La Guinée est de plus en plus plongée dans un débat qui risque de tirer ce pauvre pays d’une dizaine de millions d’habitants dans une instabilité. Annoncé par le par le président Alpha Condé, le « débat entre ceux qui sont POUR et ceux qui sont CONTRE » un changement de la Constitution a très mal commencé et se mène actuellement de façon très maladroite.

A grands frais et pilotées par les ministres, chefs des régies financières et hauts cadres de l’Etat, les manifestations pour un changement de la Constitution qui vise à favoriser un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont couvertes et largement relayées par les médias publics. Alors que celles de ceux qui demandent au chef de l’Etat de respecter la Constitution actuelle et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat sont interdites et les organisateurs menacés par les autorités. Mais, ceux qui défendent la constitution continuent de croire à la justesse de leur choix et à la nécessité d’aller jusqu’au bout pour éviter à la Guinée de retomber dans une instabilité politique avec des conséquences désastreuses pour l’avenir de tout le peuple.

cette nuit, Guineematin.com a appris que malgré toutes les menaces proférées par les autorités, les membres du FNDC (Front national de la défense de la Constitution) comptent organiser une autre marche dans la ville de N’zérékoré, le jeudi prochain. Comme on le sait, la semaine dernière, les défenseurs de la Constitution guinéenne avaient été empêchés d’organiser leur marche. La répression de leur mouvement par les agents des forces de sécurité avait même engendré un mort, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels. Et, ce samedi, 15 juin 2019, les autorités locales, entourées de plusieurs membres du Gouvernement (déployés dans la capitale de la Guinée forestière) ont annoncé le début de la traque des défenseurs de la Constitution. Mais, au lieu d’effrayer les opposants au troisième mandat, cette annonce a plutôt fait penser aux opposants que leur lutte commence à porter fruit ! En tous les cas, les opposants au changement de la Constitution comptent mobiliser les citoyens de N’zérékoré pour une nouvelle marche… La Coordination régionale du FNDC a également demandé aux sous-préfectures qui ne pourront pas rallier la ville de N’zérékoré d’organiser des manifestations dans leurs localités. C’est également ce qui est demandé aux populations des préfectures voisines : Beyla, Lola, Macenta, Guékédou et Yomou… Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Attendons de voir !

A suivre de près sur Guineematin.com

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