Casse de bâtiments à Ansoumaniyah (Dubréka) : un officier de l’antidrogue pointé du doigt par les victimes

9 juillet 2019 à 20 08 45 07457
Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes

Dans la nuit du mercredi au jeudi 04 Juillet 2019, plusieurs maisons en construction ont été cassées au secteur ‘’Stade’’, relevant du quartier ‘’Ansoumaniyah village’’, dans la commune urbaine de Dubréka. Cette casse qui ne relèverait d’aucune décision de justice ou administrative aurait été perpétrée aux environs de 04 heures du matin par des hommes (dont certains armés) qui seraient à la solde d’un officier de police en service à la brigade antidrogue à Conakry. Cet officier de police réclame depuis quelques années la paternité des parcelles sur lesquelles ces bâtiments ont été construits, a appris un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu à Ansoumaniyah village.

Selon des témoins rencontrés sur place, c’est le commissaire Sadou Diallo qui aurait organisé cette casse de maisons. En compagnie d’hommes armés et avec le soutien de certains jeunes de Ansoumaniyah village qu’il aurait soudoyé avec de l’argent, cet officier de police se serait rendu à ‘’Stade’’ pour casser des bâtiments en construction.

« Ils sont arrivés aux environs de 04 heures du matin. Certains d’entre eux détenaient des fusils. Ils se sont mis à casser les maisons. J’ai entendu le bruit et les coups de marteau. Je suis même sorti de ma maison pour voir ce qui se passait dehors. Dès qu’ils m’ont aperçu, ils ont braqué leurs armes sur moi. Je me suis hâté de rentrer et fermer ma porte », a confié un témoin rencontré sur les lieux.

Au total, ce sont quatre bâtiments qui ont subi la fureur des casseurs qui seraient aux ordres du commissaire Sadou Diallo. Et, les traces laissées sur les maisons ciblées en disent long sur la détermination des auteurs de la casse. Les gros trous creusés de part et d’autres sur les murs forcent le regard et indignent les victimes qui pleurent une casse de trop, orchestrée par cet officier de police qui « se croit au-dessus de la loi ».

Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes
Mohamed Cissé

« La première fois, c’est à 05 heures du matin que le commissaire Sadou Diallo et ses agents sont venus casser notre maison. Ils étaient tous armés de fusils. Comme il travaille à l’antidrogue de Conakry, il croit être au-dessus de la loi… Sinon, en tant qu’officier assermenté, s’il sait que ce domaine lui appartient et que quelqu’un d’autre est venu y construire, il allait saisir la justice pour régler son problème… », a expliqué Mohamed Cissé, un proche de Hadja Fatoumata Soumah, une des victimes.

Cette vieille femme qui ne compte plus que sur ses enfants (qui n’ont pas assez de moyens) est sans mot. Elle est comme figée par la cruauté des hommes qui ont troué les murs de sa maison. Une maison qui est composée de deux chambres, un salon et un petit magasin.

Mamadou Malal Barry, une des victimes

De son côté, Mamadou Malal Barry- une autre victime- ne comprend pas l’entêtement du commissaire Sadou Diallo, alors que la justice a déjà tranché dans cette affaire. « C’est la quatrième fois que Sadou Diallo vient casser ma maison. La première fois, c’était en 2016. Il était venu détruire le portail de la cour et il avait enlevé les tôles et le plafond de la chambre que je venais de construire… On est allé en justice à Dubréka, puis à la Cour Suprême. Il a perdu tous les deux procès. C’est après cela que je suis revenu construire encore. Et, avant-hier (jeudi), il est venu vers 04 heures du matin pour détruire encore. C’est sur les pick-up de la brigade antidrogue qu’il vient (Sadou Diallo) avec des gendarmes pour casser nos maisons. Voyez ici, la porte, les fenêtres, les granites, le sable et les trois mille briques qui étaient là ont été emportés par Sadou et sa bande », a expliqué Mamadou Malal Barry, visiblement très affligé par les préjudices qu’il a subis.

De quoi est-il question dans cette affaire ?

Selon nos informations, les victimes de ces casses de maison sont prises en tenaille dans un litige entre un homme d’affaires, Mamadou Bhoye Sow (qui leur a vendu des parcelles) et le commissaire de police, Sadou Diallo. Ces deux hommes se disputent un domaine dont chacun se réclame propriétaire. Un domaine qui appartenait à l’Etat qui, à travers la direction préfectorale de l’urbanisme et de l’habitat de Dubréka, a cédé à un particulier.

« C’est l’habitat de Dubréka qui m’a vendu ici, en 2007. C’était six parcelles (de la parcelle N°32 à celle numéro 37) contenues dans le lot 55 », se défend Mamadou Bhoye Sow qui, en 2008, a vendu ces parcelles à des tiers (trois parcelles à Mamadou Malal Barry, une parcelle à Zakariaou et une autre parcelle à Hadja Fatoumata Soumah qui ont commencé à y construire des maisons.

Pour cet homme d’affaires, Sadou Diallo n’avait jamais réclamé ces parcelles au paravent. « C’est quand j’ai vendu les parcelles à d’autres personnes et que ces gens-là ont commencé à construire, que Sadou s’est levé pour dire que ces terrains lui appartiennent », a indiqué Mamadou Bhoye Sow au micro de Guineematin.

Me Thierno Ibrahima Barry, avocat du commissaire Sadou Diallo,
Me Thierno Ibrahima Barry

A défaut d’avoir le commissaire Sadou Diallo, le reporter de Guineematin.com a interrogé l’avocat de ce dernier. Selon Me Thierno Ibrahima Barry, avocat du commissaire Sadou Diallo, il n’y a aucun litige entre son client et Mamadou Bhoye Sow. « Je pense que c’est une mauvaise lecture de la décision de justice qui a été rendue et qui reconnait à mon client les parcelles 11, 12, 13 et 14 du lot 55 bis qui fait dire à monsieur Sow que ce domaine lui appartient. Sinon, il n’y a aucun litige sur le plan administratif, dans la mesure où ce ne sont pas les mêmes lots. Et, le certificat d’usage foncier de mon client prouve à suffisance que Sadou Diallo est propriétaire de ce domaine depuis 2005… C’est monsieur Sow qui pense que les parcelles qu’il a correspondent à celles qu’occupe le commissaire Sadou Diallo. Ces documents de propriété des parcelles 32 à 37 du lot 55 datent de 2007, soit 2 ans après que mon client ait acquis les parcelles 11 à 14 du lot 55 bis. Et, je pense qu’il n’y a pas eu un nouveau lotissement ; et, les parcelles ne bougent pas aussi », a indiqué Me Thierno Ibrahima Barry.

A en croire plusieurs autres sources, les lots 55 et 55 bis existent bien sur le plan cadastral du quartier Ansoumaniyah village. Mais, visiblement, l’homme d’affaires Mamadou Bhoye Sow et le commissaire Sadou Diallo campent tous sur le domaine. Pourtant, ils détiennent des titres fonciers différents.

Selon nos informations, le bras de fer entre les deux hommes (qui ont un lien d’alliance) a conduit le commissaire Sadou Diallo, en 2014 et 2016, à détruire les constructions en cours dans ce domaine litigieux. Et, suite à cette destruction d’édifice, le commissaire Sadou Diallo aurait été assigné en justice par Mamadou Bhoye Sow qui a vendu les parcelles aux victimes.

L’affaire a été portée devant le tribunal de première instance de Dubréka (justice de paix à l’époque) pour être jugée avec l’objet suivant : reconnaissance de propriété, cessation de troubles et paiement de dommages et intérêts. Et, à l’issue du procès qui a connu un transport judiciaire à Ansoumaniyah, Mamadou Bhoye Sow a été déclaré propriétaire légal des parcelles 32 à 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village.

« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et en premier ressort, après en avoir délibéré, rejette la fin de non-recevoir tirée de l’autorité de la chose jugée soulevée par les défendeurs (Sadou Diallo et autres)… Déclare le demandeur Mamadou Bhoye Sow propriétaire des parcelles N°32, 33, 34, 35, 36, 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village et le renvoie dans la jouissance paisible de cette propriété. Ordonne les défendeurs (Sadou Diallo et autres) à la cessation de tous les troubles de jouissance sur les lieux ; les condamne au paiement solidaire d’un million de francs guinéens au demandeur Mamadou Bhoye Sow », lit-on dans le jugement N°165 en date du 23 août 2016, rendu par la justice de paix de Dubréka.

Il sera reconnu à Sadou Diallo la paternité des parcelles 11 à 15 du lot 55 bis. Mais, ce dernier va s’insurger contre cette décision et interjeter appel. L’affaire sera alors transférée à la Cour d’Appel de Conakry. Et, devant cette juridiction, Mamadou Bhoye Sow sera aussi déclaré propriétaire des parcelles 32 à 37 du lot 55 de Ansoumaniyah village.

« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de référé en dernier ressort et sur requête, (…) rejetons la demande (relevé de forclusion formulée par Sadou Diallo et Cie contre Mamadou Bhoye Sow et autres) en application des dispositions de l’article 603 du code de procédure civile, économique et administratif ; (…) disons que cette ordonnance est exécutoire sur minute et avant enregistrement », lit-on dans l’ordonnance N°019 du 20 février 2019, rendue par la Cour d’Appel de Conakry.

Malgré ces décisions de justice qui ont été même grossifiées, le commissaire Sadou Diallo serait en train d’user de son poste à la brigade antidrogue de Conakry pour intimider et menacer Mamadou Bhoye Sow et les personnes auxquelles ce dernier a vendu ces parcelles.

« Je suis allé dans son bureau pour lui dire qu’on peut régler cette situation à l’amiable au lieu de s’affronter alors que nous avons des liens d’alliance. Sadou a répondu qu’il va faire plus que casser des maisons. Il m’a menacé. Moi aussi, je suis venu avertir ma famille et mes proches. Parce que Sadou Diallo est capable de mettre un jour de la drogue dans ma voiture pour m’arrêter. Aujourd’hui, je crains pour ma vie. Mais, je me battrais jusqu’au bout dans cette affaire. Parce que c’est moi qui ai vendu ces parcelles aux personnes qu’il fait souffrir aujourd’hui », confie Mamadou Bhoye Sow.

Pour cette dernière casse perpétrée dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, les victimes entendent saisir l’inspection générale de la police. Et, une plainte pour destruction d’édifice privée pourrait même être déposée contre le commissaire Sadou Diallo.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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BEPC 2019 à Labé : état des lieux et sentiments mitigés de certains candidats (avec vidéo)

9 juillet 2019 à 19 07 43 07437

Contrairement à ce qui se passe dans certaines localités du pays, aucun cas de fraude au Brevet Élémentaire du Premier Cycle (BEPC), session 2019, n’a encore été signalés dans la Région Administrative de Labé, mais les sentiments de certains candidats restent mitigés au sortir de la deuxième journée de l’évaluation, rapporte un correspondant Guineematin.com en Moyenne, à travers ce reportage vidéo ci-dessous.

Les candidats au Brevet Élémentaire du Premier Cycle (BEPC), session 2019, poursuivent leurs évaluations. Ce mardi, ils ont composé dans les épreuves de dictée-question et Physique. Mais, les sentiments de certains candidats de Labé sont encore mitigés. C’est le cas de Mamadou Bhoye Diallo présenté par une école privée de la banlieue Est de la ville.

« C’est un peu compliqué parce qu’on renverse les sujets. Ah ! Nous avons espoir de gagner, parce que nous avons confiance en nous. On a un peu fait quelque chose sur nos papiers. J’espère que Dieu nous aidera. Les élèves apprécient les sujets. Ils disent que c’est un peu compliqué mais ils comprennent. »

Laye Keïta, chef de la Section Pédagogie de l’Inspection Régionale de l’Education de Labé
Laye Keïta

Pour le moment, aucun cas de fraude n’a été signalé par les encadreurs de l’éducation de la région. « Pour le moment, au BEPC, aucun cas de fraude n’a été notifié. Même au niveau du CEP (Examen d’entrée en 7ème Année), dans ma région, aucun cas de fraude n’a été enregistré. On ne dit pas qu’on a réussi à 100%, mais nous commençons à réussir progressivement dans ces examens. Autrefois, par jour, on pouvait constater des cas de fraude : 12 candidats, 10 candidats ou 8 candidats éliminés » explique le chef de la Section Pédagogie (CSP) de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Laye Keïta. Par rapport à la proclamation des résultats à temps, le dispositif de correction a déjà commencé à se mettre en branle dans la Région Administrative de Labé, ajoute Laye Keïta.

« Pour le cas spécifique de l’entrée en 7ème Année, dès le premier jour de l’administration des épreuves dans les salles d’examen, la machine du secrétariat a commencé à marcher. Le corrigé type a été fait le même jour et le lendemain les correcteurs sont entrés en activité. Si vous constatez aussi au niveau de notre IRE ici, présentement, nous sommes tous là dans le cadre de ce secrétariat. Et les épreuves qui ont été administrés hier (lundi, 08 juillet 2019) Rédaction et Histoire, aujourd’hui, ces correcteurs sont en activité dans le centre de correction. C’est pour autant dire que ce dispositif fonctionne. Dernière épreuve, deux semaines, nous avons comme délai pour proclamer les résultats » a-t-il précisé.

Les examens nationaux de cette année à Labé, les autorités régionales de l’éducation semblent avoir tiré les meilleures leçons des imperfections constatées dans le déroulement des épreuves en 2018.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Cours d’Anglais : l’ambassadeur des USA préside une remise d’attestations aux journalistes de Kankan

9 juillet 2019 à 19 07 01 07017

Après cinq (5) mois de formation de base en Anglais, des hommes de médias, membres de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK) ont reçu leur certificat dans la journée d’hier, lundi 8 juin 2019. La cérémonie de remise des attestations, qui a eu lieu au Centre Américain de l’Université Julius Nyerere, a été présidée par l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Guinée qui a effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation des journalistes sur la connaissance des bases de la langue anglaise a tourné autour du parler, de l’écoute et de la lecture. C’est à l’issue de ladite formation, qui aura duré cinq mois, que les participants ont été certifiés par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. La remise a été faite par l’ambassadeur en personne, accompagné d’une forte délégation, en présence des autorités universitaires de Kankan.

Dans la salle de conférence du Centre Américain, pleine à craquer, le diplomate Simon Henshow a livré ses sentiments. « C’est ma première fois d’être à Kankan, je suis très content d’être au centre américain. Je suis très heureux que le centre américain ait offert des cours de base en Anglais aux journalistes. Aujourd’hui, je rends hommage à ces journalistes qui ont suivi 5 mois de cours au centre. Je sais que le journalisme n’est pas une profession facile en Guinée. Je suis heureux que nous puissions vous fournir des formations pour vous aider dans votre travail », a dit le diplomate américain.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de Kankan, c’est un réel plaisir pour lui et tout le personnel d’avoir réalisé cet objectif. « C’est un sentiment de joie qui m’anime, puisqu’aujourd’hui, l’Anglais est devenu incontournable dans le monde, et voir des personnes comme vous, chargés de la communication, apprendre l’anglais. Ça me réconforte, et surtout la manière dont les programmes se sont passés. C’était difficile, mais les gens ont su le faire quand même ».

Cette formation, qui est une première pour les journalistes à Kankan, avait suscité un grand engouement dans la corporation. Plusieurs confrères étaient enthousiastes après le remise des attestions. C’est le cas d’Amadou Timbo Barry, un des participants : « au départ, l’espoir était très mince. Mais, au terme de cinq mois de formation on a un niveau basic qui nous permet de se présenter, de dire ce qu’on fait, d’écouter et de lire. Je crois que c’est la moindre des choses. Je suis vraiment satisfait pour ce début, l’espoir est assez grand pour la suite. Donc, nous remercions l’ambassadeur pour son déplacement, mais aussi, le responsable et tout le personnel du centre américain pour le temps consacré à la formation ».

La cérémonie de remise a pris fin par une visite de l’ambassadeur dans la bibliothèque du centre universitaire et quelques endroits de l’université Julius Nyerere en compagnie des autorités.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Reboisement à Dinguiraye: les femmes s’engagent à lutter contre la déforestation

9 juillet 2019 à 18 06 45 07457

Une mission conjointe des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse est en séjour dans la région de Faranah depuis bientôt 5 jours. La démarche vise à vérifier les informations collectées en relation avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées. Après les préfectures de Faranah et Kissidougou, la mission a eu des séances de travail ce mardi, 09 juillet 2019, à Dinguiraye, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette visite de terrain est organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. La mission est conduite par le Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l’environnement. Elle a conféré avec les autorités administratives de Dinguiraye et les représentants d’ONG œuvrant à la préservation de l’écosystème. Elle a également visité deux sites de reboisement identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Saramory Keïta, Directeur Préfectoral de l'environnement des eaux et forêts de Dinguiraye
Saramory Keïta

Saramory Keïta, le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Dinguiraye, a expliqué les dispositions prises, notamment la sensibilisation pour la réussite de cette campagne. « Nous avons fait d’abord la sélection des pépinières, parce que tous ceux qui disent qu’ils ont des pépinières, si c’est n’est pas techniquement fait, nous ne pouvons pas prendre ça. Il faut que les plants soient bien élevés. Pour transplanter, ce n’est pas à l’état sauvage, ou bien on va déraciner n’importe comment pour mettre à la disposition. Non, nous voulons une vraie pépinière qui répond aux critères. Nous avons déjà sensibilisé sur le terrain, des ONG se sont prononcées pour nous dire qu’elles ont la pépinière. C’est à nous d’aller vérifier cela sur le terrain. Mais, la sensibilisation est très importante parce que nous avons remarqué que chaque année, les gens mettent le feu. Donc, nous avons misé sur cette sensibilisation pour amener les gens à arrêter les feux de brousse, l’interdiction des feux de brousse et la coupe abusive du bois », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, cinquante (50) hectares seront reboisés dans la préfecture de Dinguiraye. Les acteurs de la société civile, les femmes ainsi que certaines sociétés privées évoluant dans cette localité sont tous impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour Saramory Kéita, directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts, « les membres de la société civile s’impliquent activement pour nous apporter leur aide ainsi que ceux de la filière bois. Chaque année, la filière bois réalise au minimum 5 hectares et ils font recours à la direction préfectorale de l’environnement pour le lancement. C’est ce qui fait même la valeur de la filière bois, parce que chez eux, il y a le suivi. S’il y a le suivi, la réussite est certaine. S’il n’y a pas de suivi par après, c’est le feu qui viendra ravager le tout, ça n’aura pas d’importance d’aller lancer les plants en brousse et se retourner. La semaine dernière, la Société Minière de Dinguiraye (SMD) est venue avec la valeur de 5 milles plants. Donc, nous avons fait le lancement. Au niveau de la préfecture, les femmes leaders jouent un rôle primordial. Elles sont impliquées à part entière dans cette campagne de reboisement. Comme il y a l’ONG, Femmes Leaders de Dinguiraye qui est vraiment une ONG battante, nous avons prévu qu’elle soit associée à une autre ONG pour qu’elles participent au reboisement. C’est pour vous dire que les femmes et nous, nous évoluons en synergie d’action ».

madame Ouattara Fatoumata de l'association Femmes Leaders de Dinguiraye
Mme Ouattara Fatoumata

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, madame Ouattara Fatoumata, au nom des membres de l’association Femmes Leaders de Dinguiraye, a dit son engagement à accompagner ce projet pour le bien-être de la population. « Notre objectif est de bien travailler pour la bonne marche de ce projet. On fera ce qu’on va nous conseiller de faire et nous allons participer à la sensibilisation de nos maris et enfants pour que la coupe du bois soit arrêtée dans notre préfecture. On est vraiment engagée à accompagné ce projet dans l’intérêt de notre préfecture parce que nous sommes conscientes que la destruction de l’environnement concerne tout le monde, surtout nous en tant que femmes. Et, nous savons que rien ne pourra marcher sans notre contribution. On a décidé à Dinguiraye que chaque femme va travailler pour freiner la déforestation ».

Après Dinguiraye, la mission va se rendre dans la préfecture de Dabola pour clore ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne, dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka, vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Dinguiraye
Tél. : 224623532504

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Sujets abordables, surveillance correcte : voici les réactions de quelques candidats au BEPC

9 juillet 2019 à 18 06 19 07197

Après deux jours d’évaluation au compte du BEPC 2019, plusieurs candidats de la commune de Ratoma se sont confiés à un reporter de Guineematin.com ce mardi, 09 juillet 2019. Ces élèves, rencontrés devant le lycée Kipé, leur centre d’examen, ont apprécié le déroulement des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle jusque-là. Ils trouvent les sujets abordables et la surveillance correcte.

Décryptage !

Condé Fatouma Seydi, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée
Fatouma Seydi Condé, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée

Condé Fatouma Seydi, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée : pour le moment, l’examen se passe bien pour moi. Avant de venir au centre, les gens me disaient que le BEPC c’est difficile. Mais quand je suis venue constater par moi-même, j’ai vu que ce n’était pas, en fait, compliqué. Ce qu’on faisait à l’école, c’était plus difficile qu’ici. Tous les sujets qu’on nous a donnés jusque-là sont dans les programmes qu’on a étudiés en classe. Donc, ça a été facile pour les gens qui ont révisé et qui ont suivi très bien les cours. La surveillance est stricte. Les surveillants ne sont pas méchants mais plutôt sévères.

Famory Dioubaté, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée
Famory Dioubaté, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée

Famory Dioubaté, élève au complexe scolaire Kofi Annan de Guinée : les épreuves sont très abordables, tous les sujets sont issus des programmes enseignés pendant l’année scolaire. Il y a juste des tournures dans le questionnaire qui peuvent rendre la compréhension difficile pour certains. Mais en réalité, il n’y a rien de difficile. Les surveillants aussi ont fait leur boulot. Ils ne nous ont pas créés des problèmes. A mes amis qui ont du mal à traiter les sujets, je leur demande de bien réfléchir, bien analyser et essayer de comprendre les sujets. Il faut vraiment travailler, faire beaucoup d’efforts, surtout ne pas s’attirer des problèmes. Il faut éviter tout contact avec les surveillants.

Boubacar Sidi Diallo, élève au complexe scolaire Saint Georges,
Boubacar Sidi Diallo

Boubacar Sidi Diallo, élève au complexe scolaire Saint Georges : les deux jours qu’on a passés n’ont pas été tellement difficiles. On a fait notre mieux. Et je pense que ça va aller. Les sujets étaient abordables. La surveillance a été serrée, mais ils n’ont fait que leur travail.

Mamadou Bano Bah, élève au complexe scolaire Saint Georges : pour ces deux premiers jours, les épreuves se sont bien passées. Les sujets étaient abordables, la surveillance aussi ça va. Les sujets sont venus du programme. Il reste à savoir maintenant si la correction se passera bien aussi. C’est ce qui m’inquiète.

Après les épreuves de Rédaction, Histoire, Dictée-Questions et Physique, les candidats affronteront demain, mercredi, la Chimie et de l’Éducation Civique et Moral (ECM).

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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BEPC à Matam : « On communiquait ; mais, on n’a rien compris… »

9 juillet 2019 à 18 06 04 07047

Les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) continuent à se faire évaluer au compte de la session 2019. On en était à la deuxième journée ce mardi 9 juillet, où ils ont affronté les épreuves de Physique et de Dictée-Questions. Au centre lycée Coléah, dans la commune de Matam, les jeunes se sont plaints aussi bien de la surveillance que de la nature des sujets, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les épreuves de Rédaction et Histoire pour la première journée, les candidats ont affronté ce mardi les épreuves de Physique et de Dictée et Questions. A la fin des évaluations, de nombreux élèves du centre lycée Coléah ont exprimé les difficultés rencontrées.

Sékou Camara, élève au groupe scolaire Les Bobels,
Sékou Camara

Selon Sékou Camara, élève au groupe scolaire Les Bobels, « aujourd’hui, on a fait la Physique et la Dictée et Questions. Les épreuves étaient très difficiles aujourd’hui. Les surveillants nous ont beaucoup serré aujourd’hui. On n’a pas pu beaucoup travailler. J’ai travaillé un peu seulement. Je vais avoir au moins 10. Mais la Physique était très difficile. On ne pouvait même pas communiquer aussi à cause de la surveillance », a-t-il fait savoir.

Même son de cloche chez Gassime Camara, élève de la même école, qui a regretté la complexité des épreuves même si la surveillance n’était pas aussi rigoureuse. « Ça n’a pas du tout marché aujourd’hui. Les sujets étaient très difficiles pour nous aujourd’hui. Toutes les deux épreuves étaient vraiment difficiles. Les surveillants n’étaient pas quand-même méchants. On communiquait ; mais, on n’a rien compris. C’était très difficiles pour nous », a dit le jeune candidat. Un aveu qui a été désapprouvé par ses camarades qui sont venus interrompre notre entretien…

Nana Traoré

Par contre, Nana Traoré soutient que les épreuves de ce mardi étaient relativement abordables, alors que les surveillants ont fait preuve de rigueur. « Les sujets qu’on nous a envoyés aujourd’hui étaient un peu bien. Je connaissais certaines questions. D’autres, je ne les connaissais pas. J’ai quand-même travaillé un peu. Aujourd’hui, la surveillance était vraiment dure. Ils nous ont tellement serrés qu’on n’a pu rien faire. On était vraiment serré. On sait qu’ils font leur travail, mais il ne faut pas qu’on serre d’une telle manière », a lancé la candidate.

Pour Yaya Mara, les surveillants ne font qu’exécuter les consignes reçues de la part des autorités du système éducatif. « Franchement, les épreuves étaient très difficiles. Ce n’était pas facile de les aborder toutes, mais on essayé de faire notre mieux. Nous, on pensait que la Physique allait être facile, mais c’était vraiment très compliqué. Concernant les surveillants, ils ont été tous sévères envers nous. Ils ont appliqué ce que la loi a dit et dans ce cas, on ne peut pas dire qu’ils sont méchants », a laissé entendre le jeune homme.

Pour la journée de demain mercredi, les candidats vont affronter les épreuves de Chimie et d’Education Civique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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BEPC 2019 : plusieurs candidats de Kaloum se plaignent de l’épreuve de Physique

9 juillet 2019 à 17 05 26 07267

Les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont affronté deux nouvelles épreuves ce mardi, 09 juillet 2019. Il s’agit de la Dictée-Questions et la Physique. Au sortir de cette deuxième journée de cet examen national, certains élèves se sont exprimés au micro d’un reporter de Guineematin.com, qui s’est rendu dans un centre d’examen de la commune de Kaloum. La plupart d’entre eux se plaignent de la complexité de l’épreuve de Physique.

Bangaly Diallo, élève au collège Château d’eau de Kaloum,
Bangaly Diallo

Bangaly Diallo, élève au collège Château d’eau de Kaloum, sort de sa salle d’examen avec un sentiment d’insatisfaction. Il a eu du mal à traiter le sujet de Physique. « On a eu Dictée-Questions et physique. Les épreuves étaient un peu difficiles mais on a fourni un peu d’efforts. A vrai dire, c’est en physique qu’on a eu des difficultés. Parce que la Dictée quand même c’est le Français, c’était une question de choix. Mais la physique, une partie a été tirée dans le programme et l’autre hors programme. Et le temps aussi était minime par rapport aux épreuves. Cependant, on a fait ce qu’on a pu », a-t-il dit.

Ahmed Tidiane Sylla, élève au collège 2 Boulbinet,
Ahmed Tidiane Sylla

Comme son prédécesseur, Ahmed Tidiane Sylla, élève au collège 2 Boulbinet, trouve aussi l’épreuve de Physique pas du tout facile. « Les sujets étaient durs, les sujets étaient difficiles à traiter, mais on a fait ce qu’on a pu faire. La difficulté était surtout liée à la physique. On a essayé de faire quelque chose quand même », a fait remarquer ce candidat au BEPC.

Bissèré Conté, élève au collège Château d’eau de Kaloum
Bissèré Conté

Par contre, Bissèrè Conté, élève au collège Château d’eau de Kaloum, lui, estime que les sujets étaient très abordables. « Les sujets étaient faciles parce que j’avais essayé de bicher mes leçons. Donc aujourd’hui, je suis parvenu à traiter certaines données en physique. Je précise quand même que les sujets qui ont été donnés ont été tirés des programmes. On avait traité certains en classe et on a vu d’autres à la révision. Les gens qui n’ont pas biché leurs leçons ont rencontré des difficultés, mais moi non. Et j’espère que les sujets à venir se passeront bien aussi ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Justice : fin de course pour le controversé Cheikh Affan

9 juillet 2019 à 16 04 06 07067
Cheick Affan et Baïdy Aribot, un de ses parrains, vice-gouverneur de la BCRG

Connu pour les propos incendiaires qu’il tient sur les réseaux sociaux, Cheikh Ahmed Fofana, plus connu sous le nom de Cheikh Affan, a été interpellé hier lundi 08 juillet 2019, à Coyah. Longtemps recherché et apparemment bénéficiant de soutien de certains commis de l’Etat, cet enseignant de profession est désormais dans la nasse. De lourds soupçons, qui pourraient lui couter cher, pèsent contre le personnage, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Cheikh Affan est mis ainsi au gnouf à la suite de deux autres individus contre lesquels un mandat d’arrêt avait été exécuté il y a peu, notamment Kanket Souleymane Camara et Mamadouba alias Momo Keita. Ces arrestations sont consécutives à un mandat d’arrêt décerné contre eux dans une affaire de destruction d’habitations à Kouyeya, dans la sous-préfecture de Wonkifong, à Coyah.

Notre source ajoute que la procédure suit son cours normal au cabinet d’instruction de Coyah où les trois compagnons d’infortune sont poursuivis pour « menaces de mort, injures publiques, incendie volontaire, destruction d’édifices privés et de diffusion d’écrits de nature raciste, régionaliste et xénophobes, par le biais d’un système informatique ».

En effet, c’est un problème domanial, survenu à Wonkifong, dans la préfecture de Coyah, qui est à l’originaire de la mésaventure de Cheikh Affan et de ses acolytes. Dans un jugement rendu le 21 juin 2012, par ce qu’on appelait à l’époque la justice de paix de Coyah, les héritiers de feu Ouï Kabélé Camara, représentés par Kandet Souleymane Camara, ont été débouté « suite à une assignation introduite suivant exploit d’huissier de Justice du 08 décembre 2011 pour obtenir la reconnaissance de leur propriété sur quatre vastes domaines à savoir : Kayemaha, Falekouyé, Yirindigui et Balebouloun, sis à Kouyeya, dans la sous-préfecture de Wonkifong ».

La même source ajoute que « Kanket Souleymane Camara s’est servi, dès le mois de mars 2019, d’un certain nombre de personnes qui utilisent les réseaux sociaux (en particulier Cheikh Affan) en diffusant des messages d’incitation à la violence à caractère ethnique et régionaliste, et fait mobiliser une centaine d’individus qui se sont donnés rendez-vous le 29 mars 2019 à 08 heures au domicile de Elhadj Mâdjou Baldé, sis à Falékouyé, où ils se sont servis d’armes blanches, de gourdins, de marteaux et de bidons contenant de l’essence en détruisant et incendiant 03 bâtiments et leurs contenus ainsi qu’une boulangerie, des boutiques et magasins ».

Après avoir nargué la justice et l’opinion publique à plusieurs reprises, Cheikh Affan commence à gouter aux délices de la détention. Ce controversé personnage risque gros alors qu’il est également poursuivi au tribunal de Mafanco pour incitation à la violence ethnique et régionaliste, injures publiques.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Débâcle du Syli à la CAN 2019 : « c’est la FEGUIFOOT qui doit rendre des comptes »

9 juillet 2019 à 15 03 36 07367
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Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif, sur la débâcle du Syli national

Élimination humiliante, c’est ainsi que le consultant sportif, Thierno Saïdou Diakité, qualifie la défaite de la Guinée face à l’Algérie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Il appelle la Fédération Guinéenne de Football à rendre des comptes et le ministère des sports à prendre les mesures qui s’imposent. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 09 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : la Guinée est sortie par la petite de la CAN 2019, en encaissant le plus lourd score des huitièmes de finale (0-3) face à l’Algérie. Comment analysez-vous ce revers du Syli national ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est une grosse déception. Et figurez-vous, on misait beaucoup sur cette équipe avant le début de la compétition. Malheureusement, elle a été éliminée en huitièmes de finale. Vous savez, un match de football, il y a la défaite ou la victoire. Mais, la façon dont nous avons été éliminés, c’est ce qui choque, et c’est révoltant. Parce que la Guinée est un grand pays de football qui a un glorieux passé sportif, qui ne méritait pas ce genre de défaite.

Guineematin.com : au lendemain de cette élimination, le président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré, a animé une conférence de presse. Il a dénoncé l’attitude du sélectionneur, Paul Put, et de son staff, qu’il accuse notamment de racketter les joueurs. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Thierno Saïdou Diakité : oui, on se rend compte et on le savait déjà, que la gestion de notre équipe nationale A n’était pas trop orthodoxe. Heureusement, cette élimination à la CAN Égypte, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. A quelque chose malheur est bon. Je pense que les autorités sportives du pays prendront la mesure de la situation pour qu’à partir de maintenant, la gestion de l’équipe nationale en particulier, le football en général, soit beaucoup plus orthodoxe, réponde à des normes de transparence beaucoup plus performantes. Parce qu’on a besoin de performance pour renouer avec notre glorieux passé.

Guineematin.com : selon vous, qui est responsable de toute cette situation ?

Thierno Saïdou Diakité : il n’y a pas à chercher de midi à 14 heures : c’est la Fédération Guinéenne de Football qui gère la discipline, c’est un organe délégataire du ministère des Sports. Donc, si l’on doit demander des comptes, c’est la Fédération Guinéenne de Football qui doit rendre des comptes au ministère, et ensuite le ministère, en relation avec le Comité National Olympique, va prendre les mesures qui s’imposent pour qu’on recadre, qu’on redynamise la gestion de cette discipline.

Guineematin.com : à votre avis, quelles sont les dispositions qui doivent être prises en l’état pour justement relancer le football guinéen ?

Thierno Saïdou Diakité : déjà, il faut qu’on redynamise les assises de façon vraiment urgente. Je ne sais pas comment on va l’appeler : conseil national ou assises ou journée de réflexion sur l’avenir du football. Il faut déjà, sur la base d’un rapport que le ministère devrait demander à la fédération, parce qu’il faut que la fédération et l’entraîneur, Paul PUT, qu’ils produisent un rapport circonstancié sur tout ce qui s’est passé avant les conditions de préparation, les conditions de sélection des joueurs, la façon dont les matchs de préparation ont été gérés à Marrakech, la façon dont la participation a été gérée au Caire au premier tour et aux huitièmes de finale. C’est sur la base de ce document que les autorités pourront faire une évaluation objective et concrète de la situation. Et, la démarche à suivre sera toute tracée. Je pense que c’est la première mesure à prendre.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Thierno Saïdou Diakité : c’est de demander à nos compatriotes de ne pas désespérer. A quelque chose, malheur est bon. Je pense que cette élimination humiliante, c’est le terme, va nous permettre de rebondir d’un bon pied, parce que vous devez être sûrement au courant que le 18 juillet prochain, au Caire, on va procéder au tirage au sort des groupes éliminatoires de la CAN 2021 qui va se dérouler au Cameroun. Donc déjà, dès le 18 juillet, on saura dans quel groupe on sera. Alors, il faudra songer à préparer ces éliminatoires. Mais, avant la préparation de ces éliminatoires, on va remettre les choses sur ordre pour recadrer la gestion de notre football.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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RECONSTRUCTION DU PONT SUR LA SOUMBA : SIGNATURE D’UN ECHANGE DE NOTES SUR LE FINANCEMENT

9 juillet 2019 à 15 03 05 07057

Le 03 juillet 2019, Son Excellence Monsieur Hideo Matsubara, Ambassadeur du Japon en République de Guinée et Son Excellence Madame Diene Keita, Ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, ont procédé à la signature d’un Echange de Notes portant sur le financement du Projet de reconstruction d’un pont sur la route nationale №3, sur la Soumba, en présence du Directeur National des Infrastructures du Ministère des Travaux Publics.

Ce don fait suite à une étude détaillée, d’un montant de 57 000 000 de Yens (environ 4 767 000 000 GNF), qui avait fixé les paramètres du projet. D’un montant de 1 414 000 000 de Yens (environ 118 000 000 000 de Francs Guinéens), avec un financement du Gouvernement Guinéen de 4 250 000 000 GNF, ce projet va permettre de construire un nouveau pont sur la Soumba, à 17 mètres du pont actuel. Ce nouveau pont mesurera 77 mètres de long pour 11 mètres de large (avec chaussée, accotements et trottoirs). L’ouvrage sera un pont de 3 travées à poutres en dalles de béton précontraint, reposant sur 2 pieds. Le revêtement sera en asphalte modifié, et tiendra encore plus finement compte du trafic routier attendu. Il sera mis en œuvre par la JICA, qui a déjà réalisé le pont de Kaaka à Coyah en 2017.

En Guinée, la plupart des ponts sur les routes nationales sont anciens, de 50 à 80 ans d’existence, et ils n’avaient pas été prévus pour la forte circulation de véhicules, dont les poids lourds, qui irriguent aujourd’hui le pays, et leurs largeurs ne correspondent plus au trafic actuel. La route nationale 3 est stratégique pour l’agglomération de Conakry : elle fait partie de l’autoroute transafricaine qui relie la Guinée à ses pays voisins du Nord, et elle constitue également une portion du corridor international de la CEDEAO. Il s’agit donc d’un enjeu majeur de l’aménagement du territoire de la capitale, de la partie Nord de la Guinée Maritime, mais aussi de l’intégration sous régionale.

La réalisation de ce futur pont poursuit la stratégie de long terme de la coopération japonaise en Guinée de construction d’infrastructures de qualité. Cette stratégie constitue l’un des piliers de la coopération du Japon en Afrique, et particulièrement en Guinée, comme s’y était engagée la 6ème Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique, TICAD 6. La prochaine édition, TICAD 7, aura lieu cette année, du 28 au 30 août, à Yokohama au Japon.

Communiqué transmis par l’ambassade du Japon en Guinée

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Décharge de Dar-es-Salam : que va devenir le domaine récupéré ?

9 juillet 2019 à 14 02 50 07507

Après le déguerpissement des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, les espaces vides commencent à recevoir des tas d’immondices. En lieu et place des maisons détruites par les bulldozers du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, d’importantes quantités d’ordures sont entrain d’être déversées sur les lieux. Une situation qui agace les anciens occupants qui n’ont toujours pas été dédommagés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que les victimes disent n’avoir toujours pas commencé à percevoir les fonds promis par l’État pour les dédommager, des ordures commencent à être déversées sur la zone, récemment récupérée par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire.

Dans la journée d’hier lundi, 08 juillet 2019, aux environs de 16 heures, près d’une dizaine de camions poubelles, de camions bennes et plusieurs autres tricycles, remplis d’ordures étaient visibles au tour de la décharge. D’autres camions avaient déjà vidé leur contenu. Une machine en action, entourée de gendarmes et de citoyens en colère, arrachait des arbres ça et là, sous l’œil des anciens occupants des lieux.

Cette situation inquiète davantage les victimes de ce récent déguerpissement. C’est le cas d’Abdoulaye Conté qui dénonce que des ordures soient versées là alors que plusieurs familles n’ont toujours pas été dédommagées. « Cette situation nous inquiète beaucoup. C’est ce matin qu’on a vu des camions remplis d’ordures se diriger vers nous ici, dans nos baraques. Entretemps, on vu aussi deux pickups de gendarmes avec une voiture VA. Nous avons vu le chef de quartier. Ensuite, on est venu leur demander pourquoi ils sont venus ici. Ils nous on dit qu’ils sont venus pour déverser les ordures. Nous leur avons demandé s’ils peuvent venir déverser les ordures alors qu’on n’a pas fini de récupérer notre argent. Parce qu’il y a beaucoup de familles qui n’ont pas reçu leurs fonds d’abord. Elles sont une quarantaine de familles. Les payeurs qui sont au niveau du gouvernorat refusent encore de payer. Ça fait aujourd’hui un mois qu’ils sont entrain de nous fatiguer. Tous les hangars que vous voyez ici appartiennent à des familles qui n’ont nulle part où aller. Donc, s’ils commencent à verser les ordures ici alors qu’on n’a pas fini de payer les familles… »

Plus loin, Abdoulaye Keita dit n’avoir pas compris pourquoi le président Alpha Condé les a chassés des lieux, contrairement aux régimes précédents. « Pourquoi le président Alpha Condé nous a déguerpis ? On n’est pas sur une zone réservée, ni rien. Nos parents sont là depuis les années 60. Les régimes qui se sont succédé nous ont laissés ici. Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara et Sékouba Konaté nous ont laissés ici. Pourquoi Alpha Condé nous a déguerpis ? »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 622919225 / 666919225

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Le Syli humilié à la CAN : les internautes guinéens réclament la tête d’Antonio Souaré

9 juillet 2019 à 14 02 35 07357

L’humiliation subie par la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion nationale. Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football, a animé une conférence de presse hier, lundi 08 juillet 2019, en Egypte. Il a pointé un doigt accusateur sur le sélectionneur, Paul Put, et son staff. Mais, cette sortie est loin de disculper le puissant homme d’affaires aux yeux des citoyens. Sur les réseaux sociaux, beaucoup tirent sur le dirigeant du football guinéen et souhaitent son remplacement à la tête de la FEGUIFOOT. Guineematin.com a compilé quelques réactions des internautes sur le sujet.

La déception est générale chez les supporters guinéens. Tous sont mécontents de la piètre prestation de leur équipe nationale dans cette compétition et surtout de sa correction (3-0) par l’Algérie en huitièmes de finale. Si la Fédération Guinéenne de Football accuse l’entraîneur et le staff technique, certains citoyens pensent plutôt que c’est la FEGUIFOOT elle-même le problème. C’est pourquoi, ils souhaitent le départ du président de l’instance dirigeante du football guinéen et son remplacement par Lucien Beindou Guilao.

Thierno Souleymane Diallo : « l’homme providentiel du football guinéen ne s’appellerait plus Antonio Souaré, mais Lucien Beindou Guilao. Lucien Beindou Guilao, la solution ? », S’interroge-t-il.

Abondant dans le même sens, Sory Sow est encore plus clair : « Guilao Lucien Beindou, président de la FEGUIFOOT, une chance pour la Guinée. Il a tout pour offrir à la Guinée la sélection qu’elle mérite. Un vrai patriote sans démagogie aucune ».

Mamadi Therna Kamissoko, lui, n’appelle pas au départ de Mamadou Antonio Souaré. Mais, il dit n’avoir plus aucune confiance au dirigeant sportif après sa conférence de presse d’hier, lundi. « Après cette sortie honteuse et déshonorante, je retire le peu de crédit que j’avais pour Antonio Souaré », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idée, Aboubacar Camara s’interroge sur le recrutement de Paul Put par la FEGUIFOOT : « avant son recrutement savaient-ils (les dirigeants de la Fédération, ndrl) que Paul Put était en procès pour négociation de matchs en Belgique et a été condamné ? ». Une façon pour lui de répondre à Antonio Souaré qui a accusé le sélectionneur guinéen de racketter les joueurs.

Bella Bah pense également que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est pas saint dans cette affaire comme il le fait croire : « Antonio Souaré savait tout ce qui se passait, mais il a attendu l’humiliation pour nous faire croire qu’il est le saint dans cette affaire. La vraie question est : qui se cache derrière cette affaire ? S’il est sincère, qu’il présente sa démission et Paul Put suivra aussi. Il y a un jeu de cache-cache et une volonté de manipuler l’opinion. Ça ne marchera pas.

Tu dois faire faire preuve de bonne foi avant de l’exiger aux autres. Le passé de Paul Put était sur des deals de matchs truqués, donc pourquoi le choix porté sur lui ? Ne faisait-il pas les affaires d’Amadou Diaby, premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, et par ricochet Antonio Souaré ? Et si Antonio Souaré aussi faisait l’affaire du RPG en leur fournissant un financement ? Il figurait sur les affiches de campagne lors des élections communales avec KPC. Je salue le courage du doyen Amadou Diouldé qui a été l’un des rares à alerter. Antonio Souaré et Paul Put démissionnez ! ».

Kallo Diplomate aussi pense qu’Antonio Souaré et son vice-président, Amadou Diaby, sont les seuls responsables de l’échec cuisant de la Guinée : « les deux businessmen à la tête de la FEGUIFOOT viennent de faire des farces aux guinéens ».

Par contre, certains internautes estiment que le président de la Fédération Guinéenne de Football n’est en rien coupable de la débâcle du Syli national en Egypte. C’est le cas de Mamady Karfamoriah Kaba : « ceux qui s’acharnent contre monsieur Antonio Souaré sont vraiment des comédiens. L’homme est la solution du football », soutient ce citoyen.

De son côté, Arfamoussaya Macka Diaby prend position aussi pour Antonio Souaré. « Antonio Souaré ou l’homme indispensable pour le rayonnement du football guinéen et la promotion des jeunes joueurs. Président, suis ton chemin sans bruit. Président, exécute ton projet de société. Président, engage ton ménage et ta réforme. Président, c’est toi, et nous comptons sur toi. Prési, Kotila », a-t-il écrit.

Mariam Barratou Camara vient clore le débat en ces termes : « Guilao Lucien Beindou, Paul Put, Antonio Souaré et tout son clan doivent être dehors. La FEGUIFOOT doit être réinitialisée ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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N’zérékoré : la communauté met en garde « ceux qui parlent au nom de la région pour des intérêts égoïstes »

9 juillet 2019 à 14 02 20 07207

Les remous sociopolitiques intervenus récemment à N’zérékoré suite à une manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), et qui ont fait un mort, créent la révolte du Cadre de Concertation Communautaire de la capitale de la Guinée Forestière.

Cette structure, qui regroupe les neufs communautés vivant à N’zérékoré, s’inspirant de son passé douloureux, met en garde ceux qui parlent au nom de la région sans agir pour son développement. Elle dénonce « tous ceux qui déambulent à travers les sièges des partis politiques ou les ministères pour quémander ou vendre l’image de marque de la Guinée Forestière aux politiciens pour des intérêts personnels et égoïstes ».

L’annonce en a été faite par le Cadre de Concertation Communautaire dans une déclaration dont voici le contenu :

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Télimélé : la mairie confrontée à un problème de mobilisation des recettes

9 juillet 2019 à 14 02 00 07007

La mairie de Télimélé a ouvert hier, lundi 08 juillet 2019, sa deuxième session annuelle. Les travaux ont porté notamment sur le compte-rendu des activités réalisées, la situation financière et les difficultés rencontrées, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette deuxième session s’ouvre trois mois après la première qui a eu lieu le 05 février 2019. C’est le préfet de Télimélé qui a présidé la cérémonie d’ouverture officielle des travaux. Amadou Sadio Diallo a mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités communales sur un certain nombre de préoccupations. « Je vous remercie et vous prie d’œuvrer pour le bonheur des citoyens de la commune urbaine de Télimélé.

Aujourd’hui, notre environnement est menacée par la coupe abusive du bois, nous devons lutter contre ce fléau, je fais de cela une de mes priorités. Luttons tous contre l’insalubrité de la ville qui peut nous causer beaucoup de maladies et attelez-vous à la collecte des taxes et des impôts pour nourrir la caisse de la commune », a lancé l’autorité préfectorale.

De son côté, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a invité les conseillers communaux à l’union et au travail pour lequel ils sont élus. « Chers conseillers, je vous demande de ne pas mélanger la politique à la survie de la commune. Nous sommes des conseillers pour l’ensemble des citoyens, soyons unis et œuvrons tous pour que les infrastructures sociales de base soient une réalité. Nous devons être fiers de ce qui est déjà réalisé et faire en sorte qu’il y ait d’autres », a-t-il dit.

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour de cette session, le receveur communal, Cheick Sylla, a souligné que « sur plus de 2 milliards de francs guinéens de recettes prévues, la commune n’a pu mobiliser que 452 millions 679 mille 685 francs. Ce montant est reparti entre les recettes locales et une partie du montant issu de l’Agence National de Financement des Collectivités (ANAFIC). En ce qui concerne le compte rendu des activités, la commune urbaine de Télimélé a réalisé quelques activités qui sont :

La réalisation de deux points de vente de viande au marché central ; le lancement des travaux de construction de l’école de quatre salles de classe au collège de Kolly par la CBG ; la pose de la première pierre pour la construction de l’école primaire de Guémé dans le district de Sokoliba et du poste de santé de Gnabély par l’ANAFIC ; la rénovation du bloc abritant la mairie et le reprofilage de la voirie urbaine », a énuméré monsieur Sylla.

Dans les divers, le maire est revenu sur les difficultés rencontrées dans la mobilisation des recettes, l’assainissement de la ville et la gestion de la banque culturelle. Younoussa Goulgoul Diallo a informé aussi les conseillers communaux sur les perspectives pour l’accueil du préfet de Télimélé à la mairie, prévu le 27 juillet prochain.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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BEPC 2019 : Thiapato Barry sur les dispositions prises dans la région de Kindia

9 juillet 2019 à 13 01 47 07477

Les épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont démarré hier, lundi 08 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A l’occasion du lancement officiel de cet examen national à Kindia, l’inspecteur régional de l’éducation, Thiapato Barry, a expliqué les dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves dans la région, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans la région de Kindia, ils sont 27.925 candidats dont 12.303 filles inscrits au BEPC 2019. Lors de la première journée de cet examen national, l’inspecteur régional de l’éducation et le superviseur régional des examens, accompagnés de plusieurs cadres du secteur éducatifs, ont sillonné plusieurs centres d’examen pour s’enquérir de la situation qui prévaut sur le terrain. A cette occasion, l’inspecteur, monsieur Thiapato Barry, a rappelé les dispositions prises pour le bon déroulement des examens nationaux dans la région.

Thiapato Barry, inspecteur régional de l'éducation
Thiapato Barry, inspecteur régional de l’éducation

« Cette année, nous avons réussi, à l’image de l’année dernière, à placer 90% des chefs d’établissements pour être superviseurs dans les autres préfectures. Par exemple, à Télimélé on a maintenu un seul sur les 6 centres ; les 5 sont venus d’ailleurs. A Kindia ici, nous avons gardé deux et les autres sont venus des autres préfectures. C’est pour qu’il y ait l’équité au niveau de la région. Donc les DPE ont pris déjà toutes les dispositions pour un déroulement correct des épreuves. Mais avant, l’inspection régionale de Kindia avait déployé l’ensemble de ses cadres dans les préfectures pour aller sensibiliser les chefs d’établissements, tous les encadreurs scolaires par rapport au mot d’ordre de tolérance zéro pour la session 2019 qu’il faut renforcer. Le MENA a donné tous les outils, les instructions et les lettres d’instruction au niveau de tous les partenaires et acteurs de l’éducation à cet effet », a dit l’inspecteur régional de l’éducation de Kindia.

Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia
Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia

De son côté, Abdoulaye A Camara, superviseur régional des examens à Kindia, s’est réjoui du climat dans lequel le CEE s’est déroulé et le BEPC a démarré. « Cette année est une année un peu particulière. Vous vous souviendrez qu’on a connu des petits moments de dysfonctionnement en raison des contestations sociales. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons réussi à mettre des dispositifs en place pour rattraper les cours.

Aujourd’hui, nous sommes satisfaits du déroulement de l’examen CEE (Certificat d’Etudes Élémentaires) qui a pris fin avant-hier dans les préfectures de la région. En ce qui concerne le BEPC, on vient de procéder au lancement officiel en présence des autorités administratives et locales. Cela nous rassure que l’inspection régionale de l’éducation de Kindia travaille bien », a-t-il déclaré.

Après avoir lancé la première épreuve dans la commune urbaine de Kindia, ces responsables éducatifs se sont rendus dans les autres préfectures de la région pour constater les réalités et sensibiliser les acteurs sur le terrain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

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Recrutement aux Complexes Tour Niger (Regus) et Guest houses Sonoco : voici l’annonce

9 juillet 2019 à 13 01 00 07007

Le Groupe SONOCO, créé en 2004, est un conglomérat avec de grandes sociétés leader dans leurs domaines d’activités. Il emploi plus d’un millier de personnes, dans les secteurs aussi variés que l’industrie, la distribution, la construction, l’immobilier, le transport, la logistique, le transit et la finance.

Le succès du Groupe SONOCO réside dans ses valeurs cardinales qui sont : la bonne gouvernance, le travail d’équipe et l’excellence, adossées à une mission qui consiste à améliorer le bien-être des populations en apportant une totale satisfaction à nos actionnaires et à nos employés. Le tout convergeant vers la réalisation de notre vision qui est de faire du Groupe SONOCO « … une entreprise citoyenne, leader dans ses domaines d’activité »

Nous recherchons des candidats pour les postes suivants :

Un Directeur pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS), un Responsable des ventes pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS), une Hôtesse d’accueil pour les COMPLEXES TOUR NIGER (REGUS) ; et, un Gestionnaire Guest Houses

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cette annonce :

Annonce recrutement Complexes Tour Niger (Regus) et Guest houses Sonoco.docx

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Assassinat de Th. Aliou Diaouné : la prison à vie requise contre les 4 présumés criminels

9 juillet 2019 à 12 12 02 07027
Feu Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports

Le procès des présumés assassins de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, a connu son dernier virage hier, lundi 8 juillet 2019, au tribunal de Dixinn. On en était aux réquisitions et plaidoiries dans ce dossier où quatre accusés sont poursuivis pour assassinat et complicité d’assassinat. Une peine de réclusion criminelle à perpétuité a été requise contre eux alors qu’ils ont toujours clamé leur innocence, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire les quatre (4) personnes poursuivies pour assassinat et complicité d’assassinat sont : Abdoulaye Djibril Diallo, dit Foula Boy ; Aronu Goowin Ozoekwe, dit John ; Samuel Dyngee, dit Sam Sami; et Noël Camara, dit Nouha. Ils sont poursuivis dans l’assassinat de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de la Transition en 2010 et ex-coordonnateur national du Fonds de Consolidation de la Paix en Guinée.

Il a été tué par balles dans son véhicule, le vendredi 6 février 2015, à Conakry aux environs de 21 heures à Kobaya, dans la commune de Ratoma. Son véhicule, de marque Toyota Land Cruiser, avait été emporté par les assaillants.

Après enquête, les 4 présumés auteurs ont été mis aux arrêts et placés sous mandat de dépôt le 13 mai 2015. La toute première audience a commencé le lundi, 15 avril 2019. Ce lundi, 8 juillet 2019, l’on a assisté aux plaidoiries et réquisitions dans ce dossier.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a rappelé que cette nuit du 06 février 2015, ces 4 accusés ont suivi la voiture de monsieur Diaouné. « En cours de route, les assaillants ont profité d’un embouteillage pour faire une fausse manœuvre. C’est ainsi que monsieur Diaouné a garé son véhicule. Les malfrats s’y sont introduits avec force et Abdoulaye Djibril Diallo a tiré à bout portant sur Aliou Diaouné. Ils l’ont détaché de sa ceinture de sécurité et ils l’ont jeté dehors en emportant son véhicule. Avant de l’envoyer à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé, il était déjà mort. Lorsqu’ils ont été arrêtés, ils avaient 5 téléphones portables, 3 permis de conduire, une carte de séjour appartenant à Samuel Camara, une carte grise, des clefs de véhicules, un carnet de vaccination », a expliqué le procureur.

Plus loin, Daouda Diomandé va demander au tribunal de faire application des articles 19 et 206 du code pénal guinéen en condamnant les 4 accusés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sureté de 10 ans.

La partie civile, par la voix de maitre Mohamed Sylla, va à son tour réclamer 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, et la restitution du véhicule du défunt.

Par contre, les avocats de la défense ont plaidé non coupable et dénoncent un acharnement du ministère public contre leurs clients. « Le procureur demande la condamnation à perpétuité de ces 4 personnes. C’est un acharnement. On ne peut pas sacrifier la vie des gens alors que les coupables sont tapis dans l’ombre. Ce n’est pas eux qui ont tué monsieur Diaouné. Le ministère public doit aller chercher ailleurs les assassins de monsieur Diaouné. Si vous les condamnez, ça serait un tort. Condamner ces gens là à perpétuité, sans donner aucun élément de preuves, ce serait le monde à l’envers. Nous plaidons non coupable et nous demandons au tribunal d’acquitter purement et simplement nos clients », a lancé maitre Foromo Loua.

Le dossier a été renvoyé au 22 juillet 2019 pour la délibération.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 92

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SMB-Winning et ses employés assainissent le port minier et la route minière Kaboyé-Katougouma

9 juillet 2019 à 11 11 42 07427

Communiqué : Le Consortium SMB-Winning et ses employés ont entamé lundi, 08 juillet 2019 une vaste campagne d’assainissement de l’alentours du Port de Katougouma, en visant notamment le campement des camions et la route minière partant de la base de Kaboyé pour le district de Katougouma, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la politique RSE du Consortium visant à protéger l’environnement et préserver la santé des riverains et des travailleurs.

Pour le directeur adjoint du département des relations communautaires de la SMB, M. Wi Qioing : « De nombreux déchets se sont accumulés depuis plusieurs mois dans cette zone, et il est indispensable d’assainir la zone pour protéger la santé des habitants et l’environnement. Le Consortium a déjà distribué du matériel en ce sens, et il est temps maintenant de s’en servir ».

Selon Kaïraba Diawara, agent communautaire de la SMB : « La politique RSE de la SMB se caractérise par son exigence et son ambition. Ce genre d’initiative qui bénéficie aussi bien à nos collègues qu’aux riverains témoigne de l’importance des relations communautaires pour notre entreprise ».

Pour Mariam Gandéka, vendeuse de riz au campement des camions : « La SMB fait d’importants efforts pour le développement local, notamment avec la route pavée. Cette nouvelle initiative montre bien que le Consortium est toujours attentif aux besoins des habitants ».

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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32 ans de l’OOAS : le message du Directeur Général, le Prof. Stanley OKOLO

9 juillet 2019 à 11 11 25 07257

Aujourd’hui, 9 juillet 2019, l’OOAS commémore les 32 ans de sa création par le Protocole de la CEDEAO (A/P2/7/87) signé en 1987 par les 15 Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Abuja. Nous célébrons donc en ce jour, la Journée de l’OOAS dont l’objectif principal est de réaffirmer l’engagement de l’Institution vis-à-vis de la vision de ses pères fondateurs et par rapport au mandat à elle assigné qui est de promouvoir l’intégration régionale à travers la santé. C’est aussi l’occasion de partager avec les populations de l’Afrique de l’Ouest quelques-unes des activités que nous avons pu mettre en oeuvre, nos projections sur le futur et également leur faire part des défis auxquels nous sommes confrontés.

Au début de sa création, le mandat de l’OOAS était d' »assurer le niveau le plus élevé possible en matière de norme et de protection de la santé des populations de la région par l’harmonisation des politiques des États membres, la mise en commun des ressources et la coopération entre eux et avec les autres pour une lutte collective et stratégique contre les problèmes sanitaires de la sous-région ».

Aujourd’hui, le paysage sanitaire de l’Afrique de l’Ouest a quelque peu changé. En effet, ce paysage est maintenant mitigé, avec une population en meilleure santé, et vivant plus longtemps en 2019 qu’en 1987. Les taux de vaccination des enfants sont élevés, tous nos pays se sont débarrassés de la polio et nos réseaux régionaux de santé se sont davantage renforcés. Cependant, nous sommes toujours confrontés à des épidémies récurrentes telles que la fièvre de Lassa, la fièvre jaune et la méningite. Beaucoup de nos femmes meurent encore lors de l’accouchement et trop d’enfants ne vivent pas au-delà de leur cinquième anniversaire. Les maladies évitables restent un fléau à tout âge. Le paludisme a été éliminé dans plusieurs parties du monde, mais reste endémique dans notre région, où il est responsable d’environ quatre décès sur cinq chez les enfants de moins de cinq ans. Au niveau mondial, 11 pays comptent plus de 80% des cas de paludisme. Il s’agit de l’Inde et de 10 pays africains, dont cinq en Afrique de l’Ouest. L’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ainsi que les accidents vasculaires cérébraux sont aujourd’hui les principales causes de décès au sein de nos populations. Le problème des médicaments falsifiés se pose avec acuité, et constitue une question urgente et critique dans nombre de nos pays. L’importation de près de 80 % des médicaments dont nous avons besoin dans notre région, illustre la nécessité pour nous d’en faire notre priorité, la fourniture de médicaments de très bonne qualité et à un coût abordable dans toute la région, de préférence à travers la production au niveau régional ; ce qui contribuera également à l’industrialisation et à la création d’emplois.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de ce message :

Message du DG OOAS à l-occasion de la célébration de son 32è anniversaire

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Manifestation à Siguiri : les employés de la SAG empêchés d’aller au travail

9 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Une semaine après leur première manifestation, les anciens contractuels de la Société Aurifère de Guinée (SAG) de Siguiri se sont fait entendre à nouveau. Ils sont descendus dans la rue hier, lundi 08 juillet 2019, pour exiger la satisfaction de leurs revendications, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Plus question de patienter longtemps pour ces travailleurs ayant participé à la construction de la troisième usine de la SAG à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Après avoir longtemps attendu, ils décident désormais de se faire entendre dans la rue pour exiger le payement de l’argent que leur doit la Société Aurifère de Guinée mais aussi leur engagement au sein de l’usine qu’ils ont construite. Après leur manifestation du 30 juin dernier qui n’a pas connu de suite favorable, ils ont barricadé à nouveau la route Siguiri-Kintinia ce lundi, empêchant les travailleurs de la SAG de se rendre au travail.

« Le problème c’est entre la SAG et nous, c’est la SAG qui nous a recrutés pour la construction de sa troisième usine. Mais, la SAG a commencé à nous trahir dès le départ. Au lieu qu’elle ne nous emploie directement, elle a préféré sous-traité avec la société Guinée Labour qui, à son tour, a sous-traité avec WBHO, qui a sous-traité aussi avec le groupe five. On ne recevait pas nos salaires normaux. Sur le bulletin, le salaire brut était de 12 millions de francs par mois et par personne, mais le salaire qu’on recevait c’est 3.500.000 francs par mois.

Quand nous avons manifesté, ils nous ont convaincus de travailler et que l’objectif c’est l’emploi. Malheureusement, après la construction de l’usine, ils nous ont mis à la porte et ont recruté des Ghanéens. La semaine passée, le préfet avait promis que nous serions payés dans 72 heures, mais voilà cela fait une semaine rien n’est fait », a déploré Mohamed Gackou, le porte-parole des manifestants.

Comme lors de la première manifestation, le préfet de Siguiri est intervenu pour demander aux manifestants de libérer la route. « Après la première manifestation, j’avais dit que vous seriez payés dans une semaine, personne ne me poussera à mentir. L’Etat a envoyé des inspecteurs pour résoudre votre problème. La SAG avait dit 24 heures, j’ai dit non, je leur avais donné une semaine pour finir avec le problème. Parmi vous, il y a 63 personnes qui ont travaillé au mois de mars, l’inspection a prouvé qu’elles seront payées.

L’argent qu’on avait défalqué sur votre salaire pour la caisse sociale vous sera remis. Pour le recrutement, je ne peux rien vous dire. La SAG est prête à recruter, mais avec ce mouvement de contestation, elle ne peut pas. Après cette affaire d’argent, elle fera face au recrutement, mais si vous acceptez de rentrer à la maison », a lancé le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri.

Après cette intervention du préfet, les manifestants ont accepté de libérer la route et de rester à l’écoute des autorités. Ils espèrent qu’une solution favorable sera trouvée à leur problème.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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