Fria : mécontents, des citoyens dénoncent la surfacturation d’EDG

2 juillet 2019 à 23 11 30 07307

Les commerçants, boulangers, menuisiers, soudeurs de la commune urbaine de Fria ont décidé d’arrêter toutes activités hier lundi, 1er juillet 2019, pour marquer leur colère contre le directeur de l’agence locale d’Electricité de Guinée (EDG). Ils dénoncent ainsi la surfacturation dont ils seraient victimes depuis l’installation des compteurs post-payés en phase d’essai dans certains secteurs de la cité de l’alumine. L’implication de madame le préfet, Hadja Gnalèn Condé, n’a pas pu résoudre le problème, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

C’est un nouveau front qui s’ouvre dans la ville martyre de Fria entre certaines corporations et l’agence locale de la guinéenne d’électricité (EDG). Certains acteurs contestent les nouvelles factures qu’ils jugent exorbitantes.

Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria,
Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria

Le président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria, joint au téléphone ce mardi, 02 juillet 2019, est revenu en détails sur l’origine du différend. Selon Thierno Sanoussy Barry, « ce problème concerne toute la ville de Fria. Ce n’est pas juste au marché. Tout le monde souffre de la surfacturation d’EDG et cette situation ne peut pas continuer. Ainsi, on ne peut pas payer ce qu’on n’a pas consommé. Depuis l’installation des compteurs post-payés, ils ne regardent plus les compteurs, mais écrivent juste des montants colossaux qu’on n’a pas les capacités de payer. Celui qui payait 100.000 GNF, désormais il paye 400.000 GNF ; celui qui payait 400.000 GNF, on lui envoi une facture de 2 millions ou plus. On est allé rencontrer le responsable d’EDG pour lui faire comprendre la situation. Il a refusé de comprendre. Il a clairement dit qu’il ne change rien. Au contraire, il envisage d’augmenter. Le préfet était en déplacement à Conakry, on ne pouvait pas la rencontrer. On s’est retrouvé et on a décidé le lundi de ne pas sortir dans la rue pour gâter quoi que ça soit, mais de fermer toutes les boutiques et tous les magasins dans Fria », a-t-il expliqué.

Informées de la situation, les autorités préfectorales et communales ont pris l’initiative d’appeler les deux camps autour d’une table. Selon monsieur Barry, « madame le préfet nous a appelés pour trouver une solution. On est allé, le responsable d’EDG était présent. On a expliqué les choses qui se passent. Elle nous a soutenus, elle a dit qu’elle a pris la décision en tant qu’autorité, elle nous dit de payer les anciennes factures, de ne pas le faire pour les nouvelles. Elle a dit à Sékou Touré de rétablir le courant dans les endroits où ça a été coupé. Il a rétabli le courant, mais il tient mordicus à ne pas changer les factures. Les autorités communales sont intervenues, il a refusé. Après de longues négociations, Sékou Touré a campé sur sa décision. Le préfet nous a dit de rouvrir les boutiques jusqu’à ce qu’ils finissent les négociations. On a accepté. Maintenant, on attend la suite », a-t-il indiqué.

Notre interlocuteur a martelé que les administrateurs du marché, les membres du GOHA, les femmes du marché ainsi que les populations de Fria restent déterminer à aller jusqu’au bout au cas où les négociations n’aboutissaient pas.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Examens nationaux : voici les dernières consignes de la DPE de Boffa

2 juillet 2019 à 23 11 21 07217
Mme Camara Hassanatou Diallo, Directrice préfectorale de l'éducation de Boffa
Mme Camara Hassanatou Diallo, Directrice préfectorale de l’éducation de Boffa

A deux jours du démarrage des examens nationaux, session 2019, la direction préfectorale de l’éducation de Boffa s’active sur les derniers réglages pour permettre un bon déroulement de ces évaluations dans la préfecture. C’est dans ce cadre que la DPE a convié les superviseurs du premier examen à une rencontre de sensibilisation ce mardi, 02 juillet 2019. L’objectif était de leur rappeler les consignes à suivre pendant cette échéance, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette rencontre a réuni autour de la directrice préfectorale de l’éducation, madame Camara Hassanatou Diallo, les cadres de la DPE et les 22 superviseurs qui doivent suivre le déroulement de l’examen d’entrée en 7ème année dans les communes rurales de Boffa. Une occasion pour la directrice de leur rappeler les principes et règlements des examens nationaux. « Il est de mon devoir de leur rappeler les interdits, c’est-à-dire nous avons procédé à la lecture des pratiques déviantes, ensuite le code de bonne conduite.

C’est pour les armer, les outiller afin de mener à bien ces examens une fois sur le terrain. Parce qu’ils doivent aller dans des zones diverses et ils auront à rencontrer des personnes différentes. Chaque personne a son comportement, mais avec les principes qui régissent les examens nationaux, tout le monde doit être dans la même barque pour mener à bien ces examens. Parce que nous voulons avoir les examens débarrassés de toute fraude, clairs et transparents », a-t-elle dit.

Parmi les pratiques déviantes énumérées par la DPE, figure l’interdiction des internats nocturnes. « J’ai dit et j’ai répété encore, il n’y a pas d’internats nocturnes et à tous les niveaux. La fois passée, j’étais à Tougnifily, et je n’ai pas encore manqué de le réitérer : pas d’internats pour les candidats. Parce que celui qui a bien suivi son candidat pendant l’année scolaire, n’a pas besoin de faire l’internat », a indiqué la directrice, Hassanatou Diallo.

A noter qu’ils sont au total 6554 candidats inscrits aux examens nationaux de cette année dans la préfecture de Boffa.

De Boffa, Salifou Nalo Sylla pour Guineematin.com

Tel. 664837868

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Examen de sortie : zoom sur les épreuves pratiques des infirmiers d’Etat

2 juillet 2019 à 23 11 07 07077

Depuis hier, lundi 1er juillet 2019, les élèves, en fin de cycle dans les écoles techniques et professionnelles du pays, affrontent les épreuves pratiques des examens de sortie, session 2019. Cette phase intervient après celle théorique qui s’est tenue la semaine dernière. Ce mardi, 02 juillet, un reporter de Guineematin.com s’est rendu au Centre d’Application de l’Institut de Formation et de Perfectionnement en Santé de Lambanyi (IFPS), où composent les infirmiers d’Etat des écoles privées des communes de Dixinn, Matoto et Ratoma.

Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry
Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry

521 candidats dont 428 filles passent leurs épreuves dans ce centre. Selon Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry, ces infirmiers d’Etat sont évalués dans les domaines de médecine et de chirurgie. « Parmi ces candidats, chaque jour on évalue un groupe. Hier, on a évalué environ 90 candidats. Ils composent en médecine et spécialités médicales et en chirurgie et spécialités chirurgicales. Mais, ce sont les aspects techniques qu’on cherche à évaluer », a-t-il expliqué.

Souleymane Diao Barry, membre du jury à l’examen de sortie des élèves infirmiers pour la chirurgie

Souleymane Diao Barry est membre du jury à l’examen de sortie des élèves infirmiers pour la chirurgie. Il explique que tout se passe bien pour le moment. « En chirurgie, les élèves viennent attendre dans une salle d’attente dehors. On les appelle et ils rentrent souvent à deux puisque nous sommes deux dans cette salle. Dès que l’élève entre, il se présente et nous procédons par étape selon la rubrique choisie. Mais, il y a trois questionnaires qui sont communs à tout le monde. Et, il y a deux questions qui sont à choix. L’élève choisit les questionnaires qui sont dans les papiers en pli. Alors, nous à notre niveau, on l’évalue en fonction de la question prise au sort. Mais, tout se passe dans l’ensemble bien. Les difficultés sont très minimes. A part l’effectif qui est un peu élevé et les gangs qui ne sont pas trop adaptés pour examiner les élèves, tout se passe bien », a-t-il dit.

De son côté, Dr Jean Tamba Tagbino, membre du jury, côté médecine, de l’examen des infirmiers d’Etat, explique que « Nous sommes en train de faire une évaluation pratique qui est combinée sur des mannequins. L’étudiant vient, on l’évalue sur le BADA, on l’évalue sur tout ce qu’il a appris de la première année en 3ème année, sous les soins de base notamment les injections ; ou bien l’étudiant vient, il fait la démonstration sur le mannequin. Si nous sommes sûrs qu’il a bien travaillé, il a la note. Et, les notes varient de Très bien, Bien, A bien, ainsi de suite. Très bien, le barème c’est 14 ; Bien, c’est 13, ça dépend de sa prestation. Le niveau des candidats est appréciable puisque les 80% ont la maîtrise de ce qu’ils font », a-t-il indiqué.

A noter que ces 521 candidats viennent de 13 établissements privés. Il s’agit de : Cheick Modibo Diarra, Nelson Mandela, Roi Mohamed VI, Fayolle Plus, René Levesque, UNIC, IFPS de Lambanyi, Ecole de Santé Espoir, Carosa, ITPS de Lambanyi, IFPTS Obama, école privée de santé Les sauveurs de Dixinn.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Examens de sortie : « tous ceux qui n’ont pas la moyenne dans les travaux pratiques doivent échouer »

2 juillet 2019 à 22 10 43 07437
Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé
Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé

Après la phase théorique, les élèves, en fin de cycle dans les écoles techniques et professionnelles du pays, affrontent maintenant les épreuves pratiques des examens de sortie, session 2019. Entamées hier, lundi 1er juillet, ces épreuves se déroulent dans des bonnes conditions à l’ENPT de Kipé, selon les candidats et les encadreurs de ce centre, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce mardi, 02 juillet 2019.

Ils sont 504 candidats à affronter ces épreuves à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications (ENPT) de Kipé. Ces candidats viennent de l’ENPT (323 candidats dont 115 filles) ; l’Ecole Nationale de Tourisme et de l’Hôtellerie (158 étudiants dont 126 filles) ; l’Ecole Polytechnique de Conakry (17 candidats dont 9 filles ; et le Centre National pour la Formation Touristique et Hôtelière de Kakimbo (6 candidats). Ces élèves, en fin de cycle, sont repartis dans 12 salles et vont composer dans différentes disciplines avec l’objectif de décrocher leur examen de sortie.

« Pour mon école, les disciplines qui sont les télécommunications et les nouvelles technologies, on a trois filières pour les télécoms, à savoir : le BTS en radio, le BTS en transmission et le BTS en communication et réseau. En Génie informatique, nous faisons la maintenance informatique réseau et l’informatique industrielle. Donc 5 filières pour le BTS et 5 filières pour le BEP Télécom. En ce qui concerne l’école de l’hôtellerie, ils ont hôtellerie, bar restaurant, hébergement et cuisine pâtisserie. Maintenant l’EPC a le BTS en maintenance informatique réseau, et le CENFOTH a le BEP en Télécom et le BTS en transmission », a expliqué Mamadou Cellou Souaré, directeur général de l’ENPT de Kipé.

Selon monsieur Souaré, « ces travaux pratiques consistent, en général, à évaluer les performances que les étudiants ont reçues pendant le cycle de trois années de formation, pour savoir s’ils ont acquis la compétence nécessaire leur permettant de s’insérer dans la vie socioprofessionnelle. On les met dans les salles de classe, ils font des montages électroniques ou des activités de maintenance des équipements sur lesquels ils ont eu la formation, tels que les ordinateurs, les récepteurs radio et TV ainsi que sur les réseaux téléphoniques, les installations des postes d’abonnés et autres. Et, en ce qui concerne les travaux pratiques, la note maximale c’est 14/20. Un étudiant qui a 14/20, c’est un étudiant qui a été parfait dans les travaux pratiques. En général, tous ceux qui n’ont pas la moyenne dans les travaux pratiques, ils doivent échouer », a-t-il indiqué.

Emmanuel Pogomou

Le directeur de l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications de Kipé se félicite du bon déroulement de ces épreuves pratiques dans son école, même s’il déplore un manque d’équipements dont souffre l’ENPT. Les candidats, eux-aussi, sont partagés entre satisfaction et optimisme. C’est le cas d’Emmanuel Poghomou, étudiant en maintenance réseau informatique. « J’affronte ces examens avec sérénité parce que la théorie s’est passée dans une atmosphère calme. Donc pour la pratique, ça s’est bien passé hier (première journée), on a été évalués en téléphonie, l’architecture des ordinateurs et puis le système d’exploitation, et aujourd’hui on doit voir la maintenance informatique, réseau informatique, la programmation informatique et le système d’exploitation. Je suis satisfait jusque-là du travail qu’on a fourni et j’ai l’espoir que je vais obtenir mon BTS », a-t-il dit.

Lucile Balamou

Même son de cloche chez Lucile Balamou, étudiante en programmation informatique. « Je suis prête à affronter l’examen d’aujourd’hui et j’ai confiance en moi pour obtenir mon BTS. Je me sens bien dans cette école, mais seulement on est en manque d’équipements. On aimerait bien qu’on nous aide à avoir des équipements pour pouvoir bien faire notre formation et que les unités industrielles nous aident à aller chez eux pour faire des pratiques. Par exemple, quand on parle de l’automatisme, on parle de tout ce qu’il y a dans les unités industrielles. Mais, on n’est jamais allé dans une unité industrielle pour faire quelques travaux pratiques. Donc nous lançons un appel pour qu’ils nous viennent en aide », a dit cette candidate.

A noter que ces épreuves pratiques vont durer quatre jours à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications (ENPT) de Kipé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Examen de sortie 2019 : l’ENAM insiste sur le principe « Tolérance zéro » contre la fraude

2 juillet 2019 à 22 10 21 07217

Les épreuves de la phase pratique de l’examen de sortie des écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle se poursuivent à travers le pays. A l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Coléah, plus de quatre cents candidats sont entrain de se faire évaluer dans sept filières différentes. Les responsables du centre insistent sur la rigueur qui doit caractériser ces évaluations, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, à l’Ecole Normale des Arts et Métiers ENAM de Coléah, dans la commune de Matam, ils sont au total 413 candidats, dont 82 filles, inscrits qui sont entrain de se faire évaluer au compte de la phase pratique de l’examen de sortie. Ces candidats sont répartis dans 7 filières que sont la Mécanique Auto Diesel, l’Electro-mécanique, la Mécanique générale maintenance, les Travaux Publics, le Bâtiment, la Topographie et le Froid Industriel.

Alhassane Sylla

Interrogé sur le déroulement des examens, Alhassane Sylla, le directeur de l’ENAM, a fait savoir que les évaluations se passent dans les normes. « Depuis hier, nous avons lancé les activités dans l’ensemble des 7 filières. Vous-mêmes vous avez constaté, tous les candidats sont à l’œuvre. Les maçons sont en train de bâtir ce qu’ils doivent faire, les électriciens sont en train de faire ce qu’ils doivent faire, les mécaniciens la même chose, les soudeurs, ainsi de suite. Depuis lundi, il n’y a eu aucun problème, ça se passe très bien. Les candidats sont tous présents, les examinateurs sont là et les épreuves sont en train de se dérouler. Certaines épreuves sont individuelles. C’est seulement au niveau de quelques points où on fait des épreuves collectives. C’est notamment en TP et en maçonnerie. Tenez-vous, il y a toujours des particularités, on pose des questions aux candidats sur ce qu’ils ont fait et sur ce, la tolérance est zéro. La tolérance zéro est de mise », a-t-il laissé entendre.

Lanceï Camara
Lanceï Camara

Du côté des surveillants, on annonce que tout se passe comme prévu. Pour Lanceï Camara, « depuis le début, ça se passe bien. Il n’y a pas eu de faits majeurs. Les candidats sont polis et ils font le travail. Pour le moment, il est difficile de dire s’ils travaillent bien ou non. Les sujets demandent à ce que les candidats soient répartis en groupes et nous avons réparti l’effectif en 4 groupes. Mais, pour ce travail, il est interdit qu’un élément quitte le groupe A pour un autre groupe. Donc, on se bat dans ce sens pour empêcher la fraude. Ici, c’est la tolérance zéro. C’est des ingénieurs. Il est souvent dit que quand un médecin se trompe, le plus souvent il tue une personne. Mais, quand un ingénieur de génie civil se trompe, soit c’est un pont qui va s’écrouler, par exemple pendant le passage d’un camion ou bien d’un bus rempli de 70 personnes, comme ça se passe chez nous ici ».

Amadou Tidiane Baldé
Amadou Tidiane Baldé

Pour sa part, Amadou Tidiane Baldé, candidat en Mécanique Auto Diesel, se dit confiant. « Si c’est le travail qui fera que je sois admis, je le serais puisque je travaille beaucoup et les sujets ne sont pas difficiles pour moi. Durant toute l’année, je travaillais. Donc, je suis sûr que je serai admis. On a fini les matières théoriques, depuis hier on fait la pratique. Aujourd’hui, j’ai fait Hydraulique Industrielle en pratique », a dit le candidat.

Mariama Kourouma
Mariama Kourouma

Même son de cloche chez Mariama Kourouma, évaluée en Travaux Pratiques. « On doit faire les dalles, mais on fait le ferraillage d’abord. Donc, c’est ce qu’on est en train aujourd’hui. Par la grâce de Dieu, je serai admise. Comme j’ai fourni beaucoup d’efforts au cours de l’année, avec ça, je serai admise ».

Selon les statistiques fournies le ministère de Enseignement Technique, 18 mille 320 candidats, dont 9 mille 984 filles, vont affronter les épreuves théoriques et pratiques dans 116 filières de formation enseignées dans les écoles des types A et B. La même source indique qu’ils seront évalués dans soixante sept (67) centres d’examen repartis sur toute l’étendue du territoire national.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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CFP de Matoto : les candidats en Chaudronnerie et Mécanique Auto en évaluation pratique

2 juillet 2019 à 18 06 53 07537

Lancées hier, lundi, sur toute l’étendue du territoire national, les épreuves pratiques de l’examen de sortie des écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle se sont poursuivies ce mardi, 2 juillet 2019. Au Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Matoto, ils sont au nombre de 273 candidats, tous profils confondus, dont 15 filles, à affronter cet examen, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont quatre (4) salles de classes qui ont réquisitionnées au CFP de Matoto pour abriter ces examens de sortie des écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Venus de différentes écoles de professionnelles de Conakry, ces 273 candidats ont neuf encadreurs chargés de les surveiller pour que tout se passe dans les règles de l’art.

Lancinet Keïta, directeur du CFP de Matoto,
Lancinet Keïta, directeur du CFP de Matoto

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, Lancinet Keïta, directeur du CFP de Matoto, a expliqué le processus de déroulement des épreuves pratiques avant d’avouer que sa commune n’a enregistré aucun cas de fraude. « L’examen se situe sur 2 pieds : nous avons la partie théorique, qu’on a commencée le 24 juin et qui a pris fin le 29 juin ; nous avons commencé les épreuves pratiques le 01 juillet 2019. Pour l’instant, je commencerai par dire qu’à partir de l’examen théorique jusqu’à la pratique, il n’y a eu aucun cas de fraude. Le CFP de Matoto à 6 filières, repartis en 2 approches : Approche par compétence (APC) et la Pédagogie par objectif (PPO) composée par les filières Mécanique Auto, Chaudronnerie, Électricité-Bâtiment, Plomberie Sanitaire, Maçonnerie et la Menuiserie. Aujourd’hui, nous sommes en épreuve de Chaudronnerie et Mécanique Auto. J’avoue que ça se passe très bien. Après les épreuves, la correction se passe sur place », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne la rigueur pour le bon déroulement des examens, le directeur du CFP de Matoto a dit que tout se passe normalement. « A 07h 45, c’est la montée des couleurs. Après la montée, chacun rejoint son atelier. Ce sont les travaux qui se font individuellement. Chacun a son poste de travail. Aucun téléphone n’a accès à la salle parce qu’on ne sait jamais, même si c’est la pratique. Le contrôle se fait par les jurés et la correction se fait sur place et avec une moyenne qui ne dépasse pas 14 points », précise-t-il.

Parlant des statistiques des candidats, Lancinet Keïta a indiqué qu’il y a au total, « 273 candidats, dont 15 filles, pour les épreuves pratiques. Soixante six (66) candidats pour la filière Pédagogie Par Objectif (PPO), dont 03 filles ; deux cent dix sept (207) candidats pour la filière Approche par Compétence (APC), dont 12 filles, répartis entre 4 salles et surveillés par 9 professeurs ».

 Kléba Pékou, candidat au département Génie Mécanique Auto,
Kléba Pékou

Du côté des candidats, après les premières épreuves pratiques, certains d’entre eux ont dit leurs sentiments. C’est le cas de Kléba Pékou, candidat au département Génie Mécanique Auto, qui se réjouit de la façon dont les premières épreuves se sont déroulées. « Le début des épreuves s’est bien passé. On a bien traité les sujets qui sont venus et les surveillants ont bien surveillé l’atelier. L’examen consistait à réparer le moteur d’une voiture mécaniquement et de façon électrique. Nous avons fait tout ce que nous pouvons faire. On a fait notre mieux », dit-il.

Marie Senian Guilavogui,
Marie Senian Guilavogui

Même son de cloche chez Marie Senian Guilavogui, qui a dit son espoir de succès. « Moi particulièrement, les premières épreuves en pratique, je remercie Dieu. Et j’espère que ça a été le cas chez tout le monde. Je vois que tout le monde est content. J’espère que nous ferons le succès à 100%. Tous les instruments de travail mécanique étaient là, nous n’avons manqué de rien. Je souhaite bonne chance à tout le monde », lance-t-elle.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: 224 622 07 93 59

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N’zérékoré : il passe un appel téléphonique à l’audience et se fait condamner par le tribunal

2 juillet 2019 à 18 06 30 07307

Lucien Koulémou, un citoyen de N’zérékoré, âgé d’une cinquantaine d’années, ne pouvait s’imaginer se retrouver banalement dans les mailles de la justice. Venu assister à l’audience d’hier, lundi 1er juillet 2019, monsieur Koulémou s’est retrouvé à la barre, accusé de trouble à l’audience et outrage à magistrat. Il a été reconnu coupable et condamné à deux mois assortis de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lucien Koulémou se souviendra longtemps de cette date du 1er juillet 2019. En pleine audience du tribunal de première de N’zérékoré, il émet un appel téléphonique. Ne sachant pas que c’est interdit de parler au téléphone pendant l’audience, monsieur Koulémou passe du temps à communiquer. A la fin de l’appel, il est interpellé par le juge audiencier, Aboubacar Cissé, qui demande à ce qu’on lui retire le téléphone.

Mais, le cinquantenaire va y opposer une farouche résistance, accompagnée de cris. Le président du tribunal va alors demander l’expulsion de Lucien Koulémou de la salle d’audience par les agents de sécurité. Là également, monsieur Koulémou va résister, continuant à crier en pleine audience.

Pour ramener le calme dans la salle, le procureur de la République, Moustapha Mariam Diallo, est descendu de l’estrade. Puis, en sa qualité d’empereur des poursuites, il va demander l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt à l’audience de Lucien Koulémou, pour trouble à l’audience et outrage à magistrat. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 413 du Code de Procédure Pénale et 658 du Code Pénal.

Par la suite, un avocat est commis d’office pour défendre monsieur Koulémou, jugé en comparution immédiate. Il est aussitôt appelé à la barre, identifié et entendu au fond pour les faits à lui reprocher. En terme d’éléments de défense, le prévenu a plaidé coupable et s’est confondu en excuses à l’égard du tribunal.

Après la clôture des débats, le représentant du ministère public, dans ses réquisitions, a rappelé la gravité des faits. Cependant, il a mis ce comportement au compte de l’ignorance, en demandant de larges circonstances atténuantes à l’égard du prévenu, vu le caractère primaire du délit commis.

L’avocat de la défense, maitre Pépé Michel Kolié, commis d’office, a plaidé coupable tout en s’appuyant sur la gravité des faits. Mais, il va demander la clémence pour son client tout en rappelant l’importance et la place du magistrat dans la société. Enfin, il a demandé la relaxe de son client ou, au pire des cas, qu’il soit condamné avec sursis.

Dans son délibéré, le juge Aboubacar Cissé va déclarer Lucien Koulémou coupable des faits de trouble à l’audience et outrage à magistrat. Pour la répression, il est condamné à deux (2) mois de prison assortis de sursis.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620166816/666890877

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ISAV de Faranah : des étudiants engagés à défendre la nouvelle constitution

2 juillet 2019 à 18 06 24 07247

Une nouvelle section du mouvement JAC (J’aime Alpha Condé) vient de naître à l’Institut des Sciences Agronomiques et Vétérinaires (ISAV) de Faranah. Son objectif est de défendre et promouvoir le projet de nouvelle constitution en vue de son adoption. Ce mouvement a été présenté hier, lundi 1er juillet 2019, aux responsables du RPG Arc-en-ciel et au préfet de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette cérémonie a eu lieu dans la salle de conférence de la préfecture, en présence du préfet, Ibrahima Kalil Keïta, et des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. A cette occasion Dr Fodé Keïta, coordinateur de la section universitaire et président du mouvement JAC à l’ISAV, a indiqué que « l’objectif principal, c’est de faire connaître les jeunes gens qui accompagnent les actions du président de la République : ils ne peuvent pas rester dans l’ombre parce qu’ils agissent. On a vu des résultats à l’ISAV, quand on appelle à un rassemblement autour des différentes missions qui sont passées à l’institut, ce sont eux qui représentent les 70 % dans la salle.

Donc on ne peut pas rester sans les faire connaître par l’autorité, c’est des jeunes gens auxquels on doit confier la Guinée de demain, et pour ça il faut d’abord les connaître et connaître réellement ceux qui sont engagés pour le développement du pays (…) L’initiative de la création de la section universitaire est présidentielle, puisque le président, dans le souci de bien manager la Guinée, a besoin de la jeunesse.

Nous nous savons que nous avons 70% de la population qui sont des jeunes, mais des jeunes qui sont comment ? Des jeunes qui n’ont pas d’emploi, qui divaguent. Pour les contenir, il faut créer une section qui peut les gérer, qui peut gérer leur avenir propre à eux parce que s’ils sont conscientisés, ils sont orientés, ils peuvent beaucoup faire », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, Gasim Doukouré, secrétaire général de la section universitaire du mouvement JAC à l’ISAV de Faranah, a exprimé le soutien de son groupe au projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter. « Nous sommes d’accord pour la modification de la constitution, on va soutenir le Pr Alpha Condé dans son programme de développement de la Guinée. Nous disons oui à la nouvelle constitution, nous disons à la jeunesse d’accepter cela. La constitution n’est pas un dogme ni une religion pour dire qu’on ne la change pas. Comme les philosophes le disent : les vérités d’aujourd’hui peuvent être les mensonges de demain. Donc au fil du temps, il peut y avoir de changement, et ce changement est là pour le bien-être de la population guinéenne », a dit le porte-parole des étudiants.

Cette action de ces étudiants a été vivement saluée par Abou Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Faranah. Le responsable du parti au pouvoir s’en félicite et appelle les étudiants à travailler sur le terrain. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime aujourd’hui suite au travail abattu par les responsables de l’ISAV, notamment Dr Fodé Keïta pour faire rayonner le parti non seulement à l’ISAV mais aussi dans la préfecture de Faranah.

Cette nouvelle section doit continuer le combat dans la logique d’aider non seulement le président de la République mais aussi pérenniser notre parti RPG. L’échéance qui pointe à l’horizon, c’est la révision constitutionnelle, et ces jeunes-là doivent connaître le bien-fondé de ça (…) Aujourd’hui, il y a eu beaucoup de changements, donc la constitution aussi doit être adaptée à l’état actuel des choses en Guinée », a-t-il laissé entendre.

De son côté, le préfet de Faranah et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a remercié les étudiants pour leur engagement avant de leur promettre tout son soutien. « Chers étudiantes et étudiants, je vous remercie pour votre engagement politique et vous remercie pour votre visite. Nous sommes à votre disposition pour qu’ensemble on puisse travailler pour exécuter le programme de développement du Pr Alpha Condé. Nous sommes à votre disposition parce que vous êtes à notre disposition, cela forme une famille », a dit Ibrahima Kalil Keïta.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Convocation de Mohamed Bangoura : le communiqué du RMIGUI

2 juillet 2019 à 17 05 41 07417

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) exprime son inquiétude suite à la convocation ce lundi 1er juillet 2019 du journaliste Mohamed Bangoura à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Le Directeur de Publication du site « mosaiqueguinee.com » a été auditionné de 11h à 17h30 suite à la publication d’une tribune d’un membre du parti « Union des Forces Républicaines ».

Mohamed Bangoura est accusé de complicité de diffamation à l’encontre du chef de l’Etat. L’interrogatoire s’est poursuivi ce mardi 02 juillet 2019.

Le REMIGUI rappelle, qu’aux termes de l’article 1er de la Loi Organique L/2010/02/CNT du 22 juin 2010 : « tout citoyen guinéen a le droit de créer, de posséder, d’exploiter une entreprise de presse, d’édition et de librairies, un organe de diffusion, d’informations, d’idées et d’opinions sous réserve du respect de l’éthique et de la déontologie, de la dignité humaine et des droits de la personne, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensées et d’opinion. L’exercice de cette liberté ne peut être limité que par la Loi pour la sauvegarde de l’ordre public et des exigences de l’unité nationale. »

Le REMIGUI estime que le recours à la diffamation et l’offense à l’autorité publique ne doivent pas constituer des armes pour museler les journalistes et entraver le libre exercice de la profession.

Le REMIGUI sollicite le soutien de la Haute Autorité de la Communication (HAC) pour mettre fin à ces tentatives de bâillonnement de la presse nationale.

Le REMIGUI demande à ce que cessent les intimidations et menaces à l’encontre des journalistes guinéens.

Enfin, le REMIGUI qui a déjà engagé des concertations avec les autres organisations professionnelles des Médias, n’exclue pas d’organiser une marche de protestation contre ces abus d’autorité.

Conakry, le 02 juillet 2019

Le Président du REMIGUI

Boubacar Bah « AZOCA »

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Nouvelle Constitution, difficultés locales… Le S/G des collectivités de Beyla à Guineematin

2 juillet 2019 à 15 03 20 07207
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla

La préfecture de Beyla, située au sud-est de la Guinée, est l’une des six préfectures de la région administrative de N’zérékoré. Cette localité, qui attirait autre fois du monde avec la présence de la société minière Rio Tinto, traverse de nos jours des moments difficiles, souvent minée par des conflits domaniaux.

Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com en Guinée Forestière, Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla, est revenu sur de nombreuses questions qui touchent la vie de la préfecture, y compris la lancinante question du projet de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : faites nous une brève la présentation de la préfecture de Beyla.

Abdoulaye Kéléba Keita : la préfecture de Beyla est une très vieille circonscription territoriale qui a été même érigée en cercle depuis 1895. Donc, c’est l’une des préfectures de la région forestière qui est une zone charnière, à cheval entre la Forêt et la Haute Guinée. Une partie de Beyla est de la Haute Guinée et une autre partie est de la Forêt. C’est une zone par excellence agropastorale. Elle est limitée à l’Est par la Côte D’Ivoire, avec lequel on est séparé de 700 et quelques kilomètres, à l’Ouest par la préfecture de Macenta, au nord par les préfectures de Kankan et de Kérouané, au sud par les préfectures de Lola et N’Zérékoré. La préfecture de Beyla a une population estimée à 326 mille et quelques habitants, qui a aujourd’hui 14 collectivités, dont une commune urbaine et 13 communes rurales, qui sont : Boola, Diaraguéréla, Diassodou, Foualah, Gbackédou, Gbessoba, Karala, Koumandou, Moussadou, Nionsomoridou, Samana, Sinko et Sokourala.

Guineematin.com : quelles sont les réalités de la préfecture de Beyla ?

Abdoulaye Kéléba Keita : Beyla est une préfecture qui a assez de difficultés. C’est une préfecture qui est un peu retranchée, c’est-à-dire très loin de la capitale et alors qui est une zone par excellence agropastorale. Franchement, c’est une zone qui se prête à deux activités. Donc, la plupart des populations sont rurales. C’est les paysans, les agriculteurs qui composent cette population en grande partie.

Guineematin.com : vous dites que Beyla a assez de difficultés, quelles sont les plus préoccupantes ?

Abdoulaye Kéléba Keita : des difficultés même par rapport au retranchement. Quand vous prenez Beyla, c’est une zone de pauvreté, il y a des enquêtes qui ont prouvé cela. Il y a des conflits récurrents que nous sommes en train de gérer en longueur de journée. C’est les autorités préfectorales et communales qui sont en train de gérer ces conflits récurrents qui se résument aux conflits domaniaux et autres. Le retranchement fait que sous sommes en manque de personnels administratifs. Tu peux prendre tout un service technique préfectoral qui n’a pas de personnel. Quand vous prenez la sécurité, les agents de sécurité, il en manque tellement que quand il y a des problèmes à l’intérieur, l’autorité est en difficulté de mobiliser les gens en conflit. Quand vous prenez le retrait de Rio Tinto par exemple, aujourd’hui, Beyla manque de banque primaire. C’est tout récemment, il n’ y a pas encore six mois, la BICIGUI qui était là, a pris tous ses matériels pour démanger à N’Zérékoré. Tout ça, c’est pour dire qu’il y a assez de difficultés que nous sommes en train de résoudre.

Guineematin.com : sur le plan des infrastructures administratives, quel est l’état des lieux ?

Abdoulaye Kéléba Keita : il y a quand même des logements, des blocs administratifs. Mais en somme, c’est des bâtiments très vétustes. Pour rappel, le 55ème anniversaire a bonifié la préfecture en lui accordant au moins six infrastructures. Mais, ces infrastructures généralement sont en souffrance. Les entreprises n’ont pas été sérieuses. La résidence même de monsieur le préfet est à peu près à 25 à 30 % de réalisation. La gendarmerie est aussi à 20 ou 25 % de réalisation. Voici des exemples qui illustrent qu’il y a des infrastructures, parce l’administration existe. Mais, ces infrastructures sont vraiment dans un état de vétusté qui fait qu’ils ne sont plus aptes à être utilisés. Quand vous prenez les logements des cadres, quand vous arrivez dans les cités, les infrastructures sont vraiment un peu vétustes.

Guineematin.com : la présence de Rio Tinto avait fait le bonheur des populations, comment avez-vous vécu le départ de cette société minière qui exploitait une partie du mont Simandou ?

Abdoulaye Kéléba Keita : quand Rio Tinto évoluait ici, nous on n’était pas là. Mais, on a appris des échos, il y avait un engouement sur le terrain, il y avait quelque peu des emplois qui préoccupaient les gens, il n’y avait pas tellement de conflits. Depuis que Rio Tinto s’est retiré, on a constaté beaucoup de chômage et cela a joué un peu sur la vie économique et sociale de la ville.

Guineematin.com : quelles sont vos relations avec les citoyens que vous dirigez ?

Abdoulaye Kéléba Keita : il y a une parfaite collaboration entre l’administration et la population. Monsieur le préfet prend régulièrement son temps pour passer des messages à la radio, il convoque des regroupements et nous passons aussi par les mairies, c’est-à-dire les conseils communaux qui sont des administrateurs aussi, qui sont en relation directe avec leurs populations et qui sont censés véhiculer les messages du pouvoir en place. Parce qu’un administrateur a pour rôle de faire passer les messages de sa hiérarchie.

Guineematin.com : quel est votre avis sur le projet de changement constitutionnel entrepris par le gouvernement ?

Abdoulaye Kéléba Keita : pour le changement constitutionnel, la nouvelle Constitution serait vraiment la bienvenue. Parce que, c’est permis. La Constitution en vigueur, dans son article 152, dit que le président peut proposer une nouvelle Constitution en passant par l’Assemblée Nationale. Il y a un record qui est prévu, quand cela est, l’assemblée nationale peut adopter la proposition du président de la République. Quand il y a un autre record, il faut que la proposition passe par le référendum. Mais, si des gens délibérément disent que la Constitution n’est pas à réviser, la Constitution n’est pas à reprendre, ils sont en ce moment contre même la Constitution en vigueur. Donc, la nouvelle Constitution viendra réparer beaucoup de choses, parce qu’il faut une adéquation entre les réalités sur le terrain. Parce que tout pays évolue, il faut qu’il y ait une cohésion entre les réalités du terrain et les textes de lois qui régissent la vie de la population. Donc, au fur et à mesure qu’on constate qu’il y a des failles, on peut revenir sur la constitution et pourquoi même pas une nouvelle constitution qui puisse être la préoccupation de la majeure partie de la population.

Guineematin.com : Beyla n’est pas resté en marge des mouvements de protestation contre tout changement constitutionnel. Est-ce que vous comprenez la position de ceux qui sont contre ce projet de changement constitutionnel ?

Abdoulaye Kéléba Keita : moi, je m’inscris en faux, il n’y a pas eu de soubresauts ici. En tout cas, l’autorité préfectorale, à ce que l’on sache maintenant, il n’y a pas eu de revendication, il n’y a pas eu une contestation par rapport à la nouvelle Constitution. Plutôt, quand les ministres en charge de la Santé, Edouard Niankoye Lamah ; de l’Hydraulique, Papa Koly Kourouma ; de la Pêche, Frédéric Loua ; et de l’Habitat, Dr Ibrahima Kourouma sont arrivés ici, la déclaration de la population a été comme quoi, elle adhère entièrement au projet de nouvelle Constitution. Donc, en dehors de ça, le ministre Komara aussi est arrivé, il a fait sa tournée. Je crois savoir qu’aucune contestation n’a prévalu, c’est-à-dire partout où ils sont passés, personne n’a dit le contraire. Tout le monde adhère au projet de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : que dites vous de la présence à Beyla de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ?

Abdoulaye Kéléba Keita : ici, il n’y a aucune velléité pour le moment. Au cas où ils (membres du FNDC) voudraient manifester, peut-être en ce moment l’autorité sera là. En ce qui me concerne, je n’admettrai jamais qu’il y ait une manifestation non autorisée par rapport à ça. Quand c’est autorisé par la loi, par les administrateurs que nous sommes, nous pourrons assister à ça. Mais, il y en a qui viennent sur le terrain sans autorisation et voudraient manifester. Pour le moment, Beyla n’est pas dans ce cadre et nous ne le souhaitons même pas. Nous ne voyons aucune velléité pour le moment.

Guineematin.com : si ceux qui sont pour le changement de la Constitution souhaitent faire une manifestation dans ce sens, est-ce que vous allez accepter ?

Abdoulaye Kéléba Keita : ils n’ont qu’à demander. Ce n’est pas que nous, autorités préfectorales, mais leurs demandes seront adressées aux autorités communales qui pourraient aussi se référer pour avoir quelque chose sur laquelle ils peuvent se baser pour accepter ou ne pas accepter. Pour le moment, en ce qui me concerne, je dis que je ne permettrai jamais qu’on se manifeste quand on n’est pas autorisé.

Guineematin.com : vous avez énuméré un tas de problèmes, quel est votre appel à l’endroit du gouvernement ?

Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla
Abdoulaye Kéléba Keita, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Beyla

Abdoulaye Kéléba Keita : pour le moment, Beyla est satisfait parce qu’il y a une panoplie de réalisations qui sont en cours, initiées par le président de la République. Avec ces initiatives présidentielles, nous assistons aujourd’hui à une réalisation en cascade. On a commencé déjà par désenclaver toute la zone de production du nord, c’est-à-dire il y a plus de 200 kilomètres de pistes rurales qui ont été réhabilitées. Il y aujourd’hui, le projet de bitumage de la voirie urbaine de la préfecture. Il y a des projets d’adduction d’eau, les forages sont en train d’être préparés. Il y a de l’électricité, parce qu’on a le projet d’électricité qui a été initié par le président de la République. Le cadre est là, il y a une entreprise qui est venue construire entièrement, le groupe électrogène est là. Aujourd’hui, le courant est en train d’être produit dans la commune urbaine de Beyla et seulement les gens n’ont pas procédé à l’installation des bâtiments. Si non, le groupe est lancé il y au moins un mois que nous sommes dans le courant. Mais le courant pour le moment, le groupe ne trouve pas sa charge réelle pour continuer à produire le courant en temps réel. Pour le moment, ils sont à une heure de temps de production parce qu’il faut protéger les groupes. Il ne faut pas les mettre en marche pour être endommagés quand ils ne sont pas réellement à leurs charges réelles. Donc pour le moment, Beyla est en train de savourer ces initiatives présidentielles.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Criminalité faunique : une décision du tribunal de Labé au centre des débats

2 juillet 2019 à 14 02 58 07587

Par projet GALF : Le 25 juin dernier, un trafiquant non des moindres a écopé d’un emprisonnement de 1 an assorti de sursis avec une amende de 5 000 000 GNF par le tribunal de première instance (TPI) de Labé. Sur l’action civile, le tribunal a reçu la constitution de l’Etat Guinéen en condamnant M. Abdoulaye Baldé, au paiement d’un montant de 2 000 000 GNF à titre de dommage et intérêts.

Une décision qui semble être incompréhensible par l’ensemble des défenseurs et des autorités de l’environnement.

Selon Charlotte Houpline, Directrice exécutive de l’ONG française qui appui l’Etat Guinéen depuis 8 ans via le projet GALF dans l’application de la loi et la répression de cette criminalité, l’application stricte de la loi est la seule voie dissuasive : « Seule la prison ferme dissuade les trafiquants, les magistrats devraient faire preuve de plus de rigueur. Le commerce illégal de la faune est un crime organisé transnational qui implique des réseaux criminels et génèrent beaucoup de profits illicites, il ne s’agit pas de braconnage localisé mais d’un phénomène bien organisé d’ampleur international ».

Parlant des circonstances de l’arrestation, la directrice précise : « Ce trafiquant a été arrêté avec des peaux dont une peau de panthère venant du nouveau Parc National du Moyen Bafing (PNMB), les panthères sont massivement tués dans le Parc pour alimenter un commerce illégal sous régional, il s’agit donc d’une espèce intégralement protégée par la loi. Si la justice ne dissuade pas ces trafiquants, la faune du Parc continuera à disparaître. On a l’impression de faire marche arrière car généralement les peines ne sont plus dissuasives dans le pays, même quand la répression de cette criminalité a démarré il y a presque 10 ans, les peines étaient plus fortes et il n’y avait que rarement du sursis ».

Interpellé à propos, Colonel Mamadou Boye Sow point focal national en charge de la lutte contre la criminalité faunique au Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêt explique « Je suis vraiment déçu par cette décision, nous avons révisé le code de faune en alourdissant les peines d’emprisonnement pour dissuader cette criminalité, l’Assemblée nationale l’a ratifié et le Président l’a promulgué l’année dernière, les peines vont désormais jusqu’à 5 ans de prison, si les magistrats ne sont pas assez rigoureux dans l’application à quoi cela sert t-il de renforcer les lois » ?

Pour eux, une telle décision contribue à encourager le trafic de faune dans le pays. Lors d’un entretien téléphonique, le Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts a fait savoir à l’officier média de GALF (Guinée Application de la Loi Faunique) que : « Cette décision est vraiment très clémente en faveur du trafiquant, cela pourrait contribuer à la recrudescence du trafic en Guinée ».

De son côté, M. Diao Diallo, Chef Section des Eaux et Forêts de Labé renchérit: « C’est un peu difficile car quand il y a un coupable, un accusé, après avoir dressé le procès-verbal on l’envoie au niveau du tribunal qui a le mérite de vérifier sa culpabilité ou non avant de se prononcer. Le Juge est indépendant et autonome mais comme vous le savez si on continu à sanctionner de cette manière, certaines peines encouragent les intéressés au lieu de les pousser à délaisser cette activité illégale ».

Pour lui, le Point Focal national en charge de la lutte contre la criminalité faunique au Ministère de la Justice devrait s’entretenir avec les procureurs et juges des différents tribunaux du pays autour de toute cette problématique afin de renforcer l’application de la loi dans ce sens en encourageant surtout les peines d’emprisonnement ferme.

Joint au téléphone M. Mamadou Bella Diallo, Point Focal de la CITES (Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction), affirme : « De toute façon, je suggère à ce qu’on recommence les formations au niveau des magistrats, en impliquant les juges du siège massivement, car on forme plus souvent les procureurs. Puisqu’il y a un nouveau code, il faut qu’on trouve des moyens financiers afin de recommencer la formation des magistrats pour chaque région du pays. Cela pour relancer carrément l’affaire car certains c’est pendant l’audience même qu’ils prennent connaissance du code de faune ».

Il y a 15 jours une décision de justice dissuasive à été prise dans une affaire similaire par le TPI de Kissidougou à l’encontre de deux trafiquants majeurs, arrêtés en possession de nombreuses peaux d’espèces protégées et condamné à 1 an de prison ferme, 10 millions d’amende et 50 millions à titre de dommages et intérêt pour l’Etat.

A préciser que M. Abdoulaye Baldé, né en 1981 à Kolet dans la préfecture de Tougué de la région administrative de Labé a été mis aux arrêts le 25 mai 2019 à Labé par une équipe mixte composée de la police, la gendarmerie territoriale, les Eaux et Forêt et le projet GALF. Il a été pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de peaux de panthère, ratels, pythons et des griffes et dents de lion. Des trophées provenant d’espèces animales intégralement et partiellement protégées par le code de faune et règlementation de la chasse mais aussi par la Convention de Washington autrement appelée CITES.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces est un crime organisé transnational. Il représente le 5ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma du projet GALF

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Examens nationaux 2019 : Kaloum va présenter 4876 candidats, dont 2393 filles

2 juillet 2019 à 12 12 35 07357
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Ibrahima Yattara, Dircteur communal de l’éducation de Kaloum

Les examens nationaux pour la session 2019 sont prévus du 04 au 19 juillet 2019. La Direction Communale de l’Education (DCE) de Kaloum, qui va présenter 4876 candidats, dont 2393 filles, pour tous les examens confondus, est à pied d’œuvre pour réussir le pari.

L’annonce en a été faite hier, lundi 1er juillet 2019, par le directeur communal de l’éducation de Kaloum, appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Nous sommes à moins de 72 heures du lancement des premières épreuves des examens de fin d’année pour la session 2019. Les dernies réglages sont entrain d’être faits pour que des examens se déroulent dans de meilleures conditions. C’est le cas à Kaloum, au centre des affaires de la capitale guinéenne.

Selon Ibrahima Yattara, directeur communal de l’éducation de Kaloum, « cette année, il y a 4876 candidats qu’on a présenté globalement : je veux parler du CEE, du Brevet et du BAC. On a 18 centres, dont 17 sur la terre ferme et 1 sur les îles. Sur les 18 centres, il y en a 7 pour le primaire, le Certificat d’Etudes Elémentaires, qui doit démarrer le 04 juillet ; 6 centres pour le Brevet, et 5 autres pour le Baccalauréat. Le lancement pour le primaire va s’effectuer à l’école primaire du Centre, près de la mosquée Sénégalaise. Maintenant, pour parler séparément, au CEE nous présentons au total 1644 candidats, pour 811 filles, 7 centres pour 114 surveillants, puisque c’est deux surveillants par salle. Pour le Brevet, à l’enseignement général, on a 1573 candidats, dont 1518 pour l’enseignement général, et 55 pour Franco-arabe ; 754 filles pour l’enseignement général, et 19 filles pour le Franco-arabe. Pour le Baccalauréat, les trois profils confondus, on a 1659 candidats, dont 809 filles. Donc, le total global pour la commune, on aura à gérer 4876 candidats, dont 2393 filles ».

Interrogé sur ce qui est fait pour que tout se passe dans les normes, Ibrahima Yattara a donné quelques détails sur l’évolution de la situation. « Le niveau de préparation, c’est qu’on a élaboré une sorte de feuille de route pour éviter les pilotages à vue. En ce moment, on est sur l’affichage des noms de ceux qui doivent surveiller. Les centres d’examen sont aménagés. Demain (mardi 02 juillet, ndlr), nous allons rencontrer les surveillants retenus. Donc, jusqu’au 15 juillet, jour du lancement des épreuves du BAC, nous avons une feuille de route déjà élaborée. Nous avons une commission déjà mise en place et qui est composée des deux chefs de la cellule examen, les chefs-sections pédagogiques du secondaire et du fondamental, et le staff. Et chaque jour, on se retrouve pour faire le point de la situation », a-t-il fait savoir.

A noter que, comme les précédents examens, le slogan tolérance zéro vers l’excellence reste de mise.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Examens nationaux : « on ne pardonnera aucun fraudeur », prévient le DCE de Ratoma

2 juillet 2019 à 12 12 23 07237

A la veille des examens nationaux, session 2019, qui démarrent le jeudi, 04 juillet prochain, l’heure est aux derniers réglages au niveau des autorités éducatives du pays. Chacun s’active pour éviter des problèmes dans sa zone. C’est le cas du DCE par intérim de Ratoma, qui s’est confié à Guineematin.com sur les préparatifs de ces évaluations dans sa commune. Moussa Doukouré est revenu sur les dispositions prises pour le bon déroulement des examens, lançant un dernier avertissement aux acteurs sur le terrain.

Cette année, ils sont au total 52 311 candidats dont 25 635 filles inscrits pour les trois examens nationaux dans la commune de Ratoma. Selon le directeur communal de l’éducation par intérim, Moussa Doukouré, ces candidats sont repartis comme suit : « au niveau de l’examen de fin d’études élémentaires, ce sont 19 938 candidats, dont 10 013 filles qui vont compétir pour un nombre total 61 centres, 665 salles, 1330 surveillants, 61 délégués, 122 secrétaires, 122 agents de santé et 122 agents de sécurité.

Pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), ils sont 18 841 candidats dont 9 644 filles répartis dans 49 centres, 629 salles. Ils seront contrôlés par 49 délégués et 1258 surveillants. 98 personnes vont assurer le secrétariat. Pour la santé tout comme pour la sécurité, partout on prévoit 98 agents.

En ce qui concerne le Baccalauréat unique, 36 centres sont prévus pour un effectif de 13 532 candidats dont 5 978 filles, à repartir dans 452 salles et qui seront surveillés par 904 surveillants. A ce niveau, il y aura 36 délégués et 72 secrétaires. S’agissant des dispositifs sécuritaires et sanitaires, il va y avoir 72 agents à tous les deux nouveaux », a-t-il annoncé.

Moussa Doukouré, Directeur Communal de l'éducation par intérim de Ratoma
Moussa Doukouré, Directeur Communal de l’éducation par intérim de Ratoma

Pour le bon déroulement de ces examens dans sa commune, le DCE par intérim dit avoir eu des séances de travail avec « les directeurs d’écoles publiques et les directeurs d’écoles privées à tous les niveaux confondus, pour les sensibiliser par rapport aux dispositions à prendre. Ainsi, au cours de notre entretien, nous leur avons dit ce qui a été pris comme dispositions. Nous leur avons rappelé les dispositions de l’arrêté conjoint du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation relatif aux déviances qui peuvent être faites avant, pendant et après le déroulement des examens », a dit Moussa Doukouré.

Parlant de ces déviances, le responsable éducatif a expliqué que « pendant le déroulement des épreuves, on peut noter plusieurs déviances ou dérapages. Ce sont entre autres, le laxisme des commissions de surveillance dans la gestion des épreuves ; le port et l’usage des téléphones pendant les examens que ce soit par les candidats ou par les surveillants ; la mise en contact des candidats avec leurs propres enseignants ; la substitution des candidats ou des surveillants ; la faiblesse de certains délégués…

Pour ces déviances et pour d’autres que je n’ai pas citées, aucune ne sera tolérée. Aucune fraude ne sera tolérée puisque tout le monde est informé et sensibilisé à l’avance. Nous avons fait des sensibilisations partout dans les établissements. Donc la tolérance zéro sera appliquée. On ne pardonnera aucun fraudeur », a prévenu le directeur communal de l’éducation par intérim de Ratoma.

A rappeler que l’examen d’entrée en 7ème année se tiendra du 04 au 06 juillet ; le BECP suivra du 08 au 13 et le Baccalauréat unique va se dérouler du 15 au 19 juillet prochain.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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Débat sur une nouvelle Constitution : lancement du mouvement « la nouvelle République »

2 juillet 2019 à 12 12 02 07027

Le lancement officiel du mouvement la « Nouvelle République » a été organisé hier, lundi 01 juillet 2019, à Conakry. Le but de ce mouvement est de participer de manière active à la vie politique du pays, notamment le débat sur la nouvelle constitution.

La ‘’Nouvelle République’’ est un mouvement de jeunes guinéens républicains, démocrates, épris de paix et soucieux de l’avenir et du devenir radieux de la Guinée, ayant pour but de contribuer à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit.

Julien Dramou, président du mouvement « la nouvelle République »

« Nous soutenons l’adoption d’une nouvelle constitution pour permettre à tous les jeunes désireux de se présenter dans n’importe qu’elle élection en Guinée puisse se présenter sans forcément passer par un parti politique », a introduit Julien Dramou, initiateur de ce mouvement face à un parterre de journalistes.

Pour lui, le débat sur un éventuel troisième mandat ne se pose pas ; car, il s’agit là de déplacer le débat qui consiste à l’adoption d’une nouvelle constitution. « La nouvelle constitution pourrait prendre en compte des manquements qui existent dans l’actuelle. C’est le cas de la candidature indépendante au poste de président de la République par exemple. Donc, il s’agit là de l’avenir des jeunes… », a défendu Monsieur Julien

Le Mouvement la Nouvelle République, compte bien présenter un candidat indépendant en 2020. C’est pourquoi, « même si le professeur Alpha Condé se présente pour un troisième mandat en 2020, nous, nous allons présenter un candidat. Donc, nous voulons que la nouvelle constitution qui sera adoptée puisse permettre à tous les citoyens guinéens de se présenter à une élection sans être forcément d’un parti politique. Car, nous sommes aujourd’hui en prison de notre constitution actuelle », a conclu le conférencier.

A préciser que le mouvement « la Nouvelle République » a été lancé dans un élan patriotique. Il s’inscrit dans la droite ligne du débat national sur la nouvelle constitution qui intéresse au plus haut niveau la vie de la nation.

Transmis par le service de communication du mouvement « la Nouvelle République »

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Examens nationaux à Beyla : le DPE dit tout à Guineematin

2 juillet 2019 à 11 11 34 07347

Les examens nationaux pour la session 2019 vont être lancés dans moins de quarante huit (48) heures sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Beyla, les préparatifs vont bon train et toutes les dispositions prises pour un bon déroulement des évaluations. C’est ce qu’a révélé Bachir Diallo, Directeur préfectoral de l’éducation de Beyla, dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région forestière.

Bachir Diallo, directeur préfectoral de l'éducation de Beyla
Bachir Diallo, directeur préfectoral de l’éducation de Beyla

Ce sont les candidats au Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE) qui vont donner le coup d’envoi des évaluations le jeudi, 04 juillet 2019. Selon Bachir Diallo, DCE de Beyla, « je peux dire que nous sommes prêts à affronter les examens nationaux session 2019. Depuis le mois de mai, on a programmé l’atelier préparatoire des examens nationaux à Kankan, pour les régions de N’Zérékoré et de Kankan. C’était du 24 au 26 mai 2019. Au retour de cet atelier préparatoire, nous avons mis tout de suite en place deux groupes pour faire la restitution. Un groupe au niveau de la commune urbaine ici, plus six sous-préfectures. Un autre groupe au niveau de Sinko, regroupant là-bas aussi les six sous-préfectures, plus le centre de Sinko. Bref, tout le monde est informé des différentes dispositions, des différentes recommandations, des sanctions par rapport aux dispositions prises en cas de faillite ».

Interrogé sur le nombre de candidats et de centres d’examens que compte la Direction Préfectorale de l’Education de Beyla, monsieur Diallo a apporté les précisions suivantes : « nous avons le Certificat de fin d’Etudes Elémentaires qui se passe dans 14 centres. L’effectif des candidats au niveau de l’Enseignement Général comme au Franco-arabe, le tout confondu fait 3 milles 490, dont 1557 filles. Ces 3 milles 490 candidats se trouveront installés dans 106 salles en Enseignement Général et dans 17 salles en Franco-arabe. Au total, nous avons 123 salles de classe avec 246 surveillants. Au niveau du BEPC, nous avons 5 centres dans la DPE de Beyla, trois centres ruraux et deux centres urbains. L’effectif des candidats, c’est 1511 candidats, dont 393 filles, en Enseignement Général, et 54 candidats, dont 3 filles en Franco-arabe. Le tout fait 1565 candidats, et cet effectif se trouve également installé dans 52 salles de classes pour l’Enseignement Général et 2 centres pour le Franco-arabe. Au total, nous avons 54 salles avec 108 surveillants par rapport au BEPC. Au baccalauréat, les statistiques sont les suivantes : nous avons deux centres, un dans la commune urbaine et un centre rural à Sinko. L’effectif total au niveau des deux centres en Enseignement Général, parce qu’il n’y a pas Franco-arabe pour le baccalauréat ici, nous avons 309 candidats, dont 66 filles. Ils seront installés dans 12 salles avec un total de 24 surveillants prévus », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves, notre interlocuteur a expliqué qu’une réunion avait été tenue en présence des maires, des délégués scolaires et des membres de l’APEAE (Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole). La démarche visait à leur expliquer les nouvelles dispositions prises pour éviter la fraude lors des examens. « On a dit les téléphones, les appareils dans l’ensemble, ne doivent pas être dans la cour, à plus forte raison dans les salles de classe. La sécurité, les agents de santé, tout le monde est informé par rapport à ces nouvelles dispositions. Nous pensons qu’à notre niveau, les choses vont bien se passer », espère-t-il.

En souhaitant bonne chance aux candidats qui vont affronter les différents examens, le directeur préfectoral de l’éducation de Beyla leur demande « de ne pas avoir peur, d’être serein quand ils viennent dans la salle d’examen. Ecrire ce que tu connais. Ce que tu ne connais pas, tu n’as pas droit d’écrire ça et tu n’as pas à demander de gauche à droite, devant ou derrière. Il faut travailler la matière grise et écrire lisiblement », a conseillé Bachir Diallo.

De retour de Beyla, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Examens nationaux à Boké : « seuls les enseignants réguliers vont surveiller »

2 juillet 2019 à 11 11 21 07217
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l'éducation (DPE) par intérim de Boké
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) par intérim de Boké

Les examens nationaux, session 2019, démarrent après demain, jeudi 04 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Boké, les autorités éducatives assurent que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de ces évaluations, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La première satisfaction du directeur préfectoral de l’éducation de Boké à la veille du début des examens nationaux de cette année, c’est l’état d’avancement des programmes d’enseignement. Car, on le sait, cette année scolaire a été fortement perturbée par la grève des enseignants, déclenchée à l’ouverture des classes par le SLECG. Mais aujourd’hui, les programmes ont été exécutés à plus de 95% dans tous les établissements scolaires de la préfecture, selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, le DPE de Boké.

Pour l’examen de fin d’études élémentaires qui s’ouvre le 04 juillet, ils sont au total 11 831 candidats dont 5 424 filles pour toute la préfecture. Soit 11 046 candidats dont 5 168 filles pour l’enseignement général (EG) et 785 dont 256 filles pour le franco-arabe (FA). Ces candidats sont repartis dans 42 centres et 368 salles d’examen, pour 736 surveillants en raison de deux (2) par salle.

Parlant justement du choix de ces surveillants, le directeur préfectoral de l’éducation indique qu’il s’est fait sur la base d’un certain nombre de critères. Car, tous les enseignants souhaitent faire partie de la surveillance ou de la correction, en raison des primes qui leur seront accordées. Mais, « nous avons plus de deux mille (2 000) enseignants dans la préfecture de Boké. Donc il est pratiquement impossible de prendre tout le monde », a déclaré le directeur préfectoral de l’éducation.

C’est pourquoi, dit-il, la DPE a dû se baser sur la régularité pendant l’année scolaire pour choisir les surveillants. « Ceux qui ont accepté de travailler correctement dans la régularité durant toute l’année scolaire, c’est l’occasion pour nous de les récompenser. Il y a des paresseux qui n’attendent que la période des examens pour réclamer qu’ils soient pris parce qu’il y a des primes, seuls les enseignants réguliers vont surveiller. Il y a également les enseignants du privé et les contractuels qui ont droit à surveiller », a dit Elhadj Dembo Amirou Dramé.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Bruxelles : des guinéens manifestent devant le siège de la Commission européenne pour soutenir la nouvelle constitution

2 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Décidément, les manifestations en faveur et contre la nouvelle constitution prennent de l’ampleur, tant en Guinée qu’au-delà de nos frontières. C’est justement dans cette logique qu’un groupe de Guinéens vivant dans les pays du Benelux (Belgique, Hollande, Luxembourg) viennent de mettre en place une structure de soutien aux actions du Président de la République et à la nouvelle constitution. Le baptême de feu du « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution » se déroule ce mardi, 02 juillet 2019, via une manifestation pacifique devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles en Belgique, a constaté sur place l’envoyé spécial de Guineematin.com à Bruxelles.

Porté sur les fonts baptismaux le 18 juin 2019 et comme son nom l’indique, le « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution » se fixe comme objectif « d’informer objectivement, sans passion, sans haine, la nécessité de doter le Peuple de Guinée d’une constitution digne de foi, votée par ses mandataires à l’Assemblée Nationale et non par des personnes nommés par décret ». C’est ce qu’a indiqué à l’envoyé spécial de Guineematin.com l’ambassadeur de Guinée auprès des pays du Benelux, Docteur Ousmane Sylla, par ailleurs ancien ministre des Mines.

L’ambassadeur Ousmane Sylla

Selon l’ambassadeur Sylla, « l’actuelle constitution n’est pas l’émanation du Peuple. Le Président de la République a le plein droit et la légitimité de consulter ses compatriotes, à travers un référendum, conformément aux dispositions de l’article 51 de l’actuelle constitution, pour recueillir leur avis sur une nouvelle constitution. Convaincu du bien-fondé de la démarche du « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution », le Service Européen des Actions Extérieures, a daigné accorder, le lundi 01 juillet 2019, a une forte délégation dudit mouvement, qui a développé une kyrielle d’arguments pertinents pour justifier la nécessité pour la Guinée et les Guinéens de se doter d’une nouvelle constitution ».

Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré
Mamourou Soumaré, président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution

Egalement interrogé par Guineematin, pour en savoir davantage sur le contenu de l’audience accordée par le Service Européen des Actions Extérieures, le Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré, se délecte : « Nous avons été reçus avec ferveur et enthousiasme par nos illustres hôtes. Ils ont prêté une oreillette attentive à notre argumentaire. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que notre manifestation de ce mardi, pour battre campagne en faveur de la nouvelle constitution a été autorisée devant le siège de la Commission européenne, alors que tous les Chefs d’État de l’Union Européenne y sont réunis depuis deux jours pour un sommet d’envergure ».

Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré

Interrogé sur la réaction des membres du Service Européen des Actions Extérieures par rapport à la démarche du Mouvement, Monsieur Soumaré s’en réjouit : « ils ont eu une attitude très réceptive ! », dit-il, avant de préciser que sur les plans juridique et technique, le Président Alpha Condé ne viole aucune loi en proposant une nouvelle constitution aux Guinéens. « Nos interlocuteurs ont seulement souhaité que le Professeur Alpha Condé lève le suspense sur ses intentions ou non de briguer un troisième mandat en cas d’adoption de la nouvelle constitution. Là-dessus, je n’ai pas tardé pour expliciter sagement à nos hôtes que notre mouvement n’a pas pour mission d’infliger un procès d’intentions au Président de la République, puisque le débat ne se pose pas en termes de nombre de mandats. L’actuelle constitution étant obsolète, elle doit être toilettée. L’urgence n’est pas de connaître les intentions du Président de la République. L’urgence est plutôt de doter notre pays d’une constitution émanant du Peuple avant la fin du deuxième quinquennat du premier Président démocratiquement élu de la Guinée. Et, nos interlocuteurs ont bien apprécié notre argumentaire qu’ils ont trouvé pertinent ».

La mobilisation est déjà perceptible devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles où des Guinéens et Guinéennes disent « oui » à une nouvelle constitution.

Depuis le siège de la Commission européenne, Mandian SIDIBE pour Guineematin.com

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Le préfet de Siguiri répond aux contractuels de la SAG : « Dieu punira la personne qui a menti sur moi »

2 juillet 2019 à 10 10 15 07157
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Au lendemain de la manifestation des ex-contractuels de deux sociétés de sous-traitance de la SAG ayant participé à la construction de la troisième usine de la société aurifère de Guinée, le préfet de Siguiri a animé un point de presse hier, lundi 1er juillet 2019. Le Colonel Moussa Condé a démenti les propos des manifestants qui l’ont accusé de leur avoir dit qu’ils peuvent brûler la SAG et que cela n’est pas son affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon les manifestants, avant de descendre dans la rue, ils ont d’abord mené beaucoup de démarches en vue de la satisfaction de leurs revendications. Dans leurs démarches, les ex-contractuels des deux sociétés de sous-traitance de la SAG disent avoir rencontré le préfet de Siguiri pour solliciter sa médiation. Ce dernier aurait accepté, dans un premier temps, de les appuyer. Mais finalement, il aurait dit aux travailleurs, au nombre de 628, qu’ils peuvent, s’ils le veulent, brûler la SAG, et que cela ne l’intéresse pas parce que ni sa femme ni ses enfants ne travaillent dans cette société.

Des déclarations démenties par le colonel Moussa Condé, qui assure n’avoir jamais tenu des propos de ce genre. Le préfet de Siguiri maudit d’ailleurs l’auteur de ces accusations. « J’ai reçu la plainte des enfants qui réclament leurs arriérés et leur engagement. Ce que j’ai dit à la SAG, c’est que rien de mal ne doit arriver aux agents qui ont travaillé pour elle.

La SAG m’a fait comprendre qu’elle a bloqué une partie de l’argent de la société de sous-traitance qui les avait employés (Guinée Labour) pour des éventuels problèmes. Depuis mon arrivée à Siguiri, j’ai toujours œuvré pour la paix. Je n’ai jamais dit d’aller brûler la SAG. Même un fou ne dira pas de brûler la SAG, Dieu punira la personne qui a menti sur moi. Moi, mon vœu c’est votre emploi », a-t-il déclaré.

Pour joindre la parole à l’acte, juste après ce point de presse, le préfet a rencontré les travailleurs concernés et une délégation de la société aurifère de Guinée pour plancher sur la question. Il a donné un délai à la SAG pour résoudre ce problème. « Mon délai, c’est le jeudi, 04 juillet 2019. Nous ne connaissons pas le Groupe Five ni WBHO (les deux sociétés de sous-traitance), c’est la SAG qu’on connaît. Dites donc à votre directeur général et à son directeur des ressources humaines de venir à Siguiri pour trouver une solution au problème », a lancé le préfet à l’endroit des émissaires de la SAG.

Au cours de cette sortie médiatique, le préfet a évoqué un autre dossier brûlant qui occupe l’actualité à Siguiri. Il s’agit du problème qui oppose le maire de Siguiri, soutenu par le préfet, et un groupe de commerçants autour de la distribution de magasins. Un contrat de bail de ces magasins liait l’Etat aux commerçants en question. Mais, après la reconstruction des lieux, les magasins ont été attribués à des commerçants autres que ceux qui les occupaient.

Accusé de mauvais agissement dans cette autre affaire, le colonel Moussa Condé a indiqué que tout le monde doit se remettre à la décision de la justice qui a été saisie du dossier. « D’abord, je remercie les commerçants pour leur patience. J’ai rencontré le maire, je lui ai dit d’aller fermer tous les magasins et rester derrière la justice. Le verdict qu’elle rendra, celui qui n’est pas d’accord, il peut faire appel. La loi est au-dessus de tout le monde », a-t-il dit.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mamou : un étudiant (de Gaoual) tué dans un accident

2 juillet 2019 à 10 10 09 07097

Un accident de la circulation a coûté la vie à un étudiant sur la route qui mène à l’Institut Supérieur de Technologies (IST) de Mamou dans la soirée d’hier, lundi 02 juillet 2019. Mamadou Mouctar Diallo, originaire de Gaoual, étudiant au département Technique de Laboratoire, a été pris en étau entre deux véhicules. Le choc lui a été fatal, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, originaire de Kakoni, dans la préfecture de Gaoual, est née le 07 août 1995 à Gaoual.

Selon Mamadou Saidou Barry, témoin oculaire de la scène, les accidents mortels sont devenus fréquents sur ce tronçon qui mène du centre-ville de Mamou à l’IST de Télico. « C’est une moto qui venait derrière un camion benne, elle a tenté de dépasser le camion en troisième position. Puis, elle venue se croiser avec un véhicule qui venait dans le sens inverse. La moto était conduite par un étudiant de la 12ème promotion de l’IST. Mais, cela ne nous surprend pas, parce que depuis le bitumage de cette voirie, nous sommes habitués à ces graves accidents. Même les riverains ont des problèmes pour traverser et se rendre à la mosquée. Nous demandons à L’État de sauver des vies, de faire des ralentisseurs, au moins pour diminuer les accidents sur cette route. On ne peut compter le nombre d’accidents que nous avons enregistré ici. Nous demandons à l’État de nous aider pour sauver les populations de Mamou, y compris les étudiants, sinon nous allons mourir un à un ici », a lancé Mamadou Saidou Barry.

Pour sa part, Madaniou Sow, chef de département adjoint, a déploré la perte d’un brillant étudiant. « C’est très difficile de parler en ce moment de tristesse et de douleur. C’est un étudiant très brillant qui est décédé. Il vient de la préfecture de Kakoni, dans Gaoual. Il avait validé la 3ème.

Mais, je vous avoue franchement que je suis très touché d’avoir perdu un des mes étudiants, un des futurs cadres du pays. C’est difficile, mais on ne peut que s’en remettre à la volonté de Dieu ».

C’est la même émotion qui anime Ismaël Diakité, président des Étudiants, qui n’a pu contenir ses larmes. « C’est vraiment regrettable. C’est une triste nouvelle. C’est un ami qui est venu à la recherche du savoir afin de servir sa famille, sa préfecture, voire son pays. Mais, Allah a jugé autrement. Au nom des étudiants de l’Institut supérieur de Mamou nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille. Nous Sollicitons auprès de notre institut et de notre ministre d’accompagner le corps et de montrer que nous sommes de la même famille ».

Le nombre d’accidents sur ce tronçon inquiète les citoyens. Ce sont vingt trois (23) personnes qui y ont perdu la vie, alors que 47 autres ont subi des fractures.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tél. : 625698919/657343939

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Examens nationaux : le dernier avertissement du DPE de N’zérékoré

2 juillet 2019 à 10 10 02 07027
Moussagbè Diakité, DPE N'zérékoré
Moussagbè Diakité, Directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

Le Directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré ne veut pas que des problèmes surviennent dans sa zone de juridiction lors des examens nationaux de cette année. C’est pourquoi, Moussagbè Diakité multiplie la sensibilisation des acteurs concernés.

Après une tournée qu’il a menée dans plusieurs directions sous-préfectorales de l’éducation, il a bouclé cette série de sensibilisation sur les règlements généraux des examens hier, lundi 1er juillet 2019, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ont pris part à cette rencontre, organisée dans la salle polyvalente de l’ENI de N’zérékoré, les directeurs sous-préfectoraux de l’éducation de ainsi que les enseignants et encadreurs de Samoe, Bounouma et de la communale urbaine de N’zérékoré. Le DPE leur a expliqué les dispositions prises pour éviter la fraude pendant ces examens et les sanctions prévues contre les contrevenants. « Cette année, nous passons de l’étape de la sensibilisation à l’étape de sanction. N’importe quel candidat ou enseignant, quel que soit son rang, qui sera pris avec un téléphone dans un centre d’examen, son téléphone sera pris et incinéré au centre.

Et, le candidat responsable, les surveillants et le chef du centre seront poursuivis en justice. Cela sera de rigueur cette année. Et quand on appréhende un enseignant en train de faire l’internat ou le semi internat pendant les examens nationaux avec un groupe de candidats, non seulement l’enseignant sera traduit en justice mais aussi les élèves candidats seront tous ajournés. Pas d’internat ni de semi internat, pas de téléphone, pas de voile pour les filles de franco-arabe, pas d’habits collants ni de paires de chaussures fermées dans les centres d’examen », a indiqué Moussagbè Diakité.

Au sortir la rencontre, le directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré a tiré un bilan satisfaisant de sa série de rencontres avec les acteurs impliqués dans les examens nationaux sur le terrain. « Je suis très content parce que le message que j’ai véhiculé depuis le début de ma tournée jusqu’au aujourd’hui dans les différentes directions sous-préfectorales de l’éducation a été bien salué par les surveillants, enseignants, responsables d’écoles et les différents candidats.

Alors, j’invite les concernés, surtout les élèves candidats à suivre le message et à travailler individuellement. Car cette année, c’est tolérance zéro. Aux parents d’élèves, au lieu de se soucier du résultat de leurs enfants, c’est le bon moment de les appuyer à mieux réviser afin d’avoir un bon résultat. Car personne ne dira qu’il n’était pas informé de la rigueur des examens de cette année », a-t-il prévenu.

De leur côté, les participants ont salué cette initiative du DPE qui leur a permis de mieux comprendre les nouvelles dispositions prises pour le bon déroulement des examens nationaux, qui auront lieu du 04 au 19 juillet prochain. Ils ont promis de faire la restitution sur le terrain pour que tous les acteurs concernés soient au même niveau d’information.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : +224 620 166 816/ 666 890 877

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