Santé : le ministre Niankoye Lamah invite les populations à accepter de se faire vacciner

24 juillet 2019 à 21 09 18 07187

En prélude au lancement des prochaines campagnes de vaccination, le ministre d’Etat de la santé rassure les citoyens et les appellent à accepter de se faire vacciner. C’est dans ce cadre que Dr Edouard Niankoye Lamah a animé une conférence de presse ce mercredi, 24 juillet 2019, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Tirant les leçons de la psychose née de la dernière campagne de distribution des praziquantel dans les écoles, le ministre de la santé, Dr Edouard Niankoye Lamah, entouré des membres de son cabinet, a conféré avec les hommes de médias dans la soirée de ce mercredi, sur la nécessité pour les citoyens d’accepter de participer aux campagnes de masse à venir. Selon lui, les traitements de masse sont d’une importance capitale. « Les traitements de masse permettent de prévenir des maladies. Ça permet de réduire la mortalité évitable pour certaines maladies. Il y a particulièrement la vaccination. Dans notre pays, très souvent, c’est interprété de plusieurs manières. Mais en fait, il faut retenir que les traitements de masse, les mesures de masse en santé sont nécessaires.

Une grande victoire a déjà été remportée. Si je ne me trompe pas, en 1976, lorsqu’on a évalué que la variole était à jamais éradiquée, c’est grâce à la vaccination. Aujourd’hui, si nous parvenons à contrôler certaines infections comme par exemple la fièvre jaune, c’est grâce à la vaccination, la rougeole, c’est grâce à la vaccination. Et, en 2014-2015, trois pays de l’Afrique de l’Ouest ont subi des chocs, parce que nous fûmes frappés par une grande épidémie à fièvre hémorragique Ebola. Certes, on a pris d’autres mesures préventives, mais au finish, on a abouti à la vaccination, même si elle était expérimentale. Et, on s’est rendu compte que les personnes qui ont été vaccinées présentaient des anticorps protégeant », a-t-il expliqué.

Comme tous les médicaments préventifs, ajoute le ministre, la vaccination peut avoir des effets négatifs. Il précise toutefois que quand les effets sont sévères, le ministère de la santé suspend la campagne. « Là où il n’y a pas de vaccin, il faut donner les produits. Mais, il n’y a pas un seul médicament surtout moderne chimique sans qu’il n’y ait des effets secondaires. Il y en a des effets secondaires modérés, il y en a des effets secondaires très difficiles à supporter. Ce qu’on cherche, quand les effets secondaires sont très durs à supporter, on ne donne pas ce produit. Mais, lorsque les effets secondaires ne durent pas, ils doivent être signalés à celui qui prend les médicaments. Il sait qu’il n’y aura pas de problème mais il va un peut souffrir. C’est ce que nous faisons », soutient Dr Edouard Niankoye Lamah.

Au regard des bienfaits que la vaccination (qui est le plus souvent préventif) peut apporter à l’être humain, le ministre d’Etat de la santé invite donc les citoyens à accepter de se faire vacciner. Aux médias, il demande à aider son département « à briser les rumeurs et rétablir le climat de confiance entre usagers et prestataires en vue de la réussite des prochaines campagnes de masse. Aidez-nous ! Professionnels de santé, aidez-vous-mêmes ! Mères et pères d’enfants, aidons le peuple de Guinée à accepter le traitement de masse et à accepter les vaccinations ! (…)

Le ministère de la santé, sa vocation première n’est pas seulement de soigner. C’est d’empêcher la venue de la maladie. Soigner, c’est vraiment une exception. Et nous, on ne souhaiterait pas soigner, on voudrait trouver tout le monde en bonne santé. Même quand vous allez au pèlerinage, on demande le carnet de vaccination parce que là où vous partez, ils sont convaincus que la vaccination est le meilleur type de prévention de la maladie. Donc, il faut que vous nous aidiez parce que nous allons sortir pour vacciner. Nous allons sortir pour donner des médicaments », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Guinée : « nous allons en guerre contre ceux qui veulent instaurer un 3ème mandat »

24 juillet 2019 à 21 09 03 07037

Dans le cadre du combat engagé contre les promoteurs du 3ème mandat au bénéfice d’Alpha Condé, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent de faire le tour dans les sièges des partis politiques. Après l’UFDG, elles se sont massivement mobilisées ce mercredi 24 juillet 2019, au siège du PEDN, dans la commune de Ratoma. La démarche vise à réaffirmer leur engagement à barrer les promoteurs d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses femmes du FNDC ont pris d’’assaut le siège du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) à Ratoma. Elles sont toutes opposées au contesté projet de 3ème mandat qui vise à permettre à Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir.

Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN,
Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN

Madame Camara Sarangbè Condé, présidente nationale des femmes du PEDN, et membre à part entière du FNDC, heureuse de cette forte mobilisation des femmes, a fait savoir que ce combat est noble. « Pour ce qui est de ce rassemblement des femmes au siège du PEDN, c’est un grand honneur. Pourquoi ? Parce que le PEDN est à plus d’un titre concerné par cette mauvaise gestion de notre pays et par la nouvelle Constitution qu’on veut imposer au peuple de Guinée. Nous sommes concernés parce que ce peuple vit dans la misère. On en a marre. Nous voulons changer ce pays. Et, on nous a parlé du changement, mais quel changement ? Alors que le peuple de Guinée croule sous les ordures, le peuple de Guinée a faim, le peuple de Guinée n’est pas soigné, nos enfants meurent dans l’océan, nos enfants n’ont pas de travail, nos maris n’ont pas de boulot. C’est sur la femme que reposent tous les fardeaux. Nous femmes du FNDC, nous allons nous battre pour qu’en fin, notre pays sorte de l’ornière », a dit la présidente nationale des femmes du PEDN.

madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG
madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG

Pour sa part, madame Bah Hadja Maimouna Diallo, présidente du comité national des femmes de l’UFDG, membre du FNDC, explique que la lutte contre le tripatouillage de la Constitution va plus que jamais continuer. « La motivation, c’est surtout notre engagement par rapport à la lutte contre le tripatouillage de la Constitution. Nous avons voulu tout simplement envoyer un message fort au peuple de Guinée et au gouvernement. C’est pour leur dire simplement que les femmes citoyennes de Guinée sont en guerre contre le tripatouillage de cette Constitution. Nous allons en guerre contre ceux qui veulent massacrer les lois ce pays-là, nous allons en guerre contre ceux qui veulent instaurer un troisième mandat pour le professeur Alpha Condé. Parce que, s’il y a des turbulences dans ce pays, nous les femmes, nous sommes les premières victimes. Alors, nous n’allons pas dormir sur nos lauriers jusqu’à ce que le problème commence. Nous voulons juste faire savoir à l’opinion nationale et internationale que nous les femmes de Guinée, nous sommes engagées et déterminées pour le combat, nous nous battrons jusqu’à la dernière minute pour empêcher à ce qu’il y ait une nouvelle constitution dans notre pays et qu’il y ait un troisième mandat dans notre pays », a-t-elle laissé entendre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

AGEPI : Gaston Morel se défend à la barre ! « Sur la tombe de ma mère… »

24 juillet 2019 à 20 08 37 07377
Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche
Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche

Comme annoncé précédemment, le procès de plusieurs journalistes membres de l’AGEPI (Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante), s’est ouvert ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal de première instance de Kaloum. Alpha Abdoulaye Diallo, qui se réclame comme étant le nouveau président de cette association de presse, et trois autres membres de son camp, sont poursuivis par Moussa Iboun Conté, se réclamant aussi comme étant le président légal de l’AGEPI. Ce dernier accuse ses confrères de coups et blessures volontaires et vol de sa voiture. Morel André Gaston, le premier à comparaître dans cette affaire, a plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

A l’ouverture de ce procès, deux des quatre prévenus étaient présents dans la salle d’audience. Il s’agit de Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche et N’Famory Keïta. Le procureur a aussitôt demandé au tribunal de décerner un mandat d’amener contre Alpha Abdoulaye Diallo et Hamed Cissé, les deux autres prévenus absents. Mais, le juge a décidé d’ouvrir les débats, appelant Morel André Gaston à la barre. Le journaliste est revenu sur la genèse de cette affaire.

« Monsieur Iboun Conté représentait cette association depuis le 17 septembre 2015. Et, après la fin de son mandat, le 20 mars 2019, les membres de la structure se sont réunis au musée national pour organiser un congrès. Au terme de ce congrès, monsieur Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. On a réclamé les clefs du siège à Iboun Conté. Mais monsieur Iboun Conté a dit non, que son mandat n’est pas fini parce que c’est désormais 5 ans. Ainsi, il a porté plainte au niveau du tribunal de Mafanco. A Mafanco, le tribunal a rendu une décision en sa faveur.

Ensuite, nous sommes venus au tribunal de Kaloum ici. Et ce tribunal s’est déclaré incompétent. C’est ainsi qu’on a décidé d’aller ouvrir les locaux. C’est lui-même Iboun Conté qui est venu ouvrir le siège. Les membres sont rentrés et il a voulu fermer les membres à l’intérieur du siège. C’est ainsi que nous nous sommes opposés. Nous nous sommes levés pour lui dire qu’il ne peut pas nous enfermer dedans. C’est ainsi qu’on a pris les clefs du siège de l’association », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le directeur de publication du journal Le Patriarche a rejeté toutes les accusations formulées par Moussa Iboun Conté. « Moi, je n’ai même pas vu la clef de sa voiture. C’est lui-même qui a laissé sa voiture derrière le siège de l’AGEPI. Personne n’a touché sa voiture. Nous, nous sommes des journalistes, on ne vole pas. Quant aux coups et blessures, je jure sur la tête de mes enfants, je ne l’ai pas touché. Et s’il avait reçu des coups, il allait être hospitalisé. Quand le syndicaliste Aboubacar Soumah a reçu des coups au Palais du peuple, il a été hospitalisé. Donc sur la tombe de ma mère et sur la tête de mes enfants je ne l’ai pas touché », a dit Morel André Gaston.

Après avoir écouté ce premier prévenu, le tribunal a renvoyé l’affaire au 18 septembre 2019 pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Campagne de reboisement national à Labé : les autres précisions du chef de la Section des Eaux et Forêts

24 juillet 2019 à 19 07 29 07297
  Samba Diao Diallo, chef de la Section des Eaux et Forêts de Labé
Samba Diao Diallo, chef de la Section des Eaux et Forêts de Labé

Suite à la diffusion de notre dépêche intitulée « Labé : la campagne de reboisement national suspendue, faute de moyens », le chef de la Section des Eaux et Forêts qui a été interpellé sur la question par sa Direction Nationale a tenu à apporter d’autres précisions autour de l’état des lieux de cette initiative présidentielle, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Le chef de la Section des Eaux et Forêts de Labé, Samba Diao Diallo a commencé par expliquer que le reboisement obéit à tout un processus comportant des étapes.

« J’apporte un démenti catégorique par rapport à la suspension de la campagne de reboisement au niveau de la préfecture de Labé. La campagne n’est pas du tout suspendue. Les opérations de reboisement continuent belle et bien au niveau de la préfecture de Labé. Vous savez qu’il y a des étapes à suivre pour le reboisement. On commence d’abord par le choix du site, le piquetage, trouaison, le transport des plants et la mise en place des plants. Maintenant, ces sites ont été présélectionnés avant-même l’arrivée des missionnaires ici. C’était la première étape. On avait ciblé Tountouroun, Popodara et Sannoun» a-t-il indiqué.

Parlant des moyens financiers, le chef de la Section des Eaux et Forêts de Labé précise que le montant de 17 milliards de francs guinéens annoncé par le président de la République ne sera pas géré par les services techniques concernés.

« La main d’œuvre, c’est la jeunesse des différentes localités où le reboisement aura lieu. Maintenant, ceux qui vont piloter ces sommes-là sont des ONG guinéennes. On a sélectionné des guinéens. Ce qui a été fait au niveau des préfectures, ce sont des ONG qui ont été annoncées et leurs dossiers transférés à Conakry. C’est-à-dire à qui de droit. Toute la compilation de ces dossiers-là a eu lieu à Conakry. La sélection a été faite. A ce jour, monsieur le directeur national a envoyé au niveau de toutes les Sections, au niveau de toutes les directions et au niveau de toutes les inspections régionales la liste des ONG retenues par préfecture. Ce sont ces préfectures-là qui doivent décaisser ce fonds, revenir vers les services techniques devant faire le suivi technique des opérations. Nous veillerons à ce que la main d’œuvre locale soit utilisée. Ces ONG qui ont été choisies viendront nous voir parce que c’est nous qui connaissons les sites choisis, c’est nous qui connaissons les lieux, c’est nous qui connaissons. En commun accord avec les élus locaux, les opérations vont se passer sans problèmes » a-t-il ajouté.

Pour le chef de la Section des Eaux et Forêts de Labé, cette procédure administrative qui semble être lourde ne va pas empiéter sur la période propice pour toute opération de reboisement, allant officiellement du 15 juillet au 15 août.

« Absolument pas, parce que je vous dis à l’heure où je vous parle la Direction Nationale des Eaux et Forêts a déjà annoncé les ONG qui sont bénéficiaires. Il y a eu plus d’une centaine d’ONG qui ont été candidate au niveau du département des Eaux et Forêts. Mais, il y a eu une sélection. Les ONG qui ont été retenues connaissent déjà les préfectures dans lesquelles elles doivent aller et trouver les techniciens pour faire les opérations. Tout le monde est informé. Les ONG qui ont été retenues à Labé nous ont annoncé leur arrivée. Aujourd’hui, nous sommes le 24, elles sont déjà au niveau de la préfecture de Labé. Ça ne va pas retarder, parce que les opérations continuent jusqu’au 15 août. Et nous ne sommes pas encore au mois d’août. Nous sommes au mois de juillet. C’est pour vous dire que nous sommes dans le délai » a-t-il conclu.

Attendons de voir !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Kankan : Sény Lamah condamnée pour avoir brûlé sa fille adoptive

24 juillet 2019 à 19 07 08 07087

Le tribunal correctionnel de Kankan a rendu sa décision dans le dossier ministère public contre madame Sény Lamah, poursuivie pour exploitation et maltraitance sur sa fille adoptive de 13 ans. Dans le verdict rendu public ce mercredi, 24 juillet 2019, Sény Lamah a été reconnu coupable des faits et condamnés à deux ans de prison, dont 14 mois assortis de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’inspection régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui était partie civile dans ce dossier. Madame Sény Lamah, mère de deux enfants et âgée de 28 ans, était jugée pour avoir brûlé grièvement sa fille adoptive de 13 ans du nom de Thérèse Loua.

A la barre, elle avait reconnu les faits, mais prétend avoir agi sous l’effet de la colère. « On m’a appelée pour me dire qu’elle a volé 60.000 francs au marché. Je suis partie rembourser l’argent et j’ai pris la fille pour rentrer à la maison. Je ne l’avais jamais frappée depuis qu’elle m’a été confiée. Mais cette fois, j’étais très en colère et je lui ai dit que je ne vais pas lui pardonner ça. Donc, j’ai mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et je lui ai dit de venir, mais elle s’est enfuie. Après, je lui ai dit d’aller se laver. Quand elle s’est déshabillée pour se laver, je suis venue la cogner avec la cuillère chaude. Elle tombée sur la cuillère et a eu des brûlures au niveau du ventre. Le lendemain, je lui ai dit d’aller vendre de l’eau au marché. Mais entretemps, j’ai constaté que la plaie s’aggravait. Donc, j’ai commencé à lui faire un traitement. Je regrette ce que j’ai fait », avait expliqué Sény Lamah.

Des explications aussitôt démenties par Kourani II Konaté, assistante à l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance de Kankan. Selon elle, Thérèse Loua était allée, comme d’habitude, vendre de l’eau au marché pour sa tante. A son retour, Sény Lamah a dit que l’argent n’était pas au complet. Une somme de 6500 francs manquait. C’est pour cela qu’elle a sévèrement puni la petite. « Selon ce que Thérèse nous a dit, quand elle est revenue du marché, sa tante a dit qu’il manque 6500 du prix de l’eau. C’est ainsi qu’elle a mis la cuillère sur le feu, elle a pourchassé la petite qui s’est enfuie. Elle l’a rattrapée avant de la blesser avec la cuillère chaude. Ce n’est pas tout. Thérèse nous a fait savoir qu’en plus de l’exploitation dont elle fait objet, elle est souvent battue et enfermée à la maison par sa tante. Des fois, elle lui administre du piment sur tout le corps. Elle a une autre blessure dans le dos qui semble avoir été causée par un couteau… »

Lors des réquisitions, le procureur avait requis 5 ans de prison ferme contre Sény Lamah. La défense avait sollicité la clémence du tribunal en condamnant sa cliente à une peine assortie de sursis.

Le tribunal, par la voix du juge Oumar Kadiatou Sylla, a reconnu Sény Lamah coupable des faits de coups et blessures volontaires qui lui sont reprochés, commis sur la personne de Thérèse Loua. Pour la répression, elle a été condamnée à une peine de vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont 14 mois assortis de sursis. Elle est également condamnée au payement d’une amende d’un million de francs guinéens.

Placée sous mandat de dépôt le vendredi, 5 juillet 2019, Sény Lamah va continuer son séjour carcérale à la prison civile de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Conakry : des défenseurs des droits humains en synergie pour la promotion de la justice transitionnelle

24 juillet 2019 à 18 06 54 07547

Plusieurs acteurs de la société civile et autres ONG de défense des Droits de l’Homme ont bouclé ce mercredi, 24 juillet 2019, les travaux de concertation sur les besoins et les limitations en matière de justice transitionnelle en Guinée. Cette rencontre de deux jours, organisée par Africa Transitional Justice Legacy Fund (ATJLF), s’inscrit dans le cadre de l’édification de la paix, de la promotion des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle dans notre pays, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre de a regroupé plusieurs structures de la place, impliquées dans le combat pour la protection des droits humains, la recherche de la vérité, la justice et la réparation en rapport avec le passé douloureux de la Guinée de l’indépendance à nos jours. Il s’agit entre-autres de : MDT (Mêmes Droits pour Tous), l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits Humains (OGDH), la Plateforme des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD), le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC), le Comite Provisoire de Réflexion pour la Réconciliation Nationale (CPRN), l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB), la Ligue Guinéenne de Défense de Défense des droits de l’Homme (LIGUIDHO), la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFIG DCPD).

Au compte de cette deuxième journée, les participants se sont penchés sur les lacunes du processus de justice transitionnelle en Guinée et sur les priorités pour l’atteinte des objectifs dans le combat pour la préservation des Droits de l’Homme. Trois groupes de cinq personnes ont été constitués pour des travaux qui ont abouti à plusieurs pistes de réflexion.

Mahmed Kamara, directeur d’Africa Transitional Justice Legacy Fund
Mahmed Kamara, directeur d’Africa Transitional Justice Legacy Fund

A la fin des travaux, Mahmed Kamara, directeur d’Africa Transitional Justice Legacy Fund (ATJLF), a rappelé que cet organisme, basé à Accra, vient échanger avec les acteurs de la société civile guinéenne pour un appui financier. « Pendant ces deux jours, nous avons échangé avec les ONG, aves activistes des droits de l’Homme par rapport à la mise en place de cette justice transitionnelle. Nous les avons écoutés afin de comprendre les défis auxquels ils font face et quelles sont les priorités qu’Africa Transitional Justice Legacy Fund va prendre en charge », a fait savoir le directeur.

Parlant de ses attentes, Mahmed Kamara a fait savoir que son souhait est de voir les organisations de la société civile et activistes des Droits de l’Homme « de mettre en place des projets qui vont apporter des transformations positives en matière de justice transitionnelle en Guinée, des projets qui vont contribuer à un certain nombre de choses. Que les projets puissent apporter des changements dans la vie des personnes dont les droits ont été bafoués. Nous voulons aider à reconstruire la paix et la quiétude dans la société. C’est pour cela que nous espérons que les ONG avec lesquels nous avons travaillé vont postuler pour un appui de notre part, pour qu’on leur apporte une subvention dans ce combat, puisque la Guinée, tout comme les six autres pays ouest africains, sont éligibles à ces fonds ».

Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous,
Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous, a dit sa satisfaction d’avoir participé à cette rencontre consultative. « Je crois que la Guinée a nécessairement besoin de mettre en place un programme de justice transitionnelle. Il faut que les guinéens aient la possibilité de jeter un regard rétrospectif sur le passé en termes de violation des droits de l’Homme et voir dans quelles mesures ont peut régler, on peut adresser ses problèmes dans un contexte de réconciliation et d’apaisement social. Cette institution a travaillé à nous faire comprendre son fonctionnement et puis dans les prochaines semaines, proposer des solutions des projets dans le sens de la mise en œuvre de ce programme de justice transitionnelle, parce que l’Etat à lui seul ne peut pas tout faire, la société civile non plus », a expliqué l’avocat.

Les participants ont été également imprégnés du processus d’octroi de subventions de l’AJTLF, du critère d’éligibilité pour bénéficier de ces subventions, de la durée et du montant des subventions. Selon nos informations, ces subventions varient de mille à 70 mille dollars US.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Beyla : une sanction sévère infligée aux promoteurs du coup d’État constitutionnel par la population

24 juillet 2019 à 18 06 18 07187

Communiqué : Ce mercredi 24 juillet 2019 était prévue une marche des promoteurs du coup d’État civil au centre ville de Beyla.

Suite à l’appel de la coordination préfectorale du FNDC_Beyla, la population de cette localité s’est mobilisée pour empêcher la marche des promoteurs du coup d’État constitutionnel tout au long de l’itinéraire indiqué par les organisateurs.

Finalement, les promoteurs du coup d’État constitutionnel se sont retrouvés à la place des martyres à 13h avant de se disperser à 15h en prenant acte du boycott de leur manifestation par la population de Beyla.

Le FNDC félicite la population de Beyla pour son adhésion et son soutien au combat pour la défense des acquis démocratiques.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons.

Communiqué transmis par la Coordination nationale du FNDC

Lire

40ème jour du décès de la mère de Kassory : communiqué de la Primature

24 juillet 2019 à 18 06 06 07067

Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, le Premier Ministre Dr. Ibrahima Kassory FOFANA, les Familles FOFANA, TOURE, CONDE, CONTE, KEITA, YANSANE, DOSSO, COMNOS remercient tous ceux qui de près ou de loin ont compati à leur douleur lors du décès de leur mère, belle-mère, tante, grand-mère Hadja Nana Fofana, née Touré. Décès survenu le 10 juin 2019 à Conakry.

Que soient particulièrement remerciés, les leaders religieux, leaders politiques, leaders communautaires, représentants diplomatiques, associations socio- professionnelles et tout le peuple de Guinée.

Ils informent par la même occasion que les cérémonies de sacrifices de 40ème jour auront lieu le Dimanche 28 juillet 2019 à 14h à Forécariah.

Que Dieu accueille l’âme de l’illustre disparue dans son paradis éternel !

Amine !

Lire

Affaire AGEPI : le procureur demande de décerner un mandat d’amener contre Alpha Abdoulaye Diallo

24 juillet 2019 à 17 05 06 07067
Alpha Abdoulaye Diallo, nouveau président de l’AGEPI

Le procès de plusieurs journalistes, membres du nouveau bureau installé récemment à la tête de l’AGEPI à l’issue d’un congrès non reconnu par le président en exercice de cette association de presse, s’est ouvert dans l’après-midi de ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Juste après l’ouverture du procès, le procureur a demandé de décerner un mandat d’amener contre le nouveau président élu à la tête de l’AGEPI et un autre membre de son bureau, absents de la salle d’audience, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui est sur place.

Ils sont quatre journalistes, tous membres du nouveau bureau de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante, concernés par ce dossier : Alpha Abdoulaye Diallo, Hamed Cissé, Morel André Gaston, N’Famory Keïta. Ils sont poursuivis par Moussa Iboun Conté, le président de l’AGEPI qu’ils ont décidé d’évincer, pour coups et blessures volontaires et vol de sa voiture. Des actes qu’ils auraient commis le 20 juin 2019, jour auquel le nouveau bureau dirigé par Alpha Abdoulaye Diallo est allé s’installer dans les locaux de l’AGEPI, situés dans le centre-ville de Kaloum.

Après l’ouverture du procès, le tribunal a constaté que les prévenus, Alpha Abdoulaye Diallo et Hamed Cissé, ne se sont pas présentés. Aussitôt, le procureur a demandé de décerner un mandat d’amener contre les deux journalistes. « Je vous demande de décerner un mandat d’amener contre les deux », a-t-il dit au président du tribunal. Et, sans même se prononcer sur cette requête du procureur, le juge a demandé la comparution de Morel André Gaston, un des prévenus présents dans la salle.

Moussa Ibnou Conté, président sortant de l’AGEPI

Ce dernier a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il assure que Moussa Iboun Conté n’a pas été agressé comme il le prétend et sa voiture n’a non plus été volée. « Iboun Conté n’a pas été victime de vol. Son véhicule se trouve actuellement derrière le siège de l’AGEPI. Nous sommes des journalistes, on ne vole pas. Pour ce qui est des coups et blessures, je ne l’ai pas touché. Sur la tombe de ma mère et sur la tête de mes enfants, je ne l’ai pas touché », a-t-il déclaré à la barre.

Les débats sont en cours et nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Affrontement à Siguiri, le marché perturbé… Le président du tribunal accusé

24 juillet 2019 à 16 04 54 07547

Un affrontement a éclaté ce mercredi, 24 juillet 2019, deux groupes de commerçants qui se disputent des magasins appartenant à l’Etat dans la commune urbaine de Siguiri. Il n’y a pas eu de morts ni de blessés, mais le marché de la ville est fortement paralysé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce conflit dure depuis quelques mois. Mais, c’est la première fois qu’il atteint ce niveau. A l’origine, une ordonnance prise par le président du tribunal de première instance de Siguiri, autorisant l’ouverture des commerces, objets du conflit. Il s’agit de 88 magasins appartenant à l’Etat qui ont été rénovés récemment. Avant leur rénovation, les magasins en question étaient gérés par des commerçants qui ont signé un contrat de bail avec la mairie de la ville.

Mais après la rénovation, la commune a attribué les commerces à des personnes autres que celles qui les géraient, alors que le contrat de bail n’est pas arrivé à expiration. Suite à la protestation de ces derniers, la justice a été saisie de l’affaire qui commençait à prendre de l’ampleur. Le président du tribunal, Sidiki Kourouma, a ordonné la fermeture des magasins jusqu’à ce que la justice puisse trancher pour dire à qui les commerces doivent revenir. Cette décision est intervenue il y a deux mois.

Mais, à la surprise du groupe de commerçants opposés au maire de Siguiri, le juge a ordonné l’ouverture des magasins par le camp adverse avant même le jugement. Cette ordonnance a provoqué l’ire des commerçants qui géraient les magasins en question avant leur rénovation. Ces derniers sont allés sur le terrain pour empêcher l’exécution de cette décision du président du tribunal de Siguiri. C’est ainsi qu’ils se sont affrontés à leurs adversaires qui avaient déjà ouvert les commerces. Après quelques chaudes empoignades qui n’ont pas de victimes, ils ont réussi à chasser le groupe à qui les magasins ont été nouvellement attribués par le maire et ont refermé les commerces.

« Le président du tribunal voulait d’un affrontement, il l’a eu »

Interrogée par Guineematin.com juste après cet accrochage, Fanta Keïta, membre du groupe opposé à la décision du maire, a accusé le président du tribunal d’être responsable de cette situation. « C’est la justice qui veut mettre le feu entre nous. Le dossier se trouve dans les mains du juge, il refuse de trancher pour dire à qui appartiennent les magasins et il prend une ordonnance demandant à un autre groupe d’ouvrir les magasins. Nous sommes dans quel pays ? La justice est corrompue. Le président du tribunal voulait d’un affrontement, il l’a eu », a-t-elle déclaré.

Même son de cloche chez son amie, Aïcha Magassouba : « le président du tribunal ne veut pas qu’il y ait la paix ici. Sinon, il a ordonné la fermeture des magasins, cela a permis d’éviter un affrontement. La ville était calme depuis, et tout le monde attendait un jugement qui devait déterminer à qui appartiennent les magasins qui font objet de conflit. Maintenant, comme il veut brûler la ville, il ordonne l’ouverture de ces magasins attribués à une des parties en conflit sans juger d’abord l’affaire ».

De son côté, un partisan du maire de Siguiri que nous avons trouvé sur les lieux, a indiqué qu’il est venu défendre ceux à qui les magasins ont été attribués parce que ce sont les autorités qui leur ont donné l’autorisation de les ouvrir. « Nous sommes là pour défendre la loi. Le maire est une autorité et le juge est également une autorité. Si ceux-ci demandent l’ouverture des magasins, de simples commerçants ne peuvent venir s’opposer à cela », a-t-il dit.

Pour l’heure, les magasins restent fermés et le conflit est peut-être loin de trouver son épilogue.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Renforcement des capacités de l’armée : plusieurs équipements remis à la 4ème région militaire

24 juillet 2019 à 16 04 46 07467

Le ministère de la défense nationale vient de doter la 4ème région militaire de N’zérékoré d’une importante quantité de matériels informatiques et de mobiliers de bureaux. La cérémonie de remise officielle de ces équipements a eu lieu ce mercredi, 24 juillet 2019, au dépôt central du Bataillon Spécial de Conakry, sis au Camp Alpha Yaya Diallo. Elle a connu la présence du Chef d’état-major général des armées, de la présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, du conseiller politique du ministre de la défense nationale et de plusieurs officiers supérieurs de l’armée guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Général de brigade Georges Sy, vice-président du comité technique sectoriel de défense,
Général de brigade Georges Sy, vice-président du comité technique sectoriel de défense

Dans son discours de Bienvenue, Georges Sy, Général de brigade et vice-président du comité technique sectoriel de défense, a indiqué que cette remise de matériels et mobiliers s’inscrit dans le cadre de la poursuite des activités de la « Stratégie Nationale d’Actions Prioritaires (SNAP) du secteur défense au compte de l’axe 2 : renforcement des capacités opérationnelles des armées et violet 2 : renforcement des bureaux et sites de travail des armées en équipements techniques, informatiques et en mobiliers de bureaux ».

Depuis 2016, rappelle-t-il, « le gouvernement guinéen, à travers le Budget National de Développement (BND), met à la disposition du ministère de la défense nationale, des moyens financiers pour la réalisation des activités planifiées dans la SNAP. C’est dans ce cadre que les unités des forces armées guinéennes vont bénéficier de ces équipements techniques, informatiques et mobiliers de bureau à travers la direction générale de l’intendance militaire des armées », a-t-il dit.

Par ailleurs, le vice-président du comité technique sectoriel de défense a précisé que « ces équipements sont destinés aux unités de l’armée de terre et de l’armée de l’air basées à la 4ème région militaire de N’zérékoré. L’acquisition de ces matériels permettra non seulement de renforcer leurs capacités opérationnelles, mais aussi d’améliorer les conditions de travail de toutes ces unités bénéficiaires de la 4ème région militaire », a-t-il souligné, invitant les bénéficiaires à en faire bon usage.

Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes
Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes

De son côté, le Colonel Facinet Camara, intendant adjoint des forces armées guinéennes, a dit que ces matériels, composés de mobiliers de bureaux et de matériels informatiques, visent à renforcer les capacités opérationnelles des bénéficiaires et créer des conditions de travail favorables à ces personnels implantés dans la 4ème région militaire de N’zérékoré. « Il s’agit de 3 bureaux directeurs, de 33 fauteuils hauts dossiers, de 73 ordinateurs de bureaux HP13, de 57 imprimantes HP multifonctions, de 15 photocopieuses Canon grand modèle, de 21 réfrigérateurs petit modèle, 22 coffre-fort taille moyenne, 24 écrans plats de 23 pouces, 2 vidéoprojecteurs, 2 tableaux-blancs nattes pour VP, 11 bureaux avec retour et un caisson 18 sur 190, 131 fauteuils bas-dossiers, 153 chaises visiteurs, 3 salons complets, 15 fauteuils de réunion, 35 bureaux simples : dimensions 160 sur 80 et 150 armoires métalliques », a-t-il cité.

Général du corps d’armée Namory Traoré, Chef d’état-major général des armées
Général du corps d’armée Namory Traoré, Chef d’état-major général des armées

Pour sa part, le Chef d’état-major général des armées, Général du corps d’armée Namory Traoré, s’est réjoui de la remise de ces matériels à la 4ème région militaire. L’officier souhaite que les autres régions militaires puissent aussi en bénéficier. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de satisfaction qui m’anime. Car, dans le cadre de la réforme du secteur de défense et de sécurité, l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires constitue l’une des priorités de l’état-major des armées. Si aujourd’hui nous assistons à la remise de certains équipements au profit de la 4èmerégion militaire, je pense très bien que ça ne sera pas la dernière.

Dans le plan d’actions SNAP, je crois qu’après la 4ème région militaire, toutes les autres unités seront prises en compte, toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. C’est le lieu de remercier très sincèrement monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé, chef des armées, pour tous les efforts consentis auprès des forces de défense et de sécurité dans le cadre de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, sans oublier les partenaires qui nous accompagnent. J’invite l’état-major de l’armée de terre et de l’air à bien utiliser ces équipements. Parce que les conditions dans lesquelles nous évoluons, quand on a déjà un matériel, il faut bien l’entretenir et le gérer », a-t-il exhorté.

Dr Djeliman Osman Kouyaté

S’exprimant au nom du ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale dont il est le conseiller politique, Dr Djeliman Osman Kouyaté a rappelé qu’il y a près de 10 ans, « le chef de l’Etat, dans son discours d’investiture, faisait de la réforme des services de sécurité, l’axe de priorité de son programme de société. Il a instruit en même temps de mettre en place une stratégie de réforme du secteur de sécurité. Un plan d’approche a été mis en place, comprenant trois étapes. La première étape portait sous la conception d’une stratégie de mise en œuvre d’une réforme du secteur de sécurité.

La deuxième étape portait sur l’élaboration de l’ensemble des documents cadre de la réforme du secteur de sécurité. Tous ces documents, aujourd’hui sont élaborés et mis à la disposition des structures que vous représentez. La troisième étape de cette réforme porte sur l’opérationnalisation, autrement dit la mise en œuvre de l’ensemble des activités identifiées dans le cadre du processus de la réforme. (…) Le ministre à l’espoir que l’appui des partenaires va continuer, qu’il y aura une poursuite d’équipements s’inscrivant dans le renforcement des autres zones militaires. Nous avons aussi la certitude que les unités qui vont tout à l’heure bénéficier de ces équipements, sauront les utiliser à bon escient », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

PNDES : le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique attendu à Conakry

24 juillet 2019 à 16 04 05 07057

Communiqué : CONAKRY, 24 juillet 2019— Le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem, effectuera une visite en Guinée du 27 au 30 juillet prochains pour échanger avec le Président de la République, Son Excellence le Professeur Alpha Condé et les autorités guinéennes sur les opportunités et les priorités pour le développement de la Guinée.

La visite de M. Ghanem fait suite au lancement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016 – 2020 et du nouveau Cadre de Partenariat Pays (2018-2023) avec la Banque mondiale.

M. Ghanem est Vice-président de la Banque mondiale depuis le 1er juillet 2018. Expert du développement ayant à son actif plus de trente années d’expérience, il est responsable d’un portefeuille régional de plus de 600 projets, pour un engagement total supérieur à 71 milliards de dollars. Sous son leadership, la Banque mondiale en Afrique s’attache à promouvoir la croissance inclusive et la réduction de la pauvreté en finançant des projets qui visent à développer le capital humain, soutenir l’essor du secteur privé, accroître la productivité agricole, améliorer l’accès aux infrastructures, renforcer la résilience au changement climatique et promouvoir l’intégration régionale.

La vision de M. Ghanem pour la Région Afrique accorde une place centrale à l’intensification de l’aide en faveur des pays fragiles et en conflit, à la promotion de l’égalité des sexes et au développement d’opportunités économiques pour les jeunes.

La Guinée est membre du Groupe de la Banque mondiale depuis 1963. L’enveloppe totale de financements en faveur de la Guinée en 2019 s’élève à 895.97 millions de dollars, répartis sur 24 projets.

Communiqué transmis par la représentation guinéenne de la Banque mondiale

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : sur 2 950 candidats, 1 639 sont admis à Pita

24 juillet 2019 à 14 02 27 07277

Les résultats du Certificat de fin d’Etudes Elémentaires sont jugés très positifs à Pita. La préfecture a enregistré un taux de réussite supérieur à 50% à cet examen national. Un succès bien au-dessus de la moyenne nationale qui est de 44,46%, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les chiffres communiqués par les autorités éducatives locales, 2 950 candidats dont 1 603 filles ont affronté les épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année 2019 dans la préfecture de Pita. Parmi eux, 1 639 ont été déclarés admis, soit 55,56% de réussite.

Voici les statistiques par centre d’examen :

Ecole Alain Fougaret : 40 admis sur 140 candidats (28, 57%)

Bantighel : 82 admis sur 100 candidats (82%)

Brouwal Tappé : 49 admis sur 106 candidats (46,22%)

Collège Djissouma : 99 admis sur 182 candidats (54,40%)

Collège de Gongoré : 87 admis sur 116 candidats (75%)

Ecole primaire de Doghol Touma centre : 133 admis sur 213 candidats (62,44%)

Ecole primaire de Ley Miro centre: 121 admis sur 143 candidats (84,62%)

Ecole primaire de Maci centre: 184 admis sur 231 candidats (79,65%)

Ecole primaire de Timbi Madina 1 : 76 admis sur 259 candidats (29,34%)

Ecole primaire de Timbi Tounny centre : 98 admis sur 259 candidats (37,84%)

Ecole primaire de Pita 2 : 126 admis sur 213 candidats (59,15%)

Ecole primaire de Ninguelandé centre: 80 admis sur 138 candidats (57,97%)

Ecole primaire de Sangaréyah centre : 109 admis sur 136 candidats (80,15%)

Ecole primaire de Sintaly, Saraya : 120 admis sur 145 candidats (82,76%)

Ecole Elhadj Ibrahima Barry : 134 admis sur 350 candidats (38, 29%)

Centre Lycée Feto : 121 admis sur 215 candidats (56,28%)

A noter que cette année, le nombre de filles candidates est en nette augmentation. Dans certains centres, elles sont à égalité sinon plus nombreuses que les garçons. L’autre leçon à tirer, c’est que ce sont les écoles publiques qui ont enregistré les plus forts taux d’admission dans cette préfecture.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Vol de carburant à l’EDG de Kankan : plusieurs travailleurs de la société condamnés

24 juillet 2019 à 11 11 35 07357

Le tribunal de première instance de Kankan a condamné hier, mardi 23 juillet 2019, plusieurs personnes en service à la centrale de l’EDG à Kankan. Ces travailleurs de l’Electricité de Guinée ont été reconnus coupables de vol et complicité de vol de carburant. Ils ont écopé de peines allant de 2 à 10 ans d’emprisonnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cinq personnes, interpellées suite à l’arrestation d’un agent de l’EDG de Kankan en possession de bidons de carburant volés le 27 juin dernier, ont comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de la ville. Il s’agit de Lancinè Traoré, l’agent pris avec les bidons de carburant volés, Ansoumane Damaro Camara directeur de la centrale de l’EDG à Kankan, Lancinè Koma Traoré, Mory Kanté et Bangaly Doumbouya, tous en service au sein de cette centrale électrique.

Le premier était poursuivi pour vol aggravé et coups et blessures volontaires. Il avait, en effet, grièvement blessé Laye Keïta, un membre de la coordination de la jeunesse de Kankan, qui tentait d’immobiliser sa voiture après le vol. Les autres comparaissaient pour complicité de vol et négligence. 13 autres personnes citées dans cette affaire n’ont pas comparu. Ces prévenus sont cavale.

A la barre, Lancinè Traoré a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. « Je travaille à l’EDG depuis 2013. Dans la journée du jeudi, 27 juin 2019, j’étais au service. J’ai rempli les bidons, je suis venu klaxonner mais il n’y avait personne à la porte, donc c’est moi-même qui ai ouvert la porte pour sortir. C’est par peur que j’ai trimballé Laye Keïta qui voulait voir ce qui se trouvait dans mon véhicule juste avant mon arrestation », a-t-il déclaré.

Le prévenu a refusé cependant de répondre à la question du procureur relative aux motifs de ce vol et à la destination du carburant volé. Il a prononcé un simple « Désolé » suite à cette interrogation. De leur côté, les 5 autres prévenus ont tous nié les faits qui leur reprochés, assurant qu’ils ne sont nullement impliqués dans ce vol.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Après avoir écouté tous les prévenus, le tribunal a clôturé les débats et a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, a demandé au tribunal de retenir tous les prévenus dans les liens de la culpabilité, à l’exception de Bangaly Doumbouya qui était en congé à Conakry au moment faits.

Pour la répression, il a requis 10 d’emprisonnement contre Lancinè Traoré et les treize autres qui sont en fuite, et 3 ans d’emprisonnement contre trois prévenus ayant comparu. Le procureur a demandé aussi la relaxe pure et simple de Bangaly Doumbouya.

Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense
Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense

De son côté, Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense, a déploré d’abord ce qu’il qualifie de poursuites sélectives de la part du ministère public, mais aussi et surtout le manque de preuves contre la plupart des prévenus. Il a demandé au tribunal de renvoyer quatre des cinq prévenus ayant comparu à des fins de poursuite et de condamner Lancinè Traoré un an d’emprisonnement assorti de sursis, soulignant qu’il n’y a pas eu de vol mais plutôt tentative de vol.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a suspendu l’audience pour 30 minutes. A la reprise, le verdict est tombé. La juridiction a reconnu tous les prévenus, excepté Bangaly Doumbouya, coupables des faits de vol, coups et blessures volontaires et complicité de vol et de recel.

Pour la répression, le tribunal a condamné Lancinè Traoré et les 13 qui sont en fuite à 10 ans d’emprisonnement et au payement de 2 millions de francs guinéens d’amende. Ansoumane Damaro Camara le directeur de la centrale, Lancinè Koma Traoré et Mory Kanté, tous ayant comparu, ont écopé chacun de 2 ans d’emprisonnent et le payement de 500 mille francs d’amende. Bangaly Doumbouya qui était à Conakry au moment des faits, lui, a été relaxé.

Après la lecture du verdict, la défense, par l’intermédiaire de Me Mohamed II Kourouma, a annoncé qu’elle va interjeter appel de cette décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Justice : poursuivi pour viol, l’élève Mohamed Sylla pourrait être acquitté

24 juillet 2019 à 11 11 22 07227

Mohamed Sylla, un jeune élève qui devait passer le baccalauréat cette année, a comparu à nouveau hier, mardi 23 juillet 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn où il est jugé pour viol. Un acte qu’il est accusé d’avoir commis le 24 octobre 2018 au quartier Camayenne dans la commune de Dixinn. A l’issue des débats, le procureur a requis l’acquittement de l’accusé, dont la culpabilité n’a pas été établie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Lors de sa comparution devant le tribunal le mardi, 09 juillet 2019, l’accusé avait rejeté en bloc les accusations de viol sur une mineure de 14 ans pour lesquels il est détenu depuis le 09 novembre 2018. « On (lui et la fille qu’il est accusé d’avoir violé) a grandi ensemble à Dixinn chez mon homonyme. J’ai vécu avec eux pendant 13 ans à Dixinn. Je partais à l’école avec elle et je revenais avec elle, mais je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec A.T. Je l’ai toujours considérée comme une sœur », a clamé Mohamed Sylla.

La journée d’aujourd’hui a été consacrée aux réquisitions du procureur et les plaidoiries de l’avocat de la défense. Dans ses réquisitions, le procureur, Daouda Diomandé, est longuement revenu sur cette affaire, avant de demander au tribunal d’acquitter l’accusé. « Les deux vivaient ensemble à Dixinn sous le toit de Docteur Camara, qui est l’homonyme de l’accusé, Mohamed Sylla. Avant, ils partaient ensemble à l’école et ils revenaient ensemble.

Mais, il fut un moment où Mohamed Sylla ne prenait plus les études au sérieux, il a été chassé par son homonyme, Mohamed Camara. C’est ainsi qu’il est parti chez sa maman à la Camayenne où il vivait désormais. La prétendue victime de viol aussi qui ne prenait plus les études aux sérieux, après les cours, est parti je ne sais où sans rentrer à la maison. Elle est allée passer la nuit ailleurs. Et le lendemain, elle a convoqué Mohamed Sylla à la police de Bellevue en disant qu’elle a été violée par ce dernier », a rappelé le procureur.

Il ajoute « qu’il y a déjà une lettre de désistement versée au dossier par les parents. Les parents sont venus dire ici qu’ils ne savent pas pourquoi ils ont porté plainte. Donc à partir de là, on a compris qu’il n’y a pas eu de viol. Le fait pour lequel Mohamed Sylla est poursuivi n’existe pas. C’est pourquoi, le ministère public qui poursuit à charge et à décharge, vous demande qu’il vous plaise de faire l’application de l’article 544 du code de procédure pénale en acquittant purement et simplement l’accusé », a-t-il requis.

De son côté, la défense, par la voix de maître Emanuel Bamba, a demandé au tribunal de suivre les réquisitions faites par le ministère public. « La prétendue victime et son groupe ont fait que Mohamed Sylla a perdu ses études cette année. Il devait faire le baccalauréat cette année, mais il n’a pas pu le faire parce qu’il est en prison. Donc, je vous prie de suivre les réquisitions de monsieur le procureur en prenant la décision sur le siège », a plaidé l’avocat.

Le tribunal a finalement mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 30 juillet 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Lutte contre les IST/VIH/SIDA au sein de l’Armée : une étude de séroprévalence désormais disponible

24 juillet 2019 à 11 11 14 07147

Dans la matinée de ce mercredi, 24 juillet 2019, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a présidé l’Atelier de restitution de l’étude de séroprévalence du VIH et les risques épidémiologiques liés au comportement (sabers) au sein des forces armées guinéennes.

Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le ministre Diané a annoncé que les résultats de cette étude permettront non seulement de réorienter les politiques et stratégies en matière de lutte contre le sida ; mais, ils permettront également de jeter les bases d’un programme de lutte contre les hépatites dans les Armées.

En attendant de revenir sur cette cérémonie, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours du ministre d’Etat Mohamed Diané :

Mesdames et Messieurs, chers invités

C’est avec un réel plaisir que je préside cette cérémonie de restitution de l’étude de séroprévalence du VIH, du virus de l’hépatite B et des risques épidémiologiques liés au comportement au sein des Forces armées guinéennes.

Permettez-moi tout d’abord de remercier le Département américain de la Défense pour l’appui à titre gracieux, combien précieux, qu’il apporte depuis près d’une décennie à l’armée guinéenne en général et au programme de lutte contre les IST/VIH/SIDA dans les armées, en particulier.

La mise en place, le succès et les performances d’un programme de santé dépendent de plusieurs facteurs dont autres, la disponibilité des données fiables et actualisées.

Dans son histoire, l’armée guinéenne a réalisé 4 études de ce type. L’avant dernière remonte à 2010, soit près de 10 ans. Ce qui fait que les données utilisées jusque-là étaient caduques.

Je me félicite du fait que pour la première fois, l’enquête sur le terrain a été réalisée entièrement par les cadres du Service de Santé des Armées.

Les résultats de cette étude permettront de réorienter nos politiques et stratégies en matière de lutte contre le sida et de jeter les bases d’un programme de lutte contre les hépatites dans les Armées.

Ces résultats donneront également une indication sur l’efficacité des différentes interventions antérieures et renseigneront sur les indicateurs de performance du programme de lutte contre le SIDA au sein de nos forces armées.

J’invite donc la hiérarchie militaire à prendre en compte toutes les recommandations issues de cette étude.

Pour terminer, je tiens à remercier chaleureusement l’équipe américaine dirigée par Madame Margo SLOAN dont l’engagement et le dynamisme m’ont été rapportés durant tout le processus de cette étude.

C’est pourquoi le Ministère de la Défense nationale a jugé utile de décerner des Satisfécits à tous les membres de cette équipe de recherches.

Je vous remercie de votre bien aimable attention

Lire

Faranah : 8 enseignants et une candidate condamnés pour fraude à l’examen

24 juillet 2019 à 10 10 52 07527

Huit enseignants, épinglés pour fraude pendant les examens nationaux de 2019, ont été jugés par le tribunal de première instance de Faranah. Six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis.

Le verdict est tombé avant-hier, lundi 22 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En effet, Le mercredi 10 juillet dernier, dix (10) enseignants correcteurs des épreuves du BEPC, dont 5 de la commission Histoire, et 5 autres de la commission Rédaction ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah. Le délégué avait soupçonné les dix prévenus d’avoir violé les textes concernant la double correction. Selon lui, « les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Cela faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop ».

Sur les dix enseignants, huit ont été jugés au tribunal de Faranah. Selon nos informations, six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis. Ils ont été également condamnés à une amende de 200 mille francs guinéens chacun. Les deux autres, à savoir Alpha Fofana et Amara Traoré, ont été renvoyés des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, deux prévenus qui n’ont pas accepté de comparaître ont été jugés par défaut. Reconnus coupables, Aly Boffa Sylla et Sayon Touré ont été condamnés à un an de prison ferme et un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.

Parallèlement à cette procédure, il y a une fille du nom de Fanta Damba Camara, candidate au baccalauréat unique 2019, option Sciences Mathématiques, qui était également poursuivie pour fraude à l’examen. A la barre, elle a reconnu les faits. Selon elle, c’est un certain Fodé qui l’aurait aidé à travers son téléphone qu’elle détenait dans la salle d’évaluation. Fanta Damba Camara a été condamné à six (6) mois de prison, assortis de sursis avec une amende de 200 000 francs guinéens.

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Issoufou Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a lancé un appel aux citoyens : « Je profite pour lancer un message à l’endroit de la population de Faranah, parce qu’on dit souvent, « n’enseigne pas qui le veut, mais qui le peut ». Et quand on dit « qui le peut », les gens pensent qu’il s’agit de la compétence académique seulement ou avoir un bon niveau dans les Sciences ou en Littérature, alors qu’au delà de la compétence académique et intellectuelle, ils doivent aussi avoir la probité morale. L’enseignant, c’est un éducateur, c’est un modèle, c’est un guide social, c’est quelqu’un à qui on confie la vie de la nation. L’Etat ne peut pas débourser des montants colossaux pour doter la Guinée de demain de cadres hautement compétitifs et que ceux à qui on a confié cette éducation là se prêtent à des pratiques peu catholiques. Ce que ces enseignants ont fait est contraire au règlement en vigueur, parce qu’il y a les règlements généraux qui régissent les concours et examens en République de Guinée, sans oublier encore l’arrêté conjoint à ces différents textes là qui s’ajoutent au Code Pénal, en ses articles 686, 687 et 688. Donc, ce n’était pas normal ce qu’ils ont fait et c’est pourquoi ils ont eu quelques brimades de la part du ministère public, qui leur a rappelé leur obligation en tant qu’enseignant. Il ne faudrait pas que nos enseignants se transforment en comploteur, en fraudeur contre l’Etat. Il faudrait qu’ils soient des modèles pour leurs élèves », a laissé entendre le magistrat.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Guinée : un ancien chef de gang condamné à 10 ans de réclusion criminelle

24 juillet 2019 à 10 10 43 07437

Le verdict est tombé ce lundi au tribunal criminel de Dixinn dans le dossier Mamadou Djouma Barry, poursuivi pour association de malfaiteurs et assassinat. Cet ancien chef de gang a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, les faits pour lesquels Mamadou Djouma Barry est jugé remontent à l’année 2003 au quartier Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma. Selon nos informations, c’est le samedi 11 octobre 2003 que Mamadou Saliou Diallo, qui rentrait chez lui est tombé sur un groupe de jeunes, notamment Mamadou Djouma Barry, Mohamed Diallo et Mamadou Moussa Sow, dit Japonais. A l’époque, le phénomène de clans, groupes de jeunes belliqueux, était à la mode.

Mamadou Djouma Barry aurait retiré de force la casquette de Mamadou Saliou Diallo. Il s’en suivra une bagarre entre les deux. La bande de jeunes s’est alors ruée sur le jeune homme, pour lui administrer 12 coups de couteaux. Il sera transporté d’urgence à l’hôpital Donka où il rendit l’âme quelques temps après. Après cet acte, la bande a fui le pays, espérant échapper à la justice.

En 2012, après avoir passé 9 ans en Côte d’Ivoire, Mamadou Djouma Barry revient en Guinée. Et, le 14 septembre 2012, il est mis aux arrêts et inculpé pour assassinat et associations de malfaiteurs avant d’être conduit à la maison centrale de Conakry.

Détenu depuis bientôt 7 ans, Mamadou Djouma Barry a été jugé et reconnu coupable, après des semaines d’audiences au cours desquelles il a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés.

Dans son verdict, le président du tribunal, Ibrahima Kalil Diakité a requalifié les faits d’assassinat en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Pour la répression, le tribunal a condamné Mamadou Diouma Barry à 10 ans de réclusion criminelle. Il lui reste désormais trois (3) années à passer à la maison centrale de Conakry.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

Enregistrement des naissances à Sannoun (Labé) : percée d’une volontaire

24 juillet 2019 à 10 10 08 07087
Aïssatou Keïta, une volontaire déployée à Sannoun (préfecture de Labé) par le Ministère de la Jeunesse

Une volontaire du Ministère de la Jeunesse, Aïssatou Keïta, déployée à Sannoun, dans la préfecture de Labé, a réalisé une percée remarquable en matière de résultats de sensibilisation de la population locale pour l’enregistrement des naissances qui est passé de 7% à 100% en deux mois, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Les autorités communales de Sannoun, dans la préfecture de Labé sont actuellement à 100% d’enregistrement des naissances par les citoyens de la collectivité. Il y a deux mois, ce taux était à 7%. La commune rurale doit cette performance à l’accompagnement efficace d’une volontaire du Ministère de la Jeunesse, déployée à Sannoun avec un appui financier de l’Unicef.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes

« Ici, à Sannou, l’un des jeunes bénévoles qui a été déployé par le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes avec l’Unicef a permis de passer de 7% à 100% des activités liées à l’état civil. Aujourd’hui, toutes les populations de Sannoun ont bénéficié de cet accompagnement pour un état civil cohérent. Voici par exemple des activités concrètes qui impactes sur la vie des communautés » a expliqué le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes.
Cette auxiliaire d’état civil passe de concession à concession, de district à district pour faire comprendre aux pères de familles l’intérêt d’enregistrer les naissances de leurs toits.

« Je recense les pères de famille pour prendre l’acte de naissance de leurs enfants, dans les concessions et dans les districts pour faire la sensibilisation » a indiqué Aïssatou Keïta.

Les jeunes bénévoles affectés dans les communes de convergence du pays sont confrontés à beaucoup de difficultés liées au manque de moyens de locomotion.

En attendant de voir le bout du tunnel, cette jeune bénévole de la commune de convergence de Sannou a été félicitée et encouragée par la commune rurale de Sannoun, à l’occasion de la cérémonie de lancement de l’atelier de formation sur les pratiques familiales essentielles.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire