Kindia : le préfet salue « l’allégresse et la convivialité » de la nuit du Destin

1 juin 2019 à 19 07 15 06156

Les fidèles musulmans de Kindia ont célébré la nuit du Destin, ou Laylatoul Ghadri, dans la nuit du vendredi 30 mai au samedi 1er avril 2019. Une nuit marquée par des invocations, des prières, des lectures du saint Coran pour implorer la miséricorde divine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les autorités administratives, religieuses, communales et de nombreux citoyens anonymes ont célébré la nuit du Destin dans différentes mosquées. On a noté la présence d’une forte délégation du secrétariat général des affaires religieuses.

Le préfet, en compagnie d’une forte délégation, a sillonné plusieurs mosquées de la commune urbaine. Selon N’Fansoumane Touré, « à l’image de nos coreligionnaires des autres préfectures, on a eu à célébrer aussi la nuit du Destin où les autorités religieuses et les autorités administratives se sont données les mains à travers des délégations. On a fait le tour des différentes mosquées, pour la première délégation que nous avons eu à conduire, en compagnie de deux délégués du secrétariat général des affaires religieuses, notamment Elhadj Mamadou Bachir Diaby et Elhadj Kissiman Sacko. Nous avons eu à passer d’abord à la mosquée de Condeta. De là, on est allé à la grande mosquée de Tafori, Sarakoléah puis la mosquée de Manquepas. La dernière étape a été dans Sira Foré là-bas, précisément dans le district de Tatagui, secteur Tengué Madina, toujours au niveau de la commune urbaine, une localité située à près de 40 à 60 km de la ville »

Pour ce qui est des activités effectuées durant cette nuit, le préfet a fait savoir que de nombreux messages ont été passés. « A travers les cantiques, la lecture du saint Coran partout, les messages qui ont été véhiculés par les responsables religieux ou les délégués du secrétariat général des affaires religieuses, ces messages étaient bien porteurs. Parce qu’ils tournaient autour de la paix et de la quiétude sociale qui sont des garanties pour aller au développement de la préfecture et de notre pays. Nous avons vu qu’il y avait du monde, surtout jeunes et femmes au niveau des différentes mosquées que nous avons visitées. C’est dans l’allégresse et la convivialité que ces musulmans étaient là », a laissé entendre N’Fansoumane Touré.

Pour sa part, Elhadj Karamba Diaby, secrétaire préfectoral des affaires religieuses, au nom de la délégation, a salué les fidèles musulmans de la localité de Tengué Madina pour l’accueil qu’on leur a réservé. « Nous remercions très sincèrement les fidèles musulmans de cette localité qui constitue la dernière étape de cette tournée. Notre arrivée ici dans la nuit de destin est un signe de réconfort moral dans le cadre de l’épanouissement de l’islam chez nous. Nous avons vu les femmes et les hommes qui font des cantiques. Cela nous réjouit très fort. Tout ce qui peut faire le rayonnement de la religion, nous accompagnons », a-t-il dit.

De son côté, Arafan Mohamed Camara, chef du district de Tatagui, dans la commune urbaine, s’est dit satisfait de l’arrivée des autorités dans sa localité en ce mois saint de Ramadan. « Nous sommes trés contents de votre arrivée chez nous à l’occasion de cette fête. C’est la première fois qu’un préfet vient chez nous, compte tenu de la distance et de l’enclavement. Nous avons compris que les autorités de Kindia pensent à nous. Nous avons lu le Coran trois fois et nous avons fait des prières en faveur de la paix et du développement », affirme le chef de district.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Siguiri : un vent violent cause plusieurs dégâts à Franwali

1 juin 2019 à 16 04 47 06476

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier vendredi, 31 mai 2019, à Bèndougou, district de la sous-préfecture de Franwali, dans la préfecture de Siguiri. Au total, 28 bâtiments ont connu des dégâts causés par ce vent, dont l’école primaire de la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Joint au téléphone, Mohamed Condé, l’une des victimes, a expliqué que c’est aux environs de 18 heures, vendredi, que « nous avons été victimes d’une catastrophe naturelle. Un vent a soufflé sur notre localité, il a endommagé 28 bâtiments parmi lesquels l’école primaire du village. Certains bâtiments ont été décoiffés et d’autres ont connu des dégâts plus importants. Nous sommes en train encore d’évaluer justement les dégâts causés », a témoigné cette victime.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Fria : Rusal/Friguia offre une importante quantité de vivres aux imams

1 juin 2019 à 15 03 43 06436

A l’occasion de la célébration de la nuit du destin, la compagnie minière Rusal/Friguia a offert une importante quantité de vivres, composés de riz, de sucre et d’huile végétale aux imams de Fria. La cérémonie de remise du don a eu lieu hier vendredi, 31 mai 2019 dans la cour de la grande mosquée de Fria. C’était en présence des autorités communales et religieuses de la ville et d’une forte délégation des responsables de Rusal en Guinée, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de circonstance, la directrice des ressources humaines de Rusal/Friguia, madame Eléna Gorchkova a, au nom de la représentation de la compagnie et de son directeur général, exprimé sa gratitude aux autorités de la ville de Fria pour l’accueil réservé à sa délégation.
Selon elle, cette remise n’a été possible que grâce au redémarrage de l’usine Friguia à l’été passé. Elle a profité de l’occasion pour revenir sur les péripéties ayant entraîné la relance de l’usine.

« Cet événement est un résultat du travail colossal fait par la compagnie Rusal depuis des années. L’usine Friguia, chaque compartiment a été reconstruit et rassemblé à nouveau. Plus de 25% des équipements étaient achetés et remplacés. Il y a plus de 1300 spécialistes guinéens et 60 spécialistes russes qui ont travaillé à la réhabilitation de l’usine. Le budget de réhabilitation et du démarrage de l’usine était plus 123 millions de dollars », a-t-elle indiqué.

Poursuivant son discours, la DRH de Rusal/Friguia, a souligné que sa société, en tant que société responsable, accorde une importance particulière à la résolution des problèmes des communautés qui vivent dans ses zones d’intervention. « Partout où est présent Rusal, à Conakry, à Kindia, à Fria et à Boké, s’ouvrent de nouvelles écoles, des centres de santé, des mosquées, des terrains sportifs, des forages. Et, on prête assistance aux groupements agricoles et féminins locales », a rappelé madame Eléna Gorchkova.

Elle en a profité pour souhaiter bonne fête de Ramadan à l’ensemble des musulmans de la Guinée et particulièrement au Président de la République, Professeur Alpha Condé, qu’elle n’a pas manqué de remercier pour son soutien à la compagnie Rusal en Guinée.

Au nom des bénéficiaires, le maire de la commune urbaine de Fria, Elhadj Lansana Boffa Camara, a remercié les responsables de Rusal pour leur appui constant aux des populations de Fria. « Il n’y a pas longtemps, vous aviez donné encore aux populations de Fria trois forages. Vous voilà aujourd’hui encore voler à notre secours en nous donnant des vivres.

Nous pouvons dire que la société Friguia est bonne pour la population (…) Ce don nous va droit au cœur et nous nous en félicitons, nous vous remercions et vous pouvez compter sur nous », a dit l’autorité locale.

De retour de Fria, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Guinée : les forces de l’ordre tuent un étudiant à Labé

1 juin 2019 à 12 12 45 06456

Encore un jeune guinéen a été tué par les agents des forces de sécurité. Originaire de la commune urbaine de Télimélé et étudiant en Licence 2 Informatique, Amadou Boukariou Baldé, âgé de 21 ans, a été battu à mort par des agents des forces de l’ordre hier, samedi 31 mai 2019, à l’université Hafia de Labé.

Malheureusement, au-delà de l’émotion liée à la perte de ce jeune espoir de toute une famille, tous les Guinéens savent qu’il n’y aura pas de justice face aux agents de sécurité qui ont actuellement le droit de vie et de mort sur les citoyens.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à toute la famille et à l’ensemble des étudiants de Labé et du pays.

Paix à l’âme de Amadou Boukariou Baldé, amine !

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Faranah : le grand imam prie pour « la concorde, la quiétude et la fraternité entre guinéens »

1 juin 2019 à 12 12 30 06306

La nuit du Destin, autrement appelée Laylatoul Ghadri, a été célébrée par la communauté musulmane de Guinée dans la nuit du vendredi 30 mai au samedi 1er juin 2019. Dans la ville de Faranah, de très nombreux fidèles musulmans ont pris d’assaut les différentes mosquées pour adorer Dieu et demander sa miséricorde, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À la tombée de la nuit de ce vendredi, les fidèles musulmans de Faranah se sont massivement mobilisés pour célébrer Laylatoul Ghadri. Des prières, des cantiques et la lecture du saint Coran ont ponctué cette nuit.

Selon Elhadj Aboubacar Touré, premier imam de la grande mosquée de Faranah, « aujourd’hui, nous célébrons Laylatoul Ghadri. C’est Dieu lui-même qui a parlé de la valeur de cette nuit. Il a dit que c’est au cours de cette nuit qu’il fait descendre ses anges sur la terre pour saluer les musulmans jusqu’au matin. La nuit exacte de Laylatoul Ghadri n’est pas connue. Mais, après les échanges, ils ont convenu à la nuit du 26 au 27 du mois saint de Ramadan ».

Par ailleurs, Elhadj Aboubacar Touré a fait savoir que « c’est pour le respect du prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui) que ce jour a été choisi, parce que ses descendants et compagnons n’ont pas eu longue vie comme ceux qui les ont précédé. Une nuit d’adoration de Laylatoul Ghadri est plus que mille mois d’adoration. Cela équivaut à 83 ans et 4 mois d’adoration ».

En outre, l’imam de la grande mosquée de Faranah a saisi cette occasion pour inviter les citoyens à la solidarité. « Nous invitons toute la population de s’intégrer dans la religion musulmane pour qu’on puisse travailler ensemble pour la promotion de l’islam et s’entraider pour qu’un beau jour on se retrouve au paradis. Ainsi, nous prions Dieu qu’il nous offre beaucoup de ces nuits pareilles. Nous prions qu’il y ait la paix, la concorde, la quiétude et la fraternité entre les guinéens de tout bord », a dit Elhadj Aboubacar Touré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel: 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Célébration de Laylat al-Qadr : la question de la polygamie s’invite dans les débats

1 juin 2019 à 12 12 17 06176

Les dispositions du code civil guinéen adopté récemment par l’Assemblée nationale, relatives au régime matrimonial, continuent à faire débat à Conakry. La polémique suscitée par le texte qui interdit à un homme d’épouser une deuxième femme sans le consentement de sa première épouse, s’est invitée même dans la célébration de Laylat al-Qadr, la plus importante nuit pour les musulmans. L’imam de la mosquée Elhadj Daouda située à Koloma Soloprimo, dans la commune de Ratoma, s’est étalé longuement sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans cette mosquée, le sermon de l’imam, Mouhamadou Salihou Diallo, à l’occasion de la célébration de la nuit du destin, s’est focalisé sur le rôle de la femme au foyer, selon l’islam. « Selon l’éducation musulmane, la femme doit veiller sur le foyer, les biens de son mari, les enfants ; demeurer au foyer, respecter son époux et ne pas faire tout ce qui peut le fâcher. La femme doit être tranquille, c’est-à-dire elle doit éviter de courir d’autres hommes et laisser son mari.

Elle doit être soumise à son mari et avoir le maximum de respect pour ce dernier ; elle doit respecter les parents de son mari, que ces derniers soient pour elle des oncles tantes, frères ou sœurs. Une femme ne doit pas considérer que son mari mais aussi les parents de celui-ci. Et puis, la femme a l’obligation de connaitre parfaitement l’islam, maîtriser et pratiquer la religion comme son mari », a indiqué le leader religieux.

L’imam, Mouhamadou Salihou Diallo, a évoqué ensuite la question de la polygamie, faisant allusion au nouveau code civil guinéen. Le texte, adopté récemment par les députés, interdit à un homme d’épouser une deuxième femme sans l’accord préalable de sa première épouse. Il rappelle que ce régime est consacré par Dieu et prévient ceux qui tentent de s’y opposer. « Nous devons savoir que si une femme et son conjoint ne s’entendent pas, ne se respectent pas, assez de problèmes peuvent en découler. Nous savons que depuis toujours, il y a certains hommes qui ont une, deux, trois ou quatre femmes tel qu’il est indiqué dans le coran.

C’est-à-dire qu’il est permis à l’homme d’épouser jusqu’à quatre femmes s’il sait qu’il va maintenir l’équilibre entre elles. Cela, même si l’amour qu’il a pour ses femmes n’est pas le même, mais que le partage des biens et les services soit tout de même équitable. Ce que tu donneras à l’une, tu le donnes à l’autre ou aux autres. Si tu donnes de l’or à l’une, il faut aussi donner la même chose à l’autre ou aux autres. Mais, tu ne dois pas donner de l’or à une de tes femmes et donner du bronze aux autres. Deux, trois ou quatre femmes peuvent bien avoir en commun un seul époux mais dans les bons comportements islamiques.

Donc Dieu a légalisé la polygamie. Celui qui s’oppose à ça à cause de l’argent ou autre chose non justifié par le coran, s’il meurt, qu’il trouve où aller autre que chez Dieu. C’est très dangereux de dire non aux injonctions de Dieu. Celui qui le fait s’expose à des sanctions divines très sévères », a mis en garde l’imam.

A noter que la célébration de Laylat al-Qadr dans cette mosquée a connu une forte mobilisation de fidèles musulmans, qui ont rivalisé d’ardeur dans l’adoration de Dieu. L’événement a été rehaussé de la présence d’une délégation de la ligue islamique communale de Ratoma.

Mamadou Bhoye Laafga Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Célébration de Laylat al-Qadr : le message de l’imam de Bambéto aux gouvernants

1 juin 2019 à 11 11 16 06166

Les fidèles musulmans de Guinée ont célébré la nuit du vendredi à ce samedi, 1er juin 2019, qui correspondait à Laylat al-Qadr (la nuit du destin). Durant cette nuit, les mosquées de Conakry ont fait le plein et ont été le théâtre de plusieurs actes de dévotion : prières, lecture du coran, cantiques, invocations… Certains leaders religieux ont mis l’occasion à profit pour lancer des messages à l’endroit des citoyens mais aussi des autorités du pays, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était à la grande mosquée de Bambéto.

Elhadj Saikou Diallo, le grand imam de cette mosquée a rappelé d’abord aux fidèles musulmans l’importance de célébrer Laylat al-Qadr. « C’est Dieu qui a dit que l’adoration que l’on fait pendant la nuit de Laylat al-Qadr, sa récompense dépasse celle de l’adoration qu’on peut faire pendant 1000 mois. Et, si vous calculez, vous verrez que 1000 mois c’est plus de 80 ans, c’est énorme ça. C’est pourquoi, cette nuit mérite vraiment d’être célébrée », a-t-il rappelé.

Le leader a salué la mobilisation et la détermination des musulmans à adorer Dieu pendant ce mois de Ramadan. Il souhaite que le même engouement se poursuive après ce mois aussi. « Quand vous observez depuis le début du Ramadan, la mosquée ne désemplit pas. Nous disons aux musulmans qu’on n’adore pas Dieu que pendant le Ramadan. Dieu doit être adoré tous les jours, toutes les semaines et tous les mois. Où vont les musulmans qui remplissent actuellement la mosquée quand le mois de Ramadan passe ?

Ils sont là, avec nous dans les quartiers, dans les maisons. Et ils ne viennent à la mosquée en nombre qu’à cette période. Ce n’est pas bon, ce n’est pas normal. De la même manière que les musulmans viennent en nombre à la mosquée actuellement, ou qu’ils font des sacrifices, c’est de la même manière qu’ils doivent se comporter après ce mois. Car Dieu est avec nous en tout temps et en tout lieu », a conseillé l’imam.

Par ailleurs, Elhadj Saikou Diallo a invité les gouvernants à craindre Dieu et à assumer correctement leurs responsabilités, en mettant tous les citoyens au même pied d’égalité. « Ce que je dirai aux citoyens, surtout aux gouvernants, c’est de craindre Dieu. Quiconque craint Dieu, il va abandonner tout ce qui est interdit. Quiconque craint Dieu, il fera tout ce qui est de son devoir. Comme les dirigeants, les citoyens aussi font souvent des choses qui ne sont pas très appréciables.

Je prie tout le monde de craindre Dieu et de se dire que tôt ou tard on rendra compte de ce que nous avons fait. Les gouvernants doivent savoir que le pouvoir, c’est Dieu qui le donne, il le donne à qui il veut et le retire quand il veut. Le pouvoir c’est pour un temps. Ça va passer. Donc, le temps que Dieu te le donne, il faut bien gouverner car tu lui rendras compte de ta gestion. Donc, nous prions les gouvernants à être justes, à ne pas traiter différemment les citoyens, à mettre les citoyens au même pied d’égalité.

Les gouvernants doivent approcher auprès d’eux les bons cadres. Et ceux qui ne sont pas bons, qu’ils les aident à être bons, à changer positivement. Puisque le pouvoir, c’est pour un temps. Si le pouvoir ne se perdait pas, alors le premier chef serait toujours aux commandes, mais le pouvoir est passager. Alors ceux qui possèdent une portion du pouvoir doivent bien la gérer et savoir qu’ils doivent la céder un jour à qui Dieu choisira », a souligné le grand imam de Bambeto.

Abdoul Hamid Chérif, un érudit présent à cette cérémonie, en a profité aussi pour inviter les fidèles musulmans à ne pas se dérouter du chemin emprunté par leurs parents au profit d’un modernisme qu’il juge pas conforme à nos valeurs.

« On sait que nos parents au village avaient l’habitude de célébrer certaines fêtes religieuses, les jeunes doivent les suivre. En le faisant, ils auront suivi ce que le prophète Mohamed (PSL) a recommandé. Ils doivent éviter une certaine modernité que certains leaders religieux veulent introduire dans la religion et qui tend à saper les bonnes pratiques qu’on savait de nos parents », a conseillé ce leader religieux.

À noter que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, était annoncé à la grande mosquée de Bambéto, mais il ne s’est finalement pas rendu sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Interruption des réseaux sociaux lors des examens nationaux ? La FESATEL préoccupée

1 juin 2019 à 3 03 22 06226
Abdoulaye Barry, secrétaire général de la FESATEL
Abdoulaye Barry, secrétaire général de la FESATEL (Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications)

Il s’agit pour l’heure d’une simple proposition non encore confirmée, mais elle préoccupe déjà plus d’un. La recommandation faite récemment au cours des ateliers préparatoires des prochains examens nationaux et qui est relative à l’interruption des réseaux sociaux pendant ces examens ne laisse pas indifférente la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL).

Abdoulaye Barry, le secrétaire général de cette structure, n’exclut pas de déclencher une grève si cette proposition arrivait à être validée. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 31 mai 2019.

Couper les réseaux sociaux de 09 heures à 16 heures pendant tout le déroulement des examens nationaux prévus en juillet prochain, c’est l’une des recommandations faites pour le bon déroulement de ces examens. Une proposition surprenante et étonnante pour Abdoulaye Barry, secrétaire général de la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL). Selon lui, si cette proposition est appliquée, elle risque de porter un coup dur aux chiffres d’affaires des sociétés de téléphonie en Guinée. « Nous, en tant que fédération responsable au sein du secteur des postes et télécommunications, nous trouvons cette proposition du comité vraiment pas bonne. Parce que cela risque de jouer sur le chiffre d’affaire de nos différentes entreprises. Et, si le chiffre d’affaire est impacté, cela peut impacter le bilan de l’entreprise.

Donc, je pense que l’Etat étant responsable, ils ne vont pas accéder à cette demande de ce comité. Parce que comme vous le savez, partout dans le monde, il y a l’internet pendant les périodes des examens. Ça se passe ainsi partout : en France et même dans les pays de la sous-région. Ce comité aurait dû proposer au ministère d’autres facteurs allant dans le sens de sécuriser plus ces examens, plutôt que de penser à interrompre l’internet. La DATA, (Facebook, WhatsApp, Imo, Viber, Instagram) c’est ce qui fait le chiffre d’affaire aujourd’hui des entreprises. Donc, si cela est coupé, ça va jouer sur les chiffres d’affaires de ces entreprises de téléphonie », soutient-il.

C’est pourquoi, le secrétaire général de la FESATEL annonce que sa structure va rencontrer le ministre en charge des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique pour échanger avec lui sur la question. Cependant, si le gouvernement accède à cette proposition, la FESATEL ne restera pas les bras croisés, souligne le syndicaliste. « Nous, en tant que dépositaires du pouvoir au sein de ces entreprises de téléphonie, nous avons un interlocuteur qui est là, le ministre en charge des postes et télécommunications. Nous allons le saisir de façon officielle à travers un courrier pour vraiment lui signifier l’impact négatif sur le chiffre d’affaire de nos différentes entreprises.

Perdre aujourd’hui un chiffre d’affaire même d’une journée, c’est coûteux, à plus forte raison trois semaines, nos salaires en dépendent. Ces entreprises ont aujourd’hui beaucoup de charges, trois semaines pour nous, c’est beaucoup. Je suis sûr que l’Etat guinéen ne va pas accéder à cette demande parce qu’elle pourrait impacter aussi négativement à d’autres corporations. Mais, si l’Etat accède à cette demande, la FESATEL va se réunir pour prendre une décision. Et, une grève n’est pas exclue », a-t-il prévenu.

A rappeler que c’est à l’occasion des ateliers régionaux préparatoires des examens nationaux session 2019, organisés par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation que la proposition d’interrompre les réseaux sociaux lors des examens nationaux session 2019 a été faite. Reste à savoir si elle sera adoptée ou rejetée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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