Viol et meurtre de Kadiatou Diallo à Coyah : ce que Moussa Yéro Bah demande aux autorités

27 mai 2021 à 10 10 53 05535
Moussa Yéro Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Il faut que la loi s’applique sur les auteurs des viols dans notre pays ! ». C’est la réaction de Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DG-G), suite au viol suivi de mort d’une jeune fille la semaine dernière à Coyah. L’activiste des droits des femmes estime que c’est le seul moyen qui puisse permettre d’arrêter les cas de viols, devenus un véritable phénomène en Guinée. Elle a lancé cet appel dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 26 mai 2021.

Ce fut une triste fin pour Kadiatou Diallo, une jeune fille de 18 ans, élève en classe de Terminale Sciences sociales, au lycée Fily de Coyah. Dans la nuit du jeudi, 20 mai 2021, aux environs de 23 heures, des individus non identifiés ont fait irruption à son domicile, situé dans la sous-préfecture de Kouria. Ils ont enlevé la jeune fille pour l’emmener dans une maison inhabitée, où ils l’ont violée et blessée à plusieurs endroits du corps, avant de l’abandonner agonisant. Kadiatou Diallo est décédée le lendemain, à l’hôpital préfectoral de Coyah, où elle était admise pour des soins. Cette situation suscite choc et indignation chez Moussa Yéro Bah, la présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DG-G).

« C’est dommage ce qui s’est passé du côté de Kouria, dans la préfecture de Coyah, où je me suis rendu avant-hier. Je suis partie voir la maison où Kadiatou a été enlevée et puis le lieu où elle a été retrouvée. J’ai échangé avec la gendarmerie et j’ai eu le rapport de l’hôpital préfectoral de Coyah. On a l’impression que c’est des gens qui connaissaient la fille qui ont commis ce crime. Parce que quand ils sont arrivés, il y a deux chambres qui sont contigües, ils ont cadenassé la porte de l’autre chambre où sa tante se trouvait avec ses enfants, avant de défoncer la porte de Kadiatou, l’enlever et la violer.

Ils ont mis du sable dans le vagin, comme si c’était un peu pour casser le saignement, ils l’ont laissée agonisant. Malheureusement, on ne pouvait plus rien faire pour elle, et cela, malgré tous les efforts fournis par les médecins. C’est encore dommage que le viol soit parti si loin qu’on veuille ôter la vie », a déclaré la journaliste. Tout en rappelant que cette situation n’est pas une première en Guinée, Moussa Yéro Bah interpelle les autorités du pays sur ce phénomène. Elle appelle au renforcement de la sécurité des citoyens et à des sanctions exemplaires contre les violeurs.

« Les autorités devraient se lever, la justice aussi parce que les activistes font ce qu’ils peuvent en sensibilisant, en disant ce qu’il faut faire en pareille circonstance, en informant les autorités de la police judiciaire, notamment l’OPROGEM et la gendarmerie. Ceux-ci interpellent souvent les auteurs même si on sait qu’il y a d’autres pesanteurs socioculturelles qui font que les dossiers n’aboutissent pas souvent.

Mais je pense que ce genre de drames sont devenus fréquents, parce que récemment, la même chose s’est passée à Télimélé, où une jeune fille a perdu la vie après avoir été violée. Alors, il faut que la loi s’applique et il faut qu’il y ait de la sécurité pour tout le monde. Parce que, que ce soit dans les endroits isolés ou bien dans les centres villes, il y a beaucoup de cas d’insécurité. C’est une question de responsabilité de l’Etat quand de tels drames se produisent, qu’on puisse mettre la main sur les auteurs », a dit l’activiste des droits des femmes.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Viol, meurtre… des peines de 5 à 10 ans de prison contre des accusés au TPI de Labé

27 mai 2021 à 10 10 38 05385

En audience criminelle hier, mercredi 26 mai 2021, le tribunal de première instance de Labé s’est penché sur les dossiers de trois accusés (dont une fille) renvoyés par devant lui pour différentes infractions. Et, à l’issue des débats, ces accusés (Mamadou Cherif Diallo, Ibrahima Kalil Diallo et Mariama Diallo) ont été reconnus coupables respectivement des faits de viol suivi d’assassinat, attentat à la pudeur et meurtre qui pèsent à leur encontre. Le tribunal les a condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tout d’abord, le tribunal s’est penché sur l’affaire ministère public contre Mamadou Cherif Diallo. Ce jeune accusé est poursuivi pour viol suivi d’assassinat, des faits pour lesquels il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 17 octobre 2020. Et, au terme des débats contradictoires à la barre, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

Ensuite, le tribunal a examiné le cas de Mariama Diallo, poursuivie pour meurtre. Cette jeune accusée a été trimbalée en justice pour avoir tué un nouveau-né (son propre enfant) de moins de deux mois. Et, à l’issue des débats, elle a été déclaré coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

La troisième affaire qui était sur la table du tribunal criminel de Labé ce mercredi concernait Ibrahima Kalil Diallo, poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence sur des fillettes âgées de 10 ans. A la barre, l’accusé a laissé entendre qu’il était dans un état d’ébriété au moment de la commission des faits à lui reprochés. Mais, son argument n’a guère convaincu le tribunal. Il a donc été déclaré coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende.  

Labé, Alpha  Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mali : le président et le premier ministre de transition libérés

27 mai 2021 à 10 10 29 05295

Le président et le premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit, a affirmé jeudi 27 mai à l’AFP un responsable militaire.

« Le premier ministre et le président de transition ont été libérés cette nuit vers 01H30 (locales et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération. Les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, a indiqué leur entourage, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées.

Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’Etat en neuf mois. L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter lundi le président Bah Ndaw, le premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la Défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités. Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment djihadistes.

Les militaires avaient indiqué mardi que Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions. Depuis leur arrestation, le président et le premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.

Source : lefigaro.fr

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Crise à la Féguifoot : la réponse cinglante de Dorah Koïta à Tham Camara

27 mai 2021 à 10 10 04 05045
Aboubacar Dorah Koïta, président de la Commission électorale de la FGF

Le président de la Commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) n’a pas du tout apprécié le courrier qui lui a été adressé par le président de la Commission d’éthique de l’instance dirigeante du football guinéen. Dans ce courrier, Amadou Tham Camara demande à la Commission électorale et à la Commission électorale de recours de démissionner pour mettre fin aux « divergences paralysantes » autour du Congrès de la Féguifoot.

En réponse, Aboubacar Dorah Koïta, le président de la Commission électorale a balayé d’un revers de main les motifs invoqués par Amadou Tham Camara pour justifier sa demande. Il dénonce des « machinations » et souligne que les « actes et élucubrations » du président de la Commission d’éthique n’engagent que lui et ceux qu’il défend. « Vous n’avez ni la qualité, ni le droit, ni la compétence, de demander la démission d’un membre de quelque commission que ce soit, même celle dont vous prétendez présider », a dit Dorah Koïta.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa lettre réponse adressée au président de la Commission d’éthique :

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Premier test grandeur nature pour le chemin de fer Santou-Dapilon

27 mai 2021 à 9 09 37 05375

Le Consortium SMB-Winning a procédé le 25 mai à un premier test grandeur nature de circulation d’un train minéralier lourd de 5.000 tonnes sur la ligne de chemin de fer allant de Santou à Dapilon. Tout au long de son trajet, le train minéralier est passé par des infrastructures modernes comme un pont de 941 mètres ou un tunnel de plus de 2,8 kilomètres.

Cette opération d’essai avant l’inauguration officielle du 16 juin est un beau succès technique pour le Consortium, qui confirme sa capacité à déployer des projets d’infrastructures de transport à grande échelle. Cette voie ferrée, la première construite depuis près de 50 ans en Guinée, sera consacré uniquement au transport de minerai dans un premier temps avant d’élargir progressivement son usage au transport de marchandises et de personnes à plus long terme.

Au-delà du renforcement du réseau guinéen d’infrastructures, le Consortium en profite pour investir dans le capital humain à travers un soutien technique et financier à l’enseignement supérieur et la formation. Ainsi, en partenariat avec le Consortium, un département d’études ferroviaires est ouvert à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry avec la volonté de former et d’employer une nouvelle génération d’ingénieurs et cadres guinéens au sein des équipes de la SMB, mais plus largement dans l’ensemble des grandes entreprises minières et d’infrastructures du pays.

Parmi les autres avantages de ce projet, la réduction des nuisances sur l’environnement et l’ouverture d’un axe de développement à travers la promotion d’un corridor agricole de croissance. Cette importance accordée au développement durable et aux bonnes relations avec les communautés est la marque de fabrique du Consortium dans la région. Ainsi, le Projet Boffa-Boké est définitivement un projet intégré tenant à combiner performances industrielles, environnementales et sociales.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Conakry : les journalistes à l’école de l’IFES sur la résolution des conflits électoraux

27 mai 2021 à 9 09 24 05245

Hier, mercredi 26 mai 2021, la fondation américaine des systèmes électoraux (IFES) a organisé un atelier de formation pour une vingtaine de journalistes. Animé par le juriste Elhadj Moussa Diop, cet atelier a porté sur le contentieux électoral.

Selon Mountaga Sylla, le représentant résident d’IFES en Guinée, l’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des médias dans toutes ses composantes : radios, télévisions, presse en ligne et presse écrite.

Mountaga Sylla, représentant d’IFES en Guinée

« Ce renforcement des capacités s’inscrit dans le cadre de la résolution des conflits électoraux, en partenariat avec NDI et grâce au financement de l’USAID. Nous estimons que la presse joue son rôle dans la recherche du consensus et participe à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale », a expliqué cet expert électoral.

Pour Mountaga Sylla, les journalistes doivent avoir la maîtrise du contenu du processus électoral pour mieux sensibiliser et mobiliser les différents acteurs électoraux. 

« Le premier niveau, c’est la maîtrise des lois électorales en Guinée sur le volet contentieux, son impact et son efficacité. Et au 2ème niveau, maîtriser les outils de gestion des normes électorales et des conflits électoraux. La presse doit jouer un rôle d’avant-garde pour sensibiliser et mobiliser les acteurs politiques de venir autour de la table en vue d’apaiser le climat politique et électoral », a-t-il expliqué.

De son côté, Mamadou Bhoye Barry, le Chef du service monitoring à la Haute autorité de la communication a salué le choix des thèmes par l’IFES.

Mamadou Bhoye Barry, représentant de la HAC

« Ce sont des thèmes que nous avons appréciés au niveau de la HAC. Par le passé, toutes les élections ont connu des contentieux. Donc, il est important d’encourager cette initiative de l’IFES qui vise à outiller et à qualifier les journalistes dans le règlement des conflits électoraux », a indiqué M. Barry. Le représentant de la HAC a insisté sur son rôle impartial et professionnel dans le traitement de l’information électorale.

Au nom des participants, Cheick N’Doye Sadibou a salué la tenue d’un tel atelier en faveur des hommes des médias.

Cheick Ndoye Sadibou, journaliste

« Cette formation que nous suivons viendra renforcer nos capacités en matière de traitement des informations électorales et au niveau de la gestion des conflits électoraux. Ce qui exige du journaliste de respecter l’éthique et la déontologie du métier dans le traitement des informations, surtout en période électorale », a rappelé ce responsable de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (UTERLGUI).

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Construction de l’école régionale des arts et métiers à Coyah : sur les pas de la Ministre Djénab Dramé

27 mai 2021 à 8 08 17 05175

Hier, mercredi 26 mai 2021, la Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi était de nouveau sur le terrain. À la tête d’une importante délégation, madame Djénab Dramé a visité le chantier de l’école régionale des arts et métiers de Coyah. L’objectif principal de cette mission était de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure qui est d’une importance capitale pour les jeunes guinéens.

En compagnie du Secrétaire général de son Département, Michel Koivogui, de sa Conseillère à l’emploi, Mme Sanguiana Camara, du Directeur national de l’enseignement technique, Dr Baba Diané et du Directeur Général Adjoint de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi, Hassimiou Souaré, la Ministre Djénab Dramé a fait le tour du chantier.

Cette école est bâtie sur 5 hectares dans le quartier Bentourayah. L’ERAM de Coyah est composée de 16 bâtiments dont six à niveau.

« C’est une école régionale des arts et métiers. Il y a beaucoup de filières. Il y a le génie civil, le génie électrique, le génie électronique et beaucoup d’ateliers de mécanique auto, de construction métallique, des ateliers de maçonnerie, menuiserie, charpenterie, ainsi de suite où on peut faire de la pratique », a expliqué le directeur du projet des ERAM de Coyah et Dabola, Hamidou Diallo.

Pour le représentant de la Banque islamique de développement, principal bailleur de fonds pour la réalisation de cette ERAM ainsi que celle de Dabola, dont le coût s’élève à 25 millions de dollars, c’est une satisfaction.

« Je voudrais exprimer toute ma satisfaction de la banque quant-à l’exécution physique et financière de ce projet (…). Les petites réserves que nous avons relevées pourraient être levées d’ici un mois » a déclaré Monsieur Boubacar Diallo.

Très attachée à l’application effective des directives du Président Alpha Condé, Mme la Ministre Djénab DRAMÉ n’a pas manqué de souligner le souhait du Gouvernement de procéder à l’inauguration de cette école d’ici la rentrée prochaine. Le Chef de l’État guinéen qui a à cœur les questions de jeunesse, mise sur la formation pour relever le défi de développement économique de son pays.

« Dans l’ensemble, je dirai que nous sommes satisfaits des travaux qui ont été réalisés. Nous avons trouvé un taux d’exécution des travaux de 95%, qui correspond également au taux de décaissement. Ce qui est très encourageant », a indiqué la Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle et de l’emploi.

Avec un regard très pointu, la Ministre Djénab DRAMÉ a fait quelques suggestions à l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Selon elle, il s’agit d’aller surtout vite et bien.

« Notre souhait, comme l’a instruit Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, que ces écoles soient ouvertes cette année pour accroître la capacité d’accueil de nos jeunes », a souligné la Cheffe du Département de l’Enseignement technique.

La remise officielle de ce « bijou » est prévue dans un mois, après la prise en compte des recommandations de la Ministre Djénab DRAMÉ.

A rappeler que la mission se poursuivra ce jeudi, 27 mai 2021, avec une série de visites dans la préfecture de Mamou.

Par le service de communication

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Une tornade fait des ravages à Mandiana : une centaine d’habitations endommagées

26 mai 2021 à 20 08 09 05095

De nombreux habitants de Maréna, un district de la sous-préfecture de Kodiaran (Mandiana), sont aujourd’hui dans une situation de détresse. Cela fait suite à une tornade qui a frappé ce village dans la nuit du lundi au mardi 25 mai 2021. Selon le sous-préfet de Kodiaran, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, une centaine d’habitations (maisons et cases) ont été endommagées dans cette localité.

« C’est hier, mardi 25 mai 2021, que le président du district de Maréna, Ibrahima Kalil Konaté, m’a appelé pour m’informer de cette situation. Il m’a dit qu’il y a un vent violent qui a décoiffé plusieurs cases et des bâtiments dans ce district. Il m’a fait savoir aussi que d’autres maisons en construction ainsi qu’une partie de la plus vieille mosquée du village se sont aussi écroulées. Je n’ai pas pu rendre sur les lieux hier, parce que j’étais parti accompagner le gouverneur à la société minière de Loïla, où il y avait une manifestation.

Donc, ce n’est qu’aujourd’hui, mercredi 26 mai, que j’ai effectué le déplacement en compagnie de la Croix-Rouge et d’autres cadres de la préfecture pour aller constater les dégâts. Quand on est arrivé sur le terrain, on a constaté que dans plusieurs endroits du district, ce vent violent a fait des dégâts : des cases et des maisons ont été décoiffées, tandis que se sont écroulées. Selon la Croix-Rouge, c’est une centaine de maisons qui se trouvent dans cette situation », a indiqué le sous-préfet, Daman Kourouma.

L’administrateur ajoute que ce vent violent a touché aussi le chef-lieu de la sous-préfecture, où il a causé aussi quelques dégâts. « Au niveau de la commune rurale de Kodiaran, la seconde résidence du sous-préfet qui était en construction s’est écroulée, et la maison de mon adjoint aussi a été décoiffée. Mais, on a trouvé des moyens pour remplacer les feuilles de tôles emportées de ce côté », a dit le sous-préfet de Kodiaran.

Selon M. Daman Kourouma, certaines victimes de cette tornade à Maréna ont pu refaire la toiture de leurs habitations. Les autres sont hébergées par les voisins jusqu’à ce qu’ils puissent réparer les dégâts causés.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Journée internationale des Casques bleus : 3 guinéens parmi les militaires auxquels il sera rendu hommage à l’ONU

26 mai 2021 à 19 07 38 05385

New York, 25 mai 2021 – La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU sera observée le jeudi 27 mai 2021 au siège de l’Organisation, à New York. Le Secrétaire général, António Guterres, déposera une gerbe en l’honneur des plus de 4 000 Casques bleus tombés sous le drapeau de l’ONU depuis la première mission de paix en 1948.  Il prsidera également une cérémonie de remise de la Médaille Dag Hammarskjöld décernée à titre posthume aux 129 militaires, policiers et personnels civils de 44 pays qui ont perdu la vie en 2020 et au début de cette année.

Les militaires de Guinée qui seront honorés à titre posthume sont : 2ème Classe Moise Oulafe, 2ème Classe Ouo-Ouo Sonomou et le Sergent Sidiki Kone qui travaillaient au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La Guinée est le 31e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Plus de 700 soldats et policiers guinéens sont actuellement déployés dans les missions de l’ONU en Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan du Sud et au Sahara occidental.

Le Secrétaire général remettra par ailleurs le prix du « Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » à la Commandante Steplyne Buyaki Nyaboga, une officière de l’armée kenyane qui a servi au sein de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Dans un message à l’occasion de la Journée, le Secrétaire général a déclaré à propos des soldats de la paix tombés au combat : « Leur service et leurs contributions ne seront jamais oubliés ». Il a ajouté : « J’exprime ma profonde gratitude aux 85 000 personnels civils, policiers et militaires actuellement déployés dans certaines zones de conflit les plus difficiles du monde pour protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, ainsi que le risque d’infection, ces hommes et femmes ont poursuivi leur mission tout en soutenant également les autorités locales dans la lutte contre le COVID-19. J’offre mes sincères condoléances aux familles des soldats de la paix qui ont été victimes de cette terrible maladie ».

Le thème de la célébration de cette année est « Le chemin vers une paix durable : tirer parti du pouvoir des jeunes pour la paix et la sécurité ». Des dizaines de milliers de jeunes soldats de la paix déployés à travers le monde jouent un rôle clé en aidant les missions des Nations Unies à mettre en œuvre les activités qui leur sont confiées, avec la participation active des jeunes des communautés d’accueil.

Dans toutes nos missions, les soldats de la paix collaborent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) et de réduction de la violence communautaire.

Le Secrétaire Général Adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré : « Nous saluons le dévouement et le courage de nos soldats de la paix, qui servent et agissent admirablement dans des environnements difficiles, aggravés par la pandémie en cours. Je rends également hommage à nos jeunes soldats de la paix qui apportent énergie et innovation et servent de modèles aux populations de jeunes qui travaillent sans relâche pour assurer une représentation et une participation significatives aux processus politiques.

Il a ajouté : « Nos soldats de la paix méritent notre plein soutien et nous devons continuer à travailler ensemble pour faire tout ce que nous pouvons pour améliorer leur sûreté et leur sécurité et leur donner les outils nécessaires pour réussir ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été établie par l’Assemblée générale en 2002 pour rendre hommage à tous les hommes et femmes servant dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la cause de la paix. L’Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, car c’est à cette date, en 1948, que la première mission onusienne de maintien de la paix – l’ONUST- a commencé ses opérations en Palestine. Depuis lors, plus d’un million de femmes et d’hommes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix des Nations Unies, affectant directement des millions de personnes et sauvant d’innombrables vies. Aujourd’hui, le maintien de la paix de l’ONU déploie plus de 89 000 militaires, policiers et civils dans 12 opérations.

Transmis par le service de communication du bureau des Nations Unies en Guinée

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Condamnation de Nanfo Diaby : son avocat annonce une nouvelle bataille

26 mai 2021 à 19 07 16 05165
Ismaël Nanfo Diaby et son avocat, le 26 mai 2021, au TPI de Kankan

Le camp Nanfo Diaby ne compte pas abdiquer de sitôt. Juste après l’annonce de la décision du Tribunal de Première Instance de Kankan, condamnant l’imam controversé à cause de sa décision de faire la prière dans la langue maninka (N’ko), son avocat a annoncé une nouvelle bataille. Il compte relever appel pour réclamer un autre procès devant la Cour d’appel de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Arrêté le 13 mai dernier, alors qu’il officiait la prière de l’Aïd El Fitr à son domicile, l’imam Ismaël Nanfo Diaby a été situé sur son sort ce mercredi, 26 mai 2021. Le Tribunal de Première Instance de Kankan l’a reconnu coupable de trouble à l’ordre public apporté par son ministère de culte et de violation de l’interdiction prise par le Secrétariat général des Affaires religieuses à son encontre. La juridiction a condamné l’imam qui fait la prière (salat) dans la langue maninka à 12 mois d’emprisonnement, dont 6 assortis de sursis, et au paiement d’une amende de 500.000 francs guinéens.

Me Mohamed Kourouma, avocat de Nanfo Diaby

Une décision aussitôt rejetée par l’avocat de la défense. Me Mohamed Kourouma annonce qu’il va interjeter appel pour réclamer le rétablissement de son client dans ses droits. « Nous allons essayer d’appliquer l’article 577 du Code de procédure pénale. Donc nous comptons relever appel de cette décision, parce que nous estimons que M. Nanfo Diaby n’aurait pas dû être condamné par le tribunal correctionnel de Kankan. Les faits à lui reprochés ne sont pas du tout fondés. C’est à tort que mon client a été condamné. Donc je rejette la décision », a dit l’avocat de Nanfo Diaby.

Aly Touré, procureur de Kankan

Egalement non satisfait de la décision du tribunal, le procureur annonce aussi qu’il va relever appel. « Nous allons relever formellement appel, parce que nous estimons que la condamnation pouvait être beaucoup plus élevée par rapport au temps d’emprisonnement. On n’est pas satisfait du quantum de la peine, donc nous voyons le verre à moitié plein. Notre satisfaction réside dans le fait que le tribunal a reconnu coupable Nanfo Ismaël Diaby des chefs d’accusations pour lesquels nous l’avons poursuivi. Ce genre d’individus, fauteurs de troubles à tout bout de champ, doit être éloigné de la société », a dit Aly Touré.

Un nouveau procès devrait donc s’ouvrir prochainement devant la Cour d’appel de Kankan. En attendant, Ismaël Nanfo Diaby reste en détention à la Maison centrale de la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Labé : la mairie et les syndicats des taxis motos à couteaux tirés

26 mai 2021 à 18 06 11 05115

Rien ne va plus entre les syndicats des conducteurs de taxis motos et les autorités communales de Labé. Les deux camps s’opposent autour de l’opération de recensement des taxi-motards de la ville, initiée récemment par la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A l’issue d’une réunion tenue ce mardi, 25 mai 2021, l’intersyndical des taxis motos s’est fendue d’une déclaration, dans laquelle il annonce la suspension de sa participation au processus de recensement des membres de la corporation, initié récemment par la mairie de Labé. Les syndicalistes dénoncent une « opération mafieuse », dont l’objectif est de nuire à leur secteur.

« On a suspendu notre participation à cette opération de recensement pour la simple raison que les autorités communales ne sont pas claires sur ce qu’elles sont en train de faire. Pour preuve, dans un premier temps, ils nous avaient dit que le recensement n’allait pas être un facteur de résilience du contrat établit entre nous. Mais nous avons compris que derrière ce recensement, ils veulent éliminer tous nos chefs de gares et nos contrôleurs qui sont sur le terrain. Nous nous opposons fermement à cela.

C’est pourquoi, nous invitons tous les conducteurs de taxis motos affiliés à nos deux structures syndicales (CNTG et USTG, ndlr), à rester sereins et à suivre le mot d’ordre donné par nous les responsables syndicaux. Qu’ils sachent que nous n’allons pas les trahir dans ce combat », a indiqué Thierno Abdourahmane Pammel Diallo, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis motos de Labé, affilié à la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Mais, cette sortie de l’intersyndical des taxis motos n’entame en rien la détermination des autorités communales à mener l’opération de recensement des taxi-motards. Younoussa Baldé, président de la commission Economie et Finances à la mairie de Labé, indique ce processus se poursuivra avec ou sans les syndicalistes jusqu’au bout.

« Notre souhait le plus ardent, c’était de continuer notre partenariat gagnant-gagnant avec les taxi-motards. Mais s’ils trouvent qu’ils n’ont plus un intérêt à défendre dans le processus, ils tout à fait le droit de se retirer. Qu’à cela ne tienne, la commune continuera de travailler pour le bonheur de tous et pour la sécurisation de ses recettes, avec ou sans la corporation des taxis motos. Il reviendra à la commune de faire appel à un ensemble s’il le faut même des taxis motos, comme ils maitrisent le secteur pour qu’on collabore, ou alors on fait un appel d’offre. Mais qu’ils sachent qu’avec ou sans eux, le recensement se fera », a annoncé ce conseiller communal.

Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le début de ce recensement, qui est diversement apprécié par les conducteurs de taxis motos.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Procès de Marie Madeleine Dioubaté : Me Amadou Oury « surpris » de l’absence de l’opposante

26 mai 2021 à 15 03 52 05525
Marie Madeleine Dioubaté, présidente du Parti des Écologistes de Guinée et candidate à l’élection présidentielle de 2015

Comme annoncé précédemment, Marie Madeleine Dioubaté, présidente du Parti des Ecologistes de Guinée, n’a pas pris part à l’ouverture de son procès, ce mercredi 26 mai 2021, au Tribunal de Première Instance de Dixinn (Conakry). Et, l’absence de l’opposante guinéenne a suscité la réaction de l’avocat de la partie civile. Me Thierno Amadou Oury Diallo s’est dit surpris de constater qu’aucune des prévenues dans cette affaire n’a répondu à la convocation de la justice, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Abus de confiance et complicité d’abus de confiance, portant sur un diamant d’une valeur de quarante-cinq millions de dollars américains (45 000 000 USD) ». Ce sont les faits pour lesquels Marie Madeleine Dioubaté, candidate à l’élection présidentielle de 2015, et sa sœur Martine Nana Dioubaté, sont poursuivies devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Leur procès s’est ouvert ce mercredi, 26 mai 2021. Après la fixation de la caution, le tribunal a renvoyé le dossier au 9 juin pour l’ouverture des débats. Ce qui réjouit l’avocat de la partie civile, Me Thierno Amadou Oury Diallo.

Me Thierno Amadou Oury Diallo

« Je suis très satisfait de la tenue de cette audience aujourd’hui puisque c’est la première fois que ce dossier est évoqué. Et cette audience était consacrée uniquement à la fixation de la caution. Heureusement, le tribunal m’a compris et a tenu compte de l’état de pauvreté de ma cliente Djéinabou Diallo, qui n’est qu’une simple femme de ménage qui ne bénéficie même pas du SMIG, en accordant une caution de 500.000 francs guinéens. Donc j’ai un sentiment de satisfaction par rapport à cette décision du tribunal. J’ai l’espoir que le dossier continuera son cours normal à l’audience prochaine », a-t-il réagi.

Par contre, l’avocat se dit surpris de l’absence des deux prévenues (résidant respectivement en France et au Mali) à l’ouverture de leur procès. « Normalement, les personnes citées dans cette affaire devraient comparaître aujourd’hui même. Elles devraient dire leur point de vue par rapport au montant de la caution. Elles devraient donner leur opinion, leur position. Mais j’ai été surpris de constater leur absence. A l’audience prochaine aussi, elles doivent être présentes pour qu’on puisse ouvrir les débats. Si elles ne se présentent pas, le tribunal tirera toutes les conséquences du droit, car le législateur a prévu toutes les hypothèses », a dit Me Diallo.

A rappeler que le diamant dont il est question dans cette affaire a été ramassé par la ménagère Djéinabou Diallo, à Lambanyi, un quartier de la commune de Ratoma (Conakry). Par le biais d’un démarcheur, elle a remis la pierre précieuse à Martine Nana Dioubaté, qui l’a ensuite donné à sa sœur Marie Madeleine Dioubaté. Peu après, cette dernière a déclaré que le diamant a été volé en France. Une version à laquelle ne croient pas la plaignante et son avocat. C’est pourquoi, ils ont porté plainte contre les sœurs Dioubaté pour « abus de confiance et complicité d’abus de confiance ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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INTEGRA professionnalise le métier de la couture et en fait un vecteur d’emploi pour les jeunes guinéens

26 mai 2021 à 14 02 25 05255

Conakry, MAI 2021 : Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, a procédé à la clôture d’une session de trois semaines de formation en couture pour la coopérative de Belly Kindy (Boké) à l’endroit de 31 bénéficiaires de la localité de Sangarédi. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une initiative tripartite sur la filière couture entre le centre du commerce international (ITC), la société minière Global Alumina Corporation (GAC) et International Finance Corporation (IFC) du groupe de la banque mondiale. Elle vise à professionnaliser les jeunes issus de la communauté locale de Belly Kindy évoluant dans le métier de la couture.

Dans cet accord tripartite, INTEGRA a apporté toute son expertise technique pour renforcer la capacité du centre de couture mis à disposition par GAC pour un projet de confection des tenues des travailleurs de la société minière.

La couture, un métier prometteur pour les jeunes

Au lancement du programme INTEGRA, plusieurs filières porteuses d’emploi ont été identifiées afin de pouvoir orienter les actions de formation vers des secteurs durables offrant plus de possibilités d’embauches ou d’entrepreneuriat jeune. La couture fait partie de ces filières porteuses visant à rehausser la qualification professionnelle à courte durée des jeunes guinéens.

Fatoumata SYLLA, jeune couturière et bénéficiaire de la formation en couture d’INTEGRA à Belly Kindy (Boké) explique :

« Nous avons appris des choses intéressantes sur les sept métiers de la couture que je ne connaissais pas. La formation m’a aussi permis de travailler sur des machines modernes de couture que je ne savais pas utiliser auparavant. Je suis à présent capable de concevoir une tenue en respectant toutes les normes. »

Par ailleurs, à Conakry, INTEGRA a réhabilité et équipé le centre de formation professionnel de Kipé dans le but d’offrir un nouveau certificat d’apprentissage professionnel couvrant les sept métiers de la couture aux étudiants suivant ce cursus. Une cohorte composée d’une centaine de jeunes poursuit son parcours d’apprentissage de neuf mois sous la supervision de l’expert Couture de ITC avec la contribution des plus grands couturiers du pays. Au total, 181 jeunes suivent un parcours de professionnalisation pour cette première phase dans le métier de la couture à travers le pays.  

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Mali : Assimi Goika devient président de la transition, après la démission de Bah N’Daw

26 mai 2021 à 14 02 23 05235
Assimi Goika et Bah N’Daw

Le président de la transition, Bah N’Daw, a remis sa démission à son vice-président, Assimi Goïta. Ce dernier devient, de fait, le nouveau chef de la transition.

Moins de 48 heures après avoir démis de leurs fonctions le président de la transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, le colonel Assimi Goïta devient de fait le nouveau président de la transition.

Bah N’Daw a en effet remis, ce mercredi 26 mai, sa démission ainsi que celle de son Premier ministre à celui qui était, jusque-là, son vice-président. Le gouvernement, dont la composition avait été dévoilée le 24 mai, quelques heures avant le coup de force des militaires, est quant à lui dissous.

Point de non-retour

Cette annonce vient confirmer la reprise en main de l’exécutif par le chef de la junte qui a mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 18 août dernier.

Les tensions entre Assimi Goïta et Bah N’Daw s’étaient accrues depuis la reconduction de Moctar Ouane au poste de Premier ministre, le 14 mai dernier. Mais c’est l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, lundi soir, qui a constitué le point de non-retour.

Assimi Goïta, tenu à l’écart des discussions, contestait en particulier l’éviction de deux de ses fidèles, membres influents de l’ancien Conseil national pour le salut du peuple (CNSP, officiellement dissous en janvier) : les colonels Modibo Koné et Sadio Camara, qui était respectivement ministres de la Sécurité et de la Défense dans le précédent gouvernement.

Interpellés le 24 mai au soir, Bah N’Daw et Moctar Ouane se trouvent depuis au camp militaire de Kati, situé à une quinzaine de kilomètres de Bamako. C’est également le cas du général Souleymane Doucouré, qui devait devenir le nouveau ministre de la Défense, et de Kalilou Doumbia, conseiller spécial de Bah N’Daw.

Source : Jeuneafrique

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Prière en maninka : l’association N’ko de Siguiri réclame la libération de Nanfo Diaby

26 mai 2021 à 14 02 06 05065
L’imam Ismaël Nanfo Diaby

La polémique se poursuit autour de la décision de l’imam Ismaël Nanfo Diaby de faire la prière (salat) dans la langue maninka (N’ko). Alors que certains condamnent cette attitude, arguant qu’il n’est pas normal pour un musulman de faire la prière dans une langue autre que l’arabe (la langue du coran), c’est tout le contraire chez d’autres.

C’est le cas notamment de l’association N’ko de Siguiri, qui compte plus de 1000 adhérents. Dans une déclaration rendue publique hier, mardi 25 mai 2021, cette organisation a apporté son soutien et sa solidarité à Ismaël Nanfo Diaby, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Des centaines de personnes, venues de la commune urbaine et des sous-préfectures de Siguiri, se sont rassemblées ce mardi 25 mai à la place des martyrs de la préfecture. Ces membres de l’association N’ko de Siguiri sont venus réclamer la libération de Nanfo Diaby. Car, selon eux, l’imam controversé n’a commis une infraction pour qu’il soit mis en prison.

« Comme nous le savons tous, l’imam Nanfo Diaby a été arrêté par les autorités le jour de la fête de l’Aïd El Fitr, dans sa propre concession, à Kankan, pour avoir prié dans sa langue maternelle (le maninka ou N’ko). Les forces de l’ordre ont jeté du gaz lacrymogène sur les membres de sa famille y compris de petits enfants. Sa femme enceinte a été molestée, chose que nous condamnons avec la dernière énergie. A l’heure où nous parlons, Nanfo Ismaël Diaby est en train de souffrir le martyr en prison.

C’est pourquoi, les membres de l’association de N’ko de Siguiri sollicitent auprès des autorités guinéennes, la libération de l’imam Ismaël Nanfo Diaby parce qu’il n’a pas violé la loi. Donc son arrestation est illégale. A ce qu’on sache, la République de Guinée est un Etat laïc. La justice aussi est indépendante et impartiale. Donc personne ne doit et ne peut gagner un procès en raison de sa popularité et vice-versa.

Pour terminer, nous demandons au tribunal de libérer immédiatement l’imam Nanfo et lui accorder officiellement la liberté de prier dans sa langue maternelle », a sollicité Moussa Fanta Traoré, le porte-parole de l’association N’ko de Siguiri.

Il faut noter que cette sortie n’a pas eu une suite favorable. Car Ismaël Nanfo Diaby a été condamné ce mercredi, 26 mai 2021, à 12 mois d’emprisonnement dont 6 assortis de sursis, et au paienement d’une amende de 500 000 francs. Le Tribunal de Première Instance de Kankan l’a reconnu coupable, notamment de trouble à l’ordre public.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Maison centrale : toujours malade, Foniké Menguè, évacué de nouveau à l’hôpital

26 mai 2021 à 13 01 41 05415
Oumar Sylla, Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC

Visiblement, l’état de santé de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, est très préoccupant. Deux jours après son évacuation dans une clinique de Kaloum, le responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC est reparti à l’hôpital ce mercredi, 26 mai 2021.

L’information a été donnée par un responsable du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Il précise que l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé se plaint toujours de douleurs abdominales.
Arrêté le 29 septembre 2020, alors qu’il circulait à moto, à Conakry, Foniké Menguè a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement pour des faits de « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ».

N’étant pas d’accord avec cette décision du Tribunal de Première Instance de Mafanco, ses avocats ont interjeté appel. Un nouveau procès s’est ouvert le 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, avant d’être renvoyé au 3 juin prochain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Affaire d’un diamant de 45 millions de dollars : le procès de Marie Madeleine Dioubaté ouvert à Conakry

26 mai 2021 à 12 12 00 05005
Marie Madeleine Dioubaté, présidente du Parti des Écologistes de Guinée et candidate à l’élection présidentielle de 2015

Comme prévu, le procès de l’opposante guinéenne, Marie Madeleine Dioubaté, s’est ouvert ce mercredi, 26 mai 2021, au Tribunal de Première Instance de Dixinn (Conakry). La présidente du Parti des Ecologistes de Guinée est poursuivie avec sa sœur, Martine Nana Dioubaté, pour des faits d’abus de confiance et complicité d’abus de confiance, portant sur un diamant d’une valeur de Quarante-cinq millions de dollars américains (45 000 000 USD).

Cette première audience s’est tenue en l’absence des deux prévenues, résidant respectivement en France et au Mali. Après la fixation de la consignation, fixée à 500 000 francs guinéens, le tribunal a renvoyé le dossier au 9 juin 2021 pour la l’ouverture des débats, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A rappeler que le diamant dont il est question dans cette affaire a été ramassé par une citoyenne nommée Djéinabou Diallo, à Lambanyi, un quartier de la commune de Ratoma (Conakry). Par le biais d’un démarcheur, elle a remis la pierre précieuse à Martine Nana Dioubaté, qui l’a ensuite donné à sa sœur Marie Madeleine Dioubaté. Peu après, cette dernière a déclaré que le diamant a été volé en France.

Une version à laquelle ne croient pas la plaignante et son avocat. C’est pourquoi, ils ont porté plainte contre les sœurs Dioubaté pour « abus de confiance et complicité d’abus de confiance ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : l’imam Nanfo Diaby condamné à 12 mois de prison

26 mai 2021 à 10 10 58 05585
L’imam Ismaël Nanfo Diaby

Le Tribunal de Première Instance de Kankan a rendu sa décision ce mercredi, 26 mai 2021, dans le procès de Nanfo Ismaël Diaby. La juridiction a retenu l’imam qui fait la prière en langue maninka dans les liens de la culpabilité, notamment de troubles à l’ordre public.

Elle l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 6 assortis de sursis et au paiement d’une amende de 500 mille francs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan. Cette décision du tribunal n’est pas du goût de l’avocat de la défense, mais aussi du procureur. Tous les deux ont promis de relever appel.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Mamou : elle brûle la main de sa sœur qui a utilisé son gel pour ongle

26 mai 2021 à 9 09 40 05405

C’est une correction beaucoup trop sévère qu’une fille a administrée à sa jeune sœur, à Mamou. Elle a brûlé la main de la petite, dont le seul crime est d’avoir utilisé son gel pour ongle sans son autorisation. L’acte s’est passé dans le secteur Balia du quartier Petel, dans la ville de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette triste réalité a été révélée par un habitant de la localité. Selon lui, la victime est une fillette de 5 ans. Sa sœur a plongé sa main dans une marmite contenant une eau bouillante. « C’est dans la journée du lundi 24 mai 2021, que j’ai trouvé une fillette du nom de Oumou Diallo, qui était couchée seule sur une terrasse et qui se tordait de douleur. Lorsque j’ai vu tous ses doigts blessés, je lui ai demandé ce qui lui était arrivé. Elle dit que c’est sa sœur qui l’a brûlée avec de l’eau chaude, à cause d’un liquide qui sert à orner les ongles », a expliqué ce citoyen.

Ce dernier s’est rendu à la police pour l’informer de cette situation. Et, les agents de sécurité sont allés procéder à l’interpellation de l’auteure de l’acte et sa mère.

Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Bah Oury : « il faut de nouveaux leaderships forts pour relancer l’Union Africaine »

26 mai 2021 à 8 08 01 05015
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, l’opposant guinéen, Bah Oury, a donné son avis sur le fonctionnement de cette organisation continentale. Pour le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée), l’UA a suffisamment montré ses limites dans la gestion des problèmes du continent. C’est pourquoi, il estime qu’il faut l’émergence de nouveaux leaderships dans les différents pays pour relancer l’institution et lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui a été assigné par ses pères fondateurs. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021.

« Nous sommes dans un contexte où le souffle démocratique qui avait soufflé au début des années 90 avec les conférences nationales souveraines, avec l’éclosion du multipartisme et le fait de faire prospérer la démocratie de type libéral telle qu’elle était exprimée a atteint ses limites. Pratiquement, 30 ans après, nous sommes dans un contexte de crise, d’essoufflement des processus de constitution des Etats. Et les réponses positives ne sont pas encore suffisamment apportées. D’où les renoncements, les reculs des processus démocratiques tel qu’on le constate actuellement.

Si ce n’était que l’aspect institutionnel, il va de soi que les luttes politiques classiques allaient permettre de restaurer, d’une manière ou d’une autre, l’élan démocratique. Par contre, les crises se sont aggravées. Nous ne sommes plus face à des contestations politiques internes, nous sommes face à une géopolitique mondiale avec des forces de plus en plus forte de type djihadiste tel que ça s’exprime sur le Sahel et sur la corne de l’Afrique jusqu’au niveau des confins du Mozambique aujourd’hui. Vous avez des frontières qui éclatent, des gouvernants qui ont amené leurs pays à être des Etats en faillite et c’est le problème qui se pose.

Donc, l’Union africaine qui est dans la dynamique du respect sacrosaint de la souveraineté nationale des Etats, n’est plus de ce point de vue en mesure de faire face à un contexte géostratégique qui est profondément bouleversé. D’où la nécessité d’envisager d’autres dynamiques, d’autres paradigmes pour qu’il y ait de nouveaux leaderships qui puissent émerger pour donner un contenu beaucoup plus positif et constructif de l’élan panafricaniste au lieu d’avoir des attitudes conservatrices qui, dans une certaine mesure, ne font que reléguer l’Afrique de plus en plus en arrière.

Mais il ne faut jamais désespérer de l’avenir. A chaque problème, d’une manière ou d’une autre, il y aura des solutions. Espérons que les solutions les plus heureuses et vertueuses l’emporteront. Mais, encore une fois, pour que l’Union africaine puisse reprendre un élan neuf, un élan positif, il faudrait que dans certains Etats moteurs, il y ait de nouveaux leaderships forts qui puissent prendre le relais, qui puissent prendre une nouvelle vision, une nouvelle pratique de la gouvernance pour faire espérer des changements concrets et notables, tant dans la manière de gouverner que dans la conception de cette gouvernance elle-même », a dit M. Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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