Jeunes et pratiques familiales essentielles : le ministre de la jeunesse à Sannoun (Labé)

19 juillet 2019 à 22 10 03 07037

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, Mouctar Diallo était ce vendredi, 19 juillet 2019, l’hôte des populations de la Commune Rurale de Sannoun, dans la préfecture de Labé où il a présidé la cérémonie de lancement d’un atelier de formation de jeunes leaders sur les pratiques familiales essentielles (PFE), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

La salle des actes de la mairie de Sannoun, dans la préfecture de Labé a abrité ce vendredi, 19 juillet 2019, la cérémonie de lancement d’une session de formation de 13 jeunes issus des associations locales sur les pratiques familiales essentielles, grâce à un appui financier de l’Unicef.

« Il a été constaté des dynamismes locaux dans certaines communes de convergence avec l’existence des plateformes de jeunes. Ces plateformes ont encore besoin d’appui, mais il n’en demeure pas moins que ces jeunes sont actifs et sont en train de prendre des initiatives encourageantes qui vont de la réfection des routes au nettoyage des lieux publics en passant par la sensibilisation des communautés » a expliqué la cheffe du bureau régional de l’Unicef en Moyenne Guinée, Madina Atché.

commune rurale de Sannoun, Amadou Habib Diallo
Amadou Habib Diallo, commune rurale de Sannoun

Cette initiative qui favorise un changement de comportement au sein des communautés villageoises a vivement été saluée par les populations locales. « C’est le moment et le lieu d’exprimer en toute gratitude à tous les partenaires techniques et financiers, particulièrement à l’Unicef et à son excellence le Professeur Alpha Condé et son gouvernement pour ses efforts inlassables déployés en faveur du développement de nos communes » a déclaré le maire de la commune rurale de Sannoun, Amadou Habib Diallo.
Pour sa part, le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a invité la couche juvénile à s’impliquer effectivement dans la mise en œuvre de ce programme initié par le gouvernement guinéen et soutenu par l’Unicef.

Mouctar Diallo, ministre de la jeunesse
Mouctar Diallo, ministre de la jeunesse

Selon le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo qui a présidé la cérémonie, en plus du concept ANAFIC, cette activité de formation et de sensibilisation sur les pratiques familiales essentielles vise à améliorer les conditions de vie des populations de Sannoun en générale, celles des femmes, des enfants et des jeunes, en particulier.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Auxiliaires de justice : Dr Chérif Diallo devient le 2ème médecin légiste assermenté en Guinée

19 juillet 2019 à 18 06 37 07377
Docteur Thierno Mamadou Chérif Diallo, médecin légiste

Il existe désormais deux médecins légistes reconnus par la loi en Guinée. Docteur Thierno Mamadou Chérif Diallo vient s’ajouter au Professeur Hassan Bah dans ce domaine. Ce nouvel auxiliaire de justice a prêté serment ce vendredi, 19 juillet 2019, devant la Cour d’Appel de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Aliou Dramé, président de la Cour d'Appel
Mamadou Aliou Dramé, président de la Cour d’Appel de Conakry

Ce médecin est en service au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Donka. Il vient porter à deux le nombre de médecins légistes dûment reconnus dans notre pays et qui vont prêter main forte à la justice guinéenne dans la recherche de la vérité sur certains dossiers. Avant d’entrer en fonction, Dr Thierno Mamadou Chérif Diallo a juré devant le président de la Cour d’Appel de Conakry, Mamadou Aliou Dramé, de « travailler avec loyauté et responsabilité avec les autorités judiciaires du pays ».

Au terme de la cérémonie de prestation de serment, le médecin s’est prononcé au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place. « C’est un sentiment de joie, de satisfaction surtout de devoir envers mes maîtres et la nation qui m’anime aujourd’hui. C’est un grand jour pour moi. Je voudrais ici exprimer l’immensité de la joie qui m’habite aujourd’hui, mais aussi dire que je n’oublie pas le sens de responsabilité de cette prestation de serment qui consiste à exercer le travail avec beaucoup plus de responsabilité. Être médecin légiste signifie être auxiliaire de justice, être une interface entre la médecine et le droit. Donc nous sommes souvent requis par les autorités judiciaires pour contribuer à éclairer les décisions de justice. Cela veut dire que c’est une grande responsabilité parce que nous contribuons à rendre justice. Donc il s’agit d’exercer ce métier avec toute responsabilité mais aussi avec le sens du devoir », a déclaré le deuxième médecin légiste assermenté en Guinée.

A noter que les médecins légistes assermentés sont chargés de faire l’autopsie en cas de meurtre, blessure, viol, etc. afin d’aider les magistrats à rendre justice dans un dossier criminel. Une tâche à laquelle, le Professeur Hassan Bah, jusque-là seul dans ce domaine en Guinée, sera épaulé désormais par le Dr Chérif Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Fin du bac à Mamou : les candidats se plaignent des sujets de Français et de Maths

19 juillet 2019 à 18 06 22 07227

Le baccalauréat unique de la session 2019 a pris fin sur toute l’étendue du territoire national ce vendredi, 19 juillet 2019. Dans la commune urbaine de Mamou, c’est Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, qui a lancé l’épreuve de Chimie au centre lycée Amilcar Cabral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Avant de lancer l’épreuve de Chimie au lycée Amilcar Cabral de Mamou, Mory Sangaré a félicité les candidats pour leur comportement avant de leur souhaiter bonne chance. « Je vous félicite pour le sérieux que vous avez mis dans cet examen depuis le début. J’ai compris que vous avez compté sur vos propres forces, vous n’avez pas cherché une aide extérieure. Vous avez compté sur vos valeurs intrinsèques. Je pense que cette dernière journée se passera comme les autres journées et vous ferez 100%. Bonne chance à vous tous », a lancé Mory Sangaré.

A la fin des épreuves de ce vendredi, les candidats on exprimé leurs sentiments. C’est le cas de Sow Amadou, candidat en Sciences Maths : « l’examen s’est bien déroulé. Mais en Français, pour nous qui sommes en Sciences Mathématiques, et Géographie pour ceux des Sciences Sociales, c’était vraiment dur. On a eu beaucoup de difficultés », a avoué le jeune homme.

Même son de cloche chez Maimouna Diallo, candidate au lycée Cabral. « Nous sommes entre crainte et espoir. Ce qui reste clair, nous avons fait l’essentiel. Seulement, en Philosophie et un peu en Mathématiques, compte tenu de la longueur du sujet, nous avons rencontré des difficultés mineures. Néanmoins, nous comptons sur laide de Dieu », a dit la candidate.

Alpha Amadou Thiam, candidat au centre Cabral de Mamou, élève au lycée Grand Ducal, a dénoncé la sévérité des surveillants. « Nous avons abordé les sujets. Seulement, les surveillants étaient très sévères envers nous. Mais grâce à Dieu, nous serons à l’université l’année prochaine, Incha Allah »

Hadja Mariama Bah, du Groupe scolaire Emmaüs Bambino de Mamou reste aussi optimiste. « Nous avons fait l’essentiel, malgré le fait que certains sujets étaient hors programmes, comme le Français, alors que le sujet de Mathématiques était long aussi. Néanmoins, je compte sur la puissance de Dieu pour obtenir mon bac cette année », a dit la candidate.

Le délégué du centre Siradiou Diallo, dans la commune urbaine de Mamou, a fait savoir que l’examen s’est bien déroulé. Selon Kéléfa Bayo, « le baccalauréat s’est bien déroulé au centre Siradiou Diallo. Aucun cas de fraude n’a été signalé depuis le début de l’examen. Les surveillants et candidats se sont très bien comportés. Il y a eu des malades, mais cela n’a pas empêché les candidats de composer et traiter les sujets ».

Madame Hawa Diallo, superviseure préfectorale
Madame Hawa Diallo, superviseure préfectorale

Pour sa part, la superviseure préfectorale madame Hawa Diallo, a fait savoir que l’organisation de cet examen a été impeccable à Mamou. « Tous les acteurs de l’éducation se sont impliqués pour le bon déroulement. Tous les 05 centres de la préfecture répondaient aux normes. Nous n’avons pas rencontré des difficultés majeures. Seulement, nous lançons un appel aux parents d’élèves de s’impliquer pour la réussite des enfants, parce que nous avons enregistré des absents pendant cet examen et pourtant les parents doivent veiller sur les enfants. C’est une perte énorme pour l’État et les parents aussi parce que le capital de tous les capitaux et le capital humain ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Fin du baccalauréat 2019 : « il n’y a eu aucune fausse note à Boffa »

19 juillet 2019 à 17 05 51 07517

Les épreuves du baccalauréat unique, session 2019, ont pris fin ce vendredi, 19 juillet sur l’ensemble du territoire national. Au sortir de la dernière épreuve, certains candidats et surveillants de Boffa ont réagi au micro du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Ils saluent le climat dans lequel se sont déroulées les épreuves et assurent qu’il n’y a pas de fausse note.

Ça y est. Tous les élèves guinéens sont désormais en vacances. Le baccalauréat unique, dernier examen national de l’année, s’est achevé ce vendredi dans le pays. A Boffa, plusieurs candidats sont sortis, satisfaits, de ces épreuves. C’est le cas de Sékou Sylla. Cet élève indique que les sujets étaient abordables mais il trouve que la surveillance était très sévère.

« Quand on révise bien, on n’a pas de problème pour traiter les sujets. Mais, quand on ne révise pas, là on ne pourra pas s’en sortir. Pour moi, les sujets étaient vraiment abordables. Seulement, les surveillants ne nous a pas permis de communiquer », a témoigné ce candidat.

De son côté, un surveillant qui s’est exprimé sous anonymat, salue le climat dans lequel le baccalauréat s’est déroulé à Boffa. Pour lui, s’il n’y a pas de fraudes ni d’éliminations dans cette ville, c’est parce que chacun a respecté les consignes.

« A Boffa, tout s’est déroulé dans le respect strict des principes et règles régissant les examens nationaux. Il n’y a eu aucune fausse note. Les candidats et les surveillants, tout le monde s’est bien comporté du début à la fin des épreuves. C’est pourquoi il n’y a pas eu de fraude, encore moins de candidats ou de surveillants exclus », a dit l’enseignant.

A rappeler qu’ils étaient au total 547 candidats au baccalauréat unique de cette année dont 189 filles dans la préfecture de Boffa. Ces candidats croisent les doigts en attendant les résultats qui devraient, en principe, intervenir deux semaines après la dernière épreuve.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

Tél. : 655 13 08 13

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50 ans après le premier pas de l’Homme sur la Lune et l’Afrique dans tout ça ?

19 juillet 2019 à 17 05 28 07287

Libre Opinion : Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong eut la primeur des hommes à marcher sur la lune, chose qui marquera à jamais l’histoire de l’humanité. Il prononce alors cette phrase restée célèbre « That’s one small step for man, one giant leap for mankind » ce qui peut se traduire par « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. Pour graver de plus leurs noms dans l’histoire, Buzz Aldrin, le second à marcher sur la lune, eut lui l’idée d’être le premier homme à uriner sur la lune. Michael colins était le troisième astronaute qui lui n’a pas posé pied sur la lune, qui est resté dans le module lunaire.

Et l’Amérique, par ce fait, devança à jamais l’ex URSS dans la course à l’espace, car le drapeau des États Unis fut érigé sur la lune pour démontrer sa supériorité et un appel téléphonique fut émis entre le président américain, Richard Nixon, depuis la Maison Blanche, et les astronautes situés sur la lune. Pourtant, le premier homme à effectuer un vol dans l’espace fut Youri Gagarine.

Cet événement sera diffusé en mondovision à travers le monde et à L’époque peu de personnes avaient la télévision. En Afrique, donc, la radio servira de relai, et la voix de l’Amérique sera la radio qui diffusera l’événement sur le continent.

Quid du dernier homme à marcher sur la lune : Harrison Hagan Schmitt, le 11 décembre 1972.

Pendant ce temps où était l’Afrique ?

Mamadou Diallo (Mams Diallo)

La lune occupe une place importante dans la société traditionnelle africaine : c’est autour d’elle qu’on raconte des contes, des légendes, des histoires ; en plus, elle nous sert de lumière naturelle à cause du manque d’électricité. Alors, à l’époque, difficile de convaincre un africain qu’un homme s’est posé sur la Lune qui est située à des centaines de kilomètres.

En 1969, une partie de l’Afrique venait de se libérer du joug colonial, après des années de colonisation. Le blanc étant parti, laissa l’Afrique dans les mains de ses fils. Pendant que les chinois, coréens, singapouriens, malaysiens pensaient à leurs avenirs. L’Afrique se déchirait : coup d’Etat, dictature, famine, guerre tribale, corruption, ethnocentrismes, etc.
50 ans après, les autres pensent à quitter la planète bleue ‘La terre’ pour aller vivre en Mars. Et, nous, on est incapable de nous entendre sur le minimum.

A quand notre décollage pour enfin nous unir et marcher ensemble vers un avenir radieux ?

Mamadou Diallo (Mams Diallo)

Tél. : 624632369

Email : diallomams20@gmail.com

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Décès de Kerfalla Kanté : « il m’a dit de voir Baïdy Aribot et Antonio Souaré pour leur demander de lui sauver la vie »

19 juillet 2019 à 16 04 42 07427
Feu kerfalla Kanté

Comme annoncé précédemment, le célèbre chanteur guinéen, Kerfalla Kanté, s’est éteint la nuit dernière dans une clinique de Conakry. L’artiste, surnommé « L’oiseau de Sankaran », est décédé à l’âge de 60 ans des suites de maladie. Quelques heures après l’annonce de son décès, son domicilie, situé à Coléah Lansébounyi, a été envahi par du beau monde. Parents, amis et connaissances du défunt se sont donné rendez-vous sur les lieux pour présenter leurs condoléances et apporter leur soutien moral à sa famille. Un reporter de Guineematin.com qui était sur place a recueilli les réactions émouvantes des enfants de l’artiste et de quelques-uns de ses proches.

Décryptage !

Kémoko Kanté, fils de feu Kerfalla Kanté
Kémoko Kanté, fils de feu Kerfalla Kanté

Kémo Kanté, fils du défunt : sa maman aussi est à l’hôpital Ignace Deen, elle est malade. Lui (Kerfalla Kanté), il s’inquiétait beaucoup pour sa maman. Hier, vers 15 heures, il m’a appelé pour me dire allons rendre visite à ma maman. Il se préoccupait plus de l’état de santé de sa maman qui lui-même, parce que son souci c’était sa maman. Alors, vers les 20 heures, nous sommes revenus à la maison. Il m’a dit papa, je me sens pas bien. Je lui ai demandé ce qui ne va pas. D’habitude, quand il est malade, il part à l’hôpital et revient. Mais vu son état, j’ai compris qu’il était vraiment malade. J’ai pris son téléphone, j’ai appelé son médecin, celui-ci m’a dit de l’envoyer dans la clinique la plus proche. Nous sommes alors allés à Ambroise Parée vers les 22 heures. Il y est resté jusqu’à 23 heures. Après, ils sont venus nous dire de l’envoyer à Donka. Mais en réalité, mon père était déjà décédé (…) Il était gravement malade, il est parti aux Etats-Unis pour faire des examens et puis, il est revenu pour se traiter en Guinée. Il a préféré venir se traiter au pays que de rester en occident. C’est une triste nouvelle pour la Guinée. La Guinée est en deuil, la culture guinéenne est en deuil. Nous prions Dieu que son âme repose en paix.

M’Ballou Kanté, élève en 12ème année, artiste et unique fille du défunt
M’Ballou Kanté, élève en 12ème année, artiste et unique fille du défunt

M’Ballou Kanté, élève en 12ème année, artiste et unique fille du défunt : je me produisais hier nuit à Dubreka. A à 23 heures, je me suis connectée et j’ai vu des publications disant : « L’oiseau du Sankaran nous a quittés tout de suite ». Mais, mes amies m’ont dit de ne pas croire à ça comme ce sont des publications. Je suis rentrée informer ma maman, elle a appelé à la maison pour vérifier, et on lui a confirmé l’information. Mon père m’aimait trop, il voulait notre réussite, il voulait qu’on ait une belle carrière musicale. Mais, Dieu a décidé ainsi. Je prie Dieu que son âme repose en paix.

Mamoudou Kanté, jeune frère de Kerfalla Kanté
Mamoudou Kanté, jeune frère de Kerfalla Kanté

Mamoudou Kanté, jeune frère de Kerfalla Kanté : j’étais avec mon frère hier matin, nous avons quitté la maison ensemble pour aller voir notre maman à l’hôpital. Il m’a dit qu’il veut aller à l’hôpital parce que lui aussi il était gravement malade. Il est allé à l’hôpital pour faire des visites et prendre les médicaments. C’est la nuit que j’ai été appelé par un de mes frères m’annonçant que la maladie de mon frère s’est aggravée et qu’il a été admis à la clinique Ambroise Parée. Je me suis rendu immédiatement là-bas mais les médecins ont dit que je n’entre pas. Alors, quand mon frère a appris que j’étais là, il a demandé à ce qu’on me laisse entrer. Quand je suis rentré, il était sous assistance respiratoire, il l’a enlevé pour me demander comment allait notre maman. Je lui ai dit qu’elle va mieux à présent. Je lui ai demandé si lui aussi il allait mieux, il m’a répondu par l’affirmative. Je suis sortie pour aller chez moi. 30 minutes après, on m’a appelé pour me dire que mon frère est décédé.

Sékou Latif dit Big-séma, proche de feu Kerfalla Kanté
Sékou Latif dit Big-séma, proche de feu Kerfalla Kanté

Sékou Latif dit Big-séma, proche de la famille : je suis avec cette famille depuis 20 ans. J’ai été informé dans la journée par sa troisième femme, M’Ballia Camara. Elle m’a appelé, elle m’a donné des informations. Je suis allé à la clique Ambroise Parée vers les 22 heures. Arrivé là-bas, le grand frère Kerfalla a demandé à me voir. Je suis rentré, on a parlé. Il m’a dit d’envoyer quelqu’un lui acheter de l’eau. Nous lui avons envoyé de l’eau. Ensuite, il m’a dit d’aller voir Baïdy Arribot (2ème vice-gouverneur de la Banque Centrale) et Antonio Souaré (président de la FEGUIFOOT) pour leur dire de lui sauver la vie. Vous savez, le visa américain qu’il avait était expiré. Je suis allé donc voir Baïdy Aribot la nuit, mais il dormait. Ce matin donc, on m’a appelé pour me dire que le grand frère est décédé. Lorsque je le quittais la nuit, il pleurait, je ne peux pas révéler tout ce qu’il m’a dit, mais je demande aux guinéens de prier pour le repos de son âme.

Baïdy Aribot, deuxième vice-gouverneur de la Banque Centrale
Baïdy Aribot, deuxième vice-gouverneur de la Banque Centrale

Baïdy Aribot, deuxième vice-gouverneur de la Banque Centrale : c’est une perte énorme pour la Guinée et surtout pour la jeunesse culturelle de notre pays. Kerfalla nous a bercés depuis vraiment notre jeunesse avec sa voix mélodieuse qu’on ne va plus jamais entendre. Mais, il faut reconnaitre que l’homme avait hissé très haut le drapeau de la culture guinéenne. Et aujourd’hui, nous assistons à ses funérailles. Très tôt ce matin, quand la famille nous a informés de son décès, le président de la République m’a aussitôt délégué pour venir m’informer auprès de la famille des dispositions pratiques à prendre. C’est ce qu’on est en train de faire. Et je sais que tout à l’heure, la délégation du ministère de la culture et le BGDA (Bureau guinéen des droits d’auteurs), ils vont tous se mettre en branle. Parce que vraiment, c’est un décès qui a surpris tout le monde, c’est arrivé tard. Et j’espère vraiment que Kerfalla aura tous les honneurs qui incombent à sa qualité de grand artiste guinéen pour qu’on le conduise dans les meilleurs délais à sa dernière demeure. Mais encore une fois, Kerfalla était un grand artiste, il était dans le même registre que ses devanciers : Sory Kandja, Youssouf, etc. Tous ces gens-là nous ont donné la fierté d’être guinéens.

A noter que Kerfalla Kanté laisse derrière lui trois (3) veuves et deux enfants : une fille et un garçon (tous de la première épouse, Manty Kouta Camara).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un jeune « magicien » se brûle accidentellement à Kopèdara

19 juillet 2019 à 16 04 40 07407

Un jeune homme, se disant magicien, s’est accidentellement brûlé à l’aide de l’essence dans un spectacle dans la nuit du jeudi, 18 juillet 2019. Les faits se sont produits dans le district de Kopèdara, relevant de la sous- préfecture de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri. Oumar Camara, c’est son nom, aurait été victime d’un piège et s’est gravement brûlé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le genre de spectacle qui vire au cauchemar. Le jeune Oumar Camara, âgé de 17 ans, est un célibataire se disant magicien. Il s’est brûlé à l’occasion d’un spectacle organisé dans la nuit jeudi 18 juillet 2019 à Kopèdara.

Selon nos informations Oumar Camara est un habitué des spectacles au cours desquels, il se couvre le corps à l’aide d’un drap de lit. Pendant le spectacle, il demande à ses assistants de lui verser de l’essence dessus. Mais en réalité, c’est après avoir imbibé d’eau le drap de lit que ses amis versent dessus du gazole, faisant croire à l’assistance qu’il s’agit de l’essence.

Malheureusement pour Oumar Camara, les choses ont mal tourné ce jeudi dans le district de Kopèdara. Joint au téléphone, le jeune homme a raconté sa mésaventure. « Depuis longtemps, je livre des spectacles de ce genre. Nous rendons le drap de lit un peu humide. En cachette, je me couvre et après, mes amis versent dessus du gazole qui n’a pas assez d’effets. Cette fois-ci, je ne sais qui a voulu me brûler. Il a versé de l’essence », a expliqué le jeune homme.

Oumar Camara a été admis au centre de santé de Léro pour des soins. Selon son médecin qui s’est confié à notre reporter, le « magicien » est brûlé à 70%.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Cheick Affan libéré : « c’est le président Alpha Condé qui est derrière » (avocat)

19 juillet 2019 à 15 03 37 07377

Connu pour ses propos incendiaires sur les réseaux sociaux, Cheikh Ahmed Fofana, plus connu sous le nom de Cheick Affan, a bénéficié d’une remise en liberté hier jeudi 18 juillet 2019. Mis aux arrêts le 08 juillet dernier, le controversé personnage a passé quelques jours à la maison centrale de Conakry en rapport avec des cas de violence survenus à Coyah. L’avocat des victimes des agissements de Cheick Affan accuse le président de la République d’être derrière cette libération et dénonce « une immixtion de l’exécutif dans le judiciaire », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon maître Pépé Antoine Lama, « mes sources me disent que c’est le président de la République qui est derrière la libération de Cheick Affan, contre qui de graves accusations pèsent. C’est une immixtion de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire. Nous sommes déçus et inquiets. Mes clients ont le sentiment qu’il y en a qui sont protégés et qui sont au-dessus de la loi. Mais, nous nous battrons jusqu’au bout dans cette affaire ».

Cheick Affan est mis en cause pour menaces de mort, injures publiques, incendie volontaire, destruction d’édifices privés et de diffusion d’écrits de nature raciste, régionaliste et xénophobes, par le biais d’un système informatique.

Pour rappel, c’est un problème domanial, survenu à Wonkifong, dans la préfecture de Coyah, qui est à l’origine de la mésaventure de Cheick Affan et de ses acolytes, notamment Kanket Souleymane Camara et Mamadouba alias Momo Keita. Ils sont accusés de « s’être servis d’un certain nombre de personnes qui utilisent les réseaux sociaux (en particulier Cheick Affan) en diffusant des messages d’incitation à la violence à caractère ethnique et régionaliste, et fait mobiliser une centaine d’individus qui se sont donnés rendez-vous le 29 mars 2019 à 08 heures au domicile d’Elhadj Mâdjou Baldé, sis à Falékouyé, où ils se sont servis d’armes blanches, de gourdins, de marteaux et de bidons contenant de l’essence en détruisant et incendiant 03 bâtiments et leurs contenus ainsi qu’une boulangerie, des boutiques et magasins ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Développement durable : des cadres de l’Enseignement Technique et de l’AGUIPE à l’école de l’ingénierie de formation

19 juillet 2019 à 15 03 31 07317

Une soixantaine de participants viennent de bénéficier d’un mois de renforcement de capacités, ici à Conakry. Une initiative du dit département, et c’est le cabinet IDECA, institut de développement des compétences en Afrique qui a assuré la dite formation.

 » Les techniques de montage de projets, le suivi et évaluation » étaient entre autres thématiques abordées au cours de la formation. Des participants visiblement satisfaits, qui ont dans leurs recommandations, sollicités la poursuite de telles initiatives en faveur de la qualification de l’enseignement technique dans notre pays.

Dans son allocution, le Directeur Général de l’AGUIPE, agence guinéenne pour la promotion de l’emploi, dira que « c’est un projet intégré qui vise la réforme du système de formation professionnelle en Guinée est une priorité de son agence, et peut se targuer de nombreux acquis aujourd’hui, dont, la formation de 90 jeunes au Maroc sur ces sujets ». Sékouba MARA poursuit en disant que « l’AGUIPE poursuivra ces genres d’initiatives à travers des sessions de formations en technique de montage de projets, en leadership et sur les questions de développement en général… ». Avant de est toute une vision que nous avons pour qualifier le système de formation de l’enseignement technique dans notre pays

Quant au facilitateur de la rencontre, M. Mathieu Fréjus, son propos était accentué sur la reconnaissance des organisateurs quant au choix de son institut, fort aujourd’hui de plus de 25 ans d’expériences sur le continent Africain. Une manière, de rappeler, s’il en besoin, que l’Afrique a bien des compétences qu’elle doit valoriser « sans complexe » dans plusieurs domaines comme « le management, le développement du leadership, l’ingénierie de formation et le système de planification et le suivi, la budgétisation des projets… ».

Au nom des participants, l’orateur a énuméré les différentes recommandations, parmi lesquelles, « s’approprier du contenu de la formation, la poursuite des sessions de formation, démultiplier les connaissances acquises au sein de notre cadre de travail et l’instauration d’un cadre de concertation avec les participants notamment via, les technologies de l’information et de la communication ». Cette formation s’est déroulée dans une parfaite ambiance, le tout dans une parfaite ambiance de cordialité, a-t ‘il rajouté.

S’adressant à l’auditoire, le représentant de la BID, banque islamique de développement à la cérémonie, un des partenaires de la Guinée, a rappelé les domaines d’interventions de l’institution en Guinée. Parmi elles, le développement local, l’environnement à savoir l’énergie et l’eau potable en milieu urbain, les infrastructures, la santé et l’éducation pour un portefeuille de plus de 713 millions de dollars.

Pour le Secrétaire Général du Ministère de l’enseignement technique, M. GUILAVOGUI, « Nous avons besoin de ce type de formation pour perfectionner nos ressources humaines, et la gouvernance que nous voulons instituer dans nos institutions, ne peut se faire sans le renforcement de capacités sur des thèmes aussi importants que l’ingénierie en formation ». Il faut pérenniser les acquis avec le « professionnalisme et la rigueur dans le montage des projets, ce qui manque souvent dans notre pays il faut oser le dire… », fera remarquer le Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Technique ; M. GUILAVOGUI. Il poursuit en mentionnant également la « querelle de leadership, de personne, dans les structures du pays », ce qui ne facilite pas la mise en œuvre des projets en particulier et le développement socio- économique du pays en général pour reprendre ses propos. Pour inverser la tendance, il propose que « des mesures fortes soient prises, parmi lesquelles, les sanctions tant positives que négatives en fonction des actions posées par les auteurs des manquements.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Finale de la CAN 2019 : joie et confiance chez les sénégalais résidant à Conakry

19 juillet 2019 à 13 01 27 07277

Qui du Sénégal ou de l’Algérie remportera la finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football ? La réponse est attendue dans la soirée de ce vendredi, 19 juillet 2019. A quelques heures de ce choc prometteur prévu à 19 heures GMT, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des supporters sénégalais résidant en Guinée. Ces derniers sont partagés entre joie et confiance, et certains d’entre eux n’hésitent même à pronostiquer. Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions.

Abdoulaye Faye

Abdoulaye Faye, vendeur de café Touba, rencontré à Kaloum : c’est un sentiment de fierté qui m’anime de voir l’équipe nationale de mon pays disputer la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. J’en suis très content et je souhaite vraiment que le Sénégal remporte cette coupe. Parce que ça fait longtemps qu’on cherche ce trophée qu’on n’arrive toujours pas à gagner. Je suis fier de notre équipe et je pense qu’on gagnera ce match par 2 buts à 0. Et les buts seront marqués par Sadio Mané et Ismaïla Sarr. Mon message va aussi à l’entraîneur sénégalais, Aliou Cissé. Je l’exhorte à rester concentré comme d’habitude. Nous les soutenons avec énergie.

Doudou Diagne
Doudou Diagne

Doudou Diagne, vendeur des matériels de couture à Kaloum : je suis content et fier aujourd’hui. Et je suis serein aussi. Ce n’est pas facile d’arriver en finale, donc si notre équipe nationale est parvenue à le faire, je pense qu’on a la capacité de remporter le trophée. Au début de la CAN, le Sénégal faisait partie des favoris, mais pendant la compétition, l’Algérie a pris le dessus sur papier. Mais là on est finale. Une finale ne se joue pas, elle se gagne. Je ne veux pas pronostiquer parce que moi je suis un sportif et je sais que dans un match de football tout peut arriver. Je suis quand même optimiste. S’il plait à Dieu, on va l’emporter. Je souhaite bonne chance à notre équipe et demande aux frères guinéens de nous assister moralement.

Fatou Seck

Fatou Seck : je pense que nous allons remporter le match avec un score de 2-0. Des buts de Sadio Mané et Keita Baldé. J’ai confiance à nos joueurs, à savoir Sadio Mané, Krepin Diata, Ismaïla Sarr, Keita Baldé et tous les joueurs sénégalais. On leur demande de mouiller le maillot pour leur nation, notre nation, leur patrie, notre patrie. Moi, si le Sénégal gagne, je prendrai l’avion pour aller au pays de la Teranga inch’Allah.

Sega Thiam

Sega Thiam : je crois en Dieu et j’ai confiance à notre équipe. Je suis derrière cette équipe jusqu’au bout. Je pense que le Sénégal gagnera ce match par 2-1. N’importe qui marque les buts, l’essentiel est que l’équipe gagne. Je pense que l’entraîneur doit faire un bon classement comme d’habitude. Tout ce qu’on veut pour le Sénégal, c’est la coupe. Que Dieu nous la donne ! On a beau cherché la coupe, on doit se battre pour que la coupe vienne au Sénégal. Si par hasard ils ne gagnent pas aussi, on ne le souhaite pas, nous resterons toujours un seul Sénégal. Nous invitons aussi tous les Guinéens à porter les maillots sénégalais et venir rester avec nous ce soir à la cité minière à côté de l’hôtel Camayenne. Dieu est grand et que Dieu nous donne la coupe !

Propos recueillies par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Vol d’argent dans une bagarre : Ousmane Sow poursuit Oumar Touré devant la justice

19 juillet 2019 à 13 01 03 07037

Oumar Touré, transitaire de son état et domicilié au quartier Gbessia Cité de l’air, a comparu hier, jeudi 18 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi pour un vol d’un montant de 3 millions 600 mille francs guinéens au préjudice de Mamadou Ousmane Sow, juriste de formation et syndicaliste de son état, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits se seraient produits dans le quartier Gbessia Cité de l’air dans la cour du chef de quartier, à la veille de la fête de Ramadan passée. A la barre, le prévenu a nié les faits qui lui sont reprochés. Selon Oumar Touré, il a eu une altercation avec le plaignant, mais c’est juste parce qu’il a empêché Mamadou Ousmane Sow de battre sa grande sœur à l’aide d’un pilon. « A la veille de la fête de Ramadan, j’étais dans ma chambre, en train de me préparer. Soudain, j’ai entendu du bruit dans la cour. Après, je suis sorti pour savoir ce qui se passe. C’est ainsi qu’à ma sortie, j’ai vu Mamadou Ousmane Sow se diriger vers ma grande sœur, muni d’un pilon, tout en proférant des injures. Je me suis précipité vers lui, j’ai retiré le pilon. Aussitôt, les voisins sont venus nous séparer », a-t-expliqué devant le juge, Mohamed Lamine Camara.

Des explications balayées d’un revers de la main par le plaignant. Mamadou Ousmane Sow est passé devant le tribunal pour expliquer les circonstances dans lesquelles Oumar Touré aurait enlevé son argent d’une somme de 3 millions 600 mille francs guinéens. « J’étais en train de chercher de logement, le chef de quartier m’a envoyé chez lui dans son salon, il m’a dit de rester là-bas jusqu’à ce que trouve un logement. Entretemps, on m’a montré une maison de deux chambres et un salon quelque part. Ainsi, je me suis mis à chercher l’avance, parce que l’argent que j’avais ne suffisait pas pour l’avance demandée.

Oumar Touré et sa grande sœur sont des parents au chef de quartier, il loge avec sa grande sœur dans la cour où j’ai envoyé mes bagages. La porte du salon où se trouvent mes bagages fait face directement au portail de la cour. Maintenant au moment où je comptais l’argent pour l’avance, j’étais arrêté à la porte du salon. Au même moment, Oumar Touré est venu de dehors. En entrant maintenant, il m’a aperçu en train de compter l’argent à la porte du salon qui fait face au portail. Ainsi, dès que j’ai compris qu’il m’a vu avec l’argent, j’ai reculé dans le salon. Quelque temps après, sa sœur est qui est problématique, elle est connue de tout le monde dans le quartier, est venue me trouver en train de compter l’argent.

Elle m’a demandé qu’est-ce que je fais avec cet argent, j’ai dit que c’est l’avance pour une maison de deux chambres et un salon que j’ai trouvée quelque part. Immédiatement elle s’est mise à m’insulter, moi aussi je l’ai insultée. Puis, elle s’est jetée sur moi et on s’est mis à se bagarrer. C’est en ce moment qu’Oumar Touré est venu tirer l’argent que je comptais et qui était dans un plastique, il s’est enfui. J’ai crié, mais trois d’entre eux m’ont retenu et m’ont empêché de le poursuive. Après ça, c’est le lendemain que moi je l’ai vu là-bas. J’ai porté plainte contre lui et ses parents chez le chef de quartier d’abord puis à la police », a fait savoir le plaignant.

Mais, ces explications n’ont pas convaincu le ministère public. C’est pourquoi, dans ses réquisitions, le procureur Ibrahima Sory Touré, a demandé au juge de renvoyer le prévenu des fins de poursuite pour délit non constitué. « Monsieur le président, les deux parties se sont expliquées devant vous ici. Monsieur Mamadou Ousmane Sow accuse monsieur Oumar Touré de lui avoir volé de l’argent dans sa poche dans une bagarre. Mais monsieur le président, de l’enquête préliminaire à l’enquête définitive, nulle part on n’a fait mention d’un témoin.

Et, dans ces explications, tantôt il dit que c’est Oumar Touré qui a vu l’argent avec lui, tantôt il dit que c’est la cousine du chef de quartier. Monsieur le président, monsieur Ousmane Sow a donné ses explications ici, mais il n’a pas apporté des preuves du vol pour lequel il poursuit ici monsieur Oumar Touré. Donc en matière de loi, nous ministère public, en pareilles circonstances, nous ne pouvons pas considérer ces faits qui n’ont pas de preuves comme faits réels. Monsieur le président, je vous demande de renvoyer le prévenu des fins de poursuite pour délit non constitué », a requis procureur.

Une demande appuyée par maître Sékou Amadou Sylla, l’avocat de la défense. « Monsieur le président, je suis très content de la demande du ministère public. Mon client n’est coupable de rien dans cette affaire. Je vous demande, monsieur le président, de renvoyer mon client pour délit non constitué », a plaidé l’avocat de la défense.

Finalement, l’affaire a été renvoyée à huitaine pour la délibération.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Simbaya Gare : découverte du corps sans vie d’un homme non identifié

19 juillet 2019 à 12 12 56 07567

Le corps sans vie d’un homme a été découvert ce vendredi, 19 juillet 2019, en face du marché à bétail du quartier Simbaya Gare, dans la commune de Ratoma. Rien n’a filtré sur l’identité de la victime, encore moins sur les causes réelles du décès. Mais, il aurait passé plusieurs jours sur les lieux, livré aux intempéries avant de mourir sans bénéficier de l’égard des citoyens, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La découverte de ce corps sans vie, dont l’identité n’est pas connue, a eu lieu ce vendredi matin aux environs de 6 heures. Pour l’instant, les causes de sa mort ne sont pas connues.

Mamadou Cellou Dionfo Diallo, médecin stagiaire qui travaille à Simbaya Gare,
Mamadou Cellou Dionfo Diallo, médecin stagiaire qui travaille à Simbaya Gare

Mamadou Cellou Dionfo Diallo, médecin stagiaire qui travaille à Simbaya Gare, a apporté des explications. « Hier jeudi, aux environs de 9 heures, quand je suis venu au boulot, je l’ai trouvé couché ici. On m’a dit qu’il a passé la nuit d’avant-hier (mercredi) ici. Donc, il était couché à la devanture et il a passé toute la journée sous la pluie. Du coup, nous on a essayé de joindre le chef de secteur, je pense que lui-même, il est venu le matin, il l’a vu et il est reparti. Vers la soirée, après toute la pluie que vous avez connue hier, mon patron, quand il est revenu ici, il s’est rendu chez le chef de secteur, pour plus d’informations. Mais, le chef de secteur n’est plus revenu. Maintenant hier, aux environs de 21 heures, sous la pluie, les jeunes l’ont pris là où il était et l’ont amené ici à la terrasse. Moi, je suis venu le soir pour prendre ma garde, je l’ai vu dans cette situation là, il ne parlait pas, mais quand-même il était vivant. J’ai essayé d’appeler le chef de secteur, ça ne passait pas. On a appelé le chef de quartier, il a raccroché et il n’a plus rappelé. J’ai appelé aussi la police, la Croix-Rouge, la gendarmerie, on a été jusqu’à la protection civile de Matoto pour qu’il y ait une prise en charge afin qu’on puisse l’envoyer au CHU. Moi, j’avais un peu d’économie ici pour le déplacement de l’ambulance, mais la protection civile m’a demandé si on l’envoi là-bas est-ce que tu peux te porter garant ou la personne responsable ? J’ai dit non, ce que je peux, c’est de l’amener à l’hôpital, mais être responsable, ça, je ne peux pas, je ne peux jouer le rôle de l’État. J’ai appelé même à la commune de Ratoma, les conseillers eux aussi ont dit d’appeler le chef de quartier. Puisque tous ceux-ci ne répondent pas, je l’ai laissé ici. C’est aujourd’hui à 6 heures que je suis venu, j’ai trouvé qu’il est déjà mort », a expliqué le jeune médecin.

A la question de savoir ce qui peut être la cause de ce décès, Mamadou Cellou Dionfo Diallo répond : « j’ai l’impression qu’il était malade. Parce que, s’il était ivre, avec toute la pluie et le soleil, il allait retrouver sa conscience. Mais tout ça, il n’a pas retrouvé sa conscience durant toute la journée. Il ne parlait pas, mais il faisait quelques mouvements. A un moment, il a même réclamé de l’eau et il a été servi. On n’a pas vu un de ses parents. On n’a pas pu l’identifie, et il ne parlait pas. Il ne faisait que des gestes ».

Malgré nos multiples tentatives, aucune autorité n’a voulu s’exprimer sur cette affaire : ni le chef de quartier, ni les autorités policières, tous présents sur les lieux.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Hamdallaye (Conakry) : deux frères se disputent la propriété d’une parcelle héritée de leur père

19 juillet 2019 à 12 12 45 07457

Deux frères, tous âgés de plus de soixante ans, se disputent la paternité d’un lopin de terre, hérité de leur père, au quartier Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Elhadj Laho Barry, se disant avoir été trompé par son frère, a porté l’affaire au tribunal correctionnel de Dixinn. C’est pourquoi, Elhadj Ousmane Barry est entrain d’être jugé pour stellionat, faux et usage de faux et occupation illégale d’une parcelle. Son procès s’est poursuivi hier, jeudi 18 juillet 2019, a constaté sur place Guinematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, depuis octobre 2018, le courant ne passe pas entre les deux frères utérins, Elhadj Laho Barry et Ousmane Barry. Chacun d’eux réclame la propriété de cette parcelle, située au quartier Hamdallaye. Une parcelle que les deux auraient héritée de leur défunt père.

Etant donné qu’il n’y a pas eu entente au tour de la propriété du domaine, Elhadj Laho Barry a saisi le tribunal correctionnel de Dixinn. Les deux frères ont été régulièrement entendus par le tribunal.

A la barre, Elhadj Laho Barry a dit qu’il est le propriétaire de la parcelle. « Je détiens les titres fonciers de la parcelle. Mais, il (Elhadj Ousmane Barry) est venu occuper illégalement les lieux en utilisant des faux documents. Il a installé la société Star Oil sur place. Cette société paye chaque mois, mais je ne bénéficie de rien », avait dit Elhadj Laho Barry lors des audiences précédentes.

Au cours des plaidoiries et réquisitions, tenues hier jeudi, le procureur Daouda Diomandé a laissé entendre qu’il n’y a pas eu de faux et usage de faux dans ce dossier. « A partir des pièces versées au dossier, on ne peut pas dire que le domaine appartient à telle ou telle personne. On constate aussi qu’il n’y a pas eu de faux et usage de faux. Donc, nous n’avons pas de preuves de faux et usage de faux et de stellionat. Alors, nous demandons au tribunal de renvoyer le prévenu, Elhadj Oumar Barry, des fins de poursuite conformément à l’article 544 du code de procédure pénal guinéen », a requis le procureur.

Dans ses plaidoiries, l’avocat du prévenu, maître Bernard Saa Millimouno, a rappelé que cette même affaire a déjà été jugée au civile, dans ce même tribunal. Après cette précision, il a laissé entendre à son tour que c’est son client qui détient le titre foncier du domaine. « On parle de vente et de faux et usage de faux. Mais, il n’y a pas eu de vente. Ensuite, rien n’a été altéré dans cette affaire. Il n’y a pas eu occupation illégale, car c’est sur la base d’un contrat que la société Star Oil a été installée. Donc, je demande au tribunal de renvoyer Elhadj Oumar Barry des fins de poursuite, de bien vouloir condamner la partie civile, Elhadj Laho Barry, au payement de 50 millions de francs guinéens pour abus de constitution de partie civile », a-t-il plaidé.

Le dossier est mis en délibéré par le tribunal pour décision être rendue le 19 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Lutte contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : ce que promet le mouvement Réveil

19 juillet 2019 à 12 12 23 07237
Monsieur Kaly Diallo, Fondateur de la Plateforme "Le Réveil"
Monsieur Kaly Diallo, Fondateur de la Plateforme « Le Réveil »

Les Guinéens continuent de se mobiliser et de s’organiser pour tenter de barrer la route au projet de changement constitutionnel prôné par le pouvoir et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. La dernière organisation créée à cet effet s’appelle le Réveil. Une plateforme de la société civile qui entend se battre aux côtés de toutes les structures opposées à un troisième mandat en Guinée pour une alternance démocratique en 2020. Kaly Diallo, membre fondateur de ce mouvement, a expliqué à Guineematin.com, le sens du combat du Réveil et ses stratégies pour atteindre ses objectifs.

« Le Réveil est une des plateformes de la société civile qui œuvrent pour la culture de l’alternance démocratique en Guinée et de l’observation de la bonne gouvernance. En Guinée, cela reste une préoccupation. D’autant plus que le premier président, Sékou Touré, est mort au pouvoir ; son successeur, Lansana Conté, également. Il faut aider l’actuel Chef de l’Etat, démocratiquement élu, après 40 ans de combat démocratique, à céder démocratiquement le pouvoir et dans la paix, à travers des élections crédibles et transparentes. Cela, le fera grandir de plus et augmentera la stabilité du pays en renforçant la culture démocratique », a dit Kaly Diallo, membre du programme guinéo allemand sans violence et de la baïonnette intelligente.

Ce défenseur des droits de l’Homme reconnait que la modification de la constitution n’est pas mauvaise en soit. Mais, ajoute-t-il, le moment n’est pas opportun surtout que l’objectif de cette révision est de permettre au président actuel de briguer un troisième mandat. « L’opinion craint la matérialisation des velléités de 3ème mandat. Sinon, il est nécessaire voire impératif de revoir notre Constitution en gardant soigneusement les intangibilités. Ce, dans le seul but d’adapter nos lois à la réalité. Mais avec des velléités de 3ème mandat, l’occasion n’est plus bonne pour toucher à quoi que ce soit dans ce texte. Le prochain président s’en chargera », soutient Kaly Diallo.

Selon lui, le Réveil mènera le combat contre un changement de la constitution actuelle avec ses partenaires sur le terrain. Cela, à travers la formation, la sensibilisation et conscientisation des citoyens. « Nous avons deux partenaires sur le terrain qui couvrent l’ensemble du territoire national. Il s’agit de coalition nationale pour la paix en République de Guinée et la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD). Nous nous fondons par ailleurs sur la Constitution guinéenne en son article 27 qui énumère les intangibilités dont la durée et le nombre de mandats présidentiels. Ces dispositions ne peuvent faire l’objet de révision. D’ailleurs, nous envisageons d’utiliser des sifflets pour alerter l’opinion et protester contre les dérives démocratiques », a indiqué l’activiste de la non-violence.

Monsieur Kaly Diallo, Fondateur de la Plateforme "Le Réveil"

Kaly Diallo en a profité pour dénoncer la présence de PA (Point d’Appui) de l’armée sur certains axes routiers de Conakry depuis plusieurs mois maintenant. « Nous dénonçons cette façon de gérer le pays. La présence des PA signifie tout simplement qu’il y a une paix négative. La paix ne se construit pas avec la force mais dans et avec le dialogue. Et l’accumulation des frustrations finit toujours par conduire à la violence. C’est une chose à éviter », conseille ce responsable de la baïonnette intelligente.

Notre interlocuteur se dit également préoccupé par la loi autorisant les gendarmes à détenir et à faire usage de leurs armes à feu quand ils pensent que cela est nécessaire. Une loi votée récemment par l’Assemblée nationale et qui inquiète cet opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Il y a la loi sur le maintien d’ordre qui a votée et elle tarde toujours à être vulgarisée sur le terrain. Comme si cela ne suffisait pas, ils (les députés) votent une autre autorisant la gendarmerie à utiliser les armes de guerre. C’est inadmissible ! Il y a plus de 100 jeunes manifestants qui ont été tués pour un seul procès. Seul le Capitaine Kaly Diallo a été jugé et reconnu coupable de la mort d’un des manifestants.

Et les autres ? Qu’en est-il des agents victimes ? Voilà autant de questions qui méritent de réponse par la justice. Nous, nous pensons, en tant que défenseurs des droits de l’Homme, que l’Etat est responsable de tout le monde. Partout où il y a un crime, une agression ou quoi que ce soit, c’est à l’Etat de faire la lumière et de rétablir la vérité en rendant la justice. Il faut éviter la promotion et la protection de l’impunité dans notre pays qui en a tant souffert », exhorte ce responsable de la plateforme Réveil.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Développement local : la mairie de N’zérékoré tient sa deuxième session annuelle

19 juillet 2019 à 11 11 57 07577

Quatre mois après la première, la mairie de N’zérékoré a ouvert hier, jeudi 18 juillet 2019, sa deuxième session ordinaire de l’année. Les travaux visent à faire le point de ce qui a été fait au cours des derniers mois et à projeter ce qui doit être fait pendant les mois à venir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

22 conseillers sur les 39 que compte la mairie de N’zérékoré ont répondu présent à l’ouverture de cette deuxième session du conseil communal. Présidée par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées à la préfecture, la cérémonie d’ouverture a connu aussi la présence des chefs de quartiers, des représentants des jeunes ainsi que les administrateurs des marchés de la ville.

Moriba Albert Délamou, Maire de N’zérékoré

A cette occasion, le maire de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, a expliqué que « la tenue de cette session 4 mois après la première, s’impose comme une nécessité pour les raisons qui suivent : le respect des textes qui exigent 4 sessions ordinaires des conseils communaux par an, la nécessité d’informer les conseillers et les citoyens sur les activités qui ont été menées au cours des derniers mois ».

Le maire a présenté l’ordre du jour comprenant la présentation du compte administratif partiel ; le remaniement du budget primitif 2019 ; la présentation du niveau d’exécution du PAI sur financement de l’ANAFIC ; et les divers.

Amara KABA, secrétaire chargé des collectivités décentralisées à la préfecture de N’zérékoré,
Amara KABA, secrétaire chargé des collectivités décentralisées à la préfecture de N’zérékoré

En procédant à l’ouverture des travaux, Amara KABA, secrétaire chargé des collectivités décentralisées à la préfecture de N’zérékoré, a invité les conseillers communaux à travailler en toute objectivité. « Une session du conseil communal, selon le code des collectivités locales, est un cadre de concertation à travers laquelle, soit ce sont des prises de décisions, soit ce sont des comptes rendus. Toute chose qui va en droite ligne avec le respect du principe de redevabilité qui incombe à la commune. Je voudrais, au cours de cette rencontre, que vous parveniez à un examen objectif des points qui sont inscrits à l’ordre du jour sans passion, sans esprit partisan, parce qu’un conseiller c’est un agent de développement. Tout ce que vous devez faire, agissez en agent de développement et la réflexion doit porter sur le développement de la commune urbaine », a exhorté ce cadre administratif.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Soupçons de corruption en Guinée : prescription de certains faits reprochés à Bolloré

19 juillet 2019 à 11 11 32 07327

Paris, 18 juil 2019 (AFP) – La justice française a reconnu la prescription des faits de « corruption » et de « faux et usage de faux » en Guinée pour lesquels le milliardaire français Vincent Bolloré et son groupe étaient inculpés, a-t-on appris jeudi de sources concordantes, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point.

Dans un arrêt daté du 27 juin, la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris a reconnu la prescription pour ces faits, qui avaient déjà été dénoncés en 2011 dans une plainte classée rapidement sans suite.

Elle n’a en revanche pas reconnu la prescription pour les faits d' »abus de confiance », pour lesquels M. Bolloré a aussi été inculpé en avril 2018 et sa holding en décembre 2018, selon une source judiciaire.

Elle a par ailleurs validé les inculpations de M. Bolloré et de son groupe dans le volet togolais de l’enquête. Selon Le Point, elle a estimé que les faits reprochés n’avaient été découverts que lors de perquisitions effectuées en 2015 chez Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international d’Havas, filiale du groupe.

Les juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

SDV a obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé comme président de Guinée fin 2010 et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 au Togo de Faure Gnassingbé, qui étaient alors tous deux conseillés par Havas.

S’appuyant en particulier sur les documents retrouvés lors des perquisitions de 2016 au siège du groupe Bolloré, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services rendus aux deux candidats victorieux pour obtenir, en contrepartie, la gestion des concessions portuaires, selon le quotidien Le Monde.

A chaque fois, la désignation de SDV a entraîné une bataille judiciaire avec les anciens gestionnaires. S’agissant de Conakry, le français Necotrans avait, dès mars 2011, déposé une plainte pour « corruption internationale », rapidement classée sans suite par le parquet de Paris.

La décision de la cour d’appel de Paris « est une étape dans un long processus judiciaire », a réagi auprès de l’AFP Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré.

AFP

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Mandela Day : la fondation Solidarité Féminine offre des vivres à des élèves orphelins

19 juillet 2019 à 11 11 23 07237

La Fondation Solidarité Féminine, en collaboration avec l’ambassade Sud-africaine et MTN Guinée, a offert des vivres à des élèves orphelins ce jeudi, 18 juillet 2019, à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. C’était à l’occasion de l’an 101 de la naissance de Nelson Mandela, dénommé « Mandela Day ».

Cette cérémonie de remise s’est déroulée en présence de certains ambassadeurs, des responsables des écoles d’orphelins et un représentant du ministère de l’Action Sociale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette action humanitaire, organisée par la fondation Solidarité Féminine, a consisté à apporter des vivres aux personnes démunies, notamment à des élèves orphelins de Conakry. Ces vivres sont constitués, entre-autres, de sacs de riz, de bidons d’huile, de boites de tomates, de cubes Maggi, de boites de mayonnaise, de sacs de sucre…

Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine,
Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine

Pour Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine, cette cérémonie avait pour objectif de faire la promotion de l’humanisme à travers le monde. « Elle a pour objectif, comme l’avait souligné Nelson Mandela sa vie durant, c’était pour la cause humanitaire, la cause de la justice. Aujourd’hui, c’est l’occasion pour la fondation, en partenariat avec l’Afrique du Sud, qui contribue à travers les entreprises sud-africaines, à mobiliser les dons pour donner aux orphelinats. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Notre objectif, c’est aller prendre à ceux qui en ont et remettre à ceux qui sont dans le besoin. Nous avons visité les orphelinats qui vivent dans des situations de précarité. C’est ce que nous faisons et voilà aujourd’hui comment elle a été bien célébrée. Ça a été vraiment une cérémonie belle, avec la présence du doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur de l’Algérie. Chacune de ces personnalités a rendu hommage à Nelson Mandela », a-t-elle expliqué.

Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée,
Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée

Dans son discours, Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée, s’est réjoui de sa présence à cette cérémonie avant d’inviter les communautés à œuvrer dans de actions humanitaires. « C’est un honneur et un grand privilège d’être parmi vous aujourd’hui pour rendre hommage à notre père et icône africaine, Nelson Mandala. Aujourd’hui est un jour où tout un chacun est appelé à passer 67 minutes de son temps à poser des actes de bienfaisance pour les démunis, dans le sens d’apporter un changement, d’améliorer les conditions de vie du monde entier. Chaque 18 juillet, les sud-africains et la communauté internationale rendent hommage à notre icône internationale, Nelson Mandela ».

Pour sa part, Césaire Togba, représentant de la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance à cette cérémonie, a salué et encouragé cette initiative. « Après avoir écouté très attentivement ceux qui sont intervenus autour de l’icône mondiale, en la personne de Nelson Mandela, le ministère en charge de l’Action Sociale est très fier, à travers ma personne, d’être à vos côté ce matin. Je voudrais remercier la fondation Solidarité Féminine. Pour notre part, nous avons un devoir de mémoire, nous avons une exigence de résultat. Nous avons, parmi le mois qui est consacré à l’enfant guinéen, c’est-à-dire aux moins de 18 ans, une journée à laquelle encore nous accordons une importance capitale. Je voudrais remercier et encourager les organisateurs de cette initiative d’avoir œuvré dans le sens de l’humanisme à l’endroit de l’enfant guinéen », a laissé entendre monsieur Togba.

Les écoles bénéficiaires de ces dons n’ont as caché leur satisfaction devant le geste de la fondation Solidarité Féminine. Selon Abraham Simakan, le fondateur de l’orphelinat Jeunes en compassion, situé à Sonfonia gare, dans la commune de Ratoma, « le sentiment qu’on a eu ce matin, c’est un sentiment merveilleux. Un sentiment qui m’a vraiment donné la joie, moi et tous mes orphelins aussi. Ce qui s’est passé, c’est l’amour et puis, ils ont parlé de comment il faut aimer les enfants. En même temps, on donne le riz et les tomates, plein de choses aux enfants. Actuellement, tout le monde sait comment le temps est dur. Nous partons avec la joie ».

A rappeler que la fondation Solidarité Féminine est à sa quatrième cérémonie de remise de dons aux enfants orphelins en Guinée.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Vol des t-shirts et l’argent de Foniké Mengué par des policiers : le FNDC saisit le Procureur

19 juillet 2019 à 10 10 56 07567
Oumar Sylla (alias Foniké Mengué) et Sékou Koundouno
Oumar Sylla (alias Foniké Mengué) et Sékou Koundouno

Comme on le sait, l’arrestation de Foniké Mengué a révélé une tristesse réalité dans les rangs des forces de l’ordre : le vol des objets saisis ! Malheureusement, ne voulant pas durer avec ses geôliers, plusieurs de nos compatriotes qui sont souvent victimes se contentent de leur liberté et des petites confidences aux proches, laissant « à Dieu » ce qui leur a été volé…

Mais, cela ne semble pas être le cas de monsieur Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, un des responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui demande au président Alpha Condé de respecter la Constitution guinéenne et de ne pas mettre le pays dans l’instabilité.

Interpellé par des policiers de la BRI, en tenue civile, le 16 juillet aux environs de 14 heures 15’, le défenseur de la Constitution a été conduit à la DPJ pour un interrogatoire qui se prolongera des heures. Et, l’arrivée d’une meute de soutiens surtout issus du front ne facilitera pas forcément la tâche. Un de ses camarades de lutte le retrouvera dans les bureaux ; mais, pas pour l’assister, parce que lui aussi venait d’être arrêté pour les mêmes motifs : le port d’un t-shirt qui réclame le respect de la Constitution ! Ce qui est présenté comme un crime sous le mandat finissant du premier président démocratiquement élu de la République de Guinée, qui tient désormais à se maintenir au pouvoir contre les principes démocratiques…

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Oumar Sylla et Sékou Koundouno seront finalement autorisés à rentrer dormir chez eux, avec l’assurance de revenir le lendemain dans les mêmes bureaux de la DPJ. Heureusement pour eux, le mercredi 17 juillet 2019, ils apprendront des « enquêteurs » qu’au bout de la « procédure », RIEN n’a été trouvé pour justifier une quelconque poursuite de leur détention. Ils seront donc libérés.

Seulement, leurs biens seront encore « gardés » par les agents de la police du professeur Alpha Condé ! Mais, « c’est du vol », estiment les défenseurs de la Constitution qui se tournent de nouveau vers leurs avocats pour exiger de la police la restitution des biens saisis…

Audible à cette sollicitation, maître Salifou Béavogui, un des avocats du front national pour la défense de la Constitution a écrit le procureur le même jour…

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Fraude au bac à N’Zérékoré : un mois de prison requis contre Jacques Lamah

19 juillet 2019 à 9 09 59 07597

Le procès du jeune Jacques Lamah, étudiant de la licence 2 Anglais à l’Université de N’zérékoré, s’est ouvert hier jeudi, 18 juillet 2019 au tribunal correctionnel local. Il est poursuivi pour s’être substitué à son jeune frère, Cécé Patrice Lamah, pendant les évaluations du baccalauréat qui finit aujourd’hui. Le procureur a requis un mois de prison ferme contre l’étudiant qui a reconnu les faits à la barre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée Forestière.

Jacques Lamah, étudiant de son état, est poursuivi par le directeur préfectoral de l’éducation de N’Zérékoré pour fraude à l’examen. Un fait prévu et puni par les articles 686 et 687 du code pénal.

À la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés avant d’expliquer les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi. « J’ai mal fait de remplacer mon jeune frère à l’examen. Mais, les raisons qui m’ont poussé à le faire, c’est que mon jeune frère, Cécé Patrice, n’a pas le niveau de faire le BAC. Cette année, il n’a pas suivi les cours à l’école. Quand le recrutement au sein des forces armées a commencé, mon jeune frère a abandonné les cours pour tenter sa chance afin d’intégrer l’armée. Et après, quand ça n’a pas marché, il n’est plus reparti à l’école. Quand l’examen a commencé, j’ai décidé de faire le bac à sa place. C’est ainsi que, le premier jour, je suis allé composer à sa place et c’est le deuxième jour que j’ai été appréhendé par une délégation conduite par le DPE venue dans notre centre. Quand ils sont rentrés dans notre classe, là-où j’étais assis, le candidat qui s’asseyait devant moi n’était pas venu ce jour. Et quand Ils sont venus dans notre salle, ils ont commencé à vérifier et à comparer les photos des candidats et c’est de là bas que j’ai été appréhendé. Parce que, mon jeune frère n’avait pas sa photo et il n’avait pas de carte d’identité. Après mes explications, ils ont appelé directement le censeur de l’école d’origine de mon jeune frère et quand ce dernier est venu, il a dit que ça fait très longtemps que mon jeune frère ne part pas à l’école et qu’il ne me connaît pas. C’est ainsi, ils ont appelé la police et on m’a envoyé au commissariat central. De là-bas, on m’a transféré à la justice. Et c’est pourquoi je suis là devant vous aujourd’hui. Je demande aux autorités de m’excuser, je ne vais plus reprendre cet acte », a laissé entendre le prévenu.

Pour sa part, le ministère public a expliqué les circonstances de l’arrestation du présumé fraudeur. Dans ses réquisitions, Marcel Malik Oularé, substitut du procureur près le tribunal de première instance de N’zérékoré, a qualifié l’infraction de délit primaire car, dit-il, l’accusé a un casier judiciaire vierge. Pour la répression, il a demandé au tribunal de condamner Jacques Lamah à un mois de prison et au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

Le juge audiencier, Thierno Oumar Barry, après avoir écouté les deux parties, a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mercredi prochain, 24 juillet 2019.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Contenu local : la société RUSAL/Friguia dote 3 forages à 3 secteurs de Fria

19 juillet 2019 à 9 09 49 07497

Dans le cadre de la mise en œuvre du contenu local, la direction générale de RUSAL/Friguia a fait un don de trois (3) forages aux secteurs de Kimbo, Toundédokhodè et Dotè, relevant respectivement des districts de Kousiguibely, Kondékhouré et Aviation, dans la commune urbaine de Fria. La cérémonie de remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 18 juillet 2019, en présence des bénéficiaires, des donateurs et des autorités communales et préfectorales de Fria, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est un ouf de soulagement pour les habitants des secteurs de Kimbo, Toundédokhodè et Dotè qui viennent de bénéficier de ces 3 forages. Situés à plusieurs kilomètres de la commune urbaine de Fria, ces secteurs n’avaient jamais eu de l’eau potable depuis leur création, a-t-on appris sur place.

Elhadj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria
Elhadj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

Dans son discours, Elhadj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria, a dit la joie des populations devant ce geste des donateurs. Selon lui, la société RUSAL Friguia n’est pas à son premier geste. « Il y a quelques mois en arrière, c’étaient les localités de Kankanè village, Fokibo et Adama Soriyah, qui avaient bénéficié de forages. Aujourd’hui encore, ce sont les localités de Toundédokhodé, Dotè et Kimbo qui s’apprêtent à recevoir de la direction de RUSAL Friguia, une assistance centrée sur de nouveaux forages qui s’inscrivent bien dans le cadre du mieux-être de ces populations. Ce faisant, nous disons aux heureux bénéficiaires que ces bijoux doivent être précieusement entretenus afin de contribuer efficacement au développement ambitionné pour la Guinée. C’est le lieu et le moment de saluer les idées lumineuses du professeur Alpha Condé, artisan du contenu local et de l’ANAFIC (Agence Nationale pour le Financement des Collectivités) pour l’ouverture des collectivités locales », a-t-il dit.

Kanafostsky Yuriy, directeur général de RUSAL Friguia
Kanafostsky Yuriy, directeur général de RUSAL Friguia

De son côté, monsieur Kanafostsky Yuriy, directeur général de RUSAL Friguia, est revenu sur la portée de cet acte pour les heureux bénéficiaires. « L’eau potable est un élément essentiel, nécessaire à l’existence de toute vie. Il n’y a de vie que là où il y a de l’eau. En même temps, selon les statistiques, plus d’un milliard de personnes sur notre planète n’ont pas accès à l’eau potable. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les trois quarts des maladies infectieuses dans le monde sont transmises à l’homme par l’eau insalubre. Et chaque année, plus de 25 millions de personnes meurent sur la planète à cause de telles maladies. Mais aujourd’hui, dans votre village, nous éliminons ce problème. Désormais, grâce aux efforts de la société RUSAL et de l’usine Friguia, toute la population locale a accès à l’eau potable de qualité », a-t-il laissé entendre.

En outre, le directeur général de RUSAL Friguia a indiqué que l’inauguration de ces forages est devenue possible grâce au redémarrage de l’usine Friguia l’été dernier. « L’évènement d’aujourd’hui est le résultat et la suite du travail énorme effectué par la société RUSAL au cours des trois (3) dernières années. A l’usine de Friguia, pratiquement chaque pièce d’équipement a été démontée jusqu’à sa dernière vis, ensuite réparée et réassemblée. Environ 1200 spécialistes guinéens et 60 spécialistes russes ont travaillé à la restauration de l’usine. Plus de 123 millions de dollars américains ont été dépensés pour la restauration et le redémarrage de Friguia. 616 unités de l’équipement de production ont été réparées, 75 unités de l’équipement neuf ont été achetées dans le cadre du projet de redémarrage de l’usine », a énuméré Kanafostsky Yuriy.

Hadja Gnalen Condé, préfet de Fria
Hadja Gnalen Condé, préfet de Fria

Très heureuse des réalisations faites par la société RUSAL Friguia dans sa juridiction, Hadja Gnalèn Condé, préfet de Fria, a remercié les responsables de la société minière. « Nous sommes ravis de l’initiative présidentielle qui a bien voulu élaborer un document tiré du code minier qu’on appelle le contenu local. C’est ce contenu local que nous sommes en train de faire aujourd’hui la mise en œuvre dans l’intérêt supérieur de nos populations. (…) Merci aux partenaires, RUSAL Friguia pour toutes les dispositions prises depuis 2018 jusqu’à nos jours dans le cadre de la réalisation de ces infrastructures communautaires. Nous aussi, en tant qu’autorités, nous ne ménagerons aucun effort pour le suivi. Quand on te donne avec l’initiative présidentielle, un don pour le développement local, c’est un bijou à entretenir dans l’intérêt supérieur de la population. Qui parle de développement, parle de la paix. Qui parle de contenu local, parle de cohésion sociale entre les bénéficiaires qui sont les communautés et les autorités ; entre les bénéficiaires qui sont nos communautés et les partenaires RUSAL. Nous en tant qu’autorité, nous sommes la courroie de transmission entre les bénéficiaires et les partenaires russes. Et les partenaires russes ont la volonté d’accompagner nos communautés », a dit madame Gnalèn Condé.

De Fria, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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