Affaire 3ème mandat : une nouvelle marche annoncée à N’zérékoré

15 juin 2019 à 22 10 55 06556

La Guinée est de plus en plus plongée dans un débat qui risque de tirer ce pauvre pays d’une dizaine de millions d’habitants dans une instabilité. Annoncé par le par le président Alpha Condé, le « débat entre ceux qui sont POUR et ceux qui sont CONTRE » un changement de la Constitution a très mal commencé et se mène actuellement de façon très maladroite.

A grands frais et pilotées par les ministres, chefs des régies financières et hauts cadres de l’Etat, les manifestations pour un changement de la Constitution qui vise à favoriser un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont couvertes et largement relayées par les médias publics. Alors que celles de ceux qui demandent au chef de l’Etat de respecter la Constitution actuelle et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat sont interdites et les organisateurs menacés par les autorités. Mais, ceux qui défendent la constitution continuent de croire à la justesse de leur choix et à la nécessité d’aller jusqu’au bout pour éviter à la Guinée de retomber dans une instabilité politique avec des conséquences désastreuses pour l’avenir de tout le peuple.

cette nuit, Guineematin.com a appris que malgré toutes les menaces proférées par les autorités, les membres du FNDC (Front national de la défense de la Constitution) comptent organiser une autre marche dans la ville de N’zérékoré, le jeudi prochain. Comme on le sait, la semaine dernière, les défenseurs de la Constitution guinéenne avaient été empêchés d’organiser leur marche. La répression de leur mouvement par les agents des forces de sécurité avait même engendré un mort, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Et, ce samedi, 15 juin 2019, les autorités locales, entourées de plusieurs membres du Gouvernement (déployés dans la capitale de la Guinée forestière) ont annoncé le début de la traque des défenseurs de la Constitution. Mais, au lieu d’effrayer les opposants au troisième mandat, cette annonce a plutôt fait penser aux opposants que leur lutte commence à porter fruit ! En tous les cas, les opposants au changement de la Constitution comptent mobiliser les citoyens de N’zérékoré pour une nouvelle marche… La Coordination régionale du FNDC a également demandé aux sous-préfectures qui ne pourront pas rallier la ville de N’zérékoré d’organiser des manifestations dans leurs localités. C’est également ce qui est demandé aux populations des préfectures voisines : Beyla, Lola, Macenta, Guékédou et Yomou… Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Attendons de voir !

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Liberté de la presse : un journaliste menacé par le gouverneur de Labé

15 juin 2019 à 20 08 16 06166
Idrissa Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif, chargé de la coordination en Moyenne Guinée des activités de l'OGDH
Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par le Gouverneur de Labé

Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo se sent menacé par la plus haute autorité de sa région natale et de service. Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la sécurité et actuellement gouverneur de la région administrative de Labé, a menacé de faire arrêter et emprisonner le correspondant de Guineematin.com et de l’Agence guinéenne de presse (AGP) à Labé.

Les menaces du Gouverneur Diané auraient commencé suite au meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé, bastonné à mort par des agents de la sécurité qui avaient été déployés à l’université de Labé, le 31 mai dernier sur ordre du tout puissant Gouverneur. Le l’étudiant aurait rendu l’âme à l’hôpital régional de Labé ; mais, les autorités locales auraient voulu faire croire que le jeune Amadou Boukariou Baldé a cessé de respirer au cours de son évacuation sur Conakry pour éviter des manifestations de ses camarades qui auraient pu perturber la ville de Labé. Le fait de rendre publique que cet étudiant a expiré son dernier souffle à l’hôpital régional de Labé trouble le sommeil du gouverneur qui ne pardonne pas cette révélation au journaliste…

Ce samedi, 15 juin 2019, Idrissa Sampiring Diallo devait se rendre dans la préfecture de Mali pour assurer la couverture médiatique d’une série d’activités du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes dans cette préfecture, relevant de la région administrative de Labé. Mais, le correspondant de Guineematin.com à Labé a dû annuler son déplacement à la dernière minute, en raison de menaces du gouverneur de Labé, Madifing Diané, proférées contre lui. « Hier, vers 22 heures, j’ai reçu un appel du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, pour que je l’accompagne aujourd’hui à Mali où il doit mener des activités. Donc, on s’est donné rendez-vous au gouvernorat. C’est ainsi que ce matin, je me suis rendu au gouvernorat. Mais, dès que le gouverneur m’a vu, il a appelé tous ceux qui étaient présents au rez-de-chaussée, même ceux qui ne travaillent pas au gouvernorat. Il a appelé notamment le responsable de l’ANAFIC pour lui dire qu’il le prend à témoin que s’il me voit à Mali, il va me faire arrêter et me déférer à Conakry. Il dit que c’est lui qui représente le chef de l’Etat à Labé », a-t-il expliqué.

Face à cette menace du gouverneur, notre confrère a annulé son voyage à Mali. Il a fait le point de la situation au ministre Mouctar Diallo qui l’avait invité, avant de rentrer chez lui. Mais, d’où est parti ce problème entre Idrissa Sampiring et Madifing Diané ? « Ce problème est partie du fait que j’ai relayé la version non officielle de ceux qui disent que le jeune Boukariou (l’étudiant qui est décédé récemment à la suite de violences exercées sur lui par des agents des forces de l’ordre à l’université de Labé, ndrl) est mort à l’hôpital de Labé. Le gouverneur voulait que je m’en tienne à sa version. Mais, j’ai relayé ce que lui-même a dit en tant que gouverneur de Labé et j’ai même diffusé la vidéo où il dit que le petit est mort sur la route de Conakry ; mais, j’ai également relayé la version de ceux qui ont dit qu’il est mort à l’hôpital de Labé. Depuis, il m’en veut à mort à cause de cette question du lieu de la mort de Boukariou », confie le journaliste.

Selon ce correspondant de Guineematin.com, le fait qu’il soit également correspondant de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) dans la région est sans doute l’une des causes de la mésentente entre lui et le gouverneur. « Les administrateurs territoriaux (préfets et gouverneurs) pensent que le correspondant de l’AGP a la même mission que le correspondant de la voie de la révolution (devenue aujourd’hui la RTG). Malheureusement pour nous correspondants de presse, l’information ne circule pas entre le département de la communication et celui de l’administration du territoire. Les administrateurs territoriaux pensent que le correspondant de l’AGP est placé sous leur tutelle, ils ne savent pas que c’est une profession libérale, ils pensent que le correspondant de l’AGP est un porte-bouilloire qui est obligé de répéter tout ce qu’il entend de la version officielle ou bien qui est obligé de prendre position en faveur de la version officielle. Or, le journaliste reste journaliste ! Ce n’est pas à toi de dire tel à raison, tel n’a pas raison. Ce n’est pas parce que l’autorité se sent embêtée qu’elle va vouloir dire que le correspondant de l’AGP n’a pas le droit de donner la parole à celui qui ne pense pas comme elle. C’est tout le problème qui nous oppose. Apparemment, pour lui, parce que je me suis donné la liberté de tendre mon micro à quelqu’un qui n’est pas comme lui et qui a une version contraire à la sienne, il considère que je mérite d’être réprimé. Avant ça, il m’avait déjà menacé, tout simplement pour avoir dit qu’il y a eu une intervention musclée des services de sécurité à l’université, il a dit que si je blague avec lui, il va m’écraser. Aujourd’hui, il me dit que s’il me voit à Mali il va m’arrêter et briser ma carrière. Donc, je sens que j’ai à faire à un nostalgique d’un passé récent ou de la voie de la révolution. Il pense que le correspondant de presse doit aller au bureau du gouverneur ou du préfet pour rédiger sa dépêche, c’est tout le problème », a-t-il laissé entendre.

Idrissa Sampiring Diallo annonce toutefois qu’il ne se laissera pas se faire museler par les menaces du gouverneur ou de qui que ce soit. Notre confrère promet de conserver sa liberté d’esprit qui lui est reconnue et de continuer à travailler en toute indépendance et de façon totalement professionnelle. Ce qui fait encore craindre pour sa sécurité dans cette région… « A compter de ce samedi jusqu’à la fin de la vie du Gouverneur Madifing Diané, si je disparais ou quoi que ce soit m’arrive, il doit être le premier suspect pour ma famille et mes amis », a prévenu le journaliste.

Propos décryptés par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Yomou : un cultivateur tué à Bamakama, sa moto emportée

15 juin 2019 à 20 08 13 06136

Un cultivateur, du nom de Moussa Moriba Kpoghomou, a été assassiné dans son champ dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juin 2019 à Yomou. Les faits se sont produits au village de Bamakama, situé à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Bowé. Les auteurs de cet assassinat, non identifiés, ont emporté la moto de la victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, Moussa Moriba Kpoghomou a été tué par balles par des inconnus dans son champ. Il était originaire du village de Gbkomey, relevant de la commune urbaine de Yomou. Notre source ajoute que Moussa Moriba Kpoghomou était marié à deux femmes et père de 5 enfants.

Les raisons de cet assassinat ne sont pas connues, mais certains observateurs pensent à de simples voleurs qui ont d’ailleurs emporté la moto de la victime

Des agents de la police judiciaire se sont rendus à Bamakama ce samedi matin pour faire le constat. La délégation était conduite par le Colonel Moussa Fofana, du commissariat central de Yomou, accompagné d’autres agents.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que l’enterrement de Moussa Moriba Kpoghomou est prévu pour demain dimanche au village de Bamakama, à Bowé. Une sous-préfecture située à 22 kilomètres de Yomou.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Tél. : 620 35 47 92

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3ème mandat pour Alpha Condé ? « Hadja Rabiatou ne doit pas se taire à cause d’un poste »

15 juin 2019 à 20 08 04 06046

Depuis le début de la polémique sur la volonté du président Alpha Condé de modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir, l’ancienne président du Conseil National de la Transition (CNT), Hadja Rabiatou Sérah Diallo, ne s’est pas fait entendre. Une attitude que ne comprend pas le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana.

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti de ce samedi, 15 juin 2019, l’opposant a demandé à l’actuelle présidente du Conseil Economique et Social (CES) de sortir de son silence pour clarifier sa position sur la question, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour lui, il est inadmissible que celle qui a présidé le CNT, l’institution qui a rédigé l’actuelle constitution, reste silencieuse sur le débat en cours autour d’un changement de cette constitution, dont le seul but est de permettre au président Alpha Condé de s’offrir un troisième mandat. « Je voudrais lancer un appel à Hadja Rabiatou Serah Diallo, puisque je considère qu’elle ne doit pas être silencieuse. Elle a été présidente du Conseil National de la Transition qui a élaboré l’actuelle constitution. Elle ne doit pas se taire à cause d’un poste ou bien comme si elle n’est pas concernée », estime Fodé Oussou Fofana.

En plus de l’ancienne syndicaliste, le vice-président de l’UFDG a également souhaité l’implication du grand imam de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, de l’archevêque de Conakry, Mgt Vincent Koulibaly, des coordinations régionales ainsi que tous les proches du Président Alpha Condé. Cela, dit-il, afin de faire éviter à la Guinée une crise aux lendemains incertains. « Il ne faut pas forcer la situation avec ce qui se passe et ce qui s’est passé à N’zérékoré. Nous avons connu des violences dans ce pays avec l’empoisonnement bidon de l’eau à Conakry et ses conséquences à Kankan, Siguiri et Kouroussa. Aujourd’hui, l’exemple de N’zérékoré doit dire à monsieur Alpha Condé d’arrêter.

Quand ça commence, on ne sait pas quand ça va finir. Nous voulons la paix pour ce pays. Nous considérons que monsieur Alpha Condé s’est battu pendant 40 ans, il a eu 2 mandats, il faut qu’il accepte, pour le bien du pays, pour ne pas que le sang coule dans ce pays, pour ne pas que les enfants continuent à mourir, pour ne pas qu’il y ait un problème ethnique dans ce pays et pour ne pas qu’il y ait des confrontations entre les Guinéens. Il doit accepter de faire un discours », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

D’ailleurs, l’opposant ne trouve pas la peine que le Président Alpha Condé continue de cacher ses intentions. « Ce n’est pas la peine de faire semblant comme s’il (Alpha Condé, ndlr) n’est pas au courant. Il est le Président de la République, il sait ce qui se passe dans ce pays. Il ne doit pas se taire, il doit dire quelle est sa position », insiste Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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N’zérékoré : « il faut que le FNDC disparaisse totalement… »

15 juin 2019 à 19 07 58 06586

Le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Touré, annonce « une guerre sans merci » contre les membres de l’antenne locale du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC). L’annonce en a été faite ce samedi, 15 juin 2019, lors d’une rencontre que monsieur Touré a eue avec les chefs de quartiers, les représentants des groupements de jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre a été présidée par le Ministre de la Santé, Dr Edouard Niankoye Lamah, accompagné de ses collègues de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, de la Pêche et de l’Economie Maritime, Dr Ibrahima Kourouma et Frédéric Loua. On notait également la présence de deux anciens ministres, Rémy Lamah et André Loua.

Le gouverneur de N’zérékoré ne décolère pas depuis les échauffourées mortelles du jeudi, consécutives au refus des autorités de permettre au FNDC de manifester contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée. Devant des ministres et anciens ministres de la République, Mohamed Ismaël Touré, n’a pas mâché ses mots contre les membres locaux du FNDC qui doivent être « traqués jusque dans leur dernier retranchement », reprenant ainsi Damaro Camara, chef de la majorité présidentielle au parlement.

A l’entame de la réunion, le gouverneur a tout d’abord déploré les évènements du 13 et 14 juin 2019, avant d’inviter les chefs de quartiers à sévir contre celui qu’il appelle les ennemis. « C’est avec un grand regret que nous avons constaté les dégâts des évènements du 13 au 14 juin dernier, organisé par ceux qui se disent défenseurs de la loi. Une manifestation que nous avons interdite à l’avance. Il faut que le FNDC disparaisse totalement à N’zérékoré, dans tout ses compartiments. Pour que le front disparaisse, c’est vous les chefs de quartiers. Donc, il faut que nous cherchions à mettre les comités de veille qui seront dans les quartiers, dans les secteurs pour essayer de les localiser pour qu’on essaye de les traquer jusqu’à leur dernier retranchement. Ils ne sont plus notre adversaire politique, mais un ennemi à nous », a martelé Mohamed Ismaël Touré.

Pour mettre fin aux activités du FNDC, le gouverneur demande l’appui des chefs de quartiers. Il les invite à démissionner de la tête des quartiers s’ils ne peuvent pas quitter le FNDC. « Ceux sont en adéquation avec ce front-là, c’est le bon moment de démissionner à la tête du quartier. Il faut avoir le courage moral de vous lever, dire vraiment je ne peux pas me débarrasser du FNDC, je démissionne, parce que je ne peux pas me soustraire du front. On va chercher autre pour vous remplacer. Et Si on constate après notre réunion, les membres du même bureau dans ton quartier, c’est toi qui va partir », a-t-il menacé.

En réponse, les chefs de quartiers se sont engagés à dénoncer les membres du FNDC dans leurs zones. Il reste à savoir si cette stratégie va prospérer d’autant plus que les membres du FNDC n’ont pas dit leur dernier mot.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Débat sur un 3ème mandat : « La RTG ne joue pas son rôle de service public », dénonce le PADES

15 juin 2019 à 19 07 44 06446

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) réaffirme son appartenance au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Les responsables du parti disent que le mouvement va continuer à protester pacifiquement pour que le projet de nouvelle Constitution ne puisse prospérer. L’annonce en a été faite ce samedi, 15 juin 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du PADES, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique a été présidée par Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du PADES. Selon lui, la formation politique auquel il appartient soutient le FNDC dans le combat pour l’instauration de la démocratie. « Je vous informe que le PADES est en ligne de front dans le cadre du FNDC, pour instaurer une véritable démocratie, parce qu’aujourd’hui, la situation devient vraiment très inquiétante. Lorsqu’on demande un débat, un débat est forcément contradictoire. Un débat, vous émettez des avis différents, mais qu’est ce qu’on remarque sur le terrain ? Malheureusement, on permet à un camp de donner son point de vue, on permet à un camp de faire des manifestations et on empêche l’autre camp de faire toute activité. C e qui n’est pas vraiment le fondement d’un véritable débat. Le chef de l’État a dit qu’il écoute les uns et les autres, ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Donc, laissez les autres donner leurs arguments », suggère-t-il.

Dans ses critiques, Mohamed Kaba n’a pas épargné la radio nationale qui n’est plus un organe d’information de service public, soutient-il. « Ce qui est pire, et là je vais le dénoncer ici, c’est l’action de la RTG, parce que la RTG ne joue pas son rôle de service public. Pour tous ceux qui écoutent la RTG, vraiment c’est une télé monocolore, qui ne présente que les arguments de ceux qui sont favorables à cette nouvelle Constitution, qui leur donne la parole, qui couvre leur mouvement, qui couvre leurs activités et qui refuse de diffuser les activités du camp d’en face. Ça veut dire qu’il y a du deux poids, deux mesures. Ce qui est inacceptable. Il faut que cela change ».

Plus loin, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a invité le FNDC à continuer son combat dans la paix. « Nous devons continuer à nous battre dans la légalité, dans la non-violence. Partout où le FNDC a initié des manifestations, ce sont des manifestations pacifiques et c’est important que nous insistions sur ce caractère. Lorsque nous sommes dans nos droits, nous pouvons pacifiquement manifester pour les réclamer. Ça, c’est notre droit », dira-t-il.

En outre, Mohamed Kaba a félicité le président de son parti qui a offert soixante (60) millions de francs guinéens au Syli National qui participe à la Coupe d’Afrique des Nations de football dont le démarrage est prévu le 21 juin 2019 en Egypte. « Nous voulons saluer l’action de notre président, Docteur Ousmane Kaba, que nous devons applaudir, parce-que c’est un homme magnanime. Le jeudi, nous avons reçu le comité de soutien au Syli national… Au nom des militants du PADES, il a offert trente millions au comité de soutien au Syli national, mais au nom de l’Université Koffi Annan, il a encore donné trente autres millions. Ça fait soixante millions. C’est symbolique, mais c’est important. C’est pour dire qu’avec le PADES, il est engagé à soutenir le symbole de la nation guinéenne jusqu’à la dernière victoire », a-t-il souligné.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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L’UPR opposé au 3ème mandat ? Bah Ousmane rêve de Sékhoutouréya avant juin 2020

15 juin 2019 à 19 07 19 06196
Elhadj Bah ousmane, président de l’UPR, ministre conseiller à la présidence de la République

Sans faire une annonce formelle, le président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a ouvert une brèche sur une rumeur qui courait déjà. Bien que ministre d’Etat conseiller à la présidence de la République, Elhadj Bah Ousmane n’avait jamais donné l’impression de partager l’idée d’un changement de la Constitution pour accorder un mandat de plus au président Alpha Condé à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020.

Aujourd’hui un peu plus explicite sur ses intentions, alors qu’il formulait des vœux face aux responsables et militants de son parti, ce confident du chef de l’Etat a dit espérer être à la présidence de la République avant la prochaine fête de Ramadan (qui correspondant à la fin du mois de mai 2020)… « à Sékhoutouréya, sinon partout où se trouvera le Palais présidentiel et quel que soit l’endroit… comme le désirent nos militants ».

L’assemblée générale de l’UPR de ce samedi, 15 juin 2019, a été consacrée à la présentation des salutations des responsables et des militants de la formation politique à leur président, Elhadj Bah Ousmane, suite à la fête marquant la fin du Ramadan, célébrée le 04 juin 2019 dernier. A cette occasion, le ministre conseiller du président Alpha Condé a souhaité que la prochaine fête de Ramadan le trouve au palais présidentiel en tant que chef de l’Etat, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie intervient peu après le retour au pays du président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau, qui rentre d’un séjour à l’étranger. Et, c’est Habib Barry, le chargé des questions électorales de l’UPR, qui a transmis le message des responsables et militants du parti à leur leader, Elhadj Ousmane Bah. « A l’occasion de chaque fête de Ramadan ou de Tabaski, c’est le moment pour le parti de vous présenter ses hommages et sa reconnaissance pour votre magnanimité, votre humanisme, votre attention, votre esprit de partage et de solidarité, constamment manifestés à l’égard des militants de l’UPR et familles »

C’est également l’occasion pour les responsables, militants et militantes du parti de manifester au Président, Elhadj Ousmane Bah, leur reconnaissance et leur soutien indéfectible. Nous vous réitérons notre adhésion inconditionnelle aux idéaux de l’UPR et notre disponibilité constante à vous accompagner dans le combat que vous menez pour le bien-être de la Guinée et des Guinéens dans l’unité et la paix », a dit monsieur Barry.

En réponse, Ousmane Bah, a félicité les responsables et les militants de son parti pour ce geste et pour leur détermination à mener avec courage et responsabilité le combat politique. Il a ensuite formulé le vœu que la prochaine fête de Ramadan le trouve au Palais présidentiel. « Je voudrais vous féliciter et vous remercier très sincèrement de m’avoir donné l’occasion de vous formuler aussi mes vœux de bonne fête, après un mois de pénitence et d’abstinence. Puisse Dieu nous purifier de nos pêchés et accepter nos jeûne, prières et bénédictions formulés à l’occasion de ce mois béni de Ramadan.

Fasse Dieu que la paix et la cohésion sociale règnent en Guinée pour le bonheur de tous. Qu’Allah fasse également que nous célébrions plusieurs fêtes de notre vivant et dans de meilleures conditions. Que la prochaine fête nous trouve à Sékhoutouréya, sinon partout où se trouvera le Palais présidentiel et quel que soit l’endroit, nous souhaiterions que la prochaine fête de Ramadan nous y trouve, comme le désirent nos militants », a exprimé le leader de l’UPR, visiblement heureux de l’ampleur de la mobilisation.

A noter que cette cérémonie a connu également de nouvelles adhésions au sein de l’UPR. Des délégations venues notamment de Dixinn, Macenta et Kindia et comprenant plusieurs personnes, sont venues adhérer officiellement au parti dirigé par Elhadj Bah Ousmane. Des prières et bénédictions ont été formulées par les sages du parti pour la victoire de l’UPR et de son leader, et pour le bien-être de tous les Guinéens.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conakry : « il n’y a aucune urgence pour une nouvelle Constitution », dit Me Pépé Koulémou

15 juin 2019 à 17 05 56 06566
Me Pépé Koulémou, avocat à la cour et président de l’Alliance  pour le Renouveau National (ARN)
Maïtre Pépé Koulémou

Le projet de nouvelle Constitution, défendu bec et ongles par les partisans du pouvoir en Guinée, est contesté par de nombreux juristes et autres spécialistes du Droit. C’est pour exprimer son aversion face à cette idée que maitre Pépé Koulémou, avocat à la cour et président de l’Alliance pour le Renouveau National (ARN), s’est prononcé sur le projet de nouvelle Constitution, les violences récemment enregistrées à N’zérékoré et le positionnement politique de son parti. C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée ce samedi 15 juin 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parlant du projet de nouvelle Constitution, maitre Pépé Koulémou a exprimé son regret sur cette actualité qui défraie la chronique dans la cité. « En réalité, il s’agit d’un faux débat, initié par certains membres du gouvernement guinéen et certains cadres guinéens qui pensent qu’il faut tripatouiller notre Constitution ou tout au moins passer à une nouvelle Constitution, alors qu’il n’y a aucune raison pouvant motiver une telle entreprise. Donc notre avis, au niveau de notre parti politique, nous disons non à toute tentative de confiscation du pouvoir du peuple de Guinée parce qu’il faut le dire, le pouvoir qu’exerce le président Alpha Condé appartient au peuple. Il doit donc l’exercer conformément à la loi. Nous disons donc à ce jour, force doit rester à la loi en République de Guinée ».

A la question de savoir si le président a le droit de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée, le leader de l’ARN reste catégorique. Maitre Pépé Koulémou estime que les promoteurs du 3ème mandat se focalisent sur un faux débat. « Comme ils ont compris qu’il n’y a aucune possibilité de procéder à une éventuelle révision de notre Constitution parce que c’est bloqué au niveau de l’article 154 de la Constitution qui dit que la laïcité de l’Etat, le principe de séparation du pouvoir, le nombre et la durée du mandat en République de Guinée ne peuvent pas faire l’objet d’une quelconque révision ou modification. C’est pourquoi, les initiateurs, au demeurant, pensaient qu’on peut parler de révision pour un 3ème mandat. Mais, comme ils se sont rendu compte que la Constitution a barré la route complètement au troisième mandat et de révision concernant le nombre et la durée du mandat, ils sont en train d’initier en vain la possibilité de doter une nouvelle Constitution. Nous, nous disons non », a-t-il martelé.

L’avocat et leader politique invite le peuple de Guinée à se mobiliser massivement pour exiger l’alternance politique. « Le peuple de Guinée doit se lever comme un seul homme pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. En tout cas, au niveau de notre parti, nous disons non, parce qu’il n’y a aucune urgence, la Guinée n’a aucune difficulté qui justifie un tel projet. Le président a été élu en 2010 et réélu en 2015 pour son second et dernier mandat en vertu de la Constitution actuelle pour faire valoir les vertus de la démocratie et non pour enfreindre la démocratie. Donc, nous disons que le peuple n’est pas dupe et il est prêt », a lancé le leader politique.

Par ailleurs, les violences enregistrées ces derniers temps à Nzérékoré n’ont pas été occultées par maitre Pépé Koulémou. Il accuse les autorités locales d’être derrière ces mouvements qui ont conduits à des violences. « Le cas de Nzérékoré est provoqué par l’administration publique. La Constitution a admis le droit de manifester. Lorsque le RPG Arc-en-ciel ou les cadres se déplacent pour aller battre campagne, faire la promotion d’une nouvelle Constitution en vue d’accorder la possibilité d’un 3ème mandat au président Alpha Condé, on leur accorde le privilège de le faire. Mais, lorsque des citoyens guinéens, qui ont le dernier mot, se prononcent en disant non, on les interpelle, on utilise la police et la gendarmerie pour aller les combattre. Je dis non, la loi s’applique à tout le monde. Donc nous disons que le cas de N’zérékoré est regrettable », a laissé entendre le président de l’ARN.

Pépé Koulémou, avocat à la cour et président de l’Alliance  pour le Renouveau National (ARN)

Réagissant au propos tenus par Amadou Damaro Camara, chef de la majorité présidentielle qui dit que les opposants au 3ème mandat seront chassés jusqu’à leur dernier retranchement, maitre Pépé Koulémou prévient. « J’ai vu où Damaro dit que tous ceux qui sont membres du FNDC doivent être traqués. Il pense que la Guinée est leur propriété. La Guinée n’appartient pas à seul à un individu. Il n’y a aucune urgence ni nécessité pouvant conduire le peuple de Guinée à aller à un référendum pour une nouvelle Constitution, surtout que le peuple a besoin de la démocratie comme le corps humain a besoin de l’oxygène pour vivre », a martelé maitre Pépé.

En ce qui concerne le positionnement de son parti sur l’échiquier politique Guinéen, maitre Pépé Koulémou souligne qu’il est désormais de l’opposition qui, selon lui, défend des causes nobles. « Nous étions de la mouvance présidentielle d’abord, au niveau de la COPAM… puis, nous nous sommes désolidarisé au moment ou les gens ont pensé à soutenir un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Nous avons dit que ce n’était pas possible, ni opportun. Le peuple a besoin de l’alternance démocratique. Nous avons dit que nous nous désolidarisons de toutes les décisions prises par la mouvance présidentielle qui estime qu’il faut soutenir l’illégalité alors que nous, nous soutenons la légalité. Oui à l’alternance démocratique et nous sommes désormais de l’opposition qui défend la cause noble ».

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Fin de la démocratie en Guinée ? Début de la traque des opposants au 3ème mandat à N’zérékoré

15 juin 2019 à 17 05 19 06196

C’est une nouvelle qui préoccupe tous ceux qui prônent la gouvernance des Etats par des règles démocratiques. Une réunion de haut niveau qui s’est déroulée ce samedi, 15 juin 2019, entre 11 heures et 13 heures, dans la capitale de la Guinée forestière, a décidé d’enclencher la traque de tous les adversaires d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

A en croire un témoin qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, au-delà des autorités locales (Gouverneur, préfet et maire de N’zérékoré), il y avait à cette rencontre plusieurs membres du Gouvernement et des caciques du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. C’est le cas des ministres Ibrahima Kourouma, Edouard Niankoye Lamah, Rémy Lamah et Frédéric Loua.

L’objectif de cette rencontre était de faire l’évaluation des dégâts enregistrés à l’occasion de la marche empêchée des opposants au troisième mandat pour Alpha Condé le jeudi dernier et de situer les responsabilités. Comme on le sait, le bras de fer entre les agents des forces de l’ordre et les citoyens qui tenaient à manifester leur opposition à un changement de la constitution guinéenne a entraîné plusieurs dégâts humains (un mort et plusieurs blessés) et matériels (avec le pillage de nombreuses boutiques supposées appartenir à des adversaires du pouvoir).

A l’issue de la réunion de ce samedi, il a été demandé aux chefs des quartiers et des secteurs de s’impliquer pour la traque des membres du Front national pour la défense de la Constitution comme pour arrêter toute contestation d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Pourtant, au cours de leurs démarches légales, les membres de l’antenne locale du FNDC avaient respecter toutes les procédures pour manifester dans la ville comme ceux qui soutiennent un changement de la Constitution. Ils avaient même déposé une plainte contre le Gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré au niveau de la justice. Mais, aucune suite n’a été donnée à leur démarche judiciaire.

Enfin, beaucoup de citoyens se posent aujourd’hui assez de questions sur l’avenir de la République de Guinée avec cette radicalisation du régime contre tous ceux qui prônent le respect de la Constitution et la liberté de tout citoyen à exprimer son opinion sur la conduite du pays. Surtout depuis la démission du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Cheick Sako…

A suivre !

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Cellou Dalein interdit d’accéder au salon VIP de l’aéroport : voici la décision de l’UFDG

15 juin 2019 à 16 04 14 06146

Comme il fallait s’y attendre, la décision des autorités aéroportuaires d’empêcher le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, d’accéder au parking et au salon VIP de l’aéroport de Conakry ne laisse pas indifférent son parti. L’UFDG a réagi à ce sujet à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 15 juin 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana et président de séance, qui s’est exprimé sur la question. L’opposant a dénoncé vigoureusement cette décision des autorités de l’aéroport international de Conakry-Gbessia, rappelant qu’en plus d’être chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo est président de l’UFDG, député à l’Assemblée nationale, ancien ministre et ancien Premier ministre. Ce qui lui donne le droit d’accéder à ces endroits qui lui ont été interdits.

Et, pour protester contre cette situation, Fodé Oussou Fofana a appelé tous les députés de l’UFDG à se mobiliser pour aller accueillir Cellou Dalein Diallo à son retour, à l’aéroport de Conakry. « Le jour de l’arrivée du président, Cellou Dalein Diallo, nous les députés de l’UFDG, nous serons tous à l’aéroport de Conakry avec nos véhicules et nos passeports pour son accueil. On verra si nous sommes gouvernés dans ce pays. C’est une foutaise ! », annonce l’opposant.

Reste à savoir si les opposants auront accès au salon VIP de l’aéroport où ils comptent accueillir leur leader.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Sidya Touré à ses militants : « si le pouvoir vous donne de l’argent, bouffez-le… »

15 juin 2019 à 14 02 23 06236

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’UFR de ce samedi, 15 juin, Sidya Touré a dénoncé les achats de conscience, organisés par le pouvoir en place dans le cadre de la promotion d’une nouvelle Constitution. S’adressant à ses militants, massivement mobilisés, Sidya Touré a demandé de prendre cet argent, de l’utiliser, tout en restant constant dans leurs positions derrière l’UFR.

« Le pouvoir est en train de sortir des milliards pour acheter les consciences. Ils accentuent la paupérisation des citoyens ; après, ils viennent vous proposer cinq millions, un million ou deux cent mille francs guinéens », a déploré l’ancien Haut Représentant du président Alpha Condé.

Selon le patron de l’UFR, tout montant proposé aux militants doit être perçu et dépensé, sans arrière-pensée. « Utilisez cet argent ; mais, restez vous-mêmes ».

Plus loin, Sidya Touré a félicité ses militants qui ont fait preuve d’engagement depuis trois mois contre une nouvelle Constitution. Ce leader très déterminé à combattre une présidence à vie pour le chef de l’Etat actuel a demandé à ses partisans de continuer le combat contre le 3ème mandat.

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Sidya Touré, furieux : « les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus militants du RPG-AEC »

15 juin 2019 à 14 02 12 06126

Comme annoncé sur Guineematin.com, l’UFR tient son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 15 juin 2019. Cette rencontre est présidée par Sidya Touré, président du parti, entouré de nombreux membres du bureau exécutif. Le leader de l’UFR a dénoncé à tort à travers la mauvaise gouvernance actuelle.

Selon Sidya Touré, au moins 3 milliard de francs guinéens ont été dépensés dans le secteur de l’électricité mais sans jamais que nos compatriotes sortent de l’obscurité.

Par ailleurs, l’ancien Haut Représentant du chef de l’État, a critiqué « l’incapacité du gouvernement à débarrasser Conakry des tas d’immondices ».

Pour ce qui est des routes, Sidya Touré a dénoncé le fait que des milliards soient dépensés dans ce secteur sans que les villes et villages ne soient désenclavés. En citant en exemple le mauvais état de la route de Coyah-Forécariah. Ce qui a suscité des réactions bruyantes des militants surtout que l’actuel Premier ministre, Kassory Fofana est originaire de Forécariah.
Sidya Touré n’a pas occulté le fait que de nombreux guinéens vivent difficilement à cause de la misère ambiante.

Sidya Touré a également attaqué les administrateurs territoriaux qui sont au service du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. « Les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel ».

A suivre

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Sidya Touré, anti 3ème mandat : « nos malheurs viennent du régime d’Alpha Condé »

15 juin 2019 à 13 01 52 06526

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Sidya Touré préside ce samedi, 15 juin 2019, l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, l’Union des Forces Républicaine. Arrivé aux environs de 12 heures 40’, l’ancien Haut Représentant du chef de l’État, comme il sait bien le faire, n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les promoteurs d’une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de continuer à présider aux destinées de la Guinée après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

C’est dans une ambiance électrique que Sidya Touré est arrivé au siège de l’UFR où il y avait déjà de nombreux membres du bureau exécutif du parti et des militants massivement mobilisés.

Parlant de l’actualité, l’ancien Premier ministre de Lansana Conté n’y est pas allé de main morte pour tancer les promoteurs d’un troisième mandat. Selon lui, « ils commettent l’erreur de vouloir s’enfoncer et enfoncer notre pays. Le combat contre le troisième mandat gagne du terrain partout en Guinée. Ils sont obligés aujourd’hui de se réviser et de revoir leurs stratégies. Le peuple de Guinée est contre le troisième mandat. Amoulanfé ! Les guinéens ont connu les résultats économiques les plus médiocres. Nos malheurs viennent du régime d’Alpha Condé. Je dis la réalité que nos compatriotes vivent aujourd’hui. Neuf ans après, où a-t-on envoyé notre pays ? », lance le leader de l’UFR. « Nulle part », scandent les militants, très nombreux ce samedi et qui écoutent religieusement le discours.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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AG de l’UFDG : bain de foule pour Halimatou Dalein

15 juin 2019 à 13 01 26 06266

En l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr Fodé Oussou Fofana, qui préside l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 15 juin 2019. L’opposant s’est fait accompagner de l’épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, Hadja Halimatou Dalein Diallo. Et, cette dernière s’est offert un bain de foule à son arrivée au siège du parti, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Adulée par les militants de l’UFDG, la première Dame de l’opposition guinéenne participe rarement aux assemblées générales du parti. C’est pourquoi, à son entrée au siège de la formation politique ce samedi, la foule s’est levée pour l’accueillir avec une grande joie.

Après ce moment festif marqué par des pas de danse, Hadja Halimatou Dalein Diallo a rejoint la loge officielle, en compagnie de vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana et d’autres responsables du principal parti d’opposition du pays.

Reste à savoir si elle prendra la parole et quel message adressera-t-elle aux militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. En attendant les discours, une ambiance festive se règne sur les lieux.

Alpha Assia Baldé est au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : « un coup d’Etat est en préparation », annonce le RPG

15 juin 2019 à 13 01 15 06156

La guerre de communication va crescendo entre les partisans d’une nouvelle nouvelle Constitution (qui permettrait au chef de l’Etat actuel de la Guinée à rester au pouvoir) et ceux qui exigent au président Alpha Condé de quitter Sékhoutouréya à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020.

A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, le parti présidentiel a accusé ceux qui soutiennent et défendent la Constitution guinéenne (le Front national pour la défense de la Constitution) de préparer un coup d’Etat avec des élements de l’Armée et un soutien étranger.

Mohamed Lamine Kamissoko, député à l'Assemblée nationale et membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel,
Mohamed Lamine Kamissoko

Selon Mohamed Lamine Kamissoko, député à l’Assemblée nationale et membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel, qui a présidé la réunion politique de ce 15 juin 2019, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé « sont soutenus par une partie de l’Armée qui n’attend que ça dégénère pour prendre le pouvoir ». Ce responsable du parti présidentiel a aussi dénoncé des complices étrangers qui aideraient à faire tomber le régime Alpha Condé ! « Ils (les membres du FNDC, NDLR) sont soutenus par des étrangers qui sont parmi nous », a ajouté Mohamed Lamine Kamissoko…

A rappeler que le président Alpha Condé- accusé d’instrumentaliser des manifestations de soutien pour s’éterniser à la tête de la Guinée- ne s’est pas encore formellement déterminé sur le respect ou pas de la limitation de mandats par la Constitution actuelle. Plusieurs fois interrogé sur la question, le chef de l’Etat a dit suivre actuellement le « débat » entre ceux qui sont sont POUR et ceux qui sont CONTRE un changement de la Constitution.

Seulement, le débat est étouffé par le régime. Si les partisans du pouvoir organisent des manifestations de soutien à un changement de la Constitution à grands frais avec une forte médiatisation, ce n’est pas le cas chez les adversaires. Les Guinéens opposés à un pouvoir à vie du président actuel sont interdits des médias d’Etat et de toute forme de manifestation à Conakry et à l’intérieur du pays. Ils sont de plus en plus présentés comme des ennemis de la République, alors qu’ils défendent la Constitution ! Et, cette détermination des autorités à empêcher toute expression des adversaires conduit souvent à des violences. C’est le cas par exemple le jeudi dernier, 13 juin 2019, à N’zérékoré quand des agents de la sécurité venus empêcher une marche de l’antenne locale du FNDC se sont affrontés à ceux qui défendent la Constitution. Ce qui a occasionné la mort d’un citoyen, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

Cette grave accusation du parti présidentiel, par la voix de l’honorable Mohamed Lamine Kamissoko; changera-t-elle cette donne ?

Attendons de voir !

Ibrahima Sory Diallo est au siège du RPG arc-en-ciel pour Guineematin.com

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Avis de recherche : Mme Mariama est perdue de vue

15 juin 2019 à 12 12 10 06106

Les familles Diallo, Bah, M’Böh, Kaba portent à la connaissance de la population qu’elles ont perdu de vue leur fille, nièce, Mariama Bah communément appelée ‘’Maman’’. Mme Mariama Bah est la première femme de Monsieur Moussa Diallo, commerçant, résident à la Cimenterie, commune de Ratoma.

Âgée de 42 ans, de teint clair, Mariama Bah ‘’Maman’’ est sortie de la maison le lundi 3 juin 2019, la veille de la fête. Et, depuis cette date, elle n’est plus revenue.

Toute personne qui aurait vu cette dame est priée d’informer sa famille en appelant un des numéros suivants : 628 57 98/622 62 45 45/622 56 10 10.

NB : Elle a une dépression mentale, mais n’est pas du tout violente

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Menace contre la paix et la stabilité de la Guinée : Le FNDC reçu par l’Archevêque de Conakry

15 juin 2019 à 11 11 52 06526

Communiqué : une délégation du Front National pour la Défense de la Constitution a été reçue par l’archevêque de Conakry. La délégation du FNDC a attiré l’attention de Mgr Vincent COULIBALY sur la situation politique du moment, marquée par les velléités du Président de la République de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Le FNDC a invité l’archevêque de Conakry de prendre des initiatives préventives pour dissuader Monsieur Alpha CONDE à renoncer à son projet de 3emeMandat afin d’éviter à notre pays une situation conflictuelle aux conséquences désastreuses.

En retour, Mgr Vincent COULIBALY a remercié le FNDC pour cette démarche et a promis d’apporter une réponse à la demande du Front.
La rencontre a pris fin par la remise du Mémo du FNDC sur la situation sociopolitique de la Guinée à Mgr Vincent COULIBALY Archevêque de Conakry.

Communiqué transmis par le FNDC

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Sidya Touré annoncé : le siège de l’UFR pris d’assaut par de nombreux militants

15 juin 2019 à 11 11 40 06406

Le siège national de l’Union des Forces Républicaines est en ébullition ce samedi, 15 juin 2019. L’annonce de la venue sur les lieux de son leader, Sidya Touré a créé un déferlante de ses partisans, venus massivement écouter l’ancien Haut Représentant du chef de l’État sur divers sujets, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

C’est la foule des grands jours ce samedi à Matam, au siège de l’UFR. L’atmosphère est déjà électrique sur les lieux avec de la musique à couper le souffle. Une majorité écrasante des militants arbore des bandeaux rouges autour de la tête. Tout un symbole.

A l’extérieur du siège, c’est le même engouement avec une sono qui crache de la musique pour le moins assourdissante. Des jeunes sont munis de sifflets et de vuvuzela dans un vacarme à couper le souffle.

Sidya Touré est très attendu sur les lieux à un moment où son parti connait des dissensions. Ce n’est plus le parfait amour entre Baydi Aribot, Saïkou Yaya Barry, Deen Touré, Béatrice Daubige Dupontou (tous du bureau exécutif). Il reste à savoir si l’ancien Premier ministre parviendra à éteindre l’incendie qui mine le parti à un moment où les efforts doivent être tournés vers la lutte contre le mandat à vie pour Alpha Condé à la tête de la Guinée.

En attendant, la fête bat son plein sur les lieux.

De Matam, Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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POUR et CONTRE un 3ème mandat : « le silence d’Alpha Condé renforce les risques de violences en Guinée »

15 juin 2019 à 11 11 14 06146

« Nous rappelons au Président de la République que son indifférence après des mois d’invectives entre guinéens ne fera que renforcer les risques de violence et d’affrontement qui ne fera pas honneur à la République. Nous invitons, en outre les leaders religieux, notamment le Grand Iman, Elhadj Mamadou Saliou CAMARA et l’Archevêque de Conakry, Mgr Vincent KOULIBALY, tous Coprésidents de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale, de redoubler d’efforts dans le renforcement de la Paix et de la cohésion sociale », a notamment indiqué le Conseil Régional des Organisation de la Société Civile de Conakry.

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Examens de sortie 2019 : l’ENAM de Coléah va présenter 288 candidats, dont 68 filles

15 juin 2019 à 10 10 59 06596
Monsieur Christophe Kpoghomou, Directeur des études et des stages de l’ENAM

Les examens de sortie dans les écoles d’enseignement technique et de formation professionnelle sont programmés pour le 24 juin 2019. A moins de deux semaines de cette importante échéance, les cours sont presqu’achevés à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Coléah où la direction est à pied d’œuvre pour être dans les délais, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la fin de l’année scolaire 2018/2019. Dans de nombreuses écoles, les programmes d’études sont achevés. Dans d’autres établissements, l’on est presqu’à la fin des cours. A l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Coléah, les programmes ont évolué à 98 %, a appris sur place un reporter de Guineematin dans la journée d’hier vendredi, 14 juin 2019.

Selon Christophe Kpoghomou, directeur des études et des stages de l’ENAM, son établissement est fin prêt pour les examens de sortie de cette année. « Les programmes sont tout à fait bouclés. Parce qu’avant les examens réels, nous avons procédé d’abord à l’examen d’essai. Et avant ce programme de l’examen d’essai, nous avons tenté d’abord de connaitre l’état d’avancement des programmes, surtout des matières qui sont retenues à l’examen de sortie. Donc, nous avons vu que tout le monde était au point. Ceux-là qui étaient un peu en retard, ceux-ci-là au jour d’aujourd’hui sont en train de terminer ces programmes-là. Le pourcentage, les derniers étaient à 98% d’exécution des programmes. Les premiers, eux ils ont déjà fini, certains même sont en mission ailleurs », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Christophe Kpoghomou a indiqué que 288 candidats normaux doivent composer cette année à l’ENAM de Coléah pour sept (7) filières. « Nous avons sept filières. En Electromécanique, il y a 57 candidats normaux, dont 13 filles ; en Mécanique Générale et Maintenance, nous avons 43 candidats, dont 5 filles ; en Mécanique auto-diésel, nous avons 35 candidats, dont 5 filles ; en Froid et Climatisation, nous avons 34 candidats, dont 10 filles ; nous avons le Génie Civile qui est composé des Travaux Publics, de la Topographie et du Bâtiment. Donc, en Travaux Publics, nous avons 36 candidats, dont 13 filles ; en Bâtiment, nous avons 43 candidats, dont 12 filles ; en Topographie, nous avons 40 candidats, dont 10 filles. En tout, ça nous fait 288 candidats normaux, dont 68 filles », a-t-il fait savoir.

En outre, Christophe Kpoghomou a expliqué que le principe Tolérance Zéro vers l’excellence continue d’être de mise. « La particularité, c’est que, comme nous l’avons toujours dit, c’est tolérance zéro vers l’excellence. Donc, nous les avons préparés dans ce sens-là. Et, il faut noter que l’enseignement professionnel n’est pas comme l’enseignement général. Ici, celui qui vient sans rien avoir sur la tête, après sa sortie, il ne peut pas être compétitif sur le marché de l’emploi. Donc, c’est pourquoi ici, les travaux pratiques sont beaucoup plus nécessaires », a-t-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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