Interdit d’exercer sur le terrain, le FNDC de N’zérékoré appelle à une marche le 13 juin

8 juin 2019 à 19 07 31 06316

Le bras de fer semble bien parti entre les autorités de N’zérékoré et la nouvelle antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution. Peu après la sortie du préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, qui a interdit l’exercice de toutes les activités de la structure créée pour barrer la route au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé, menaçant de faire arrêter ses membres, les responsables locaux du FNDC ont réagi à travers une déclaration.

Ils ont annoncé qu’ils ne reculeront pas d’un iota et ont appelé les habitants de N’zérékoré à une marche pacifique le 13 juin 2019 contre les pratiques antidémocratiques et liberticides des autorités.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration du FNDC N’zérékoré, signée de son coordinateur régional, Job Lucas Kpoghomou.

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N’zérékoré : le préfet interdit le FNDC d’exercer sur le terrain

8 juin 2019 à 19 07 22 06226

La mise en place d’une antenne du FNDC à N’zérékoré semble bien préoccuper les autorités locales. C’est pourquoi, le préfet de cette localité a décidé d’interdire toutes les activités de cette structure, créée pour barrer la route au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il a fait l’annonce au cours d’une réunion tenue ce samedi, 08 juin 2019, à la maison des jeunes de la ville, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre a connu la présence du ministre de la pêche, Frédéric Loua, et des représentants des différentes couches sociales de la ville. Le préfet, Elhadj Sory Sanoh, a dénoncé l’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à N’zérékoré, autrement appelé appelée « La Voix de le Forêt », qu’il accuse de vouloir saper tous les efforts visant à développer cette région.

« Cette réunion c’est pour vous informer d’une situation qui est en train de troubler l’ordre public dans la préfecture de N’zérékoré. Au moment où nos frères et sœurs, ressortissants de la forêt résidant à Conakry sont en train de se battre auprès du gouvernement pour que N’zérékoré connaisse le développement, il y a un petit groupe qui s’est constitué pour contrer cette activité honorable de nos frères et sœurs qui veulent que le développement soit à N’zérékoré (…)

Tantôt ils se réclament membres de la société civile, tantôt membres de l’antenne du FNDC, on ne peut pas être membre de la société civile et faire de la politique. Ils sont allés à Samoe faire une réunion clandestine là-bas, ils ont dit que la Guinée forestière est laissée pour compte et qu’il n’y a pas de cadres forestiers qui sont nommés en Guinée. Ils disent ensuite que nous sommes contre le 3ème mandat et sont contre la révision constitutionnelle », a souligné le préfet de N’zérékoré.

Il poursuit en annonçant l’interdiction de toutes les activités de cette structure dans la préfecture. « A partir de cette réunion, j’interdis, sur le territoire de N’zérékoré, toutes leurs activités. Et, je donnerai ordre à tous mes sous-préfets et maires que toute personne qui viendra là-bas pour répondre au nom de la voix de la forêt sans ordre de mission visé par moi, il ne faut pas le recevoir. Plutôt arrêtez-le et conduisez-le devant moi, ici. J’ai peur de faire du tort mais je n’ai pas peur de prendre mes responsabilités », a dit Elhadj Sory Sanoh.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Kankan : des enseignants demandent à Alpha Condé de proposer une nouvelle constitution

8 juin 2019 à 18 06 47 06476

A l’occasion d’un meeting organisé ce samedi, 08 juin 2019, dans la ville de Kankan, des enseignants de cette région administrative ont appelé le président Alpha Condé à proposer une nouvelle constitution à la Guinée. Une constitution qui vise à permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen de briguer un troisième mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Le président de la République en personne était invité à prendre à cette rencontre organisée à la place des martyrs de Kankan par les enseignants de la région. Mais, le chef de l’Etat s’est finalement fait représenter par Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, chargé des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale, en compagnie de 7 autres membres du gouvernement.

Lancinè Keïta, président de l’association des enseignants pour le soutien au président Alpha Condé
Lancinè Keïta

Devant cette délégation gouvernementale, Lancinè Keïta, président de l’association des enseignants pour le soutien au président Alpha Condé, a livré le message des membres de son association à l’endroit du président de la République. « Notre constitution actuelle est le fruit de la période transitoire avec la prise du pouvoir par l’armée en 2010. Cette constitution a eu le mérite d’avoir contribué à tirer le pays dans une instabilité politique et à mettre en place les institutions républicaines qui sont en vigueur.

Cependant, il faut reconnaître qu’elle comporte assez d’insuffisances qu’il faut corriger. Ainsi, doter notre pays d’une nouvelle constitution, c’est garantir l’avenir du peuple. La réalisation de ce projet de nouvelle constitution ne sera pas chose facile à cause du faible niveau démocratique que possède la population guinéenne. C’est pour toutes ces raisons que nous, association des enseignants pour le soutien au président Alpha, trouvons comme moyen de contribution, la sensibilisation de la population pour une adhésion massive des citoyens à ce projet important de renouvellement de la constitution », a-t-il dit.

Dr. Mohamed Diané

Après avoir écouté ce discours, le ministre d’Etat, ministre de la défense nationale, Dr Mohamed Diané, a dit avoir pris acte et promis de transmettre le message à qui de droit. « Nous prenons acte de votre engagement solennel devant la communauté nationale et internationale, pour accompagner le peuple de Guinée dans le processus de l’encrage de la démocratie et du renforcement du processus démocratique de notre Guinée par une nouvelle constitution. Nous comptons sur vous, car nous menons un combat. La Guinée se construit avec vous », a-t-il dit.

A noter que la délégation ministérielle conduite par Dr Mohamed Diané est composée des ministres Diakaria Koulibaly des Hydrocarbures, Mamady Camara des Finances, Mamady Touré des Affaires Etrangères, Ismaël Dioubaté du Budget, Bouréma Condé du MATD, Abdoulaye Magassouba des Mines et Mory Sangaré de l’Education Nationale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cellou Dalein sur le meurtre de Boukariou à Labé : « c’est l’impunité qui encourage la récidive »

8 juin 2019 à 18 06 21 06216

Le meurtre de l’étudiant, Boukariou Baldé, battu à mort par des policiers à l’université de Labé, continue de susciter de l’indignation. Après le communiqué publié par sa formation politique, Cellou Dalein Diallo a évoqué personnellement le sujet à l’occasion de l’assemblée générale de l’’UFDG, ce samedi, 08 juin 2019, à Conakry. L’opposant a fustigé le comportement des forces de l’ordre pointant du doigt l’impunité qui, selon lui, encourage la répétition de ce genre de crimes dans notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Les forces de l’ordre ont fait, la semaine dernière encore, une victime, en la personne de Boukariou Baldé, étudiant à l’université de Labé. Il a été la énième victime des forces de l’ordre. Nous avons, à travers un communiqué de la direction nationale du parti, exprimé notre indignation et marqué notre solidarité et notre soutien à sa famille. Nous ne cesserons jamais de dénoncer les crimes commis par ceux-là qui sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens guinéens.

Malheureusement, comme vous le savez, ils jouissent toujours d’une impunité totale. Ceux qui sont décédés ici à l’occasion de nos manifestations, les 103 victimes dont on a parlé, celui qui est décédé à la suite des violences des forces de l’ordre à Mandiana il y a un an, il n’y a jamais eu de suite. C’est cette impunité qui encourage la récidive. Et nous avons le devoir de la dénoncer et de la combattre », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

En plus de la lutte contre l’impunité, Cellou Dalein Diallo rappelle à ses militants qu’ils ont trois défis essentiels à relever aujourd’hui : « nous avons l’installation des conseils et des chefs de quartiers, nous avons l’installation des conseils régionaux et nous avons la question du 3ème mandat. Ce n’est pas une revendication de l’UFDG. C’est la loi qui a prévu que 15 jours après l’installation des maires et leurs adjoints, qu’on installe les conseils des quartiers et les chefs des quartiers. Nous avons les conseils régionaux qui devraient être mis en place 60 jours après l’installation des maires et leurs adjoints. Mais comme ils ont fait le calcul, ils ont dit que l’UFDG va prendre la majorité des conseils régionaux, on n’applique pas la loi. On s’en fou de la loi.

Or, les lois ont précisé les règles et les procédures à suivre pour les installer. Mais Alpha condé a fait le bilan il s’est rendu compte qu’il perd tous les quartiers qu’il contrôle actuellement et que l’UFDG en particulier prend de la force en contrôlant 78 quartiers sur 128 à Conakry. Il dit que ce n’est pas faisable. La loi ne sera pas appliquée…Lorsque l’application de la loi dessert les intérêts du parti au pouvoir, comme il a le pouvoir, il décide de ne pas appliquer. Mais, nous avons le devoir de demander et d’exiger l’application des lois de la République », a martelé l’opposant.

En ce qui concerne le projet de troisième mandat d’Alpha Condé, le président de l’UFDG indique que le pouvoir n’a aucune base légale lui permettant de le mener à bien. « Ils n’ont aucun moyen juridique de s’octroyer un 3ème mandat. La constitution a verrouillé les dispositions relatives au nombre et à la durée du mandat en disant que ces dispositions ne peuvent pas faire l’objet de révision. Ils n’ont aucun moyen juridiquement valable de sortir. Mais comme il a pris le goût du pouvoir et il ne veut pas lâcher, et le clan autour de lui qui s’accapare des richesses du pays ne veut pas arrêter sa forfaiture, ils veulent le maintenir au pouvoir par la force.

Ils savent qu’ils n’ont pas raison. La communauté internationale est convaincue que ce n’est pas utile et que c’est dangereux. Les Guinéens n’en veulent pas. Donc il faut qu’on se batte contre l’assassinat programmé de notre jeune démocratie. Alpha Condé et ses troupes veulent assassiner notre démocratie », a insisté Cellou Dalein Diallo.

Il a réitéré, enfin, son appel aux forces de défense et de sécurité à qui il demande de rester aux côtés du peuple pour défendre la constitution au lieu de défendre un homme ou un régime.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Viol d’une fillette de 4 ans à Mamou : « il y a eu un important traumatisme périnéale avec fissures hémorragiques »

8 juin 2019 à 17 05 47 06476
Sidiki Camara, procureur de Mamou

Près de 72 heures après les faits, le parquet du tribunal de première instance de Mamou s’est exprimé ce samedi, 08 Juin 2019, sur le viol perpétré le jeudi dernier sur une fillette de 4 ans sur la route de Koumy (à Fitakouna), dans la commune urbaine de Mamou. La victime avait été conduite à l’hôpital régional pour des examens et soins.

Selon le procureur, Elhadj Sidiki Camara, qui a été joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le certificat médico-légal qui a été transmis au parquet révèle un « important traumatisme périnéale avec fissures hémorragiques et un important oiden de la marge annale suite à un viol par pénétration annale. La vulve et l’hymen sont intacts, sauf complication ultérieure ». Ce qui conduit le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou d’affirmer que la fillette n’a pas été dépucelée.

« L’interprétation de cette dernière partie de ce certificat permet de dire qu’il n’y a pas eu pénétration sexuelle sur la fille, mais plutôt par voie annale. Il va s’en dire que la fillette n’a pas été dépucelée, sa virginité est intacte », a dit le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A rappeler que cette fillette aurait été violée par un homme à moto non encore identifié. Il a pris la poudre d’escampette après avoir fini d’abuser de sa victime.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Crimes d’Etat en Guinée : les victimes de Kaporo déposent une plainte à la Cour de la CEDEAO

8 juin 2019 à 17 05 27 06276

Suite aux récentes démolitions de domiciles à Conakry, un COLLECTIF DES VICTIMES a été constitué en Guinée afin de répondre aux violations flagrantes de leurs droits par le gouvernement. A cette occasion, Pottal-Fii-Bhantal avait lancé un appel à la mobilisation pour soutenir les efforts de justice de ce collectif.

Cet appel fut entendu par nos membres et un avocat guinéen, Maitre Dramé Alpha Yaya qui a pris le dossier en main sans paiement préalable. Notre organisation a mobilisé les fonds initiaux pour la préparation du dossier judiciaire.

Nous avons l’honneur d’informer nos membres et sympathisants que la plainte a été déposée à la cour de la CEDEAO, le Lundi 3 Juin 2019. La plainte comporte deux volets. Le premier volet est une injonction au gouvernement guinéen de mettre fin aux démolitions illégales. Le second volet est une demande de compensation des victimes.

Trois jours plus tard, en date du 6 Juin, la cour a intimé le gouvernement guinéen pour une réponse dans la quinzaine. La cour a en outre convoqué l’audience sur la demande d’injonction pour le 27 Juin 2019 à Abuja, au Nigéria. Les membres du collectif, notre avocat et notre organisation se réjouissent de l’intérêt exceptionnel que la cour de la CEDEAO porte à ce dossier tragique.

Les victimes ont pour une fois montré une détermination qui est à saluer et à encourager. Elles ont résisté aux menaces des agents de l’Etat. Elles ont déjoué le piège de divisions de leur mouvement avec des fausses promesses de compensations de certains propriétaires après que le mal ait été commis ; ce qui en soit est un aveu de crimes prémédités.

Pottal-Fii-Bhantal s’associe au collectif pour remercier maître Dramé Alpha Yaya, ainsi que ses agents, pour le travail immense accompli en faveur des victimes déshéritées et l’exemple qu’ils donnent à des millions de guinéens.

Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à l’avancée de ce dossier qui a un caractère historique, ne fut-ce que par son ampleur de plus de 1 200 plaignants. Les protestations populaires, les marches, les solidarités pour utiles qu’elles soient, n’ont jamais réussi en eux-mêmes à arrêter les crimes d’Etat en Guinée. Mais, pour une fois, l’Etat guinéen sera obligé de faire face à ses crimes devant une justice qu’il ne contrôle pas.

Comme notre organisation l’a souvent rappelé, la justice est le fondement de la démocratie. Ainsi, le recours à la justice par les citoyens doit être notre arme. Aux victimes des abus de l’Etat dans notre pays, notre organisation assure sa disponibilité pour l’engagement de toutes actions judiciaires pour défendre leurs droits.

Nous informerons le public du déroulement de ce dossier ainsi que de dossiers en cours de préparation pour lutter contre l’impunité chronique qui a gangrené le tissu social de notre pays.

Le Bureau central de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

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Dr Ousmane Kaba sur l’exploitation de la bauxite : « on est en train de détruire la Guinée pour rien »

8 juin 2019 à 16 04 52 06526

La gestion de la Guinée sous l’ère du président Alpha Condé est souvent décriée par les opposants au régime. C’est dans cette dynamique que Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a tiré à boulets rouges sur la gouvernance actuelle de notre pays, caractérisée par « la corruption et le détournement des deniers publics ». C’était à l’occasion de l’assemblée générale du parti, organisée ce samedi, 8 juin 2019 à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Dr Ousmane Kaba, « la Guinée est un pays qui plait au bon Dieu, car il a donné tout à la Guinée. Malgré cela, nous sommes dans le plus grand paradoxe… La Guinée est un pays qui est debout et qui ne se laissera jamais abattre par les apôtres de la confiscation du pouvoir. Je tiens à dire, lorsqu’on parle d’une nouvelle Constitution, c’est un argument. Ce qu’ils veulent, c’est une présidence à vie, chose que nous n’acceptons pas, parce qu’une seule personne ne peut pas confisquer le pouvoir à vie », a dénoncé le président du PADES.

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba a critiqué « l’achat de conscience et la corruption » qui se passent dans les villes de l’intérieur du pays pour faire la promotion du 3ème mandat. « On fait des voyages, on va dans différentes villes de la Guinée, comme ils n’arrivent pas à mobiliser, on transporte des gens dans ces centres villes, on les montre à la télévision pour dire voilà ceux qui supportent le 3ème mandat et on mobilise les gens avec l’argent public volé. Hier, c’était Kindia, Boké. Ça ne réussit nulle part et aujourd’hui, ils sont à Kankan où était prévue la grande manifestation du PRG Arc-en -ciel pour un 3ème mandat. Mais, il n’ya pas eu de manifestation parce qu’il n’y a personne. Ils n’arrivent plus à mobiliser les gens, malgré beaucoup d’argent volé et distribué », a fustigé le président du PADES.

Les conditions de vie des populations ont également été abordées au cours de cette rencontre politique. Dr Ousmane Kaba a fait savoir que les défis à relever pour le développement de notre pays sont énormes. « Voilà un pays où il n’ya même pas de route, qui manque d’électricité. Voilà un pays, depuis 10 ans, qui n’a pas réussi à faire des chemins de fer. Voilà un pays, qui depuis 10 ans, n’arrive même pas à nettoyer la ville de Conakry et c’est eux qui demandent encore d’autres mandats. Ce n’est pas possible, parce qu’ils ont donné les preuves de leur incapacité », soutient-il.

S’agissant du secteur minier, Dr Ousmane Kaba a dénoncé le manque de transparence dans la gestion des entreprises minières qui opèrent dans la préfecture de Boké, ville martyre. « La Guinée est un pays minier mais pour rien. Vous savez que toute la bauxite que l’on extrait à Boké, ça ne sert à rien. Aucune entreprise ne paye de taxe à l’Etat à part CBG qui fait des efforts depuis 20 ans. Actuellement, on est en train de raser toutes les collines de Boké pour rien. Même les entreprises qui font 42 millions de tonnes de Bauxite ne payent pas d’impôts à l’Etat ni de taxes. Donc, on est en train de détruire la Guinée pour rien. Le pays-là ne gagne pas d’argent, nous sommes incapables de financer nos routes avec les mines. Alors, pourquoi on va exploiter les mines partout si ça ne sert à rien ? C’est ça le véritable scandale. Ils ont rasé tous les arbres à Boké… On est en train de transformer la Guinée en désert, tout ça pour rien. Le véritable scandale de la Guinée, c’est les entreprises minières qui ne payent de taxes à la Guinée. Voilà Boké, la ville martyre qu’on est en train de détruire pour rien », se désole le président du PADES.

Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

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Ismaël Dioubaté, ministre du Budget : « les membres du FNDC doivent être poursuivis… »

8 juin 2019 à 16 04 45 06456
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

En séjour à Kankan en compagnie de plusieurs de ses homologues du gouvernement, le ministre du budget a été interrogé sur la présence de son nom sur la liste des personnes considérées comme étant les promoteurs d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Une liste établie et publiée récemment par le Front National pour la Défense de la Constitution. Et, le ministre n’est pas allé du dos de la cuillère pour répondre au FNDC, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ismaël Dioubaté et 6 autres ministres étaient ce samedi, 08 juin 2019 à Kankan pour représenter le président de la République qui était invité par les enseignants de la ville. En marge de cette cérémonie, le ministre du budget a été interrogé au sujet de la liste des promoteurs d’un troisième mandat élaborée par le FNDC et sur laquelle figure son nom. Il a répondu sans mâcher ses mots.

« Moi, je considère ces gens comme des plaisantins. Vous dites que vous voulez la démocratie, et vous posez des actes antidémocratiques. Chacun est libre de dire oui ou non je veux d’une nouvelle constitution, ce n’est pas un crime, c’est un jeu démocratique. Moi, ce n’est pas une liste qui m’intéresse, ce qui m’intéresse, c’est le projet de société du président Alpha Condé qui, pour l’essentiel, satisfait aujourd’hui le peuple de Guinée.

Ceux qui pensent ou qui prétendent que le peuple est avec eux, alors on peut aller au référendum, le peuple c’est au referendum. Le peuple ce n’est pas dans les maisons de presse, je m’excuse messieurs les journalistes, le peuple ce n’est pas dans la rue, ni dans les cabines, mais plutôt dans les urnes. Ce n’est pas quelques individus qui s’asseyent dans un coin pour griffer ou mettre le nom des gens sur n’importe quoi, en disant que ce sont des criminels. Les vrais criminels c’est eux, c’est eux qui doivent être poursuivis pour crime contre le peuple de Guinée », a martelé Ismaël Dioubaté.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Santé : le DG de l’OOAS boucle sa mission à Conakry sur une note de satisfaction

8 juin 2019 à 16 04 21 06216

Comme annoncé précédemment, le Directeur général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), Pr Stanley Okolo, était en séjour de travail en Guinée. Il a bouclé sa mission ce samedi, 08 juin 2019 par la visite du centre de formation, de documentation et recherche bibliographique de la faculté de médecine ainsi que celui du CADESSO (Centre d’Application du Diplôme d’Etudes Supérieures spécialisées en Ophtalmologie), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pr Mohamed Lamine Cissé, du centre de formation, de documentation et recherche bibliographie,
Pr Mohamed Lamine Cissé

Au centre de formation, de documentation et recherche bibliographie, première étape de cette visite, le doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé, Pr Mohamed Lamine Cissé, a fait savoir que son centre utilise aujourd’hui un programme harmonisé qui a été élaboré grâce à l’OOAS et le CAMES. Et, au-delà de ça, l’OOAS les a appuyés dans la mise en place au sein de leur institution d’un centre informatique qui permet de faire de la recherche documentaire bibliographique, mais aussi d’assurer la formation en ligne des enseignants et étudiants. « La mission était venue voir ce qui se passe au niveau de ce centre depuis sa mise en place et surtout connaitre nos difficultés et ce qu’on a pu obtenir comme résultats », a expliqué le doyen.

Parmi les difficultés citées par Pr Mohamed Lamine Cissé, il y a surtout le manque de connexion internet mais aussi l’envoi des formateurs qui pourront renforcer les capacités des formateurs locaux.

Mme Barry Fatoumata Diallo

Au centre CADESSO, Pr Stanley a également échangé avec le personnel qui, par la voix de madame Barry Fatoumata Diallo, responsable des ressources humaines, a passé en revue le fonctionnement du centre ainsi ses performances dans le domaine de la formation des étudiants guinéens et étrangers.

Au terme de sa visite, le Pr Stanley Okolo s’est dit satisfait de savoir qu’aujourd’hui, beaucoup de pathologies ophtalmologiques sont prises en charge directement dans notre pays. « Cette prise en charge réduit convenablement et de façon drastique le nombre d’évacuations », s’est-il réjoui. Cependant, au niveau du centre CADESSO par exemple, le DG de l’OOAS dit avoir noté la vétusté de certains matériels qu’il faille changer pour éviter tout risque au niveau du DESSO (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Ophtalmologie).

Pr Stanley Okolo

Par rapport à la formation, Pr Stanley Okolo a déploré le départ de beaucoup de partenaires qui étaient impliqués dans le processus. Et, parmi les problèmes qu’il a décelés à ce niveau, se trouvent la prise en charge des formateurs venant de l’extérieur mais également les bourses des étudiants du centre. « C’est un volet sur lequel, je veux travailler à mon retour avec mon staff pour voir dans quelle mesure on peut combler les gaps qui seront présentés », a-t-il annoncé, tout en espérant que l’expérience qu’il a vécue en Guinée lui permettra de faire face aux difficultés ainsi soulevées.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Coopération : l’ambassade d’Italie célèbre le 73ème anniversaire de sa fête nationale à Conakry

8 juin 2019 à 16 04 01 06016

Un an après l’ouverture de la représentation diplomatique en Guinée, l’ambassadeur de l’Italie, Spadavecchia Olivia, a célébré le 73ème anniversaire de la fête nationale de son pays. La cérémonie, a eu lieu hier vendredi, 07 juin 2019, en présence de plusieurs diplomates accrédités en Guinée, du ministre de la sécurité et la protection civile, du secrétaire général aux affaires religieuses ainsi que du chef de file de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

SE Spadavecchia Olivia
Spadavecchia Olivia

Dans son discours, l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, Spadavecchia Olivia, a tout d’abord remercié les autorités guinéennes pour son accueil en Guinée ainsi que tous ceux qui ont facilité son intégration dans notre pays. « L’ambassade qui a été ouverte il y a un an a œuvré dans la but de renforcer la confiance et les relations bilatérales entre l’Italie et la Guinée. Des relations plus étroites et constructives entre les entreprises et entre les individus d’activer le plus rapidement possible le service consulaire et le visa et avec ces objectifs, je vais vous assurer qu’on travaille intensément pour accélérer l’atteinte des résultats », a-t-il annoncé.

Le diplomate italien a également souhaité saluer la nouvelle association italo-guinéenne qui a été récemment établie à Conakry dans le but « de développer les échanges culturels, sociaux et économiques entre nos deux pays ».

Selon Spadavecchia Olivia, depuis l’ouverture de cette ambassade en Guinée, des entreprises ont développé de nouvelles relations d’affaires, la coopération a lancé des nouveaux projets d’activité sociale, et un programme de formation culturelle, professionnelle a été lancé. Il promet de poursuivre ces activités de formation, notamment dans les domaines de l’informatique, des télécoms, de l’hôtellerie, de la construction, de la médecine, du journalisme, des sciences humaines et des relations internationales.

Henry Camara
Henry Camara

De son côté, Henry Camara, porte-parole des étudiants ayant suivi des cours de langue italienne, a vivement remercié les responsables de l’ambassade d’Italie en Guinée qui ont facilité leur apprentissage. « Permettez-moi d’exprimer l’immense joie d’avoir été invité à cette cérémonie et de pouvoir en fin parler dans cette merveilleuse langue qu’est l’italien. Ce programme de formation représente pour nous une grande opportunité. Et, l’initiative de l’ambassadeur de l’Italie en Guinée devrait renforcer davantage la coopération culturelle et scientifique entre l’Italie et la Guinée », a laissé entendre Henry Camara.

Alpha Ibrahima Kéïra
Alpha Ibrahima Kéïra

Au nom du gouvernement, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Kéira, a salué « le courage politique et humanitaire de l’Italie » face au phénomène migratoire qu’il a qualifié de fléau, ainsi que les accords de coopération signés entre la Guinée et l’Italie, notamment dans le secteur de l’enseignement supérieur. « La signature d’importants accords de coopération, notamment dans les domaines de l’enseignement supérieur et le partenariat stratégique entre les universités italiennes et celles guinéennes, sont la preuve éloquente d’un retour de l’Italie en République de Guinée », s’est réjoui le ministre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Alpha Condé attendu à Siguiri : « leur projet ne passera pas », préviennent les anti-3ème mandat

8 juin 2019 à 15 03 45 06456

Sauf changement de dernière minute, le président Alpha Condé sera l’hôte des habitants de Siguiri demain dimanche, 09 juin 2019. Pendant que les autorités locales et les partisans du chef de l’Etat sont en train de se préparer pour lui réserver un accueil chaleureux, ses opposants ont pris le devant. Ces derniers sont sortis ce samedi pour mettre des affiches contre nouvelle constitution et un troisième mandat à travers la ville, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Non au 3ème mandat », « Non à une nouvelle constitution », ce sont entre autres les slogans qui sont visibles dans la ville de Siguiri ce samedi, veille de l’arrivée du président de la République sur place. Ces slogans sont marqués sur des papiers, collés le long des différents artères de la ville et au stade Kankou Moussa, où Alpha Condé sera accueilli.

Rencontré sur le terrain, l’un des jeunes opposés à une nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé a déclaré que « les promoteurs d’un troisième mandat peuvent prendre l’argent mal acquis et le manger, mais leur projet ne passera pas, parce que même les morts sont contre ce projet ».

C’est un dimanche sous tension qui s’annonce donc dans la ville de Siguiri. Reste à savoir si Alpha Condé effectuera le déplacement sur place ou s’il enverra juste une délégation comme il a fait ce samedi à Kankan.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mamou : les élèves boudent les cours au lendemain de la fête de Ramadan

8 juin 2019 à 14 02 35 06356

Quelques jours après la célébration de la fête marquant la fin du mois saint de Ramadan, les élèves continuent à bouder les salles de classe dans la commune urbaine de Mamou. Le constat est le même dans plusieurs établissements scolaires de la ville où l’affluence était très faible ce vendredi, 07 juin 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Du lycée Grand Ducal d’Abattoir à celui d’Elhadj Boubacar Barry, en passant par les lycées Elhadj Aboubacar Doukouré et Amilcar Cabral, le constat est alarmant. Peu d’élèves sont venus suivre les cours au lendemain de la fête de l’Aïd El Fitr.

Au Lycée Grand Ducal, les élèves sont absents dans la quasi-totalité des classes. Selon le proviseur, Alpha Oumar Timbo Barry, cette situation s’explique par la célébration de la fête, mais aussi par la démission parentale et l’inconscience des élèves. « Le constat est alarmant. Depuis le lendemain de la fête, nous avons constaté un vide. Les professeurs viennent, mais on ne voit pas les élèves. Le lendemain de la fête, on a eu une seule élève. Aujourd’hui nous avons commencé à avoir des élèves. Nous avons réuni deux classes de 10ème. Sur plus de 200 élèves, nous n’avons que 19 élèves présents. Les terminales ne viennent même pas, c’est très grave. Je m’en prends aux parents d’élèves. Ils peuvent venir à l’école voir si leurs enfants sont là. Ils peuvent dire aux enfants, allez à l’école. Nous demandons aux parents de nous accompagner, car les examens nationaux et les compositions, c’est pour bientôt. Sur Plus de 2000 élèves, on n’a pas plus de 200 élèves. C’est grave. Les professeurs viennent alors que les élèves sont absents. Où allons-nous avec ce genre de comportement ? »

Interrogé sur cet état de fait, Thierno Amadou Barry, professeur de Biologie, lance un appel aux parents d’élèves. « Les parents d’élèves sont totalement responsables de cette situation. Sinon, un enfant ne peut rester à la maison durant trois à quatre jours sans que les parents ne s’interrogent pourquoi ils sont toujours à la maison. Je suis avec une classe de 10ème année pour tenter d’épuiser le programme. Sur un effectif de 107 élèves, nous n’avons que 16 présents. Nous lançons un appel à l’endroit des parents de laisser les élèves venir à l’école. Les programmes ne sont pas encore épuisés. Les élèves ne doivent pas sacrifier la semaine. L’avenir de la Guinée appartient à la jeunesse », a laissé entende monsieur Barry.

Certains élèves sont conscients des conséquences de cet abandon des cours par leurs camarades. C’est le cas de Nimatoulaye Sylla, élève en classe de 10ème année. « Nous demandons à nos camarades de venir à l’école. On étudie pour nous-mêmes. Au lendemain de la fête, j’étais seule. Un candidat n’a pas de repos. Avec ce rythme, nous n’avons pas beaucoup d’espoir. A la fin de l’année, ils vont se mettre à pleurer. Nous sommes des majeurs, nous devons venir en permanence à l’école », conseille la candidate au brevet.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Aboubacar Sylla au siège du RPG : « je suis à 100% pour une nouvelle constitution »

8 juin 2019 à 13 01 58 06586

Le ministre d’Etat en charge des Transports et porte-parole du gouvernement a pris part à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel ce samedi, 08 juin 2019. L’occasion pour l’ancien opposant à Alpha Condé d’exprimer son soutien au projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir pour permettre à l’actuel chef d’Etat de briguer un troisième mandat.

C’est en fanfare que le président de l’UFC a été accueilli ce samedi au siège du parti au pouvoir par le secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, l’honorable Saloum Cissé, également 1er vice-président de l’Assemblée nationale, entouré de cadres de son parti et de membres du gouvernement comme Sanoussy Bantama Sow et Alpha Ibrahima Keira, ainsi que de nombreux militants du parti présidentiel. Le ministre d’Etat en charge des Transport était accompagné de son épouse et des membres de la direction nationale de sa formation politique.

Dans son discours d’une quarantaine de minutes, Aboubacar Sylla est revenu entre autres sur le temps qu’il a passé au sein de l’opposition républicaine, sa nomination au gouvernement, avant de donner sa position sur le débat en cours autour d’une nouvelle constitution en Guinée. « Je suis à 100% pour une nouvelle constitution. Celle rédigée en 2010 est obsolète, elle était transitoire. Et, j’ai relevé 20 points dans un mémo adressé au Président Alpha Condé qui justifient le changement de cette constitution », a déclaré l’ancien porte-parole de l’opposition.

Pour lui d’ailleurs, le débat devrait se focaliser sur le contenu du nouveau texte. « Mais, le camp d’en face s’oppose simplement à cause d’un 3ème mandat. Mais ça, c’est un autre débat. Toutefois, avec une nouvelle constitution, les compteurs seront remis à zéro. Et, les chefs sont guidés par Dieu, le peuple et leur conscience. Donc, personne ne peut l’en empêcher », prévient Aboubacar Sylla.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tel : 628089845

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Meurtre de Boukariou Baldé : ce qu’en dit Madifing Diané, gouverneur de Labé

8 juin 2019 à 13 01 26 06266
Elhadj Madifing Diané, gouverneur de la région administrative de Labé

La mort du jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé, le 31 mai 2019, au centre universitaire de Labé, à l’occasion d’une manifestation estudiantine, réprimée par les forces de l’ordre, continue d’alimenter les débats en Guinée. Le gouverneur de la région administrative de Labé, dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com hier vendredi 07 juin 2019, a dit sa part de vérité dans cette affaire. Elhadj Madifing Diané a mis l’occasion à profit pour dire ce qu’il sait de l’évolution des enquêtes dans ce dossier.

Décryptage !

Guineematin.com : comment avez-vous appris les malheureux évènements qui se sont déroulés au centre universitaire de Labé et qui ont conduit à la mort du jeune Amadou Boukariou Baldé ?

Elhadj Madifing Diané : je commencerai d’abord par présenter toutes nos condoléances à la famille du défunt et ajouter que c’est un évènement très regrettable… Avant d’aborder votre question, je tiens vous à vous remercier très sincèrement d’avoir opté par cette démarche, venir à la source pour avoir votre compréhension sur les faits, que de rester à Conakry, commenter son sentiment et divulguer ce qui, à leur sens, paraît bon à être divulgué. Pour revenir donc sur le sujet, j’étais à mon bureau quand mon téléphone a sonné et j’entendais des cris qui demandaient au gouverneur de la région de leur venir au secours, qu’ils sont attaqués.

C’est le rectorat de l’université à Hafia, à quelques kilomètres (22 kilomètres) du centre-ville de Labé. Bon, comme le cri était assez inquiétant, j’ai immédiatement fait venir le directeur de la sureté régionale et le commandant de la région, en les informant de cette réalité et en les invitant à s’y rendre pour voir ce qui s’y passe. J’avais tellement minoré l’ampleur de l’incident que je n’ai envoyé qu’un pick-up, un et un seule pick-up de la police, d’abord qui n’a pas de moyens, mais qui a couplé avec la gendarmerie pour s’y rendre.

Le moyen était de la gendarmerie, je vous ferai voir la note de la réquisition, vous-même vous allez apprécier que j’ai totalement minoré l’ampleur de la chose. C’est arrivé et ils se sont vu même dans l’obligation de replier, vu l’ampleur de la chose. Mais, leur présence quand même a été dissuasive, parce que ça a été le sauve-qui-peut. Les étudiants se sauvent, les services de sécurité, qui n’avaient pas de moyens appropriés pour contenir totalement la chose à cet instant, ont replié. C’était pour avoir un renfort.

Donc, Dieu soit loué, tout est rentré dans l’ordre. Les heures qui ont suivi, il a été simplement informé que l’ampleur des choses a entraîné des dégâts énormes à l’université, tant sur le rectorat que sur les bâtiments et sur les salles de formation : que ça soit les laboratoires et autres. Je vous demanderai d’accepter de faire un tour à l’université, en ce moment vous-même vous allez apprécier l’ampleur des dégâts. Donc, ce n’est que plus tard dans la même journée, qu’on m’a fait un bilan de l’affaire. Un bilan humain au-delà de l’affaire matériel.

On m’a notifié qu’il y a eu trois (3) étudiants blessés. Et qu’il y a eu des gendarmes et policiers blessés, on ne m’a pas donné le nombre. Tous ont été amenés à l’hôpital et tous ont bénéficié des premiers soins de l’hôpital. Ce n’est que dans la soirée, quand je m’apprêtais à faire ma prière pour le Nafila, on a été me chercher à la mosquée et on m’a présenté par information l’état particulièrement critique de ce jeune. Sur les conseils des responsables de l’hôpital, il a été accepté sous mon autorité, que le garçon soit immédiatement transféré vers un centre plus spécialisé compte tenu de la gravité de son état.

Et, c’est pour moi une occasion de féliciter l’hôpital de Labé qui n’a rien ménagé pour dégager immédiatement une ambulance et un médecin accompagnateur. Ils ont préparé le patient et ils l’ont mis en en direction de Conakry. L’objectif était de le conduire à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Pour nous, l’affaire s’arrêtait à ce niveau parce que, je suis personnellement rentré chez moi à 2 heures du matin.

Quand le matin je suis venu très tôt aux environs de 9 heures et demi, 10 heures, j’ai été appelé pour dire que vous avez envoyé des militaires et les militaires auraient tiré sur les enfants dans le campus et un de ces enfants aurait été atteint par les balles, qu’il est mort. J’ai dit non, aucun militaire n’a été déployé pour ce maintien d’ordre, rien que quelques policiers et quelques gendarmes. Et quant à la mort de quelqu’un, je ne suis pas encore informé, mais je confirme qu’un des enfants, dans un état particulièrement critique, a été transféré à Conakry.

Peut-être qu’il est mort en cours de route, je n’ai pas encore l’information, mais en tout cas, quand il quittait Labé, il n’était pas encore mort, mais il était dans un état très critique. Ce n’est que quelques instants après, j’ai eu la confirmation effectivement, qu’il est décédé. Bref, tout s’est passé dans la transparence parce que j’avais été informé que le papa avait pris contact avec l’université, il a même eu la possibilité de prendre contact avec l’hôpital. Parce que la même nuit de son transfèrement, le responsable qui avait ce dossier m’a consulté.

Je suis rentré en contact avec le père du garçon qui a quitté Conakry, il voulait venir ici mais il a été informé par ses relations ici que son enfant est transféré sur Conakry et qu’il est en route. Il a donné sa position, il était entre Mamou et Dalaba et il aurait souhaité aller directement à l’hôpital de Dalaba si le véhicule n’a pas dépassé Dalaba pour qu’il puisse descendre avec son fils malade. Il demandait mon avis sur cette question, je dis qu’il n’est pas question.

Guineematin.com : à ce niveau, est-ce que vous aviez pris langue directement avec les parents du jeune Amadou Boukariou Baldé parce que selon nos informations, l’ambulance devait passer prendre les parents qui étaient entre Mamou et Dalaba ?

Elhadj Madifing Diané : personnellement, non. Il n’a jamais été question de passer prendre les parents de ce jeune. J’ai dit, c’est moi qui ai dit il n’est pas question. Devant l’urgence, leur souhait a été présenté au directeur de l’hôpital et peut-être à d’autres personnes, qui ne peuvent pas prendre cette décision. Tu ne peux pas être dans une ambulance avec un enfant qui est dans cet état, qui est ton fils, que ça se passe calmement. Ça, c’est humain.

Guineematin.com : en clair, comme l’ont dit les parents de feu Boukariou Baldé, vous n’avez pas échangé avec eux, mais plutôt avec les responsables de l’hôpital de Labé ?

Elhadj Madifing Diané : je n’ai jamais échangé avec les parents. J’ai échangé sur la situation des parents avec le recteur de l’université, parce que le recteur de l’université m’a rapporté la même chose en me disant qu’il a été obligé lui, de venir au secours des parents pour qu’ils puissent rejoindre leur enfant. Moi et les parents, on n’a jamais parlé. Tout ce que j’ai dit, ça m’a été rapporté ou par le directeur de l’hôpital, ou par le recteur de l’université. Mais, il est évident, il a parlé avec ceux-là auxquels il a présenté tous ses sentiments.

Jusqu’à ce niveau, il n’y avait rien de particulier, on ne savait même pas que le garçon est mort. Ce n’est que le lendemain que moi-même, quand j’ai su que le garçon est mort et qu’on m’a dit, que j’ai envoyé l’armée pour intervenir, c’est en ce moment que j’ai pris la peine de faire la déclaration, déclaration mise à la disposition de toutes les presses locales ici, qu’elles soient écrites ou parlées. Et après, on m’a dit que c’est passé sur les réseaux sociaux. J’ai entendu des gens dire que le gouverneur a été démenti par les parents. Lisez ma déclaration.

Mais par contre, le responsable de la communauté de Télimélé et tous les fils de Télimélé basés à Labé sont venus à mon bureau pour me remercier de ma disponibilité et de ce qui a pu être fait pour sauver leur enfant. Il est là, Elhadj Oumar Télimélé, il est là. Voilà la situation, je n’ai jamais parlé avec les parents sur cette question. Ce que j’ai dit, ce n’est pas pour faire plaisir à quelqu’un. Et puis, je ne leur en veux pas. C’est le sentiment humain, ils sont dans une situation qui exprime leur état d’âme. L’être humain a trois dimensions : l’âme, le corps et l’esprit.

Si les trois ne sont pas en conformité, il est évident que quand on est content, on n’exprime que ce qui est bon, mais quand on n’est pas content, on n’exprime que ce qui n’est pas bon. Je ne leur en veux pas, ils n’ont fait qu’exprimer leur état d’âme : le corps, l’esprit et l’âme. Dans une situation douloureuse, tout être, à leur place, peut réagir de la même manière. Mais, dire qu’ils n’ont pas parlé avec moi, comme si c’est moi qui ai dit que j’ai parlé avec eux.

Je n’ai jamais parlé avec eux, ils n’ont jamais parlé avec moi. Mais, tous les contacts qu’ils ont eus, soit avec l’hôpital, soit avec le rectorat, ou les professeurs ou les amis de rectorat, je suis le décideur de la question, tout s’est passé sous mes doigts, ça m’a été rapporté. Voilà.

Guineematin.com : il se dit que ce jeune étudiant est mort par suite de bastonnade de la part des forces de l’ordre. En tant que première autorité régionale, qu’est-ce que vous en savez ?

Elhadj Madifing Diané : ce sont des histoires. Il a été atteint par des projectiles non létaux, des pierres. Arrivé à Conakry, efforcez-vous de prendre les résultats de l’autopsie. L’autopsie vous confirmera qu’il a été atteint de projectiles non létaux, pas une arme à feu. Et je confirme ici qu’il a été déposé par le secrétaire général du rectorat à l’hôpital. Une première sur moto, ça paraissait plus particulier, il a été pris par celui-ci pour être déposé à l’hôpital.

Ça, c’est des choses que j’ai vérifiées. Le reste, les enquêtes sont ouvertes, parce que j’ai eu la confirmation que les étudiants sont sortis de la classe pour aller se jeter sur le rectorat. Quelque chose qui se passe en dehors des classes, comment se fait-il que les étudiants sortent des classes pour aller se ruer sur le rectorat, s’il n’y a pas quelque chose en dessous ? Cet élément, je le vérifie et il sera vérifié et les résultats seront obtenus immédiatement.

Guineematin.com : depuis que ces malheureux évènements se sont produits, une enquête a été ouverte et on apprend d’ailleurs que certains responsables de l’université ont été interpellés, notamment le chef du département Sociologie. Où en est-on avec les enquêtes ?

Elhadj Madifing Diané : je ne veux pas anticiper les choses. Je suis dans l’obligation de protéger leur dignité. Parce que pour moi, ils bénéficient encore d’une présomption d’innocence. S’ils sont avec les services de sécurité, c’est pour être situé pas par rapport à ce que nous avons entendu. Si ça s’avère concret, il est évident qu’ils seront exposés comme le soleil, parce que ce qu’ils ont fait sera dit.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on reproche à ces enseignants ?

Elhadj Madifing Diané : j’ai entendu que des professeurs indélicats ont demandé, ont pris de l’argent avec la famille. Le problème est parti de là. Trois étudiants de Hafia, au mois d’avril, à la faveur de la visite des Instincts Killers (un groupe d’artistes) ont fait un grave accident sur la nationale Hafia-Labé. L’ampleur de l’accident est telle qu’un d’eux a été amputé d’une jambe et les deux autres dans état très critique. Ce qui fait qu’ils n’ont pas pu aller en classe jusqu’à cet instant.

Quand subitement on les voit à l’université, exiger qu’on leur donne le diplôme. Ce que le rectorat a refusé. Leurs collègues par sentiments, ont adressé une lettre exigente, vous avez toutes les copies ici demandant au rectorat de délivrer. Ce qui n’a pas été fait. Eux tous sont sorties de la classe pour se ruer. Donc pour revenir à votre question, ces professeurs qui avaient eu la chance de rencontrer les parents des enfants, ont pris de l’argent avec ceux-là, en leur promettant le diplôme. Je n’ai pas vérifié encore, je vais le faire. Ce n’est pas la vérité que j’affirme.

C’est des renseignements que j’ai, que je vous délivre, que je suis en train de vérifier. Ce n’est pas encore conclu que c’est comme ça. Mais, c’est comme ça que ça m’a été rapporté. Comme ils ont vu que ce n’est pas prometteur et ils ont pris de l’argent, ils ont intoxiqué les enfants dans les classes, pour leur permettre d’exiger du rectorat la délivrance des diplômes.

Comme il n’y avait pas de solution, les enfants, comme on dit, que la jeunesse a toujours raison, on ne cherche pas dans leur raison à leur donner raison ou dans leur tort à leur donner tort. Même dans leur tort, on leur donne raison parce que c’est la jeunesse qui est là. Nous avons un âge qui nous permet de réfléchir. Eux, ils sont dans un âge de grande excitation etc. Voilà comment s’est arrivé.

Guineematin.com : quel message particulier avez-vous à l’endroit des proches et des parents de ce jeune qui est mort ?

Elhadj Madifing Diané : c’est leur présenter tous nos condoléances et leur exprimer tout le regret. Ce qu’ils doivent savoir, nous qui avons la charge de gérer cette région, nous voyons les jeunes comme l’avenir et le présent de ce pays. On ne peut leur donner que le meilleur de nous-mêmes. Mais, nous ne serons jamais à la base de leur destruction. Quelque que soit leur attitude par rapport à un évènement. Je l’ai dit, on m’a toujours enseigné que la jeunesse a toujours raison.

Moi-même j’ai été jeune, moi-même j’ai participé à des grèves, la grève de 1968, j’étais étudiant, j’ai une vie particulière. Quand je regarde les objectifs de nos grèves, je me moque de moi-même. Mais la jeunesse aidant, en ces temps, j’estimais avoir raison, c’est pour ça pour moi je dis, la jeunesse a toujours raison. Mais, on leur demandera d’accepter, de s’efforcer d’être responsables dans leurs revendications.

Quel que soit la revendication, la raison avant la passion. C’est ce que je peux demander à la jeunesse. C’est par la raison qu’ils pourront construire leur avenir. Ce n’est pas dans la passion qu’ils pourront construire leur avenir.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, est-ce que vous avez un dernier mot ?

Elhadj Madifing Diané : le dernier mot, c’est toujours préserver la paix, préserver l’unité, préserver l’entente. Je dis, je répète, les jeunes sont le présent et l’avenir de ce pays. Notre souhait est qu’ils aient la bonne éducation, notre souhait est qu’ils aient la bonne information, notre souhait est qu’ils aient la bonne formation. Parce que c’est avec ça et avec ça seulement que ce pays aura un avenir radieux. Parce que ceux qui doivent relever, s’ils n’ont pas la bonne éducation, s’ils n’ont pas la bonne formation, il est évident que le pays restera encore pour longtemps dans ce piège, que Dieu nous en préserve.

Propos recueillis depuis Labé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : la visite d’Alpha Condé reportée à la dernière minute

8 juin 2019 à 13 01 09 06096

Jusqu’à ce samedi matin, le président de la République était attendu à Kankan. Officiellement, Alpha Condé devait aller répondre à une invitation des enseignants de cette ville de la Haute Guinée. Mais, le chef de l’Etat n’a finalement pas effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout était mis en place pour accueillir le président de la République à Kankan. Ce samedi matin, les partisans du RPG Arc-en-ciel, le parti présidentiel, se sont fortement mobilisés à cet effet. Selon nos informations, les enseignants de Kankan comptaient profiter de l’occasion pour demander à Alpha Condé de proposer une nouvelle constitution aux Guinéens. Ce qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Mais, au lieu du chef de l’Etat, ce sont 7 ministres originaires de la région qui ont effectué le déplacement. Des indiscrétions soulignent toutefois, que l’arrivée du président Condé n’a pas été annulée, elle aurait été décalée de quelques jours seulement. Alpha Condé pourrait arriver à Kankan le lundi, 10 juin prochain.

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Tinguilinta (Boké) : un couple et son hôte tués par asphyxie

8 juin 2019 à 12 12 34 06346

Deux jeunes hommes et une femme ont perdu la vie par asphyxie dans une maison à Tinguilinta, un district relevant de la sous-préfecture de Tanèné, située à 10 kilomètres de Boké, sur la route de Sangarédi. C’est la fumée dégagée par un petit groupe électrogène qui a tué ces personnes, a appris Guineematin.com auprès des autorités locales.

Selon le Maire de la commune rurale de Tanèné, Oumar Kalabane, que nous avons joint au téléphone ce samedi matin, le drame est survenu hier vendredi, 07 juin 2019. Les victimes sont : Mamadou Diallo, âgé de 25 ans, sa femme Adama Hawa N’Diaye, âgée de 17 ans, et son ami Abdou Rahim Diallo, âgé de 22 ans. Ils ont été retrouvés morts dans une chambre vendredi, aux environs de 13 heures.

« Mamadou regardait la télévision avec sa femme et son ami dans sa chambre. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, ils ont pris le petit groupe électrogène Tiger pour le faire rentrer dans la chambre et s’enfermer avec. Ils ont dû maintenant s’endormir tous sans éteindre les appareils. C’est ainsi qu’ils ont été asphyxiés par la fumée qui se dégageait du groupe électrogène. C’est en tout cas ce qu’a estimé le médecin légiste qui a effectué l’autopsie, puisqu’ils ont été retrouvés près de la porte comme s’ils tentaient de sortir, mais impuissants.

C’est hier (vendredi) aux environs de 13 heures, qu’ils ont été retrouvés. Lorsque la maman de Mamadou Diallo a dit n’avoir pas vu son fils depuis le matin, ils sont venus frapper à sa porte mais personne n’a répondu. Finalement, ils ont défoncé la porte et ont trouvé les trois corps couchés », a expliqué le maire de Tanèné.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fria: « si Alpha Condé veut gagner à Fria, Gnalen Condé doit partir »

8 juin 2019 à 10 10 46 06466

Après deux jours de manifestation à Fria, les femmes en colère, qui exigent le départ du préfet Gnalen Condé, ont fini par quitter le bloc administratif de la préfecture. Elles ont momentanément mis fin à leur manifestation mais exigent toujours le départ de madame le préfet qu’elles ne veulent plus sentir, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

La manifestation des femmes, qui a paralysé toutes les activités à Fria, a pris fin grâce à l’intervention de plusieurs acteurs, dont le directeur national des impôts, Aboubacar Makhissa Camara. Même si les femmes ont fini par quitter la cour de la préfecture, elles campent sur leur position, à savoir le départ de madame Gnalen Condé.

Mme Soumah Fatoumata Camara

Selon madame Soumah Fatoumata Camara, une des manifestantes, « Aboubacar Makhissa Camara est venu nous prier pour qu’on quitte l’enceinte de la préfecture. C’est notre fils, il fait beaucoup pour Fria. Donc, on ne pouvait pas refuser de quitter les lieux. Les fils de Fria sont nombreux, mais celui qui s’intéresse à vous, vous devez l’écouter et le respecter. Il nous a dit qu’il est originaire d’ici, son papa et sa maman aussi. Donc, s’il vient nous dire de pardonner à cause de Dieu, on ne pouvait pas refuser. Nous sommes derrière ce qu’il nous a dit. Mais, notre souhait c’est de voir Gnalen Condé partir. Quand ils vont faire le compte-rendu au chef de l’État, nous attendons son décret pour limoger Gnalen Condé. Si Alpha Condé veut gagner à Fria, Gnalen Condé doit partir. Et si Gnalen Condé ne quitte pas, Alpha Condé ne pourra jamais gagner ici », a lancé la dame.

Hawa Bah

Abondant dans le même sens, Hawa Bah a dit que la manifestation n’est pas finie. « On a été sensibilisée par Aboubacar Makhissa Camara pour qu’on libère la cour de la préfecture et de rentrer chez nous. Chose qu’on a acceptée tout en attendant la décision du président Alpha Condé. Si Alpha Condé ne change pas Gnalen Condé, nous allons continuer à manifester », avertit-elle.

Dans la matinée d’hier vendredi, 07 juin 2019, une réunion s’est tenue entre les manifestantes et le Sotikèmo. La démarche vise à constituer une équipe qui va rencontrer Boureima Condé, ministre de l’administration du territoire, pour se pencher sur la question concernant Gnalen Condé. On apprend même que le chef de l’État a reçu un mémo sur la situation qui prévaut dans la cité de l’alumine.

De Fria, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dubréka : Un présumé trafiquant de pélican mis aux arrêts à Conakry

8 juin 2019 à 10 10 42 06426

Le jeudi 06 juin 2019, un habitant de la préfecture de Dubréka a été mis aux arrêts à Sonfonia, un quartier de la banlieue de Conakry lors d’une opération des agents du Corps des Conservateurs de la Nature et du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique). M. Alama Sylla, présumé auteur de ce crime environnemental a été pris en flagrant délit de capture, détention, circulation et commercialisation d’un pélican, espèce animale intégralement protégée par le code de protection de la faune sauvage et règlementation de la chasse.

C’est suite à un échange d’informations entre les différents acteurs environnementaux que cette opération a été une réussite. Ainsi une équipe du corps des conservateurs de la nature et les activistes de GALF se sont transportées sur les lieux.

C’est dans ces circonstances que le nommé Alama Sylla, citoyen domicilié à Dubréka a été identifié et mis aux arrêts le jeudi 06 juin 2019, pris en flagrant délit de capture, détention, circulation et commercialisation d’un pélican, espèce animale intégralement protégée. Il a été conduit dans les locaux de la Direction Nationale des Eaux et Forêts pour être entendu sur procès-verbal.

Après cette première étape de la procédure, le mis en cause a été déféré devant le parquet du tribunal de première instance (TPI) de Dixinn qui finira par le placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry en attendant son procès. Quant au pélican, il a été confié au projet GALF pour sa réhabilitation avant d’être relâché dans la nature.

Pour mémoire, la Guinée est présentée comme une plaque tournante du trafic international des espèces sauvages et est toujours sous sanction par la Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction (CITES).

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma du projet GALF

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Menaces contre la stabilité de la Guinée : la CPI enregistre la liste des promoteurs du 3ème mandat

8 juin 2019 à 10 10 35 06356

Comme on le sait, le FNDC a entamé une nouvelle phase de la lutte pour la défense de la Constitution guinéenne. Récemment, une liste de 20 promoteurs du troisième mandat en République de Guinée a été déposée à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour interpeller les juges et sans doute leur suggérer de s’intéresser aux ces personnalités qui menacent la paix et la stabilité de la République de Guinée.

Le 3 juin dernier, le bureau du procureur de la CPI a répondu aux dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution, indiquant avoir bel et bien enregistré cette lettre. « Les informations y figurant ont été inscrites comme il se doit au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale », a indiqué la Haye !

Une lettre réponse qui va sans doute soulager ces nombreux Guinéens qui se battent pour la défense de la Constitution dans notre pays.

A suivre !

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« Alpha Condé est notre Dieu », dit le préfet de Siguiri

8 juin 2019 à 10 10 15 06156
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Le préfet de Siguiri, Colonel Moussa Condé, s’enfonce un peu plus dans la démagogie. Lui, qui avait dit récemment qu’après Dieu c’est le président Alpha Condé qui vient en deuxième position à Siguiri, est allé plus loin encore. L’administrateur territorial compare désormais le chef de l’Etat guinéen à Dieu, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le président Alpha Condé est attendu demain dimanche, 09 juin 2019, dans la ville de Siguiri. Et, le préfet de cette localité veut qu’un accueil particulièrement chaleureux soit réservé au président de la République. Le Colonel Moussa Condé est passé donc dans une émission de la radio rurale de Siguiri, synchronisée par la radio privée locale Sabary FM, pour mobiliser les citoyens à sortir massivement pour accueillir Alpha Condé.

Dans son intervention, le préfet n’a pas hésité à comparer le chef de l’Etat guinéen à Dieu. « Le dimanche, nous appelons tout le monde à se rendre au stade pour montrer au président Alpha Condé que Siguiri l’aime. Alpha Condé est notre Dieu, il est comme Dieu. Quand tu reconnais les bienfaits de Dieu, il est content, il fait plus. Le président est comme ça, si vous sortez pour reconnaître ses bienfaits, il en fera plus », a dit l’autorité préfectorale de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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