des sacs commence à 15 mille FG, 18 mille, 45 mille, 55 mille, 65 milles jusqu’à 150 mille FG. Nous avons des difficultés comme le manque de subvention de la part de l’Etat, le manque de participation dans les foires nationales, la rareté du raphia, mais aussi les problèmes d’acheminement, parce que nous partons très loin pour chercher le raphia.

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur
Aboubacar Sidiki Traoré

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur : « depuis mon enfance, je fais ce métier avec mes oncles. Donc, j’ai grandi avec ça. Mais, cela ne m’a pas empêché d’étudier. On n’étudie pas seulement pour devenir fonctionnaire. Donc, moi j’ai décidé de revenir à mon métier d’enfance au lieu de s’asseoir attendre longtemps pour avoir un emploi. Je travaille le bois rouge, l’iroko, le Gbélé de la Haute Guinée, le bois d’ébène, le bois noir qui vient des pays désertiques. Personnellement, je travaille manuellement. Parce que nous sommes dans un milieu où ne peut pas travailler avec la machine, il n’y a pas de courant. Nos clients ici, ce sont les étrangers. Le peuple de Guinée doit être conscient que la culture africaine lui appartient. Parce que, les plus grands sculpteurs d’Afrique sont originaires de la Guinée, mais le marché de l’art n’existe pas chez nous. Il faut attendre les étrangers, et la Guinée est un pays fermé au monde. Nous devons apprendre à la nouvelle génération que l’art est une connaissance de nos grands parents et que notre connaissance a existé et elle doit continuer à exister. Le prix dépend des articles : les petits tableaux sont vendus à 150 mille FG, les grands à 250 mille FG, les passeports sont à 50 milles FG. Nous rencontrons beaucoup de difficultés parce que quand le pays est fermé, on ne fait que travailler, mais on ne gagne pas. On est obligé de prendre nos objets et aller dans d’autres pays frontaliers pour chercher le marché. Personnellement, fabriquer le bois ce n’est pas quelque chose qui est facile. Parce que, les instruments que nous utilisons blessent et ça peut donner le tétanos. Il y a la fatigue, mais surtout celle du système nerveux ».

Malgré l’existence du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, les artisans disent à l’unanimité que beaucoup reste encore à faire pour leur épanouissement. Ils interpellent le gouvernement, notamment les départements du Tourisme et de la Culture, pour les aider à sortir de l’ornière.

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Trafic illicite de bois : un sénégalais arrêté à la frontière guinéo-malienne

26 juin 2019 à 9 09 58 06586

La gendarmerie territoriale de Kourémalé, à la frontière entre la Guinée et le Mali, a mis aux arrêts un sénégalais qui transportait du bois vers son pays. Un commerce interdit en Guinée pour des raisons environnementales. Le jeune homme et le camion de bois qu’il convoyait ont été conduits à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis un certain temps, l’exportation du bois guinéen est interdite. Une interdiction qui vise à limiter la déforestation en cours dans notre pays à des fins économiques. Mais, des citoyens se livrent toujours à ce commerce, souvent en complicité avec les services des eaux et forêts. C’est dans ce cadre que Makaria N’Diaye, un sénégalais, a été mis aux arrêts hier, mardi 25 juin 2019, à la frontière guinéo-malienne alors qu’il convoyait un camion de bois vers son pays.

« Moi, je ne connais pas la Guinée, c’est ma première fois de travailler sur cette route, c’est la côte d’Ivoire que je connais beaucoup. Les bois appartiennent à mon père qui se trouve à N’zérékoré. J’étais au Sénégal lorsqu’il m’a appelé pour me demander de le rejoindre à N’zérékoré afin d’exporter ces bois. Nous sommes partis au niveau du service des eaux et forêts pour les documents d’expédition, le service nous a dit qu’il ne peut pas faire un document valable de N’zérékoré au Sénégal, mais de N’zérékoré à Siguiri.

Les responsables de ce service m’ont dit de les appeler une fois arrivé à la frontière. Dès que je suis arrivé à la frontière, on m’a arrêté et j’ai présenté le document que j’ai reçu à N’zérékoré mais les m’ont dit qu’il n’est pas valable. J’ai appelé le service des eaux et forêts de Siguiri qui m’a remis le document mais ceux-ci m’ont dit qu’ils ne peuvent rien faire pour moi parce que j’ai dépassé la ville de Siguiri », a expliqué Makaria N’Diaye.

Selon l’Adjudant Daouda Camara, officier de police judiciaire en service à la frontière guinéo-malienne, ce jeune a été embarqué dans une affaire qu’il ne connait pas. Malgré tout, il va aller s’expliquer devant les services compétents. « Nous avons reçu des instructions de notre hiérarchie de ne pas laisser les bois sortir, donc le camion et le jeune seront retournés à Siguiri. Selon mon constat, le jeune a été trompé par son père et le service des eaux et forêts de N’zérékoré. Même le document qu’il détient est la photocopie, l’originale se trouve avec son père à N’zérékoré. Nous ne connaissons pas la quantité du bois qui se trouve dans le camion, le jeune lui-même ne donne pas un chiffre exact. On attend d’arriver à Siguiri pour faire le décompte », a-t-il dit.

Le présumé trafiquant de bois et le camion qu’il convoyait ont été mis à la disposition de la direction préfectorale de l’environnement de Siguiri.

De retour de Kourémalé, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Dr Taliby Sylla sur les sites des mini-centrales solaires photovoltaïques de Labé

26 juin 2019 à 9 09 48 06486

Ce sont 1,7 millions d’Euros, que le gouvernement guinéen, en partenariat avec une organisation non gouvernementale Française d’utilité publique « Energie pour le Monde », a acquis pour l’installation de 3 mini-centrales solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 75 KWC, d’une productibilité exploitable de 270 kWh/jour environs et de 3 mini-réseaux de distribution d’une longueur d’environ 12 km couvrant les centres de N’Gueria, Bouroudji, Kouramanguii Marché et Kouramangui Missidé.

Pour matérialiser la volonté du gouvernement d’apporter un plus dans le bien-être et le développement de nos districts et localités endogènes, Docteur Taliby Sylla, un habitué de ce genre de visité de terrain et au nom du gouvernement guinéen qui a le souci d’améliorer les conditions de vie des populations dans le domaine énergétique, s’est rendu dans la Préfecture de Labé pour visiter les nouvelles installations de ces différentes mini-centrales de cette localité.

D’ailleurs, elles seront dans sous peu mises à la disposition des paisibles citoyens de Labé.

Après une visite de plusieurs heures dans ces localités respectives, le Ministre Cheick Taliby Sylla, revigoré et très satisfait de l’évolution des travaux dira en substance : « dans les prochains jours, ces installations seront mises à la disposition des populations. C’est un acquis préserver !»

A rappeler que ce projet est cofinancé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) administré par l’Agence Française de Développement en qualité de bailleur principal, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), la facilité Energie Renouvelable de la CEDEAO (EREF) le Conseil Régional de l’Ile de France, la Fondation Energies pour le Monde (FONDEM) et une contrepartie du Budget National de Développement (BND).

La Cellule de Communication du Département

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Université de Labé : « ce sont les policiers qui ont tué Boukariou Baldé » (témoin)

26 juin 2019 à 9 09 08 06086

« je suis allé me cacher dans les grillages de l’université. Amadou Boukariou, ce sont les policiers qui l’ont tué. D’abord, il a reçu un projectile au dos, lancé par des policiers. Quand il est tombé, les policiers au nombre de trois à quatre, sont venus le frapper avec leurs armes, certains lui marchaient dessus. C’est après le départ des policiers que les étudiants sont venus le prendre… ».

Alors que les autorités de Labé, notamment le Gouverneur, cherchaient à nier les faits sur la mort par bastonnade de Boukariou Baldé, le 31 mai dernier, à l’université de Hafia (Labé), un témoin de la scène a livré sa part vérité dans cette affaire. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, Mamadou Camara qui a vécu ce qui s’est passé, dit que ce sont des agents de la police qui battu à mort l’étudiant.

Tout est parti d’un accident de la circulation dont Mohamed Thiam a été victime (avec deux autres étudiants) et qui lui a valu une amputation de la jambe gauche. Un handicap qui l’a éloigné de l’université à la veille des évaluations finales.

Mamadou Camara

Selon Mamadou Camara, un des jeunes frères de l’étudiant amputé, c’est le chef du Département Sociologie qui a demandé à Thiam de venir se faire évaluer, malgré son état de santé. « Quand on a reçu l’appel de monsieur Mamadou Aliou Benté Diallo, leur chef de département, lui demandant de se rendre à Labé, mon frère était toujours souffrant. Mais, le chef de département a dit qu’il faut forcement nous rendre à Labé. Sans quoi, mon frère va perdre dans la matière et sera obligé de la reprendre l’année prochaine pour obtenir son diplôme. Alors, quand nous nous sommes rendus à Labé, vu son état, ses amis n’étaient pas contents. Les étudiants ont manifesté pour la première fois le jeudi, 30 mai. Après un début de négociation, il a été décidé de revenir le lendemain, vendredi, afin de trouver une solution définitive au problème ».

C’est ainsi que le lendemain, ajoute Mamadou Camara, « je suis allé avec mon frère Thiam et la maman. Au moment où la famille était dans les bureaux en train d’échanger avec le rectorat, ça a dégénéré. Et, quelques temps après, j’ai aperçu deux pick-up, un de la police et un de la gendarmerie. Le premier pick-up, qui contenait des gendarmes, est resté dehors. Le second, qui avait des policiers à son bord, est entré dans la cour. Moi, je suis allé me cacher dans les grillages de l’université. Amadou Boukariou, ce sont les policiers qui l’ont tué. D’abord, il a reçu un projectile au dos, lancé par des policiers. Quand il est tombé, les policiers au nombre de trois à quatre, sont venus le frapper avec leurs armes, certains lui marchaient dessus. C’est après le départ des policiers que les étudiants sont venus le prendre… ».

Mohamed Thiam, étudiant en sociologie licence 3 à l’Université de Labé

De son côté, Mohamed Thiam, étudiant en sociologie licence 3 à l’Université de Labé, qui a aujourd’hui la jambe gauche amputée, n’a pas manqué de dire sa tristesse face à ce qui est arrivé à feu Boukariou Baldé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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TPI de Kissidougou : condamnation de deux importants trafiquants de trophées d’espèces protégés

26 juin 2019 à 7 07 12 06126

Communiqué du projet GALF : Le mardi 18 juin 2019, le tribunal de première instance (TPI) de Kissidougou a rendu sa décision concernant l’affaire Ministère Public contre M. Thierno Oumar Touré et Abdoulaye Touré, poursuivis pour trafic de trophées d’animaux sauvages protégés.

Le tribunal après en avoir délibéré en matière correctionnelle et en premier ressort, condamne les deux à un an d’emprisonnement ferme et une amende de dix millions de francs guinéens (10 000 000 GNF) chacun. Sur l’action civile, reçoit la constitution de l’Etat Guinéen en les condamnant au paiement solidaire de cinquante millions de francs guinéens (50 000 000 GNF).

Présentés devant le tribunal lors de la première audience du 14 mai 2019, les deux prévenus ont reconnu les chefs d’inculpation pour lesquels ils sont poursuivis notamment la détention, circulation, commercialisation des trophées d’animaux sauvages intégralement et partiellement protégés. Ils avaient alors sollicité la clémence du tribunal se basant sur le fait de l’ignorance de la loi en matière de la faune sauvage.

Dans la même dynamique, le procureur représentant le Ministère Public a dans ses plaidoiries du mardi 18 juin 2019, accentué sa communication sur la vulgarisation de la loi quand bien même il s’est résolu de relever qu’en droit le principe qui dit que ‘’ Nul n’est sensé ignoré la loi’’ est constant. Toutefois, il demande au juge de faire appliquer la loi dans la décision qu’il prendra et qui servirait selon lui, un bel exemple pour dissuader le public et d’autres trafiquants qui tenteraient une telle aventure.

Poursuivant, il a fait savoir que c’est par de tel agissement que la Guinée est en maille avec la communauté internationale notamment la CITES (convention internationale sur le commerce des espèces de faune menacées d’extinction) qui a sanctionné le Gouvernement Guinéen en mars 2013 et présenté comme une plaque tournante de la criminalité faunique en Afrique de l’ouest). Ainsi, le ministère public a requis une condamnation à 18 mois de prison, une amende de 5.000.000 GNF chacun avec la restitution des trophées aux autorités préfectorales des Eaux et Forêts.

Pour sa part, l’avocat de la partie civile représentant le Ministère de l’Environnement a tout d’abord passé en revue des différentes conventions internationales auxquelles la Guinée a adhérée tout en fondant ses interventions sur la CITES et ses exigences, le processus d’adoption et de promulgation de la nouvelle loi sur la faune. A en croire ses plaidoiries, la Guinée continue de payer les frais suite à sa suspension par la CITES, la détérioration de son système d’éco-tourisme et son incapacité à exporter des animaux sauvages même de façon légale. A la suite de son argumentation, il en déduit que l’argument évoqué par les prévenus ne tient pas et qu’ils devraient par conséquent subir la rigueur de la loi.
Dans ses plaidoiries, il sollicite du juge une application stricte de la loi et sur l’action civile, réclame le paiement du montant de 100.000.000 GNF pour la réparation des dommages causés à l’Etat Guinéen.

Après une pause de quelques minutes, l’audience a repris. Ainsi ,dans son verdict le juge audiencier a retenu M. Thierno Oumar Touré et Abdoulaye Touré dans les liens de la culpabilité pour les délits de détentions, circulation et commercialisation de trophées d’espèces sauvages protégés, faits prévus et punis par le code de faune et réglementation de la chasse en République de Guinée.

Sur ce, le tribunal après en avoir délibéré en matière correctionnelle et en premier ressort, condamne les deux à un an d’emprisonnement ferme et une amende de dix millions de francs guinéens (10.000.000GNF) chacun. Sur l’action civile, reçoit l’Etat Guinéen en sa constitution de partie civile, condamne solidairement les deux trafiquants au paiement de cinquante millions de francs guinéens (50.000.000GNF) à titre de dommages et intérêts à l’Etat Guinéen. Il déclare publiquement la restitution des trophées mis sous scellé aux autorités préfectorales des Eaux et Forêts.

A rappeler que c’est le 07 mai 2019 que les deux trafiquants ont été mis aux arrêts au centre-ville de Kissidougou par une équipe composé des gendarmes, des agents du Corps des Conservateurs de la Nature et du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique).

Ils ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de 60 peaux dont des pythons, crocodiles, servals, civettes, céphalophes, guib harnaché et autres antilopes, des espèces animales intégralement protégées et partiellement protégées par le code de faune et règlementation de la chasse en Guinée. Ils étaient impliqués dans ce trafic depuis 1981 au niveau international faisant parti d’un réseau sous-régional car d’autres trafiquants du Mali, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire venaient s’approvisionner chez eux.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces est un crime organisé transnational. Il représente le 5ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma du projet GALF

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