Minerai de fer de Simandou : l’appel d’offres lancé par le Chef de l’Etat

13 juillet 2019 à 21 09 53 07537

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce samedi, 13 juillet 2019, sur les ondes des médias d’Etat, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a lancé la procédure d’appel d’offres relative à l’attribution de droit minier sur le gisement de minerai de fer situé sur les blocs un et deux de Simandou.

Indiquant que ce décret est signé suite à une proposition du ministre des Mines et de la Géologie, le décret précise que cet appel d’offres permet d’appliquer l’arrêté numéro A 2019 42 68 Ministère des Mines et de la Géologie/SGG du 27 juin 2019.

Cet acte du pouvoir central précise que ce gisement de fer dont l’appel d’offres vient d’être lancé couvre une superficie de 369 kilomètres carrés et est situé dans la préfecture de Kérouané.

Enfin, le décret indique que la procédure se déroulera suivant les modalités prescrites par le cahier spécial des charges élaboré à cet effet.

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Décret suivi et décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dar-Es-Salam : la zone déguerpie transformée en carrière

13 juillet 2019 à 21 09 01 07017

Quelques semaines après la casse des maisons situées aux abords de la décharge de Dar-Es-Salam, une partie de la zone déguerpie est devenue aujourd’hui une carrière de latérite. Elle est exploitée par la société turque Albayrak. La mairie de Ratoma, commune dont relève la zone, a tenté de s’y opposer mais en vain, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Selon nos informations, c’est au temps de l’ex maire de Ratoma que l’exploitation de cette partie a commencé. Feu Souleymane Taran Diallo s’y est opposé et a ordonné l’arrêt des travaux. Ce qui fut fait. Mais, quelques jours seulement après son décès, les travaux ont repris dans la zone déguerpie. Le maire par intérim, Issa Soumah, a été saisi de la situation et il demandé à ses collaborateurs d’empêcher ces travaux.

Thierno Sadou Sow, conseiller à la mairie de Ratoma
Thierno Sadou Sow

« Le maire intérimaire, Issa Soumah, m’a appelé pour me dire de continuer le travail, d’empêcher toute activité sur le terrain. Il m’a dit : si vous trouvez des gens sur le site, arrêtez-les et faites les déposer à la gendarmerie. Il a signé un ordre de mission pour nous dans ce sens. Nous sommes allés sur le terrain ce vendredi, 12 juillet 2019. Nous nous sommes déployés donc sur le site. Et aux environs de 23h30, nous avons trouvé une dizaine de camions gros porteurs qui attendaient de charger et transporter la terre. Nous avons fait arrêter Aly Traoré, le coordinateur et Moussa Camara, le conducteur de la machine. Nous les avons déposés à la gendarmerie », explique Thierno Sadou Sow, conseiller à la mairie de Ratoma.

Mais, les deux employés d’Albayrak n’ont passé que très peu de temps à la gendarmerie. Ils ont été aussitôt libérés à la demande de l’ANASP, dit-on. « En quittant le site de Dar es-salam, j’ai échangé avec le maire qui m’a demandé de les libérer. Il m’a dit que l’ANASP (l’agence nationale d’assainissement et de salubrité publique), accusée d’avoir autorisé Albayrak d’exploiter le site, a envoyé un courrier dont j’ignore le contenu », a dit Thierno Sadou Sow, la mort dans l’âme.

Pour l’heure, les travaux d’exploitation de la carrière ont repris de la plus belle manière et l’équipe de M. Sow n’entend pas intervenir sur le terrain d’ici lundi. Le temps de rencontrer le maire et de prendre connaissance du contenu du courrier déposé par l’ANASP.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Crimes humains en Guinée : les parents des victimes veulent poursuivre Alpha Condé

13 juillet 2019 à 20 08 50 07507
Liste partielle des martyrs de la démocratie au cimetière de Bambéto

En marge de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, tenue ce samedi, 13 juillet 2019, au siège national du parti, à la minière, Mamadou Barry, le secrétaire général adjoint dudit parti, a annoncé la création prochaine d’un « collectif des combattants » qui ont perdu la vie dans la lutte pour la démocratie en Guinée (depuis l’avènement du professeur Alpha Condé à la magistrature suprême du pays).

L’objectif de cette initiative est surtout de pouvoir poursuivre l’actuel président guinéen pour crimes contre l’humanité, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

Mamadou Barry, secrétaire général adjoint de l'UFDG
Mamadou Barry, secrétaire général adjoint de l’UFDG

Depuis l’avènement du professeur Alpha Condé à la magistrature suprême de la Guinée, plusieurs personnes (en majorité des jeunes) ont perdu la vie dans les différentes manifestations politique organisées par l’opposition à Conakry. A ce jour, l’opposition guinéenne estime ces victimes à 103 morts (dont plusieurs tuées par balles). Et, pour se souvenir à jamais de ces « combattants de la démocratie », l’UFDG veut confectionner un « livret » de toutes ces « victimes de la dictature » du régime Alpha Condé.

« Nous avons des jeunes (morts) qui sont couchés à Bambéto. Ils sont au nombre de 103 victimes de la dictature. Il est bon que l’UFDG s’en souvienne… Monsieur le président de l’UFDG m’a confié un travail qui consiste à faire un livret pour toutes les victimes de l’UFDG, victimes de la barbarie du RPG et d’Alpha Condé. Il est question que les familles de ces victimes se retrouvent, qu’elles se parlent, qu’elles se connaissent… Ces personnes doivent se retrouver ici pour constituer un collectif. Parce que l’objectif final, c’est de poursuivre Alpha Condé pour crimes contre l’humanité. Et, ce dossier doit être préparé dès maintenant », a indiqué Mamadou Barry, le secrétaire générale adjoint de l’UFDG.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : marche pacifique de protestation contre les assassinats ciblés des conducteurs de taxi-motos

13 juillet 2019 à 20 08 37 07377

Les conducteurs de taxi-motos ont organisé ce samedi, 13 juillet 2019, une marche pacifique dans les rues de la commune urbaine de Labé pour réclamer justice suite à l’assassinat d’un conducteur de taxi-moto, tué par des inconnus, la semaine dernière, aux environs de 17 heures, à Donghol, un quartier situé à l’Est de la ville, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’initiative de cette marche pacifique a été prise par les responsables syndicaux du secteur du transport par moto, explique le porte-parole des manifestants, Diallo Thierno Abdourahmane, secrétaire général de la Section CNTG des conducteurs de taxi-motos à Labé. « Nous réclamons plus de sécurité, nous réclamons justice aussi parce que vous n’êtes pas sans savoir que le mardi 2 de ce mois il y a eu un taximètre qui a été assassiné à Donghol par des personnes qui sont vraiment sans cœur, ni foi » a-t-il déclaré.

Aucune déclaration officielle n’a été enregistrée de la part des autorités régionales, préfectorales et communales de Labé depuis l’assassinat du jeune Thierno Abdoulaye Baldé. «On les rappelle que c’est à eux de nous sécuriser. Nous et nos biens. C’est pour cela qu’ils sont à Labé à ce que je sache. Toutefois, s’ils ne peuvent plus nous sécuriser, vraiment ils n’ont qu’à démissionner » a ajouté le porte-parole des manifestants.

Malgré la justesse et l’objectivité de cette initiative noble des responsables syndicaux du secteur, certains conducteurs de taxi-moto évoluant dans la commune urbaine de Labé n’ont pas voulu répondre à l’appel à manifester lancé par les initiateurs du mouvement. « Pour ceux qui n’ont pas suivi, on a dépêché une équipe qui va descendre sur le terrain pour prendre tout taximètre qui est en train de travailler aujourd’hui. Ils seront vraiment sanctionné » a prévenu notre interlocuteur.

Il est à préciser que l’insécurité galopante qui terrorisent les citoyens de Labé cible particulièrement les conducteurs de taxi-motos, régulièrement victimes d’assassinat à l’occasion des déplacements vers la périphérie de la ville ou pour certaines collectivités rurales de la région. Malheureusement, les enquêtes toujours ouvertes par les autorités sécuritaires compétentes n’ont jamais été fermées. Et les présumés assassins des cas déjà enregistrés n’ont jamais été démasqués, malgré le professionnalisme incontesté et incontestable de nos officiers de police judiciaire.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kalémodou Yansané de l’UFDG : « la Guinée est malade de ses échecs »

13 juillet 2019 à 20 08 28 07287

L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi, 13 juillet 2019, à son siège à la Minière. Cette rencontre politique a été présidée par le vice-président chargé des affaires économiques du parti. Kalémodou Yansané a profité de l’occasion pour dénoncer les maux dont souffre la Guinée. Une Guinée qu’il dit être malade de ses échecs, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

Des problèmes d’assainissement de la ville de Conakry au projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution, en passant par la mauvaise gouvernance et l’élimination humiliante de la Guinée de la CAN Egypte 2019, rien n’a été écarté par le vice-président chargé des affaires économiques de l’UFDG.

Kalémodou Yansané

« Aujourd’hui, notre pays est en deuil. La Guinée est malade. Malade de ses échecs. Nous sommes en deuils des échecs de notre Guinée, du pouvoir exécutif », a entamé Kalémodou Yansané.

Dénonçant l’insalubrité de la ville de Conakry, le vice-président de l’UFDG a fustigé ceux qui cherchent des boucs émissaires ailleurs que dans le gouvernement. « On est incapable de drainer nos propres ordures. C’est une véritable honte. Maintenant, on cherche des boucs émissaires. Si une ordure bouche un petit trou sur une route, on dit que c’est Elhadj Cellou qui a construit cette route il y a 15 ans, 20 ans. On dirait que c’est Elhadj Cellou qui est au pouvoir pour assainir et entretenir les routes. C’est une foutaise », a dit Kalémodou Yansané.

S’agissant du manque d’avion de l’Etat guinéen, le vice-président de l’UFDG a dit que c’est une honte pour notre pays. « L’unique avion que le pays avait ici, le président Lansana Conté lui-même a demandé que cet avion soit liquidé. Les mauvaises langues parlent de cela jusqu’aujourd’hui. Il y a des compagnies en Afrique qui ont plus de 50 avions. Même les petits pays ont des avions pour l’Etat. Et la Guinée ? Il y a un an, nous avons vu le président Alpha Condé dans un avion… Et, la nouvelle compagnie air Guinée ! Où est l’avion là ? C’est une honte pour le pays. Le pays est malade », a déclaré Kalémodou Yansané.

Parlant de la CAN Egypte 2019 (où la prestation de la Guinée a été catastrophique) le vice-président chargé des affaires économiques de l’UFDG a regretté les nombreux milliards qui ont été engloutis pour soutenir le Syli. « Le pays est malade de son football. La semaine dernière, on a demandé aux sages de prier pour le football. On a cotisé de l’argent pour soutenir l’équipe guinéenne. 60 milliards sont dépensés. On a payé des écrans géants. On a aménagé des lieux pour suivre le match. Le résultat c’est quoi ? C’est la honte », a fait remarquer Kalémodou Yansané sous le refrain : « nous sommes en deuil parce que le pays est malade ».

Abordant la question de la CENI et de l’administration guinéenne, le vice-président de l’UFDG a évoqué une gangrène. « Nous sommes en deuil. La CENI (commission électorale nationale indépendante), jusqu’à présent, nous n’avons pas un chronogramme clair. Quand est-ce que nous allons faire les élections ? Nous sommes malades. Nous sommes malades de notre administration. Depuis combien d’années les élections communales ne sont encore achevées ? C’est en Guinée seulement qu’on peut constater ces dérives pareilles… C’est une gangrène. Mais, heureusement, comme le président Alpha Condé aimait à le dire, le poisson commence à pourrir par la tête », a dit Kalémodou Yansané.

Pour finir son speech, le vice-président de l’UFDG a évoqué la question du projet de nouvelle constitution qui fait actuellement débat en Guinée. « Nous sommes malades. Parce qu’aujourd’hui, tout le monde est tourné vers le troisième mandat. Qu’on l’appelle nouvelle constitution, qu’on l’appelle soutien au pouvoir ou qu’on l’appelle troisième mandat, ça abouti à la même chose. Toutes ces différentes galeries convergent à la même caverne qui est dirigée malheureusement par une même personne. Tout le monde est tourné vers le troisième mandat quoi qu’il n’aboutira jamais », a conclu Kalémodou Yansané.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le RPG harangue sa jeunesse : « à notre temps, on n’hésitait pas ; quand on veut agir… »

13 juillet 2019 à 20 08 10 07107

Le débat sur la nouvelle Constitution est loin de s’estomper, notamment chez les promoteurs de cette idée qui divise. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée, y tient coûte que coûte et l’a réaffirmé à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire, tenue ce samedi 13 juillet 2019. La séance a été présidée par M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du parti, en présence d’autres cadres, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Bangaly Camara, membre du bureau politique national,
Bangaly Camara

Dans son intervention, Bangaly Camara, membre du bureau politique national, a remercié la jeunesse du parti pour la forte mobilisation du dimanche dernier pour soutenir le projet de nouvelle Constitution. « Le président Alpha Condé vous remercie vivement. Vous savez, la force d’une structure, les piliers d’une structure, c’est la jeunesse. Le président Ahmed Sékou Touré disait que la jeunesse a toujours raison. Et, c’est pourquoi il a accordé beaucoup d’importance à l’émancipation de la jeunesse et des femmes. Si nous parlons devant vous aujourd’hui, c’est grâce à l’héritage que ceux-ci nous ont donné. Donc, le RPG aussi, dès son avènement en Guinée ici, a été supporté, soutenu par la jeunesse. Parmi eux, il y a M’Bany Sangaré. Nous, on était dans la trentaine, on était devant le combat. On n’avait peur de rien, parce que quand tu hésites trop, Dieu même ne te regarde plus. Le chasseur qui va en brousse, s’il hésite trop, il ne tirera jamais un gibier. A notre temps, on n’hésitait pas ; quand on veut agir, on agit. Et si aujourd’hui la jeunesse se lève, pour nous montrer qu’ils sont nos héritiers devant nous-mêmes ; vraiment, nous sommes très contents et nous sommes rassurés que le RPG vivra longtemps. (…) Vous voulez qu’on ait une nouvelle Constitution, parce que vous avez vu que l’actuelle Constitution est parsemée d’insuffisances. La Constitution qui a donné naissance à la République de Guinée, ce n’était pas la Constitution de la Guinée. C’est la Constitution du gouvernement français qui a donné naissance à la République de Guinée, parce qu’on n’avait pas de constitution », a tenté de se justifier monsieur Camara.

Parlant de la visite en Guinée du président libérien, Georges Wéah, M’Bany Sangaré a expliqué que ce déplacement, qui a duré 3 jours, vise à promouvoir les rapports de bon voisinage entre nos deux pays. « Pendant cette visite, le président du Libéria a commencé par se rendre au Port Autonome de Conakry (PAC) à travers toutes ces installations modernes que le professeur Alpha Condé et tout le gouvernement de la 3ème République ont bien voulu apporter à la vitrine économique de notre pays. Je crois que la délégation libérienne a bien été émerveillée. Car, elle a constaté qu’il y a beaucoup de changements au PAC à travers les installations de Bolloré, les installations portuaires de FRIGUIA et les installations du port conventionnel. Après, la délégation libérienne a été conduite dans les différents barrages en construction dans notre pays, à commencer par le barrage de Kaléta, le barrage Souapiti et Amaria, pour apprécier les grands travaux en cours en République de Guinée. Ensuite, la délégation libérienne a été conduite à Boké et à Kamsar où elle a visité les différentes compagnies minières qui évoluent sur le terrain dans la zone minière de Boké. Cela doit nous dire que le Chef de l’Etat est un panafricain qui pense beaucoup à l’Afrique et raffermi tous les jours les liens d’amitié qui lient notre pays autres pays de l’Afrique », a-t-il expliqué.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle,
Lansana Komara

Pour sa part, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, a invité les cadres du parti à se mobiliser davantage afin de faire gagner le RPG Arc-en-ciel aux prochaines élections. « Nous vous demandons, au nom de la direction nationale du parti, de rester toujours mobilisés. Nous savons que le RPG Arc-en-ciel est un grand parti, un parti mobilisé, ce qui a fait que jusqu’au jour d’aujourd’hui, vous avez gagné toutes les élections en République de Guinée. C’est une réalité. Vous savez, les battus ont toujours des arguments. Ils diront, c’est parce qu’ils ont été trichés à gauche, à droite. Ce qui est clair, c’est qu’ils ont toujours été battus à chaque élection. Ça, c’est parce que vous vous êtes mobilisés. Tendez la main aux autres, parce que les échéances qui arrivent, le Référendum et les autres échéances, nous sommes convaincus que le RPG va rafler l’écrasante majorité », a laissé entendre monsieur Komara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré raille Alpha Condé : « ceux qui ont peur sont ceux qui ne sont pas allés au stade »

13 juillet 2019 à 19 07 56 07567

Considérée comme le fer de lance de la fronde anti-troisième 3ème mandat, l’Union des Forces Républicaines compte rester dans la même dynamique, malgré les multiples tentatives d’intimidation du pouvoir en place. Le président Sidya Touré a réaffirmé cet engagement ce samedi, 13 juin 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de son parti. La rencontre a mobilisé de nombreux militants, engagés à barrer la route aux promoteurs d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Sidya Touré a fait savoir que l’UFR ne cédera pas devant les intimidations contre les opposants au projet de 3ème mandat ou de nouvelle Constitution. « Vous savez, depuis que l’UFR a lancé le refus du 3ème mandat, cela a gagné tout le pays. Et la décision a été prise en haut lieu qu’il fallait tout faire pour s’attaquer à l’UFR. Maintenant qu’on a acheté avec l’argent, les gens qui viennent s’ajouter à l’UFR, mais comme tout ça n’arrange pas, on veut nous faire peur. Mais nous, on n’a pas peur. Vous savez que les militaires nous ont menacés ici, nous on a été au stade. Ceux qui ont peur, sont ceux qui ne sont pas allés au stade. Nous, on n’a pas peur d’aller là où on doit aller quand il s’agit de défendre les intérêts de la Guinée. Moi Sidya, vous me verrez là-bas, dans tous les cas de figure. Moi, je n’ai rien contre quelqu’un, mais ce que je dis-là, c’est la vérité. Mais, si pendant 9 ans, on n’a rien obtenu, on ne peut pas dire ça ? Ce qui n’est pas fait, n’est pas fait… »

L’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat a mis l’occasion à profit pour critiquer les interpellations des communicants opposés au 3ème mandat, notamment de Fodé Baldé de l’UFR poursuivi pour une tribune publiée dans les médias. « Maintenant, on veut vous effrayer, on convoque les communicants d’abord à la police, et puis on s’assoit et on réfléchit, on dit maintenant, on va changer et requalifier pour dire qu’il a insulté le Président. Mais, ce papier-là, tout le monde peut le lire ! Ensuite, ce n’est pas nous qui avons commencé, ce sont les communicants du gouvernement qui ont annoncé qu’Alpha était déjà élu président de la CEDEAO. Nous, on a dit qu’on n’est pas d’accord. En français, on appelle ça, donner une opinion. Le délit d’opinion n’existe pas en Guinée. Donc, notre constitution reconnaît à tous les citoyens d’avoir une opinion. Si non, on allait revenir au parti-Etat comme avant. Si tu as deux partis, trois partis, c’est que tu dois savoir qu’il y a des gens qui ne sont pas d’accord avec toi. Nous n’accepterons jamais le 3ème mandat. Et nous allons mobiliser l’ensemble de la population guinéenne pour que le 3ème mandat soit oublié. Fodé Baldé ira lundi répondre à l’appel du tribunal. J’ai dit au juge, ne soyez pas des instruments dociles de la politique. Les avocats nous l’ont montré, les avocats guinéens ont montré que tous les cas relatifs au FNDC, ils le font gratuitement, ils les défendent gratuitement ».

Concernant la révision du fichier électoral, l’ancien Premier ministre a mis en doute l’impartialité de l’opérateur Inovatrix. « On est contre le 3ème mandat. On est contre la nouvelle Constitution. On est contre la modification de la Constitution. Et, il y a une idée nouvelle qui est entrain de sortir aussi, je vous annonçais à la radio, 3 semaines avant le dépouillement, que c’est Inovatrix qui va gagner l’appel d’offres à la CENI. Et, c’est Inovatrix qui est entrain de gagner. Pourquoi ? Parce qu’Inovatrix a les données de Gemalto, les données de Waymark, les données dans lesquelles il y a 1 millions 574 mille faux électeurs, sur 6 millions… Donc nous, on n’acceptera pas cela aussi. Pour nous, Inovatrix peut permettre à Alpha d’avoir 2/3 à l’Assemblée nationale, Inovatrix est égal à 3ème mandat aussi », a dénoncé Sidya Touré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225/ 666919225

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L’IRE de Labé rassure : « tout est mis en place pour un bon déroulement du baccalauréat »

13 juillet 2019 à 19 07 36 07367

Après le CEE et le BEPC, le baccalauréat unique va démarrer le lundi, 15 juillet 2019, en Guinée. A Labé, les autorités éducatives se disent tout à fait prêtes pour cet autre examen national, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Malick Sall

Selon l’inspection régionale de l’éducation de Labé, ce sont en tout 2.629 candidats qui doivent affronter les épreuves du baccalauréat unique, session 2019, dans la région administrative de Labé. « Au niveau de la région administrative de Labé, qui regroupe 5 DPE, nous avons : en sciences expérimentales, un total de 589 candidats inscrits dans la région dont 266 filles.

En sciences mathématiques, nous avons 917 candidats inscrits dont 337 filles. En sciences sociales, il y a 1098 dont 386 filles. En sciences sociales franco-arabe, nous avons 25 candidats inscrits dont 4 filles. Soit un total de 2629 candidats dont 993 filles », a expliqué Malick Sall, chargé des transferts à l’inspection régionale de l’éducation de Labé.

Ce responsable éducatif assure qu’à l’heure, tout est mis en place pour que cet autre examen national se passe dans des bonnes conditions. « Il y a eu des dispositions qui ont été prises en amont pour non seulement éviter la fraude dans les salles, mais aussi la fuite des sujets. On a sillonné tous les centres et on a constaté qu’ils sont aménagés. Et là où il y avait des manquements, on a donné des instructions pour les corriger. A l’heure actuelle, tout a été corrigé, tout est mis en place. Et on espère que le baccalauréat se passera dans des bonnes conditions », a-t-il dit.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Échec du régime Alpha Condé ? Dr Ousmane Kaba dit comment le prouver

13 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Les femmes du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) étaient fortement mobilisées ce samedi, 13 juillet 2019, au siège de la formation politique, à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire. Elles ont exprimé leur adhésion aux idéaux du parti et ont promis d’accompagner Dr Ousmane Kaba jusqu’au palais Sékhoutoureya, en 2020. Une occasion mise à profit par l’opposant pour dénoncer la gouvernance Alpha Condé, tout en donnant un moyen de prouver ces dires, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une ambiance festive que le Parti des Démocrates pour l’Espoir a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi. Devant le président du parti, Dr Ousmane Kaba, les femmes du PADES, massivement mobilisées pour la circonstance, ont tenu à exprimer leur soutien aux idéaux défendus par le leader de leur formation politique. « Aujourd’hui est un jour solennel pour les militantes du grand parti PADES, pour exprimer nos vifs engagements aux idéaux de Dr Ousmane Kaba, président du PADES, pour le combat qu’il mène pour le bien-être des femmes et de la jeunesse.

En effet, vous savez comme tous que la femme est le baromètre de la société, lorsque la société va mal, la femme va directement mal. Parce qu’elle est occupée par son mari, son enfant et sa famille. En construisant une école de la trempe de Kofi Annan, Dr Ousmane Kaba a résolu la préoccupation des femmes de la Guinée sans distinction d’ethnie ou de religion. Nous sommes derrière vous jusqu’à Sékhoutoureya », a déclaré Aïssatou Soumah, porte-parole de circonstance des femmes du PADES.

Dans son discours réponse, Dr Ousmane Kaba, le président de la formation politique, a commencé par décrire les conditions difficiles dans lesquelles vivent les femmes guinéennes sous l’ère Alpha Condé. « La présence de ces nombreuses femmes au siège du PADES, symbolise l’ensemble des femmes guinéennes. Ce sont les femmes qui souffrent, ce sont les femmes qui prennent le poids de la Guinée et de la misère guinéenne. On a toujours parlé de ce paradoxe guinéen : un pays où il y a tous les atouts naturels mais à la fois un pays pauvre aussi. Et, cette pauvreté est ressentie par les femmes plus que tous les autres éléments de la société.

Puisque rappelez-vous, ce sont les femmes qui sont à la base de la famille, ce sont elles qui élèvent les enfants dans des difficultés énormes et la plupart du temps, elles supportent également les maris. Il y a beaucoup d’hommes qui sont irresponsables, mais les femmes sont très, très responsables. Donc, la femme guinéenne subit le contrecoup de la crise économique en Guinée et de la misère d’une manière générale. J’ai le sentiment qu’elles sont décidées à aider au changement en Guinée. Elles se rendent bien compte que depuis 9 ans, malgré toutes les déclarations, notre pays n’a pas progressé. Ce sont elles qui sont quotidiennement à la recherche de l’eau, donc elles prennent l’eau des kilomètres pour prendre soin de l’ensemble de la famille. Elles sont à la recherche de la nourriture, du pain quotidien pour les enfants », a déclaré l’opposant.

Une situation que le président du PADES promet de changer, une fois au pouvoir. « Je vais sortir la Guinée du paradoxe de la pauvreté. C’est mon métier, il faut que je vous rappelle que je suis venu très tardivement à la politique. Je suis un technocrate et un économiste de profession. Notre profession est de développer un pays. Mais, nous nous sommes simplement rendu compte que nous ne pouvons pas le faire tant qu’il y a des politiciens qui sont à la commande, des politiciens qui n’écoutent jamais les conseils qu’on leur donne et qui ont d’autres ambitions. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire la politique avec beaucoup d’amis pour mettre la Guinée sur les rails.

Ce pays est très paradoxal. Aujourd’hui, la Guinée est le seul pays de toute notre sous-région qui n’a pas de chemin de fer, pas un seul avion, qui n’a pas de bateau, les routes sont complètement défoncées, les jeunes sont au chômage. Nous sommes défavorisés sur le plan de la formation, de l’éducation et de la santé. La Guinée, c’est un pays qui importe sa propre nourriture, malgré la pluviométrie abondante de notre pays. Voilà le paradoxe guinéen et on ne peut le changer », regrette-t-il.

Pour prouver l’échec de l’actuel régime à développer le pays, Dr Ousmane Kaba a proposé aux hommes de médias de se prêter à un exercice très simple : « je vais inviter tous les journalistes à un jeu. Chacun n’a qu’à chercher dans toute la Guinée, un nouveau goudron qui relie deux villes guinéennes. Voilà le nouveau jeu que je lance », a-t-il dit.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fin du BEPC à Kankan : 22 candidats ne se sont pas fait évaluer au centre lycée 3 Avril

13 juillet 2019 à 19 07 15 07157

C’est par l’épreuve de Mathématiques que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont clôturé ce samedi, 13 juillet 2019, leur évaluation au compte de cet examen. Au lycée 3 avril de Kankan, c’est au total 22 candidats qui ont manqué à l’appel sur les 238 candidats inscrits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir passé une très longue semaine d’évaluation, les candidats au BEPC de la session de 2019 vont souffler et aller en vacances. Dans la ville de Kankan, même si les sujets étaient abordables, de nombreux candidats ont pointé du doigt la sévérité des surveillants.

Des cas d’absence ont été également signalés, notamment au centre lycée 3 avril, qui avait 238 candidats, dont 155 filles. Selon Bassirou Kaba, le chef dudit centre, aucun incident n’y a été enregistré. « Ici, le bilan est positif. La présence était massive chez les enseignants, tout comme chez les candidats. Dans mon centre ici, ils sont 238 candidats, dont 155 filles, avec 22 candidats absents. Soit un total de 91, 30%. Donc, il n’y a eu aucun incident du début à la fin de l’examen, aucun cas de fraude aussi n’a eu lieu », a-t-il fait savoir.

Koulako Keïta

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, Koulako Keïta, candidate dudit centre, a pointé du doigt la sévérité des surveillants au cours de l’examen. « Les surveillants étaient très sévères envers nous. A propos des sujets, c’est seulement la Biologie qui était difficile selon moi. Mais, les autres matières ont été abordables, parce qu’on ne nous a pas donné ce qu’on n’a pas fait. Je prie le bon Dieu pour que je sois parmi les gagnants, en plus parmi les meilleurs », a-t-elle souhaité.

Saran Bamba

Même son de cloche chez Saran Bamba, une candidate du centre Fallaye Traoré, au quartier Briqueterie, qui dit que les sujets étaient à sa portée. « On était soucieux du BEPC, on ne savait pas comment allaient être les sujets. Donc, on a énormément révisé. Une fois en classe, on a remarqué que la majeure partie des sujets étaient abordables, parce que la manière dont on pensait que les autorités allaient envoyer les sujets, ce n’était finalement pas comme ça. C’était quand même des sujets de réflexion et d’attrape-nigaud. Donc, on s’attend à un bon résultat », lance-t-elle.

Selon nos informations, plusieurs cas de fraudes auraient été enregistrés dans la préfecture de Kankan. Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec les autorités régionales en charge de l’éducation sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Fin du BEPC : plus de 60 cas d’absence enregistrés aux centres lycée Kipé et collège Kipé

13 juillet 2019 à 18 06 59 07597

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les évaluations au compte du BEPC ont pris fin ce samedi, 13 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Aux centres lycée et collège de Kipé, dans la commune de Ratoma, même si tout s’est passé dans les normes, de nombreux cas d’absence de candidats et de renvoi de deux surveillants ont été enregistrés.

Selon nos informations, deux surveillants ont été renvoyés au centre lycée de Kipé pour des comportements contraires aux normes de l’examen. Pour le reste, les choses se sont bien déroulées.

Alhassane Tounkara

Pour Alhassane Tounkara, un des surveillants, « je pense que, par rapport au déroulement du BEPC dans notre centre, tout s’est bien passé, depuis le premier jour jusqu’à aujourd’hui. Je n’ai pas constaté des cas de fraude, sauf des cas d’absences de 2 0u 3 candidats par salle. Dans quelques salles, on a aussi constaté que des filles tombaient par-ci par-là, surtout le mercredi et le vendredi. Au total, c’est une dizaine de filles à ma connaissance. Par finir, ces filles retournaient dans les salles respectives, après avoir repris conscience pour continuer les épreuves. J’aurais appris que deux surveillants avaient été virés pour mauvais comportement. Ils ne sont pas revenus et ils ont été remplacés, certainement ils ont violé les lois ».

Elhadj Amara Balato Keïta, chef du centre lycée  Kipé,
Elhadj Amara Balato Keïta, chef du centre lycée Kipé

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Elhadj Amara Balato Keïta, chef du centre lycée Kipé, a soutenu que les choses se sont bien passées, « dans la quiétude, la sérénité, la paix et dans le sérieux, sans aucune violence, sans fraude. Seulement, nous avons enregistré 29 cas d’absences, dont 11 filles. Mon sentiment, c’est que dans l’ensemble, les examens se sont déroulés dans le sérieux cette année, contrairement à certaines années où on a connu des ébruitements. Cette année, le pré-universitaire a connu un examen propre, bien surveillé et les cas de fraude ont été sanctionnés sur place et dans le temps. Je pense que c’est une bonne leçon et une bonne chose, ça crédibilise davantage les examens au pré-universitaire ».

Interrogé sur l’expulsion de deux enseignants dans son centre, Amara Balato Keïta dément catégoriquement. « Ça, c’est des faux bruits. Aucun n’a été viré au lycée Kipé. Tout ce qui se dit, c’est des bêtises, rien de cela ne s’est passé et aucun n’a été viré ici ».

 Fodé Mohamed Bangoura, délégué  régional du centre collège Kipé,
Fodé Mohamed Bangoura

Pour sa part, Fodé Mohamed Bangoura, délégué régional du centre collège Kipé, a confié à notre reporter que tout s’est bien passé, même si son centre a été enregistré plusieurs cas d’absence. « Du début jusqu’à la fin, nous n’avons pas eu d’incident. Les élèves se sont très bien comportés, les surveillants aussi. Tout le monde était là à l’heure. Nous n’avons pas enregistré de cas de fraude, mais nous avons enregistré 33 absents, dont 16 filles », a dévoilé monsieur Bangoura.

Saa Jack Tolno

Saa Jack Tolno, candidat au centre collège Kipé, a expliqué que les épreuves se sont déroulées, même si en Biologie et en Histoire, c’était plus compliqué. « Cette dernière journée s’est bien passée. Nous n’avons pas été trop collés parce que nous avons déjà appris cela dans les classes durant l’année scolaire. Mais, les jours précédents n’ont pas été faciles. Les épreuves n’étaient pas faciles du tout. La Biologie et l’Histoire sont les épreuves qui m’ont beaucoup fatigué. La surveillance était aussi bien serrée, la communication interdite », a laissé entendre le jeune homme.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fin du BEPC : réactions divergentes des candidats à Dixinn

13 juillet 2019 à 17 05 59 07597

Entamées en début de semaine, les épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont pris fin ce samedi, 13 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A l’issue de la dernière épreuve, plusieurs candidats qui ont composé au centre du lycée Donka se sont confiés à un reporter de Guineematin. Ils ont fait le bilan de cet examen national avec des positions quelques fois très divergentes.

Hélène Zoumanigui, élève au collège Salimatou Touré
Hélène Zoumanigui

Hélène Zoumanigui, élève au collège Salimatou Touré, sort avec un sentiment d’espoir de son deuxième examen national depuis qu’elle a commencé à aller à l’école. Cette candidate au BEPC estime que les épreuves se sont bien passées, même si elle a souffert avec le sujet de Biologie. « Dans l’ensemble, le BEPC s’est bien passé. On a travaillé sans être fraudé. Mais, moi j’ai été vraiment collée en Biologie, c’est dans cette matière seulement que j’ai souffert, toutes les autres étaient faciles pour moi.

En ce qui concerne la surveillance, les uns étaient sévères et les autres n’ont pas été sévères. Il y a eu parfois de la communication entre nous mais pas trop. Donc, moi j’espère bien que j’aurai mon BEPC parce que j’ai bien travaillé », a-t-elle confié.

Mandialèn Fabelen du collège Mohamed Barry
Mandialèn Fabelen

Tout comme cette dernière, Mandialèn Fabelen du collège Mohamed Barry a souffert aussi avec l’épreuve de Biologie. Il indique d’ailleurs que ce sujet n’est pas tiré du programme de la 10ème année. « J’ai rencontré des difficultés au niveau de la Biologie et la Géographie. Mais, c’est en Biologie que j’ai eu beaucoup de difficultés. Cette épreuve n’est pas de notre niveau, c’est le programme de la terminale, sciences expérimentales », a-t-il dit.

Habibata Sow
Habibata Sow

Une version démentie par Habibata Sow, venue du collège Sainte Marie. Cette candidate assure que tous les sujets sont issus du programme de la 10ème année. « Les sujets donnés ont été tirés du programme enseigné au cours de l’année scolaire. Donc moi, je n’ai pas rencontré des difficultés cette année. Rien n’était difficile pour moi parce que tout était dans le programme de la 10ème année. Les gens ne comprennent pas bien le français, c’est pourquoi ils ont trop souffert. Sinon, c’était facile car tout a été enseigné en classe », estime la jeune fille.

Taïbou Barry, élève au collège Donka,
Taïbou Barry

Taïbou Barry, élève au collège Donka, souligne aussi que les sujets étaient abordables, mais la surveillance trop serrée. « Les épreuves étaient plus ou moins difficiles. Mais pour moi, tout s’est bien passé. C’est la surveillance qui était très serrée. La surveillance était tellement serrée que personne ne pouvait communiquer avec un autre. Raison pour laquelle, aucun cas de fraude n’a été signalé. C’était trop serré », soutient cette candidate.

Daman Camara, proviseur du lycée Kaporo et délégué du centre du lycée Donka
Daman Camara

Egalement interrogé par Guineematin.com, Daman Camara, proviseur du lycée Kaporo et délégué du centre du lycée Donka, se félicite du climat dans lequel le Brevet d’Etudes du Premier Cycle s’est déroulé dans ce centre. « J’avoue que dans l’ensemble, tout s’est bien passé ici. Il n’y a eu aucun incident, il n’y a pas eu d’anomalie, aucun cas de fraude ou tentative de fraude, ni substitution. Les surveillants aussi ont été à la hauteur. Tout s’est passé dans les normes », a soutenu le délégué.

En ce qui concerne les plaintes de certains candidats par rapport à l’épreuve de Biologie, le délégué dit les avoir entendues. Mais, il assure que le sujet a été effectivement tiré du programme de la 10ème année.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Fin du BEPC à Matoto : de nombreux candidats se plaignent de la sévérité des surveillants

13 juillet 2019 à 15 03 48 07487

Lancé le 08 juillet dernier, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) a pris fin ce samedi, 13 juillet 2019, en Guinée. Dans la commune de Matoto, de nombreux candidats se sont réjouis du bon déroulement des examens, tout en se plaignant de la sévérité des surveillants, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce samedi après-midi, c’est la joie qui se lit sur le visage de nombreux candidats du Centre Ahmed Sékou Touré de l’Aviation, dans la commune de Matoto. Après 5 jours d’évaluation, les candidats ont exprimé leurs sentiments. Pour certains d’entre eux, les sujets ont été abordables dans l’ensemble des matières. Par contre, d’autres se sont plaints des sujets de Biologie, Mathématiques et Français tout en critiquant la sévérité des surveillants.

Pour Oumar 1 Sylla, élève de l’école ‘’La lumières des Trois Os ‘’, rencontré au centre AST (Ahmed Sékou Touré) de Matoto, les sujets étaient abordables. « Je viens de terminer le BEPC. Je suis dans la joie. Aujourd’hui, le sujet de Mathématiques s’est bien passé. Les sujets qu’ils ont envoyés depuis le début de l’examen, on a eu le temps de les traiter et ils étaient abordables. On s’en est sorti tranquillement, du début jusqu’à la fin des examens. Je remercie Dieu. Les surveillants ont été très sévères durant tout ce temps, mais il n’y a pas eu de problème quand même », a dit le candidat.

Même son de cloche chez Camara Moussa, élève à ‘’Raka Fofana’’, qui dénonce la sévérité des surveillants qui ont confisqué 7 téléphones. « A propos du centre Ahmed Sékou Touré de Matoto, les encadreurs et les surveillants étaient très sévères. Et puis, ils ont confisqué 7 téléphones des élèves depuis le début. A part ce jour, il n’y a pas eu de téléphones ni de document en classe. Les sujets étaient abordables. J’ai commencé paisiblement et j’ai terminé paisiblement l’examen. C’est seulement la Biologie qui nous a beaucoup fatigués. Aujourd’hui aussi, la Mathématique s’est bien passée », a laissé entendre le jeune homme.

Fatoumata Condé, élève à Billy Ecole, se dit contente du bon déroulement des épreuves mais regrette de n’avoir pas réussi à traiter à satisfaction la Biologie. « Les sujets ont été abordables. Mais, seul le sujet de Biologie m’a créé des soucis. La Biologie ne s’est pas bien passée. Le sujet d’aujourd’hui, les Mathématiques, c’était bien. Moi, j’aime les Mathématiques depuis mon enfance. Les surveillants nous ont beaucoup séré. On ne communiquait pas », a précisé la candidate.

Les plaintes sur la sévérité des surveillants sont revenues régulièrement. Camara Aboubacar s’en est plaint avant d’exprimer ses craintes pour la correction. « Les épreuves étaient abordables pour ceux qui connaissent. Mais, la surveillance était très serrée au centre Billy Ecole. En Mathématiques et en Français, j’ai travaillé peu, j’ai fait ce que je connaissais. La surveillance était trop sévère… Il reste la correction des copies, parce ça aussi, c’est un autre souci pour nous. Il se peut que tu travailles bien à l’examen, mais si la correction est mal faite, ça pose problème. Je doute beaucoup », a-t-il laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Environnement: Le Consortium SMB-Winning s’engage à reboiser 1 000 plants sur la route minière de Dapilon- Malapouya

13 juillet 2019 à 14 02 44 07447

Communiqué : L’Union des Groupements maraîchers de Tabondéya (UGMT) grâce à l’appui financier du Consortium SMB-Winning a lancé jeudi, 11 juillet 2019 dans le district Tabondéya, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké, une vaste de campagne de reboisement d’environ mille (1.000) plants le long de la route minière N°230 sur une distance de 15km menant au Port fluvial de Dapilon.

La mise en œuvre du projet est assurée par l’UGMT comprenant 5 groupements féminins locaux.

Pour le président de l’Union, Salifou Somparé : «L’action s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement considérablement menacé par l’exploitation minière à grande échelle.

La SMB est une société de référence en Guinée car, elle contribue à la lutte contre la pauvreté, le chômage et au désenclavement des villages riverains par l’octroi des denrées alimentaires et des lampes solaires créant la joie dans les communautés.»

Il est à rappeler qu’en 2018, l’UGMT en collaboration avec le Consortium, avait reboisé 24km sur la route minière Dapilon-Malapouya.

Pour cette action, 50 hommes et femmes sont mis à contribution pour la mise en œuvre du présent projet en période propice.

L’acacia Mansium, à cause de sa solidité et sa résistance aux intempéries de la nature, est choisi pour la circonstance.

A la cérémonie, le sous-préfet de Kolaboui, Mamadouba Yakha Camara a remercié la SMB qui a inscrit au cœur de ses préoccupations, la réhabilitation du couvert végétal.

Demandant au consortium de redoubler d’ardeur, M. Camara a invité les autres sociétés minières de Boké à emboîter le pas à la SMB pour une meilleure prévention des réchauffements climatiques dans la Région administrative de Boké.

De l’avis du représentant de la direction régionale de l’Environnement, Ibrahima Diouldé Diallo: « Cette action s’inscrit dans le cadre du respect de la réglementation environnementale. Et mieux, le mois de juillet est aussi appelé, mois de l’arbre.

Insistant sur la préservation de l’écosystème, de la fleur et la faune sauvage, M. Diallo a fait savoir que l’exploitation minière qui est aussi un don de la nature, est une étape importante du développement de notre Nation.

Il a, par ailleurs recommandé l’utilisation de la plante locale qui, selon lui, s’adapte au climat mieux que des plantes exotiques.

Le directeur adjoint du Département des relations communautaires, M. Wu Qiong a indiqué a promis d’inscrire dans le plan communautaire 2020, le projet lié à la réhabilitation de l’école primaire de Tabondéya dans un état piteux.

Selon lui, les anacardes que son institution a plantés l’année dernière à kaboyé, ont donné des résultats satisfaisants.

Une nouvelle vivement saluée et appréciée par la porte-parole de la population de Tabondéya, Hawa Coumbassa qui a aussi, plaidé pour l’aménagement des plaines agricoles en faveur des femmes de sa localité.

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : Le Président Alpha Condé et son homologue du Libéria visitent le Port Dapilon du Consortium SMB-Winning

13 juillet 2019 à 14 02 32 07327

Communiqué : Dans le cadre du raffermissement des liens de la coopération bilatérale, le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé a, de nouveau, effectué une visite éclair vendredi, 12 juillet 2019, en compagnie de son homologue de la République sœur du Libéria, son Excellence Georges Wéah en séjour de travail en Guinée depuis jeudi, 11 du mois-ci.

Cette visite officielle, fait suite à celle du Port conteneurs et la blue-zone de Kaloum à Conakry.

Ensuite, le Chef de l’Etat guinéen a fait visiter les sites des barrages Kaléta et de Souapiti, avant de prendre la direction de Boké. C’est une visite éclair qui a tout son sens ce vendredi 12 juillet 2019.

Poursuivant son beau périple, le président Alpha Condé et son hôte de marque du Libéria se sont aussi rendus sur les installations du Consortium SMB-Winning à Dapilon dans la Sous-Préfecture de Kolaboui, Préfecture de Boké.

Les autorités locales de Boké et des Responsables du Consortium étaient massivement de la partie.

Cette visite du Port de Dapilon et sur d’autres installations industrielles par le Président Georges Weah démontre l’importance du volume d’investissements étrangers en Guinée depuis l’élection du Président Alpha Condé à la magistrature suprême du Pays.

Les deux chefs d’Etats ont passé à revue les chantiers du naval, du quai, des ateliers de fabrication des barges, des infrastructures permettant à la Guinée à date, de transporter autant de minerai et d’être dans le top des grands exportateurs de bauxite à l’international.

Au nom de tous les actionnaires du projet, le Directeur Général de la SMB, Frédéric Bouzigues s’est dit satisfait de cette visite officielle.

Pour lui, « C’est un signe et symbole forts d’encouragement de la part du chef de l’Etat guinéen aux actions du Consortium qui participe activement au développement économique et social de la Guinée.

Le DG de la SMB a précisé l’immensité des investissements dans la formation des nationaux dans les domaines techniques liés surtout, à la navigation maritime et aux métiers pour les besoins du projet, mais aussi le fait que le port de Dapilon demeure un port ouvert au-delà des opérations du projet c’est-à-dire un port commercial à dimension internationale.»

De l’avis de quelques travailleurs rencontrés, «Cette visite surprise du Président de la République et de son invité de marque sur les sites miniers aux portuaires de la SMB, affiche l’engagement du Gouvernement à faire de Boké un véritable boom économique.»

Pendant ce temps, le président Georges Weah, poursuit son séjour en terre africaine de Guinée en toute sincérité.

Avant de quitter la Cité minière de Boké, le président Alpha Condé et son homologue du Libéria ont visité l’Aérodrome de Baralandé dans la Commune Urbaine de Boké, zone économique spéciale de la République de Guinée.

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Ben Oumar à Guineematin : « à Evasion, il n’y a pas de salaire mensuel assuré… C’est une maison d’enfer »

13 juillet 2019 à 11 11 58 07587

Les 16 journalistes renvoyés par le patron du groupe de médias Evasion Guinée ne décolèrent pas contre leur employeur. Leur porte-parole, Ben Oumar Sylla, s’est confié à Guineematin.com hier, vendredi 12 juillet 2019. Dans cet entretien, le journaliste est revenu sur la genèse de cette affaire, dénonçant les agissements du PDG du groupe.

Décryptage !

Guineematin.com : la direction générale du Groupe Evasion Guinée vient de licencier 16 journalistes y compris vous. Expliquez-nous comment en est-on arrivé là.

Ben Oumar Sylla, porte parole des 16 journalistes renvoyés par le groupe Evasion Guinée

Ben Oumar Sylla : C’est une habitude du patron du groupe Evasion, en la personne de Moussa Traoré, qui gère la maison au gré de ses humeurs. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, il y a des renvois, des licenciements injustes et sans fondement, qui n’ont rien à avoir avec la loi. Et, cet autre licenciement qui me concerne avec 15 autres de mes collègues, est tombé comme ça sur nos têtes, on ne sait pas d’où ça vient, qu’est-ce qui l’a motivé. Il parle d’une restructuration de la maison, que c’est un congé technique. Le congé technique d’une entreprise est toujours prononcé par l’inspection générale du travail.

L’employeur doit aller expliquer à l’inspection générale du travail, et l’inspection générale du travail vérifie si les raisons invoquées par l’employeur sont fondées. Mais, tel n’est pas le cas à Evasion. C’est vraiment de la récidive à Evasion en ce qui concerne les licenciements, des renvois injustes, non fondés. Parce que ta tête ne lui plait pas, il prend une décision, il te renvoie.

Guineematin.com : ça veut dire que vous n’avez pas été préalablement informés de cette décision avant la publication de la note de service ?

Ben Oumar Sylla : aucune procédure administrative n’a été respectée dans ce licenciement. Et, d’ailleurs, ça a été toujours le cas. Il n’y a pas d’avertissement à Evasion, ni rien. C’est-à-dire que les procédures qui peuvent aller jusqu’à la radiation, il n’y a rien de tout ça à Evasion. Je l’ai toujours dit et je continuerai à le dire, Evasion Guinée est une maison d’enfer. Si je vous explique le calvaire que nous avons traversé, personnellement, je suis à ma 9ème année et quelques là-bas, parce que je suis là-bas depuis la création de la maison. Tous les amis avec lesquels j’ai commencé à Evasion ont quitté, je suis le seul ancien qui était là-bas encore. Et, j’ai fait là-bas un an et trois mois sans salaire.

Récemment, j’ai eu une mission de formation dans la sous-région, j’ai dûment écrit, j’ai eu l’autorisation de la direction générale. A mon retour, monsieur Traoré vient me dire que j’ai voyagé sans avertissement, les gens lui ont dit : mais non, Ben Oumar a fait un écrit. Au mois d’avril 2018, il m’a dit qu’il ne me paie pas. On a continué dans ça, chaque fois, je le rencontrais, mais il refusait de me payer. Mais comme vous savez, tu travailles avec quelqu’un pendant plusieurs années, ce n’est pas facile que vous vous sépariez. Les amis de la rédaction, notamment Sékou Keïta, N’Fanly Guilavogui, Hadja Kadè Barry, etc., beaucoup de personnes ont fait la médiation, mais il refuse de me comprendre et de me rétablir dans mes droits. Même sa directrice, Souadou, s’est impliquée mais il n’a pas accepté. Je suis resté quand même. Et puis, un matin, il affiche cette décision me renvoyant avec d’autres journalistes.

Guineematin.com : en pareil cas, la loi prévoit un règlement, des mesures d’accompagnement. Est-ce que c’est le cas chez vous ?

Ben Oumar Sylla : rien du tout ! Aucune procédure administrative légale n’a été respectée dans ce licenciement : pas d’indemnisation, pas de règlement pour dire que je vous mets en congé technique, donc je vous règle. D’ailleurs, les arriérés de salaires qui sont là-bas, parce que tous ceux qui sont renvoyés y compris moi, ont des arriérés de salaires : 3 mois, 4 mois, 6 mois. A Evasion, il n’y a même pas de fin du mois, il n’y a pas de salaire mensuel assuré. Il peut attendre 3 mois pour te payer.

Guineematin.com : on a appris qu’avant de vous renvoyer, le patron du groupe Evasion avait dit aux journalistes de ne couvrir désormais que des publireportages, c’est-à-dire ne faire uniquement que de la communication. Est-ce vrai ?

Ben Oumar Sylla : je confirme cette information qui nous a été rapportée par le directeur général adjoint, qui se trouve être le jeune frère de la directrice générale. Il nous a fait comprendre que désormais, chaque journaliste doit faire un publireportage tous les jours pour apporter quelque chose à la maison. D’autres journalistes et moi, nous avons dit que cela n’est pas possible parce qu’on n’a pas été recrutés en tant qu’agents commerciaux, mais plutôt en tant que journalistes-reporters. Nous avons dit qu’il ne peut pas nous envoyer sur un terrain qu’on ne maîtrise pas.

Guineematin.com : pensez-vous que cette affaire a un lien avec votre licenciement ?

Ben Oumar Sylla, porte parole des 16 journalistes renvoyés par le groupe Evasion Guinée

Ben Oumar Sylla : il y a peut-être un lien entre les deux. Mais, je pense surtout qu’il ne veut pas payer les gens. Il ne commence ces ajustements que lorsque c’est la fin du mois ou lorsque quelqu’un réclame son salaire. Dès que cela intervient, il commence directement à mélanger la maison, à utiliser les uns contre les autres, à faire du n’importe quoi. Parce que, laissez-moi vous dire, aujourd’hui, c’est Moussa Traoré qui est le directeur commercial, c’est lui qui est le Rédacteur en chef, c’est lui qui est le PDG, c’est lui qui est le vigile. Parce que, avant la publication de cette note de licenciement, c’est lui qui venait le matin, il s’arrête à la rentrée principale pour dire : toi tu rentres, toi tu ne rentres pas, ou bien toi tu es venu en retard, cela avec une liste en main. Et quand c’est le journal, quand le conseil de rédaction finit, c’est lui qui valide les sujets. Quand ta tête ne lui plait pas, il ne valide pas ton sujet, ou bien là où tu vas, s’il y a quelqu’un avec qui il a des antécédents, tu n’iras pas. A 20 heures, l’heure du journal, il peut venir recaler un élément qui est déjà titré. Donc à Evasion il n’y a pas d’information, c’est devenu une maison de communication.

Guineematin.com : que comptez-vous faire maintenant suite à votre licenciement ?

Ben Oumar Sylla : nous nous organisons pour saisir les juridictions compétentes en la matière. Il y a aussi d’autres structures que nous comptons saisir : il y a les structures de médias, les structures de régulation, l’inspection générale du travail. Nous allons saisir toutes les structures concernées pour demander que nous soyons rétablis dans nos droits parce que le salaire est un droit. Il se glorifie aujourd’hui en disant :  »il n’y a pas de contrat entre nous, je fais ce que je veux ». C’est vrai, il n’y a pas de contrat écrit entre nous ; mais, il faut savoir aussi qu’il y a plusieurs formes de contrats. Donc, nous allons aller vers les hommes de droit pour qu’ils nous assistent afin que nous soyons rétablis dans nos droits.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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BEPC à Faranah : plus de 20 cas de crises chez des élèves en une seule journée

13 juillet 2019 à 11 11 41 07417

La journée d’hier, vendredi 12 juillet 2019, a été marquée par une série inquiétante de crises dans deux centres d’examen de la commune urbaine de Faranah. En tout, 22 candidates au BEPC sont tombées à la suite de crises dans ces centres, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamady Traoré

C’est au centre Salé Laye Samoura que le plus grand nombre de crises est intervenu. Au moins 15 filles en ont été victimes à cet endroit, selon Mamady Traoré, le délégué du centre. « Aujourd’hui, beaucoup de filles sont tombées par suite de crises dans notre centre. Certains nous ont dit que ces filles sont atteintes de maladie de diables. Ces crises ont commencé vers la fin de la première épreuve. Une candidate est tombée dans la salle 4 à 2 minutes de la fin de cette épreuve, on a réussi à la maîtriser. On a appelé ses parents qui sont venus apporter son médicament, on a pu gérer ça. Maintenant, avant le lancement de la deuxième épreuve, 3 autres filles ont fait des crises dans la même salle. Et cela s’est répercuté dans les autres salles, au moins 15 candidates sont tombées », a-t-il expliqué.

Les responsables du centre ont transporté toutes ces filles à la direction. Ils ont contacté les parents de certaines d’entre elles qui ont apporté des médicaments. Mais, il a fallu finalement faire appel à un marabout qui est venu réciter les invocations. Ce qui a permis de réveiller toutes les filles qui sont allées continuer leur examen, à l’exception d’une seule. Cette dernière a dû abandonner pour rentrer à la maison.

Au centre Aviation aussi, 7 candidates ont piqué crise en cette avant dernière journée. Selon le délégué de ce centre, Souleymane Taïré Diallo, toutes ces filles ont pu se relever et continuer leur examen. « Ce matin, quand on a lancé la deuxième épreuve (Biologie), il y a eu des cris au niveau d’une salle. Directement, je suis parti constater que c’est une fille qui a fait une crise. Les élèves voulaient la prendre mais je leur ai dit de la laisser. J’ai appelé un surveillant de cette salle et un surveillant de chacune des deux salles qui sont à côté, puisqu’il y a deux surveillants par salle. On a pris la fille pour l’envoyer au secrétariat. On a un professeur qui enseigne dans une école franco-arabe qui est venu réciter des versets sur elle, et elle s’est levée. Mais, peu de temps après, une autre fille est tombée dans une autre salle. On a fait la même chose. Nous avons enregistré sept (7) cas, et heureusement, Dieu nous a aidé, on a pu gérer tous ces cas. Les sept (7) filles ont continué leur examen », s’est-il réjoui.

Avec ces crises à répétition, les responsables des deux centres concernés ont dû sensibiliser les candidats et les surveillants. Ils les ont exhortés à garder le calme et la sérénité, assurant qu’il s’agit là d’une situation passagère qui n’a rien de grave.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Sécurité routière en rase campagne : un lourd bilan répertorié par la gendarmerie de Labé

13 juillet 2019 à 11 11 33 07337
Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de police judiciaire et chef service constat de la Compagnie de la Sécurité Routière de Labé
Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de police judiciaire et chef service constat de la Compagnie de la Sécurité Routière de Labé

La Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, couvrant toutes les préfectures de la Moyenne Guinée, déclare avoir dénombré 9 cas de décès, 39 blessés graves dont 16 femmes et 25 dégâts matériels importants enregistrés dans des accidents de la circulation survenus en rase campagne pour la période allant du 1er mars au 30 juin 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

La Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé se dit préoccupée par la fréquence des accidents de la circulation enregistrés régulièrement en pleine brousse dans la région. « Entre le 1er mars et le 30 juin 2019, nous avons enregistré 12 accidents de la circulation routière impliquant 19 véhicules, 8 motos et un vélo. Ces accidents enregistrés ont entrainé la mort de 9 personnes dont 3 femmes et 39 blessés graves dont 16 femmes. A cela, il faut ajouter 25 dégâts matériels importants » explique l’Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de police judiciaire et chef service constat de la Compagnie de la Sécurité Routière de Labé.

Selon les différents constats effectués par les spécialistes de la sécurité routière, ces accidents de la circulation en rase campagne sont le plus souvent provoqué par des infractions diverses et variées dont 5 cas d’excès de vitesse, 3 cas de circulation à gauche, 3 cas de défaut d’entretien technique et un cas d’ivresse au volant.

Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, commandant de la compagnie
Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, commandant de la compagnie

Le Haut Commandement de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé regrette aussi l’indiscipline de certains usagers de la route. « Certains usagers ne s’arrêtent même pas aux signaux de mes agents. Ils viennent avec une allure pernicieuse, ils passent, ils ne s’arrêtent pas. Or, il nous est interdit de pourchasser les usagers », déplore le Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, commandant de la compagnie qui évoque aussi des difficultés liées au manque de logistique. « La compagnie sécurité routière, en général, la brigade mobile de la Gendarmerie Nationale, on a des moyens vraiment très réduits. Il nous manque des moyens de déplacement pour pouvoir suivre les usagers de très près » a-t-il ajouté.

En cette saison hivernale, l’officier de la Gendarmerie Routière réitère son appel pressant à l’endroit des usagers de la route. « Il y a une imprudence totale qui règne sur nos chaussées. Il faut que les chauffeurs entretiennent leurs véhicules. Aujourd’hui, il nous manque des centres de visites techniques pour entretenir les véhicules. Mais, ils peuvent aller aux garages pour entretenir les véhicules. Surtout le système de freinage. Ils doivent rouler doucement. Les virages sont de trop et la plupart des routes sont dégradées. S’ils ne font pas doucement, on va enregistrer des accidents et des accidents malheureux » a conclu le commandant de la Compagnie de Sécurité Routière de Labé.

Il est à préciser que cette Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé couvre les 10 préfectures de la Moyenne Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Violée par 3 jeunes, une étudiante raconte : « Il m’a déshabillée et abusé de moi… Les 2 autres sont venus… »

13 juillet 2019 à 11 11 17 07177

« J’étais ami sur Facebook avec Mamadou Cellou. On communiquait par message. Il m’a plusieurs fois invitée chez lui, mais je n’y ai jamais été. Je l’ai toujours considéré comme ami sur Facebook. Je ne l’ai jamais vu physiquement, sauf le jour où il m’a violée avec son groupe »

Mamadou Cellou Diallo et Hassimiou Diallo ont comparu à la Cour d’Appel de Conakry, hier vendredi 12 juillet 2019. Les deux jeunes gens ont été condamnés à 5 ans de réclusion criminelle au tribunal criminel de Dixinn pour viol en groupe sur une étudiante. Pour cette audience, c’est le nommé Mamadou Cellou Diallo qui s’est expliqué à la barre, niant systématiquement les faits, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’infraction pour laquelle les deux compagnons d’infortune sont poursuivis aurait été commise en mai 2016 au secteur Camp carrefour, quartier Cosa, dans la commune de Ratoma. Arrêtés et placés sous mandat de dépôt courant mai 2016, les deux présumés auteurs du viol ont été jugés par le tribunal criminel de Dixinn. Là, ils ont été reconnus coupables et condamnés le 9 mai 2017 à cinq (5) ans de réclusion criminelle. N’étant pas d’accord, les avocats des accusés ont aussitôt interjeté appel.

A la barre de la Cour d’Appel, les accusés ont nié en bloc les faits de viol en réunion articulés contre eux. Mamadou Cellou Diallo a laissé entendre que la victime était sa petite et qu’elle était consentante. « Elle est venue me trouver à la boutique de mon ami, Hassimiou. Nous avons eu des relations sexuelles dans la chambre de mon ami. Je lui ai remis 240 000 FG et je l’ai raccompagnée. Quelques jours après, elle est venue avec une plainte en disant qu’elle a été violée. Ce qui n’est pas vrai, elle était consentante », s’est défendu l’accusé.

Des propos balayés d’un revers de main par la victime qui a raconté sa mésaventure. Elle soutient avoir été sérieusement abusé par Mamadou Cellou et son groupe, au point qu’elle a perdu connaissance. « Ce jour, j’ai reçu un appel à 20 heures. J’ai décroché. C’était une voix féminine. Elle m’a dit que ‘’c’est moi Djiwoun Barry qui t’appelle, viens me trouver au carrefour Cosa’’. Je suis venue au carrefour. Mais, je n’ai pas vu Djiwoun Barry, qui est une copine de longue date. J’ai rappelé le numéro et c’est une autre fille que je ne connaissais pas, qui s’appelle Adama, qui est venue me trouver. Elle m’a dit que Djiwoun Barry est sa cousine et qu’elle venait de quitter les lieux. Ensuite, elle m’a dit qu’elle doit me conduire chez Djiwoun Barry à ‘’Camp carrefour’’, car elle a quelque chose à me dire par rapport à mon fiancé. C’est ainsi que, par curiosité, je l’ai suivie. Adama m’a conduit dans une concession où il n’y avait personne. Adama est rentrée dans la maison, puis elle est ressortie en disant que ma copine Djiwoun Barry est en train de prendre un bain. Elle m’a dit de manger, je n’ai pas accepté. Elle m’a suppliée de prendre un Chawarma. Ainsi, elle est sortie pour chercher à manger. Je l’ai suivie dehors. Et, c’est au dehors que j’ai vu Mamadou Cellou sortir brusquement pour me demander ce que je cherchais dans son quartier. Il a commencé à tirer mes cheveux. Il m’a tirée avec force dans la chambre. J’ai crié au secours, mais personne n’est venu. Il m’a déshabillée et il a abusé de moi. Les deux autres, Hassimiou et un autre jeune, sont venus tomber sur moi. J’ai complètement perdu conscience. Ils m’ont fait tout ce qu’ils voulaient », a raconté la victime.

A la question du juge de savoir si elle connaissait ses présumés violeurs, la jeune fille a expliqué comment elle s’est connue avec le nommé Mamadou Cellou. « J’étais ami sur Facebook avec Mamadou Cellou. On communiquait par message. Il m’a plusieurs fois invitée chez lui, mais je n’y ai jamais été. Je l’ai toujours considéré comme ami sur Facebook. Je ne l’ai jamais vu physiquement, sauf le jour où il m’a violée avec son groupe », a-t-elle répondu.

L’avocat des accusés va demander à la plaignante si ce n’était pas risqué de se rendre à 22h chez un garçon. En réponse, la jeune étudiante dira : « moi, j’ai été trahi. Je ne savais pas que je partais chez un garçon. Pour moi, je partais chez ma copine Djiwoun Barry. J’ai été trahie parce que depuis que la nommée Adama est partie pour acheter à manger, je ne l’ai plus revue ».

La Cour a renvoyé le dossier au 26 juillet 2019 pour les plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Lettre ouverte : 37 anciens travailleurs d’Inter-con à l’ambassadeur des Etats-Unis

13 juillet 2019 à 10 10 34 07347

« Nous avons travaillé pendant 7 ans en qualité d’agents de sécurité de l’Ambassade des USA en Guinée, au compte d’inter-con, et 13 ans dans les sociétés de mines en Guinée »

A Monsieur SIMON HENSHAW, Ambassadeur des USA en Guinée-Conakry

Lettre ouverte

Monsieur l’Ambassadeur,

Nous 37, anciens travailleurs d’Inter-con Sécurity Systems, nous vous adressons cette lettre ouverte pour vous informer ; que nous avons travaillé pendant 7 ans en qualité d’agents de sécurité de l’Ambassade des USA en Guinée, au compte d’inter-con, et 13 ans dans les sociétés de mines en Guinée.

En tout, nous avons travaillé pendant 20 ans pour la société d’Inter-con Sécurity Systems en Guinée.

Nous avons été licenciés le 07 septembre 2017 sans préavis ni règlement, en violation des lois et règlements en vigueur. Nous avons engagé plusieurs démarches auprès des autorités compétentes y compris l’Ambassade des USA en Guinée. Ces démarches sont restées infructueuses, c’est pourquoi, nous demandons votre implication personnelle pour une solution définitive et respectueuse des droits de l’homme à ce contentieux.
Conakry, le10 Juillet 20198

Les représentants des EX-Employés

Thierno Moussa CAMARA Tel: +224 622 35 60 63
Thierno tafsir BAH Tel: +224 620 32 04 08
Email: thiernotafsirbah68@gmail.com
Isaac kaba KAMARA Tel: +224 622 07 71 07
Email: pittykay15yahoo.com

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