Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée aux campagnes de restauration des essences forestières. Pour y arriver, des cadres des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse se sont déployés dans la région de Faranah pour la vérification des informations collectées en relations avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le président Alpha Condé semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification dans le pays. C’est dans cette dynamique qu’une délégation du Ministère de l’Environnement, accompagnée de ses partenaires, s’est rendue dans la ville de Faranah ce vendredi, 5 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection de terrain pour une prise de contact et de travail avec l’ensemble des acteurs dans toutes les préfectures, a-t-on appris sur place.

Durant cette mission de 7 jours, ces cadres de l’Environnement vont se rendre à Dabola, Kissidougou et Dinguiraye où ils vont mener des activités qui sont entre-autres: converser avec les autorités administratives, les élus locaux et les services techniques déconcentrés afin d’identifier et valider les sites de reboisement, formaliser l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet…

Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l'Environnement
Colonel Abdoulaye Oularé

Le conseiller du ministre de l’Environnement et chef de la délégation, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les points touchés durant cette journée de travail. « A Faranah, nous avons pris contact avec toutes les autorités au niveau régional et les différents services techniques, aussi bien de la jeunesse que du secteur de l’environnement, et cette prise de contact nous a permis de mettre en exergue la véritable appropriation des autorités à la fois administratives et des structures techniques concernées par ce reboisement. Elle nous a également permis d’évaluer concrètement la faisabilité. Dans la situation actuelle, nous avons déjà fait une première évaluation d’une première pépinière à disposition dans la commune urbaine de Faranah et dans cette pépinière nous avons pu dénommer environs 11 mille plantes appartenant à différentes espèces à la fois forestières et fruitières pour les 55 hectares qui ont été concédés à la préfecture de Faranah. La disponibilité en plants, tant au niveau de la commune urbaine que dans les cantonnements forestiers, va permettre de couvrir la superficie à reboiser », a-t-il expliqué.

Sadou-Keita-gouverneur-de-Faranah
Sadou Keita

De son coté, le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Keïta, a salué l’initiative avant d’exhorter les acteurs à une stratégie à long terme pour permettre la pérennisation du reboisement. « Il ne faut pas reboiser pour reboiser, lorsqu’on veut reboiser par exemple à Faranah 10 hectares, au moins qu’on mette 7 hectares à reboiser et l’argent destiné aux 3 autres, on voit comment gérer cela afin d’entretenir les plantes. Si non, c’est un perpétuel recommencement », a-t-il suggéré.

Adjudent-chef Mory Fodé, inspecteur régional de l'environnement des eaux et forêts de Faranah,
Adjudent-chef Mory Fodé

L’inspecteur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah, l’adjudant-chef Mory Fodé Diané, s’est dit engagé à entamer des travaux sur le terrain et à accompagner l’initiative du président de la République. « Nous sommes prêts à recevoir ce projet, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’écosystème est devenu fragile, le couvert végétal est complètement détruit par les activités anthropiques. Si Mr le président a eu l’initiative de contribuer à la restauration du couvert végétal, je pense que c’est une très bonne idée. Nous les cadres de Faranah, nous avons pris des précautions, le service technique a déjà identifié les sites à reboiser et les superficies ont été attribuées et en fonction de cela, les contrats seront donnés aux ONG et les plateformes de jeunesse qui vont réaliser le reboisement sur ces sites. Dans les 55 hectares prévus, le fleuve Niger à pris une grande partie étant donné que ce fleuve là est partagé par 10 pays », a expliqué l’adjudant-chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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